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L'impact des dépenses publiques en éducation sur la croissance économique en RDC de 1980 à 2012.( Télécharger le fichier original )par Franck KAMALEBO MUTIMANWA Université Pédagogique Nationale de Kinshasa - Licence 2013 |
1.2. SITUATION DE L'ECONOMIE CONGOLAISE DE 2002 A2012 Au cours de cette sous période, l'économie congolaise rompt avec des taux de croissance négatifs et avec la série des taux d'inflation de trois chiffres qui ont caractérisé la décennie précédente. En effet, dans le domaine des prix intérieurs d'après avoir atteint 511% en 2000, le taux d'inflation est ramené à 15% en 2002, pour se situer 21,3% en 2005 ; à 9,8% en 2010 ; à 15,4% en 2011 ; et à 6,4% en 2012. Le taux de croissance du PIB a été de 3,5% en 2002, a atteint 7,8% en 2005 ; à 7,2% en 2010 ; à 6,9% en 2011 ; et à 7,2% en 2012. Cette amélioration est le résultat de l'exécution de deux programmes successifs de stabilisation, le programme intermédiaire renforcé (PIR) et le programme économique du gouvernement (PEG). En somme, au cours de cette sous période, la situation de l'économie congolaise s'est amélioré bien que dans un sens proportionnel. Tableau 2.4. Taux de Croissance de PIB et taux d'inflation : 2002 - 2012
Source : BCC, Rapport annuels, Graphique 2.1. Taux de Croissance de PIB et Taux d'inflation : 2002 - 2012
2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012
Source : Africain Economie Outlook.org L'Impact des dépenses publiques e n Education sur l a croissance E c o n o m i q u e e n R D C d e 1 9 8 0 à 2 0 1 2 Page 45 Après plusieurs années de récession, l'activité économique a enregistré une croissance de 3,5% en 2002 contre un objectif de 3,0% prévu au programme triennal 2002 - 2005 (PEG). La libéralisation de plusieurs secteurs de l'économie et la région de confiance de certains investissements ont permis l'entrée d'importants capitaux sous formes d'investissements directs étranger (IDE) favorisant ainsi la création de nouveaux emplois. En effet, le taux de chômage est passé de 49,1% en 2001 à 43,2% en 2007 et à 54% en 2010, le ratio d'investissement sur le PIB étant de 8,1% en 2001, s'est situé à 20,2% en 2007 ; le PIB par habitant a également connu une amélioration passant de 79,3$USD en 2002 à 96,6$USD en 2009 à 100,5 en 2010 à 319$USD en 2013. La reprise de la croissance a été rendu possible grâce au dynamisme de différentes branches de la vie économique notamment, l'extraction minière et industries métallurgiques, transports et communications, bâtiments et travaux publics, agriculture, sylviculture, chasse, pêche, élevage ainsi que l'amélioration des droits et taxes à l'importation.
Tableau 2.5. Taux de croissance en volume des différents secteurs et leurs composantes (variations en pourcentage par rapport à l'année précédente).
Source. BCC, Rapport annuel 2010, P.33 Malgré l'amélioration de l'activité économique qui caractérise cette sous période, nous constatons un net ralentissement en 2009, le taux de croissance est passé de 6,2% en 2008 à 2,8% en 2009. Ce ralentissement est dû essentiellement aux effets de la crise économique et financière mondiale. La demande mondiale ayant baissé et les cours de principaux produits d'exploitations basculés, les répercussions n'en ont pas été moindre sur les secteurs des mines et des hydrocarbures. La RDC a été fortement touchée par cette crise à cause entre autre de la diversification limitée de son économie et sa dépendance vis-à-vis de ses exportations. Les activités économiques sont restées vulnérables aux chocs extérieurs, on notre la hausse des prix des produits alimentaires et énergétiques, la baisse des investissements directs étrangers. L'Impact des dépenses publiques e n Education sur l a croissance E c o n o m i q u e e n R D C d e 1 9 8 0 à 2 0 1 2 Page 47 Cependant, l'exercice 2010 a malgré des effets de la crise financière internationale, réalisé des performances qui ont débouché sur un taux de croissance de 7,2% soutenant ainsi la croissance amorcée depuis 2002. |
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