II. Objectifs et hypothèses de l'étude
A. Objectifs
L'objectif global de cette étude est d'analyser la
relation entre le développement économique à travers la
croissance et pollution atmosphérique au Niger.
De façon spécifique, il s'agit d' :
1-analyser l'effet de la croissance économique sur des
émissions de CO2 au Niger; 2-analyser l'influence de la consommation
d'énergie sur les émissions de CO2.
B. Hypothèses
Ces différents objectifs sont appréhendés
à travers les hypothèses suivantes :
1- il existe une relation positive entre croissance
économique et émission de CO2 ;
2- la consommation d'énergie agit positivement sur les
émissions de CO2 au Niger.
3- le niveau d'éducation contribue à la protection
de l'environnement.
III. Revue de littérature
A. Clarification des concepts
1- Changement climatique
2- Courbe de Kuznets environnementale (CKE)
Simon Kuznets (1954) étudie la relation entre les
inégalités sociales et le niveau de développement d'un
pays. Il trouve que cette relation peut être représentée
par un graphique ayant la forme d'un U inversé où l'axe des
ordonnées représente les inégalités ou le
coefficient de Gini et l'axe des abscisses représente le temps ou le
revenu par tête.
L'hypothèse de base de Kuznets était que les
inégalités de revenu entre citoyens se réduisent
naturellement le long du chemin de développement. Cette relation fut
utilisée à la suite par Grossman et Krueger (1995) pour expliquer
la dégradation de l'environnement suite au développement de
l'activité économique. D'où l'apparition de la
dénomination courbe de Kuznets environnementale qui met en relation le
degré de pollution et le niveau du revenu par habitant d'une nation
(graphe n° 1).

Dégradation de l'environnement


Revenu par tête
Source : Faucheux et Noël (1995)
Graphe 1 : Courbe de Kuznets environnementale
Une explication de cette relation serait que, les pays à
faible revenu, à l'instar de leurs citoyens, sont davantage
préoccupés par la satisfaction des besoins de première
nécessité, l'écologie et la protection de l'environnement
étant alors considérées comme relevant de la
catégorie des biens supérieurs2.
3- Déchets : Tout résidu d'un
processus de production, de transformation ou d'utilisation, toute substance,
matériaux, produit ou plus généralement tout bien meuble
abandonné ou que son détenteur destine à l'abandon.
4- Le dioxyde de carbone (CO2)
Le CO2, tout comme les autres gaz à effet de serre,
absorbe les radiations infrarouges de la terre, ayant comme conséquence
de créer une couche autour de la planète qui empêche la
chaleur de quitter l'atmosphère.
Au cours du dernier siècle, la température de la
planète a augmenté de 0,3 à 0,6 degré Celcius. Il
est à noter qu'on estime qu'environ 50% de cette hausse est attribuable
au CO2 [Tétrault (1992)]. Des changements dans la température
planétaire pourraient provoquer des
2 Un bien supérieur est un bien pour lequel
l'élasticité de la demande par rapport au revenu est fortement
supérieur à un, et en même temps l'élasticité
de la demande par rapport au prix est fortement négative (Lexique
d'économie 2006.)
modifications dans le niveau des précipitations et dans
les zones climatiques, causer des conditions météorologiques plus
extrêmes et augmenter le niveau des mers. Les principales causes de
l'augmentation de CO2 dans l'atmosphère sont la combustion de charbon,
pétrole et gaz naturel, de même que la déforestation.
Afin de faire face aux problèmes associés aux
émissions de CO2, plus de 160 pays ont adhéré au Protocole
de Kyoto en 1997 où les signataires se sont engagés à
diminuer leurs émissions d'ici 2012 par rapport à la situation
qui prévalait en 1990. Des objectifs spécifiques ont
été assignés à chaque pays. Et aujourd'hui les
quelques 200 délégations participant à la
conférence sur le réchauffement climatique de Durban se sont
séparées dimanche sur un pacte qui, pour la première fois,
oblige les plus gros pollueurs à prendre des mesures pour réduire
leurs émissions de gaz à effet de serre.
