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Conception et réalisation d'une base de données pour la gestion des micro-crédits à  impact visible


par Pascal Blaise KADIEBUE
Université Notre-Dame du Kasayi - Diplôme de Graduat en Informatique de Gestion 2008
Dans la categorie: Economie et Finance
   
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Disponible en mode multipage

    REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
    MINISTERE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET UNIVERSITAIRE
    UNIVERSITE NOTRE-DAME DU KASAYI/ U.KA.
    CAMPUS DE KANANGA
    B. P. 70 - KANANGA

    FACULTE D'INFORMATIQUE

    « CONCEPTION ET REALISATION D'UNE BASE DE DONNEES
    POUR LA GESTION DES MICRO-CREDITS A IMPACT VISIBLE »

    Travail de fin de cycle présenté en vue de l'obtention du titre de Gradué en Informatique de Gestion.

    Par Pascal Blaise KADIEBUE Kabasele

    Directeur : Simon NTUMBA

    Chef de Travaux

    Année académique 2008-2009

    EPIGRAPHE

    « Londesha, londesha, londesha pa kapasu, pa kanyi ka ditela nanku kele katua pa Nyama »

    Proverbe africain

    II

    DEDICACE

    Après avoir couru ensemble comme deux xylophones qui jouent une mélodie, sur le chemin de l'Université du Kasayi, tu as abandonné la médecine que j'ai affronté autrefois avec dévouement et générosité (qui, pour certains était l'expression d'un vandalisme devenant ainsi une pierre d'achoppement pour d'autre, sans toutefois reconnaître et que seul Dieu est capable de nous soutenir si nous sommes derrière lui) pour rencontrer notre Chère Mère Monique MUJINGA et tous les nôtres qui vous ont précédé,... Petite Zoé, je te dédie ce travail.

    III

    AVANT-PROPOS

    Au Dieu Très-Puissant, qui nous a donné libéralement et sans prix le souffle de vie, nous sommes infiniment reconnaissant pour ce travail qui sanctionne la fin de notre premier cycle d'études informatiques à l'Université du Kasayi.

    Que toute la Famille KASANDA Ngomb'a Biondo ; MUJINGA Kasanda, BILONDA Kasanda et KABASEL'a Kasanda notre Cher Père,... trouve ici exprimés tous les sacrifices endurés pour nous voir réussir ;

    Que ma petite famille, coiffée par la Petite Sara et mes enfants (Miryam KANKU, Genèse BILONDA et Benedicte KONGOLO et tous les autres qui sont au loin en aussi grand nombre que le Seigneur m'accordera, soit aussi remerciée ;

    Que nos amis (amies), frères et soeurs, camarades et collègues et compagnons et compagnes de routes ne sentent pas oublié, vous êtes si nombreux que je ne saurai citer les uns sans oublier les autres.

    IV

    SIGLES ET ABREVIATIONS

    AG : Assemblée Générale

    BD (ou DB) : Base de Données (ou Data Base)

    CA : Conseil d'Administration

    CC : Commission de Crédit

    CS : Conseil de Surveillance

    FAO : Fonds des Nations Unies pour l'Alimentation

    FC : Francs Congolais

    IF : Intermédiaire Financier

    IFD : Institution Financière Décentralisée

    IFM : Institution Financière Mutualiste

    IFNM : Institution Financière Non Mutualiste

    MCD : Modèle Conceptuel des Données

    MCT : Modèle Conceptuel des Traitement

    MLD : Modèle Logique des Données

    MOT : Modèle Organisationnel des Traitements

    MPD : Modèle Physique des Données

    OFP : Organisation Financière de Proximité

    ONG : Organisations Non Gouvernementales

    OS : Operating System

    RDC : République Démocratique du Congo

    SEPC : Succès, Echecs, Potentialités et Contraintes

    SGBD : Système de Gestion des Bases de Données

    SGF : Système de Gestion des Fichiers

    SQL : Structured Query Language

    INTRODUCTION

    La microfinance designe les dispositifs permettant d'offrir de très petits credits (« micro-credit ») à des familles très pauvres sans revenu, sans propriete et n'etant pas en mesure d'offrir des garanties bancaires, pour les aider à conduire des activites productives ou generatrices de revenus leur permettant ainsi de developper leurs très petites entreprises.

    Avec le temps et le developpement de ce secteur particulier de la finance partout dans le monde, y compris dans les pays developpes, la microfinance s'est elargie pour inclure desormais une gamme de services plus large (credit, epargne, assurance, transfert d'argent etc.) et une clientèle plus etendue egalement. Dans ce sens, la microfinance ne se limite plus aujourd'hui à l'octroi de micro-credit aux pauvres mais bien à la fourniture d'un ensemble de produits financiers à tous ceux qui sont exclus du système financier classique ou formel.

    Ainsi, les micro-credits se distinguent des programmes d'envergure macroeconomique, comme les accords et conventions signes du mois de septembre 2007 à janvier 2008 entre la Republique Democratique du Congo et la Republique de Chine, accords portant sur le cadre technique, financier et juridique pour le financement des infrastructures de base, notamment, les routes, les chemins de fer, les voies fluviales et lacustres, les bâtiments ainsi que les logements sociaux.

    0.1. PROBLEMATIQUE

    La problematique est une expression de la preoccupation majeure qui circonscrit de façon precise et determine avec absolue clarte les dimensions essentielles de l'objet de l'etude que nous nous proposons de mener1. Elle presente compendieusement le problème à resoudre et represente une description sommaire de l'objet de l'etude2.

    A la recherche des strategies de gestion des micro-credits, un nombre important des questions suscitent une attention particulière. Il s'agit de savoir :

    - à qui s'adresser, qui sont les acteurs-beneficiaires credibles ?

    - comment definir le type de micro-projets pour lequel on va allouer des fonds ?

    - comment determiner les modalites de financement (les conditions à remplir) ?

    - comment contrôler la situation financière (par qui, quand et à qui ?)

    - la possibilite d'evaluation et de verification des aides versees ? (evaluation du rendement des membres avec credits : rentabilite economique et sociale) ;

    - comment eradiquer le detournement de fonds et la ruse ? 0.2. HYPOTHESES

    Partant des questions soulevees dans la problematique, nous proposons l'usage de l'informatique qui est un moyen capable de faciliter et simplifier la gestion des acteurs-beneficiaires impliques dans les micro-credits par la mise en place d'une base de donnes.

    Comme cette explication seule ne saurait suffire et être admise d'emblee, notre hypothèse sera soumise à un contrôle methodique de l'experience.

    1 WENU BECKER, Recherche scientifique : Theorie et pratique, Presses Universitaire, Lubumbashi 2004, p. 13.

    2 KAFUNDA, P., Initiation a la Recherche Scientifique, G2 Infomatique-U.KA, 2007-2008, inedit.

    0.3. CHOIX ET INTERET DU SUJET

    Notre choix porte sur « la conception et la réalisation d'une base de données pour la gestion des micro-crédits à impact visible » avec pour objectif de pouvoir faire baisser à moyen terme le taux lie aux emprunts et de ce fait, faciliter d'avantage la gestion de ce type de financement afin d'ameliorer l'economie locale.

    Ainsi proposerons-nous une gestion automatisee des informations pour faciliter les calculs, diminuer le volume du travail, securiser les donnees,... L'outil informatique tiendra une place preponderante dans le système de suivi-evaluation en disposant d'un logiciel de système d'information pour la saisie, le traitement et la production des informations.

    0.4. DELIMITATION DU PERIMETRE DE L'ETUDE

    L'impact des credits sur l'environnement seront identifies aussi bien dans l'espace que dans le temps. D'où la necessite de preciser dès le debut de l'etude les phases du projet.

    0.4.1. DELIMITATION SPATIALE

    Notre sujet cible la COOPECDEKOC (Cooperative d'Epargne et de Credit pour le Developpement du Kasaï Occidental) dont le siège se trouve dans la ville de Kananga, Province du Kasaï Occidental (en Republique Democratique du Congo).

    0.4.2. DELIMITATION TEMPORELLE DE L'ETUDE

    Nos donnees ont ete recueillies sur une periode de 5 ans, allant de 2002 (correspondant à la periode où la COOPECDEKOC a demarre ses activites à Kananga) à 2007 (la fin du premier projet).

    0.5. METHODOLOGIE 0.5.1. METHODES

    . Une methode est, selon PINTO et GRAWITZ, « un ensemble des operations intellectuelles par lesquelles une discipline cherche à etudier les verites qu'elle poursuit, les demontrent, les verifient ». 3

    Les methodes utilisees sont les suivantes :

    - L'analyse prealable : connaître le problème ;

    - La methode structuro-fonctionnelle ;

    - La methode MERISE4 : une demarche de conception et de developpement des systèmes d'information, incluant entre autres, l'informatique, et basee sur le modèle entite-association ;

    - La programmation : des solutions en phrases avec une interface utilisateur et dans un langage approprie.

    - La methode Perl pour la gestion des projets.

    3 PINTO,R. et GRAWITZ, M., Methodes des sciences sociales, Paris Dalloz, 1971.

    4 Arnold Rochfeld et José Moréjon, La méthode Merise, Tome 3 gamme opératoire, les éditions d'organisation, Paris, 1989, p. 17.

    0.5.2. TECHNIQUES

    PINTO et GRAWITZ définissent les techniques comme des outils mis à la disposition de la recherche et organisés par la méthode dans ce but. Ce sont aussi de moyens utilisés pour la collection de données5.

    Nous avons utilisé comme techniques :

    - La documentation : nous avons parcouru les documents relatifs aux crédits et à la COOPECDEKOC ;

    - L'observation : elle nous a permis d'observer et de comprendre le mode de financement et de contrôle des crédits;

    - L'interview : par elle, nous avons acquis des informations concernant le système d'information à la COOPECDEKOC auprès des agents et cadres de direction. Elle nous a permis d'une part d'appréhender les finalités de la COOPECDEKOC telles qu'elles sont perçues par sa direction et d'autre part à dégager les modalités effectives d'application des directives données.

    0.6. SUBDIVISION DU TRAVAIL

    Notre travail sera subdivisé en deux parties : la première s'évertuera autour des notions générales sur les micro-crédits et la base de données, explicitées aux chapitres premier et deuxième. La deuxième, c'est une application de notre étude à la COOPEDECKOC, qui comprendra les chapitres troisième (Modèle Conceptuel de Données), quatrième (Modèle Logique de Données) et cinquième (Modèle Physique de Données) qui est en fait l'exécution de notre projet d'informatisation.

    PREMIERE PARTIE :
    NOTIONS T H E O R I Q U E S

    CHAPITRE I : GENERALITES SUR LA MICROFINANCE

    1.1. LE CONTEXTE

    Si la loi lutte contre les exclusions, elle reconnaît à tout individu le droit à la détention d'un compte, d'un chéquier ou d'une carte de crédit, l'accès au crédit. Cependant, certaines personnes en situation de précarité (bénéficiaires de minima sociaux, travailleurs pauvres, personnes illettrées, etc.) sont frappées par ce type d'exclusion. Celles-ci regroupent des activités aussi diverses que marchands ambulants, petits artisans, kiosques à journaux, taxis, vendeurs de rue, bazars, et autres.

    Au-delà de leur diversité, ces petites activités économiques de subsistance revêtent des caractéristiques communes : le capital investi est réduit et provient pratiquement exclusivement du patrimoine familial, elles emploient moins de 10 personnes qui proviennent essentiellement du cercle familial, ces personnes sont généralement peu qualifiées et faiblement rémunérées, elles recourent aux horaires de travail flexibles et opèrent bien souvent partiellement ou totalement en marge des règles législatives et administratives.

    Elles ont en effet besoin d'un capital suffisant pour financer leurs équipements, leurs achats de fournitures, de matières premières, etc. Or, ce capital leur a longtemps fait défaut. C'est pourquoi, différents intermédiaires financiers spécialisés

    1.2. MICROFINANCE

    La microfinance 6se définit comme l'offre de services financiers tels que : le crédit, l'épargne, les assurances... destinés aux populations pauvres, exclues du système financier. Sans revenu et sans propriété, ces populations ne sont pas en mesure d'offrir des garanties bancaires et sont donc en général oubliées des institutions financières et des banques. Tandis que le microcrédit, une des branches de la microfinance, permet de concrétiser des micros projets favorisant ainsi l'activité et la création de richesse.

    La Microfinance désigne donc l'activité de collecte d'épargne et de financement des petits producteurs ruraux et urbains. Elle peut être aussi définie par deux critères :

    - la population bénéficiaire, relativement pauvre ou tout du moins exclue du système bancaire classique ;

    - et des opérations d'épargne et de crédits de faibles montants.

    1.2.1. OBJECTIFS

    La Microfinance a un double objectif :

    - Favoriser l'accès des petits producteurs exclus du circuit bancaire à des services financiers de proximité et adaptés à la taille de leurs activités (microentreprises/micro-crédits) ;

    - Réaliser une meilleure collecte de l'épargne des ménages et des petits entrepreneurs pour la réinjecter dans le circuit économique.

    6 http://www.european-microfinance.org (Réseau européen de la Microfinance-Loan Officers Training)

    1.2.2. PRINCIPAUX AXES

    - Incitation à la production ;

    - Accroissement de la productivité ; - Lutte contre la thésaurisation.

