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Gestion du burnout par le personnel soignant du pavillon Lagarde de l'HCV.


par Lionel Bonga
Rosière supérieur - Diplôme d'état infirmier 2017
  

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I.5.2.7. Conséquences.

Il n'existe pas une très grande différence entre les conséquences et les manifestations du burn out car il s'agit en effet d'un processus continu ; c'est pourquoi il parait difficile de distinguer ces deux grands ensembles. Mais nous nous sommes efforcés d'établir deux niveaux d'implication à savoir : une implication individuelle et une implication institutionnelle.

I.5.2.7.1. Implication individuelle.

a- Sur le plan physique.

Nous avons ici l'ensemble des éléments développé dans la symptomatologie aspécifique mais nous insistons beaucoup plus sur l'étude des troubles de sommeil et des troubles biologiques.

Ø Troubles de sommeil.

Les résultats d'une enquête menée en 1999, sur l'implication du burn out au sommeil, révélaient que les sujets exposés depuis plus de 6 mois avaient les tendances suivantes : difficultés d'endormissement et de lever, réveil matinal précoce, intermittentes au cours de la nuit ; traduisant ainsi l'impact du burn out sur la durée de sommeil qui semblerait être court. D'autres travaux mis sur pied en 2003 suggéraient qu'il existait une relation effet-dose, les troubles du sommeil s'intensifiant d'un degré d'épuisement professionnel. Mais une étude lituanienne démontrait le contraire en expliquant par exemple que les médecins davantage touchés par l'affection sont ceux qui dorment le plus ; c'est dans ce dilemme que le questionnement de la qualité du sommeil fût posé illustrant ici une hypersomnie avec clinophilie non loin de l'insomnie. Un autre aspect révélé spontanément par les sujets affectés fût la sensation de fatigue étant plus grande au réveil et différente de celle que l'on n'éprouve temporairement et qui disparait après une période de repos ; c'est une fatigue chronique généralement caractérisée par une augmentation des éveils, ou inversement une somnolence diurne ne semblant pas s'améliorée le weekend contrairement à la population générale.

Ø Troubles biologiques.

D'après une étude scientifique, un risque relatif (RR) accru de développement d'une pathologie cardio-vasculaire (RR = 3,1 pour les hommes et RR = 3,4 pour les femmes), sous-tendu par un dysfonctionnement métabolique (dérégulation de l'axe hypothalamique impliqué dans la sécrétion de cortisol) entrainerait en effet une augmentation du cholestérol total, du LDL et des triglycérides. D'autres explorations physiopathologiques suggèrent l'association au Burn-out d'un taux bas de BDNF (Brain Derived Neurotrophic Factor), régulateur de la plasticité neuronale impliquée dans le stress, d'un taux circulant accru des cytokines de l'inflammation, ou encore d'une diminution du total de lymphocytes et des CD3/4/8 chez les médecins par exemple dont l'accomplissement personnel est réduit. Le cortisol reste jusqu'à présent la seule hormone stéroïde capable de traverser facilement la barrière hémato-encéphalique tout en atteignant le système nerveux central en presque huit minutes, et ayant finalement la possibilité d'engendrer des effets de stress ; mais une fois ces effets prolongés (stress chronique), des modifications des capacités d'adaptation et de contrôle de l'imprévisibilité pourraient survenir.

b- Sur le plan psycho-affectif.

L'individu présente des comportements variés caractéristiques au S.E.P à savoir :

Ø La mauvaise hygiène de vie qui est mis en lumière ; c'est un fait que Susan Jackson a mis en évidence lors d'une recherche menée auprès des médecins français, et des groupes professionnels variés, tel les dentistes, employés de services sociaux ou d'opérateurs de transit urbain ; chez ces derniers, elle a découvert et démontré le lien significatif entre l'épuisement émotionnel et la consommation d'alcool ; plus généralement, on trouve une diminution des ressources psychologiques telles une chute de l'estime de soi, un état de tristesse, un désespoir ou une anxiété. Contrairement à Susan Jackson, Blake Ashforth (1989) montre auprès des managers d'un service social que l'épuisement émotionnel et la dépersonnalisation sont suivis d'un sentiment d'impuissance. Des troubles cognitifs en font également partie ;

Ø Les comorbidités à l'instar des :

· Addictions : la consommation d'alcool, de tabac et la prise de psychotropes, d'antidépresseurs à visée anxiolytiques ou encore d'antalgiques en sont quelques exemples ;

