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Motivation des opérateurs d'équipement et efficacité de l'organisation: cas de Schlumberger Seaco Tchad

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par Isaac DIBOUE
Universite de Douala / ESSEC - Master en organisation et management 2009
  

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SECTION II : LES APPLICATIONS DE LA MOTIVATION

DANS L'ENTREPRISE

Depuis plusieurs décennies et encore aujourd'hui, la motivation dans l'entreprise suscite de nombreuses discussions et la littérature sur le sujet est florissante. A l'heure où la compétition se joue à l'échelle mondiale et que les entreprises atteignent des dimensions prodigieuses par le jeu des fusions-acquisitions, la motivation des salariés reste l'un des domaines privilégiés de la gestion des ressources humaines. Pour y parvenir, nous allons présenter la motivation des salaries dans le contexte des emplois précaires ; la motivation des salaries dans le contexte accentué du turn-over

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2.1- LA MOTIVATION DES SALARIES DANS LE CONTEXTE

DES EMPLOIS PRECAIRES

La multiplication des emplois précaires et de faible durée; les cycles de travail de plus en plus flexibles, tout cela engendre de nouvelles problématiques de la motivation des salariés. L'économie en plein essor relance le "turn-over" et pose de nombreux problèmes de main d'oeuvre au sens large du terme. Stimuler la motivation d'un personnel salarié ou temporaire, qui n'est pas rattaché à l'organisation pose un réel problème.

Le niveau "scolaire" des nouvelles recrues est de plus en plus élevé alors que les pyramides hiérarchiques s'écrasent et s'aplatissent. La décennie précédente en proie au chômage avait placé les individus salariés dans une position fébrile face aux organisations.

Le 21ème siècle redistribue les cartes et cette fois-ci inverse les rôles : Les entreprises atteignent des dimensions prodigieuses, le nombre d'individus attachés à une même organisation augmente. La recherche de compétitivité, les besoins de se rapprocher des marchés, imposent une grande disparité géographique.

Pourtant, le modèle d'Adams SMITH concernant l'équité permet de poser l'interrogation suivante : "De nombreuses organisations utilisent ce type d'intéressement, est-ce que si nous ne le pratiquons pas, les salariés de notre entreprise ne vont pas trouver cela injuste et inéquitable par rapport à leur environnement ?".

En outre, si la pratique est en place, elle aura sans doute beaucoup plus de chance d'avoir une influence sur la satisfaction que sur la motivation au quotidien. Alors la motivation stimulée par l'intéressement aux résultats dans une multinationale, rêve ou réalité ? Ce propos est tout

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de même à modérer, en prenant comme postulat que la motivation est stimulée par le fait d'avoir une influence sur ses résultats, et que les récompenses soient associées en conséquence de ces derniers. Ainsi, l'intéressement aux résultats aura sans doute un effet "motivateur" sur les couches les plus hautes de la hiérarchie, sur les individus qui pilotent l'entreprise et qui peuvent constater directement les résultats de leurs décisions.

Dans une société de consommation, avec une économie en plein essor, les loisirs prennent une place très importante. Les entreprises se sont adaptées, et intègrent ce paramètre dans leur gestion du temps.

Deux phénomènes sont observables : d'un coté les loisirs se multiplient et le temps pour s'y adonner augmente ; de l'autre la frontière entre vie privée et vie professionnelle s'estompe. Le travail n'est plus seulement cantonné dans une plage horaire et un endroit déterminé. Ceci implique d'être "intéressé" par son travail. Les emplois sont de plus en plus complexes, ils présentent un contenu de plus en plus riche. Les différences individuelles font que cette richesse stimulera chez certaines personnes la motivation. Par contre, elle provoquera chez d'autres soit la démotivation soit le besoin de s'échapper par les "Loisirs".

Peut être, parce qu'il y a dix ans la conjoncture provoquait chez les individus la peur d'être parmi les trois millions de chômeurs. Les dirigeants n'avaient pas forcément le souci de garder leur ressource vitale : Le personnel.

2.2- LA MOTIVATION DES SALARIES DANS LE CONTEXTE

D'ACCENTUALISATION DU TURN-OVER

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Aujourd'hui, le turn-over s'est accentué et pour pouvoir garder ses salariés, les dirigeants déploient des trésors d'imaginations et le font savoir par les médias. Le phénomène de la démultiplication des avantages prend une telle ampleur qu'il se banalise. L'impression est qu'il ne stimule pas la motivation mais augmente encore la satisfaction.