    1.2.3. LES ACTEURS DE LA MICROFINANCE

    Les acteurs de la Microfinance en République Démocratique du Congo sont :

    - Le Gouvernement ;

    - Les Bailleurs de Fonds ;

    - Les Organismes Techniques Spécialisés ;

    - Les Associations Professionnelles Mutualistes et Non Mutualistes ; - Les Programmes, Projets et Organismes d'Appui ;

    - Les Institutions Bancaires.

    1.2.4. LES INTERVENANTS

    Actuellement, les Institutions Financières Décentralisées (IFD) en activité peuvent être classées en trois catégories :

    - les Institutions Financières Mutualistes (IFM) ;

    - les Institutions de Micro-finances Non Mutualistes qui ne sont pas encore régies par un instrument juridique ;

    - les autres Structures de la Microfinance : on pourrait les appeler aussi Organisations Financières de Proximité (OFP).

    1.3. MICROCREDIT 1.3.1. HISTORIQUE 7

    De tous les temps dans certaines parties du monde, le micro-crédit est souvent lié à l'usure. De nombreuses activités de taille très réduite (qualifiées habituellement de micro-entreprises) se sont développées dans les pays du Sud comme dans le Nord, pour prêter de petites sommes aux pauvres qui n'avaient pas l'argent pour payer les soins médicaux ou la scolarisation des enfants. Malgré les taux d'intérêts très élevés, souvent camouflés en remboursements en nature au moment de la récolte, les usuriers avaient du succès et se sont enrichis car ils étaient proches des besoins des populations parmi lesquelles ils vivaient. Cette proximité et cette intégration du prêteur dans le milieu culturel des emprunteurs sont importantes car cette connaissance réciproque était le moyen de la couverture du risque.

    Peu à peu, ces prêteurs furent contestés à cause des intérêts astronomiques qu'ils demandaient. Les églises et les prêtres prirent des initiatives d'organiser le petit crédit local. Les caisses Raiffeisen en Allemagne, puis dans toute l'Europe, les Caisses Desjardins au Canada et d'autres initiatives semblables dans d'autres pays se sont créées.

    Le premier objectif de ces initiatives fut de rassembler l'épargne des populations et le curé de la paroisse fut souvent le trésorier assurant la garantie que l'argent épargné était bien en sécurité. Mais l'épargne, dans ces caisses locales

    servait souvent à des dépenses de consommation. Ce n'est que plus tard, que, l'épargne globale de ces caisses devenant importante, furent créées de petites banques qui commencèrent à prêter pour promouvoir des activités économiques et des entreprises locales. Aujourd'hui, les Caisses Raiffeisen en Europe et les Caisses Desjardin au Canada sont des banques importantes qui rivalisent et concurrencent les grandes banques commerciales.

    Dans le Sud, les missionnaires ont eux aussi lancé les caisses d'épargne et de crédit sur le modèle des mutuelles décrites ci avant où le risque est partagé et les gens regroupés dans un même village ou un même quartier.

    Mais le terme de "micro-crédit" est devenu connu par l'initiative des Grameen Bank du Bangladesh. Le Professeur YUNUS, las de voir les femmes incapables d'obtenir des banques locales, du crédit pour leur petit commerce prêta aux femmes, de sa propre poche, de petites sommes qui furent remboursées rapidement à 100 %. De cette expérience est née la Grameen Bank qui aujourd'hui prête à des millions de pauvres qui remboursent leurs prêts, totalement et sans problème. Le modèle Grameen repose sur les mêmes principes que les premières caisses Raiffeisen ou Desjardins : prêts et épargne par petits groupes de personnes, surtout des femmes, qui se connaissent, se rencontrent régulièrement (chaque semaine) et qui acceptent de jouer le jeu de la caution mutuelle pour couvrir le risque éventuel que l'une d'elles ne puisse rembourser son prêt. Epargner et prêter dans le même milieu sans laisser l'argent partir à la capitale, auto-contrôle par la connaissance de la situation de chaque membre, solidarité en cas de coup dur, telles sont les valeurs reconnues du système.

    Les Grameen Bank et des initiatives semblables créées dans d'autres pays se développèrent de 1980 à 1995. Elles sont devenues des banques reconnues par les Etats et les organisations internationales.

    Récemment, sous l'initiative du Professeur YUNUS, toutes ces organisations de micro-crédit se sont rassemblées à Washington pour le premier Sommet du micro-crédit. Cette "grande messe" permit à des milliers de personnes engagées dans leurs pays, du Sud, de l'Est et du Nord, de prendre conscience de l'importance de leur action et de décider d'éradiquer, par le micro-crédit, la pauvreté du monde.

    Les dirigeants de ce Sommet mirent sur pied une politique de communication exemplaire. Par leur lobbying, les directeurs généraux des grandes organisations internationales, de certaines banques commerciales, des Agences de coopération internationale multi et bilatérales s'engagèrent avec eux pour financer et développer le micro-crédit, "outil miracle" contre la pauvreté. Dès lors, le micro-crédit devint un terme à la mode dans le langage du développement.

    Il faut donc nous interroger sur le contenu et l'efficacité du micro-crédit. Est-il vraiment une solution pour le développement et si oui à quelles conditions ? Cette récupération du micro-crédit par les organisations internationales, et demain par les grandes banques, puisqu'il peut être rémunérateur, n'est-elle pas un danger pour les pauvres ? Le micro-crédit, s'il a un effet positif sur le développement social, est-il aussi créateur d'entreprises, et donc d'emploi, et si oui à quelles conditions ? Bref, il faut aller au fond des choses et s'interroger sur les causes des échecs et des succès et sur les limites des expériences effectuées.

    1.3.2. DEFINITION

    Il n'y a pas de consensus parmi les professionnels pour définir ce qu'est le micro-crédit.

    Les uns, influencés par les dirigeants du Sommet mondial de Washington, estiment que tout crédit de plus de 100 $ US n'est plus du micro-crédit. Les premières expériences de crédit de la Grameen Bank et des organisations prêtant aux femmes pour le petit commerce ou des micro-projets se rangent dans cette catégorie.

    Les autres, et ce sont les plus nombreux, prêtent des sommes, en monnaie locale, allant de100 à 5.000 voire 10.000 $US et plus et considèrent leurs prêts comme du micro-crédit.

    Les destinataires du micro-crédit sont généralement des petits entrepreneurs ou des artisans, qui n'intéressent pas les banques, qui ont besoin d'un capital de démarrage afin de trouver un financement pour développer une activité économique, durable et rémunératrice pour son porteur (ventes de vivres, de cigarettes, de boissons, etc.), l'achat d'une vache ou le paiement de l'écolage des enfants, par exemple.

    Il est destiné à des populations pauvres, exclues du système financier, afin de leur donner la possibilité d'investir et de se prémunir en cas de coups durs (conditions climatiques défavorables à la production, dépenses imprévues liées à une maladie ou à la perte de biens, etc.

    Le micro-crédit est donc étroitement lié à l'activité des travailleurs du secteur informel. Il est local et proche des gens. Quelquefois seulement, il est lié à l'épargne, en particulier en Afrique (comme c'est le cas à la COOPECDEKOC).

    « Le microcrédit s'est révélé une arme efficace contre la misère et la faim »8. L'organisation a déclaré 2005 Année internationale du microcrédit, dans le cadre des Objectifs du Millénaire pour le Développement.

    Le 24 janvier 2005, un rapport de la Banque mondiale a dressé un bilan positif. Le nombre de bénéficiaires y est estimé à 500 millions (sur les 3 milliards de personnes pauvres). L'Asie et le Pacifique totalisent 83 % des comptes ouverts dans les pays en développement, ce qui représente 17 comptes pour 100 habitants. Au Cambodge, cela concerne 400 000 personnes, et 18 000 nouveaux comptes sont ouverts chaque année au Kenya. Toutefois c'est en Amérique latine et en particulier en Bolivie que le système connaît un essor formidable, ce pays apparaît comme un des pays les plus avancés et les plus compétitifs de la micro-finance.

    Parmi les multiples contraintes auxquelles sont confrontés les microentreprises qui regroupent des activités aussi diverses que marchands ambulants, petits artisans, kiosques à journaux, taxis, vendeurs de rue, bazars,...,il est important de signaler que les petites sommes demandées par ces micro-entrepreneurs, l'absence de garanties à offrir et bien souvent la nature risquée du projet rebutaient les banques commerciales traditionnelles. C'est ainsi que différents intermédiaires sont souvent qualifiés d' « institution de microfinance. » (IMF)

    8 Extrait du message vidéo du Secrétaire Général, Kofi Annan, à l'occasion du lancement de l'Année internationale du microcrédit, le 18 novembre 2004.

    1.3.3. INSTITUTIONS DE MICROFINANCE

    Le terme d'institution de microfinance (IMF) recouvre différentes définitions. Certains le comprennent dans un sens plus strict, d'autres l'utilisent pour parler d'organisations et de méthodes de travail très différentes. Au sens large, COOPECDEKOC préfère le terme d'intermédiaires financiers (IF).

    Il existe trois types d'IF dans le portefeuille COOPECDEKOC et les IMF n'en constituent qu'une catégorie :

    A) LES BANQUES COOPERATIVES ET LES UNIONS DE CREDIT

    Comme l'indique le terme de « coopérative », il est nécessaire de devenir membre de ces IF pour pouvoir profiter de leurs services. Comme chez COOPECDEKOC, chaque membre dispose d'une voix. Ce principe de propriété les distingue des autres IF. Les banques coopératives fournissent des micro-prêts à leurs membres, mais peuvent aussi proposer des prêts plus importants et d'autres services financiers.

    Contrairement aux IMF, les banques coopératives travaillent généralement depuis leurs bureaux et les membres s'y rendent pour obtenir des prêts et effectuer leurs remboursements. Toutefois, certaines d'entre elles envoient leur personnel directement chez les clients. A la différence des IMF, les banques coopératives n'ont pas recours à des groupes de solidarité. Il faut en général trouver quelqu'un qui apporte une co-garantie, est membre de la même banque et partage la responsabilité d'un prêt.

    Les coopératives agricoles que soutient COOPECDEKOC au Kasaï Occidental en sont un bon exemple : Un groupe d'agriculteurs fonde une coopérative, emprunte pour acheter un tracteur dont l'utilisation sera gérée par la coopérative et les membres auront tous accès à ses services. Les revenus obtenus avec le tracteur permettront de rembourser le prêt COOPECDEKOC. Certaines coopératives proposent entre autres prestations du crédit à leurs membres.

    De plus, il arrive qu'un groupe forme une union de crédit, généralement dans le but de gérer l'épargne et de fournir du crédit à leurs membres. Les unions de crédit encouragent toujours leurs membres à ouvrir des comptes d'épargne parce que c'est leur principale source de capital. Ce type de coopérative a été développé par Raiffeisen en Allemagne dans la seconde moitié du 19e siècle et a mené également aux banques coopératives.

    B) LES BANQUES RURALES EN POSSESSION DE PARTICULIERS

    Ce sont des banques conventionnelles situées en zone rurale et qui appartiennent à une famille ou à un groupe de gens ayant investi leur capital dans cette affaire. Contrairement aux coopératives qui ne prêtent qu'à leurs membres, les banques privées prêtent à toute personne vivant dans la communauté qu'elles couvrent. De plus, elles demandent des cautions.

    C) DES ORGANISATIONS NON-GOUVERNEMENTALES SE TRANSFORMENT EN IMF

    Le troisième groupe est constitué des fameuses IMF (institutions de microfinance), impliquées dans ce secteur en raison de leur forte orientation `développement'. La plupart sont issues du monde des ONG (organisations nongouvernementales) dont l'essentiel des programmes et projets de soutien vise les

    personnes défavorisées des zones où elles opèrent. Nombre de ces ONG se sont transformées en IMF car elles souhaitaient ne pas se contenter de fournir une éducation informelle et de sensibiliser leurs groupes cibles. En tant qu'IMF, elles peuvent fournir les capitaux nécessaires pour améliorer productivité et autosuffisance des populations pauvres, et changer ainsi la vie de ces dernières. Les formes juridiques de ces IF sont variables, de l'ONG à la banque.

    Le portefeuille COOPECDEKOC inclut divers types d'IF: les institutions de niveau tertiaire (couverture et prêts aux IF de niveau secondaire à l'échelle d'un continent) ; de niveau secondaire (fédération de coopératives ou d'intermédiaires financiers qui prêtent aux IF de niveau primaire) ; IF de niveau primaire, qui octroient des prêts personnels. Les dimensions de ces IMF varient - d'ONG très modestes, d'une capacité de prêt de seulement 100 000 euros, à des banques dont le portefeuille peut atteindre plusieurs centaines de millions d'euros, et qui offrent toutes sortes d'autres services bancaires.

    1.4. LES SERVICES OFFERTS PAR L'IMF COOPECDEKOC

    Les services financiers qu'offre notre maison en étude sont de plusieurs sortes et peuvent être réparties en deux catégories :Les services financiers et les services non financiers.

    1.4.1. LES SERVICES FINANCIERS On distingue essentiellement :

    A) L'EPARGNE

    L'épargne est la partie du revenu non consommé d'un agent économique. Elle perme de faire face à une consommation différée, un investissement, une incertitude

    Epargne = Revenu - Consommation

    Dans une IMF, on peut distinguer l'épargne libre et l'épargne forcée ou obligatoire. Cette dernière est surtout une condition d'accès au crédit dans notre institution de microfinance, la COOPECDEKOC.

    B) LE CREDIT

    L'octroi de crédit constitue une activité majeure pour une institution financière d'épargne et de crédit. Son rôle d'intermédiaire consiste à faire une allocation optimale des sources des fonds (les dépôts des membres principalement) en déterminant qui peut ou ne peut obtenir du crédit compte tenu des risques qu'il représente.

