à‰valuation de l'environnement de l'investissement et efficacité de la politique économique au Cameroun.( Télécharger le fichier original )par Guy YAKANA YOMBI Université de Yaounde 2 - Soa - Master 2 professionnel en intelligence économique, innovation, entrepreneuriat et développement de PME 2015 |
1.3. Les facteurs institutionnelsIl revient à John Davis et Douglass North d'avoir esquissé, dès 1971, une définition de l'environnement institutionnel. Il désigne essentiellement les normes et règles du jeu qui cadrent l'action individuelle ou collective en imposant des contraintes, mais aussi en fournissant des supports plus ou moins efficaces à l'organisation des transactions. Dans la même lancée, les institutionnalistes qu'il existe à l'extérieur des entreprises, un ensemble de valeurs, de normes, de lois ou encore de modèles organisationnels qui vont influencer leurs structures et leurs modes de gestion (Meyer et Rowan, 1977). DiMaggio et Powell (1983) déclinent ainsi les pressions institutionnelles en contraintes coercitives, normatives et mimétiques. L'environnement institutionnel affecte de plus en plus les décisions commerciales. Le système politique et son arsenal législatif, réglementaire et administratif définit le cadre dans lequel les investisseurs mettent en oeuvre leurs activités. Les principales tendances de l'évolution sont : l'intervention croissante de l'Etat, les réglementations relatives à la structure des marchés, et les groupes d'intérêt.L'investisseur doit prendre en compte l'intervention de l'Etat et la complexité de la jurisprudence. 1.4. Les facteurs culturelsL'entreprise - unité économique - évolue dans un environnement dont le contexte culturel constitue une composante de poids. Tout individu fait partie d'une communauté humaine ; il baigne dans un ensemble complexe de valeurs, de croyances, et de traditions qui façonnent ses relations avec le monde qui l'entoure... Les décisions d'un agent économique sont largement influencées par sa culture et c'est toujours à travers celle-ci que la définition de ses besoins s'effectue. Simple autant que crucial, ce fait d'expérience a donné matière à une abondante littérature. Pour F. Colbert, « les valeurs d'une société jouent un rôle de premier plan dans la mise en marché d'un produit car lorsqu'elles évoluent, elles entraînent un changement d'habitudes chez les citoyens »5(*). Dans le même sens, Helfer et Orsoni soulignent que « les valeurs culturelles dont hérite chacun constituent de puissants facteurs explicatifs de l'achat ou du non-achat : individualisme, importance de la mère, matérialisme, convictions morales ou religieuses sont autant de traits culturels qui orientent la consommation »6(*). L'environnement culturel constitue dont le catalyseur des relations sociales. En effet, tout individu naît et grandit dans une culture qui est susceptible d'influencer ses comportements. Les membres d'une société partagent de nombreuses valeurs et croyances qui orientent leurs attitudes et comportements. Au sein d'une société, on peut constater la coexistence de plusieurs groupes culturels dont les membres partagent les mêmes opinions et centres d'intérêt (par exemple, des groupes ethniques, des groupes religieux). De ce fait, la réussite de tout projet d'entreprise en dépend étroitement. * 5 Colbert, F, in Filion. M et. Colbert, F. (1990) Gestion du marketing, Gaëtan Morin Ed. p.11. * 6 Helfer, J. P. et Orsoni, J. (1981), Marketing, Librairie Vuibert, p. 100. |
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