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Le droit de l'enfant à l'éducation à l'épreuve des déplacements internes consécutifs aux conflits armés. Situation spécifique des enfants déplacés du camp de Mugunga en 2012-2013.( Télécharger le fichier original )par Marc KASEREKA BITAHA Universite Catholique de Bukavu - Licence 2014 |
3. Faiblesse de l'Etat dans le contrôle de son territoireDans ce dernier, les conflits ne concernent pas le contrôle de l'appareil d'Etat ni la formation d'un nouvel Etat, mais reflètent plutôt des disputes et tensions des communautés locales livrées à elles-mêmes en l'absence de l'intervention du gouvernement. Cette faillite dans la gouvernance se traduit par une incapacité à offrir un niveau de protection minimum aux individus et produit une diffusion rapide et chaotique des violences armées. En RDC par exemple, l'Etat a des grandes difficultés à contrôler les vastes étendues de son territoire. De ce fait, la richesse des sols en ressources naturelles a créé des zones de non-droit contrôlées par des bandes armées où l'Etat n'exerce plus aucune autorité. Il convient de noter que la grande caractéristique des conflits armés de notre temps est leur impact sans précédent sur les populations civiles. Le constat est édifiant mais très représentatif des situations de conflits modernes dans lesquelles les civils sont devenus des cibles tout à fait admises et légitimes. Les populations d'enfants pris dans les zones de guerre sont donc mécaniquement de plus en plus sujettes à des violations graves des conventions internationales protégeant leurs droits65(*). * 65 X. BESNARD, L'intégration de la réduction de conflits et de catastrophes dans les politiques sectorielles d'éducation : Enjeux, modèles et perspectives, Université Paris V-Descartes, Faculté des sciences humaines et sociales, 2010-2011, p.9. |
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