    Notons par ailleurs que le volume des fonds constitue un facteur de viabilité ; car, il existe une corrélation positive entre les produits d'intérêts et le montant de prêts. Le seuil de rentabilité correspond à un volume minimum de crédit permettant de générer les revenus suffisant pour couvrir les charges. Une institution de microfinance ne peut donc être rentable que si elle octroi suffisamment des crédits et que ceux sont remboursés à l'échéance. A titre illustratif, le COOPECDEKOC offre à ses clients les crédits ordinaires et express et ce dans différents secteurs socioéconomiques : l'investissement, la consommation, l'habitat, l'agriculture, etc.

    C) AUTRE SERVICE FINANCIER

    En plus de l'épargne et des crédits, l'IMF en étude offre le virement inter agences des fonds à ses clients.

    1.4.2. LES SERVICES NON FINANCIERS

    Ce sont les services offerts en dehors de ses activités principales mais qui sont essentiels pour les clients et pour le développement de l'institution, notamment : la formation, l'accompagnement et l'appui conseil.

    A) LES FORMES DE SERVICES NON FINANCIERS

    Les services non financiers peuvent être intégrés dans les opérations de micro finance à travers des services reliés (des IMF partenaires d'autres organisations peuvent fournir une formation à leur clientèle), des services parallèles (les IMF fournissent les services financiers et des formations en utilisant un personnel formé dans chacun des domaines), et un service unifié (les IMF fournissent les services financiers et les formations en utilisant un personnel polyvalent).

    Comment la fourniture de services non financiers fonctionne dans la pratique? Les services d'éducation sont liés avec le Centre de rencontres habituel où les prêts sont distribués, les remboursements collectés et les questions débattues. Les sessions de formations sont données toutes les 3 semaines et ce pendant environ 25 minutes.

    Ces formations sont interactives et basées sur des expériences réelles. Chaque session se concentre sur un thème particulier qui répond aux besoins du client.

    Ces thèmes peuvent inclure :

    - la santé: la santé des enfants et de leur mère, la prévention sur les maladies sexuelles, l'alcoolisme, les maladies tropicales, la nutrition ;

    - les droit civiques et l'estime de soi: valeurs, la prise de décision, les droits de l'homme, la violence familiale ;

    - business: l'argent, le budget, les techniques de vente, l'assistance à la clientèle.

    Ces modules permettent de développer les connaissances du client et ses compétences et leur permet de prendre conscience d'obstacles non économiques qui les empêche de profiter d'opportunités. Avec les encouragements mutuels des participants des réunions, cela se transforme en un "courage collectif" dont ils ont besoin pour améliorer leur niveau de vie et leur santé.

    1.4.3. A QUEL TAUX D'INTERET FAUT-IL PRETER ?

    Il y a plusieurs "écoles". Les uns, en particulier les donateurs ONG chrétiennes du Nord et leurs partenaires du Sud, défendent le principe que les pauvres ne peuvent payer des intérêts au prix du marché et qu'en conséquence, il faut prêter sans intérêt ou à des taux d'intérêt très bas (1 à 3% quelle que soit l'inflation). Certes ce point de vue est défendable, mais il est clair qu'un tel modèle ne peut fonctionner qu'avec l'aide extérieure ou, dans un milieu très localisé et restreint qui autogére l'épargne et les crédits accordés, grâce au volontariat, sans coûts financiers. Par ailleurs ces programmes ne sont généralement pas en relation avec le secteur financier moderne. Ce modèle a donc de grandes limites et peu d'avenir.

    Les caisses d'épargne et de crédit et les mutuelles, leurs fédérations et unions, de type Raiffeisen, adoptent des taux d'intérêt en dessous de ceux du marché, quand les états dans lesquels ils fonctionnent les y autorisent. Ils le peuvent,

    car ils ne rétribuent pas ou peu l'épargne récoltée (à l'exemple des caisses d'épargne et de crédit Nyegigiso du Mali) ou bénéficient de lignes de crédit subventionnées ou/et de dons de l'aide internationale. Ce modèle est appliqué dans de nombreux pays en Asie, comme en Afrique ou en Amérique Latine.

    De plus en plus nombreuses sont les organisations qui gèrent autrement le micro-crédit. Les taux de prêts du crédit incluent non seulement le coût de l'intérêt bancaire (y compris l'inflation), mais aussi une participation à un fonds de couverture de risque, le paiement proportionnel des appuis reçus en formation et conseils et même des contributions à des caisses de solidarité qui interviennent en cas de décès ou d'événements spéciaux.

    Ainsi, à l'exemple de nombreuses fondations et ONG du Sud, citées ci-avant, les taux d'intérêt des prêts varient de 2 à 5% par mois pour de petits crédits à court terme. Nombreuses sont les organisations qui prêtent donc entre 30 et 60%, voire plus. Doit-on alors parler, comme certains le font, de taux proches de l'usure ? Pas sûr ! Les bénéficiaires de crédit ne se plaignent pas de ces taux. Ils estiment recevoir des services compétents et fort utiles de ces ONG, et le coût du crédit est de toute façon bien inférieur à ceux des usuriers.

    En plus, il faut remarquer que ces organisations de gestion du micro-crédit sont les seules capables de s'autofinancer et donc de durer ! Lors d'un colloque d'experts, organisé par l'OCDE à Paris en 1998, nous concluions, en mettant en commun nos expériences, que les programmes qui utilisaient les taux d'intérêts les plus élevés étaient aussi ceux qui étaient les plus performants et les plus efficaces.

    Dès lors, cette question a une réponse claire. On peut aider les pauvres avec des prêts sans intérêt ou à intérêts subventionnés, mais on ne peut continuer "à jouer les Mères Teresa" sans être conscients que de tels programmes ne sont pas durables et se termineront avec la fin de l'aide.

    Si ces programmes veulent être financièrement autonomes, ils doivent prendre les moyens de leur politique et facturer les coûts financiers et ceux de l'appui ou de la formation aux bénéficiaires. La question ne semble plus être celle de la pauvreté, mais davantage celle de la formation nécessaire pour que les bénéficiaires augmentent suffisamment leurs revenus pour être non seulement capables de rembourser les intérêts, mais de rentabiliser leurs activités économiques et de faire du profit.

    Mais est-ce aux bénéficiaires locaux, dans les villages et les quartiers, c'est à dire les plus pauvres, de payer ces frais ? La gestion du micro-crédit est très coûteuse. L'aide internationale pourrait à l'avenir concentrer son intervention sur le subventionnement de ces coûts intermédiaires (formation, participation à la couverture des risques, facilitation de négociations, coûts de gestion des garanties bancaires qui relient progressivement aux banques commerciales locales, etc.) qui doivent être comptabilisés séparément et ne pas entrer dans les coûts de gestion du crédit.

    1.4.4. QUELS SONT LES RISQUES ? 9

    La plupart des organisations de gestion du micro-crédit annoncent des résultats de remboursement de prêts variant entre 95 et 100 %. Que faut-il en penser? N'y a-t-il pas ou peu de risques à effectuer du micro-crédit ?

    La réponse n'est pas simple. Souvent, pour des raisons stratégiques, ces organisations ne prennent pas en compte certains coûts ou non remboursements. Par ailleurs, des conditions exogènes peuvent augmenter considérablement les risques. Récemment, au Bangladesh, les inondations qui ont détruit les biens acquis par les femmes, grâce aux crédits, les ont empêché de rembourser leur crédit à la Grameen Bank. Ou encore, selon le Fonds Pérou-Canada, le risque est passé à 20% pour les petits emprunteurs qui ont été touchés par El Nino10, ce qui oblige le programme de se restructurer complètement.

    L'étude de la réalité démontre que le risque est supérieur à celui annoncé et qu'il est très étroitement lié à la qualité de l'appui et du suivi des prêts. D'où, en conséquence des coûts de suivi importants. La réussite des activités de micro-crédit n'est-elle pas alors liée à des subventions nécessaires de ces coûts qui ne devraient pas entrer dans le calcul de la rentabilité des opérations de gestion des prêts ?

    Par ailleurs, les risques sont aussi liés aux compétences des organismes de gestion du micro-crédit. Trop souvent des ONG non spécialisées ont prêté et n'ont pas ou peu été remboursées. Aucun suivi sérieux, une comptabilité discutable, de bons sentiments et, en fin de compte de la "casse". Ces organisations ont fait beaucoup de tort. Elles ont confondu "dons" et "prêts". "On ne prête pas à celui qui ne peut rembourser, sinon on le tue..." dit-on maintenant au Sahel.

    Il est cependant vrai que les risques sont différents selon les catégories de personnes, si celles-ci sont en groupes à caution mutuelle, ou encore s'il s'agit d'avances pour le petit commerce ou un prêt pour la production agricole. "Les femmes remboursent mieux que les hommes". C'est vrai que, si elles sont organisées, leur taux de remboursement de prêts est proche de 100 %. Il est vrai aussi, comme l'a démontré Marie Christine GUENEAU11 que certains secteurs de services ou de production sont moins risqués parce que plus rentables que d'autres.

    Le problème est que les entrepreneurs pauvres n'ont pas de garanties à offrir, les montants dont ils ont besoin pour financer leurs activités sont généralement trop petits et n'intéressent pas les banques classiques. Le micro-entrepreneur est donc exclu du système financier classique. La délégation congolaise est appelée à plaider auprès des bailleurs de fonds pour renforcer les activités de la micro-finance étant donné qu'elle constitue une alternative dans la lutte contre la pauvreté. Il est aussi question de renforcer les capacités d'interventions des structures d'encadrement des Institutions de micro-finance (IMF) afin de palier au manque de professionnalisme de plusieurs acteurs de la micro-finance. Enfin, une loi appropriée et adaptée est indispensable pour l'émergence des activités de micro-finance appelées à jouer un rôle important dans la lutte contre la pauvreté.

    Il faut souligner que la faiblesse de l'épargne publique en RDC a motivé la Banque Centrale du Congo à se lancer dans une vaste campagne de promotion et de redynamisation des activités de micro-finance sur l'étendue du territoire national. Certaines Organisations non gouvernementales d'encadrement des institutions de micro-finance telles que la COOPECDEKOK ont depuis quelque temps initié une série de contacts avec les communautés de base pour un encadrement accru des IMF.

    10 Amérique Latine, «les banques des pauvres montrent leurs limites", Nicole BONNET, in Journal Le Monde du mardi 16 novembre 1999, p.6

    11 Marie Christine GUENEAU, «Les petits projets de développement", Harmattan, s.d., s.p.

    CHAPITRE II : NOTIONS DES BASES DE DONNEES

    Ce chapitre décrit les notions essentielles des bases de données. Les données se présentent sous forme de tables formées de lignes et de colonnes. Chaque ligne représente une entité ou un fait du domaine d'application, tandis qu'une colonne représente une propriété de ces entités ou faits.

    Une table contient donc des informations similaires sur une population d'entités ou de faits. Certaines colonnes ont pour but d'identifier les lignes (identifiants), d'autres sont des références vers d'autres lignes (colonne de référence et contraintes référentielles).

    2.1. DEFINITIONS DE QUELQUES CONCEPTS DE BASE 2.1.1. BASE DE DONNEES

    Une Base de Données (BD)12, en anglais Data Base (DB), est un ensemble structuré d'informations, cohérentes et persistantes dont l'organisation est régie par un modèle de données. L'un des avantages d'une base de données est que les informations qui la constituent peuvent être accessibles aisément par plusieurs programmes qui les utilisent simultanément avec des objectifs différents (ajout, mise à jour, recherche de données).

    Une base de données peut être locale ou répartie. Elle est dite locale quand elle est utilisée sur une machine par un utilisateur et répartie quand les informations sont stockées sur des machines distantes (serveur) et accessibles par réseau.

    2.1.2. GESTION D'UNE BASE DE DONNEES 13

    Gérer une base de données signifie contrôler son fonctionnement pour l'utiliser au mieux. Ainsi, construire une base de données consiste à regrouper les données en paquets « homogènes », les entités ou tables ; chaque entité étant composée d'un nombre fini de données élémentaires (les colonnes, attributs ou champs), dont la répétition doit être minimale. Le modèle de données utilisé dans ce projet est le modèle « entités-associations. »

    2.1.3. TABLE, LIGNE ET COLONNE

    Construire une base de données consiste à regrouper les données en paquets « homogènes », les entités (tables). Chaque table étant composée d'un nombre fini de données élémentaires, les attributs ou champs dont la répétition (rédondance) devant être minimale, et d'une suite de lignes (enregistrements ou nuplets) stockées sur un support externe, généralement un disque. Une ligne est ellemême une suite de (1 ou) plusieurs valeurs, chacune étant d'un type déterminé.

    D'une manière générale, une ligne regroupe des informations concernant un objet, un individu, un événement, etc., c'est-à-dire un concept du monde réel (externe à l'informatique), que nous appellerons parfois une entité ou un fait.

    12 Le nouveau Petit Robert, Ed. Dicorobert, Montréal, 1996.

    13 Jean-Luc Hainaut, Base de données et modèles de calcul, 2ème éd. Dunod, Paris, 2000, pp. 31-40.

    A) Structure et contenu d'une table Prenons l'exemple de la table Membres.