· L'anxiété et la dépression : induits par une pression professionnelle et une demande psychologique élevées ; ce sont des facteurs prédictifs des troubles psychiques. Pour faire davantage la distinction entre les différentes étapes du processus de Burn-out, la notion de dépression ne doit pas être confondu à celle du Burn-out car selon Brulhman, les épuisés professionnels sont en mesure d'imaginer des activités possibles à réaliser tandis que chez les déprimés c'est tout le contraire ; c'est un continium (Burn-out-dépression) ;

· Le suicide : c'est la forme extrême et ultime de la dépression rencontré dans la majorité des cas de Burn-out ; c'est pourquoi il est strictement nécessaire de dispenser une prise en charge et d'accorder une importance capitale dans la prévention de cette affection chez le personnel soignant.

c- Sur le plan social.

Nous avons :

Ø Au niveau de la vie privée:

· les divorces : illustrés par Christina Maslach qui fait comprendre que l'épuisement professionnel du mari engendré par des menaces de restructuration et de réduction d'effectifs, a un effet direct sur les tensions avec son épouse, ce qui accroit les comportements et attitudes négatives envers elle. Par ailleurs, le même auteur avec

· l'isolement : décrit par Ayala Pines (1980), lors d'une étude menée sur quarante deux couples, elle trouva que les individus atteints de burn -out tendent aussi à s'isoler de leurs amis, et à se comporter de manière professionnelle avec leurs enfants ;

· l'incompréhension et l'impuissance de l'entourage ;

· Les tensions familiales accrues.

Ø Au niveau du travail : le Syndrome d'épuisement professionnel contribue à augmenter l'insatisfaction au travail et à diminuer l'engagement voire même encourager le désertage de fonctions ; il contribue aussi à la détérioration des relations entre collègues, mais aussi avec les clients, élèves et patients ; par exemple les médecins à l'épuisement professionnel répondent moins aux questions des patients, les négligent davantage (ils ne discutent pas des différentes options de traitement par exemple), et commettent des erreurs pouvant faire croire à un manque de connaissances ou d'expérience. La dépersonnalisation ou le cynisme conduit à la prise de décisions plus impersonnelles, voire stigmatisantes ; car les patients en ce moment sont considérés comme des numéros de chambre ou comme des pathologies.

I.5.2.7.2. Implication sur la pratique des soins.

Le burnout des soignants induit chez ces derniers une baisse de la qualité des soins ; 115 internes en médecine atteints de l'affection ont déclaré au cours d'une étude, ressentir fournir des soins sous-optimaux qui se font ressentir également par le patient. Une autre étude cette fois ci américaine portant sur 820 infirmiers et 621 patients a révélé que le burnout des infirmiers influe sur le niveau de satisfaction des patients concernant la qualité des soins(absence d'application du diagnostic infirmier, erreur de médication, etc). Il est démontré par ailleurs que les conditions de travail des soignants influent sur la mortalité des patients ; tel est le cas d'une étude portée sur 26000 infirmiers européens parue en 2014, qui montre une augmentation de la mortalité des patients si la charge de travail des infirmiers est plus importante (+ 7% de mortalité pour chaque patient supplémentaire /infirmier). L'épuisement professionnel engendre des conséquences dommageables pour la formation sanitaire avec un phénomène de cercle vicieux ; c'est ainsi qu'une augmentation des absentéismes du soignant entrainera sa moindre implication, la rotation du personnel peut conduire à des effectifs insuffisants, à une perte de collaborateurs compétents ; l'augmentation de la charge de travail sera à l'origine d'un stress supplémentaire.

I.5.2.8. Différentiel du Burn-out.

Concepts proches

Burnout

Stress

Conséquence directe de stresseurs professionnels. Le sens du travail n'est pas central.

Rôle important du sens du travail dans l'apparition du syndrome.

Etre passager ou chronique.

Est à la conséquence d'une exposition à un stress persistant de longue durée.

Peut toucher tout type de travailleur.

Touche avant tout les personnes qui accordent beaucoup d'importance au travail.

N'est pas forcément accompagné d'attitudes négatives envers autrui.

Attitudes et comportements négatifs envers les collègues, clients, patients,... cynisme.

Le support social et les stratégies d'adaptation peuvent être médiateurs entre le stress et le burnout (une grande quantité de stress peut être modérée par le support social : vie privée pour les femmes, vie professionnelle pour les hommes)

 

Dépression

Epuisement émotionnel et humeur dysphorique (anxiété, irritabilité,...)

