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Analyse de la chaine de valeur de l'horticulture dans la plaine de l'Imbo : cas des systèmes de production de tomate dans la commune Mutimbuzi


par Adolphe BIGIRIMANA
Université du Burundi - Master en Economie Rurale, Sociale et de l'environnement  2020
  

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Conclusion partielle

L'objectif de ce chapitre était de présenter les résultats et d'en discuter tout en caractérisant les exploitants de tomate et d'en dire leur mode de faire valoir.

Les résultats qui sont sortis après l'analyse qualitative nous ont permis de confirmer ou d'infirmer les hypothèses sur lesquelles articule ce travail. En ce qui concerne la marge bénéficiaire des exploitants selon leurs systèmes de production, les résultats ont montré que tous les exploitants enregistre la marge bénéficiaire positive mais différente selon le système de production. Concernant la rentabilité, les résultants ont montré que tous les systèmes de production sont financièrement et économiquement rentables mais que deux systèmes dont celui utilisant de la variété locale et celui faisant l'objet de paillage sont beaucoup plus financièrement et économiquement rentable.

Enfin, pour ce qui est de l'impact de la politique de subvention de l'engrais, les résultats ont montré la politique ne se répercute pas sur la rentabilité des systèmes de production de tomate.

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CONCLUSION GENERALE ET SUGGESTIONS

Le but principal de ce travail était d'analyse la chaîne de valeur de l'horticulture dans la plaine de l'Imbo-centre pour le cas des exploitations de la tomate dans la Commune MUTIMBUZI.

Lors du premier chapitre, nous avons cherché à introduire notre recherche en l'orientant à travers le contexte de l'étude, la problématique, les questions que notre recherche se donnait à répondre, les objectifs et les hypothèses nous avons cherché à confirmer ou infirmer dépendamment des résultats de la recherche.

Ensuite, nous avons cherché à définir certains concepts tels que la chaîne de valeur, le système de production, l'exploitation, la rentabilité dans le second chapitre. Une littérature théorique et empirique sur l'analyse de la chaîne de valeur au niveau des exploitations de la tomate et sur la rentabilité tant financière qu'économique des systèmes de production a été fournie dans le même chapitre.

Au troisième chapitre, nous avons essayé de la caractériser de la zone d'étude et de faire l'identification des exploitants. La méthodologie de recherche et la taille de l'échantillon ont été fournies dans ce chapitre. C'est ainsi que la théorie de la matrice d'analyse des politiques (MAP) a été donné, l'outil qui nous a permis de bien analyser la rentabilité tant financière qu'économique des systèmes de production et l'impact de la politique de subvention des engrais sur ces rentabilités. Trois scénarios ont facilité l'analyse dont le scénario 0 retraçait la situation pendant l'enquête, le scénario 1 supposait que l'engrais n'était pas subventionné et le scénario 2 faisait une simulation où on supposait que l'engrais chimique était substitué par l'engrais vert (cas du Tithonia).

Le quatrième chapitre est réservé à l'analyse et discussion des résultats. L'analyse des marges bénéficiaires pour tous les systèmes de production trouvés pendant l'enquête a été faite en premier dans ce chapitre par l'application des différentes formules (premier hypothèse). Ensuite, la Matrice d'Analyse des Politiques a été utilisé dans cette étude du fait que c'est un outil largement utiliser pour analyser la rentabilité de l'activité et impacts des politiques sur cette rentabilité. Cet outil nous a permis de trouver et discuter sur les rentabilités financières et économiques des systèmes de production de tomate dans la zone d'étude (deuxième hypothèse) et d'en discuter sur l'impact de la subvention de l'engrais (troisième hypothèse).

Bref, Les hypothèses suivantes ont été vérifiées :

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Le premier chapitre de ce travail : « Les exploitants de tous les systèmes de production n'ont pas la même marge bénéficiaire. » a été confirmée.

