Tresorerie des banques commerciales et dynamique inflationniste en RDC, de 2005-2010( Télécharger le fichier original )par Ephrem ALAKINI MUHIGIRWA Institut superieur de commerce, isc- Goma - 2010 |
2.18. Les formes de monnaie44(*)À travers les époques, la monnaie a pris différentes formes La monnaie métallique La plus ancienne forme de monnaie est la monnaie métallique : ce sont les pièces de monnaie. Les premières remontent à l'Antiquité : elles étaient en métal précieux (en or ou en argent), mais aussi en cuivre ou en bronze pour celles qui avaient moins de valeur. La monnaie fiduciaire À partir du XVIIème siècle apparaît la monnaie fiduciaire : ce sont les billets de banque. Pour les États connaissant des difficultés financières, le papier-monnaie est le moyen de résoudre leurs soucis de trésorerie : le porteur du billet a en effet l'assurance de pouvoir convertir son billet en or auprès d'une banque, la valeur étant garantie par l'État. Le billet est donc de l'argent virtuel, qui devient concret en l'échangeant contre de l'or. En latin, le mot fiducia signifie d'ailleurs « confiance » : cela explique pourquoi le pouvoir de battre la monnaie (c'est-à-dire fabriquer des pièces et imprimer des billets) a toujours été confié à l'État. Autrefois privilège de la nation, l'émission de monnaie est aujourd'hui un monopole des Banques centrales (comme la Banque Centrale du Congo), contrôlées par le pouvoir politique. La monnaie scripturale Au XXe siècle apparaît la monnaie scripturale : ce sont les chèques, sur lesquels il suffit d'inscrire le montant de son achat pour effectuer son paiement. La monnaie électronique La monnaie électronique est la forme de monnaie très pratique utilisée également désormais : ce sont les cartes de crédit et de retrait. Elles possèdent plusieurs avantages : elles ne nécessitent pas d'écriture et sont protégées du vol par un code secret ou par la signature de leur propriétaire. Les chèques et les cartes de crédit sont les moyens de paiement les plus couramment utilisées par les particuliers aujourd'hui. Avec les pièces et les billets, ils constituent l'ensemble des moyens de paiement en circulation : c'est la masse monétaire. 2.19. La loi de GRESHMANLa loi de Gresham, en économie, principe selon lequel une monnaie dépréciée ou ayant perdu de sa valeur, et circulant conjointement avec des pièces qui ont une valeur réelle du fait de leur teneur en métaux précieux, tend à entraîner la disparition de ces dernières. D'après la loi de Gresham, les bonnes pièces, celles qui ont une valeur, sont soit exportées, soit fondues, afin qu'elles atteignent leur valeur marchande optimale sur les marchés des changes. Après que l'utilisation de la monnaie fiduciaire se fut généralisée, la loi de Gresham s'appliqua de la même manière à la monnaie métallique lorsque la monnaie fiduciaire en circulation fut dépréciée. Le phénomène décrit par la loi de Gresham fut constaté par les marchands, les banquiers et les hommes d'État bien avant le XVIème siècle. Lorsque sir Thomas Gresham exprima l'idée que « la mauvaise monnaie chasse la bonne », il ne formula pas son observation de manière théorique, et ce n'est pas avant la dernière partie du XIXème siècle que son principe fut appelé la loi de Gresham. * 44 Micrisoft Encarta 2010, le 17 Avril 2011, à 13h20'. |
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