La réduction du temps de travail associée à une conjoncture favorable provoque le besoin d'une augmentation de la polyvalence des salariés dans les entreprises. Ces dernières réduisent ainsi les risques dus au turn-over important et minimisent les incertitudes. Cette polyvalence aura sans doute un effet positif sur la motivation à condition qu'elle ne soit pas interprétée par les individus comme une charge supplémentaire sans contreparties.

La multiplication des emplois précaires et de faibles durées, et les cycles de travail de plus en plus flexibles engendrent de nouvelles problématiques de la motivation des salariés. L'un des moyens de disposer d'une main d'oeuvre flexible fut de développer "l'intérim" et stimuler la motivation de cette population est très difficile pour les managers.

En effet, il est difficile de provoquer la motivation d'un personnel qui n'est pas forcément impliqué au niveau des résultats de l'organisation. De nombreux stages pour manager avec efficacité et augmenter la motivation se sont développés, mais ils ne différencient pas nécessairement les populations. Il ne traite que rarement de l'intégration et du développement de l'implication du personnel temporaire. De plus, ce personnel n'étant présent que provisoirement, le manager lui-même ne s'implique pas réellement dans son intégration.

Le discours tenu est en général simpliste : "Pourquoi perdre du temps, cette personne ne sera plus là demain". Au bilan, pour motiver son personnel, un "bon" manager doit être capable de prendre en compte les

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différences inhérentes à chaque population. Puisque motiver ses salariés est un art subtil caractérisé par la Mission, la Vision, l'Objectif et la Stratégie5. Les salariés sont de plus en plus exigeants, la signification des activités prend une place importante dans les explications données par le manager à ses subordonnées. La distance "intellectuelle" entre ces derniers est de plus en plus courte. Les managers doivent être reconnus et avoir des qualités intrinsèques tel que l'énergie, l'ambition, l'intégrité, la confiance en soi, le contrôle émotionnel, des qualités cognitives qui sont utiles pour traiter une grande quantité d'informations. De ce fait, ils seront sans doute capables de stimuler la motivation.

Au terme de ce chapitre, Nous retenons que la motivation des salariés reste au coeur des préoccupations malgré les changements opérés. Par conséquent, la compétitivité des entreprises restera encore d'actualité pendant de nombreuses années par la motivation des Hommes. Dans le chapitre suivant, nous parlerons de la motivation et de la recherche de l'efficacité dans l'entreprise.

5 Fayol, Henri (1918), Notice sur les travaux scientifiques et techniques, Gauthier,

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CHAPITRE II MOTIVATION ET RECHERCHE DE L'EFFICACITE DANS

L'ENTREPRISE

Il parait indiqué d'entamer ce chapitre par la motivation comme un choix rationnel dans la section 1. Et nous terminerons par la motivation comme un outil d'autorégulation dans la section 2.

TAYLOR(1974) en parlant de la relation « Motivation - Efficacité », pensait que la motivation naîtrait de l'intéressement financier et du fait de bien faire son travail, mais l'histoire a prouvé la défaillance de ce raisonnement.

SECTION I : MOTIVATION : UN CHOIX RATIONNEL ET UN OUTIL D'AUTOREGULATION POUR RECHERCHER L'EFFICACITE

La motivation est un processus actif, ce qui amène à essayer de comprendre comment l'environnement conduit l'individu à construire ses motivations et ensuite à analyser la manière dont il perçoit et comprend son environnement de travail ; c'est tout l'intérêt des modèles "cognitifs". Ils partent du principe que chacun d'entre nous réagit non pas à un environnement objectif, mais à celui qu'il perçoit et l'interprétation qu'il en fait.

Le point de départ est que nous choisissons d'adopter des comportements dont nous pensons que les résultats auront du prix pour nous.

1.1- MOTIVATION : UN CHOIX RATIONNEL

Trois concepts servent de nom à ce modèle (valence, instrumentalité, expectation) qui postule que les choix individuels dépendent du produit de ces derniers.

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- La valence

Elle est la caractérisation affective attachée par chacun aux résultats de ces activités. Il s'agit d'une relation entre les individus et le résultat du travail. On ne peut donc pas parler de valence générale indépendante des individus et du moment des résultats.

