Les effets du vin sur la santé( Télécharger le fichier original )par Anne Drillaud, Justine Mrozek, Hortense Cabouret ESPAS - Université Catholique de Lille - Ingénierie 2013 |
LES EFFETS DU VIN SUR LA SANTÉ Projet bibliographique, ESPAS Tec2, Année 2013--2014 Justine MROZEK Hortense CABOURET Tuteur: Erick DRILLAUD, Médecin généraliste--hygiéniste
2 REMERCIEMENTS Nous tenons à remercier notre tuteur Erick DRILLAUD, médecin généraliste-hygiéniste et passionné par le domaine viticole. Nous le remercions
pour l'attention toute particulière Poitou-Charentes jusqu'à Lille pour notre soutenance de mémoire. Nous tenons également à remercier Monsieur STAL
pour le suivi personnalisé de notre
3 INTRODUCTIONCertes, l'incontournable slogan « à consommer avec modération » peut rester de mise. De même que cet autre : « un verre ça va, trois verres, bonjour les dégâts. » Il n'empêche ! Il est désormais scientifiquement prouvé, grâce au professeur français Serge RENAUD, par ailleurs « découvreur» du célèbre paradoxe français, que deux verres de (bon !) vin par jour ont un effet bénéfique pour la santé. En outre, le vin a également la réputation de ralentir le développement des cancers. Dans la lignée du professeur RENAUD, d'autres scientifiques se sont également penchés sur la question. A l'issue de l'une de ces études, des chercheurs australiens sont arrivés à la conclusion qu'une alimentation composée de fruits, de légumes, d'amendes, d'ail, de chocolat noir, de poisson et ... de vin pouvaient augmenter l'espérance de vie des femmes de cinq ans environ. Et celle des hommes de six ans ! Une seule condition : se limiter à deux verres de vin de qualité par jour. Il est aussi avéré qu'au-delà de deux verres quotidiens, les effets bénéfiques du vin disparaissent; l'excès d'alcool pouvant entraîner une dépendance et endommager le foie, le pancréas, les reins, les intestins et détruire le système nerveux. Cette « découverte » n'est absolument pas une révélation du XIXème siècle. Les scientifiques de l'antiquité - Hippocrate en tête- étaient déjà arrivés aux mêmes conclusions, excepté en ce qui concerne le chocolat qui était alors inconnus dans nos régions. De son côté, le médecin grec Galien (131-201 après J.-C.), qui fit d'importantes découvertes anatomiques, recommandait tout spécialement un vin rouge doux de Crète. Toutes les trois amatrices de vins et sensibles aux effets de notre consommation sur la santé, nous nous sentons concernées par les effets du vin sur celle-ci. Ce met du patrimoine Français auquel nous attribuons un réel intérêt, de part notre environnement familial et économique, nous a naturellement amené à en savoir plus. D'autre part, nous accordons de l'importance aux dangers d'une consommation qui, aujourd'hui, devient excessive. En effet, en tant qu'étudiantes nous connaissons les risques liés à l'alcool : binge drinking, neknomination, coma éthylique... C'est pour ces raisons que nous portons notre attention sur le vin, boisson dite de « plaisir », afin d'en découvrir les bienfaits et les méfaits que celui-ci peut nous apporter. Quels sont les méfaits du vin ? Quels sont ses bienfaits ? Quel est l'impact du vin sur notre société ? Ces études nous prouvent bien qu'il faut se méfier des points de vu. Entre le cas particulier, le cas clinique, les preuves scientifiques ou encore l'opinion des vignerons, on ne peut se positionner qu'objectivement pour répondre de façon la plus appropriée à notre étude bibliographique.
