Impact de la division du travail sur le rendement des agents de l'INSS/Kaminapar Axint LUMBALA MPYANA Université de Kamina - Mémoire de licence 2018 |
I.2.4.1 LES FORMES STRUCTURELLESPour essayer de comprendre la réalité organisationnelle qui nous entoure, on peut essayer de repérer des formes ou configurations récurrentes.Les théoriciens de l'organisation ont élaboré certaines typologies d'organisations et des dizaines concernant les structures.Nous distinguons les typologies de macrostructures (grands découpage de l'entreprise) et celles de microstructures (répartition du travail de base).
1. TYPOLOGIES DE MACROSTUCTURES La plus connue en gestion est la typologie proposée par Mintzberg fondée sur les différents modes de coordination. La coordination est un élément de base de la définition même de la structure. Cette structure peut se réaliser selon Mintzberg en cinq procédés : - L'ajustement mutuel : le travail est coordonné par le simple recours à un processus informel de communication entre les opérateurs ; - La supervision directe : une personne prend la responsabilité du travail des autres et en assure la coordination en fournissant des instructions ; - La standardisation des procédés de travail : la coordination est incorporée au programme de travail par spécification précise ou programmation du contenu des tâches elles-mêmes ; - La standardisation des résultats ou des out-put : la coordination est assurée par la normalisation de la production ; - La standardisation des qualifications : la coordination se fait indirectement par la normalisation des compétences des salariés, c'est-à-dire par la spécialisation de la formation requise pour exécuter la tâche. Mintzberg distingue ensuite sept configuration pures : - La structure simple : c'est une structure non élaborée. Elle se limite à une unité composée d'un dirigeant et d'un groupe de salariés exécutant le travail. La partie clé de l'organisation est la direction qui assure la coordination par supervision directe. - La bureaucratie mécaniste : cette forme d'organisation repose essentiellement sur la standardisation des procédés de travail opérationnel. Un grand nombre des règles, de procédures et de communications formalisées régulent le fonctionnement d'unités de grande taille dont les tâches sont routinières, très spécialisées et regroupées selon un mode fonctionnel. Les pouvoirs de division sont relativement centralisés, la structure administrative élaborée et une distinction nette entre opérationnels et fonctionnels est établie ; - La structure divisionnaire :la structure divisionnaire est constituée d'unités définies sur la base des produits ou des marchés. La direction délègue à chaque division ses propres opérations ; - La bureaucratie professionnelle : la bureaucratie professionnelle s'appuie sur la standardisation des qualifications, la formation et la socialisation. Elle recrute des spécialistes dûment formés pour son activité opérationnelle et leur laisse une grande latitude dans le contrôle et leur propre travail. - L'adhocratie : Ce vocable désigne une configuration à la fois très complexe et non normalisée. Il s'agit d'une structure extrêmement fluide où le pouvoir passe constamment d'un individu à l'autre et où la coordination et le contrôle se font par adaptation mutuelle et interaction d'experts, au moyen de communications informelles ; - L'organisation missionnaire : Elle centrée sur l'idéologie de l'entreprise, et le mécanisme de coordination est la standardisation des normes ; - L'organisation politique : Centrée sur les conflits de pouvoir. Elle peut être un vernis sur les autres configurations, ou bien être une configuration en elle-même.30(*) 2. LES TYPES ACTUELS DE MICROSTRUCTURES Nous distinguons les structures fondées principalement sur des postes individuels de celles fondées sur des groupes de travail.
Les structures organisationnelles mettent en jeu des éléments formels et informels, chargés d'encadrer les individus dans leur travail productif. Par rapport à une réalité complexe, plusieurs typologies permettent d'en faciliter la lecture, mettant en évidence la place centrale qu'occupent les processus de la division du travail et de coordination. * 30 Brangier et Alli,Les dimensions humaines du travail. Théories et pratiques de la psychologie du travail et des organisations,Paris, PUF, 2004, P335-336 |
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