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Politique budgétaire et croissance économique en RDC de 2000 à 2015.( Télécharger le fichier original )par Yannick NLUNGU KWETA Université de Kinshasa - DESS 2016 |
INTRODUCTIONL'Etat est un planificateur bénévole, bienveillant, omniscient, et altruiste40(*). Il intervient dans l'économie afin de réguler cette dernière. A ce jour la question en terme de plus d'Etat ou de moins d'Etat ne se pose plus comme le souligne BOFOYA KOMBA Beaujolais dans son livre des Finances Publiques, mais plutôt en terme de quelle Dimension d'Etat pour une phase donnée de la vie Nationale. Autrement dit, il revient de trouver le taux d'imposition optimale compatible avec les exigences du moment que l'Etat doit fixer pour se donner les moyens de son action sans compter indéfiniment sur les Emprunts. La taille de l'Etat ou l'ampleur de son intervention dans l'économie doit être compatible aux attentes et objectifs de la population en vue de créer les externalités positives au travers les dépenses dans les secteurs porteurs de croissances (santé, éducation, routes, ports, ponts, aéroport, électricité, et c...) avec des effets stimulant sur les activités des privés dans le but de réduire leurs coût de production. SECTION 1 DE L'ANALYSE THEORIQUE1. APPROCHE MATHEMATIQUEPartant de l'hypothèse g/y=t d'où g= t.y g=G/L ; y=Y/L ; t=T/Y G=dépenses publiques globales Y=PIB T= recettes fiscales Comme Y=AK1-ágá= AK(g/k)á PmK = (1-á) A (g/k)á=(1-á)A1/1-á(g/y)á/1-á A l'état régulier, le taux de croissance des variables réelles est données par : dY/Y = ? = dK/K = dc/c Et si on remplace PmK par sa valeur, on obtient l'équation suivante Avec le modèle de croissance (taux de croissance)41(*) ? = [1/? (1-ô) (1-á) A1/1-á (ô)á/1-á ] -Ñ où le ? dépend positivement des G où ô=g/y Si nous maximisons l'équation précédente nous avons : (ô) comme variable de contrôle Condition de premier ordre : d?/dô=0 ?=1/? (1-á) A1/1-á[(1-ô) (ô)á/1-á] -Ñ Dérivons cette fonction ?=1/? (1-á) A1/1-á[(-1) (ô)á/1-á+ á/1-á (ô)(á/1-á)-1(1-ô)] >= -ôá/1-á+ á/1-á(ô)(á/1-á)ô-1(1-ô)=0 >= -ôá/1-á[-1+ á/1-á ô-1(1-ô)]=0 >= -1+ á/1-á(1-ô)/ô =0 >= á/1-á(1-ô)/ô = -1 >= á(1-ô) = (1-á)ô >= á-áô = ô- áô > á=ô Où á est la part de la croissance du fait des dépenses publiques. La croissance est maximisée au point où á=ô dans la courbe de LAFFER, c'est-à-dire au point où le taux d'imposition (ô) est égale à l'élasticité de la croissance par rapport aux dépenses publiques. Le Gouvernement devrait arrêter d'imposer de manière supplémentaire l'économie car son action n est plus favorable au-delà de á. Soit y = Ak1-ágá lny=lnA+(1- á)lnk+lng dlny/dlng= á autrement dy/y dg/g = dy/y . g/dg = dy/dg . g/y= á Revenus trend (dérivé)=0 Taux d'imposition á=ô Tant que alpha (l'élasticité des dépenses publiques de la croissance économique (en pourcentage de la croissance globale) reste supérieur au taux de pression fiscale, cela veut dire que la politique fiscale est favorable à la croissance économique. En effet, pour un ô supérieur à á, les recettes fiscales sont inferieures au niveau maximum et l'impôt devient dissuasif. Où, on a en abscisse, le taux d'imposition ( * 40 La notion d'altruisme est évoquée par le Professeur NSUAMI NGOMA J.B. dans son cours d'éthique économique et responsabilité sociale. L'Etat est sensé s'occuper du bien être des autres et non de « lui-même » * 41 BOFOYA KOMBA B., modèles macroéconomiques, éd. Galimade, Kinshasa 2010 P96 |
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