La communauté libanaise et le développement économique de la Côte d'Ivoire 1960- 2001( Télécharger le fichier original )par Kouadio Adolphe N'GORAN Université Alassane Ouattara de Bouaké ( Côte d'Ivoire ) - Maà®trise 2012 |
2-la forte implication des Libanais dans l'exportation du cacaoLes Libanais participent aux exportations des matières premières. Pour ce faire, ils disposent des magasins de stockage. Aussi, interviennent-ils dans le conditionnement et le traitement des produits. Cela se traduit par la mise en place des entreprises telles que la CICIV/CCA271(*). Elle fut créée en 1987. Elle a joué un grand rôle dans ce dynamisme libanais dans la commercialisation du cacao. Elle traite, conditionne et exporte le café et le cacao. On les rencontre également dans le secteur de la sacherie. La sacherie consiste à la mise des produits dans les sacs. A ce sujet, les industriels libanais disposent des entreprises capables d'accomplir cette tâche. Il s'agit notamment de Filtisac dont la gestion est assurée par Nizar Hassan272(*) depuis 1984. Filtisac est spécialisée dans la confection de sacs en fute pour le transport du café et du cacao. Cette entreprise malgré la conjoncture économique a réalisé pendant la première décennie 1980 un bon chiffre d'affaires. Alors qu'elle était donnée pour morte avant la prise de fonction de cet opérateur libanais. En 1990, l'ensemble des investissements libanais est évalué à plus de 9 milliards de Francs CFA (Tableau n°10). La part des Libanais est de 4, 58%. Elle est nettement supérieure à celle des années 1979-80.qui était de 3 milliards de Francs CFA. Les Libanais poursuivent l'investissement de leurs capitaux au service de l'économie à partir de 1990, malgré l'apogée de la crise politique, sociale et économique. * 271Catherine MEZAAD ; op.cit ; p121 * 272Stéphane DUPONT ; « Filtisac, Diversification réussie » ; In Jeune Afrique n°164, février 1993 ; pp21-23 |
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