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Impact du déficit budgétaire sur l'inflation en RDC


par Théodore Nielsen WITANENE MUSOMBWA
Université Libre des Pays des Grands Lacs "ULPGL" - Licencié en économie/ Gestion des entreprises 2007
Dans la categorie: Economie et Finance
   
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Disponible en mode multipage

EPIGRAPHE

« Le simple est inexact et le complexe est incompréhensible »

Paul Valéry (de la maladie à la santé)

A nos très chers parents Pierre BILEMBO KANYANTWA

et Cécile SAFI BAYAVUGEpour leur affection envers nous..

Nous dédions ce travail

Nielsen WITANENE M.

REMERCIEMENTS

Sans l'assistance de YAHWE, nul ne peut ni concevoir, ni réaliser un travail de mémoire, c'est pour cette issue que nous présentons nos remerciements à tous ceux qui nous ont aidé pour la réalisation de ce travail.

Il nous sera alors agréable d'exprimer notre gratitude à toutes les personnes, qui, de loin ou de près ont contribué d'une façon ou d'une autre à notre formation intellectuelle que nous manifestons aujourd'hui par le présent travail.

Nos remerciements s'adressent à Monsieur le Professeur Gaston KIMBUANI MABELA et au Chef de Travaux Jean-Pierre KISONIA MUSUBAO respectivement directeur et encadreur de ce présent travail, qui malgré leurs multiples occupations, ont accepté de nous accompagner dans tout le cheminement de notre démarche.

Au corps professoral de l'Université Libre des Pays des Grands Lacs pour son engagement pour un enseignement de qualité dont nous avons bénéficiés, nous disons merci.

Nous remercions également Monsieur le professeur Antoine KAMIANTAKO et le professeur MUSSA MUNDEDI pour leurs conseils et apport dans la conception de ce sujet.

Nos remerciements s'adressent aux familles : BILEMBO et SAFI, ASSOSSA, Ariette, Ir. Prudence, MAWAZO et Baudouin, Michel et Martha, MUTUZA KABE, Abel KAVOMBEKIRE et MASKA, MASHINI, SOKI et Janvier, KABUNDI, et MUTIA pour nous avoir accepté sans condition et soutenu moralement et matériellement durant toute la vie estudiantine, ces sacrifices combien de fois louables sont les fruits d'une bonne volonté et du souci pour le bien être général de la famille.

Nous remercions également mademoiselle Guilaine KWIRAVUSA pour les soutiens de tous les instants,

Nous remercions également tous les amis, frères et soeurs : Germaine, David, Pierre ., Jeanne , Magy, Lomea, Godefroid,Grand MUZO, Jacques, Hervé, Lewis, Kabe , Thierry., Marie-Noël, Moxiro, Carita, Viviane, Daniel, Franklin., Marie, Elly, Sylvie, Ado, Christian et tous les membres de l'association levisionnaire, pour leurs collaborations et conseils.

Nos remerciements s'adressent également à Monsieur Faustin KYABU, IDY MUNGAZI, Alain MUSHUNJU et Eto'o V. pour avoir mis à notre disposition leurs machines ordinateurs afin d'écrire ce travail.

A vous chers lecteurs, que vous puissiez en tirer profit et qu'en revanche vous puissiez y apporter certaines critiques constructives car un travail humain n'est jamais parfait, à tous nous réitérons notre reconnaissance.

Nielsen WITANENE M.

RESUME

Notre travail a porté sur « l'impact de déficit budgétaire sur l'inflation en RDC de 1970-2005 ».

Il part des questions suivantes :

1. Quel est l'impact de déficit budgétaire sur l'inflation en R.D.C, en d'autre terme l'inflation en RDC est-elle expliquée par le déficit budgétaire?

2. L'inflation en RDC serait-elle expliquée par d'autres variables telles que la masse monétaire, le produit intérieur brut ou par le taux de change ?

Pour répondre à nos questions, nous avons recouru aux méthodes économétriques et à la technique documentaire. Les progiciels Eviews et Ms Excel ont permis de traiter les données. Ainsi nous sommes arrivés aux résultats suivants :

A long terme, l'inflation est expliquée par le PIB et le déficit budgétaire tandis qu'à court terme l'inflation est expliquée par le PIB seulement.

SIGLES ET ABREVIATIONS

ADF : Augmented Dickey-Fuller

APU : Administration Publique

BAD : Banque Africaine de Développement

BCC : Banque centrale du Congo

BESP  : Besoin d'Emprunt du Secteur Public

BM : Banque Mondiale

Dl  : Degré de liberté

DW : Durbin-Watson

FC : Franc Congolais

FMI : Fonds Monétaire International

FSEG : Faculté des Sciences Economiques et de Gestion

Inf : Inflation

Ldfb  : Logarithme de déficit budgétaire

linf  : Logarithme de taux de change

lmm : Logarithme de la masse monétaire

Log : Logarithme de vraisemblance

lpib  : Logarithme de PIB

ltc  : Logarithme de taux de change

MCO  : Méthode de moindre carré ordinaire.

MCE : Modèle à Correction d'Erreur

OCDE : Organisation de Coopération et de Développement Economique

PAS  : Programme d'Ajustement Structurel

PIB : Produit Intérieur Brut

Prob : Probabilité

RDC : République Démocratique du Congo

Tc  : Taux de change

ULPGL : Université Libre des Pays des Grands Lacs

Us $ : United States Dollar

INTRODUCTION GENERALE

0.1. Contexte de l'étude

L'inflation demeure l'un des paramètres majeurs qui perturbent l'économie d'un pays. En effet, l'inflation de nos jours est à la source de la vie chère caractérisée notamment par l'augmentation généralisée de prix sur le marché et la baisse du pouvoir d'achat.

L'économie de la République Démocratique du Congo est parmi la plus médiocre économie africaine, malgré ses multiples et diverses ressources. Considérer pourtant comme scandale géologique, le sol et le sous - sol ne permettent cependant pas d'effacer le paradoxe d'un pays potentiellement riche mais pauvre en réalité.

Malgré le potentiel important du pays, la corruption dans l'administration s'est vite installée, avec une main mise du pouvoir sur l'économie par intérêt personnel. En dépit d'une succession de plans économiques financés par les institutions de Bretton Wood, depuis l'accession du pays à l'indépendance, le déséquilibre budgétaire, l'inflation et la dette du pays, n'ont fait que croître sous le régime de la deuxième république, incapable de faire face au paiement de sa dette. Les lignes de crédit du FMI et celles de la banque mondiale furent arrêter respectivement en février 1992 et juillet 1993, la gestion de la monnaie resta anarchique et l'inflation allant jusqu'à quatre chiffres, soit 9000% au début 1994, voire 5 chiffres 23.400% en 1993.1(*)

La relance du développement économique dépend aussi de la consolidation du système financier. Ce dernier ayant pour rôle entre autre, la mobilisation de l'épargne et du crédit, la transformation d'actifs liquides en actifs illiquides, la mutualisation et transformation des risques individuels. Remarquons cependant que l'endettement du trésor au près de la Banque Centrale, les forts déficits des entreprises publiques et leurs accès prioritaire au crédit ont crée des freins des financements des dépenses du secteur privé. Les banques ont accumulé des créances douteuses difficilement recouvrables, elles ont été contrôlées par l'Etat hors des critères d'efficience et de bonne gestion.

La baisse de l'activité économique a limité les dépôts, d'où un processus cumulatif ; la faillite financière a rétroagi sur l'économie et les finances publiques. Le budget de la République Démocratique du Congo demeure déficitaire de 1970 à ce jour. Cela s'explique aussi bien par la faiblesse des recettes que par l'expansion inconsidérée des dépenses. En effet, malgré la réintégration de la fiscalisation en 1993 des importations des produits pharmaceutiques, des pièces de rechange, des matières premières et des biens d'équipement suspendue depuis 1991, on a enregistré pendant cette période d'étude, une sous mobilisation des recettes. 2(*)

Par contre, les dépenses publiques se développent très rapidement notamment pour financer le coût d'ajustement politique. De cette contre performance en recette et l'expansion inconsidérée des dépenses publiques va découler des déficits budgétaires chroniques pendant cette période d'étude.

Par exemple, en 1992, le déficit budgétaire a atteint 22% du PIB et en 1994, le déficit budgétaire a atteint 15% du PIB.

Pour financer ces déficits budgétaires, le gouvernement n'a pas trouvé mieux que de recourir presque exclusivement aux avances de la banque centrale. La rétrocession au public des bons du trésor souscrits pour débit d'office des comptes des banques de dépôts à la banque nationale a échoué, par manque de confiance de la population.

O.2. Problématique

Parmi les techniques de gestion, le budgét occupe une place non négligeable. Ces techniques sont susceptibles d'être utilisées pour faciliter et améliorer la prise de décision à l'intérieur de l'organisation.

Ainsi, Henri BOUQUIN3(*), définit le budget comme une expression comptable et financier de plan d'action retenu pour que les objectifs visés et les moyens disponibles sur le court terme convergent vers les buts de long terme de l'organisation.

Il convient d'ajouter que l'histoire moderne a été marquée par une phase de très forte inflation qui a laissé des traces importantes dans les pays développés et surtout en Allemagne qui a subi l'hyper-inflation après la première guerre mondiale.

Les conséquences en sont que les dirigeants monétaires en Europe notamment ont mis la lutte contre l'inflation au coeur des missions de la banque centrale Européenne.

Dans les années 1973 et 1979, les chocs pétroliers ont fait craindre un moment le retour de cette hyper-inflation aux conséquences désastreuses sur la sphère économique réelle. En République Démocratique du Congo par exemple, certains organismes comme la FAO, soutiennent que l'inflation a atteint des niveaux catastrophiques soit de 8,800% en 1993 et de 6000% en 1994. Elle a néanmoins diminué nettement en 1995 (370%).4(*)

Mais la nouvelle guerre de 1998, interrompit ces efforts, provoquant une nouvelle hausse des prix. En 1999, les prix grimpèrent de 284,9 %. Les besoins de financement du secteur public étaient alors évalués à 8,8% du PIB5(*).

Cette tendance à la surchauffe des prix intérieurs est à la base de la dollarisation de l'économie et de la désarticulation du système financier. L'importance de l'inflation à trois chiffres a contribué à laminer le pouvoir d'achat des ménages et amenuisé sensiblement la capacité des entreprises à créer des emplois. Cette situation d'accroissement effrénée des prix des biens et services a fini par renforcer la corrélation entre les tensions inflationnistes et la flambée du taux de change.

Tous ces facteurs ont pour conséquences de faire de la République Démocratique du Congo le pays où le coût de la vie est parmi les plus élevés du monde à cause de l'hyper-inflation.6(*) L'impact de l'inflation sur les pays en voie de développement et la République Démocratique du Congo en particulier trouve l'explication d'une part dans diverses variables macroéconomique telles que le financement du déficit budgétaire de l'Etat, de mouvement du taux de change, la redistribution du revenu.

Pour approfondir cette étude, nous partons des questions suivantes :

1. Quel est l'impact de déficit budgétaire sur l'inflation en République Démocratique du Congo, en d'autres termes l'inflation en RDC est-elle expliquée par le déficit budgétaire?