     

    M

    E M B

    R E

    S

     

    Nom

    Adresse

    Localité

    Compte

     

    Cadget

    23, Kamilombe

    Kamayi

    125 000,00

     

    Myriam

    2, Kabulanda

    Kapanda

    425 000,00

     

    Béatrice

    9, Mucipayi

    Kamayi

    120 000,00

     

    Bénédicte

    11, Ndondo

    Katoka

    100 000,00

    B) Rôle d'une colonne

    - Les identifiants

    - Les clés étrangères

    - Les informations complémentaires - Les identifiants primaires

    - Les contraintes référentielles - Les colonnes facultatives

    2.1.4. LE SYSTEME DE GESTION DES DONNEES14

    La gestion d'une base de données, sa consultation et, d'une manière générale, la manipulation des données qu'elle contient, constituent des opérations dont la réalisation technique est souvent très complexe. C'est la raison pour laquelle on fera appel à des logiciels spécialisés offrant un ensemble de fonctions permettant la définition, l'exploitation et la gestion de tables et de leur contenu appelés systèmes de gestion de fichiers (SGF) ou de bases de données (SGBD).

    Les logiciels de gestion de fichiers (une table est une variété simplifiée de fichier) s'adressent notamment à l'utilisateur non spécialisé et lui permettent de résoudre des problèmes simples relatifs à des données peu complexes. Les fonctions offertes sont la construction d'un nouveau fichier, la consultation des enregistrements, la modification des données (ajouter, supprimer un enregistrement, modifier les valeurs de champs d'un enregistrement), la sélection d'enregistrements vérifiant une condition, le tri (classement selon un critère déterminé) et la production de rapports (imprimés) basés sur des données extraites du fichier. L'utilisation est en général exclusivement interactive et ne demande pas de formation particulière. Il est cependant possible de développer de petites applications sans formation particulière à la programmation.

    Les logiciels de gestion de base de données s'adressent à la foi à l'utilisateur non spécialisé ou occasionnel et au développeur d'applications. Ils permettent de travailler simultanément sur plusieurs tables en relation. Outre les fonctions évoquées ci-dessus pour les logiciels simples, ils offrent des fonctions de consultation et de manipulation plus puissantes. En outre, ils disposent souvent d'un langage de programmation propre qui permet le développement rapide de programmes complexe. Il est évident que ces logiciels exigent des ressources en matériel (mémoire centrale, vitesse de processeur, disques rapides et à grande capacité) plus importantes que les précédents. Ils réclament aussi une formation spécialisée de la part de l'utilisateur qui désire en utiliser intensivement les fonctions.

    14 Jean-Luc Hainaut, Bases de données et modèles de calcul, outils et méthodes pour l'utilisateur, Cours et exercices, 2ème éd. Dunod, Paris, 2000, p. 47

    Une base de données peut comporter plus d'un millier de tables et plusieurs dizaines de milliers de colonnes.

    Microsoft Access jouit d'une position un peu particulière. Il s'agit essentiellement d'un environnement de développement d'applications légères travaillant sur une base de données. Des outils graphiques permettent à un utilisateur de construire rapidement et intuitivement de petites applications. Il est possible d'utiliser le langage SQL, mais l'utilisateur doit alors faire preuve d'un acharnement digne d'un cochon truffier.

    2.2. MODELES DE DONNEES

    2.2.1. NIVEAUX D'ABSTRACTION

    L'architecture ci-dessous repose sur les travaux de Codd (1970), de Date (1975) et suit les recommandations de travail du comité de normalisation américain ANSI-SPARC qui a définit les différents niveaux d'abstraction pour un système de gestion de bases de données.15

    Un objectif majeur des SGBD est d'assurer une abstraction des données stockées sur disque afin de simplifier la vision des utilisateurs. Il est classique de mettre en évidence trois niveaux de réflexion afin d'exprimer de manière rigoureuse tant la perception du système actuel que celle du système futur.

    La démarche par niveaux intègre les réflexions du groupe ANSI/SPARC et définit les étapes à suivre dans la réalisation d'une base de données qu'il est classique de mettre en évidence :

    - Le niveau conceptuel : appelé aussi MCD (modèle conceptuel des données) ou MLD (modèle logique des données). Il définit l'arrangement des informations au sein de la base de données, il correspond à la définition des finalités de l'entreprise en expliquant sa raison d'être. Ce niveau traduit les objectifs et les contraintes qui pèsent sur l'entreprise. On y trouvera par exemple les règles de gestion du personnel, de tenue de la comptabilité ou de livraison des produits finis.

    - Le niveau organisationnel (ou logique) : permet de définir l'organisation qu'il est souhaitable de mettre en place dans l'entreprise pour atteindre les objectifs visés. On parle alors de choix d'organisation, pour lesquels la marge de manoeuvre est plus importante. Ce niveau précise les postes de travail, la chronologie des opérations, les choix d'automatisation, tout en intégrant les contraintes éventuelles.

    - Le niveau opérationnel (interne ou physique) : il définit la façon selon laquelle sont stockées les données et les méthodes pour y accéder.et intègre les moyens techniques nécessaires au projet. Ils s'expriment en termes de matériels ou de logiciels et sont (par suite des progrès technologiques) les plus sujets à changement.

    La figure ci-dessous illustre les différents schémas16 d'une base de données centralisée :

    - Schéma conceptuel : description des données d'une entreprise ou d'une partie d'une entreprise en termes de types d'objets et de liens logiques indépendants

    15 Georges GARDARIN, Base de données objet et relationnelle, Ed. Eyrolles, Paris, 1999, pp. 16-20.

    16 Arnold Roch et José, M., La méthode Merise, pp. 23-25.

    de toute représentation machine, correspondant à une vue canonique globale de la partie d'entreprise modélisée.

    - Schéma interne : description des données d'une base en termes de représentation physique en machine, correspondant à une spécification des structures de mémorisation et des méthodes de stockage et d'accès utilisées pour ranger et retrouver les données sur disque.

    - Schéma externe : description d'une base de données extraite ou calculée à partir de la base physique, correspondant à la vision d'un programme, donc, à un arrangement particulier de certaines données.

    2.2.1.1. LES CRITERES D'UNE BASE DE DONNEES

    1. Exhaustivité : implique que l'on dispose de toutes les informations relatives au sujet donné.

    2. La non redondance : implique l'unicité des informations dans la base de données .En général, on essaie d'éviter la duplication des données car cela pose des problèmes de cohérence lors des mises à jour de ces donnés.

    3. La structure : implique l'adaptation du mode de stockage des renseignements aux traitements qui les exploiterons et les mettrons à jour ; ainsi qu'au coût de stockage de ces renseignements dans l'ordinateur.

    Le stockage physique d'une base de données consiste en un ensemble d'enregistrements physiques. Organisés à l'aide des listes, des pointeurs et différentes méthodes d'indexation.

    2.2.1.2. BASE DE DONNEES ET TABLEUR

    Une erreur, fréquemment commise par les utilisateurs débutants, consiste à confondre une base de données avec un tableur. Les tables d'une base de données se présentent effectivement en lignes et colonnes, comme dans un tableur, mais la comparaison s'arrête là et les différences entre les deux approches sont importantes et nombreuses.

    Le tableau suivant, résume les principales différences entre une base de données et un tableur.

    Différences sur...

    Tableur

    Base de données

    Utilisation principale

    Calculs

    Gestion et traitement
    des données

    Structuration des données

    Aucune

    Structuration et
    cohérence forte

    Contrôles dintégrité des données

    Aucuns

    Vérification stricte des
    valeurs possibles de
    chaque donnée

    Accès aux données

    Mono utilisateur

    Multi utilisateurs

    Confidentialité des données

    Aucun contrôle

    Vérification des droits
    d'accès de chaque
    utilisateur

    Taille des données

    - Une table

    - Quelques dizaines de lignes

    - Plusieurs tables
    - Plusieurs milliers de
    lignes par table

    Traitement sur les données

    Quantitatifs

    Qualitatifs et quantitatifs

    Interrogations des données

    Réalisée par des procédures spécifiques

    Langage "universel" :
    SQL

    2.2.1.3. LES ACTEURS DE BASE DE DONNEES.17

    La mise en place d'une base de données (de grande envergure) nécessite la compétence de toute une équipe. Les lignes qui suivent présentent les acteurs (ainsi que leur rôle) intervenant dans la réalisation d'une base de données, aux différents niveaux du cycle de vie d'une base de données.

    A. Conception


    · Concepteur :

    o Identification des données ; choix des structures de données ; o Analyse des besoins des utilisateurs ;

    o Développement de vues adaptées pour les différents groupes d'utilisateurs.

    17 Pierre Parrend, Base de données avancées - Introduction, Ed. I.U.T. Lumière, Université Lumière Lyon 2, 2005-2006.

    · Analyste

    o Détermine les besoins des utilisateurs

    · Programmeurs :

    o Réalisent ces besoins sous forme de programmes ; o Testent ;

    o Déboguent ;

    o Documentent ;

    o Entretiennent les logiciels.

    B. Exploitation

    · Administrateur (DBA - Database Administrator)

    o Autorisations d'accès à la base ;

    o Organisation et supervision de l'exploitation ;

    o Gestion des ressources matérielles et logicielles nécessaires ;

    o Responsable du fonctionnement : sécurité, temps d'accès ; o Souvent associé à une équipe

    · Utiisateurs :

    o Consultation et/ou mise à jour ;

    o Occasionnels (accès ponctuel, par voie programmatique :

    consultants,...)

    o Naïfs/paramétriques (par le biais de transactions préenregistrées) ; o Experts (ingénieurs, scientifiques, analystes) ;

    o Autonomes (base de données personnelles).

    C. Conception

    · Concepteurs de système de BD

    o Base de données ;

    o SJBD (Système de Gestion de Base de Données) o Catalogue ;

    o Langage de requêtes et traitement associés ;

    o Interface ;

    o Accès aux données (mise en mémoire cache, contrôle de

    concurrence) ;

    o Gestion des pannes et de la sécurité.


    · Développeurs d'outils pour les BD :

    o Conception

    o Utilisation

    o Optimisation

    · Personnel de maintenance

    · Service technique d'aide à l'exploitation (hotline professionnelle) 2.3. SYSTÈME DE GESTION DES BASES DE DONNÉES (SGBD) 2.3.1. INTRODUCTION

    La gestion de base de données se fait au moyen d'un logiciel appelé SGBD, acronyme de Système de Gestion de Base de Données, en anglais DBMS (Data Base Management System). Un SGBD18 est donc un ensemble coordonné de logiciels qui joue le rôle d'interface entre les utilisateurs et la base de données.

    C'est-à-dire qu'il permet décrire, manipuler, mémoriser et interroger les données constituant la base19 : Il est chargé de tous les problèmes liés aux accès concurrents, à la sauvegarde et la restauration des données. Il permet d'interagir avec l'utilisateur de définir les données, de consulter la base ou de la mettre à jour. A titre d'exemple, citons : la structuration, le stockage, la maintenance (accès concurrents, sauvegarde, restauration de données), l'insertion, la mise à jour, la consultation et la suppression d'une base de données, etc.

    Comme exemple de SGBD, on peut citer : Access, Paradox, Sybase, PosgresSQL, Interbase, FoxPro, DB2, Mysql, Oracle, Informix,Ingress, O2, SqlServer, etc.

    2.3.2. TYPES DE SGBD

    Aujourd'hui, il existe trois catégories principales de SGBD :

    - Centralisées : Client-serveur ;

    - Réparties : BD en réseau ;

    - Bases de données locales ou personnelles.

    A) SGBD centralisée

    - Réside dans un ordinateur central (ou à un seul endroit). Ex : Réservation des billets d'avions.

    - Économie d'échelle.

    - Plusieurs endroits entrent et sortent l'info.

    - Sécurité centralisée.

    - Sauvegarde et archivage central.

    B) SGBD Client-serveur (Variante SGBD centralisée)

    - Serveur dans un ordinateur plus puissant et il répond à des requêtes provenant des clients

    18 FLORYA, Bases de données : conception et réalisation, Ed. Economica, Paris, 1982, p.

    19 G. Gardarin, pp. 29-37.

    - Client est dans l'ordinateur de l'usager. Client fait des requêtes au serveur pour gérer la base de données. Ex. : Langage SQL.

    C) SGBD Répartie

    - Réside sur plusieurs ordinateurs Ex: SGBD production => 3 ordi. - Données sont distribuées dans plusieurs centres d'activités

    D) Types de SGBD Base de données en réseau

    - Variante SGBD répartie Serveur et client SGBD dans plusieurs microordinateur ;

    - Client fait requête au serveur de l'autre ordinateur

    - Chaque noeud réseau = client/serveur

    - Systèmes moins puissants que SGBD client-serveur, moins cher et plus faciles d'utilisation

    - Usager désigne le micro=source données

    E) SGBD locales/personelles

    - Usagers veulent propres informations

    - Pas problèmes demandes formelles au SI - Plus facile à implanter

    - Usagers à l'aise avec «leur » SGBD- Ex: Access, Filemaker Pro, etc.

    - Travail manuel répétitif fait par SGBD

    - Création de silos de données (non partagés) - Méthodologies et outils

    cachées aux autres

    2.3.3. ROLES DES SGBD

    Un SGBD permet de gérer des données structurées et persistantes de façon intègre, fiable, concurrente et efficace

    A) Structuration des données

    Le SGBD doit offrir un système de typage

    B) Persistance des données

    La durée de vie des données doit être supérieure à la durée des programmes qui les manipulent. La persistance peut être obtenue en effectuant un stockage permanent (sur le disque).

    C) Intégrité des données

    Le SGBD assure une vue cohérente des données, en dépit des accès concurrents.

