Contribution à la mise en place d'un cadre de partenariat entre les communes et les organes GIRE dans le sous bassin versant de la basse vallée de la Tarka au Niger( Télécharger le fichier original )par Abdou Rhamane AHMET Centre régional Agrhymet de Niamey - Master en gestion concertée des ressources naturelles option eau et environnement 2011 |
Chapitre 1 : CADRE THÉORIQUEI- DÉFINITIONS DE QUELQUES CONCEPTS : GIRE et CLE1-1 La GIRE : Approche par bassin versantLe Partenariat Mondial pour l'Eau définit la GIRE comme « un processus qui vise à promouvoir le développement et la gestion coordonnée des ressources en eau, terres, et autres, de manière à maximiser le bien-être économique et social de façon équitable, sans compromettre la durabilité des écosystèmes essentiels » (GWP, 2000 cité par 2iE, 2011). Au moment où les pressions sur les ressources en eau augmentent mondialement en raison de l'accroissement de la population, la pollution, et les impacts des changements climatiques, la GIRE est considérée comme un cadre permettant de réfléchir à une approche plus durable de la gestion et de l'usage des ressources en eau ( www.gwptoolbox.org). La notion de GIRE a pris naissance lors des consultations informelles de Copenhague en 1991. Elles ont été concrétisées lors de la conférence de Dublin en 1992 où les principes directeurs d'une « bonne » gestion de l'eau ont été arrêtés, principes appelés aujourd'hui principes de la GIRE. Ces principes sont les suivants ( http://www.wmo.int/pages/prog/hwrp/documents/francais/icwedecf.html) : Principe 1 : L'eau douce est une ressource limitée et vulnérable qui est indispensable à la vie, au développement et à l'environnement ; Principe 2 : La mise en valeur et la gestion de l'eau doivent avoir un caractère participatif et associer les utilisateurs, les planificateurs et les décideurs à tous les niveaux ; Principe 3 : Les femmes jouent un rôle déterminant dans l'approvisionnement, la gestion et la préservation de l'eau ; Principe 4 : L'eau douce est utilisée à de multiples fins et a une valeur économique et l'on doit la reconnaître comme un bien économique. Le sommet de la Terre à Rio en 1992 a traité en détail de la question de l'eau ( http://wwwv1.agora21.org/rio92/A21_html/). L'eau doit être gérée en préservant l'environnement dans le cadre d'une politique de développement durable. Trois objectifs ont été retenus pour
intégrer des éléments de la qualité de l'eau
à la gestion des écosystèmes aquatiques contre la dégradation des bassins; de la protection de la santé publique, incluant l'eau potable et du contrôle des vecteurs de maladies. Lors du sommet mondial de Johannesburg pour le développement durable en 2002, l'ensemble des États membres des Nations Unies se sont engagés à mettre en place des politiques et des stratégies de Gestion Intégrée des Ressources en Eau pour 2005, mais cet objectif n'a été que partiellement atteint ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Sommet_de_la_Terre_2002). La GIRE est un concept empirique développé à partir de l'expérience des professionnels de l'eau sur le terrain. C'est une approche souple de la gestion de l'eau qui peut s'adapter aux différents contextes internationaux, nationaux et locaux. (SOULIÉ, 2011). Les politiques relatives à l'exploitation et la protection des ressources en eau d'un pays, lorsqu'elles sont appliquées à l'échelle du bassin, apportent des solutions adaptées à l'ensemble du bassin et permettent de résoudre les conflits amont / aval ou entre régions (JEAN, 2001). Une approche par bassin permet d'appréhender le système hydrographique dans son ensemble. En d'autres termes, les politiques nationales ainsi que les accords internationaux et les conventions régionales sur les eaux transfrontalières doivent être appliqués dans les bassins (JEAN, 2001). La relation entre l'administration des ressources en eau d'un pays et la gestion de l'eau des bassins devient ainsi dynamique et plus adaptable à l'évolution des circonstances environnementales, sociales ou économiques. Les objectifs suivants sont visés à travers la gestion des bassins versants (JEAN, 2001) : - Rassembler les usagers et acteurs de la ressource en eau d'un même bassin versant afin qu'ils se concertent sur les usages à privilégier et les actions à entreprendre ; - Permettre de concilier des usages parfois conflictuels entre la préservation des écosystèmes et les activités de développement économique ; - Favoriser la mise en valeur de l'eau sur les plans environnementaux, sociaux et économiques ; - Permettre d'adopter une vision commune pour les décennies futures ; - Favoriser la participation du public dans le processus de prise de décision ; - Permettre une utilisation judicieuse des fonds publics et privés en favorisant une coordination plus efficace des actions entreprises par les divers intervenants ; - Faire émerger des leaders parmi les acteurs locaux. Dans la basse vallée de la Tarka, le principal défit est relatif à l'approvisionnement en eau et assainissement (AEA). Dans ce cas précis, la GIRE peut jouer un rôle de premier plan dans :
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