Etendue à tous les aspects de la vie.

Lié spécifiquement au travail.

Caractérisée par une perte du goût des choses et de la vie.

Conservation du goût des choses dans les aspects de la vie autres que le travail.

Plus faible estime de soi, défaitisme, moins grande vitalité.

Estime de soi et réalisme plus grands, vitalité plus forte que pour la dépression.

Les antécédents de dépression peuvent faciliter le burnout.

Le burnout peut s'aggraver en dépression.

Fibromyalgie

Liée à une longue exposition au stress

Douleurs musculo-squelettiques (de type rhumatismal liées à des sensations de brûlure)

La douleur physique n'est pas un symptôme central.

Pas d'origine dans le travail.

Apparait dans le travail.

Fatigue chronique

Fatigue générale (ne s'arrêtant pas avec le repos)

La fatigue émotionnelle est associée aux deux autres composantes (dépersonnalisation et perte d'accomplissement).

Apparaît suite à une tension psychique ou un stress de longue durée

Pas d'origine systématique dans le travail

Lié au travail.

Workaholisme

Les « workaholiques » passent énormément de temps au travail, ils sont réticents à se distancier ou se désengager de leur travail, et ils fournissent un travail qui va au-delà de ce qui est attendu de leur part, au point que la vie privée s'en trouve affectée.

Le burnout touche les personnes qui ont de fortes attentes envers leur travail.

Importance du travail et du sens donné au travail pour la personne.

Peut conduire au burnout car l'implication excessive dans le travail peut épuiser les ressources.

L'épuisement propre au burnout est incompatible avec une forte implication dans le travail (workaholisme).

Peut être un facteur de risque du burnout.

Pas forcément de lien entre les deux phénomènes.

I.5.2.9. Prise en soin du Burn-out.

I.5.2.9.1. Prévention.

a- Prévention centrée sur l'organisation.

D'après le Service de Prévention et de Médecine de Travail des communautés française et germanophone de Belgique (SPMT, 18.03.2013), un conseiller en prévention/ médecin du travail (CP-MT), est nécessaire par sa connaissance de l'entreprise / formation sanitaire et des travailleurs, sa collaboration avec les différents intervenants, ses visites des lieux de travail et ses consultations médicales ; c'est un pivot de la prévention des risques psychosociaux. Il peut en effet percevoir ou collecter des éléments qui pourraient avoir des conséquences sur la santé physique et/ou mentale des travailleurs ou d'un collectif (ex : conflits, surcharge de travail, harcèlement....). Il peut également mettre en évidence l'intérêt d'une démarche psychosociale menée en collaboration avec le conseiller en prévention psychosocial (CP-psysoc) et sensibiliser les partenaires de l'entreprise à une telle démarche. A l'aide de certaines mesures de prévention et du système dynamique de gestion des risques, l'employeur et plus largement les acteurs de la prévention peuvent prévenir l'apparition du burnout. Nous notons plusieurs éléments de prévention à savoir :

· Réflexion sur l'organigramme et la clarification des rôles et missions de chacun permettant de fixer des objectifs réalistes, de lister les tâches prioritaires, etc. ;

· Diminution des exigences professionnelles par exemple, en réduisant la charge de travail, en offrant un soutien administratif ou logistique, en répartissant équitablement le travail, etc. ;

· Promotion de l'équité, du respect et de certaines valeurs, déontologie managériale à privilégier ;

· Développement des ressources professionnelles telles que l'autonomie, le soutien social des supérieurs et des collègues, la participation à la prise de décision, etc. de façon à permettre aux travailleurs de mieux faire face aux contraintes de l'environnement ;

· Valorisation, reconnaissance du travail ;

· Mise à disposition d'une cellule interne (personnes de confiance, etc.) ou externe (CP psysoc) visant l'accueil, l'écoute, voire l'intervention.

b- Prévention centrée sur l'individu.

Elle vise à l'aider à se connaitre ou à apprendre à se connaitre, à rester à l'écoute de son corps en repérant ses besoins et zones de fragilité. Pour ce fait, certaines mesures sont proposées à savoir :

Ø Clés applicables dans tous les domaines de la vie :

· (Ré) devenir intime avec soi-même et découvrir quelles sont nos aspirations profondes :

Se centrer sur soi. Refuser de temps en temps les contraintes. Revoir son échelle de priorités (santé, famille, travail, ascension sociale, amis, loisirs, repos/sommeil, etc.). La vie, ce n'est pas que le travail.