    D) Fiabilité des données

    Le SGBD :

    · vérifie les contraintes des données (intégrité référentielle, reflexes, etc.)

    · gère des transactions (atomicité des transactions) et sécurité (mot de passe, etc.) ;

    · récupère des données en cas de crash logiciel, OS (Operating System) ou disque.

    E) Concurrente Le SGBD gère les accès multi-utilisateurs, notamment en cas de modification.

    F) Accès efficace

    Le SGBD intègre des techniques spécifiques pour avoir de bonnes performances :

    - index, hash-coding

    - regroupement des données sur disque

    - optimisation des requêtes

    - Cache mémoire (utilisation du principe LRU)

    - Langage de requête, comme le SQL (Strutured Query Language)

    G) Indépendance logique/physique

    · Indépendance physique : le niveau physique peut être modifié indépendamment du niveau conceptuel. Cela signifie que tous les aspects matériels de la base de données n'apparaissent pas pour l'utilisateur, il s'agit simplement d'une structure transparente de représentation des informations.

    · Indépendance logique : le niveau conceptuel doit pouvoir être modifié sans remettre en cause le niveau physique, c'est-à-dire que l'administrateur de la base doit pouvoir la modifier sans que les programmes d'application le soient.

    2.3.4. MODELES DE SGBD20

    2.3.4.1. MODELE DE SGBD HIERARCHIQUE

    Une base de données hiérarchique est une base de données dont le système de gestion lie les enregistrements dans une structure arborescente où chaque enregistrement n'a qu'un seul possesseur. Rapide, puisque les liens sont simples, et peu flexible comme modèle reflétant la réalité mais ce genre de BD n'est plus développé, sauf dans de rares occasions.

    2.3.4.2. MODELE DE SGBD RESEAU

    Le modèle réseau est une manière de représenter graphiquement les données dans le cadre d'une base de données. Ce modèle est en mesure de lever de nombreuses difficultés du modèle hiérarchique grâce à la possibilité d'établir des liaisons de type 1-n en définissant des associations entre tous les types d'enregistrements.

    20 http://www.commentcamarche.net/contents/bdd/bddtypes.php3.

    2.3.4.3. MODELE DE SGBD RELATIONNEL

    Dans le modèle relationnel, les données sont enregistrées dans des tableaux à deux dimensions (lignes appelées enregistrements ou tuples et colonnes appelées champs). La manipulation de ces données se fait selon la théorie mathématique des ensembles. Les SGBD relationnels sont une application directe de ce modèle.

    2.3.4.4. MODELE DE SGBD ORIENTE OBJET

    Dans le modèle orienté objet, les données sont stockées dans des structures appelées objets.

    · Les objets ont une existence persistante indépendante des données (avec leur identité, leur fonction, leur classe, etc.)

    · Les données peuvent être accédé uniquement par un objet, selon les méthodes qui lui ont étés attribuées.

    · Une hiérarchie entre objets peut être définie au besoin.

    DEUXIEME PARTIE :
    NOTIONS P R AT I Q U E S

    CHAPITRE III : ANALYSE PREALABLE

    3.1. INTRODUCTION

    Parmi les informations qui appartiennent au système d'information, certaines doivent et/ou peuvent faire l'objet d'un traitement automatisé grâce aux outils informatiques.

    Pour assurer la cohérence du système d'information, la méthode Merise propose une démarche de traitement comportant les étapes suivantes21 :

    - Le schéma directeur : est une étape prospective (planification du développement du système d'information) au niveau de l'entreprise dont le rôle est de définir la politique d'organisation et d'automatisation du système d'information. Pour ce faire, il est nécessaire de répertorier l'ensemble des applications informatiques existantes à modifier et à développer.

    Pour rendre contrôlable et modulable ce développement, il est nécessaire de découper le système d'information en sous-ensembles homogènes et relativement indépendant. Ces sous-ensembles sont appelés domaines. Par exemple, on peut trouver le domaine « Approvisionnement », le domaine « Personnel ». Les résultats attendus à la fin de cette étape sont une définition précise des domaines, une planification du développement de chaque domaine et un plan détaillé, année par année, des applications qui doivent être réalisées.

    - L'étude préalable : est une réflexion sur une grande fonction de l'entreprise, ou domaine, correspondant à une de ses finalités et qui doit aboutir à une présentation générale du futur système de gestion (modèles des données et des traitements) en indiquant les principales novations par rapport au système actuel, les moyens matériels à mettre en oeuvre, les bilans coût-avantage.

    Cette étude est réalisée en 4 phases :

    o une phase de recueil qui a pour objectif d'analyser l'existant afin de cerner les dysfonctionnements et les obsolescences les plus frappantes du système actuel.

    o une phase de conception qui a pour objectif de formaliser et hiérarchiser les orientations nouvelles en fonction des critiques formulées sur le système actuel et d'autre part des politiques et des objectifs de la direction générale. Cela revient à modéliser le futur système avec une vue pertinente de l'ensemble.

    o une phase d'organisation dont l'objectif est de définir le système futur au niveau organisationnel : qui fait quoi ?

    o une phase d'appréciation dont le rôle est d'établir les coûts et les délais des solutions définies ainsi que d'organiser la mise en oeuvre de la réalisation. A cet effet un découpage en projets est effectué.

    - L'étude détaillée par projet consiste d'une part à affiner la réflexion initialisée par l'étude préalable et d'autre part à dégager les spécifications fonctionnelles d'un projet particulier du domaine étudié et qui peut comporter des souhaits d'automatisation (ou d'amélioration des fonctionnements déjà automatisés) d'un certain nombre de fonctionnalités.

    21 Arnold, R. et José, M., La méthode Merise, T3, pp. 26-39.

    - L'étude technique aura une maille équivalente à celle de l'étude détaillée mais la complétera en fournissant les spécifications internes (ou techniques) du projet et des sous-projets qui seront menés.

    - La production dont l'objectif est l'obtention des programmes, transactions et
    base de données fonctionnant sur un jeu d'essais approuvés par les utilisateurs.

    - La mise en oeuvre qui se traduit par un changement de responsabilité : l'équipe de réalisation va en effet transférer la responsabilité du produit à l'utilisateur. Cette étape intègre en particulier la formation des utilisateurs. Après une période d'exploitation de quelques mois, la recette définitive de l'application est prononcée.

    - La maintenance qui consiste à faire évoluer les applications en fonction des besoins des utilisateurs, de l'environnement et des progrès technologiques.

    Le schéma suivant, reprend les étapes décrites ci-dessus.

    Pour une entreprise
    (globalement)

    Pour un domaine

    Pour un projet

    Schéma directeur

    Etude préalable

    Liste des ét. par promo

    Pour une application

    Etude détaillée

    Etude technique

    Cette démarche lourde et parfois complexe est adaptée à l'automatisation de « gros systèmes d'information ». Pour des informatisations plus modestes, elle peut être perçue comme un carcan, et il convient donc de l'adapter afin de retenir uniquement les concepts et/ou les étapes appropriées aux besoins.

    3.2. ETUDE PREALABLE 3.2.1. HISTORIQUE

    La Coopérative d'Epargne et de Crédit pour le Développement du Kasaï Occidental, « COOPECDEKOC » en sigle, est une institution de microfinances créée à Kananga, au Kasaï Occidental depuis le 5 mais 2002 pour une durée indéterminée.

    L'institution vient en réponse aux besoins de financement des producteurs socio-économique en stimulant l'épargne et en accordant des micro-crédits aux dynamiques ou initiatives porteuses et mobilisatrices afin de contribuer à l'accroissement de leur rentabilité financière, économique et sociale.

    Elle est l'initiative des Organisations Non Gouvernementales de Développement avec l'appui de la FAO/APSA qui ont réuni un capital social et signé

    un acte de fondation conformément à la règlementation en vigueur en République Démocratique du Congo.

    3.2.2. OBJECTIFS DE LA COOPECDEKOC

    La COOPECDEKOC poursuit les objectifs suivants :

    - Récolter des épargnes auprès de ses membres ;

    - Octroyer des micro-crédits à ses membres/clients ;

    - Eduquer ses membres à la culture d'épargne et de crédit.

    3.2.3. LES ACTEURS AUTOUR DU FINANCEMENT (MICROFINANCE)

    La COOPECDEKOC vient en appui aux catégories socio-professionnelles ci-après :

    1) Structures formelles : ONG, associations, mutuelles, comité de santé, précoopératives, corporations,...

    2) Structures non formelles : les tontines, « likelembe », « muziki »,
    « tshinkidimba », ...

    3) Agriculteurs : cultures vivrières, maraîchères, élevage, transformation, commercialisation des produits agricoles,...

    4) Acteurs de transport : « bayanda », demandeurs de wagons,...

    5) Femmes marchandes : secteurs socio-économiques,...

    6) Artisanat : menuisiers, forgerons, teintures, savonniers, briquetiers,
    photographes,...

    3.2.4. ORGANISATION STRUCTURELLE

    La COOPECDEKOC est une structure régie par les statuts et un règlement intérieur et comprend quatre organes ci-dessous :

    1) Assemblée Générale (AG) : Comprend tous les membres de la COOPECDEKOC et constitue son organe souverain et délibérant.

    2) Conseil d'Administration (CA) : Comprend 9 membres élus et dont le Gérant de l'Agence Centrale, membre d'office est le Secrétaire. Le CA constitue l'organe d'exécution des décisions de l'Assemblée Générale ;

    3) Conseil de surveillance (CS) : Comprend 3 membres élus. Il veille au fonctionnement des autres organes suivant les statuts et l'application des décisions de l'Assemblée Générale, il s'occupe du contrôle interne de la COOPECDEKOC .

    4) Commission de Crédit (CC) : Comprend 3 membres élus. Elle étudie les dossiers de demandes de crédit, prend la décision d'octroi des crédits après la visite effectuée auprès de ceux qui ont sollicité, elle assure le suivi des crédits octroyés.

    Techniquement, les tâches de la COOPECDEKOC sont exécutées au quotidien par la Gérance qui comprend 1 Gérant, 1 Comptable, 1 Caissier, 1 Huissier et 3 sentinelles (gardes) au niveau du bureau central, les caissiers auxiliaires et des chargés de recouvrement au niveau des différentes antennes. Ceux-ci sont assistés par les comités locaux de gestion et suivis des activités dans chaque entité ou la COOPECDEKOC est opérationnelle.

    ORGANIGRAMME DE LA COOPECDEKOC

    Assemblée Générale

    Conseil de Surveillance

     

    Conseil d'Administration

     

    Commission de Crédit

     
     
     
     
     
     
     
     
     
     

    Gérance

     
     
     
     
     
     
     
     
     
     

    Gérant

     

    Secrétariat/Comptabilité

     
     
     

    Agences Auxiliaires

     
     

    Caisse

     
     
     
     
     

    3.2.5. LA NARRATION

    La démarche d'octroi d'un crédit est subordonnée à six mois d'adhésion individuelle du membre à la COOPECDEKOC (cfr. Fiche d'adhésion), à la déclaration effective d'une activité productrice de revenu, à la régularité dans les versements (cfr. Carnet d'épargne),... Une visite à domicile est faite en cas de premier prêt.

    Une fois que toutes ces conditions sont remplies, les intéressés rencontrent un commissionnaire de crédit qui va leur expliquer la procédure et lister tous les documents nécessaires22. Puis, ils complètent ensemble la fiche d'adhésion individuelle du membre et soumettent le devis de leur projet au Gérant pour approbation.

    Une fois que le prêt est accordé, un contrat de prêt est signé en deux exemplaires et le montant octroyé est donné par un bon de sortie pour être retiré à la caisse le jour même. La caisse remplie le bon de sortie caisse en deux exemplaires, l'original pour le client et la copie reste à la caisse. A la fin de la journée, le caissier réuni toutes les copies des bon de sortie et rempli le journal de caisse en deux exemplaires ; l'original est envoyé à la comptabilité et l'autre à la Gérance.

    Le remboursement des prêts est hebdomadaire, il se fait en agence en échange d'un bon de remboursement. A la fin du mois, la comptabilité établit une fiche de compte en se référant aux journaux de caisse et envoie le rapport au Gérant.

    3.2.6. ANALYSE DES POSTES DE TRAVAIL

    Notre étude nécessite une analyse des différents postes de travail de la COOPECDEKOC pour voir comment ils sont organisés et la façon dont ils communiquent entre eux. Les informations recueillies sur base de cette analyse vont nous permettre de déceler les anomalies sur la façon de gérer ou des traiter les informations. Ainsi, les services ou postes de travail concernés par notre étude sont représentés par le tableau suivant : Gérance, Comptabilité, Caisse et Commission de crédit.

    22 Les documents nécessaires sont : carte nationale d'identité du bénéficiaire, fiche d'adhésion, carnet d'épargne, devis.

    29
    FICHE DESCRIPTIVE DES POSTES DE TRAVAIL

    Application : Microfinances Analyste : Pascal Blaise KADIEBUE

    Domaine : Micro-crédit Date :

    Code Poste

    Intitulé de poste
    de travail

    Nom
    mnémonique

    Travail effectué

    Moyen de traitement (matériel)

    Nombres
    des
    personnes

    Volume
    d'information

    Observation

    P1

    Gérance

    GER

    Etudie les dossiers de demandes de crédit,
    prend la décision d'octroi des crédits après la
    visite effectuée auprès de ceux qui ont sollicité.

    Elle assure le suivi des crédits octroyés.