La caractéristique la plus importante de ce concept, c'est le fait qu'il est fondé sur la manière dont chacun d'entre nous se représente les résultats de la performance qu'il est en train de réaliser ou qu'il va réaliser. La valence peut être positive ou négative. Une valence négative peut être consécutive au stress induit par le travail, la fatigue qui le suit, les reproches encourus.

Elle est liée à la hiérarchie de valeur individuelle et à ses besoins instantanés. C'est ce qui donne son importance à la dimension cognitive. Chacun d'entre nous a des représentations différentes liées à son expérience et à sa manière de traiter les informations.

- L'instrumentalité

Elle est la représentation des relations entre la performance et les résultats de second niveau tel que, le salaire, les primes, le sentiment d'avoir accompli quelque chose de valable. Des systèmes de récompenses pour lesquels la performance récompensée est décrite de manière claire au personnel concerné, et qui sont précisés en détail à chaque attribution créent une instrumentalité fortement positive et de ce fait, ont des chances d'atteindre leurs objectifs.

- L'expectation

Elle est l'opinion que chacun a de lui-même et de ses possibilités d'atteindre un but donné, dès lors qu'il fait les efforts nécessaires.

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L'expectation peut aller de 0 (mes efforts ne serviront à rien) à +1 (mes efforts seront très fructueux grâce aux qualités que je possède).

L'expectation implique l'image de soi, les données caractérisant la situation actuelle et les expériences antérieures, ainsi que les exigences de la tâche. Ces trois paramètres constituent la source d'une motivation qui vise à la satisfaction des besoins à valence positive et à l'évitement des événements à valence négative.

La motivation n'est donc plus vue comme une caractéristique stable de l'individu mais comme une interaction individu / situation en évolution constante puisque l'expérience acquise contribue à la modifier.

1.2- LA VALIDITE DU CONCEPT DE MOTIVATION

Les recherches sur le modèle de Victor VROOM (1988) et les développements apportés par PORTER et LAWLER ont démontré la validité du concept. Toutes les recherches qui tentent de prédire des décisions vérifient parfaitement le modèle.

En revanche, le modèle est beaucoup moins efficace quand il s'agit de prédire le niveau de performance atteint par chacun des individus d'un même groupe. Toute performance est déterminée par la motivation, mais également par beaucoup d'autres paramètres tels que : l'aptitude et la qualité des moyens disponibles.

Le modèle précédent ne prend pas en compte le fait que tout individu ait des plans d'avenir, une idée plus vaste de ce qu'il attend de son travail et de ce qu'il cherche à accomplir. RAYNOR tente de combler cette lacune en situant la motivation pour une tâche immédiate par rapport à l'ensemble des choix et des aspirations d'avenir de l'individu.

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Il suggère que la motivation pour une activité est déterminée en partie par la manière dont l'individu perçoit l'importance de cette tâche immédiate pour atteindre ses buts plus éloignés. La motivation dépend des paramètres cognitifs mais aussi du nombre d'étapes à parcourir en vue de réaliser des objectifs plus lointains, et de la position de la tâche actuelle par rapport à ce parcours.

RAYNOR nomme "effet de tâche" cette relation complexe entre motivation, distance de la tâche par rapport à un objectif plus ou moins éloigné, et désir de réussir. Il nomme "effet de temps", la relation qui joue un rôle opposé. Si le temps qui sépare la tâche immédiate du but final à atteindre est important, la motivation concernant la tâche immédiate s'en trouve réduite.

Plusieurs recherches de laboratoire confortent le bien fondé de ce modèle. On peut donc affirmer que la motivation varie selon les caractéristiques de la situation qui relient succès ou échec à cette tâche précise et aux aspirations plus générales et plus éloignées des personnes.

Un autre développement du modèle cognitif est fondé sur l'utilisation par Bernard WEINER de la théorie de l'attribution. Il y a "attribution" lorsque nous interprétons un comportement en lui donnant des causes.

Les analyses de WIENER montrent que les explications que nous donnons à nos comportements passés, mettent en jeu trois dimensions :

- Le "lieu de causalité" ;

- La stabilité des résultats ;

- La contrôlabilité.

Ces différentes manières d'attribuer des causes aux résultats de son travail
ont une influence directe sur la façon dont évoluent les expectations. Il

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souligne l'importance de la perception de la stabilité des résultats. En outre, les processus d'attribution ont un effet direct sur l'affectivité

ADAMS SMITH a cherché à préciser dans quelles conditions le rapport entre ce qu'on fait comme travail et ce que le travail vous apporte est jugé comme équitable ou non. Il suggère que le sentiment d'équité résulte d'un processus d'échange marchand entre l'organisation et ses membres.

