IV.4. Les impacts sur les cultures vivrières
en Casamance continentale
|
MAIS
|
MIL
|
RIZ
|
Années
|
Sup. (ha)
|
Rdt (kg/ha)
|
Prod. (T.)
|
Sup. (ha)
|
Rdt (Kg/ha)
|
Prod. (T.)
|
Sup. (ha)
|
Rdt (Kg/ha)
|
Prod. (T)
|
1984/85
|
30 014
|
895
|
26 865
|
37 526
|
46 312
|
1 234
|
25 100
|
1 202
|
29 420
|
1985/86
|
30 970
|
1 231
|
38 126
|
84 247
|
72 249
|
858
|
29 219
|
1 198
|
30 159
|
1986/87
|
34 916
|
892
|
31 160
|
82 490
|
78 179
|
948
|
29 493
|
1 267
|
34 991
|
1987/88
|
38 088
|
644
|
24 536
|
87 750
|
80 251
|
915
|
31 806
|
1 144
|
37 374
|
1988/89
|
38 392
|
1 021
|
39 196
|
84 773
|
78 834
|
930
|
32 272
|
1 067
|
36 388
|
1989/90
|
38 271
|
614
|
23 510
|
90 670
|
86 062
|
949
|
29 953
|
707
|
34 426
|
1990/91
|
49 144
|
1 237
|
60 775
|
49 504
|
48 106
|
972
|
23 928
|
1 138
|
21 185
|
1991/92
|
28 299
|
1 055
|
29 860
|
63 767
|
63 694
|
999
|
26 328
|
|
27 233
|
1992/93
|
36 617
|
1 231
|
45 079
|
52 977
|
50 976
|
962
|
27 519
|
1 188
|
32 699
|
1993/94
|
36 459
|
759
|
27 666
|
57 672
|
41 245
|
715
|
31 734
|
1 276
|
40 506
|
1994/95
|
33 618
|
1 134
|
38 107
|
67 441
|
61 860
|
917
|
28 578
|
1 225
|
35 008
|
1995/96
|
31 856
|
838
|
26481
|
63 940
|
60 482
|
946
|
25 670
|
976
|
25 054
|
1996/97
|
26 684
|
756
|
20 178
|
43 484
|
40 678
|
935
|
25 686
|
1 194
|
30 659
|
1997/98
|
18 499
|
1 034
|
19 120
|
34 249
|
31 840
|
930
|
21 934
|
1 315
|
28 835
|
Tableau 7 : Statistiques agricoles du maïs, du
mil et du riz) de 1984 à 1997 en Casamance continentale ( Source :
D.A.P.S )
IV.4.a. Les impacts sur le maïs
D'une manière générale, nous pouvons dire
que le rendement en kg/ha a connu des fluctuations de 1984 à 1997.
Les rendements les plus importants ont été
constatés pendants les années 1985(1231 kg/ha), 1988(1021 kg/ha),
1990(1237 kg/ha), 1991(1056 kg/ha), 1992(1231 kg/ha), 1994(1134 kg/ha) et
1997(1034 kg/ha).Ces bons rendement ne sont pas étroitement liées
à une bonne pluviométrie. Si nous prenons par exemple, les
années 1995, 1990 et 1991 ; ces dernières n'étaient
pas pluvieuses mais leur rendement était supérieur à 1000
kg/ha. La quantité de pluies enregistrées en 1985 était de
794 mm, en 1990, nous avons 786,7 mm et en 1991, elle était de 655,8 mm.
Cela nous pousse à dire que les déficits pluviométriques
peuvent

Figure 16 : Graphique des superficies, des
rendements et des productions en Casamance continentale de 1984 à 1997 (
Source Martin DIATTA)
donner de meilleurs rendements, si toutes les conditions sont
réunies comme l'apport en fertilisants, l'absence de problèmes
phytosanitaires et un meilleur entretien des champs.
