Réformes financières et rentabilité du système bancaire des pays de la CEMAC( Télécharger le fichier original )par Bruno Emmanuel ONGO NKOA Université de Yaoundé II - Diplôme d'études approfondies 2009 |
I.2.1.2. LES CARACTÉRISTIQUES DE LA CRISE DANS LES SIX PAYS DE LA CEMACLa crise bancaire qui secoua de façon générale les pays de la sous-région a cependant présenté quelques particularités entre les Etats. Les rapports de la BEAC en 1990 sont arrivés aux conclusions suivantes 26(*): - le système bancaire camerounais était le plus grand en termes de nombre de banques et était le plus dévasté. Il affichait un besoin de financement de 490,4 milliards (Mds) de franc CFA dont 185,1 Mds FCFA pour les banques à liquider et 305,3 Mds FCFA pour les banques à restructurer ; - suivait le Congo qui présentait un besoin de 17,5Mds FCFA ; il devait servir à hauteur de 15 Mds FCFA pour les liquidations des banques irrécupérables et de 2,5 Mds FCFA pour les restructurations de celles jugées encore viables ; - la République Centrafricaine était le troisième du classement. Le besoin de financement s'élevait à 10,1 Mds FCFA : 2,5 Mds FCFA réservés aux banques à liquider et le reste, soit 7,6 Mds FCFA, étaient destinés aux banques à réhabiliter ; - quant au Tchad les besoins de financement atteignaient 6 Mds ; ces besoins renfermaient près de 1,8 Mds FCFA pour les banques à liquider et environ 4,2 Mds FCFA pour les établissements à réhabiliter ; - le secteur bancaire équato-guinéen était l'avant dernier. Son besoin de financement était d'environ 3,5 Mds pour l'ensemble des banques devenues inactives ; - le secteur bancaire gabonais était le plus sain avec le besoin de financement le moins élevé soit 1,3 Mds FCFA pour la totalité des établissements bancaires à liquider. Cette crise a présenté des conséquences importantes dans les sphères réelles et financières des économies. * 26 Les chiffres qui suivent sont ceux du système bancaire de 1990 tirés des statistiques de la BEAC (Rapport d'activité 1996). |
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