Mais l'accord de Durban est jugé trop timide par une
partie des délégués et des ONG, qui estiment qu'il ne
permettra pas de contenir le réchauffement climatique sous le seuil des
2°C dans le siècle à venir, défini par les
scientifiques spécialistes du climat pour éviter une mutation
irréversible.
Cet accord intervient après des années de
négociations infructueuses pour imposer une législation
contraignante visant les grands pays émergents comme la Chine et linde,
mais également les pays riches comme les Etats-Unis.
Au terme de deux semaines de débats souvent tendus, les
participants à la 17e conférence sur le climat organisée
par l'Onu sont parvenus à s'entendre sur une extension du protocole de
Kyoto, premier cadre juridiquement contraignant de réduction des
émissions de gaz à effet de serre.
La première phase d'engagement du protocole qui impose aux
pays développés de réduire leurs émissions de CO2
expire fin 2012. Kyoto sera prolongé jusqu'en 2017.
Les Etats-Unis n'ont jamais ratifié leur engagement, la
Chine et linde ne sont pas concernées par le protocole de Kyoto.
Les délégués se sont mis d'accord pour
entamer l'année prochaine des négociations sur un nouveau
système contraignant de réduction d'émissions des gaz
à effet de serre d'ici 2015, avec une entrée en vigueur d'ici
2020.
Le processus, intitulé "Plateforme de Durban", va
"développer un nouveau protocole, un autre instrument juridique ou
une solution concertée ayant une force légale qui sera
appliqué par toutes les parties de la Convention sur le climat de
l'Onu". Une formulation vague, de l'avis même de la
secrétaire exécutive de la convention cadre de l'Onu sur le
changement climatique, Christina Figueres. "Ce que cela signifie doit
encore être décidé", a-t-elle dit.
Les délégués se sont également
entendus sur le format d'un Fonds vert pour le climat destiné à
aider les pays pauvres à faire face au réchauffement
climatique.
"Nous étions venus ici avec un plan A et nous avons
conclu cette conférence avec un plan A pour sauver la planète
pour l'avenir de nos enfants et de nos petits-enfants", a commenté
Maite Nkoana-Mashabane, ministre sud-africaine des Affaires
étrangères et présidente de la conférence de
Durban.
5- Externalité :
Le concept d'externalité trouve son origine dans celui
d'économie ou déséconomie externe introduit par A
Marshall. Mais il fut défini pour la première fois comme un
défaut de marché par Pigou (1932). Il correspond à une
situation où : « une personne A, alors qu'elle est en train de
rendre un certain service, contre paiement, à une autre personne B,
affecte incidemment en bien ou en mal d'autres personnes (non productrices de
services similaires), et cela de telle manière qu'un paiement ne puisse
être imposé à ceux qui en bénéficient, ni une
compensation prélevée au profit de ceux qui en souffrent ».
Une illustration donnée par Pigou est l'exemple des incendies de
forêt provoqués par les locomotives à vapeur. Le passage
des trains est profitable aux voyageurs et aux compagnies, mais les escarbilles
peuvent mettre le feu aux parcelles boisées le long des lignes et
entraîner ainsi un sinistre préjudiciable aux propriétaires
forestiers, acteurs qui ne participent pas à l'échange du service
ferroviaire. La défaillance du marché peut justifier
l'intervention de l'Etat pour compenser les perdants (en cas
d'externalités négatives) ou faire participer les gagnants (en
cas d'externalités positives), voire même pour prendre en charge
la production du bien en cas de fortes externalités positives (exemple
de l'éducation) ou négatives (exemple des stations
d'épuration).
Le mode d'internalisation proposé par Pigou est de
faire payer une taxe ou une redevance à l'émetteur de la
nuisance. Une autre définition du concept d'externalité est celle
proposée par Meade (1973) : « Une économie (ou
déséconomie) externe est un phénomène qui apporte
un bénéfice appréciable (ou inflige un préjudice
significatif) à une ou plusieurs personnes qui n'ont pas
été parties prenantes et consentantes du processus de
décision qui a abouti directement ou indirectement à l'effet
produit ». Ne précisant pas le caractère hors marché
de l'interdépendance entre les agents, cette définition conduit
à inclure les externalités dites pécuniaires (Scitovsky,
1954). Ces externalités affectent incidemment le bien-être
d'autres agents économiques. Par exemple, une augmentation de la demande
de chaussures augmente
le prix du cuir, ce qui se traduira par une diminution de
bien-être d'autres utilisateurs de cette matière première,
comme les acheteurs de sac de voyage.
