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Urbanisation et précarité de l’énergie électrique dans les grandes villes d’Afrique de l’ouest. Exemple de Niamey au Niger (analyse bibliographique.


par Abassa Abdourazack Niandou
Université Abdou Moumouni de Niamey au Niger - Master II Aménagement des espaces urbains 2017
  

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4.2. Les débats sur la gouvernance énergétique

Plusieurs études ont été menées dans le cadre de la gestion de l'électricité à travers le monde. C'est ainsi que BERTEL E. et MOLINA P. (1993), présentent les débats sur les stratégies énergétiques en Amérique latine et les Caraïbes. En effet, ils prévoient le développement de l'énergie nucléaire pour répondre à la demande croissante d'électricité dans la région au cours des prochaines années. Tandis que d'autres voient des conséquences néfastes dans l'exploitation de cette source d'énergie car pourrait engendrer la pollution de l'environnement et plusieurs autres risques. C'est le cas par exemple de l'explosion de la centrale nucléaire de Fukushima en 2011 en Chine. C'est dans cette foulée que RAYMOND M8. (1993) pense « plutôt qu'il faut développer l'énergie solaire surtout pour les pays africains où la constante solaire avoisine 1000 watts au m2 à l'instant « T » sur la surface de la terre en (terme de puissance lorsque le soleil brille) et 1400 watts dans quelques régions du Sahara ». Pour cet auteur, l'Afrique reste le continent le plus riche au monde en matière d'énergie. Pour cela le continent doit nécessairement exploiter ce potentiel énergétique pour la satisfaction de besoins de sa population. Ce qui s'avère intéressant quand on sait que l'Afrique s'est engagé depuis un certain dans le processus du développement durable. Cela permettrait de préserver les ressources écologiques à travers le développement des sources d'énergies non polluantes. Pour POUZOLES (1995), la solution revient à la lutte contre le gaspillage, la rationalisation des processus de fabrication et la substitution de l'électricité aux énergies traditionnelles comme le charbon minéral ou l'autoproduction à partir des récupérations. Pour lui l'électricité doit être gérée rationnellement sans qu'il y ait le moindre gaspillage au niveau des unités industrielles. Ce qui permettrait selon lui de répondre aux besoins de tous en matière

8 RAYMOND L. 1993_Le Monde et l'Afrique. Extrait des Marchés Tropicaux, Septembre 1993. P.45

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d'électricité. Cette étude est d'une grande importance pour les pays du sud qui amorcent un processus d'industrialisation.

Aujourd'hui, dans un souci de répondre aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations future à répondre au leurs, la majorité des pays de la planète se reconnaissent dans cette volonté de mise en oeuvre d'une politique visant l'exploitation des sources d'énergie nouvelles. Ceci a des conséquences sur la manière de concevoir la production d'énergie électrique et son utilisation souligne le Conseil Economique et Social Régional (2010). A cet effet, FRANÇOIS S. (2012) pense que la Banque Mondiale doit s'engager à aider les pays africains à construire ou à rénover les infrastructures énergétiques existantes, tout en renforçant la gouvernance des compagnies d'électricité. C'est ainsi que l'Energie De France (EDF) (2012), prévoit le renforcement des potentiels hydrauliques et le développement d'autres sources d'énergies renouvelables. Ce qui est primordial dans un monde où le développement durable est prôné par les politiques.

Cependant SECOUR S. (2012), pense que la problématique de la gestion énergétique devrait être repensé en donnant la priorité non pas à l'accès à l'éclairage moderne, mais aussi aux sources d'énergie nouvelles. A cet effet il prévoit la mise en valeur des énergies photovoltaïques en vue de renforcer la création d'emplois, de revenues et de la valeur ajoutées, qui demeurent des éléments clés de la croissance économique et de lutte contre la marginalisation. SECOUR à travers cet argumentaire se réfère aux énergies renouvelables qui permettent de réaliser des économies d'échelles. DOMINIQUE A. et al (2014), affirment que l'Union Européenne (UE) doit assurer l'approvisionnement en énergie de qualité et de quantité suffisante, la préservation du pouvoir d'achat et la compétitivité européenne ainsi que la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre à l'horizon 2030. Pour cela EMILIE F. et al (2014), avaient étudié le réseau électrique afin de mener une bonne politique d'électricité. En effet, ils se sont intéressés au fonctionnement actuel des réseaux électriques, de la production jusqu'à la consommation en passant par le transport, puis étudier sa mise en place, le fonctionnement et la portée des énergies renouvelables avant d'écrire les limites ainsi que des pistes alternatives pour une meilleure gestion de l'électricité. A cet effet l'Agence Internationale de l'Energie (AIE) affirme que la gestion devient une obligation pour tous les pays, dans la mesure où la demande énergétique mondiale augmenterait de 60% d'ici 2030, grâce notamment au développement de l'industrialisation. C'est dans ce cadre que BENJAMIN P. et al (2011), ont développé un outil de gestion de l'énergie électrique. Cet outil permettra pour ces auteurs d'améliorer le fonctionnement de plusieurs sources d'énergie au sein d'un bâtiment. Cet outil se base sur la programmation linéaire appliqué via

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l'algorithme du simplexe. Ce dernier permet selon eux de déterminer précisément lors d'une sollicitation de la charge, quelle puissance doit être utilisée pour chacune des sources dans l'optique de minimiser un coût économique.

