Analyse des stratégies d'entrée sur le marché de télécommunication en R.D.Congo( Télécharger le fichier original )par Séraphin Bukasa KABONGO Université de LUBUMBASHI - Licence 2008 |
B. Justification de choix du circuit de relaisCes villes qui font le départ, pour une stratégie de segmentation, pour une pénétration dans le secteur de téléphonie en RDC, ne sont pas choisies au hasard. Dans ce point nous donnons des explications y relatives. 1° L'importance de la demandeL'estimation de la demande est fonction des consommateurs potentiels d'abord puis solvables, avec leur niveau de vie incluse et différencié. Concernant le nombre, la démographie en est un élément explicatif. Kinshasa, Lubumbashi, Mbuji Mayi, et Kisangani, Goma sont des centres des grandes concentrations de la population et de l'économie de la RDC. Pour le premiers relais : - Mbuji Mayi : Diamant - Lubumbashi : Centre d'exploitation minière du Katanga - Kinshasa : La capitale Fig. 3 : Les grandes concentrations démographiques et zones économiques du pays(32(*)) Nord P. orientale La connexion de ces zones entre elles est considérée comme assise de pénétration de tout le marché national ou en relie donc les quatre points cardinaux du pays avant de s'intégrer totalement : Ouest Kinshasa K.O. (Mbuji Mayi) Centre 2 Est (Goma - Kivu) 1 Sud Lubumbashi 1. Phase 1 Sud-Ouest-Centre 2. Phase 2 Nord-Est-Centre Source : Nous-mêmes 2° La puissance financière des opérateursAucune technologie n'a permis à Vodacom de s'implanter dans 3 villes simultanément. C'est donc sa capacité financière d'investir dans le matériel qu'il faut pour connecter chaque ville. C'est élément explicatif de pénétration. Mais la récupération du capital investi exige passer par les villes les plus rentables afin de couvrir au plus vite ses coûts de lancement. 3° La veille stratégiqueLa concentration des entreprises dans une même ville permet une veille stratégique. Ce qui accroît la recherche des actifs spécifiques. Il y a une bonne mesure de son positionnement face aux concurrents. Il s'agit d'entreprendre « un exercice créatif où il n'est plus d'extrapoler l'environnement à partir des tendances, mais au contraire de la construire sur base des informations anticipatives collectées ». (ML Caron - Fasan 2001). On surveille la technologie, les fournisseurs, les clients, la concurrence, la législation (régulation). En voici un modèle (ci-dessous) conceptuel proposé par le professeur Humbert Lesca. (Fig. 4), la première lecture identifie les acteurs impliqués dans l'implantation d'une veille à savoir les décideurs, les collecteurs d'informations et les animateurs - formateurs ou soit les chercheurs intervenants. Une lecture détaillée donne d'abord l'étape de sensibilisation qui réunit l'ensemble des acteurs impliqués et les sensibilise à l'importance de veille pour l'entreprise. La seconde étape s'adresse aux décideurs, et consiste à cible l'environnement que l'entreprise devrait scruter, la ville qu'elle devrait couvrir. La troisième étape est la traque des informations. Les capteurs sont réunis pour que leur soit explicitée la matrice de ciblage à partir de laquelle ils devront collecter les données. Les décideurs se réunissent à l'étape quatre pour traiter des informations collectées. L'Etape 5 est la formalisation collective données pour le stockage des informations. Puis vient la mise en forme des exploitations qui correspond à l'organisation pour agir, c'est l'étape 6. Ce modèle soutient l'idée de rester dans la zone concurrentielle et/ou de suivre la tendance du secteur fait par les concurrents précédents. Nous retenons en définitive sur la segmentation que le relais (couverture des villes connectées à Kinshasa) est une stratégie que l'entreprise choisit minutieusement. Mais les villes de démarrage semblent être une opportunité de même valeur pour toutes les entreprises. C'est une donnée de l'environnement. Fig. 4 : Modèle conceptuel de veille stratégique ANIMATEURS CAPTEURS DECIDEURS 1. SENSIBILISATION 2. CIBLAGE Cible 3. TRAQUE Formations du réseau des capteurs, des procédures et outils de traque. Informations de V.S 4. EXPLOITATION Représentation signifiante de l'environnement stratégique 5. CIRCULATION 6. ORGANISATION Supports méthodologiques Support d'animations Gestion collective des informations Source : revue des sciences de gestion, n°203, p.55 (Humbert LESCA) * 32 SOLOTSHI MUYUNGA, Géographie humaine et économique, UNILU 2005, Inédit |
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