Etude de la structure financière et de la gestion des risques liés à l'activité bancaire: cas de la banque commerciale du Burundi.( Télécharger le fichier original )par Jean Claude NDAYISENGA Université du Burundi, Faculté des sciences économiques et administratives - Licence en sciences économiques et administratives, option: gestion et administration 0000 |
I.2. Analyse de la structure financière de banquesPour fonctionner correctement, la banque a besoin de ressources financières adaptées aux emplois de fonds qui sont nécessaires à la réalisation des objectifs d'investissement et d'exploitation. Ainsi, tout comme les échéances de dettes doivent correspondre aux durées d'emploi des fonds, le terme des crédits doit tout au moins correspondre à celui des dépôts. I.2.1. Les sources de financement de la banqueLes sources de financement d'une banque peuvent être classées dans trois catégories : les ressources de trésorerie, les ressources clientèles, ainsi que les ressources propres. Ø Les ressources de trésorerie sont constituées d'emprunts à court terme obtenus par refinancement auprès de la banque centrale et des emprunts au jour le jour sur le marché interbancaire. La banque centrale est rémunérée par un « taux de refinancement » ou « taux de réescompte ». Ø Les ressources clientèles sont des fonds en provenance de la clientèle sous forme de dépôts à vue et à terme, ou de l'épargne. Les dépôts à vue sont des dépôts collectées auprès des agents économiques non financiers et sont qualifiés d'instables car les clients peuvent les réclamer chaque fois de besoin, par retrait de caisse, virement de compte à compte, etc. L'épargne est régie par certaines conditions de liquidité ou de disponibilité et des conditions de rémunération particulières ou des avantages spécifiques, notamment, le droit à avoir des prêts par exemple. Ø Les ressources propres d'une banque caractérisées par quelques aspects économiques, juridiques et réglementaires sont des ressources stables ne faisant pas l'objet de retrait. Elles sont essentiellement constituées de capital social, de réserves, de report à nouveau, de divers, etc. I.2.2. La correspondance liquidité-exigibilité des postes du bilanLa correspondance entre l'exigibilité des postes du passif et la liquidité des actifs doit être mise en évidence. La liquidité d'un actif est la durée nécessaire pour que, par le fonctionnement normal de l'entreprise, un bien se transforme en disponibilité et l'exigibilité d'une ressource, est la durée séparant la date du jour de celle de son remboursement.
En effet, il y a perturbation du fonctionnement d'une banque et cessation de paiement pouvant conduire au redressement judiciaire, voire à la liquidation, si la liquidité des actifs est plus faible que l'exigibilité du passif. Le cas d'espèce est celui d'une banque qui privilégierait des crédits à long terme et des dépôts à vue qui peuvent être réclamés incessamment. Les capitaux propres, les dettes à moyen et à long terme, les dépôts à long terme et les participations des particuliers sont des ressources stables qui doivent, pour le bon fonctionnement de la banque, être supérieur ou à la limite égale aux actifs immobilisés et les crédits à long terme qui sont des emplois stables. Le respect de cette règle d'équilibre financier minimum conditionne mais ne garantit pas la pérennité de la banque. Michel DARBELET et al. dégagent un principe d'équilibre financier que la « durée de détention d'une immobilisation est supérieure ou égale à la durée de disponibilité du financement correspondant »14(*). La conséquence est que les actifs immobilisés doivent être financés par des capitaux permanents. ACTIFS IMMOBILISES Equipement
Constructions, installations, gros matériels Eléments incorporels, projets risqués CAPITAUX PERMANENTS Crédit à moyen terme (2 à 7 ans) Emprunt à long terme (7 à 20 ans) Capitaux propres (capital, autofinancement)
Source : Michel Darbelet et al, Notion fondamentale de management ; 4ème édition Foucher, 2004, p174 * 14 Michel Darbelet et Al, op. cit; p 174 |
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