La présomption d'innocence dans la presse quotidienne burkinabè( Télécharger le fichier original )par Ouaogarim Roger SANKARA Institut des sciences et techniques de l'information et de la communication ( ISTIC ) de Ouagadougou - Conseiller en sciences et techniques de l'information et de la communication 2013 |
2. L'exactitudeL'exactitude impose aux journalistes d'utiliser les termes qu'il faut pour désigner les réalités et les choses décrites dans l'article. En effet, le journaliste doit faire preuve de rigueur et de précision dans le choix des termes. Toute approximation peut induire le lecteur en erreur. Il en résulterait un tort causé aux personnes impliquées dans l'article. Nous avons vu qu'en matière pénale, le choix inapproprié des termes peut porter atteinte à la protection de l'innocence présumée. Pour éviter ces atteintes, le journaliste du quotidien Le Pays, Séni Dabo, précédemment secrétaire général des rédactions dudit journal, a confié qu'il est toujours bon « de faire attention au choix des mots et d'utiliser l'adjectif qualificatif présumé pour désigner les individus mis en cause ». A L'Observateur Paalga, le rédacteur en chef, Boureima Diallo dit prendre des précautions dans le traitement de l'information judiciaire. Il affirme compter sur le niveau de connaissance des questions judiciaires par les journalistes qui en traitent37(*). Dans le traitement de l'information judiciaire, le devoir d'exactitude devrait conduire les journalistes à désigner la personne poursuivie comme un inculpé, un prévenu, un accusé, selon les cas, et non comme un fraudeur, un voleur ou un assassin. En plus des règles éthiques et déontologiques certains principes relevant des techniques journalistiques sont de nature à éviter aux journalistes les violations de la présomption d'innocence. * 37 Le chef de desk est juriste de formation |
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