Facteurs déterminant le stress chez les personnes en détention préventive dans le milieu carcéral de la commune d'Ibanda.par Meschack MWIMA NYAMAZABO Université Libre des Pays des Grands Lacs de Bukavu (ULPGL /BUKAVU) - Graduate 2019 |
1.2.2 Les différents types de stressDeux types de stress sont à distinguer : le stress aigu et le stress chronique : - Le stress aigu :
est une réaction de l'organisme face à une situation ponctuelle.
Généralement, les symptômes disparaissent peu de temps
après la fin du contexte stressant. ï pathologies digestives : ulcères, troubles fonctionnels intestinaux ï maladies cardio-vasculaires : HTA, infarctus, troubles métaboliques ï troubles musculo-squelettiques ï troubles anxieux et dépressions pouvant évoluer vers des tendances suicidaires. 1. 2. 3 Les facteurs de stress en milieu carcéralD'intensité très variable (simple préoccupation, inquiétude, anxiété, angoisse, peur ou panique, détresse), se trouvent fréquemment à l'origine du stress carcéral une grande incertitude associée au sentiment d'impuissance. Le sujet se sent alors dépassé par une prise de conscience ou un fait soudain, et donc inattendu et surprenant, assez grave pour bouleverser parfois son existence. En tout état de cause, la dimension subjective du syndrome rend compte que les réactions ne sont pas uniformes. Concernant son impact, il devient pathogène chaque fois que s'impose la conviction de l'impossibilité de pouvoir faire face à la situation par ses propres ressources (Laborit, 1979 ; Lazarus, Folkman, 1984). Ainsi, ,l'Agence Européenne pour la Sécurité et la Santé au Travail, renseigne que « le stress survient lorsqu'il y a déséquilibre entre la perception qu'une personne a des contraintes que lui impose son environnement et la perception qu'elle a de ses propres ressources pour y faire face ». Des effets négatifs multiples s'ensuivent tant au plan psychologique que psychosomatique. Mais le stress peut aussi se révéler positif quand les difficultés sont perçues comme surmontables, cette perception donnant alors la confiance en soi nécessaire pour trouver l'énergie de résister et de rebondir. S'agissant des personnes détenues, la comparaison entre récidivistes et primaires comme entre nouveaux et anciens révèle que dans la durée, la souffrance psychique déclenchée par les stresseurs tend normalement à s'atténuer sensiblement et que le stress généré par l'enfermement s'estompe progressivement. En effet, la peine éprouvée n'est pas seulement, ni même essentiellement, causée par les conditions anormales de la vie recluse. Consciemment ou non, elle est dans une large mesure une construction, son ressenti étant avant tout déterminé par des facteurs personnels. De fait, les traits de la personnalité, l'histoire individuelle, ainsi que des vulnérabilités importées qui peuvent en résulter et l'expérience interagissent avec le carcan carcéral pour générer le niveau du stress et le rendre en tout état de cause unique. Ces divers facteurs combinés déterminent ainsi son évolution au cours de la peine, aboutissant assez souvent à une désensibilisation et à une des implications plus ou moins fortes ou, au contraire, à un état de révolte permanent. (Toch, op, cit, p.124) |
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