2.3 Le produit intérieur brut réel
Les coefficients du revenu dans les équations à
long et court terme ont leurs signes attendus tels que recommandés par
la théorie économique. Le volume des transactions a un effet
positif et significatif sur la demande de monnaie à long terme. Ainsi,
pour une augmentation de 1% de la valeur du revenu, les agents
économiques effectuent plus de transactions, ce qui entraine une
augmentation de la demande de monnaie de 1.76% à long terme. Par
ailleurs, l'élasticité du pibr réel par rapport à
la demande de monnaie à long terme (1.76%) reste élevée et
supérieure à l'unité, ce qui explique l'absence
d'économie d'échelle dans la fonction de demande de monnaie en
3 République démocratique du Congo,
Côte-d'Ivoire, Maurice, le Maroc et Tunisie
Les déterminants de la demande de monnaie en
Guinée Page 27
Guinée. Le résultat ainsi obtenu a
été confirmé par plusieurs études dans les pays en
développement, Jean François Goux(2007).
Toutefois, l'importance du revenu dans la demande de monnaie
est liée à l'effet positif et signficatif de la part de la
consommation finale publique dans le PIB réel par rapport aux autres
composantes. En d'autres termes, le revenu est affecté en partie pour la
consommation finale privée, consommation finale publique,
l'investissement et les exportations nettes. A cet effet, la demande de monnaie
est influencée positivement et significativement à court et long
terme par la consommation finale publique et les exportations nettes. Par
ailleurs, la consommation finale privée et l'investissement l'impactent
aussi positivement et significativement au seuil de 5% à long terme. Par
contre, l'effet de la consommation finale publique est plus important à
court et long terme que celui de la consommation privée, de
l'investissement et des exportations nettes. Une augmentation respective de
1GNF de la consommation finale privée, la consommation finale publique,
l'investissement et les exportations nettes entrainera une hausse de la demande
de monnaie à long terme respectivement de 169.69 GNF, 196.22GNF, 91.31
et de 80.94GNF.
2.4 Le taux de change
Le taux de change a un effet négatif non significatif
dans la première fonction alors qu'il est significatif au seuil de 5%
à long terme dans la seconde fonction. Malgré l'effet non
signficatif dans la première, il reste plus important par rapport
à la seconde fonction. Ainsi, une dépréciation de la
monnaie de 1% se traduirait par une baisse de la demande de monnaie à
long terme de 0.33%. Néanmoins, ce résultat expliquerait un
comportement partiel de fuite de monnaie vers une monnaie
étrangère. Cette fuite partielle pourrait s'expliquer par
l'instauration de la part de la Banque centrale, d'un marché
interbancaire de change pour financer régulièrement une bonne
partie des besoins des importation d'une part, et la mise en place des mesures
de règlementation de change d'autre part. Le même résultat
a été obtenu par JOHN RANDA (1999).
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