Pearce (1976) a introduit la distinction
particulièrement importante en matière d'environnement, entre
externalités statiques et externalités dynamiques. Les
premières sont en général spécifiques,
localisées et réversibles, et leur solution relève de
l'internalisation entre agents économiques. Les secondes impliquent des
effets écologiques prolongés sur l'environnement et ne pouvant
être réduites à une relation hors-marché entre
agents, relèvent d'autres méthodes de solutions que de la simple
internalisation (Faucheux et Noël 1995).
Dernière distinction à signaler, celle
d'externalité privée et d'externalité publique (Baumol et
Oates, 1988). Les externalités publiques caractérisent les effets
externes non-rivaux, c'est à dire pour lesquels le préjudice subi
(ou le bénéfice retiré) par un agent ne diminue pas le
préjudice subi (ou le bénéfice retiré) par un autre
agent. Par exemple, lorsque qu'un individu respire les mauvaises odeurs d'une
décharge, cela n'entraîne pas une moindre quantité de
pollution offerte aux narines des autres ; tandis que si le vent dépose
des débris de plastique ou de papier dans un jardin, c'est autant de
détritus en moins qui ne saliront pas les platesbandes des autres.
Pour Coase (1960), l'internalisation ne peut provenir que
d'une négociation bilatérale entre émetteur et victime,
c'est-à-dire d'un marchandage entre agents économiques
concernés, pourvu que le coût d'organisation d'une telle
négociation ne soit pas prohibitif et en tout cas ne dépasse pas
le gain social qu'on peut en attendre.
6- Ouverture commerciale
7- Gaz à Effet de sert(GES)
L'effet de serre est un phénomène
d'échauffement de la surface de la Terre et des couches basses de
l'atmosphère, dû au fait que certains gaz de l'atmosphère
absorbent et renvoient une partie du rayonnement infrarouge émis par la
Terre, ce dernier compensant le rayonnement solaire qu'elle absorbe
elle-même.
L'expression '' effet de serre " est employée usuellement
dans le sens d'<<effet de serre anthropique>>, qui désigne
le réchauffement global du climat attribué à
l'augmentation de la
concentration des gaz à effet de serre, résultant
de l'accroissement de leurs émissions dues aux activités
humaines.
L'effet de serre est donc un phénomène naturel
à l'origine du maintien de la température de l'atmosphère.
L'atmosphère terrestre agit comme un filtre qui laisse passer certains
rayons lumineux du soleil et retient suffisamment de chaleur pour assurer
à la Terre une température propice à la vie.
Les gaz qui provoquent ce phénomène, tels que la
vapeur d'eau, le dioxyde de carbone ou le méthane, sont appelés
'' gaz à effet de serre ". Un effet de serre existe également sur
des planètes telles que Vénus et Mars.
Certains gaz présents en très faible
quantité dans la basse atmosphère (vapeur d'eau,
hydrogène, dioxyde de carbone, méthane, oxyde nitreux) sont en
effet à l'origine de ce phénomène. C'est l'un des
phénomènes naturels grâce auquel l'atmosphère permet
le maintien de la température à la surface de la Terre.
Sans l'effet de serre, la température moyenne à la
surface du globe serait de -18°C.
Les activités humaines seraient, du fait de la
libération dans l'air de gaz à effet de serre, à l'origine
d'une augmentation du phénomène. L'augmentation
incontrôlée de l'effet de serre pourrait provoquer selon les pires
prévisions (violents incendies de forêts dus aux
sécheresses et réchauffement progressif des océans
entraînant la fonte puis la remontée à la surface du
méthane stocké au fond des mers) une augmentation de la
température du globe jusqu'à 10°C en moyenne d'ici à
2150 si rien n'est fait pour diminuer les rejets humains de gaz à effet
de serre.
Schématiquement, la terre reçoit à la fois
un rayonnement provenant directement du soleil et un rayonnement
réfléchi par l'atmosphère, ce qui entraîne une
élévation des températures moyennes à la
surface.
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