En outre, cette comparaison met en jeu ce que l'individu apporte à l'organisation et ce qu'il reçoit de l'organisation. Cette comparaison entre les "inputs" (ce que l'individu apporte à l'organisation) et les "outputs" (ce que l'individu en reçoit) ne peut être réalisée par l'individu de manière directe.

Le sentiment d'iniquité existe lorsque le rapport entre les deux ratios paraît déséquilibré par comparaison avec le même rapport concernant d'autres personnes. Dans le cas où cette comparaison serait jugée non équitable, il se crée une tension négative qui déclenche différents comportements destinés à rétablir l'équilibre.

Certaines recherches confortent le modèle d'ADAMS pour une très large part. Lorsqu'on crée artificiellement une situation d'iniquité en faisant croire à des sujets qu'ils sont trop ou qu'ils sont trop peu payés, il ajuste la quantité et la qualité de leur travail de manière à rétablir ce qui leur paraît juste. En réalité, si les résultats des recherches concernant le sentiment d'être sous-payé sont concordants, il n'en pas tout à fait de même pour le cas inverse, probablement parce que les procédés utilisés pour induire le sentiment d'être surpayé représentent également une menace pour l'estime de soi et pour la sécurité de l'emploi.

LOCKE fait remarquer combien ces recherches qui ont confirmé ce modèle sont irréalistes. On ne fait pas facilement croire sur le terrain à des

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employés qu'ils sont surpayés ou incompétents et il est vraisemblable que le processus cognitif est inverse. La réalité de la vie de travail est certainement plus complexe que les simulations grâce auxquelles le modèle d'équité a été testé. D'où l'intérêt des développements théoriques qui ont suivi et qui concernent de manière plus proche du terrain les points suivants :

· le choix des comparaisons sociales qui fondent l'équité ressentie ;

· les divers comportements qui visent à rétablir l'équité et le rôle des différences individuelles sur les choix de ces comportements ;

· les notions même de justice et l'existence de normes sociales d'équité.

Les recherches les plus récentes se sont centrées sur la perception de l'équité et sur sa valeur instrumentale au niveau des attitudes et des comportements. Dans cette perspective, plusieurs auteurs insistent sur la différence qui existe entre deux aspects de la justice ressentie, "la justice procédurale" qui concerne les procédures de décision relatives à l'attribution et la répartition des "outputs", et la "justice distributive" qui implique ce qu'ADAMS à décrit sous le terme d'équité ressentie.

Les recherches ont démontré qu'il faut tenir compte des deux, sans donner plus d'importance à l'une ou à l'autre, alors que le modèle d'Adams ne s'intéresse réellement qu'à la justice distributive, et à ses effets.

LANDY a montré qu'on accepte une évaluation même sévère, lorsqu'on comprend comment elle a été faite, et lorsqu'on peut y participer. Les recherches menées par CROPANZANO et FOLGER, sur les effets de la justice procédurale dans le monde du travail ont montré que les membres du personnel à qui est donnée la possibilité de participer aux évaluations et qui jugent celles-ci comme résultant d'un processus équitable, sont mieux intégrés dans l'entreprise, plus stables et plus loyaux vis à vis de

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l'organisation. Il faut cependant garder en mémoire la possibilité que la participation aux évaluations soit démotivante, parce qu'elle conduit à se contenter d'une performance médiocre mais justifiable.

Nous pouvons retenir que le sentiment d'équité est un aspect important de la relation entre l'individu et l'organisation. Mais ses effets sont bien plus complexes que la notion d'un simple rééquilibrage de la répartition de récompenses. Notamment, si l'organisation et ses décideurs sont perçus comme agissant avec justice, les employés qui s'y trouvent, réagiront de manière constructive. En pratique des injustices procédurales déclencheront des réactions collectives, alors que des injustices distributives déclencheront des réactions individuelles.

1.3 MOTIVATION : UN OUTIL D'AUTOREGULATION

La capacité d'un individu à se présenter de manière symbolique ses objectifs sous la forme d'un but précis est essentielle pour qu'il puisse exercer un contrôle efficace sur ses comportements.

