Intégration économico-financière de l'association pour le développement des sourds de Bukavu( Télécharger le fichier original )par Valentin ISSANDA NKOKI Université du CEPROMAD - Licence en Management et Sciences économiques 2008 |
CHAPITRE III : ANALYSE, INTERPRETATION DES DONNEES ET PRESENTATION DES RESULTATS3.0. INTRODUCTIONCe chapitre a pour but de présenter, d'analyser et d'interpréter les données comptables récoltées au sein de l'Association pour le Développement des Sourds de Bukavu. Sur base de données disponibles, nous avons limité notre analyse pour une période allant de 2006 à 2008. L'instrument de base sera le bilan comptable établi par nous-même, à partir des informations reçues dans les rapports annuels et des inventaires pour chaque année au sein de notre organisation d'étude.
3.1. PRESENTATION DES DONNEES BILANTAIRESTableau n° 1 : Présentation des données bilantaires en dollars américains ($us)
Source : Nos investigations à l'aide des inventaires et rapports annuels et in de l'A.D.S.B, de 2006 à 2008. Explication de quelques postes du bilanPour connaître les performances socio-économiques et financières, et apprécier la structure financière d'une entreprise, il faut disposer de son bilan ; car ce dernier constitue un moyen de gestion, de contrôle et d'information. Le bilan c'est la photocopie, le miroir de la situation patrimoniale de l'entreprise à une période déterminée. Comme nous pouvons le constater, le tableau n°1 est une mise en commun des bilans de l'A.D.S.B durant une période de trois ans successifs. Ces bilans ont chacun, deux grandes parties : l'actif et le passif. L'actif présente en les déterminant, l'ensemble des emplois dans lesquels l'entreprise utilise les capitaux dont elle a à sa disposition ; c'est-à-dire donne l'image des biens composant le patrimoine tandis que le passif présente, en les détaillant, l'ensemble des ressources dont dispose l'entreprise pour exercer son activité. C'est-à-dire indique les modalités de financement (sources, origine de financement ou des avoirs). Dans l'établissement du bilan, les biens sont placés à l'actif, selon l'ordre de liquidité croissante vers le bas et au passif, selon l'ordre d'exigibilité croissante vers le bas ; c'est-à-dire le passif commence par les dettes dont la date d'exigibilité est la plus proche. Tels que nous les avons présentés, ces bilans sont composés en grandes parties, qui sont les masses bilantaires (les valeurs immobilisées et les valeurs circulantes à l'actif, et les capitaux permanents et les dettes à court terme au passif). a) Les biens stables ou l'actif immobilisé Sont des biens durables acquis par l'organisation et constituent l'outil de travail ou d'exploitation de l'objet social. On y retrouve les biens de toute nature : meubles et immeubles, corporels et incorporels acquis et ou créés par l'agent économique non pas pour être vendus ou transformés, mais pour être utilisés d'une manière durable comme instrument d'exploitation ou de production. L'usure de ces biens ou la dépréciation, physiquement, est constatée par leur amortissement. Il s'agit donc d'emplois fixes destinés à rester dans l'entreprise pour lui permettre de fonctionner. Les bien stables sont, en principe, financés par des apports soit d'exploitation, soit des fondateurs des organisations et par des emprunts à plus d'un an. Cet ensemble des apports est le financement stable ou permanent. D'où, les biens stables ou immobilisations à l'actif sont le financement au passif. b) L'actif circulant (valeurs d'exploitation, valeurs réalisables et valeurs disponibles) ou valeurs de liquidité sans délai : Ce sont respectivement des biens sous forme de stocks et créances. Ils sont engendrés par l'exploitation normale de l'organisation pour atteindre les objectifs assignés d'une part, et d'autre part, la banque, le compte chèques postaux, la caisse, le placement à court terme, le prêt à moyen terme venant à l'échéance à moins d'un an et les autres postes de trésorerie positive. Ces éléments de l'actif circulant sont en perpétuel mouvement et se renouvellent plusieurs fois dans l'année par l'activité et le fonctionnement de l'entreprise29(*). c) Le financement stable ou capitaux permanents Il comprend les membres sous forme de cotisations ou des droits d'adhésion ou d'une part, et les apports étrangers pour financer les projets et/ou les programmes négociés en partenariat entre ONGD locales et ONGD internationales d'autre part : - Les réserves : il s'agit pour le cas d'espèce, des intérêts du capital et de différentes ressources non capitalisées et non utilisées dans la couverture des frais du personnel ; - Les plus-values de réévaluation : ce sont des écarts constatés par suite d'une cession ou d'une vente d'un bien stable amorti et sa valeur actuelle de vente ; - Les charges à étaler : sont des organes engagés lors de la constitution d'une OD et qui ne peuvent pas être supportées pour une année. Elles sont donc étalées sur plusieurs périodes (exercices). Il s'agit des fournitures, des frais d'installation, ... Signalons que l'A.D.S.B est locataire, et peut changer de résidence à tout moment, c'est ce qui explique la grandeur de ce poste. d) Les dettes à court terme Elles comprennent un certain nombre de tiers qui participent au financement de ces biens au cycle d'exploitation en octroyant des crédits (fournisseurs, personnel, etc.) d'une part, et d'autre part, les remboursements des emprunts à moins d'un an, le compte courant des membres et autres postes de trésorerie négative. Entament ainsi, le poids de ses avances pour l'organisation, ces crédits sont appelés financement du cycle d'exploitation. Les bilans ainsi présentés feront l'objet d'une analyse financière de certaines grandeurs. La situation nette ou capitaux propres. Pour Alain-ch, Martinet et Hamed.Silem ; « les capitaux propres sont des sommes engagées par les fondateurs et les actionnaires d'une entreprise à l'exclusion des dettes et les emprunts à moyen et long termes comprenant : le capital social, les primes d'émissions d'actions, les réserves, les reports à nouveau positif, les fonds de renouvellement, les profits jusqu'à leur répartition, les écarts de réévaluation, les plus-values réalisées à l'occasion de certaines opérations (fusion, etc.) et les subventions d'investissement30(*). Cette énumération est de taille et dépend d'une organisation à une autre. En ce qui nous concerne et selon les données disponibles recueillies, les capitaux propres ou situation nette est la somme algébrique des comptes de capital social, réserves, résultat net et plus-value, sous déduction de résultat négatif (perte) et charges à étaler. Notons cependant qu'à raison de la variabilité des contributions tant internes qu'extérieures, le principe de la fixité du capital n'est pas respecté. Ce qui dégage une accumulation du capital d'un exercice à un autre. Il y a un certain dynamisme dans la constitution du capital social. Les emprunts et dettes à moyen et long termes. Ce sont des réserves spécifiques pour couvrir certaines charges déterminées dont la durée de couverture va au-delà d'une année. * 29 MATETA N. Maty ; Analyse financière, cours inédit, UNIC-BUKAVU, G3, 2006 - 2007 * 30 Alain-ch et alli, Lexique de gestion 5ème édition, Dalloz, Paris, 2002, p.129. |
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