2. L'inflation en République Démocratique du Congo serait-elle expliquée par d'autres variables ?

En vue d'apporter certains éléments de réponses à ces préoccupations, nous avons émis des hypothèses ci-après :

0.3. Hypothèses

La mise en oeuvre d'une série de question débouche nécessairement sur les hypothèses. Celles-ci naissent à partir des questions posées au niveau de la problématique. En réponse aux questions sus évoquées, nous avons émis les hypothèses suivantes :

1. L'inflation en RDC serait expliquée par le déficit budgétaire,

2. L'instabilité accrue de l'économie congolaise, l'inflation en RDC serait expliquée par d'autres variables telles que : le PIB, la masse monétaire et le taux de change.

0.4. Choix et intérêt du sujet

S'intéressant à la recherche des conséquences du déficit budgétaire sur l'inflation en RDC, notre travail comporte un intérêt à la fois scientifique et social.

Du point de vue scientifique, il constitue une application, un essai de mise en pratique des connaissances scientifiques acquises à des fins de recherche des solutions aux problèmes que connaît la R. D. C.

Du point de vue social, en déterminant l'impact du déficit budgétaire sur l'inflation en RDC, fût-ce théorique, nous croyons que nous aurons élargi la base des données qui peuvent permettre à nos autorités de prendre des décisions allant dans le sens de la croissance économique.

0.5. Délimitation du sujet

La rigueur scientifique exige que tout travail soit limité dans le temps et dans l'espace. Nous avons limité notre étude sur une période allant de l'année 1970- 2005. Dans l'espace, notre étude se limite seulement à analyser le cas de la République Démocratique du Congo.

0.6. Méthodologie du travail

Tout travail se voulant scientifique doit être élaboré selon une certaine approche méthodologique. Dans le cadre de ce travail, il est question de trouver un modèle général de déficit budgétaire sur l'inflation et de pouvoir l'estimer, il est également question de mesurer la part de chaque variable du dit modèle dans l'implication de déficit budgétaire sur l'inflation en RDC.

Grâce à la technique documentaire, nous avons obtenu des informations nécessaires en vue de la vérification des hypothèses émises. Nous appuyant sur ces données, nous serons à même de déceler et d'expliquer les causes et les conséquences de déficit budgétaire sur l'inflation en RDC.

Faisant recours à la méthode statistique, par l'entremise du traitement des données à l'aide de logiciel Eviews, sur une série chronologique, nous serons capables d'arriver à une interprétation des résultats obtenus et enfin, nous en tirerons des conclusions.

0.7. Subdivision du travail

Outre l'introduction générale et la conclusion générale, notre travail comprend trois chapitres. Le premier chapitre porte sur la considération théorique, le second chapitre présente les déterminants de l'inflation. Et enfin, le troisième chapitre porte sur l'estimation empirique de la relation entre l'inflation et le déficit budgétaire.

Chapitre premier

CONSIDERATIONS THEORIQUES

L'inflation est un phénomène monétaire. Il est par conséquent absurde - ce qui se fait pourtant souvent parler d'inflation sans parler de monnaie. Encore faut-il préciser en quel sens l'inflation est un phénomène monétaire.7(*) Mais outre le phénomène monétaire d'autres variables sont de nature à influencer l'inflation. C'est dans ce sens que ce chapitre aborde une revue de la littérature afin de stigmatiser la relation théorique entre ces variables et l'inflation.

I.1. Notion sur l'inflation

I.1.1. Définitions

L'inflation est un déséquilibre économique caractérisé par une (enflure) hausse générale, durable, cumulative et plus ou moins forte des prix ou par l'allongement des délais de livraison ou des files d'attente pour un grand nombre de produit dans les pays pratiquant la fixation administrative de prix8(*).

En économie les concepts inflation et déflation, sont des termes désignant la diminution ou l'augmentation du pouvoir d'achat de la monnaie en biens et services. L'inflation est une augmentation ample et soutenue du niveau général des prix, mesurée par un index du coût de différents biens et services. Une augmentation répétée des prix érode le pouvoir d'achat de la monnaie et des autres actifs financiers à valeur fixe, provoquant ainsi de graves distorsions et incertitudes économiques. L'inflation apparaît lorsque des pressions économiques et l'anticipation de certains événements font monter la demande en biens et en services au-delà de l'offre disponible aux prix existants, ou lorsque la production disponible est réduite par une productivité défaillante ou par les contraintes du marché. La déflation est une baisse soutenue du niveau général des prix, comme celle qui est survenue au cours de la crise économique de 1929. Elle est généralement associée à une érosion prolongée de l'activité économique et à un niveau de chômage élevé. Néanmoins, les baisses de prix généralisées sont aujourd'hui très rares, et l'inflation est devenue la principale variable macroéconomique affectant la planification économique, publique ou privée9(*).

I.1.2. Les différents types d'inflation10(*)

En tant que phénomène affectant la vie économique des nations, l'inflation a fait l'objet de plusieurs classifications. Ainsi, parmi les types d'inflation, on peut distinguer les suivants.

A. L'inflation rampante

C'est une inflation de quelques points de pourcentage par an et ne constitue pas une menace grave pour le progrès économique et social. Elle peut même stimuler l'activité économique. En effet, l'illusion d'une augmentation du revenu au-delà de la productivité réelle encourage la consommation, et l'investissement dans l'immobilier s'accroît par l'anticipation d'une future hausse des prix. Dans l'activité commerciale, l'investissement en usines et en équipements s'accélère car les prix montent plus vite que les coûts, et les particuliers, entreprises et organismes publics emprunteurs prennent conscience que les prêts seront remboursés avec de l'argent porteur de moins de pouvoir d'achat.

B. L'inflation chronique

C'est le modèle d'inflation le plus grave et est caractérisé par une hausse des prix plus importante atteignant des taux annuels compris entre 10 % et 30 %dans certains pays industrialisés et parfois même 100 % ou plus dans quelques pays du tiers-monde. L'inflation chronique tend à devenir permanente et installe un cercle vicieux. Pour s'adapter à l'inflation chronique, les activités économiques normales se dérèglent : les consommateurs achètent des biens et des services pour éviter de payer des prix encore plus élevés dans le futur ; la spéculation immobilière s'accroît ; les investissements commerciaux se concentrent sur le court terme ; les incitations à épargner, ou à souscrire à une assurance, à un plan de retraite ou à des obligations à long terme sont restreintes, car l'inflation réduit le pouvoir d'achat à terme de ces produits financiers ; les gouvernements accroissent rapidement leurs dépenses dans l'attente de revenus gonflés ; les nations exportatrices voient la compétitivité de leur commerce compromise et sont contraintes de recourir au protectionnisme et à un contrôle arbitraire de la monnaie.

C. L'hyperinflation

Dans sa forme extrême, la hausse chronique des prix devient de l'hyperinflation et provoque la chute du système économique entier. Par exemple, l'hyperinflation qui frappa l'Allemagne après la Première Guerre mondiale eut pour effet de multiplier le volume de la monnaie en circulation par plus de 7 millions et les prix par 10 millions sur les seize mois qui précédèrent novembre 1923. D'autres exemples d'hyperinflation se produisirent aux États-Unis et en France à la fin du XVIIIe siècle, en URSS et en Autriche après la Première Guerre mondiale, en Hongrie, en Chine et en Grèce après la Seconde Guerre mondiale, et dans quelques pays du tiers-monde au cours de ces dernières années. Au cours d'une période d'hyperinflation, la monnaie et le crédit s'accroissent à un rythme exponentiel, détruisant tous les liens existant entre valeur réelle et valeur nominale et rendant nécessaires des systèmes complexes de troc. Les gouvernements recourent à la planche à billets pour financer l'augmentation des programmes de dépenses, et ces financements inflationnistes des déficits budgétaires détruisent la stabilité économique, sociale et politique.

D. L'adultération de la monnaie

A l'époque du bimétallisme ou de l'étalon or, une forme importante d'inflation était, l'adultération de la monnaie qui consistait pour un souverain à réduire la quantité de métal précieux contenue dans les pièces de monnaie. Si cette opération assurait des profits à court terme à l'État, qui pouvait frapper plus de monnaie pour la même quantité de métal précieux, elle faisait monter les prix à long terme, en raison de la loi de Gresham, qui veut que la « mauvaise monnaie chasse la bonne ». Ces adultérations servaient souvent à financer l'effort de guerre, ce qui explique en partie la corrélation qui existe entre l'inflation et les soulèvements politiques. En Europe, l'afflux d'argent venu du Nouveau Monde à partir du XVIe siècle aurait également contribué à la croissance progressive de l'inflation à partir de cette époque, la valeur du métal précieux tendant à diminuer. Les gouvernements actuels procèdent à de telles adultérations lorsqu'ils impriment plus de monnaie ou en modifient la valeur par un autre moyen.

E. L'inflation légère

C'est celle qui se caractérise par une hausse de prix de l'ordre de 20 à 30% qui se situe dans une période de 15 ans11(*).

F. L'inflation ouverte ou déclarée

On en parle lorsque le taux de croissance de prix est supérieur à 5% sans outrepasser 10% par an. Elle est plus dangereuse que la précédente12(*).

I.1.3. La monnaie, les prix et l'inflation

La théorie explicative des déterminants du niveau général des prix repose sur trois piliers13(*) :

1° Les facteurs de production déterminent le niveau de la production Y ;

2° L'offre de monnaie détermine la valeur nominale de la production PY;

3° Dès lors, le niveau des prix P n'est autre que le rapport de la valeur nominale de la production PY sur le niveau de la production.

En d'autres termes, la capacité productive d'une économie détermine le PIB réel, la quantité de monnaie détermine le PIB nominal et le déflateur du PIB est le rapport du PIB nominal sur le PIB réel. Cette théorie explique ce qui survient lorsque la banque centrale modifie son offre de monnaie. La vitesse de circulation étant supposée constante, toute variation de l'offre de monnaie induit une variation proportionnelle du PIB nominal. Comme les facteurs de production et la fonction de production ont déjà déterminé le PIB réel, la variation du PIB nominal représente nécessairement une modification du niveau des prix. En conséquence, la théorie quantitative implique que le niveau des prix est proportionnel à l'offre de monnaie. Comme le taux d'inflation est la variation en pourcentage du niveau des prix, cette théorie du niveau des prix est également une théorie du taux d'inflation.

En effet, la théorie quantitative de la monnaie établit que la Banque Centrale, qui contrôle l'offre de monnaie, contrôle du même fait, en dernier ressort, le taux d'inflation. Si la Banque Centrale présente la stabilité de l'offre de monnaie, le niveau des prix sera également stable. Si la Banque Centrale accroît rapidement le stock de monnaie, le niveau des prix augmentera lui aussi rapidement14(*).

G.N Mankiw15(*) a, à cet effet, présenté un modèle sur l'impact de la masse monétaire actuelle et future sur le niveau des prix. Nous nous proposons de le présenter ci-dessous afin de mieux saisir la quintessence de la relation.

Dans la mesure où la quantité demandée d'encaisses réelles dépend du coût de détention de ces encaisses, le niveau des prix est quant à lui fonction de l'offre de monnaie à la fois contemporaine et future. Pour éviter les complications mathématiques, nous posons que la fonction de demande de monnaie est linéaire dans les logarithmes naturels de toutes les variables. La fonction de demande de monnaie est :

Avec :

mt : est le logarithme de la quantité de monnaie au temps t,

pt : est le logarithme du niveau des prix au temps t,

y : est un paramètre qui régit la sensibilité de la demande de monnaie au taux d'inflation.