    Manuel

    1

    Très élevé

    Moins rapide

    P2

    Secrétariat- Comptabilité

    CPTE

    Enregistrement des membres en règle des prêts

    Manuel

    1

    50 membres
    toutes 2 heures
    au cours de
    l'année

    Perte des
    informations trop
    fréquentes

    P3

    Caisse

    CSSE

    Rapport des payements et versements

    Manuel

    1

    100 membres
    par jour

    Lenteur dans la transmission des rapports

    P4

    Commission de crédit

    CCRE

    Expliquer la procédure et lister les documents
    nécessaires à l'octroi d'un crédit

    Complète la fiche d'adhésion avec le bénéficiaire
    (membre ou client)

    Manuel

    3

    Pour tous les membres de la coopérative

    Surchargée par
    le nombre
    d'informations à
    traiter

    3.2.7. ANALYSE DU FLUX D'INFORMATION

    Le flux d'information constitue l'ensemble d'informations qui circulent dans l'entreprise. L'analyse du flux d'information peut être réalisée sous différentes formes, notamment :

    - Le tableau des flux ;

    - La matrice de flux ;

    - Le schéma de flux ;

    - Le schéma de circulation de flux.

    A) TABLEAU DES FLUX

    Pour notre application, le tableau suivant représente les documents véhiculés et leur contenu. Il nous permet de connaître les rubriques de chaque document traité, concernées par l'application, ainsi que son origine et sa destination.

    Le terme « documents » doit être pris dans un sens large ; il peut s'agir en effet soit de documents papier, soit des documents magnétiques (enregistrement d'entretiens, disque ou disquette informatique), soit de tout autre support utilisable pour conserver des informations.

    Application : Microfinances Analyste : Pascal Blaise KADIEBUE

    Domaine : Micro-crédit Date :

    DESIGNATION

    CODE

    INFORMATIONS VEHICULES

    ORIGINE

    DESTINATION

    Bon d'entrée caisse

    BE

    N° fiche d'épargne

    Institution Imputation Déposant N° de compte

    Motif de dépôt

    Montant (en toutes lettres)

    Signatures (Caissier, Déposant, Gérant)

    Caisse

    Caisse

    Bon de

    remboursement caisse

    BR

    N° bon de remboursement

    Institution Imputation N° fiche d'épargne

    Déposant

    N° de compte

    Motif de dépôt

    Montant (en toutes lettres)

    La somme de : crédit, intérêt, pénalité Signatures (Caissier, Déposant, Gérant)

    Caisse

    Caisse

    Bon de sortie caisse

    BS

    N° fiche d'épargne

    Institution

    Imputation

    Bénéficiaire

    N° de compte

    Motif de retrait

    Montant (en toutes lettres)

    Signatures (Caissier, Déposant, Gérant)

    Caisse

    Caisse

    Carnet d'épargne

    CE

    Date

    Versement

    Retrait

    Solde

    Signatures (Caissier, Déposant)

    Client

    Caisse

    Contrat de prêt

    COP

    Date

    Crédit

    Motif

    Intérêts

    Echéance Pénalités

    Gérance

    Client

    Fiche d'adhésion

    FA

    Nom et postnom Sexe

    Lieu et date de naissance

    Profession

    Adresse complète Commune/Territoire Ville/District

    Province

    N° de téléphone

    Statut du membre (fondateur,client) Personne physique (masculin, féminin) Personne morale (représentant légal) Catégorie membre

    N° d'ordre

    N° compte

    Carte d'identité (n°, lieu et date de

    livraison)

    Frais d'adhésion

    Frais d'ouverture compte

    Commission
    de crédit

    Client

     
     

    N° fiche d'épargne

    Nom du réseau

    Nom et postnom de l'épargnant N° de compte

    Date d'adhésion

    Adresse complète

     
     

    Fiche d'épargne

    FE

    Nature du compte

    Caisse

    Caisse

     
     

    Part sociale libérée

     
     
     
     

    Date

     
     
     
     

    Pièce

     
     
     
     

    Libellé

     
     
     
     

    Entrée - Sortie - Solde

     
     
     
     

    Signatures (Caissier, Déposant)

     
     

    Fiche de compte

    FC

     

    Comptabilité

    Gérance

     
     

    Page n°

     
     
     
     

    Période (du...au...)

     
     
     
     

    Date

     
     
     
     

    Imputation

     
     

    Journal de caisse

    JC

     

    Caisse

    Caisse

     
     

    N° pièce

     
     
     
     

    Libellé

     
     
     
     

    Dollars américains (entrée, sortie)

     
     
     
     

    Visa

     
     

    B) MATRICE DE FLUX

    Le tableau suivant constitue la matrice des flux d'information : en ligne, on représente les services origines ou sources ; tandis qu'en colonne, ce sont les services de destination.

    Destination

    Source

    Client

    Commission
    de crédit

    Caisse

    Comptabilité

    Gérance

    Client

    -

    1

    -

    -

    -

    Commission de crédit

    -

    -

    -

    -

    2

    Caisse

    4

    -

    4

    5

    -

    Comptabilité

    -

    -

    -

    -

    6

    Gérance

    3

    -

    3

    -

    -

    C) SCHEMA DES FLUX

    Le recensement des différents documents traités est réalisé sous forme du schéma ci-dessous :

    Légende :

    Client

    1

    3

    Commission de crédit

    Gérance

    2

    4 4

    3

    6

    Comptabilité

    Caisse

    5

     

    Libellé

    1

    Fiche d'adhésion, carnet d'épargne, carte d'identité, devis

    2

    Fiche d'adhésion, carnet d'épargne, carte d'identité, devis

    3

    Contrat de prêt

    4

    Bon de sortie caisse

    5

    Journal de caisse

    6

    Fiche de comptes

    3.2.8. ANALYSE DES MOYENS DE TRAITEMENT

    A) MOYENS MATERIELS

    Le traitement de l'information (épargnes, prêts, remboursements, versements se fait manuellement avec des stylos, crauons, calculatrice, papier duplicateurs,...

    B) MOYENS HUMAINS

    Voir fiche descriptive des postes de travail.

    3.2.9. ETUDE DU SCHEMA DE CIRCULATION DES INFORMATIONS

    Nous allons montrer à ce niveau comment sont traitées les informations à travers les postes et départements concernés. Cette étude montre le circuit indispensable que doit suivre un document.

    Pour ce faire, établissons un schéma de circulations composées des colonnes ou se trouvent les postes/postes. C'est le diagramme POSTES/POSTES.

    Client Commission

    de crédit Gérance Caisse Comptabilité

    1

    UT 01

    2

    1

    UT 02

    3 3

    2

    UT 03

    4

    UT 04

    3

    5

    UT 05

    6

    5

    3.2.10. DICTIONNAIRE DES DONNEES

    Partant des documents, la phase d'analyse consiste à en extraire les informations élémentaires (non décomposables) qui vont constituer la future base de données.

    La réunion de l'ensemble des données élémentaires, que l'on appelle des attributs ou des champs, constitue le dictionnaire des données. Chaque attribut (champ) du dictionnaire de données peut être caractérisé par les propriétés suivantes :

    Propriété

    Signification

    Mnémonique

    Abréviation du nom de l'attribut.

    Libellé

    Libellé contenant la signification précise et le rôle de l'attribut.

    Type de donnée

    Type de l'attribut : entier, réel, chaîne de caractères, date...

    Contraintes d'intégrité

    Liste des contraintes sur les valeurs possibles de l'attribut

    Règle de calcul

    Règle de calcul (d'obtention) de l'attribut correspondant.

    Le dictionnaire des données relatif aux documents précédents est le suivant :

    Mnémonique

    Libellé

    Type

    Contraintes

    Règle de calcul

    Adr

    Adresse bénéficiaire

    Mémo

     
     

    Cdsexe

    Code sexe

    Chaîne (1)

    H ou F

     

    Credit

    Montant sollicité

    Réel

    >=300 et

    <=3000

     

    Dtacq

    Date d'acquisition prêt

    Date

     
     

    DtEp

    Date de l'épargne

    Date

     
     

    Dtnaiss

    Date de naissance

    Date

     
     

    Dtremb

    Date de remboursement

    Date

     
     

    Ech

    Date de l'échéance

    Date

     

    = Dtacq - Dtremb

    FsCpte

    Frais d'ouverture du compte

    Réel

     
     

    Id_Prêt

    Identifiant du prêt

    Chaîne (5)

     
     

    Id_Remb

    Identifiant du remboursement

    Chaîne (5)

     
     

    Lbcpte

    Libellé du compte

    Chaîne (15)

     
     

    Lbsexe

    Libellé du sexe

    Chaîne (7)

    Homme ou Femme

     

    MAC

    Montant accordé

    Réel

    >=300 et

    <=3000

     

    MAP

    Montant à payer

    Réel

     

    =MAC+ (Ech*Tx)+Pen

    Motif

    Motif de demande du prêt

    Mémo

     
     

    NomBen

    Nom du bénéficiaire

    Chaîne (20)

     
     

    NomPer

    Nom du percepteur

    Chaîne (20)

     
     

    NumCart

    N° de la carte

    Entier

     
     

    NumCpte

    N° compte

    Entier

     
     

    Pen

    Pénalités

    Réel

     
     

    Prof

    Profession

    Chaîne (10)

     
     

    Tx

    Taux d'intérêt

    Taux

     
     

    Versement

    Montant versé

    Réel

    >=20 et

    <=3000

     

    3.2.11. CRITIQUE DE L'EXISTANT, RECENSEMENT DES

    PROBLEMES ET PROPOSITIONS DES SOLUTIONS

    Ici, il s'agit de la synthèse de tout le travail effectué au niveau de l'analyse de l'existant. Ainsi, la critique ou le diagnostic de l'existant permettra de recenser les points forts et faibles, quantitativement et qualitativement, du système actuel.

    Le bilan quantitatif de l'expérimentation se fonde sur les réponses au reporting des membres apportées par 15 membres. Tandis que le bilan qualitatif a été alimenté par deux groupes de travail mis en place par la COOPECDEKOC et son agence d'épargne et de crédit investie sur ce dispositif.

    LE BILAN QUANTITATIF

    a) Les profils des personnes :

    - Celles qui ont fait une demande de micro-crédits : Sur 221 demandes de microcrédits adressées à la COOPECDEKOC, on observe qu'il s'agit essentiellement de :

    o Personnes seules ;

    o Locataires de leur logement ; o N'ayant aucune formation ;

    o Disposant de ressources mensuelles d'environ 10.000 FC alors qu'elles ont une activité professionnelle, précaire ou non.

    - Celles qui ont obtenu un microcrédit : Sur 57 dossiers ayant abouti à l'octroi d'un microcrédit :

    o La majorité des bénéficiaires ont entre 16 et 44 ans ; o Les bénéficiaires sont des hommes (51,7 %).

    b) L'objet des prêts, les montants

    - Plus de la moitié des demandes de microcrédit personnel concernent la mobilité (achat d'un véhicule, réparation d'un véhicule, permis de conduire) ;

    - Un quart des demandes de micro-crédits aboutissent à un prêt (les autres demandes sont réorientées).

    Sur les 211 demandes initiales formulées auprès de la COOPECDEKOC, seuls 57 dossiers ont en effet aboutit à l'octroi d'un micro-crédit. Ce ratio souligne tout l'intérêt de la démarche d'accompagnement qui permet d'informer et d'orienter au mieux la personne.

    - Les banques appliquent généralement un taux compris entre 3 % et 4 % (environ le taux d'un livret A). La caisse d'épargne est prédominante parmi les banques prêteuses.

    - Les prêts octroyés s'élèvent en moyenne à un montant de 2.200 dollars pour une
    durée moyenne de remboursement de 34 mois (soit environ 64 dollars par mois).

    NB : Les demandes de micro-crédits s'élèvent en moyenne à 2037,08 dollars (de 200 dollars dans un cas à 15 000 dollars dans un autre cas), sachant que la COOPECDEKOC ne garantit que les prêts compris entre 300 et 3000 dollars.

    - Un seul dossier sur 57 a fait l'objet d'un impayé.

    LE BILAN QUALITATIF

    Ayant fait recours à la méthode SEPO (Succès, Echecs, Potentialités et Contraintes) pour identifier et systématiser le diagnostic institutionnel de la COOPECDEKOC, les constats suivants caractérisent l'institution :

    a) Succès

    - Pour les emprunteurs :

    o Le micro-crédit personnel est une réponse adaptée à un besoin ciblé ;

    o Il entraîne une revalorisation de l'estime de soi de l'emprunteur qui
    participe activement à la réalisation de projet et à la vie économique ;

    o Il permet d'éviter le recours aux crédits à la consommation et donc de limiter les situations de surendettement ;

    o Grâce à l'accompagnement adapté, il permet d'apprendre à gérer un budget ;

    o Contrairement aux autres prêts, ce système, du fait de la garantie du fonds et de la présence d'un accompagnant, facilite le dialogue avec la banque.

    - Pour les membres :

    o Le micro-crédit personnel facilite l'inclusion bancaire ;

    o Il permet d'entrer en relation avec des personnes en difficulté qui, si elles ne sont pas orientées vers un micro-crédit, sont néanmoins informées d'autres dispositifs mis à leur disposition et adaptés à leur situation ;

    o Le partenariat établissement financier-bailleurs de fonds permet à chacun de mieux se connaître. Ceci est particulièrement vrai lorsque les banques ont un référent unique ;

    o Le micro-crédit personnel est un outil supplémentaire pour répondre aux besoins des usagers ;

    o Le micro-crédit personnel permet de réorienter une part du budget
    dédié aux politiques d'aides extra-légales/facultatives des membres.

