WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

La valorisation de patrimoine floristique urbain- cas de la ville de Ain Sebt

( Télécharger le fichier original )
par Hicham Tobal
Université Farhat Abasse Sétif 1 - Algérie - Master 2 en Biologie 2017
  

précédent sommaire suivant

Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy

VIII -Le rôle des espaces verts urbains:

Il est évident et nul ne conteste aujourd'hui l'utilité des espaces verts en milieu urbain, surtout lorsqu'il s'agit d'agglomérations étendues, à forte densité de population.

Il est bien établi que les espaces verts urbains agissent favorablement sur le milieu physique des agglomérations et sur le psychisme de leurs habitants. Il ne faut pas prêter aux espaces verts urbains des effets climatiques aussi prononcés que ceux des grandes masses forestières qui produisent de l'oxygène et absorbent le gaz carbonique en quantités importantes, régularisent l'état hygrométrique de l'air et la température. (Azzouzi, 2011).

1. Rôle urbanistique :

« Les espaces verts composent un maillage interstitiel de verdure (espace libre) et ils de définissent par opposition aux espaces construits (espace plein) » (Certu, 2001). La Notion d'espace vert est un concept opérationnel d'urbanisme (Vilmorin, 1976 in Mehdi 2008).

1.1 Absorption des eaux de pluie:

Les espaces verts boisées sont des agents épurateurs de l'eau .Ils agissent notamment sur la filtration des eaux pluviales qui alimentent de nombreux ruisseaux qui dextrement des collines, contribuant ainsi à clarifier les cours d'eaux pollués de même, en relent issant le ruissellement contribuent ils à réalimenter en eau pure la nappe phréatique et à freiner l'érosion des pentes.

Chapitre I synthèse bibliographique

Chapitre I synthèse bibliographique

Les plantes aident le sol à retenir l'eau, à la pomper et à la transférer du sol vers l'atmosphère. En fait, au cours d'une année, la quantité d'eau transitant des plantes vers l'atmosphère (transpiration) est environ deux fois plus importante que celle qui transite des rivières vers les océans.

1.2 Esthétique :

L'arbre joue un rôle prépondérant dans la structuration paysagère en ville et constitue un élément de référence pour les citadins par apport à l'espace.

L'insertion harmonieuse de l'arbre dans l'environnement urbain permet de créer un cadre agréable, de mettre en valeur les bâtiments, les vues et perspectives.

L'arbre articule et définit les espaces. L'arbre est un élément central du paysage de nos villes, il met en valeur ou au contraire occulte des éléments architecturaux ou urbains. (Gillig et al, 2008). 1.3 Renforcement de la lisibilité :

Les espaces verts permettent de limiter les espaces. Par la diversité de paysage qu'ils créent, ils donnent une meilleure identité aux sites. Les plantations d'alignement renforcent la lisibilité des axes principaux, diminuent l'impact visuel d'un bâti trop hétérogène, diversifient, en variant les espèces, les paysages crées. Ce sont donc des éléments essentiels de la composition urbaine. 1.4 Protection contre le bruit :

Les plantations suffisamment épaisses permettent d'atténuer les nuisances sonores. Elles permettent alors de réduire un certain nombre de troubles psychologiques et physiologiques engendrés par le bruit. Une ceinture d'arbre de 30 mètres d'épaisseur diminue le bruit de 6 à 8 décibels. Cette atténuation est importante, si on retient qu'une atténuation de 12 décibels correspond à une diminution de la sensation sonore de l'ordre de 50%. (Voire la figure n°05).

Figure n°5. Contrôle de bruit par la végétation.

Source :( Adra, 2011).

« Le végétal n'est cependant pas qu'un régulateur dans la ville, c'est aussi un médiateur social, c'est-à-dire ce par quoi l'identité et la qualité de la ville adviennent, ce par quoi l'agglomération devient cité appropriée ou appropriable par les habitants » (Donadieu, 1996).

2. Rôle social :

« Pour le bonheur, la sauvegarde du monde, il est plus essentiel de le végétaliser que de le minéraliser. Planter est plus urgent que bâtir. L'homme a un besoin plus vital d'arbres, de plantes et d'herbe que de béton, de pierres et de bitumes » (Philippe Saint-Marc, 1971 in Mehdi, 2008). 2.1 Détente :

Les espaces verts sont une nécessité vitale pour les habitants des villes soumis à de nombreux stress : bruit continuel, pollution atmosphérique, manque de repos... La détérioration accélérée de l'environnement urbain engendre des troubles nerveux, des déséquilibres psychologiques. Le maintien de cet équilibre peut être favorisé par l'aspect naturel, par la souplesse des lignes, par la création d'une ambiance agréable et par des effets calmants, par la sensation d'espace et de lumière. « La réintroduction de nature dans la ville n'est pas seulement un problème sanitaire. Les espaces verts répondent à un besoin très profond, en quelque sorte la fixation symbolique de la réaction de liberté et d'agressivité que la concentration des masses humaines dans un espace totalement artificiel ne peut satisfaire » (Donadieu, 1996).