Par la propriété des logarithmes, est le logarithme des encaisses monétaires réelles et est le taux d'inflation entre la période t et la période t+1. Cette équation montre que si l'inflation augmente d'un point de pourcentage, les encaisses monétaires réelles diminuent de y %.

L'expression présentée ci-dessus est fondée sur une série d'hypothèses. Tout d'abord, le niveau de production est exclu en tant que déterminant de la demande de monnaie, ce qui revient à le supposer constant.

De plus, en incluant dans l'équation le taux d'inflation plutôt que le taux d'intérêt nominal, on suppose le taux d'intérêt réel constant. De surcroît, en incorporant l'inflation effective plutôt que l'inflation anticipée, on suppose des anticipations parfaites. Ces hypothèses sont simplistes mais elles nous permettent de montrer la pertinence de la relation.

La résolution de l'équation (1) permet de tirer l'expression suivante :

Cette équation indique que le niveau des prix est une moyenne pondérée de l'offre contemporaine de monnaie et du niveau des prix de la période suivante, lequel sera déterminé de la même manière que le niveau des prix contemporain. On a donc :

En utilisant l'équation (3) pour remplacer pt+1 dans l'équation (2), on obtient :

L'équation (4) indique que le niveau contemporain des prix est une moyenne pondérée de l'offre contemporaine de monnaie, de l'offre de monnaie de la période suivante et du niveau des prix de la période suivante. A nouveau, on détermine le niveau des prix en t+2 de la même manière que dans l'équation (2)

En substituant (5) dans l'équation (4), Cela conduit à :

Le mécanisme étant compris, on peut continuer à utiliser l'équation (2) en tant que substitut du niveau futur des prix. Si on le fait indéfiniment, on aboutit à l'équation suivante :

Où les points entre parenthèses « ... » dénotent un nombre infini de termes analogues. Selon l'équation (7), le niveau contemporain des prix est une moyenne pondérée de l'offre contemporaine de monnaie et de toutes les offres de monnaie à venir.

On remarquera l'importance de y, le paramètre qui régit la sensibilité des encaisses monétaires réelles à l'inflation. Les poids des offres monétaires futurs suivent une progression géométrique au taux. Si y est petit, l'est également et les poids régressent rapidement.

Dans ce cas, l'offre contemporaine de monnaie est le premier déterminant du niveau des prix (en effet, si y est égal à zéro, nous obtenons la théorie quantitative de la monnaie : le niveau des prix est proportionnel à l'offre contemporaine de monnaie et les offres futures de monnaie n'ont aucune importance).

Si, au contraire, y est élevé, est proche de 1, et les poids ne régressent que lentement. Dans ce cas, les offres futures de monnaie jouent un rôle crucial dans la détermination du niveau actuel des prix.

Pour terminer levons l'hypothèse d'anticipation parfaite. Si l'on ne connaît pas avec certitude l'avenir, ce qui est très proche de la réalité, la fonction de demande de monnaie devient :

est le niveau anticipé de prix. L'équation (8) nous dit que les encaisses monétaires réelles dépendent de l'inflation anticipée. La démarche décrite ci-dessus nous permet d'écrire que :

L'équation (9) indique que le niveau des prix dépend de l'offre contemporaine de monnaie et des offres de monnaie anticipées.

Certains économistes utilisent ce modèle pour montrer l'importance de la crédibilité des autorités monétaires si l'on veut mettre un terme à une hyperinflation. Le niveau contemporain des prix dépend à la fois des masses monétaires contemporaines et futures. L'inflation est fonction à la fois de la croissance monétaire actuelle et future. On peut donc mettre terme à une hyperinflation qu'en réduisant la croissance de la masse monétaire, non seulement aujourd'hui, mais également à l'avenir. A leur tour, les anticipations sont fonction de la crédibilité des autorités monétaires, c'est-à-dire de la conviction qu'ont des gens du fait que la banque centrale désire vraiment mettre en oeuvre une nouvelle politique monétaire, plus centrée sur la stabilité des prix.

Comment une banque centrale peut-elle asseoir sa crédibilité en période d'hyperinflation ? Le plus souvent en éliminant la cause sous- jacente de l'hyper-inflation, à savoir le besoin de seigneuriage. C'est pourquoi on trouve souvent à la base d'une modification crédible de la politique monétaire une réforme tout aussi crédible de la politique budgétaire.

Typiquement, celle-ci revêt la forme d'une réduction des dépenses publiques et d'un renforcement de l'indépendance politique de la banque centrale. La réduction des dépenses publiques diminue la nécessité de recourir au seigneuriage aujourd'hui et l'indépendance accrue de la banque centrale doit lui permettre, à l'avenir, de mieux résister aux demandes de seigneuriage que lui adresse l'Etat.


I.1.4. Approche Keynésienne face à la demande de monnaie16(*)

Keynes prend en compte les deux fonctions d'« intermédiaire des échanges » et de « réserve de valeur » de la monnaie, il les juxtapose en distinguant trois motifs de détention de la monnaie :

Le motif de transaction : Keynes élargit cette notion en distinguant les encaisses de transactions celles qui sont liées à la structure du système financier, aux dépenses courantes, à la fréquence, la régularité des recettes et leur coordination avec les paiements à effectuer.

Le motif de précaution : les encaisses de précaution sont liées au besoin de disposer d'encaisses supplémentaires pour faire face à des dépenses imprévues.

La demande de monnaie pour les transactions (courantes ou imprévues) est fonction essentiellement du revenu courant des agents économiques.

Le motif de spéculation : Pour Keynes, les agents économiques conservent aussi des encaisses pour pouvoir acheter ou vendre des obligations en fonction des gains ou pertes en capital anticipés, selon l'évolution prévue du taux d'intérêt. Contrairement à la monnaie, dont la valeur en capital ne varie pas, le cours des obligations sur le marché secondaire varie en effet avec le niveau des taux d'intérêt. En fonction de l'évolution des taux d'intérêts courants et de celle qu'ils anticipent, les agents économiques vont donc conserver des obligations plutôt que de la monnaie ou l'inverse. Et pour pouvoir effectuer cet arbitrage, ils conservent des encaisses monétaires au-delà de ce que les seuls motifs de transaction et de précaution exigeraient.

Dans ce schéma, la monnaie n'est plus neutre : il existe une interaction entre la demande de monnaie et l'activité économique puisque pour Keynes, le taux d'intérêt joue un rôle central dans la décision d'investissement et, par ce canal, sur le niveau de l'activité. Cette approche a donné lieu à deux extensions. Baumol a montré que même en se limitant au motif de transaction, il était possible de faire apparaître une influence du taux d'intérêt sur la demande de monnaie, dès lors que l'on prenait en compte les coûts de transaction.

Et Tobin a montré que si l'on intégrait l'incertitude, la prise en compte du motif de spéculation devenait compatible avec l'extension au long terme du modèle keynésien de demande de monnaie.

I. 2. Notion sur le déficit budgétaire

Le déficit budgétaire est un facteur déterminant dans l'explication de l'inflation. Il ne s'agit pas du déficit budgétaire en tant que tel mais de son mode de financement. En effet, la plupart des hyper-inflations persistent quand l'Etat n'a plus assez de recettes pour payer ses dépenses. Dans un tel cas, le premier réflexe est d'emprunter. Parfois, cependant, la situation budgétaire de l'Etat s'est tellement dégradée que les prêteurs potentiels ne lui font plus confiance. Il ne lui reste plus alors qu'à émettre de la monnaie, suscitant de ce fait une croissance rapide de la masse monétaire et, en conséquence, une hyperinflation.

Celle-ci ne fait qu'aggraver les problèmes budgétaires de l'Etat. En raison des délais de paiement de l'impôt, les recettes fiscales réelles diminuent en fonction de l'inflation, obligeant l'Etat, pour payer ses dépenses, à émettre encore davantage de monnaie. On voit donc que l'hyperinflation aggrave le déficit budgétaire et, du même coup, l'inflation.

C'est donc de la réforme de la politique budgétaire que dépend, en dernier ressort, la possibilité de mettre un terme à l'hyperinflation, quand le problème est devenu tellement apparent, l'Etat devrait réduire ses dépenses et d'accroître ses recettes. Il peut, de ce fait, émettre moins de monnaie, et donc ralentir la croissance monétaire. On voit donc que, même si l'inflation est partout et toujours un phénomène monétaire, la fin de l'hyperinflation est généralement d'ordre budgétaire.17(*)

Et d'ajouter, la cause profonde de la plupart, voire de toutes les périodes d'inflation élevée et d'hyper-inflation, est l'usage abusif du pouvoir de création monétaire par les gouvernements, cette création leurs procurant des revenus. Les guerres, la basse de prix d'exportation, l'évasion fiscale, les situations de blocage politique, entraînent fréquemment d'importants déficits publics. Et, le plus souvent, les investisseurs n'ayant plus confiance dans la capacité du Gouvernement à honorer ses dettes, n'achète plus d'obligations publiques. Le Gouvernement n'a donc plus d'autre choix que de recourir à la création monétaire18(*).

I.2.1. Les déficits publics19(*)

Les déficits publics sont l'expression, pour les centres de décisions publics d'un excès de dépenses par rapport aux recettes définitives.

L'existence de ces déficits implique une caractérisation qui permet l'analyse de l'évolution de ces derniers, et conduit ainsi à une mise en évidence des stratégies de financement permettant le bouclage de la réalisation des activités financières publiques.

I.2.1.1. La caractérisation des déficits publics

Peut être précisée en une approche analytique ainsi qu'en une approche opératoire.

1. L'approche analytique

L'approche en terme des déficits effectifs (ou totaux) fait apparaître sur la base d'une comptabilisation en termes de comptes publics ou nationaux, l'existence d'une résultante négative des soldes d'opération ressources/emplois ou recettes / dépenses de toutes les unités publiques.

L'approche en terme de déficits primaires, par opposition aux déficits effectifs que l'on vient d'évoquer, s'efforce de mettre en évidence un élément jugé essentiel au regard de la dynamique intrinsèque des déficits. On définit en ce sens les déficits primaires comme les déficits effectifs diminués des charges d'être de la dette, ces charges pouvant avoir une responsabilité particulière dans perspective de ces déficits notamment dans la période contemporaine.

L'approche en terme des déficits structurels contre conjoncturels a une ambition analytique plus marquée. Elle s'efforce en effet de distinguer deux composantes au sein des déficits. La composante conjoncturelle traduit l'impact sur ces déficits des fluctuations économiques et des mécanismes de flexibilité interne ou de stabilisation automatique : elle est donc l'expression d'une divergence entre production effective et production potentielle qui conduit à un déficit « passif » qui se creuse inéluctablement en période de récession ou de croissance « alanguie ». la composante structurelle traduit l'impact sur les déficits effectifs de l'action volontariste de la puissance publique afin de rapprocher production effective et production potentielle : elle est donc l'expression d'un déficit « actif » ou discrétionnaires sur lequel existent des possibilités effectives de modulation, quelle que soit la situation conjoncturelle.

2. L'approche opératoire

L'approche opératoire, expression de quantifications voire de normes ou critères de références comptables, est nécessairement liée à un cadre, des nomenclatures...et des conventions de référence.