Il faudrait tenir compte que le maïs est une plante qui
n'est pas très exigeante en eau.
Ces bons rendements ont permis d'avoir de meilleures
productions. Elles étaient de 38.126 tonnes en 1985, 60.775 tonnes en
1990 et 29.860 tonnes en 1991. Les superficies emblavées étaient
respectivement de 30.970, 49144 et 28.299 hectares.
Quand aux années 1988, 1992, 1994 et 1997 ; les
rendements sont importants consécutifs à une bonne
pluviométrie. En 1988, le rendement était de 1021 kg/ha,
1992(1231kg/ha), 1994(1134 kg/ha) et1997 (1034 kg/ha). Ces bons rendements sont
relatifs à une bonne pluviométrie pendant ces quatre
années, que nous venons de citer.
La quantité de pluies enregistrées en 1988(1034
kg/ha), 1992(1324,6 mm), 1994(1174,6 mm) et 1997(1421,6 mm). Dans ce cas de
figure, nous pouvons dire que la pluviométrie a eu des impacts positifs
sur les rendements.
La production a été en dents de scie comme en
1988(39.196 tonnes), 1992(45.092 tonnes), 1994(38.107 tonnes) et 1997(19.120
tonnes) Il en est de même pour les superficies emblavées qui
étaient de 38.392 hectares en 1988, 36617 hectares en 1992, 33.618
hectares en 1994 et 18.499 hectares en 1997.
Les années restantes, les rendements oscillent entre
614 et 895 kg/ha. En 1984, il était de 895 en 1984, 892 en 1986, 644 en
1987, 614 en 1989, 759 en 1993, 838 en 1995 et 756 kg/ha en 1996.
Pour ce qui de la pluviométrie, elle a connu des
variations. La quantité de pluies enregistrées était en
1984 de 840 mm, 1986(110,3 mm), 1987(1075.9 mm), 1989(1102,2 mm), 1993 (1195,9
mm) et 1996(389,4 mm). Une année très déficitaire comme
1996, nous avons un rendement acceptable de 765 kg/ha. Avec une telle
quantité de pluies, le rendement n'est pas du tout mauvais , et
cela prouve que la diminution de la pluviométrie n'entraîne pas
ipso facto une baisse du rendement. Elle a eu un rendement meilleur que
1987(644 kg/ha) et 1989(614 kg/ha), alors que ces deux années
citées sont plus pluvieuses.
La production en tonnes était de 60.775 en 1990,
45.079 en 1992, 39.196 en 1988 et 38.126 en 1985. Cette bonne production est
due d'une part à un meilleur rendement et d'autre part au nombre
important de terres cultivées.
IV.4.b. Les impacts sur le mil

Figure 17 : Graphique des superficies, des
rendements et des productions du mil en Casamance continentale de 1984 à
1997 ( Source Martin DIATTA)
Le constat que nous pouvons faire est que le rendement ne
dépasse pas 1000 hg/ha, exception faite pour l'année 1984. Il
varie de 715 à 999 kg/ha.
Ce bon rendement en 1984, n'est pas très
étroitement lié à la pluviométrie dans la mesure
que c'est une année déficitaire avec une moyenne
pluviométrique annuelle de 840 mm de pluies.
Malgré ce déficit, nous avons un meilleur
rendement.
La production en tonnes n'est pas importante par rapport aux
années suivantes. Elle est de 46.312 tonnes avec des surfaces
emblavées estimées à 37.526 hectares. La faiblesse du
nombre de surfaces cultivées a entraîné une baisse de la
production.
L'année 1985 a connu une baisse du rendement qui passe
de 1234, l'année précédente à 858 kg/ha, soit un
déficit de 376 kg/ha. Elle est consécutive à la diminution
de la pluviométrie qui est de 794 mm. La production est plus importante
que celle de l'année passée. Elle est estimée à
72.249 tonnes et les surfaces cultivées sont de 84.247 hectares.