2.2 Educatif et Pédagogique :

Les espaces verts sont d'excellents terrains d'initiation à la nature. Ils font l'objet de différentes actions de sensibilisation et d'éducation à l'environnement auprès des scolaires. L'objectif est de sensibiliser les enfants à l'importance des espaces verts dans la vie des hommes. Visites, expositions, sentiers d'interprétation et guides doivent être proposés par des organismes privés ou publics pour inciter à connaître pour aimer, aimer pour protéger.

Une vocation pédagogique est également conférée aux espaces verts notamment les jardins par la création de relations avec les écoles du quartier pour permettre aux enfants des écoles environnantes de venir y cultiver quelques plantes. Le jardin est un lieu favorable à la découverte de la nature et l'expérimentation du jardinage par les enfants.

3. Rôle environnemental :

« Cette fonction doit s'entendre à la fois dans le sens de la protection du sol par l'usage valorisant qui est donné aux espaces verts contre le développement anarchique des constructions et pour la protection de l'équilibre de l'écosystème urbain » (Vilmorin, 1976 in Mehdi, 2012).

Les espaces verts ont un rôle primordial d'épurateur de l'atmosphère :

Chapitre I synthèse bibliographique

3.1 Epuration chimique :

Les arbres interceptent les matières particulaires et absorbent des polluants gazeux comme l'ozone, le dioxyde de soufre et le dioxyde d'azote, les éliminant ainsi de l'atmosphère. Les arbres émettent également des composés organiques volatils, tels que l'isoprène et les mono terpènes qui peuvent contribuer à la formation d'ozone dans les villes.

En transpirant de l'eau et en ombrageant les surfaces, les arbres abaissent les températures locales de l'air Nowak (1995).

Des plantations de protection le long des routes à grande circulation et autour des zones industrielles sont donc un moyen efficace de réduire la pollution atmosphérique. Mais cela ne saurait être pris comme prétexte pour négliger la lutte

Contre la pollution à sa source. (Mehdi, 2008).

3.2 Fixation des poussières, produits goudronneux et huileux :

Ces produits très présents dans l'air urbain se déposent sur les feuillages et sont en partie lavés quand il pleut. Pour que cette action épuratrice soit efficace, il faut cependant que les végétaux ne soient pas surchargés, ce qui suppose un minimum d'espaces verts. « Le filtrage se produit surtout à une échelle micro climatique (dans l'îlot de chaleur urbain), en particulier en soirée dans les milieux les plus chauds (zones fortement minéralisés) et les plus fraîches (espaces verts). Il est donc souhaitable de compartimenter l'agglomération urbaine dense par des masses végétales permettant entre autre de piéger la pollution (Certu, 2002). L'accroissement des espaces verts fait donc partie intégrante de la lutte contre la pollution.

La végétation des espaces verts naturels ou artificiels contribue à l'épuration et à la réduction du taux de CO2, par l'intermédiaire de la fonction chlorophyllienne (lors de l'activité photosynthétique, un hectare enherbé retient 1000m de carbone provenant de 2400m de CO2 absorbés (Mehdi, 2008).

3.3 Thermorégulateur:

Les espaces verts quelque soit leur nature exercent un effet dépendent de la morphologie et de la physiologie des espaces présentes. Les espaces arborés favorisent également un abaissement des températures et une augmentation de l'humidité relation de l'air.

Selon Jarvis (1989) in Mehdi (2008) un hectare de forêt rejette dans l'atmosphère 30 tonnes d'eau par jour.

Chapitre I synthèse bibliographique

Les espaces verts fournissent de l'oxygène, protègent le sol, filtrent l'eau, offrent nourriture et habitat à la faune et plaisir aux êtres humains, mais ils jouent aussi un rôle important en ce qui concerne divers aspects des changements climatiques. La plupart de ces facteurs peuvent devenir encore plus importants dans un environnement urbain, particulièrement à la lumière de l'augmentation des niveaux de pollution et de chaleur associés aux changements climatiques.

- la pollution est concentrée dans les villes. Les arbres absorbent beaucoup de polluants atmosphériques. Tans et al. (1990) ont montré l'importance des arbres. Ils ont mis en relief qu'un seul arbre peut absorber jusqu'à 7 000 particules de poussière par litre d'air. En plus d'être bon pour le climat, ce facteur peut améliorer la santé des citadins qui souffrent d'asthme et d'autres maladies respiratoires. (Mehdi, 2008).

3.4 Ombre :

Les espaces verts jouent le rôle d'abris face à la chaleur notamment dans les pays chauds

Par contre la ville est elle-même un frein à la végétalisation pourtant bénéfique. Les pollutions de l'air, du sol et de l'eau nuisent à la bonne santé des espaces verts. Les poussières, les émissions sulfuriques (combustion) et nitriques (véhicules à moteur) et les autres émanations nocives urbaines participent à la dégradation générale du milieu urbain. Il est donc évident que les arbres en ville ne se trouvent pas dans un état de croissance normale et correspondant à leurs exigences naturelles. (voire la figure n°06).

Figure n°6. Les différents enjeux de la nature en ville. Source: (Mehdi, 2008).

précédent sommaire suivant






Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy








"Il existe une chose plus puissante que toutes les armées du monde, c'est une idée dont l'heure est venue"   Victor Hugo