L'approche en terme de comptabilité publique, qui est notamment essentielle pour l'élaboration, l'exécution et le contrôle du budget de l'Etat (et des collectivités locales), conduit à un solde général de la loi de finance usuellement qualifié (lorsqu'il est négatif) d'impasse ou de déficit budgétaire, c'est à l'évidence une variable, clé de la politique budgétaire de l'Etat.

L'approche en terme de comptabilité nationale conduit au concept opératoire de besoin de financement des administrations publiques (APU). Ce besoin exprime l'excès d'emplois par rapport aux ressources de l'ensemble des sous-secteurs institutionnels constitutifs du secteur APU.

I.2.2.2. Les stratégies de financements des déficits publics

L'impact différencié des stratégies de financement des déficits publics a été bien mis en évidence depuis les travaux initiaux de Carl Christ, en 1968, dans le cadre de la contrainte budgétaire publique, standard de type G-T= dB+dM. Avec G et T variation des flux des dépenses publiques et d'impôt, et dB et dM variation des stocksdes dettes publiques et de création monétaire au bénéfice de trésor, élargie aujourd'hui a une contrainte budgétaire inter temporelle public.

Ces analyses conduisent ainsi à trois débats essentiels :

Le débat emprunt - création monétaire

Le débat emprunt - impôt

Le débat création monétaire -impôt.

Le débat emprunt contre création monétaire porte fondamentalement sur l'existence d'effets d'éviction financière liés à la hausse des taux d'intérêt afférente à un financement par l'emprunt (sans accompagnement monétaire correspondant).

Le débat emprunt contre impôt initié par Robert J. Barro en 1974 en reprenant un thème évoqué par David Ricardo dès 1817 porte essentielle sur l'existence (ou non) de transferts intergénérationnelles afférents à la dette publique.

Pour Barro, si les agents économiques ont des anticipations rationnelles sont dépourvues de toute illusion fiscale, font preuve d'altruisme intergénérationnel...

Lorsque l'Etat émet un emprunt, les souscripteurs de dette publique connaissent les charges à venir induites par cette dernière. Ils vont donc capitaliser les impôts attendus liés aux versements d'intérêt et aux versements de la dette.

Le débat monétaire contre impôt porte avant tout sur les vertus comparatives de l'impôt et de la création monétaire sur l'activité économique réelle, via la neutralité et la super neutralité de la monnaie (cas où la croissance de la masse monétaire entraîne une hausse équiproportionnelle des prix sans affectation des variables réelles) peut être mis en évidence dans plusieurs cas de financement d'un déficit public par la création monétaire dite « externe ».

I.3. Les causes de l'inflation

Les causes possibles de l'inflation sont nombreuses et leur importance respective est parfois difficile à apprécier. Deux catégories de causes se dégagent, il s'agit des causes réelles d'une part, et des causes monétaires d'autre part. Dans les premiers, il est possible de distinguer l'inflation « par la demande » de celle dite « par les coûts ».

Cette catégorie des causes de l'inflation n'exclut pas la possibilité qu'elles soient présentes toutes simultanément mais à de degrés différents au cours d'une même période.

Dans le domaine des biens et services qui constitue le niveau réel, l'inflation est suscitée par l'excès de demande des biens et services en ce sens que la demande s'accroît dans des proportions telles que la production et les canaux de la distribution ne « parviennent plus à suivre » c'est-à-dire à satisfaire la demande dans des délais raisonnables. Les prix tendent alors à s'ajuster vers le haut, lorsqu'ils sont flexibles. Les sources diverses des accroissements de demande sont :

· Accroissement substantiel de la consommation des ménages dû à une augmentation soudaine de la population (immigration importante),

· Une hausse des dépenses des pouvoirs publics,

· Un changement dans la structure de la demande globale, en particulier lorsque les conditions de concurrence et des formes varient beaucoup d'un secteur à un autre. Ce fût le cas au Zaïre en 1986 où une fraction de la demande de wax importés était obligée de se déplacer par décision d'Etat du comité central vers les wax locaux ; l'offre de wax locaux n'étant pas parfaitement élastique une hausse des prix s'est enclenchée provoquant une élévation du niveau général des prix. Et pourtant l'objectif déclaré de cette décision d'Etat du comité central visait la baisse de prix des wax locaux en particulier et des cotonnades zaïrois en général.

Dans le domaine des coûts, des économies ont cru trouver une cause de l'inflation du côté de l'offre des outputs et des inputs c'est-à-dire dans les conditions de production.

Ils font valoir que les producteurs et les salariés, en vue d'accroître leurs revenus, tendent à développer leur pouvoir de quasi monopole et, lorsqu'ils y parviennent, haussent les prix ou les salaires afin d'accroître leurs marges bénéficiaires ou leurs salaires. Le processus se diffuse dans l'ensemble de l'économie, et affecte partout les coûts de production.

L'inflation par les coûts apparaît ainsi comme essentiellement un phénomène de structure de marché. C'est l'absence de la concurrence ou de réduction de son degré, qui est susceptible de créer ou de renforcer des pressions inflationnistes, dans une économie de marchés.

Dans le cas de l'inflation provoquée par l'offre de monnaie, la cause la plus classique est suggérée par l'équation des transactions de Ficher : MV=PQ.

C'est de M la quantité totale de la monnaie dans l'économie dont il s'agit. Un accroissement inconsidéré de celle-ci par le système bancaire, alors que les productions en termes réels restaient constantes et que la vitesse de circulation V ne changerait pas, se répercute nécessairement, et entièrement, dans une hausse des prix.

En plus, il arrive très souvent que les individus s'efforcent de substituer à la détention monétaire celle de biens réels. Il en serait ainsi lorsqu'ils s'attendent à une hausse des prix des biens, et donc à une perte de leur pouvoir d'achat.

Chacun désire se débarrasser de ses encaisses monétaires, soit au profit d'autres formes de placement, soit en vue de l'acquisition immédiate des biens de consommations et des biens durables. Ces substitutions induisent évidemment des hausses des prix de ces divers biens et des actifs alternatifs. Ce mouvement est susceptible de se généraliser à l'ensemble de l'économie. Dans ce cas, ce sont des anticipations qui sont à l'origine de l'inflation.

Puisque l'inflation est une variation des prix, comprendre l'inflation implique nécessairement de recourir à la théorie de prix or, elle se résumer au moyen de la proposition générale selon laquelle l'évolution de leur prix relatif de deux biens reflète l'évolution de leur rareté relative (qui reflète elle-même l'évolution relative de l'offre et de la demande des deux biens).

L'inflation implique donc nécessairement une rareté relative croissante des marchandises par rapport à la monnaie, c'est-à-dire une abondance relative croissante de la monnaie par rapport aux marchandises. Cette proposition générale est nécessaire vraie et elle permet de dire que l'inflation est partout et toujours un phénomène monétaire c'est-à-dire qu'il n'il y a pas d'inflation sans une croissance excessive de la quantité de monnaie.20(*)

Généralement les causes de l'inflation sont de deux ordres à savoir les causes dues à la demande et les causes monétaires.

I.3.1. l'inflation induite par la demande

C'est la situation où la demande globale des biens devient supérieure à l'offre globale ; c'est l'excès de la demande globale sur l'offre globale.

· L'inflation et la demande globale

La demande globale est, rappelons -le, la somme de la consommation des ménages, de l'investissement des entreprises, des dépenses des administrations publiques et des exportations à destination du reste du monde.

· L'inflation et les modalités de financement du déficit

Le déficit budgétaire peut être financé par l'impôt, par l'emprunt ou par la création monétaire. En effet, le prélèvement d'impôts nouveau ou le lancement d'emprunt dans le public ne crée pas de monnaie ; ils réduisent, du moins à cours terme, le revenu national disponible et les pressions sur la demande globale. Toutefois, on peut admettre que les intérêts versés à l'occasion d'un emprunt et le remboursement de ce dernier peuvent exercer des pressions à la hausse des prix. Mais, en toute vraisemblance, il ne peut s'agir que d'effets transitoires.

La création de monnaie grâce aux divers concours de la banque centrale à l'Etat est la troisième modalité de financement des déficits publics. Conforment à la théorie quantitative de la monnaie, elle est considérée comme inflationniste. Ces concours sont toutefois devenu extrêmement réduits dans les pays industrialisés qui pratiquement des politiques de stabilité des prix. Il est donc permis d'affirmer que, pour les pays développés, la création monétaire au profit de l'Etat n'est plus une source d'inflation21(*). L'accroissement de la demande globale pour une période donnée peut être dû à plusieurs facteurs :

Un accroissement notable de la consommation des ménages dû, par exemple, à une immigration soudaine, à une utilisation d'encaisse monétaires oisives ou de crédits à la consommation ; Une brusque augmentation des investissements privés provenant d'une invention technique : informatique avec une série de variantes ou télécommunication avec Internet, fax, etc. ;

Une augmentation des dépenses publiques, entraînées par la réalisation des programmes gouvernementaux très ambitieux (traitement, grands travaux, subventions et apparition ou aggravation d'un déficit budgétaire) ; une augmentation des exportations par une baisse du taux de change.

Dans le deuxième et troisième cas, il est supposé que, toujours dans le court terme, la réalisation des investissements privés et publics exige des acquisitions des différents facteurs de production et que leurs rémunérations renforcent le pouvoir d'achat, et pourtant, accroissent la demande globale sans qu'il ait possibilité d'ajuster l'offre globale dans l'immédiat et de l'adapter à court, à long et moyen termes.

En résumé, il si le niveau de la demande globale excède celui de l'offre, si en d'autres termes, l'offre, en raison du boutoir du plein emploi est insuffisamment élastique pour répondre à la demande, des tensions inflationnistes apparaissent dans l'économie peut enregistrer une hausse des prix des biens et services lorsque la demande croît rapidement et lorsque l'offre est insuffisamment élastique pour répondre immédiatement à cet accroissement de la demande.22(*)

Parmi les causes réelles de l'inflation, nous distinguons aussi l'inflation par le coût.

· L'inflation par les coûts

L'analyse traditionnelle de l'inflation par les coûts de production est centrée sur les hausses de salaires comme source d'accroissement des prix.

Toutefois, la distinction entre l'inflation par la demande et l'inflation par les coûts n'est pas aussi tranchés dans la réalité, la demande et les coûts étant souvent étroitement imbriqués.

Samuelson P.A. et Norhaus W.D. définissent l'inflation par les coûts, comme étant l'inflation qui apparaisse à la suite de la hausse des coûts au cours des périodes de chômages important et d'utilisation ralentie des ressources.23(*) Il peut s'agir de l'augmentation des coûts liés à l'augmentation des salaires par exemple ou le prix d'autres inputs (suite par exemple à l'augmentation de droit de douane si les inputs sont importés).

· Inflation importée

Il est possible que pour certains biens ou service, l'économie nationale dépende des importations (insuffisance ou absence de production nationale pour un bien ou u n service). Dans ce cas, les producteurs nationaux sont obligés d'intégrer dans leur prix des biens importés. Autrement dit, une inflation importée, est une hausse des coûts des matières premières qui se répercutent sur la production. La hausse des prix peut aussi avoir des causes monétaires.

I.3.2. Les causes monétaires de l'inflation

Toute transaction sur le marché des biens et services se traduit par un flux financier correspondant au prix fixé pour la transaction. En conséquence, la masse monétaire disponible dans une économie détermine le niveau possible des transactions compte tenu de la valeur des biens échangés.