De 1986 à 1992, nous remarquons que les rendements
étaient supérieurs à 900 kg/ha. Ainsi en 1986, le
rendement était de 948, en 1987(915), 1988(930), 1989(949), 1990(972),
1991 (999) et 1992(962 kg/ha). Ces différents rendements, qui sont
important d'après les techniciens de la Direction de l'agriculture,
n'ont pas été le résultat de la diminution de la
pluviométrie. Les quatre premières années sont
marquées par une pluviométrie assez abondante. En 1986, la
pluviométrie était de 1110,3 mm, 1075,9 mm en 1987, 1017,7 mm en
1988 et 1102,2 mm en 1989. Avec une pluviométrie assez abondante, la
Casamance continentale a connu une phase humide qui a durée de 1988
à 1994.Malgré la diminution de la pluviométrie au cours
des deux années suivantes à savoir 1990(786,7 mm) et 1991(655,8
mm) ; le rendement n'a pas connu une baisse. Au contraire, il fut
respectivement de 972 et 999 kg/ha dépassant celui des années
plus pluvieuses comme 1988 et 1989. Donc, nous pouvons dire que parfois la
diminution de la pluviométrie ne rime pas avec une baisse du
rendement.
Les productions ont été abondantes surtout en
1989 avec 88.062 tonnes, en 1987(80.251 tonnes et 1986(78.179 tonnes). Elles
sont étroitement liées aux superficies emblavées qui
étaient de 90.670 en 1989, 87.750 en 1987 et 82.490 hectares en
1986.
L'année 1993 est marquée par une baisse du
rendement. Il passe de 962 l'année précédente à 715
kg/ha. Bien vrai que la pluviométrie fut assez abondante avec 1195,9 mm,
cette baisse peut être amputée à un manque de fertilisants,
un problème phytosanitaire ou à un mauvais entretien des
champs.
La production en tonnes a connu une baisse passant de 50.976
en 1992 à 41.245 tonnes en 1993. Mais les superficies cultivées
ont été plus importantes par rapport à 1992, elles
étaient de 57.672 hectares.
A partir de 1994, nous allons avoir une hausse du rendement
qui passe de 715 à 917 kg/ha.
Elle est consécutive à une bonne
pluviométrie dont la quantité de pluies recueillies est de 1174,6
mm. Ce bon rendement, nous a permis d'avoir une production de 61.860 tonnes sur
63.940 hectares de surfaces emblavées.
En 1995 et 1996, nous avons aussi une augmentation du
rendement. Il était respectivement de 946 et 935 kg/ha. Il n'en est pas
de même pour la pluviométrie qui a enregistré un grand
déficit surtout en 1996. Elle était de 955,9 en 1995 et 389,4 mm
en 1996. Avec une quantité aussi faible que celle de 1996, cela nous
pousse à dire qu'une région semi humide comme celle de la
Casamance continentale peut avoir une pluviométrie comparable à
celle d'une région sahélienne. Malgré cette diminution de
la pluviométrie, le rendement était acceptable. Il était
de 946 en 1995 et 935 kg/ha en 1996. Cela, peut être dû à un
apport de fertilisants à une absence de problème phytosanitaire
et à un bon entretien des champs. Il faut tenir compte que le mil n'est
pas très exigeant en eau.
La production est successivement de 60.482 tonnes sur 63.940
hectares et 40.678 tonnes sur 43.484 hectares de superficies
emblavées.
Enfin, en1997 nous une petite baisse du rendement qui est
passé de 935 l'année précédente à 930 kg/ha.
Elle peut être due à un excès d'eau parce que cette
année là, elle fut pluvieuse avec 1421,6 mm. Nous avons une
diminution de la production qui est étroitement liée au rendement
mais aussi aux superficies cultivées. Elle était de 31.840 tonnes
sur 34.249 hectares de surfaces emblavées.
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