1.2.2. Le relief et les sols
Diéma se situe sur un bas-fond de 256 m d'altitude.
Cette unité paysagère occupe une bonne partie de la zone
d'étude surtout à l'Est et au Sud-est de la ville. Mais, elle est
soumise aux phénomènes d'ensablement.
On y rencontre d'autres unités paysagères telles
que : Le glacis d'érosion : on le trouve surtout au Nord, à l'Est
et au Sud-est de la ville. Il est affecté par l'érosion en nappe.
Les dunes mortes sont localisées essentiellement au sud, sud-ouest et
à l'ouest du territoire. Elles sont affectées par
l'érosion éolienne. Les glacis d'accumulation sont
dispersés sur l'ensemble de la zone avec des parties sablo-limoneuses et
des parties limono-sableuses. Ils subissent les effets de l'érosion
éolienne.
Les types de sols dominants dans la zone sont les sols sablo
limoneux qui couvrent plus de 75%. Les sols argileux se localisent
essentiellement dans le lit des cours d'eau, les mares et quelques plaines
d'épandage.
1.2.3. L'impact de la route sur le cadre physique :
De l'analyse de l'état actuel du cadre physique,
l'impact de la réalisation de la route est perceptible à
plusieurs niveaux et inversement.
Dans la commune de Diéma, les deux axes routiers
mesures 56 km de longueurs pour 37 mètres de largeurs dont 15
mètres de part et d'autre de l'emprise de la route bitumée.
L'espace occupé par la route dans la commune est estimé à
207 hectares. Or selon le PIRL (Projet d'Inventaire des Ressources Ligneuses),
la densité des ligneux est estimé à 10 Pieds à
l'hectare dans la zone de Diéma. Partant de cette base, nous constatons
que la réalisation de la route a causé la destruction d'environ
2070 pieds d'arbre pour 207 hectares dans la commune.
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Ces dégâts devraient être corrigés
par des actions de reboisement sur le long de la route, malheureusement, ces
mesures n'ont pas été appliquées.
Aussi, l'ouverture des carrières pour le
prélèvement des matériaux de construction
(latérite, moellon, sable) a beaucoup impacté le cadre physique
par l'ouverture des trous profonds. A la fin des travaux, ces sites de
carrières n'ont pas été fermés et les mesures de
restauration du sol n'ont pas suivie.
Des anomalies ont été observées dans
l'approvisionnement des mares, des forages. Il a été
constaté qu'à la suite de la réalisation de la route
certaines mares sont mal ou ne sont plus approvisionnées. Cela est
dû à la réalisation des ouvrages d'art sur la route tel que
les ponts qui n'a pas respecté la réalité du terrain.
C'est-à-dire, suivant le sens d'écoulement naturel des eaux de
ruissellement des pluies. Cela occasionne l'assèchement rapide des mares
(source d'approvisionnement des animaux) pendant la saison sèche et le
non renouvèlement des nappes souterraines d'où
l'assèchement des forages et puits modernes source d'approvisionnement
de la population de Diéma.
Des dépôts d'ordure anarchiques sont
étalés sur les voies au carrefour ainsi qu'à
l'intérieur de la ville (cette partie sera développée
ultérieurement). Les déchets pneus et plastiques se
révèlent les plus importants à cause de la
fréquence des véhicules, mais aussi de l'utilisation
incontrôlée des sachets plastiques par les passagers. Il n'existe
pas un système de ramassage, ni de recyclage de ces déchets, ce
qui à termes détruisent les sols.
En outre, des cas de pollutions de l'air et de nuisances
sonores sont observés au carrefour, car le parc-automobile est trop
vieux. Ces véhicules le plus souvent issus du secours ne sont pas
protégés par des pots catalytiques qui empêchent
l'échappement des fumés.
Bref, les dégâts causés par la
réalisation de la route sur l'environnement sont visibles. Cependant, la
route subit les effets de l'environnement notamment l'érosion hydrique
qui dégrade les berges de la route. Certaines parties de la route sont
emportées par les eaux de la pluie à cause de l'occupation
anarchique (maisons d'habitation) des lits des mares. De ce fait, les eaux de
ruissellement dévient leur sens d'écoulement normal et
s'installent sur la route. Cette situation coûte très chère
à l'Etat qui dépense beaucoup d'argent à l'entretien
routier. Les cas de l'érosion éolienne (ensablement) existe sur
les axés routiers mais très éloigné
(frontière Mauritanienne) de la zone d'étude.
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Enfin, les systèmes d'exploitation des ressources de la
zone, restent la pratique de l'exploitation extensive ; cela se traduit par un
processus de dégradation des ressources naturelles (sols, eaux, faune et
végétaux) et la progression significative du climat
sahélien. Cette avancée progressive dénote de la
désertification qui résulte des effets combinés du climat
et des facteurs anthropiques.
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