B1 La théorie quantitative de la monnaie

Cette relation entre la masse monétaire et le niveau général des prix est expliquée par la théorie quantitative de la monnaie. Cette théorie démontre que l'on peut déterminer le niveau des prix grâce à l'égalité suivant : MV = PQ

Avec :

- M= masse monétaire en circulation dans une économie à un moment donné,

- V= vitesse de circulation de la monnaie,

- Q= quantité des biens et services disponibles dans une économie,

- P= niveau général des prix aux quels les biens et services sont vendus.

La théorie suppose d'une part que la vitesse de circulation de la monnaie dans une économie est stable sur une longue période, et d'autre part que Q est une variable relativement fixe dans le sens où les variables de production ne peuvent se réaliser qu'à partir d'un certain laps de temps (nécessite de procéder à des investissements de capacités...).

Conséquence économique : si V et Q sont stables à court terme, alors toute variation des prix de vente des biens et services s'explique par une variation de la masse monétaire disponible dans une économie. L'inflation est donc de ce point de vue un phénomène d'origine monétaire.

§ Les origines de la croissance de la masse monétaire

Il y a plusieurs facteurs qui peuvent expliquer une hausse de la masse monétaire disponible à un moment donné dans une économie.

Une politique monétaire expansive : l'un des taux d'intérêt de la part de la Banque Centrale se traduit par une diminution du coût de crédit que se soit pour les particuliers (emprunts à la consommation, pour l'achat d'un logement,...) ou pour les entreprises (financement moins coûteux des investissements économiques augmentent ce qui accroît la masse monétaire dans l'économie).

Une politique budgétaire expansive : lorsque l'Etat procède à une relance économique de type Keynésienne, il accroît ses dépenses et le solde des ressources nouvelles ce qui se traduit par un accroissement de la masse monétaire en circulation dans la sphère économique.

Une balance des échanges commerciaux : (mais plus généralement des transactions courantes) excédentaires : si les comptes de la nation se traduisent par un excédent des échanges commerciaux, cela signifie que l'économie nationale a exporté plus de biens et service qu'elle n'en a importé. En conséquence, elle a dégagé des excédents de services qui vont accroître la masse monétaire en circulation dans l'économie nationale.

Les raisons qui expliquent une variation du niveau général des prix sont donc multiples et renvoient à la fois à la sphère économique et à la sphère financière des facteurs psychologiques peuvent de plus engendrer une spirale inflationniste : si les agents économiques anticipent une hausse des prix, ils risquent de développer un comportement de fuite face à la monnaie, ce qui se traduit par un excès de consommation immédiate qui est source d'inflation.

Ulrich Kalhi parle de Friedman dans un de ses articles en disant : qu'il rappelle la bouche du président américain Abraham Lincoln, selon qui « on peut tromper tous les gents quelques temps, et quelques gents tout le temps, mais on ne peut pas tromper tous gens tout le temps ». A lui d'ajouter que selon Friedman, il est inconcevable que le public se trompe systématiquement en ce qui concerne le taux d'inflation.24(*)

Les anticipations rationnelles supposent que les agents économiques anticipent toutes sortes des comportements et agissent en conséquence. Par exemple si la banque centrale du Congo revoit toujours l'offre de monnaie à la baisse lorsque l'inflation augmente de plus de 10%, les agents économiques congolais peuvent intégrer cela dans leur comportement et agir en conséquence.

Les autorités monétaires cherchent donc à prévenir les risques inflationnistes en mettant en place diverses mesures contribuant à contrôler l'évolution de la masse monétaire en circulation dans l'économie.

A côté de ces feux grands catégories, il existe une inflation structurelle. Ce serait une inflation qui tiendrait à une certaine structure des marchés. Par exemple, la structure oligopolistique est jugée comme susceptible de déclencher un mouvement inflationniste surtout `'lorsque les chefs de firme dominent le marché et arrivent de ce fait à faire admettre des prix forts''. Il est évident que dans un marché, si les vendeurs sont les plus forts, ils tiennent à imposer des prix fort et inversement si les acheteurs sont les plus forts, ils arrivent à imposer les prix faibles.

§ Les effets de l'inflation

L'inflation n'influence substantiellement l'économie que lorsque tous les prix ne changent dans la même proportion. Pourquoi la différence dans les variations de prix est-elle génératrice d'effets sur l'économie. Essentiellement parce qu'elle n'entraîne des changements dans les prix relatifs des biens, services et faveurs de production. La position très différente des détenteurs de revenus fixes et de revenus variables en situation inflationniste se présente comme suit : les premiers sont ceux qui déterminent des obligations dont les rendement sont fixes au moment de l'émission ; en cas d'inflation de pouvoir d'achat qu'ils représentent diminue. Les détenteurs d'actions voient le montant monétaire de leurs dividendes varient avec les profits, qui varient eux-mêmes avec les prix de vente, le pouvoir d'achat de cette source de revenus est ainsi préservé.

Les travailleurs indépendants, dont la rémunération est directement liée aux prix des outputs qu'ils fournissent, voient cette rémunération s'accroître en période d'inflation, au rythme même de l'évolution de ces prix, si pas davantage.

Les travailleurs dépendants au contraire, et plus généralement ceux qui sont liés par des contrats spécifiant à l'avance une rémunération exprimée en un montant en numéraire voient forcément leur pouvoir d'achat diminuer si les prix se mettent à augmenter systématiquement.

Ces arguments concernant la flexibilité ou la rigidité des prix et rémunération des facteurs de production peuvent être appliqués aux prix des produits : ceux qui résultent des transactions qui se nouent quotidiennement peuvent s'ajuster rapidement en période inflationniste, ceux qui figurent dans des contrats comportant livraison de produits à prix fixe pendant une certaine période ne peuvent évidemment être modifiés, sauf négociation éventuelle de ces contrats, ce qui de toute façon prend du temps.

L'impact de l'inflation sur les transactions qui se font à crédit se présente comme suit : l'inflation favorise les débiteurs et défavorise les créanciers puisque le pouvoir d'achat de la monnaie baisse entre le moment où la transaction est conclue et celui où le règlement de la dette a eu lieu.

Il y a une asymétrie du rythme qui caractérise les ajustements de prix à la hausse d'une part et à la baisse d'autre part. Les premiers sont plus rapides que les seconds (ajustements). Analysons le phénomène de la spirale inflationniste des prix et des revenus. Lorsqu'une hausse des prix s'accompagne de hausses de revenus concomitantes, le processus risque de perdre une tournure cumulative, qui s'auto entretient. Les demandes sur les marchés, qui logiquement devraient être freinées par les hausses de prix, ne le sont pas puisque la hausse subséquente des revenus prend le relais, comme ce relais est lui aussi susceptible d'entraîner de nouvelles hausses de prix, celles - ci entraîneront à leur tour des hausses de revenus, et ainsi de suite.

Ce phénomène est parfois organisé lorsque les revenus de divers types sont liés à l'évolution des prix par les clauses dites « d'indexation », incluses dans les contrats et les statuts de travail ou encore les contrats de location pour les loyers. La pratique contractuelle consistant à exprimer le loyers en devises ou en équivalant matériaux de construction en est une autre illustration de ce phénomène. Notons que l'indexation n'est pas la cause de l'inflation, mais elle accélère le processus inflationniste. Il faut faire attention pour ne pas confondre un facteur d'accélération d'un phénomène avec la cause.

L'inflation correspond d'abord à une diminution du pouvoir d'achat de la monnaie (on peut parler, dans une certaine mesure, de dépréciation de la monnaie au niveau interne). Comme le pouvoir d'achat désigne la quantité de biens et services qu'un certain revenu permet d'obtenir, la hausse de prix peut à une diminution de la quantité de biens que permet d'acheter une certaine somme. Pour trouver l'augmentation du pouvoir d'achat, il ne faut pas faire la différence des pourcentages, mais le rapport des indices de prix de l'année considérée.

L'inflation pénalise donc les détenteurs de revenus fixes (épargnants par exemple) puisque leur pouvoir d'achat diminue. Elle bénéficie alors aux agents endettés puisque la valeur réelle de leur dette diminue. L'inflation provoque ainsi des transferts de pouvoir d'achat entre les agents.25(*)

Les effets de l'inflation jouent aussi sur le commerce extérieur puisqu'une inflation plus importante en République Démocratique du Congo qu'ailleurs pénalisent les exportations congolaises de même que les prix des importations sont aussi élevés par rapport aux prix des produits intérieurs. Il convient, dans ce cas, d'observer le différentiel d'inflation. C'est-à-dire l'écart entre le taux d'inflation congolaise et le taux d'inflation de chacun de ses partenaires.

A. Les effets positifs de l'inflation

Le renforcement des exportations, la libération des débiteurs et la reprise de l'économie sont trois facteurs explicatifs des effets positifs de l'inflation.

1. Renforcement des exportations

Sous certaines conditions d'inflation stimule les exportations. En effet, la monnaie nationale étant devenu faible par rapport aux devises, les exportateurs renforcent leur capacité d'exporter, soit pour sauvegarder le niveau de devises, soit pour disposer d'une quantité plus importante de monnaie nationale aux fins de transactions et de spéculation et à la production et à la probabilité que le mouvement inflationniste sera maîtrisé à moyen terme.

2. Libération des débiteurs

L'inflation libère les débiteurs dans le cas où les dettes ont été contractées et libellées en monnaie nationale. Le premier bénéficiaire et financiers seront remboursés dans une monnaie dont la valeur a diminué. Si, par contre, les emprunts sont en devises, leur poids pèse lourd sur les budgets des débiteurs.

3. Reprise de l'économie

L'inflation peut provoquer la reprise d'une économie stagnante. Cela est possible lorsque les agents économiques, notamment l'Etat, s'attèlent à lutter contre elle par des mesures appropriées :

- Mesures visant à augmenter la quantité des biens réels pour contrebalancer l'expansion monétaire ou l'accélération de la vitesse de circulation ;

- Renforcement de l'offre des facteurs de production à meilleur marché ou substitution des nouveaux facteurs traditionnels ou procédés de fabrications ;

- Accroissement des exportations et rapatriement des devises.

B. Les effets négatifs de l'inflation

Les effets négatifs de l'inflation comprennent à leur tour : l'instabilité des changes, le recul de l'esprit d'épargne, l'expropriation des créanciers, le cycle infernal des prix et des salaires et enfin les troubles sociaux.

I. Instabilité des changes

Les oscillations de la valeur interne de la monnaie s'accompagnent des variations de sa valeur externe. Souvent, les détenteurs des devises retardant les opérations de change en attendant une meilleure cours de change à courte échéance. Même pour financer les transactions commerciales habituelles avec les pays étrangers, il devient impératif de réunir des gros montants en monnaie nationale.

II. Recul de l'esprit d'épargne

Les épargnants désespèrent et se réservent d'épargner une monnaie qui se déprécie. Ils se mettent aussi à spéculer en achetant des biens à revendre avec profit ou à conserver pour revendre après la tempête de l'inflation.

Chapitre deuxième

LES DETERMINANTS DE L'INFLATION EN RDC

Dans ce chapitre, nous présentons les différentes évolutions ou mouvements qui ont eu au cours des années en études des variables exerçant une influence sur l'inflation. Stabiliser l'inflation a toujours été une des principales préoccupations des autorités monétaires des pays en voie de développement. Dans la plupart de cas, l'inflation a comme déterminants traditionnels le déficit budgétaire, la masse monétaire, la production intérieure brute (PIB) et le taux de change constituent autant des facteurs explicatifs de l'inflation en République démocratique du Congo. Les données que nous utilisons dans ce chapitre ont été tirées du rapport de la banque mondiale et du FMI dont nous présentons en annexe. Pour une raison d'espace et lisibilité de l'évolution de chaque variable, nous allons scinder chaque variable en deux graphiques.