Pour parvenir à harmoniser le secteur de l'énergie en Côte d'Ivoire, DJEZOU W. B. (2009) pense qu'il faut redynamiser le cadre institutionnel nécessaire dans le sens d'une gestion plus globale du secteur plutôt qu'une gestion sectorielle. Il ajoute aussi que les niveaux de responsabilités des différents opérateurs devraient être clairement définis et éviter que les fonctionnaires exerçant dans le secteur soient en même temps operateurs. Cela pour une gestion objective du secteur de l'énergie. C'est ainsi qu'il prévoit l'élaboration d'un système de réglementation institutionnelle et tarifaire incitatif et une redéfinition des politiques énergétiques et environnementales englobant tous les sous-secteurs de l'énergie, et particulièrement les sources d'énergies renouvelables. Il encourage aussi la consolidation des actions communes en matière de coopération énergétique et environnementale pour aboutir à la création d'un marché régional de l'énergie. Ce qui a poussé le gouvernement Camerounais à élaborer un plan énergétique national d'après une étude de HELIO INTERNATIONAL (2011). Ce plan a pour but de préserver l'indépendance énergétique et le développement des échanges extérieurs, de promouvoir l'accès à l'énergie à un prix raisonnable et compétitif, de maitriser l'énergie tout en préservant l'environnement, d'améliorer l'efficacité du cadre juridique, réglementaire, institutionnel et des mécanismes de financement du secteur de l'énergie. Dans le même ordre d'idée, le groupe de la BANQUE MONDIALE (2009), propose des stratégies énergétiques afin de décanter un des principaux défis de la plupart des pays en développement et d'assurer un approvisionnement en électricité plus fiable et à la hauteur des besoins, tout en permettant à l'ensemble de la population d'avoir financièrement accès aux services énergétique modernes. La politique de la Banque Mondiale est d'assurer l'approvisionnement à un prix raisonnable de l'électricité. Ce qui nécessite des financements pour accroitre la base d'approvisionnement, réduire les pertes de transfert et assurer une utilisation plus rationnelle de l'énergie que bon nombre des pays ne sont pas parvenus à mobiliser jusqu'à présent. Cette politique de la Banque Mondiale a été applaudie par plusieurs chercheurs et a permis le développement des nouvelles stratégies adopter par d'autres. ANDRIS P. (2012), pense qu'il faut revoir les politiques énergétiques des pays en développement pour permettre l'accès de tous aux sources d'énergie durable. A travers cette étude il évoque le taux d'électrification des régions de l'Afrique subsaharienne qui est de 30 % et mentionne la participation de l'Union Européenne à l'initiative des Nations Unis pour l'accès aux services énergétiques modernes. Pour accroitre l'accès à l'énergie, cet auteur

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propose l'intégration à travers des grands projets d'électrification de portées régionales et la production diversifiée d'électricité d'origine renouvelables. Dans le même ordre d'idée, JEAN PIERRE F. et col (2009) pensent qu'il faut diversifier les sources d'alimentation énergétique et surtout faire recourt aux sources d'énergie renouvelable. Ce qui permettrait non seulement d'accroitre le taux d'accès à travers la production décentralisée, mais aussi de réduire l'impact de la production énergétique sur l'écosystème à travers également l'utilisation de ces sources d'énergies renouvelables. Cela va de pair avec la politique de la BANQUE AFRICAINE DE DEVELEOPPEMENT et de la FAD (2012). Pour ces institutions, la politique du secteur de l'énergie doit viser un double objectif ; d'une part, appuyer les efforts des pays membre régionaux qui visent à fournir à l'ensemble de leur population et au secteur de production, l'accès aux infrastructures et aux services énergétiques modernes, fiables et à un coût abordable, de l'autre à aider ces pays à développer un secteur de l'énergie durable au plan social, économique et environnemental. Cela permettrait de réduire les inégalités d'accès et le renforcement de la compétitivité économique du continent qui enclenchera, à son tour, une croissance économique plus rapide et un développement social équitable.

L'analyse de ce qui précède montre que la gestion de l'énergie consiste à orienter sa demande vers l'utilisation de plusieurs sources d'énergie. Ainsi, pour une meilleure gestion de l'énergie, l'analyse de cette rubrique montre que l'unanimité est faite par les auteurs sur la diversification des sources d'énergie. Mais, ces auteurs proposent surtout l'utilisation des sources d'énergie renouvelable et cela dans le but d'accroitre l'accès d'un plus grand nombre des populations aux sources d'énergie moderne, à moindre coût et sans atteinte à l'environnement. Pour mener à bien l'utilisation de ces sources d'énergie, certains ont développé un outil de gestion énergétique. Cet outil sert à améliorer le fonctionnement de plusieurs sources d'énergie au sein d'un seul bâtiment. Cet outil se base sur une approche mathématique qui permet de déterminer précisément lors d'un appel en puissance, l'énergie que doit émettre chaque source installée sur le bâtiment. Alors que pour DJEZOU W. B. (2009) et HELIO INTERNATIONAL (2011), en Côte d'Ivoire et au Cameroun, il est important de revoir le cadre juridique, règlementaire et institutionnel de la politique énergétique de ces pays afin de promouvoir les projets d'électrification des portées régionales.

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"La première panacée d'une nation mal gouvernée est l'inflation monétaire, la seconde, c'est la guerre. Tous deux apportent une prospérité temporaire, tous deux apportent une ruine permanente. Mais tous deux sont le refuge des opportunistes politiques et économiques"   Hemingway