WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Gestion des espaces verts municipaux et leurs apports dans le développement durable des communes de Yaoundé 2 et 3


par Hubert Aristide Manga Mvondo
Université de Yaoundé 1 - Master en géographie 2023
  

précédent sommaire suivant

Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy

3- Loi appliquée à l'étude :Échanges et proximité : la première loi de la géographie

La première loi de la géographie stipule en effet que « tout interagit avec tout mais deux choses voisines ont plus de chances d'entrer en interaction que deux choses lointaines. » Cette loi s'applique à notre recherche dans la mesure où, comme le stipule la théorie systémique, on peut considérer les relations entre les hommes et les espaces verts dans une logique systémique, les hommes crées les espaces verts et en retour ils reçoivent des services que ces espaces verts fournissent ; il y a donc interaction ; d'autant plus que les espaces verts et les hommes « cohabitent » dans l'espace urbain. L'interaction entre les deux éléments est donc indéniable.

XIII- CADRE INSTITUTIONNEL

Les espaces verts répartis dans les communes de Yaoundé 2 et 3 sont régis par un ensemble de textes de lois et/ou de décrets relativement à la création et à la gestion de ces espaces verts.

D'après les textes de Lois au Cameroun, deux principales institutions sont chargées de créer et de gérer les espaces verts urbains. Il s'agit d'une part du Ministère du Développement Urbain et de l'Habitat (MINDHU) et la de la Communauté Urbaine de Yaoundé (CUY). Mais à côté d'eux, des agents du privé (Organisations Non Gouvernementales et Associations) contribuent également dans ce processus dans le cadre des coopérations. En effet, le décret n°2005/190 du 03 juin 2005 portant organisation du Ministère du Développement Urbain et de l'Habitat (MINDHU), l'article 25 alinéa 7 charge la direction du développement urbain en liaison avec les ministères et les Collectivités Territoriales Décentralisées (CTD) d'embellir les centres urbains. L'embellissement des espaces urbains est davantage relié aux missions dédiés aux communes d'après l'article 157 du code général des CTD et la Loi n°2004/018 du 22 juillet 2004 fixant les règles applications aux communes. En effet, cette Loi permet aux commune de créer, entretenir et gérer les espaces verts urbains, parcs et jardins d'intérêt communal. Avec le processus de décentralisation, les responsabilités liées à la création et à la gestion des espaces verts urbains, des espaces publics et des cimetières sont redirigées au niveau de la Communauté Urbaine de Yaoundé. En effet, d'après le code général des CTD, La Communauté Urbaine est compétente pour toute action relevant de l'intercommunalité, des grands travaux et des projets structurants, et à ce titre, les Communautés Urbaines ont l'exclusivité de la création, l'entretien et la gestion des espaces verts, des espaces publics ainsi que des cimetières publics d'intérêt communautaire.

Constat : la question de la création et de la gestion des espaces verts urbains, à Yaoundé 2 et 3 voire dans les autres communes que compte la CUY, met en exergue plusieurs institutions qui devraient mettre en accord leurs stratégies liées à la promotion des villes vertes et du développement urbain afin de donner une image saine des communes sur le plan esthétique mais aussi d'offrir un cadre de vie attrayant aux populations urbaines.

Le constat est tout autre sur le terrain. En effet, on observe une inadéquation entre ce qui est prévu par les textes de Lois et décrets et les réalisations faites sur le terrain. Ceci est notamment lié au défaut de coordination des actions des différentes institutions en charge de la protection ou de la gestion des espaces verts urbains. L'interprétation et l'analyse faites après nos entretiens semi directifs au services de la création et de l'aménagement des espaces verts de la CUY, ont permis d'établir que cette situation est due au fait que certains espaces verts municipaux urbains sont privilégiés par rapport aux autres notamment sur le plan de leurs aménagements et de la fréquence de leurs entretiens. En effet, pour le cas des espaces verts municipaux de Yaoundé 2 et 3 qui sont en grande partie localisés au centre-ville, les entretiens y sont fréquents et les aménagements sont bien mieux (le cas du Bois Sainte Anastasie, Parcours Vita etc...) par rapport aux espaces verts éloignés du centre urbains. Toutefois, quelques insuffisances subsistent toujours au sein même de certains espaces verts municipaux des deux communes (le cas du Bois Charles Atangana et ses annexes).

On peut noter par ailleurs la non prise en compte et la non-application des principes de la gestion de l'environnement telles que présentées par la Loi n°96/12 du 05 aout 1996 portant Loi-cadre relative à la protection de l'environnement au Cameroun. En effet, cette Loi fixe un certain nombre de modalité liées à la protection de l'environnement en général. Le cas du principe du Pollueur-payeur n'est pas par exemple appliqué lorsqu'on sait que les usagers des espaces verts municipaux participent de façon active à la pollution des espaces verts municipaux des communes de Yaoundé 2 et 3. Ceci est principalement dû à la négligence de la surveillance de l'environnement des espaces verts. Et cette situation tend à encourager un laisser-faire et un laisser-aller des visiteurs dans les EVMY 2 et 3.

précédent sommaire suivant






Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy








"L'imagination est plus importante que le savoir"   Albert Einstein