II. 1. Présentation des variables

II.1.1. Evolution de taux d'inflation en RDC26(*)

Quoique la définition de l'inflation soit controversée, il est généralement admis qu'elle est constituée par une hausse cumulative et entretenue du niveau général des prix dans une économie. La définition des instruments de mesure du niveau général des prix est elle-même objet des débats et la construction des indices de prix et en particulier de prix de détail relatifs aux dépenses de consommation des ménages fortement discutée.

Il existe des niveaux et des formes extrêmement variables de l'inflation. L'interprétation théorique qui en a été proposée a inspiré des politiques sensiblement différentes de maîtrise de l'inflation.27(*)

Le taux d'inflation traduit un accroissement du niveau général des prix, accroissement qui peut pousser les agents économiques à se débarrasser des avoirs monétaires en faveur des actifs réels (les biens durables et les objets de valeurs).

1. De 1970 à 1985

2. De 1986 à 2005

Figure n°3.1 : Evolution du taux d'inflation de 1967 à 1979

Figure n°3.2 : Evolution du taux d'inflation de 1980 à 1990

La République Démocratique du Congo a connu des périodes d'inflation très marquées où on a atteint l'inflation à trois chiffres alors que pour d'autres périodes ce taux a été de deux chiffres. Pour une bonne présentation graphique, nous avons scindé la période en deux pour présenter cette évolution. Comme nous le remarquons sur le graphique 3.1, une croissance modérée est observée entre 1970 et 1973. Ce taux est en moyenne de 9,875%. Cependant, à partir de 1973 une hausse accélérée s'observe car le taux passe de 24,5% en 1973 pour atteindre 36,8% en 1980. Cette situation peut être attribuée d'une part aux mesures de zaïrianisation et d'autre part au choc pétrolier qui a entraîné la hausse de certains intrants. En 1980 on observe une chute sensible du taux d'inflation car ce taux passe de 99% à 36,8%. A partir de cette période il y a une relative stabilité mais celle-ci ne dure pas longtemps car en 1983 ce taux atteint 100,8%.

A partir de 1983, les PAS sont introduits, le Zaïre passe à un régime de changes flexibles. L'économie répondit positivement à ces réformes. Une croissance se signala et le taux d'inflation baissa de 77% en 1983 à 24% en 1985. Mais, vers fin 1986, un accroissement des dépenses publiques dérailla les programmes d'ajustement et quelques unes des politiques de libéralisation furent révisées. En juin 1989, avec l'aide du FMI, le gouvernement mena un dernier effort pour stabiliser l'économie. L'inflation connut une légère baisse.

La décennie 90 est la plus désastreuse en ce qui concerne le taux d'inflation. Cette période est caractérisée par une inflation à 4 chiffres. En effet c'est une période caractérisée par une forte instabilité politique, des pillages et une destruction du tissu économique. De forts déficits budgétaires sont observés tant les financements s'effectuent par la création monétaire. On signale par exemple différentes réformes monétaires non réussies qui contribueront à amplifier l'hyperinflation. Entre 1990 et 1994, le taux passe de 264,9% à 9796,9% soit une moyenne annuelle de 5030,9%. En 1997 avec une rigueur du gouvernement KABILA, on a réussi à stabiliser ce taux à 13,7% mais avec la reprise de la guerre, ce taux atteindra rapidement 134,8% en 1998 et 511,2% en 2000. C'est à partir 2001 que le pays connaît une relative stabilité politique et économique. Le taux d'inflation baissa de nouveau jusqu'en 2005.

II.1.2. Evolution du Déficit Budgétaire en RDC

Le déficit budgétaire est le dépassement des dépenses budgétaires définitives (dépenses civiles, ordinaires et en capital, dépenses militaires) sur les ressources fiscales et assimilées28(*). Les déficits publics sont l'expression, pour les centres de décision publics, d'un excès de dépenses par rapport aux recettes définitives29(*). Nous ne saurons pas visualiser toutes les évolutions en un graphique, pour ce faire nous sommes obligés de scinder en deux périodes.

De 1970-1988

Figure 3.3 : Evolution du déficit Budgétaire de la RDC de 1970 à 1988

De 1989-2005.

Figure 3.4 : Evolution du déficit budgétaire de la RDC de 1989-2005

Comme nous l'observons dans les figures 3.3 et 3.4, la RDC a toujours connu des déficits budgétaires. La gestion des Finances Publiques constitue le tendon d'Achille de l'économie congolaise. Le volume des créances nettes sur l'Etat dépasse régulièrement 92% du total de la masse monétaire. Seuls environ 5% sont consacrés au crédit à l'économie.

La situation de cet agrégat se complique par le fait de l'engagement et l'exécution des dépenses sans se préoccuper réellement des recettes budgétaires. Le taux de couverture des dépenses par les recettes ordinaires ne dépasse guère 20%, le reste étant de la pure inflation financée par les émissions monétaires qui déséquilibrent la monnaie et le marché des biens et services. Les dépenses augmentent de 2800% d'une année à l'autre.

La diminution des recettes des contributions est à mettre en rapport avec la morosité de l'économie consécutive aux pillages de fin 1991 et de début 1993 qui ont entraîné la destruction de l'outil de production et l'arrêt de plusieurs secteurs d'activités. Il suffit d'observer l'évolution de taux de croissance du PIB pour s'en convaincre.

Malgré cette léthargie des recettes les dépenses ont pris l'ascenseur, en particulier la rubrique des rémunérations que les frais de fonctionnement qui ont tendance à s'aligner au développement de l'inflation. D'où le caractère imprévisible de l'érosion du pouvoir d'achat conduisant à des revendications salariales incessantes.

Cet état des choses semble indiquer l'impossibilité d'une gestion équilibrée des finances publiques sans la relance préalable de la production intérieure s'appuyant sur le rétablissement des conditions favorables d'investissements privés.

Pour faire face aux multiples dépenses d'ordre publiques, le gouvernement tirent ressources des taxes et impôts. Devant le défit de garder l'équilibre Budgétaire, le gouvernement se trouve dans l'impossibilité d'équilibrer leurs dépenses aux recettes issues des différents impôts et taxes, ce qui implique le plus souvent un déficit budgétaire.

Il est observé dans le pays en voie de développement où le système de collecte d'impôt, où les institutions et les marchés de capitaux sont moins développés, le déséquilibre budgétaire est souvent à la base de l'inflation et de l'hyperinflation. A travers les figures ci-dessus, nous avons pu visualiser comment a évolué le déficit budgétaire de la RDC.

II.1.3. Evolution de la Masse monétaire en RDC

La masse monétaire est un agrégat monétaire qu'il est habituel d'assimiler à M2, c'est -à - direz à l'ensemble » des créances constituées par les disponibilités monétaires (M1) et quasi monétaires (M2- M1). Toutefois, la notion reste très contraignante pour les spécialistes qui considèrent alors la masse monétaire comme l'ensemble des créances susceptible d'être contrôlée par la banque centrale30(*).

La définition de la masse monétaire est une définition comptable qui relève des conventions de nomenclature. La masse monétaire telle qu'elle est actuellement définie par la BCE (Banque Centrale Européenne) comprend les actifs liquides qui sont susceptibles d'être convertis immédiatement en monnaie sans risque sensible en capital et qui donc représentent des moyens de paiement potentiels réalisables, sans effet de moins-value ou de plus-value. La décomposition de la masse monétaire en agrégats M1, M2, M3, est fondée sur la plus ou moins grande facilité de conversion en monnaie de leurs composantes. Celle-ci induit un comportement de détention plus ou moins stable de ces actifs par les agents non financiers. La classification actuelle des éléments de la masse monétaire ne renvoie donc plus comme les classifications antérieures à 1986 au statut constitutionnel bancaire ou non bancaire des intermédiaires financiers émetteurs mais au comportement monétaire et financier des agents non financiers31(*). L'évolution de la masse monétaire en RDC est représentée par le graphique suivant qui sera reparti en deux graphiques dus à l'espace:

De 1970-1985

Figure 3.5 : Evolution de la masse monétaire de la RDC de 1970 à 1985

De 1986 - 2005

Figure 3.6 : Evolution de la masse monétaire de la RDC de 1986-2005

La situation monétaire congolaise reste marquée au cours de la dernière décennie comme auparavant par une évolution croissante de la masse monétaire nominale. Cette instabilité de la situation monétaire a été renforcée, dans une bonne mesure par l'affaiblissement de l'autorité publique au lendemain de l'indépendance. Les mutations du processus démocratique amorcé en 1990 se sont fait accompagner par une gestion budgétaire laxiste consacrant la monétisation du déficit budgétaire.

La masse monétaire a alors connu une évolution à des taux de croissance nominaux dépassant tout niveau compatible avec les impératifs de stabilité monétaire auxquels est tenue l'autorité en charge de la politique monétaire dans toute économie moderne. Cette augmentation fulgurante n'est certes pas étrangère au mode de financement auquel l'Etat s'est pratiquement accoutumé durant plus de 15 ans. Les répercutions d'une telle évolution se sont montrées désastreuses sur le niveau général des prix intérieurs des biens et services dont l'augmentation a sensiblement réduit le pouvoir d'achat des consommateurs sinon la consommation elle-même.32(*)

L'évolution de M1 réelle a connu une légère baisse de 1994 à 1997, puis une stabilité de 1998 à 2000 et une hausse 2001 à 2004. L'évolution de M2 réelle était à peu près semblable, mais depuis 1996, elle a connu une hausse jusqu'en 2005. On a assisté pendant cette période au programme de désinflation rapide, avec au premier plan, le non recours à la création monétaire pour financer le déficit public. Aussi peut-on remarquer que les thèses de la théorie quantitative de la monnaie qui lient l'inflation à la croissance de la quantité de monnaie ne seraient pas loin d'être corroborées pour le cas de la RDC.

II.1.4. Le produit intérieur brut33(*)

Le produit intérieur brut est une mesure de la production nationale c'est-à-dire de l'ensemble des biens et services produits au cours d'une période donnée (en général l'année). Le PIB se rattache étroitement à la notion de valeur ajoutée. Il représente deux composantes : marchande et non marchande. Il peut être évalué à prix courants ou à prix constants34(*). Nous allons le repartir sur deux graphiques.

De 1970-1985

Figure 3.7 : Evolution du PIB de 1967 à 1979

1. De 1986-2005

Figure 3.8 : Evolution du PIB de 1967 à 1979

Le produit intérieur brut est la principale mesure de la production nationale. Construit sur un critère de territorialité, son calcul consiste à additionner les productions de toutes les unités économiques résidentes, nationales ou étrangères. La comptabilité nationale française distingue les productions marchandes et non marchandes.

La production marchande est la production qui s'échange habituellement sur un marché. La production non marchande est obtenue à partir de facteurs de production s'échangeant habituellement sur un marché et est vendue à un prix au moins inférieur à la moitié de son coût de production. Elle est essentiellement constituée de services rendus par les administrations à titre gratuit ou presque. La production marchande des entreprises est mesurée par leurs valeurs ajoutées, différences entre la valeur des biens et des services produits et la valeur des biens et des services achetés à d'autres entreprises. Comme les valeurs ajoutées sont enregistrées hors taxes, le calcul du PIB au prix du marché s'obtient de la façon suivante35(*).

