VI. CONCLUSION
Ces cinq dernières années l'environnement
international est marqué par les crises pétrolière,
financière et économique. Au plan national, la Côte
d'Ivoire a connu une crise sociopolitique cette dernière décennie
presque dénouée depuis l'accord politique de Ouagadougou
signé en mars 2007. Toutefois, la situation économique continue
de se détériorer avec un taux de croissance moyen de 0,6 % de
2000 à 2009 accompagné de déséquilibres
macroéconomiques dans les secteurs public, extérieur et
monétaire.
Les statistiques du secteur extérieur de la Côte
d'Ivoire sur la période 2000-2009 font apparaître un solde global
de la balance des paiements déficitaire et un solde des transactions
courantes excédentaire qui cache des faiblesses selon l'analyse de ses
déterminants et ses contreparties. Nos prévisions dans le cadre
du dossier de programmation financière en février 2010
aboutissent à des résultats similaires avec celles du FMI en 2009
faisant état de la nécessité de prendre des mesures pour
éviter de tomber dans les déficits jumeaux des secteurs public et
extérieur.
Face à ces inquiétudes, notre étude s'est
proposée d'identifier les contraintes des déterminants de la
balance courante et l'épargne publique. La revue documentaire, les
tableaux des interrelations de la période 2001 -2009, la base de
données de la DCPE en 2010 sur les secteurs réel, public,
extérieur et monétaire ont permis à l'aide d'une analyse
diagnostique d'identifier les contraintes qui minent la balance courante et
l'épargne publique.
Les contraintes identifiées ont permis de formuler deux
types de recommandations de mesures de politique économique axées
d'une part sur la balance courante et d'autre part sur l'épargne
publique. De manière détaillée, il s'agit de i

la diversification des produits exportés et du
renforcement de la transformation des produits agricoles visant davantage le
marché régional ;
l'amélioration de l'environnement des affaires
relativement au renforcement du commerce transfrontalier en termes de
réduction des délais et du nombre de
|
documents nécessaires aux échanges commerciaux
entre la Côte d'Ivoire et l'extérieur et du coût d'un
conteneur ;
la gestion de la dette extérieure afin d'assurer son
allègement ;
le retour de la caisse de stabilisation en vue d'assurer au
producteur un prix stable et d'accroître l'épargne de l'Etat ;
la réduction de certaines dépenses de
fonctionnement de l'Etat afin de renforcer l'épargne publique.
|
Ces différentes mesures bien mises en oeuvre dans un
contexte de normalisation définitive de la situation politique
ivoirienne permettront d'avoir une balance courante excédentaire et une
épargne publique renforcée pour financer l'investissement
public.
|