4 SOMMAIRE REMERCIEMENTS 2 INTRODUCTION 3 I. LES MEFAITS 6 1. Alcoolisme et dépendance 6 2. Maladies liées au vin 7
3. Conséquences de l'alcool 12
4. Pesticides 15 5. Maladies du vin 16
6. Limites sanitaires 19 7. Propriétés physico--chimique 21 A. Vins et risques sanitaires 21
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II. LES BIENFAITS 27 1. Action sur la santé 27
2. Propriétés physico--chimiques 31
3. L'Agriculture biologique 38
III. LA CULTURE DU VIN ANCRÉE DANS NOS RACINES 45
CONCLUSION 53 TABLES DES ILLUSTRATIONS 54 GLOSSAIRE 55 BIBLIOGRAPHIE 58
6 I. LES MEFAITSLa consommation d'alcool est en baisse depuis une quarantaine d'années en France, elle a été divisée par deux entre 1960 et 2009. Aujourd'hui, environ 7 % des adultes ne boivent jamais et 15 % boivent tous les jours (dont 23 % d'hommes et 8 % de femmes). Le vin reste de loin la boisson la plus consommée1. 1. Alcoolisme et dépendance2 Définition de l'alcoolisme : L'alcoolisme définit à la fois un mésusage (mauvaise utilisation) de la consommation de boissons alcooliques, mais aussi de l'ensemble des troubles engendrés par cet abus. L'alcoolisme peut être aigu avec la "cuite" ou les phénomènes de "binge drinking" correspondant à des alcoolisations ponctuelles et massives, mais l'alcoolisme est majoritairement chronique. Dans ce cas, il s'agit d'un comportement qui se caractérise entre autre par l'envie et le besoin de consommer de l'alcool, l'évolution se faisant petit à petit vers une tolérance progressivement accrue à l'alcool avec des besoins de quantités de plus en plus importantes. Une fois la dépendance avérée, l'alcoolique doit faire face à l'apparition de signes de sevrage en cas d'arrêt de la consommation. L'intoxication alcoolique entraîne notamment des destruction de tissus et d'organes, en particulier le foie, et des désordres psychologiques et sociaux (tentative de suicide, violence, troubles relationnels, etc.). L'alcool consommé en excès peut mener à la dépendance (deux millions de personnes alcoolo-dépendantes en France) et il est impliqué dans 30 % des accidents mortels sur la route. Le syndrome d'alcoolodépendance ou "alcoolisme" est une maladie qui présente en général les pathologies suivantes:
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Une alcoolisation chronique avec une consommation excessive et régulière (quatre verres ou plus par jour) peut provoquer des lésions hépatiques, hépatites, cirrhose hépatique, de nombreux cancers (cancer de la cavité buccale, du pharynx, du larynx, de l'oesophage, du foie, du pancréas, le cancer du sein et les cancers colorectaux), des ulcères, des troubles pancréatiques, gastrites, pancréatites, le diabète, obésité, carences, déshydratation, dénutrition, dérèglements hormonaux, impuissance, lésions cérébrales, atrophies cérébrales, encéphalopathies, polynévrites, épilepsie, cardiopathies, hypertension, accident vasculaire cérébral hémorragique, mort subite... Cependant, nous ne sommes pas tous égaux face à la dépendance, plusieurs facteurs jouent un rôle : la génétique, la personnalité/tempérament (impulsivité, recherche de sensations et la prise de risque), la consommation précoce et l'environnement. Des études génétiques ont 3 permis de confirmer le rôle de certains gènes dans la dépendance à l'alcool. Des études montrent une contribution notable des facteurs génétiques (entre 40 et 60 %) dans le risque de développer une dépendance. Des travaux récents indiquent également que l'exposition à l'alcool à un stade précoce du développement, notamment pendant l'adolescence, voire in utero, augmente le risque de devenir dépendant. Une initiation de la consommation dès l'âge de 11-12 ans, multiplie par quatre-cinq le risque de développer la maladie par rapport à une initiation vers 18 ans. Enfin, l'environnement joue un rôle important avec des facteurs sociaux, familiaux ou encore la facilité à consommer cette drogue (prix, disponibilité, publicité, facilité à induire une dépendance). |
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