PIB marchand = Somme des valeurs ajoutées des entreprises résidentes + TVA + Droits de douane.

En déduisant du PIB la consommation de capital fixe, c'est-à-dire l'amortissement économique des biens d'équipement, on obtient le produit intérieur net (PIN). La définition de la production retenue par la comptabilité nationale élimine les activités domestiques et l'économie souterraine. En revanche, elle inclut la production non marchande, qui ne peut être évaluée à son coût de production principalement constituée des salaires et traitements.

PIB = PIB marchand + PIB non marchand

Au cours du temps, le poids de la production non marchande a progressé dans la production totale au détriment de la production marchande. Aujourd'hui la production non marchande représente environ 17 % du PIB36(*). En analysant l'économie congolaise fait ressortir quatre cycles économiques depuis 1965, à savoir 37(*):

- les années de croissance de 1965-1973 avec un taux réel moyen de 7%, Cette période se caractérise par une expansion de l'ordre de 7% en moyenne. Comme la plupart des pays Africains, cette croissance est tirée par les cours favorables des matières premières notamment le cuivre, le cobalt, le diamant et d'autres produits de base (produits agricoles) dont le pays est tributaire.

La dépendance extérieure prédispose la RDC aux soubresauts du marché mondial. Il n'est donc pas un hasard que ces années ont été soutenues par une bonne tenue de cuivre sur le marché mondial d'autant plus que l'économie est concentrée sur l'exportation des produits de base et plus particulièrement du cuivre duquel viennent 60% des recettes d'exportation.

En 1973 l'économie Congolaise couvrait un fléchissement sous l'effet du retournement de la conjoncture économique mondiale et une baisse du terme de l'échange d'environ 8% : les cours du cuivre et du cobalt ont chuté d'une part et le prix du pétrole et celui d'autres intrants importés ont augmenté, ce qui a précipité l'économie dans une autre phase.

- les années de crise de 1975-1982, caractérisées par un taux de croissance annuelle du PIB de 1.9% en moyenne. A défaut d'ajustement de politique économique par remédier à la détérioration des termes de l'échange, la conjugaison de la chute des cours de cuivre et le renchérissement du prix du pétrole va provoquer des déséquilibres successifs des balances de paiements. Des déficits budgétaires prennent place et seront financés par une forte expansion du crédit intérieur suivie d'un endettement extérieur. Ces déficits et surtout leur mode de financement vont alimenter le processus inflationniste. Le PIB dénomme sensiblement comme cela figure sur la figure ci haute. Alors que le PIB du Congo était environ le double des pays comme la côte d'Ivoire ou encore le Cameroun en 1970, dix ans plus tard ces pays ont doublé leur PIB rattrapant la RDC voire la dépassant.

- Les années d'ajustement structurel de 1983-1990 où le taux de croissance annuelle du PIB fut en moyenne à peine de 0.8%, Si la présence du Fonds Monétaire International et de la Banque Mondiale étant perceptible depuis la fin des années 70 en RDC, c'est effectivement en 1983 que les programmes d'ajustement structurel furent appliqués afin d'infléchir positivement la tendance de l'économie Congolaise.

Durant cette période on observe une modicité de la croissance due au corset relativement strict des mesures de redressement imposées à l'économie congolaise. Mais comme la croissance observée durant cette période résulte des mesures dictées par l'environnement extérieur sans bénéficier d'une adhésion sincère émanant de l'intérieur, elles ne pouvaient que calmer provisoirement la situation.

- Les années qualifiées de la « déclinque économique » à partir de 1991 où le taux de croissance s'est situé à -6,5%. C'est ainsi que rapidement en 1991 l'économie plonge dans une phase plus sombre que certains auteurs qualifient de déglingue économique. L'année 1991 marque en effet le début d'une chute spectaculaire de PIB. Celui-ci décroît de l'ordre de -6% en moyenne entre 1991 et 2000. Avec la stabilité sociopolitique que le pays connaît depuis 2001, la croissance semble de nouveau au rendez-vous. En effet, depuis 2001, le PIB réel et la demande de monnaie réelle sont croissants d'année en année, tandis que l'inflation est quand même réduite, bien qu'elle reste plus élevée que l'inflation de la plupart des pays de la région : 15,5% en 2005 contre 2 % au Congo Brazzaville, 2,9% en République Centrafricaine et au Cameroun, 12,1% au Rwanda, 4,5 % au Burundi, 10,5% en Ouganda,... (BAD, OCDE, 2005)38(*).

II.1.5. Evolution du taux de change

Il est clair que les effets du commerce international sur la production, la consommation et le bien-être dépendent fortement des rapports des prix internationaux qui s'établissent. C'est pour cette raison que nous nous intéressons de près aux termes de change, c'est-à-dire au rapport entre le prix des exportations d'un pays et le prix de ses importations.

Les termes de l'échange sont ainsi égaux aux rapports de deux indices comme suit : T= Px/Pm

Avec : - Px : indice de prix des exportations (prix domestique)

- Pm : indice de prix des importations (prix étranger)

Etant entendu le caractère extraverti de l'économie de la RDC qui a permis la réalisation d'un surplus économique dès l'accession du pays à l'indépendance, cette extraversion va s'avérer une source de transmission des chocs conjoncturels. Peut-on noter que dans les années 73-74, l'économie nationale a subi l'effet de la conjoncture internationale, accompagné de la détérioration de termes de l'échange. Pendant la même période les cours du cuivre, principal produit d'exportation, ont chuté et en même temps le prix du pétrole et de bien d'autres intrants importés au pays ont augmentés. Les figures 3.12 et 3.13 ci-dessous exposent l'évolution des termes de l'économie congolaise.

De 1970-1988

Figure 3.9. Evolution de taux change de la RDC de 1970-1988

De 1989-2005

Figure 3.10: Evolution de taux de change de la RDC de 1989-2005

La détermination du taux de change reflète d'abord l'équilibre du marché de la monnaie. Par ailleurs, développée au cours des années 1970, notamment par Franklin39(*), la théorie monétaire du change se situe dans le cadre du régime de change flexible.

Le point de départ du raisonnement monétaire est la demande, considérée comme la relation macroéconomique la plus stable et la plus importante. Cette fonction dépend, d'une manière classique, du revenu, des prix et du taux d'intérêt, comme suit :

M=P. (Y, i) et M*=P*. L (Y*, i*)

Où : - M et M* sont les stocks de monnaie domestique et étranger,

- P et P* le niveau général des prix domestiques et étranger,

- Y le niveau du revenu réel

- i le taux d'intérêt

- L ( ) la fonction de demande d'encaisses réelles.

La détermination du taux de change est ainsi expliquée par les évolutions relatives entre pays des masses monétaires, des revenus réels et taux d'intérêt. Le taux de change qui est le prix relatif des monnaies, est déterminé par l'offre de monnaie qui est contrôlée par les autorités monétaires d'une part, et par les comportements des détenteurs d'encaisses, d'autre part.

Il apparaît que, pour des taux d'intérêt et des revenus réels donnés, le taux de dépréciation de la monnaie est égal à la différence entre les taux de croissance des masses monétaires. L'évolution du taux de change en RDC a toujours suivi depuis 1975, la tendance du taux d'inflation de la monnaie nationale, due en grande partie au financement des déficits budgétaires par l'accroissement sans calcul de la masse monétaire. Etant donné que les différents prix sur le marché sont libellés en devise (dollars américains), la dépréciation du taux de change se répercute ainsi sur les prix.

La mauvaise gestion dans la pratique de la politique de change a été à la base des distorsions dans le fonctionnement de l'économie dans son ensemble. Depuis 1973, au lieu de laisser se fixer le change selon les forces du marché comme l'exige le système de taux de change flexible, les autorités monétaires se sont employées à administrer le taux de change d'où l'apparition d'un taux de change parallèle, reflétant la réalité du marché. Ainsi, suite au régime de taux de change fixe, on constate un même taux de change sur une période un peut plus longue.

Comme on peut le constater, le résultat immédiat de ces distorsions a été d'une part, le développement de l'économie informelle et d'autre part, l'enregistrement d'un manque à gagner dans les recettes du budget de l'Etat.

Par ailleurs, le système de change flottant adopté par la RDC depuis 1983 n'a pas donné des résultats escomptés en matière de la tenue de la monnaie. Pratiqué dans un environnement caractérisé par la pénurie de devises et où existe une forte propension à importer, ce système a aimé une spéculation sur la devise et favorisé ainsi la hausse des prix liée aux anticipations sur l'évolution du change de la part des opérateurs économiques.

Constatons que le commerce international de la RDC ne s'est jamais placé en bonne posture, cela suite à la non compétitivité des prix nationaux face aux prix étrangers. Soulignons cependant que la RDC n'expose que les produits bruts, qui n'ont subi aucune transformation, mais importe ces mêmes produits a une grande valeur car ayant subi une transformation et donc avec certaine valeur ajoutée.

A partir de 1988 nous assistons à une amélioration résultante du double effet d'une augmentation de la production du cuivre et du cobalt, suivie de leurs meilleurs prix sur le marché international. Mais avec le déficit budgétaire ainsi que la précarité du service de la dette publique, le terme de l'échange ne tendra pas à s'ébranler du jour au lendemain.

Chapitre troisième

ESTIMATION EMPIRIQUE DE LA RELATION ENTRE L'INFLATION ET LE DEFICIT BUDGETAIRE

Le présent chapitre est consacré au noeud de notre étude. Il procède à l'analyse statistique des variables étudiées et à l'estimation de son modèle ainsi qu'à l'interprétation économique. Enfin, des propositions des politiques économiques seront dégagées en vue d'atteindre un niveau souhaitable de l'inflation en République Démocratique du Congo.

Signalons que l'estimation économétrique du modèle à long terme par la MCO est faite ici à l'aide du logiciel Eviews.

III.1. Approche méthodologique d'analyse

La méthodologie du traitement et de l`analyse des données a été économétrique, d'autant plus que les variables prises en compte sont quantifiables et la série est chronologique.

Nous avons sélectionné certaines variables qui expliquent l'évolution de l'économie congolaise en termes de croissance. Etant donné que notre intérêt est porté plus sur l'impact ou conséquence de déficit budgétaire sur l'inflation en RDC, nous sommes partie des variables qui caractérisent l'inflation en RDC.

Nous avons réunit la théorie en rapport avec l'inflation et ses causes de façon générale et particulièrement de la RDC. Nous avons parlé de l'inflation, des différentes variables, entre autres les déficits budgétaires, la masse monétaire, le produit intérieur brut et le taux de change avant de représenter leur évolution sur des graphiques.

Les données en Rapport avec ces variables ont été tirées du CD ROOM de la Banque mondiale, nous avons considéré la période allant de 1970 à 2005. Ces données ont été traitées par le logiciel Eviews 5.0 utilisé en économétrie. Eviews 5.0. est une version du logiciel Eviews capable de traiter les données de série chronologique sur l'ordinateur. Nous avons insérer les données recueillies, le logiciel les a traitées et élaborer une estimation de l'équation de notre modèle ; cela a permis de dégager successivement des approximations progressives testées et aussi de cette équation vers un modèle le plus expressif de la signification des variables.