· Faire l'examen de ses habitudes de vie :

Certaines habitudes peuvent contribuer au stress, comme une grande consommation d'excitants (café, thé, sucre, alcool, chocolat, boissons gazeuses). Privilégier un régime alimentaire équilibré et une activité physique est primordiale. L'exercice physique peut donner un bon coup de main pour prévenir ou réduire le stress, tout en facilitant le sommeil. Se maintenir en bonne santé physique a un effet positif sur la santé psychologique.

· Demeurer toujours attentif à ses sentiments (s'écouter) :

Prendre garde aux attitudes négatives et au cynisme. Maux de tête, susceptibilité, tendance à s'isoler ne sont pas des signes anodins. Il faut être à l'écoute de son corps et intervenir à temps.

· Faire des choses agréables :

S'accorder des moments de détente sans culpabiliser. Par exemple, se retrouver entre amis, manger un bout à midi avec ses collègues, lire un livre, se balader, aller au cinéma, prendre du temps pour les loisirs, s'accorder des moments de détente seul ou accompagné.

· Connaître ses limites et les communiquer aux autres :

Si nécessaire, réajuster ses perceptions et ses attentes.

· Rire : Le travail est une chose sérieuse et rien n'empêche de rire. Il faut apprendre à relativiser et voir les choses dans une perspective large.

Ø Techniques pour se préserver du burnout au travail :

· Etablir un horaire :

- Consacrer le temps nécessaire au sommeil, au travail, aux loisirs, à la famille et les contraintes et autres exigences (tâches ménagères, etc.).

- Favoriser la spontanéité et la flexibilité (adaptations possibles).

- Prévoir des périodes de repos par exemple, pauses, temps de midi mais également sorties et loisirs après le travail.

- Evaluer le temps nécessaire à chaque tâche.

- Prêter attention à l'envahissement par la technologie : le téléphone portable et internet peuvent rendre les personnes accessibles 24 heures sur 24.

- Offrir des heures de disponibilité à son employeur et tenter de s'y limiter s'avère adéquat.

· Planifier son travail :

- Partager son temps efficacement en définissant les priorités.

- Prendre le temps de préciser l'objectif et d'évaluer les divers moyens pour effectuer un travail avant de s'y plonger.

- Aborder les tâches difficiles par étape.

- Privilégier la réalisation d'une tâche à la fois : il vaut mieux se concentrer à fond sur une seule chose, plutôt qu'à moitié sur plusieurs.

· Eviter le perfectionnisme : Essayer de ne pas être parfait en tout et tout le temps. Nous pouvons être plus ou moins efficaces selon les circonstances et il importe de ne pas se fixer des objectifs inatteignables. Tout le monde commet des erreurs et le monde peut en tirer des enseignements.

· Apprendre à dire NON, à déléguer :

- Ne pas chercher à tout faire ni à satisfaire tout le monde.

- S'affirmer et oser refuser.

- Ne pas reprendre constamment les tâches et les problèmes des autres.

- Abandonner l'idée que si ce n'est pas moi qui le fait, se sera mal fait et donc en osant déléguer.

· Ne pas hésiter à demander de l'aide à des personnes différentes, internes et externes à l'institution.

· Varier son travail et dans la mesure du possible :

- Echanger certaines tâches avec un (e) collègue dans la mesure du possible.

- Partager des choses et expériences entre collègues.

- Envisager si possible de nouvelles fonctions, de sorte à essayer de nouvelles expériences.

En outre les mesures de prise en charge qui précèdent, Lazarus et Folkman (1984) ont proposé les techniques de gestion de stress suivantes :

Ø Premièrement, nous avons celles qui sont orientées vers les problèmes : qui consistent à trouver des solutions à ceux-ci tout en les affrontant ; en se questionnant sur leurs sources, en exprimant ses émotions propres et en reconnaissant ses limites ;

Ø Deuxièmement, ce sont celles qui sont orientées vers les émotions : qui consistent à affronter le problème en agissant sur les émotions dégagées, soit en les évacuant par le sport, la marche, ou par d'autres hobbies, soit en les dédramatisant par des rires, ou en donnant un sens à cette situation à travers des prières religieuses et en se relaxant.