En effet, nous avons constaté, après l'application des formules de calcul de la marge, que les exploitants de tous les systèmes de production de la tomate n'ont pas la même marge bénéficiaire malgré qu'elle positive pour tous les exploitants. Les exploitants appliquant le paillage dans leurs exploitations ont une marge nette par Kg de tomate égale à 393Fbu contre ceux utilisant de la variété locale qui ont 352Fbu par Kg. Les exploitants utilisant de la variété améliorée avec de l'engrais organique sans pratique du paillage n'enregistre que 327Fbu par Kg contre ceux 123Fbu pour ceux n'utilisant que de la variété améliorée sans engrais organique ni la pratique de paillage. C'est ainsi que l'application des feuilles du Tithonia au détriment de l'engrais chimique serait bénéfique pour les producteurs. La marge bénéficiaire des exploitants qui pourraient l'appliquer pourrait passe de 327Fbu/Kg à 605Fbu/Kg.

La deuxième hypothèse : « Tous les systèmes de production ne sont pas financièrement et économiquement rentables » a été infirmée.

Les résultats de la matrice d'analyse des politique nous ont montré que, par leur Profit Financier Net supérieur à zéro (PFN > 0) et Profit Economique Net supérieur à zéro (PEN > 0) tous supérieurs à zéro, tous les systèmes de production sont financièrement et économiquement rentables. En effet, par rapport aux autres systèmes, deux sont beaucoup plus financièrement et économiquement rentables avec :

- le PFN par are égale à 53452Fbu pour le système utilisant la variété locale et 51453Fbu pour celui dont les exploitants font le paillage.

- Le PEN par are égale à 53264Fbu pour le système utilisant la variété locale et 50717Fbu pour celui dont les exploitants font le paillage.

La troisième hypothèse : « la politique de subvention de l'engrais affecte négativement la rentabilité des systèmes de production de tomate » a été confirmé. En effet, les résultats de la matrice d'analyse de politique nous ont montré que les principaux indicateurs des effets des politiques dont le Coefficient de protection effective (CPE) et nominale (CPN) inférieurs à 1 pour tous les systèmes de production ce qui implique la politique de subvention ne se répercute pas sur la rentabilité des systèmes de production de tomate.

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A l'issu de ce travail, nous voudrions émettre quelques suggestions se fondant sur notre analyse :

> Pour faire face au problème de la main d'oeuvre, la mécanisation agricole est à préconiser dans la plaine en générale et dans les zones de production maraîchère en particulier. Ceci proviendra de la collaboration à la fois du gouvernement des organisations des producteurs et des autres intervenants dans la production maraîchère.

> L'encadrement devrait être adapté aux technologies en matière de fertilisation, de culture et d'efficacité dans l'utilisation des intrants agricoles. C'est notamment l'adoption des méthodes utilisées dans les systèmes de production qui sont beaucoup plus économiquement et financièrement rentables comme par exemple l'utilisation efficiente des engrais et des produits phytosanitaires ainsi que la pratique de paillage pour produire sain.

> Les intervenants locaux devraient penser à réduire l'utilisation de l'engrais chimique en incitant les exploitants à adopter l'engrais vert afin de produire sain et de penser à la préservation de l'environnement et à la santé humaine. Ceci peut être rendu possible par la création d'un collectif modèle des exploitants qui pourrait prendre le devant dans l'utilisation de l'engrais vert appuyé par lesdits intervenants. Le rendement qui pourrait sortir de cette pratique inciterait la génération future des exploitants et la qualité de la tomate issue de cette pratique serait préférable pour les consommateurs et par conséquent améliorerait le revenu des exploitants.

En définitive, nous osons espérer que ce travail n'est pas le dernier du genre, Nous invitons les chercheurs à suivre la recherche dans ce domaine notamment :

+ Dans l'analyse de la rentabilité économique et financière pour toutes les filières ainsi que l'impact des politiques qui s'y appliquent à l'aide l'outil de la matrice d'analyse des politiques (MAP).

+ Dans l'analyse des déterminants de l'adoption de l'engrais vert dans la production maraîchère.

+ Faire des analyses pédologiques pour compléter les études de rendements faites dans l'angle économique.

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