    - Pour l'établissement financier :

    o Le taux de sinistralité est inférieur à 1,5 % dans le cas d'un micro-crédit alors qu'il est de 4 % pour les prêts bancaires classiques. Le microcrédit personnel offre donc une meilleure garantie du remboursement des prêts liée notamment à l'accompagnement spécifique du demandeur ;

    o L'image de la banque est améliorée.

    b) Echecs

    - Les matériels (outils) utilisés lors des versements ;

    - La non mise à jour des fiches des membres ;

    - Le non remboursement des membres effectifs et fondateurs ;

    - La faible identification des acteurs sur terrain, bénéficiaires des crédits pas du tout systématisés ;

    - Les procédures et tenue de la comptabilité à améliorer ;

    - Le non respect des lignes budgétaires ;

    - Le manque de politique de recouvrement efficace et de suivi des activités sur terrain systématique (suivi des bénéficiaires, par exemple) ;

    - Le mécanisme de recrutement et de responsabilisation des agents à mettre en place ;

    - Le contrôle de la caisse et de la comptabilité échappe à la gérance ; - Faible pourcentage de crédit sur les activités agricoles et d'élevage ; - Taux de remboursement autour de 65 % et 35 % de non remboursement ;

    c) Potentialités

    - Disponibilité éventuelle des bailleurs ;

    - Partenariat avec la Banque Centrale du Congo ;

    - Disponibilité des clients ;

    - Esprit d'initiative ;

    - Attrait de la population sur l'épargne et le crédit ; - Présence de l'expertise ;

    - Compétences techniques ;

    - Disponibilité de demandeurs de crédit ;

    - Implication des parrains et organes dans le recouvrement.

    d) Contraintes ou obstacles

    - Insuffisance de capital disponible, gage des dépôts des clients, pour satisfaire la demande des clients;

    - Non respect des délais de remboursement par les clients ;

    - Non remboursement des intérêts à temps voulu ;

    - A cause des injonctions du bailleur, le personnel est réduit, et cela à comme conséquence la surcharge du gérant ;

    - Faible épargne ;

    - Expertise limitée ou quasi-absente en matière de gestion financière.

    A) PROPOSITIONS DE SOLUTIONS INFORMATIQUES

    La solution informatique est fiable, car elle vise l'intérêt général de la Coopérative, présentant plus d'avantage par rapport aux autres. Le type de système informatique adopté à cette situation est un système informatique qui s'effectue au niveau de chaque poste de travail, les ordinateurs sont indépendants les uns des autres donc ne sont pas en réseau informatique.

    B) EVALUATION DE LA SOLUTION

    La solution proposée apportera une légère modification des tâches, changement d'activité des agents travaillants dans les postes de travail concernées par l'application. Les agents concernés doivent suivre une formation pour l'utilisation des équipements informatiques et logiciels installés dans ce domaine.

    CHAPITRE IV : CONCEPTION DU MODELE DE LA BASE
    DE DONNEES

    La conception d'une base de données suit le cycle d'abstraction selon les trois niveaux suivants : Le niveau conceptuel, le niveau organisationnel et le niveau opérationnel.

    4.1. FORMALISATION CONCEPTUELLE DE DONNEES

    Cette étape a pour objectif de fixer des informations et traitements à manipuler dans le système d'information. Pour y arriver, nous recourons à deux méthodes de formalisation, à savoir : Le modèle Conceptuel des Données (MCD) et le Modèle Conceptuel des Traitements (MCT).

    4.1.1. MCD : MODELE CONCEPTUEL DES DONNEES

    C'est la description statique du système d'information visé à l'aide d'entités, d'associations et de propriétés.

    A) DETERMINATION DES OBJECTS

    Un objet matériel ou immatériel est toute entité ayant une existence propre et conforme aux choix de gestion dus système étudié. Pour le domaine de la gestion de la microfinance, nous avons recensé les objets suivants : Bénéficiaire, Epargne, Prêt, Remboursement, Adhésion.

    B) DESCRIPTION ET AFFECTATION DES PROPRIETES

    Une propriété est une donnée élémentaire et indécomposable du système d'information, rattachée à un objet ou à une entité (Id_Pret, sexe d'un bénéficiaire,...).

    EPARGNE

    #Num_Cpte23 Dt_Ep

    Versement

    Tx

    Lib_Cpte

    Motif

    Fs_Ouverture Nom_Percepteur

    BENEFICIAIRE

    # Id_Ben

    Nom

    Postnom

    Dt_Nais

    Adresse, Commune Sexe

    Profession

    Num_Cart

    Etat-civil

    REMBOURSEMENT

    # Id_Remb Dt_Remb MAC

    Tx

    MAP

    Nom_Perc

     
     
     
     

    PRET

    # Id_Pret Crédit

    Intérêt

    Pénalités Dt_Acq

    Motif

    Echéance

     

    ADHESION

     
     

    # IdAdh Dt_Adh Fs_Adh Part_Soc_Lib Spécialisation

    Statut

     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     

    C) RECENSEMENT DES ASSOCIATIONS ENTRE OBJETS

    Une association est un lien (relation) entre deux ou plusieurs entités. Elle peut être binaires (quand elle réunit deux objets, ternaire (quand elle réunit trois objets, ou n-aire (quand elle réunit plus de trois entités).

    D)

    PRET

    # Id_Pret Crédit

    Intérêt

    Pénalités Dt_Acq

    Motif

    Echéance

    RESTITUER

    REMBOURSEMENT

    # Id_Remb

    Dt_Remb

    MAC Tx

    MAP NomPerc

    EPARGNE

    ADHESION

    # IdAdh

    Dt_Adh

    Fs_Adh Part_Soc_Lib Spécialisation Statut

    #Num_Cpte Dt_Ep

    Versement

    Tx

    Lib_Cpte

    Motif Fs_Ouverture Nom_Percepteur

    CONSTITUER

    SOLLICITER

    # Id_Ben Nom Postnom Dt_Nais Adresse Commune Sexe

    Profession Num_Cart Etat-civil

    PERMETTRE

    BENEFICIAIRE

    DEMANDER

    LES CARDINALITES ENTRE LES OBJECTS Elles définissent des contraintes d'intégrité sur l'association, telles que :

    - la borne minimale : nombre minimum de fois qu'une occurrence d'une entité participe aux occurrences de l'association (0,1,n) ;

    - et, la borne maximale : nombre maximum de fois qu'une occurrence d'une entité participe aux occurrences de l'association (1,n).

    (1,n)

    BENEFICIAIRE

    # Id_Ben

    (1,n) Nom

    Postnom Dt_Nais

    Adresse

    Commune Sexe

    Profession Num_Cart Etat-civil

    (1,n) (1,n)

    PERMETTRE

    (1,1)

    DEMANDER

    PRET

    # Id_Pret Crédit

    Intérêt

    Pénalités Dt_Acq

    Motif

    Echéance

    EPARGNE

    #Num_Cpte

    Dt_Ep

    Versement

    Tx

    Lib_Cpte

    Motif

    Fs_Ouverture Nom_Percepteur

    (1,1)

    CONSTITUER

    (1,1)

    (1,1)

    SOLLICITER

    ADHESION

    # IdAdh Dt_Adh Fs_Adh Part_Soc_Lib Spécialisation

    Statut

    (1,1)

    (1,1)

    RESTITUER

    REMBOURSEMENT

    # Id_Remb Dt_Remb MAC

    Tx

    MAP

    NomPerc

    Règles de gestion de la COOPECDEKOC :

    - un CLIENT peut avoir plusieurs COMPTES ;

    - un seul des COMPTES peut permettre d'avoir un PRET dans le même temps ;

    - A chaque échéance, on veut prélever automatiquement le compte qui a permis d'avoir ce PRET pour le remboursement en capital et en intérêt (le remboursement des intérêts étant prioritaire).

    - Si le prélèvement ne suffi pas pour le remboursement de cette échéance, on veut aller sur d'autres comptes du même client de la même base de données pour les prélever automatiquement jusqu'à ce que les différents soldes des comptes le permettent ou pas.

    - Les remboursements se font au CREDIT des comptes PRETS tandis que le CREDIT lui même est au DEBIT du compte PRET suivant un Id_Pret.

    E) VISUALISATION DES CIF

    BENEFICIAIRE

    # Id_Ben Nom

    Postnom Dt_Nais

    Adresse

    Commune Sexe

    Profession Num_Cart Etat-civil

    (1,n) (1,n)

    PERMETTRE

    CIF

    CIF

    (1,1)

    SOLLICITER

    (1,1)

    EPARGNE

    #Num_Cpte

    Dt_Ep

    Versement

    Tx

    Lib_Cpte

    Motif

    Fs_Ouverture Nom_Percepteur

    ADHESION

    # IdAdh

    Dt_Adh

    Fs_Adh

    Part_Soc_Lib Spécialisation Statut

    PRET

    # Id_Pret Crédit

    Intérêt

    Pénalités Dt_Acq

    Motif

    Echéance

    (1,1)

    (1,1)

    RESTITUER

    REMBOURSEMENT

    # Id_Remb

    Dt_Remb

    MAC Tx

    MAP NomPerc

    4.1.2. MCT : MODELE CONCEPTUEL DES TRAITEMENTS

    Evénement

    Opération

    Résultat

    Fréquence
    d'événement

    1

    Arrivée du bénéficiaire

    Consultation des documents nécessaires

    Proposition emprunt

    10/J

    2

    Transmission dossier

    Analyse dossier

    Proposition contrat

    10/j

    3

    Accord du bénéficiaire

    Etablissement contrat

    Mise à jour montant prêt

    3/j

    4

    Retour bénéficciaire

    Contrôle montant disponible et recherche contrat de prêt

    - BS établi et mise à jour Montant dans la caisse

     

    5

    Remise prêt

    Enregistrement comptable

    Ecriture comptable

     

    6

    Fin journée

    Calcul montant des BE, BS et BR

    Etablissement

    journal de caisse et liste des prêts

    3/j

    OK

    KO

    E2

    E1

    Arrivée bénéficiaire

    Consultation liste des documents

    Pas d'emprunt Proposition emprunt Transmission dossier

    R2

    R1

    R2 + E2

    - 43 -

    Etablissement contrat de prêt

    TJS

    E3

    Retour bénéficiaire Contrat de prêt MAJ caisse

    R4 + E3

    R4 R3

    Contrôle montant disponible

    E4

    KO OK

    Liste d'attente MAJ montant caisse Etablissement

    bon de sortie

    R5 R6 R7

    R6 + R7 + E4

    Remise prêt

    Enregistrement comptable

    TJS

    E5

     

    Fin de la journée Ecritures comptables

    R8

    R8 + R6 + E5

    Calcul des entrées et sorties

    Journal de caisse Montant sorti Montant encaissé

    R11

    R9 R10

    TJS

    Le MCT est donc ce schéma représentant les traitements, en réponse aux évènements à traiter, sans tenir compte des ressources humaines et matérielles. Ce modèle repose sur les notions d'événements et d'opérations, celle de processus en découle.

    4.2. FORMALISATION ORGANISATIONNELLE

    Elle vise à spécifier l'organisation qui régira les données et traitements et utilise les deux méthodes suivantes :

    - Modèle Organisationnel des Traitements (MOT)

    - Modèle Logique des Données (MLD)

    4.2.1. MOT : MODELE ORGANISATIONNEL DES TRAITEMENTS

    Ce modèle complète le MCT avec les notions suivantes en rapport avec le temps, les acteurs et le type d'opération.

    4.2.2. MOD : MODELE LOGIQUE DES DONNEES

    Issu du MCD, le MLD reprend le contenu du MCD, afin de mieux organiser les données, en précisant : La volumétrie (volume de données pouvant être supportés par type de serveur), la structure et l'organisation des données.

    A) SCHEMA RELATIONNEL

    La structure générale des données (le schéma des relationnel des données) se présente de la manière suivante :

    - T_EPARGNE (#Num_Cpte, Dt_Ep, Versement, Lib_Cpte, Motif, Frais_Ouverture, Nom_Percepteur, #Id_Ben)

    - T_BENEFICIAIRE (# Id_Ben, Nom, Postnom, Dt_Nais, Adresse, Commune, Sexe, Profession, Etat-civil, Num_Cart)

    - T_PRET (# Id_Pret, Crédit, Intérêt, Pénalités, Dt_Acq, Echéance, Motif, #Id_Ben, Num_Cpte)

    - T_REMBOURSEMENT (# Id_Remb, Dt_Remb, MAC, Tx, MAP, Nom_Perc )

    - T_ADHESION (# Id_Adh, Dt_Adh, Fs_Adh, Part_Soc_Lib, Spécialisation, Statut, #Id_Ben)

    - T_SOLLICITER (#Id_Ben, #IdAdh)

    - T_PERMETTRE (#Num_Cpte, #IdPrêt) - T_RESTITUER (#Id_Pret, #Id_Remb)

    B) REPRESENTATION GRAPHIQUE DU SCHEMA DES DONNEES

    Pour avoir une vision synthétique de la structure de la base de données (le schéma des données) on utilise une représentation graphique du type suivant :

    Cette représentation est la structure de représentation optimale des données de notre problème : Cohérence maximale et redondance minimale.

    4.3. FORMALISATION OPERATIONNELLE

    Elle permet de spécifier comment seront réalisés les éléments du projet. Nous utiliserons le Modèle Physique des Données (MPD) issu du MLD, le Modèle Physique des Données, et qui reprend le contenu du MLD, en précisant le type de données ainsi que les systèmes de stockage employés.