Par ailleurs, Briccafiori Aurélie et Sautière Alix promotionnaires de 2011 à 2014 en soins infirmiers, ont évoqué les stratégies de Coping comme moyen de prise en charge du Burn-out dans leur revue de littérature du 27 juin 2014. Le Coping selon R. Lazarus et R. Saunier (1978) , désigne un ensemble d'efforts cognitifs et comportementaux destinés à maitriser, réduire ou tolérer des demandes spécifiques internes et/ou externes vécues par l'individu comme menaçant, épuisant ou dépassant ses ressources et les différentes stratégies proposées sont les suivantes :

Ø Selon Ablett et al.(2007)  nous avons la distance professionnelle: car le soignant manifeste le plus souvent une attache singulière à ses patients et à leur famille que se soit dans des moments de bonheur ou de malheur, cette attache perdure même en dehors de son lieu de service ; pour se libérer donc de ce cumul d'émotions, le soignant doit entreprendre une bonne distance entre lui , son patient et sa famille ;

Ø Selon Di Tullio et al. (1999) nous avons la prise en soin de soi : qui peut se faire soit par la relaxation, la méditation, le partage des relations en dehors du travail, la pratique d'un exercice physique ou soit par des loisirs ; cela permettra également d'établir non seulement un équilibre intérieur, mais également un équilibre entre la vie privée et celle professionnelle ;

Ø Selon Payne (2001) nous avons la résolution du problème au moyen de la supervision : qui consiste à créer des groupes de paroles pour la résolution des problèmes avec une personne externe au service ; elle est appelée méthode de supervision ;

Ø Nous avons également la pratique réflexive, la foi, ainsi que la réinterprétation positive qui reste pour le moment la méthode de Coping la plus employée.

I.5.2.9.2. Traitement.

Le Burnout se trouve à la frontière de plusieurs désordres psychosomatiques. Aussi, dans la pratique, les personnes en burnout passent souvent de main en main, de traitement en traitement et de contrôle en contrôle. Jusqu'au jour où, soit la personne s'effondre mentalement et/ou physiquement, soit elle rencontre un professionnel de la santé qui parvient à la sensibiliser et à lui faire accepter de s'accorder une pause.

L'objectif du traitement est de retrouver sa santé, de permettre la réintégration professionnelle et de concevoir une manière d'accomplir son travail de façon satisfaisante, sans s'épuiser.

Le traitement peut prendre plusieurs formes et les approches peuvent être combinées. Parmi elles, nous relevons :

· Le repos : il est essentiel puisque les réserves d'énergie sont à plat chez les victimes d'épuisement professionnel. Cependant, il est insuffisant pour régler le problème et éviter les rechutes. En effet, le repos ne guérit pas le burnout.

· Un accompagnement médical et si besoin, un soutien médicamenteux de type antidépresseur ;

· Un suivi de type coaching ou thérapeutique (cognitivo-comportementale, systémique) ou la participation à un groupe thérapeutique ou d'entraide : il s'agit de découvrir ce qui a mené à l'épuisement (causes) et de trouver des solutions pour s'y attaquer. L'objectif est de mettre en oeuvre des réels changements pour retrouver un sentiment de contrôle sur sa vie. Ces changements peuvent porter sur le milieu de travail, sur le mode de vie, sur le sens accordé au travail, etc.

· La participation à des formations dont les thèmes pourraient être l'assertivité, apprendre à déléguer, organisation et planification, gestion du stress, etc. L'objectif commun de ces formations vise à aider le travailleur à développer/renforcer ses capacités d'adaptation, à poser ses limites, à se respecter.

· L'apprentissage à la relaxation pour aider le travailleur à mieux gérer les situations sources de stress.

Les buts recherchés sont de permettre aux personnes d'être plus attentives à elles et de mieux respecter leurs besoins, mais également d'élargir leurs stratégies de Coping et de les diversifier.

I.5.2.9.3. Réintégration professionnelle.

Le CP-MT interviendra pour s'assurer de l'aptitude du travailleur à la reprise de travail, laquelle pourrait s'effectuer avec certaines recommandations : reprise progressive de travail avec accompagnement éventuel de la ligne hiérarchique, mutation, adaptation du poste de travail, etc.

De même, l'accompagnement du travailleur par le CP psysoc peut s'avérer utile au moment de la réintégration professionnelle. Ce dernier peut également apporter son concours en conseillant la ligne hiérarchique par rapport à la manière de gérer le retour et la réintégration dans l'équipe du travailleur concerné.

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"Un démenti, si pauvre qu'il soit, rassure les sots et déroute les incrédules"   Talleyrand