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Evaluation de la consommation du bois énergie dans les ménages de la commune de Kisenso ( RDC )et son impact sur le budget ménager( Télécharger le fichier original )par Alex YENGE BOMBA Université de Kinshasa RDC - Licence en sciences de l'environnement 2010 |
I.4. BESOINS ENERGETIQUES DE L'HOMMEL'être humain a des besoins fondamentaux : s'alimenter, travailler, bénéficier des services de santé, se loger, disposer d'eau potable et d'assainissement, etc. Pour tous ces aspects, l'énergie extra-somatique (énergies non alimentaires) joue un rôle important, rendant ainsi possible la cuisson des aliments, l'éclairage, le chauffage, la réfrigération, etc. Plus elle est Evaluation de la consommation de
l'énergie-bois dans les ménages de la commune de Kisenso et son
impact sur le budget ménager 17 accessible, plus sa consommation par l'homme est élevée, surtout dans les milieux ruraux pauvres, (R. STEPHEN, 2006). Par contre, si elle n'est pas facilement disponible, la dépense énergétique humaine est forte et la plus grande partie de son temps est destinée à la recherche de celle-ci, pour une vie meilleure. C'est précisément le cas de la plupart des habitants des quartiers non électrifiés de Kinshasa, où les hommes et les femmes s'adonnent à l'exploitation de la biomasse comme combustible. Ceci constitue l'une des principales causes de la déforestation à la surface de notre planète. Selon DELWAULLE et ROEDERER, la consommation moyenne par individu et par an de bois de feu serait, à Niamey de 1,3 m3. Selon A.BERTRAND, celle-ci se situe respectivement entre 2 et 2,4 m3 à Bamako et Ouagadougou. Pour G.GILBERT, elle tomberait à 1,22 m3 à Brazzaville, tous cités par MADIBO D. (1985). Il est vrai que, la disponibilité en énergie électrique est un indicateur important qui conditionne la qualité de vie d'une population, et qu'une politique énergétique efficace dans un pays pauvre détermine l'avenir des forêts de celui-ci. Les besoins en énergie demeurent une préoccupation quotidienne. L'on constate que la quasi-totalité des ménages urbains font de plus en plus usage de l'énergie des combustibles végétaux, qu'il s'agisse de charbon de bois ou de bois de chauffage, pour la cuisson des aliments ou pour le chauffage des foyers (L. FLORENT, 2003). « En aucun cas, il ne s'agit de remettre en cause le confort ou les acquis du progrès. Tout au contraire, le principe d'une maîtrise de la demande électrique se veut être un moyen de satisfaire tout à la fois, les besoins de bien-être immédiat et futur. Pour ce faire, une conciliation temporelle a donc vocation à être entreprise pour que les mauvais usages électriques d'aujourd'hui n'aient pas demain des conséquences fâcheuses sur l'environnement forestier futur (A. LEROI-GOURHAN, 1943) » |
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