Conclusion partielle
Ce chapitre qui a porté sur la géopolitique
congolaise : mythe ou réalité, nous a amené à
traiter deux questions principales et primordiales à savoir :
- La réalité de la géopolitique
congolaise qui s'est traduite dans le fait que les congolais de toutes
tendances confondues (majorité présidentielle, opposition
politique), assemblée nationale, gouvernement, le sénat et la
société civile se sont tous d'un commun accord opposés au
projet du transfert de l'eau et cela a alerté l'opinion tant nationale
qu'internationale.
- Le mythe de la géopolitique congolaise se
perçoit dans l'optique de l'utilisation de l'eau en république
démocratique Congo, en abordant la question du cadre institutionnel et
de la réforme du secteur de l'eau, nous constatons que la RDC n'a pas de
politique cohérent de protection de son eau, quand bien même au
ministère de l'environnement les textes juridiques sont disponibles
(comme le comité national de l'eau et de l'assainissement « CNAEA
» et le code de l'eau complet connu sous le nom de la GIRE « gestion
intégrée des ressources en eau) ceux-ci, n'existent que de nom,
leur labeur et leur impact sur la population congolaise est moins remarquable
et presque inexistant à leurs yeux. Cependant, ceci a poussé
l'ONU dans les cadres de la mobilisation sur les objectifs du millénaire
pour le développement à fournir des recommandations afin
résoudre la question du stress hydrique en RDC pour que cette
dernière pratique la gestion intégrée et rationnelle des
ressources en eau potable.
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Conclusion de la deuxième partie
L'accès à l'eau, le développement des
ressources en eau, la gestion de l'eau sont éminemment politiques.
La reconnaissance de la part politique de la gestion de l'eau
n'est toutefois pleine et entière, dans le cercle officiel que depuis
les années 2000, auparavant dominait le paradigme de «
l'ingénierie sociale » (social engeniering) faisant peu des cas de
spécificités socio-culturels et politiques des entités
dans lesquels les réformes entières sont proposées. En ce
qui concerne le niveau d'analyse du chercheur, Mollinga en 2008 ce dernier
propose la typologie suivante « de la politique de l'eau » (water
politics) :
- Politique quotidienne de la gestion des ressources en eau
(the every day political of water ressources management) ;
- La politique de l'eau dans le contexte de l'Etat souverains
(the political of water police in the context of sovereign states)
- L'hydro politique interétatique (inter-state
hydropolitical) et
- La politique mondiale de l'eau : « the global political of
water)
Bien que notre travail a essayé d'analyser ces quatre
typologie de l'eau, nous soulignons qu'il s'est appesanti surtout au niveau de
la politique de l'eau dans le contexte de l'Etat souverain.
C'est ainsi que la deuxième partie qui a traité
du cadre d'étude en analysant la gestion de l'eau dans le monde et de la
géopolitique congolaise : mythe ou réalité nous a pris
l'importance de la gestion de l'eau douce qui est rare et beaucoup plus
recherchée.
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