3.3. Le microsystème
3.3.1. Lien de filiation
Les négligences 114 et les
maltraitances pendant l'enfance peuvent être des facteurs de risque
d'obésité115 116. De même
que des attitudes parentales restrictives ou trop
permissives117 pendant l'enfance
sont reliées118 à un risque majeur de
développer une obésité.
Alexia Charreton Monnet 2013
La taille de la fratrie peut également
intervenir, puisqu'on observe une plus forte incidence
d'obésité chez les enfants qui n'ont pas de frères et de
soeurs119 tandis que chez l'adulte, le fait d'avoir
des enfants est associé à un risque plus élevé de
surpoids120.
Selon une méta-analyse121,
les adolescents qui mangent en famille au moins trois fois par semaine
réduisent leur risque de développer une
surcharge pondérale de 12 %.
Le sentiment de compétence parental paraît, de ce
fait, intéressant à soutenir, il est associé au nombre
d'enfants de la fratrie et influence le modèle éducatif dont le
contexte des prises de repas, qui, à son tour, influence la corpulence
de l'enfant.
De même, la famille peut influencer la corpulence de
l'individu, par ses connaissances, en effet
Freidson122 soutient que l'individu
utilise un système de consultation profane ou de référents
profanes avant de passer vers le soin officiel. Dans de nombreux cas, c'est la
famille qui est le premier recours123
préférentiellement la mère ou les femmes de la famille,
suivi des personnes de confiance de l'entourage. Breitkopf 1980
estime quant à lui qu'entre 2/3 et
3/4 de tous les problèmes de santé sont réglés dans
le cercle de la famille, des amis ou des relations. On peut donc
légitimement penser que les connaissances de la famille sur la question
de la gestion du poids, seront influentes à tout âge.
parentales ??
Connaissances parentales sur la gestion du
poids
Mauvais sentiment de compétences
Compétences parentale
inappropriées

Obésité
Le sentiment de compétences parental
Suivant Trudelle et Montambault
(1994)124, alors que l'estime de soi est un
concept global qui se construit en fonction des rôles les plus
significatifs, le sentiment de compétence parental ne concerne que le
rôle de parents. Il serait, selon Mash et Johnson
(1983), composé de deux dimensions : le sentiment
d'efficacité et le sentiment de satisfaction.
Selon Bandura (2003), un parent dont le sentiment
d'efficacité personnel est diminué, aurait davantage de
difficultés à assumer son rôle parental, à
diversifier ses stratégies éducatives et à anticiper les
résultats de ses actions. Ce sentiment de compétences se
modulerait par l'interaction avec l'enfant et du feed-back renvoyé par
le conjoint ou l'entourage, en conformité avec les images internes qui
touchent les valeurs et les performances parentales. Or la place
prépondérante prise par les professionnels dans
l'éducation de l'enfant peut renvoyer le parent au rang de simple
executeur, voire même d'incompétent et ce sentiment ne saurait se
dissocier du sentiment global d'efficacité personnel en interaction avec
le contexte de vie.
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Interaction avec l'enfant
Sentiment de compétences parental
Feedback
Sentiment d'efficacité personnel des
parents
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