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Quelles politiques en vu d'une amélioration de la gestion d'un portefeuille d'assurance maladie: cas de GNA assurances

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par Okou Gérard Mathieu N'KATTA
Institut national polyechnique Félix Houphouet Boigny - Ingénieur en hautes études en assurance  2008
  

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b) La fraude en cours d'exécution du contrat

Ø les fraudes du bénéficiaire

Les fraudes du bénéficiaire se caractérisent par le risque moral, la substitution de personne, les factures fictives et la modification de la nature de l'affection sur la feuille de soins.

· Le risque moral

Le risque moral est la situation souvent observée où des adhérents ou des personnes à leur

charge, à partir du moment où ils sont assurés, tendent à consommer abusivement des services proposés. Il y a risque moral lorsque la protection que fournit l'assurance encourage les individus à provoquer l'évènement assuré ou à se comporter de manière à augmenter la probabilité qu'il ne survienne. Par exemple, si un assuré, pour toucher une assurance sur un bien, est tenté de détruire ce bien. Ainsi, une personne bénéficiant d'un niveau de garantie donné peut chercher à tirer le meilleur parti possible de cette couverture santé. Elle va optimiser son utilité en consommant des actes médicaux dont les prix sont rendus moindres par la présence de la couverture santé. Par exemple, un assuré atteint du paludisme déclare lors de la consultation un certain nombre de douleurs fictives tel un mal de gorge, un mal de ventre, une fatigue générale, juste pour se procurer une panoplie de médicaments à conserver dans sa boite à pharmacie. Par ailleurs, plutôt que de fréquenter les centres de soins par nécessité, certains assurés le font par luxe puisque ceux-ci se savent bénéficiaires d'une couverture maladie. Ainsi un assuré bénéficiant d'une couverture maladie possible dans une clinique de renom (faisant partie bien entendu du réseau de centres conventionnés), préfèrera y aller plutôt que d'aller dans une clinique moins connue. Aussi n'hésitent-ils pas à passer plus de cinq (5) jours dans une clinique pour une infection qui ne nécessite en réalité que deux (2) jours d'hospitalisation.

· La substitution de personne

C'est le fait qu'un assuré fasse bénéficier à un tiers de son assurance maladie, ce dernier n'y ayant pas droit en réalité, et cela dit-on par « solidarité ». En effet, il s'agit de la situation où l'assuré fait soigner sous le couvert de son nom, un parent, une connaissance. Alors les dépenses sont à la charge de l'assureur, ce qui ne devrait être le cas. Cette pratique est généralement rencontrée en cas d'hospitalisation.

· Les factures de prestations fictives

Dans ce cas, il n'y a ni acte médical, ni frais pharmaceutiques réels exposés ; mais l'assuré présente des factures apparemment non émaillées d'irrégularités, et ce grâce à une complicité avec certains membres du corps médical (médecins et employés de pharmacie).

· Les modifications des informations sur la feuille de soins

C'est le cas où l'assuré étant conscient de ce que, le contrat présente des exclusions soit en raison du délai de carence (si ce délai de carence court encore) ou d'office, une affection précise, demande alors au médecin traitant de modifier la nature de la maladie traitée sur la feuille de soins. A cette manoeuvre, peut s'ajouter le changement de la date de la prestation surtout lorsque la prestation a lieu pendant le délai de carence et que l'assuré tient à se faire rembourser. A cet effet, il demandera au prestataire de soins, avec sa complicité bien évidemment, d'indiquer une date se situant après expiration du délai de carence. Si les assurés ont de tels comportements, les professionnels de santé ne sont souvent pas étrangers à cette fraude.

Ø L'action du corps médical

Le corps médical peut être bel et bien impliqué dans ces cas de fraude. Cela peut être par intérêt ou même sans intérêt. Nous verrons trois aspects de leur action dans les cas de fraude : La surfacturation, la complicité supposée du corps médical et l'attitude des cliniques privées.