    A) REGLES DU PASSAGE DU MLD AU MPD

    A ce niveau les tables deviendront des fichiers et les attributs des champs ou rubriques). La structure des fichiers de cette base de données dépendra du type de SGBD choisi.

    T_ADHESION

    Nom

    Nature

    Taille

    Observation

    IdAdh

    Texte

    5

    Clé primaire

     

    Dt_Adh

    Date

    8

     

    Fs_Adh

    Monétaire

     
     

    Part_Soc_Lib

    Monétaire

     
     

    Spécialisation

    Texte

    15

     

    Statut

    Texte

    15

     

    Id_Ben

    Texte

    5

    Clé secondaire

    T_EPARGNE

    Nom

    Nature

    Taille

    Observation

    Num_Cpte

    Texte

    5

    Clé primaire

    Lib_Cpte

    Date

    8

     

    Id_FichEp

    Monétaire

     
     

    Dt_Ep

    Date

    8

     

    Versement

    Monétaire

     
     

    Tx

    Numérique

     
     

    Motif

    Mémo

     
     

    Fs_Ouverture

    Monétaire

     
     

    Nom_Percepteur

    Texte

    20

     

    T_BENEFICIAIRE

    Nom

    Nature

    Taille

    Observation

    Id_Ben

    Texte

    5

    Clé primaire

    Nom

    Texte

    20

     

    Postnom

    Texte

    20

     

    Dt_Nais

    Date

    8

     

    Sexe

    Texte

    1

     

    Adresse

    Mémo

     
     

    Commune

    Texte

    10

     

    Profession

    Texte

    10

     

    Num_Cart

    Texte

    5

     

    Etat_Civil

    Texte

    5

     

    Num_Cpte

    Texte

    5

     

    T_PERMETTRE

    Nom

    Nature

    Taille

    Observation

    Num_Cpte

    Texte

    5

    Clé primaire

    Id_Prêt

    Texte

    20

    Clé secondaire

    T_PRET

    Nom

    Nature

    Taille

    Observation

    Id_Pret

    Texte

    5

    Clé primaire

    Crédit

    Monétaire

     
     

    Intérêt

    Monétaire

     
     

    Pénalités

    Monétaire

     
     

    Dt_Acq

    Date

    8

     

    Motif

    Mémo

     
     

    Echéance

    Date

    8

     

    Num_Cpte

    Texte

    5

     

    Id_Ben

    Texte

    5

    Clé secondaire

    T_REMBOURSEMENT

    Nom

    Nature

    Taille

    Observation

    Id_Remb

    Texte

    5

    Clé primaire

    Dt_Remb

    Date

    8

     

    MAC

    Monétaire

     
     

    Tx

    Numérique

     
     

    MAP

    Monétaire

     
     

    Nom_Perc

    Texte

    20

     

    Id_Pret

    Texte

    5

    Clé secondaire

    T_SOLLICITER

    Nom

    Nature

    Taille

    Observation

    IdBen

    Texte

    5

    Clé primaire

     

    IdAdh

    Texte

    5

    Clé secondaire

     

    T_RESTITUER

    Nom

    Nature

    Taille

    Observation

    IdPret

    Texte

    5

    Clé primaire

     

    IdRemb

    Texte

    5

    Clé secondaire

     

    CHAPITRE V : APPLICATION 5.1. FORMULAIRE DU MENU GENERAL

    5.2. FORMULAIRE DE LA SAISIE DES BENEFICIAIRES

    5.3. FORMULAIRE DE LA SAISIE DES ADHESIONS

    5.4. FORMULAIRE DE LA SAISIE DES EPARGNES

    5.5. FORMULAIRE DE LA SAISIE DES PRETS

    5.6. FORMULAIRE DE LA SAISIE DES REMBOURSEMENTS

    CONCLUSION

    Nous avons présenté dans ce travail une manière d'informatiser la gestion d'une microfinance après avoir effectué une analyse sur le fonctionnement actuel de la Coopérative d'Epargne et de Crédit pour le Développement du Kasaï Occidental.

    Le modèle conceptuel des données étant une représentation statique du système d'information, il nous a permis de décrire de manière formelle les informations qui seront utilisées par le système que nous voulons informatiser. Il s'agit donc d'une représentation facile des données.

    Cet aspect recouvre les mots qui décrivent le système ainsi que les liens existants entre ces mots. Le formalisme adopté par la méthode Merise pour réaliser cette description est basé sur les concepts « entité-association».

    La description conceptuelle a permis de représenter le plus fidèlement possible les réalités de l'univers à informatiser. Mais cette représentation ne peut pas être directement manipulée et acceptée par un système informatique. Il est donc nécessaire de passer du niveau conceptuel à second, un niveau plus proche des capacités des systèmes informatiques.

    Ce niveau, appelé niveau logique, consiste à choisir l'un des trois modèles suivants :

    - modèle hiérarchique (années 80),

    - modèle réseau,

    - modèle relationnel

    Chacun de ces modèles repose sur des techniques d'organisation des données particulières que des logiciels seront capables de gérer.

    BIBLIOGRAPHIE

    A. OUVRAGES

    1. BALLIVET, J. et ROS., A., Gestion comptable 1 enregistre : Initatiation comptable, Ed. Foucher, Paris, 1997.

    2. ROCHFELD, Arnold et MOHEJON, J., La méthode Merise, Tome 3 Gamme opératoire, les éditions d'organisation, Paris, 1989, p. 17.

    3. FLORYA, Bases de données : conception et réalisation, Ed. Economica, Paris, 1982, p.

    4. Georges GARDARIN, Base de données objet et relationnelle, Ed. Eyrolles, Paris, 1999, pp. 16-20.

    5. HAINAUT, Jean-Luc, Bases de données et modèles de calcul, outils et méthodes pour l'utilisateur, Cours et exercices, 2ème éd. Dunod, Paris, 2000, p. 47

    6. Le nouveau Petit Robert, Ed. Dicorobert, Montréal, 1996.

    7. Marie Christine GUENEAU, «Les petits projets de développement", Harmattan, s.d., s.p.

    8. Pierre Parrend, Base de données avancées - Introduction, Ed. I.U.T. Lumière, Université Lumière Lyon 2, 2005-2006

    9. PINTO, R. et GRAWITZ, M., Méthodes des sciences sociales, Paris Dalloz, 1971.

    10. WENU BECKER, Recherche scientifique : Théorie et pratique, Presses Universitaire, Lubumbashi 2004, p. 13.

    B. NOTES DE COURS, ARTICLES ET PAGES WEB

    11. CT KAFUNDA, P., Initiation à la Recherche Scientifique, G2 InfomatiqueU.KA, 2007-2008, inédit.

    12. CT NTUMBA, S., Gestion d'un centre informatique, G3 informatique, U.KA, 2008-2009.

    13. Professeur MVIBUDLU, Méthode d'analyse en informatique, G3

    informatique, U.KA, 2008-2009.

    14. C.T. TSHISUNGU, Cours de Techniques de Base de Données, G3 Informatique, U.KA, 2007-2008.

    15. Extrait du message vidéo du Secrétaire Général, Kofi Annan, à l'occasion du lancement de l'Année internationale du microcrédit, le 18 novembre 2004.

    16. Amérique Latine, «les banques des pauvres montrent leurs limites", Nicole BONNET, in Journal Le Monde du mardi 16 novembre 1999, p.6

    17. CEFOR en partenariat avec INTERAIDE in Microcredit productif pour les micro-entreprenneurs des quartiers pauvres, Antananarivo (Madagascar), Ed. Cefor, 2006.

    18. http://www.commentcamarche.net

    19. http://www.rzo.free.fr

    20. http://www.european-microfinance.org

    TABLE DES MATIERES

    EPIGRAPHE I

    DEDICACE II

    AVANT-PROPOS III

    ABREVIATIONS IV

    INTRODUCTION - 1 -

    0.1. PROBLEMATIQUE - 1 -

    0.2. HYPOTHESES - 1 -

    0.3. CHOIX ET INTERET DU SUJET - 2 -

    0.4. DELIMITATION DU PERIMETRE DE L'ETUDE - 2 -

    0.4.1. DELIMITATION SPATIALE - 2 -

    0.4.2. DELIMITATION TEMPORELLE DE L'ETUDE - 2 -

    0.5. METHODOLOGIE - 2 -

    0.5.1. METHODES - 2 -

    0.5.2. TECHNIQUES - 3 -

    0.6. SUBDIVISION DU TRAVAIL - 3 -

    PREMIERE PARTIE : N O T I O N S T H E O R I Q U E S - 4 -

    CHAPITRE I : GENERALITES SUR LA MICROFINANCE - 5 -

    1.1. LE CONTEXTE - 5 -

    1.2. MICROFINANCE - 5 -

    1.2.1. OBJECTIFS - 5 -

    1.2.2. PRINCIPAUX AXES - 6 -

    1.2.3. LES ACTEURS DE LA MICROFINANCE - 6 -

    1.2.4. LES INTERVENANTS - 6 -

    1.3. MICROCREDIT - 6 -

    1.3.1. HISTORIQUE - 6 -

    1.3.2. DEFINITION - 8 -

    1.3.3. INSTITUTIONS DE MICROFINANCE - 9 -

    1.4. LES SERVICES OFFERTS PAR L'IMF COOPECDEKOC - 10 -

    1.4.1. LES SERVICES FINANCIERS - 10 -

    1.4.2. LES SERVICES NON FINANCIERS - 11 -

    1.4.3. A QUEL TAUX D'INTERET FAUT-IL PRETER ? - 11 -

    1.4.4. QUELS SONT LES RISQUES ? - 12 -

    CHAPITRE II : NOTIONS DES BASES DE DONNEES - 14 -

    2.1. DEFINITIONS DE QUELQUES CONCEPTS DE BASE - 14 -

    2.1.1. BASE DE DONNEES - 14 -

    2.1.2. GESTION D'UNE BASE DE DONNEES - 14 -

    2.1.3. TABLE, LIGNE ET COLONNE - 14 -

    2.1.4. LE SYSTEME DE GESTION DES DONNEES - 15 -

    2.2. MODELES DE DONNEES - 16 -

    2.2.1. NIVEAUX D'ABSTRACTION - 16 -

    2.2.1.1. LES CRITERES D'UNE BASE DE DONNEES - 17 -

    2.2.1.2. BASE DE DONNEES ET TABLEUR - 18 -

    2.2.1.3. LES ACTEURS DE BASE DE DONNEES - 18 -

    2.3. SYSTÈME DE GESTION DES BASES DE DONNÉES (SGBD) - 20 -

    2.3.1. INTRODUCTION - 20 -

    2.3.2. TYPES DE SGBD - 20 -

    2.3.4. MODELES DE SGBD - 22 -

    DEUXIEME PARTIE : N O T I O N S P R A T I Q U E S - 24 -

    CHAPITRE III : ANALYSE PREALABLE - 25 -

    3.1. INTRODUCTION - 25 -

    3.2. ETUDE PREALABLE - 26 -

    3.2.1. HISTORIQUE - 26 -

    3.2.2. OBJECTIFS DE LA COOPECDEKOC - 27 -
    3.2.3. LES ACTEURS AUTOUR DU FINANCEMENT (MICROFINANCE) - 27 -

    3.2.4. ORGANISATION STRUCTURELLE - 27 -

    3.2.5. LA NARRATION - 28 -

    3.2.6. ANALYSE DES POSTES DE TRAVAIL - 28 -

    3.2.7. ANALYSE DU FLUX D'INFORMATION - 30 -

    3.2.8. ANALYSE DES MOYENS DE TRAITEMENT - 33 -

    3.2.9. ETUDE DU SCHEMA DE CIRCULATION DES INFORMATIONS - 33 -

    3.2.10. DICTIONNAIRE DES DONNEES - 34 -

    3.2.11. CRITIQUE DE L'EXISTANT, RECENSEMENT DES PROBLEMES ET

    PROPOSITIONS DES SOLUTIONS

    CHAPITRE IV : CONCEPTION DU MODELE DE LA BASE DE DONNEES

    4.1. FORMALISATION CONCEPTUELLE DE DONNEES

    - 36 -
    - 39 -
    - 39 -

    4.1.1. MCD : MODELE CONCEPTUEL DES DONNEES

    - 39 -

    4.1.2. MCT : MODELE CONCEPTUEL DES TRAITEMENTS

    - 42 -

    4.2. FORMALISATION ORGANISATIONNELLE

    - 44 -

    4.2.1. MOT : MODELE ORGANISATIONNEL DES TRAITEMENTS

    - 44 -

    4.2.2. MOD : MODELE LOGIQUE DES DONNEES

    - 44 -

    4.3. FORMALISATION OPERATIONNELLE

    - 45 -

    CHAPITRE V : APPLICATION

    - 48 -

    5.1. FORMULAIRE DU MENU GENERAL

    - 48 -

    5.2. FORMULAIRE DE LA SAISIE DES BENEFICIAIRES

    - 48 -

    5.3. FORMULAIRE DE LA SAISIE DES ADHESIONS

    - 49 -

    5.4. FORMULAIRE DE LA SAISIE DES EPARGNES

    - 49 -

    5.5. FORMULAIRE DE LA SAISIE DES PRETS

    - 50 -

    5.6. FORMULAIRE DE LA SAISIE DES REMBOURSEMENTS

    - 50 -

    CONCLUSION

    - 51 -

    BIBLIOGRAPHIE

    - 52 -

    TABLE DES MATIERES

    - 53 -