L'analyse des processus motivationnels qui mène jusqu'à l'action et ce qui la soutient montre l'importance des aspects de la personnalité et de toutes les facettes des interactions entre l'individu et son environnement. Comme outil d'autorégulation, nous nous focaliserons sur trois points :

- Hard -Goal Effect ; - L'autorégulation

- La personnalité

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1.2.1- Hard-Goal Effect

LOCKE a mis en évidence l'importance du but et du "hard-goal effect" (effet de la difficulté du but). Pas de motivation sans objectifs. Plus le but est difficile, plus les conduites qu'il déclenche sont motivées.

Le point de départ est que l'intention doit précéder l'action, cette intention doit être précise et concrète.

Le modèle de LOCKE peut se résumer en deux phrases :

- Il définit le but comme le désir d'atteindre un certain niveau de performance.

- Il démontre que les buts sont de puissants déterminants de l'effort et de l'activité qui conduisent à cette performance.

Les résultats de 25 ans de recherche de LOCKE et d'une équipe de chercheurs ont permis de définir les deux principaux attributs des buts : le contenu et l'intensité.

- Le contenu concerne l'objet ou le résultat recherché.

- L'intensité varie selon le degré de réflexion mis en jeu pour

conceptualiser et élaborer un plan d'action en vue d'atteindre un but. La difficulté du but joue un rôle central, mais inattendu. Les recherches en laboratoire et sur le terrain ont démontré qu'à partir du moment où un but difficile est accepté en tant qu'objectif, le niveau de performance qui suit est proportionnel au niveau de difficulté. Cette relation n'est modifiée que dans le cas où les faibles compétences de l'individu limitent sa performance, au point de rendre sa motivation sans effet.

Le fait de donner un objectif difficile représente un message de confiance envoyé par la personne qui propose le but, en d'autres termes il renforce l'image de soi et stimule la motivation.

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En outre, l'étude des mécanismes cognitifs mis en jeu par l'effet de but permet de constater que les stratégies diffèrent en fonction de la complexité de la tâche. L'autorégulation ne rentre pas en jeu au début de l'apprentissage, c'est plus tard qu'elle se produit grâce à la perception des premiers résultats. Lorsque l'apprentissage progresse, la présence d'un but facilite l'activité cognitive parce que celui ci permet à l'individu de situer son effort par rapport à un objectif précis.

Un autre aspect concerne la spécificité du but, c'est-à-dire la précision avec laquelle la cible de l'action à entreprendre est définie. Un but précis est motivant, ce qui n'est pas le cas d'un objectif vague, du genre "faites de votre mieux".

Dans l'analyse du rôle du but et des situations de travail qui y sont associées, deux aspects semblent particulièrement intéressants : le fait que les buts soient assignés ou soient définis par un processus participatif et le fait donner des informations aux individus concernés sur leur performance au cours de leur travail.

Le but n'est motivant que s'il est accepté. La participation au choix du but devrait donc faciliter son acceptation et, par conséquent son rôle motivateur. Les recherches existantes montrent qu'on obtient une corrélation appréciable entre le but assigné et le but que l'individu accepte et se fixe à lui-même, mais pas une similitude totale. Ce qui signifie qu'il reste une variance individuelle importante des buts acceptés indépendamment de la norme définie par l'autorité extérieure.

L'acceptabilité d'un but est assez fortement déterminée par ces facteurs sociaux que représentent les objectifs définis par la hiérarchie et les buts acceptés collectivement comme norme.

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LATHAM, EREZ ET LOCKE ont conduit ensemble plusieurs expériences qui permettent de conclure qu'un but assigné autoritairement et accompagné d'explications claires, déclenche une implication individuelle aussi forte que si le but avez été élaboré en participation. En d'autres termes "vendre" l'objectif est plus efficace que simplement donner un ordre.

Le rôle du but et celui de l'information reçue au cours de l'effort, sont complémentaires. L'effet motivateur tient essentiellement à la possibilité de comparer des informations sur ses performances avec un standard externe constitué par le but qui représente une norme acceptée. Sans but, impossible d'évaluer la performance. Sans informations, pas de résultats à évaluer ; donc rien pour guider l'effort et l'action.

Ces analyses dépeignent la motivation non plus comme la résultante mécanique de forces génétiques et environnementales, mais comme un processus actif, constitué par des régulations successives qui permettent à l'individu de choisir des comportements adaptés au but qu'il poursuit et à la manière dont il perçoit et interprète les contraintes de la situation.

1.2.2- L'autorégulation

Différents modèles ont en commun trois idées fondamentales :

- Le fait que la régulation des comportements dirigés vers un but mette

en jeu toutes les ressources et les caractéristiques de l'individu.

