III.2 INTERPRETATION DES RESULTATS DE LONG TERME
La présente section consiste à présenter
littéralement l'impact de chaque variable explicative sur le produit
intérieur brut.
1 la masse monétaire
Les résultats obtenus sur la masse monétaire
apparaissent moins importants et font ressortir un lieu négatif et non
significatif sur le PIB. Ces résultats viennent contredire les
résultats d'Andersen et Carlos (1970), qui ont montré à
leur tour que les effets de l'offre de monnaie étaient significatifs et
positifs sur l'activité économique aux Etats-Unis. En se
référant aux calculs de l'estimation du modèle, on vient
d'observer qu'une augmentation du taux de croissance de la masse
monétaire d'une unité entraine une diminution du taux de
croissance de PIB de 1,42E-12. L'augmentation de la masse monétaire
suscité l'augmentation des prix des biens et services donc l'inflation.
Chaque fois que l'autorité monétaire voudrait accroitre une
quantité de monnaie en circulation, cela a pour conséquence de
créer l'inflation. L'augmentation de la masse monétaire dans
l'économie augmente la croissance économique

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par l'augmentation des investissements et une grande puissance
d'achat. Cependant, il provoque également le taux d'inflation
élevé, cette tendance n'est pas souhaitable dans le long terme
parce qu'elle érode les gains déjà obtenu.
2 le crédit domestique
S'agissant de la variable crédit domestique noté
(CREDOM), on vient de remarquer que ce dernier a un impact négatif et
non significatif sur le PIB. On vient de se rendre compte que les
résultats obtenus des variables explicatives (masse monétaire et
crédit domestique) sont similaires avec ceux obtenus par Fouda (2013) en
Zone CEMAC. En effet, ses résultats montrent que les agrégats
nominaux de monnaie et de crédit ont un impact négatif et non
significatif sur le taux de croissance du PIB. En fin, une diminution de
crédit fournit par le secteur bancaire en RD Congo d'une unité
entraine une diminution de taux de croissance de PIB de 1,99E-12. Le choc
négatif du crédit domestique s'explique par le fait que le taux
d'intérêt des banques est largement supérieur. Cela ne
permet pas aux entreprises et aux ménages d'accéder aux
crédits. L'inconvénient en est qu'il freine les investissements
et entraine une diminution de la croissance économique à long
terme.
3 le total des réserves
Le total des réserves présente un impact positif
et non significatif sur le produit intérieur brut en RD Congo. Une
augmentation du total des réserves d'une unité entraine une
augmentation du PIB de 3,63E-13 fois cette unité. Le résultat
obtenu contraire au signe attendu s'explique par l'impact négatif et non
significatif de la masse monétaire. La part de l'augmentation des
réserves dans l'économie de la RD Congo suscité
l'augmentation du PIB ou de la croissance économique dans le long terme.
Chaque fois que l'autorité monétaire possède une
quantité suffisante des réserves cela produit un impact positif
sur l'activité économique à long terme.
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