Connaissance, Développement, division internationale du travail. Quelle place pour les pays émergents? Le cas de la Chine et l'Inde( Télécharger le fichier original )par Erick ATANGANA Université Paris 1 Panthéon Sorbonne - Master Economie de l'industrie et des services 2006 |
2.1.2.3. Publications et coopération scientifique internationaleLes publications scientifiques sont aussi des indicateurs fiables de comparaison de l'intensité de la recherche fondamentale entre pays. La part mondiale de la Chine dans les publications scientifiques s'est accrue de 88% en cinq ans de 1998 à 2007 (de 2,5 à 4,5%). A noter que 22,8% des travaux chinois donnent lieu à des co-publications avec des chercheurs à l'étranger : 1/3 avec l'Union Européenne ; 1/3 avec les Etats-Unis ; 17% avec le Japon19(*). En 1999, la Chine était au 10ième rang en terme de publications scientifiques mondiales, en 2004 elle a atteint la 5ième place. La coopération scientifique internationale permet aussi de mesurer le niveau d'internationalisation des activités de recherche. Elle a tendance à être plus intense dans les pays émergents que dans les pays de la Triade. Par exemple 43% des brevets d'inventions à Singapour sont le fruit de la coopération scientifique internationale, en Chine ce chiffre est de 18%, l'Union Européenne 7,3%, le Japon 2,9% et les Etats-Unis 11%. Les Etats-Unis sont le principal partenaire de la Chine avec une contribution de 60%, suivie de l'Union Européenne 40% et le Japon 7% (Criscuolo et Martin, 2004). Il existe une corrélation entre l'augmentation des dépenses de R&D en Chine et l'augmentation du nombre de publications scientifiques. Seong et Al. (2006) estime en outre que cette augmentation est principalement le fait de l'existence d'un large réservoir de talents (étudiants et chercheurs) et du stock de connaissances accumulées par le passé dans différents domaines de la recherche fondamentale. Les performances de la Chine sont particulièrement remarquables dans le domaine des Nanosciences et des Nanotechnologies. Bien qu'elle se soit lancée plus tardivement dans ces domaines que les grands pays industriels, elle a accompli des efforts considérables qui lui ont permis d'améliorer son classement mondial au niveau du nombre de publications scientifiques (Zhou et Leydesdorff, 2006). Cependant, malgré les bonnes performances de la Chine en matière de publications scientifiques, le taux de citation des articles chinois reste encore très faible (Tableau 10). Même s'il a augmenté de manière notable, il reste largement inférieur à celui des pays publiant le plus (Zhou et Leydesdorff, 2006). Tableau 10. : Classement des publications scientifiques et des citations de publications
Source : Seong et Al, 2005 * 19 Source : http://www.anrt.asso.fr/fr/pdf/RetD_Chine_F.GUINOT_%2006_%202007.pdf |
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