- Le rôle central joué par le traitement des informations sur le travail

exécuté et son évaluation.

- Le fait que ces informations font l'objet de comparaisons aussi bien
avec les objectifs à atteindre qu'avec les performances antérieures.

La première concerne la capacité plus ou moins grande des individus

à neutraliser le rôle perturbateur des déterminants environnementaux

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grâce à la représentation symbolique des conséquences de leur comportement.

La seconde concerne la possibilité d'acquérir des compétences essentiellement grâce à l'observation des autres et de leur savoir-faire. Dans les deux cas, la régulation de ces conduites se fait selon trois modalités principales :

- L'auto-observation ;

- L'auto-évaluation ;

- L'auto-analyse de ses réactions.

L'auto-observation désigne l'attention sélective que chacun d'entre nous apporte à un aspect précis de son comportement. Il ne nous est en effet pas possible de consacrer constamment toute notre attention à tous les aspects de nos comportements.

L'auto-évaluation concerne le processus par lequel chacun d'entre nous compare ses résultats avec le but qu'il s'est assigné. Cette autoévaluation nous amène à rectifier la représentation que nous avons de nos compétences et notre efficacité.

L'auto-analyse concerne les réponses affectives qui résultent des comparaisons résultantes des deux modalités précédentes :

- Le sentiment de satisfaction parce que nous pensons être sur une voie qui va nous mener à l'objectif poursuivi ;

- Le sentiment d'insatisfaction parce que nous avons l'impression, au vue de nos résultats, d'avoir surestimé nos compétences.

De nombreuses recherches ont permis de montrer que la motivation est bien la résultante d'expectation, et de réactions individuelles aux résultats atteints, comparés à des buts et des normes acceptées.

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CARVER et SCHEIRER ont souligné le fait que lorsque la distance entre le but espéré et la réalité est forte, l'attention est dirigée vers des objectifs relais, moins difficiles à atteindre. Dès que ceux-ci sont satisfaits, l'attention et l'effort s'orientent à nouveau vers des buts plus élevés. Les processus cognitifs d'autorégulation peuvent entraîner trois types de réactions :

- Conserver le même objectif et persévérer dans l'effort ;

- Adopter un objectif plus modeste et continuer son effort ;

- Renoncer et abandonner tout espoir d'atteindre l'objectif qu'on avait adopté.

1.2.3- La personnalité

L'effet de but est généralisable à toute sorte de situations et d'individus. A partir du moment où on admet que chacun d'entre nous assume sa motivation à travers des processus cognitifs et des réactions affectives aux informations qu'il reçoit. Les variables individuelles doivent être considérées comme des paramètres affectant indirectement la motivation.

Plusieurs variables de personnalité peuvent moduler l'effet qu'exerce la situation sur le comportement et déterminer la manière dont chacun agit pour dominer les difficultés et également pour accroître ses compétences. Notamment interviennent de cette façon : la valeur accordée à la réussite, le niveau d'estime de soi, la recherche volontariste du succès. Peut-être ces variables affectent-elles plus la disposition à se fixer des objectifs que la capacité à les réaliser, et ceci d'autant plus souvent qu'il s'agit de situations relativement peu claires et mal structurées.

C'est alors la personnalité qui fait la différence. WEISS et ADLER ont montré que la personnalité joue un rôle plus important sur la motivation

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dans les situations caractérisées par la liberté laissée aux sujets de faire des choix personnels concernant la nature, la direction, l'intensité des efforts et leur persistance dans le temps.

Une autre manière d'identifier l'influence de la personnalité sur la motivation consiste à envisager son rôle dans les processus de traitement de l'information.

HUMPHREY et COLL ont proposé trois variables de personnalités modulant les processus cognitifs :

- L'impulsivité,

- La motivation à réussir

- L'anxiété.

L'impulsivité encourage l'éveil de l'activité qui à son tour, stimule la mémoire immédiate et le transfert de l'information.

La motivation à réussir exerce un rôle facilitateur sur tous les processus de transfert d'informations en accroissant la vigilance et en diminuant le temps de réaction.

L'anxiété dramatise la crainte de l'échec et réduit de ce fait, le déclenchement de l'effort et sa persévérance. La motivation n'est pas un trait de personnalité mais elle n'en est pas indépendante. La personnalité joue un rôle sur la manière dont se construit l'évaluation de soi et, de ce fait, détermine la motivation, donc les résultats de l'activité.

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