· La surfacturation

Elle consiste en une facturation abusive par les cliniques privées de fournitures de pharmacie usuelle et accessoires à usage médical ou « consommables » parce qu'il y a l'assureur qui prendra tout en charge. Prenons cet exemple suivant où Benoît est malade et se rend dans l'établissement. L'agent qui le reçoit, se rendant compte de la présence d'une assurance maladie, peut alors ajouter un certain montant sur le montant réel des médicaments dans le but de retenir le surplus.

· La complicité supposée du corps médical

Certains cas de fraudes rencontrés incitent à soupçonner le corps médical d'être de connivence avec les assurés fautifs. En effet, ce peut être le cas où une personne ne souffrant d'aucune affection chronique ou grave se fasse régulièrement rembourser des frais médicaux élevés avec des justificatifs signés du médecin. L'objectif inavoué (de l'assuré) en l'espèce est soit d'obtenir des remboursements importants soit d'aider une connaissance malade. Cette complicité peut se traduire par un désir du médecin traitant de couvrir l'assuré ou même par sa passivité devant un cas de substitution de personne lors d'une hospitalisation.

· L'attitude des cliniques privées

La tendance chez les cliniques privées est d'allonger la durée des hospitalisations des assurés, dès qu'elles réalisent qu'un patient est couvert par une police d'Assurance Maladie, ils n'hésitent pas à allonger la durée de l'hospitalisation. Ainsi, pour une pathologie dont le traitement nécessite trois (3) jours, ils mentionneront cinq(5) jours sur le certificat d'hospitalisation.

Ø Les fraudes spécifiques au gestionnaire

La fraude peut avoir lieu au niveau des sociétés de gestion maladie. Plusieurs éléments facteurs sont la cause de ces cas éventuels de fraude.

· L'importance des portefeuilles sous gestion

Les sociétés de gestion gèrent les portefeuilles maladie de diverses compagnies. Il peut donc arriver que des frais engagés par les assurés d'une compagnie autre que GNA par exemple puissent lui être indûment imputés. C'est le cas notamment des contrats placés dans un premier temps auprès de GNA, et replacé lors du renouvellement à une autre compagnie d'assurances. Cette situation peut être source de confusion et générer des sinistres qui seraient enregistrés sur le compte de GNA et qui ne lui reviennent pas en réalité.

· La non application des réductions

Les conventions entre les sociétés de gestion maladie et les prestataires de soins prévoient que ceux-ci fassent des réductions aux clients apportés par les sociétés de gestion maladie. Il peut donc arriver que la réduction consentie par le prestataire de soins ne soit pas répercutée sur la facture adressée à la compagnie.

· La facturation de sinistres fictifs

Dans la mesure où, les montants de sinistres déclarés par les gestionnaires de portefeuilles maladie ne font l'objet d'aucun contrôle régulier par la Compagnie, ceux-ci peuvent être tentés de facturer à la compagnie des actes qui n'ont jamais été prescrits ni exécutés par un prestataire. Ces actes fictifs contribueraient donc à gonfler le montant des sinistres dont elles réclament le paiement. De même, pour ce qui est des actes pour lesquels un plafond de couverture est fixé, la tendance serait pour les gestionnaires de réclamer discrètement le plafond plutôt que le coût réel de l'acte. Comme on peut le constater, la fraude au sein des sociétés de gestions peut avoir lieu à divers niveaux. Les faits relevés ci-dessus, ne sont point une énumération exhaustive, la réflexion pourrait donc se poursuivre à ce niveau. Les fraudes en assurance maladie sont aussi diversifiées qu'il y a d'acteurs. Elles évoluent également au gré de la fertilité de l'imagination desdits acteurs. Face à une telle situation, l'assureur doit prendre des mesures idoines afin de réduire le déficit de la branche et améliorer ses résultats financiers de manière générale.

2-L'insuffisance des mesures de prévention existantes

a- Les mesures existantes

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"Je voudrais vivre pour étudier, non pas étudier pour vivre"   Francis Bacon