Pour présenter le modèle, nous sommes partis du test DFA (Dickey-Fuller Amélioré), soit ADF en anglais (Dickey-Fuller augmenté) qui nous a permis de détecter la stationnarité des variables avant de faire l'estimation du modèle. Il s'agit de tester les hypothèses à partir d'observation quantifiées de la réalité et de mesurer les relations qui pourraient exister entre les différentes variables.

III.2. Approche économétrique

III.2.1. Définition

L'économétrie n'est rien d'autre que l'intégration des mathématiques et de la statistique en vue de fournir des valeurs numériques aux paramètres des relations économiques.40(*) Elle est donc un type spécial de recherche et d'analyse économique dans lequel la théorie économique est généralement formalisé en terme mathématique et combiné avec une mesure empirique des phénomènes économiques, raison pour laquelle, on dit que l'économétrie est l'application des mathématiques et de la statistique en économie politique. C'est pourquoi pour tout économiste ou gestionnaire, c'est un outil d'analyse qui lui permet d'infirmer ou de confirmer les théories qu'il construit.

III.2.2. Méthodologie

La méthode économétrique procède donc de la manière suivante :

- on observe un phénomène ou fait,

- on émet une théorie c'est-à-dire une explication du phénomène,

- on sélectionne les données sur lesquelles on doit mener une étude empirique,

- on fait de l'induction statistique en vue de tester les hypothèses,

- puis on compare les résultats à la théorie.

Si la théorie n'est pas contraire aux observations, il n'y a pas de raison de la rejeter, si elle est contraire à la théorie, on essaie de modifier les hypothèses testables, par exemple en introduisant les hypothèses ad hoc. Le schéma ci-après illustre la démarche de validation de la théorie à l'aide de l'économétrie41(*).

La théorie est validée

Théorie

Formulation de la théorie : modélisation

Confrontation du modèle aux données : Estimation économétrique

La théorie n'est pas validée

Nouvelles données testées

Nouvelle spécification du modèle

Nouvelle spécification du modèle

Figure N°2 : La démarche de validation de la théorie à l'aide de l'économétrie

Source : B. BOFOYA., Op. cit, p4

III.2.3. Etape de l'application de l'économétrie

On peut distinguer trois étapes dans l'application de l'économétrie à savoir :

- la spécification du modèle,

- l'estimation du modèle,

- l'évaluation des résultats de l'estimation.

a. La spécification du modèle

Les variables entrant dans le modèle sont déterminées :

- soit par la théorie économique,

- soit par les études déjà publiées qui peuvent aussi nous donner des variables additionnelles,

- soit par l'information ad hoc : exemple les conditions particulières d'un pays.

Il faut noter, à ce sujet, que le modèle ne doit pas inclure toutes les variables explicatives moins importantes, non incluses dans le modèle, est prise en compte dans le modèle par la variable aléatoire.

b. Estimation des modèles

Cette étape consiste à déterminer les signes et la grandeur des paramètres théoriquement attendus. L'estimation du modèle est une étape purement technique qui exige de la connaissance des méthodes économétriques variées.

On distingue 4 étapes importantes dans l'estimation d'un modèle, à savoir :

1. La collecte et l'analyse des données sur les variables du modèle

2. L'examen des problèmes d'agrégation copris dans les variables de la fonction,

3. L'examen du degré de corrélation entre variables,

4. Le choix de la meilleure technique d'estimation.

c. Evaluation des résultats

Elle permet de décider si les valeurs estimées des paramètres sont économiquement pertinentes et statistiquement valide.

III.2.4. Présentation du modèle d'étude

III.2.4.1. Notion sur le modèle

Un modèle est une présentation d'une théorie qui prend la forme d'un ensemble d'hypothèses sur les relations qui lie les variables choisies par celui qui le construit et qui suppose des liens de causalité entre elle42(*).

Il s'agit d'une présentation formalisée d'un phénomène sous forme d'équations dont les variables sont des grandeurs économiques. De ce fait tout modèle est inévitablement une s'implication de la réalité par laquelle on cherche à saisir les traits fondamentaux du système.43(*)

Le modèle comporte généralement deux sortes d'ingrédients :

- Un ensemble d'équations qui expriment les liens supposés entre les variables ;

- Un classement en deux catégories des variables retenues par le modèle : la variable endogène et le(s) variable(s) exogène(s).

En général, un modèle est issu d'une théorie qui suppose un lien de causalité. L'un de buts qu'il poursuit est d'ailleurs de simplifier la théorie en vue de vérifier sa cohérence. Il est ainsi nécessaire pour tester la validité d'une théorie par la confrontation aux faits.

Dans le langage économétrique, l'ensemble des équations d'un modèle tel qu'il découle de la littérature théorique est appelé forme structurelle de ce modèle. Pour être explicite cette forme doit être spécifiée. Notre modèle est une régression multiple de la forme : logYt = a0 + a1logX1 + a2logX2 + a3logX3 + a4logX4 + ut

Où Yt: Taux d'inflation

X1: Le déficit budgétaire

X2: La masse monétaire

X3: Le taux de change

X4: Le PIB

u: Le terme d'erreur

Les coefficients a1, a2, a3, a4, sont supposés positifs.

Il est possible qu'il y ait d'autres variables susceptibles d'expliquer l'inflation que nous semblons ignorer. La prise en compte de cette hypothèse de l'ignorance des autres variables se retrouve dans le modèle par l'introduction du terme d'erreur ut.

Ce modèle met en relation le taux l'inflation et les déterminants de l'inflation comme le déficit budgétaire, le PIB, le taux de change et la masse monétaire. L'inflation est considérée comme la variable indépendante ou expliquée tandis que les autres variables sont dépendantes ou explicatives. Cette relation permet de se fixer sur l'impact de déficit budgétaire sur l'inflation en République Démocratique du Congo.

Le terme d'erreur regroupe trois types d'erreurs44(*) :

- Une erreur de spécification : c'est-à-dire le fait que les seules variables explicatives ne sont pas suffisantes pour rendre compte de la totalité du phénomène expliqué ;

- Une erreur de mesure : c'est-à-dire les données ne représentent pas exactement le phénomène ;

- Une erreur de fluctuation d'échantillonnage : c'est-à-dire un échantillon à l'autre à l'autre, les observations sont légèrement différentes.

Signalons par ailleurs que les données utilisées pour estimer l'équation du taux de croissance du PIB sont essentiellement tirées des statistiques de la Banque Centrale du Congo et celles de la Banque Mondiale. L'étude se fera avec des données annuelles.

III.3. Estimation du modèle d'analyse

Dans cette partie, nous procédons à l'analyse statistique des variables, dans le but d'éviter une estimation du modèle avec beaucoup d'erreur. L'utilisation des séries temporelles conduit à rechercher des régularités dans les valeurs passées de la série.

A. Méthode d'estimation

Il existe plusieurs méthodes d'estimation des paramètres d'un modèle : la méthode des moindres carrés ordinaires, la méthode de maximum de vraisemblance, la méthode des moments, ... La méthode des moindres carrés ordinaires est souvent appliquée dans l'ajustement linéaire. Traçant un graphique sur lequel la variable expliquée est portée en ordonnée et la (les) variable(s) explicative(s) en abscisse et liant les coupes d'observations, on obtient un nuage de points pouvant être ajusté à l'aide d'une droite. Les paramètres du modèle (ou estimateurs) sont obtenus en minimisant la distance au carré entre chaque observation et la droite ainsi obtenue, d'où le nom d'estimateurs de moindres carrés ordinaires (MCO)45(*).

Notre échantillon est constitué d'une variable dépendante ou expliquée (le taux d'inflation) et quatre variables explicatives (le déficit budgétaire, la masse monétaire, PIB et taux de change), observées chacune sur 36 ans (de 1970 à 2005). Nous disposons donc de 36 observations pour chacune de ces variables.

B. Test d'hypothèses classiques de modèles de régressions linéaires

Les paramètres estimés font l'objet d'un certain nombre d'hypothèses classiques46(*) :

H1 : Les valeurs Xt sont observées sans erreur ;

H2 : E () = 0 ;

H3 : E () = 0 (avec j ? 0) ; les erreurs sont non corrélées (ou indépendantes);

H4 : E () =, la variance de l'erreur est constante (homoscédasticité) 

H5 : Cov (Xtk) = 0, l'erreur est indépendante des variables explicatives ;

H6 : La matrice (X'X) est régulière et la matrice inverse (X'X)-1 existe ;

H7 : (X'X)/T tend vers une matrice finie non singulière ;

H8 : T> k +1, le nombre d'observations est supérieur au nombre de séries explicatives plus la constante.

La violation de ces hypothèses classiques pose problème. Les hypothèses H3 et H4 stipulent successivement que les erreurs sont non corrélées (ou indépendantes) et que la variance des erreurs est constante (homoscédasticité). Lorsque H3 est violée, nous sommes donc en présence d'autocorrélation des erreurs. Les estimateurs restent sans biais mais ne sont plus à variance minimale.

III.3.1. Stationnarité des variables47(*)

A. Notion

Pour procéder à l'estimation de notre modèle nous allons, au préalable, nous rendre compte de la stationnarité des variables à utiliser. Ceci est nécessaire car les variables économiques et financières sont rarement des réalisations de processus stationnaires. La non stationnarité peut bien concerner l'espérance que les moments de second ordre. Dipuis Nelson et Plosser48(*), les cas de non stationnarité en moyenne sont analysés à partir de deux types de processus : Processus TS (trend Stationary) qui représente les processus caractérisés par une non stationnarité de nature déterministe et Processus DS (Difference Stationary) qui représente les processus dont la non stationnarité est de nature stochastique.

Dans le premier cas, les données sont marquées par une tendance générale. Il sied alors d'introduire un Trend ou une tendance générale dans le modèle ; En présence du second cas, si les ordres d'intégration des variables sont différents, il faut les différentier en vue de les rendre stationnaires. Or mettre en relation des variables dont les ordres d'intégration sont différents, sans les rendre stationnaires, ne peut que conduire à des fausses régressions ou régressions fallacieuses.

En effet, les processus TS et DS sont caractérisés par des comportements très différents et il convient de les distinguer. Suite à un choc, un processus TS revient à son niveau pré-choc, alors qu'un processus DS n'y revient jamais. On comprend dès lors également que, d'un point de vue économétrique, l'identification et la caractérisation de la non stationnarité sont tout aussi fondamentales. Pour ce faire, nous allons utiliser le test de Dickey-Fuller (DF) et le test de Dickey-Fuller Augmenté (ADF).

A. Procédure et application du test de stationnarité49(*)

Dickey et Fuller considèrent trois modèles de base pour la série Xt, t=1, 2,3,...T :

1. Modèle [1] : modèle sans constante ni tendance déterministe :

(1-ñL)Xt = åt

2. Modèle [2] : modèle avec constante sans tendance déterministe :

(1 - ñL)(Xt - ì) = å t

3. Modèle [3] : modèle avec constante et tendance déterministe :

(1 - ñL)(Xt - á - ât) = å t

Dans chacun des trois modèles, on suppose que åt est un bruit blanc : ~, L est l'opérateur retard ; Xt est la variable dont on teste la stationnarité ; ñ, ì, á et â sont des paramètres.

Si ñ = 1, cela signifie qu'une des racines du polynôme retard est égal à 1. On dit alors qu'on est en présence d'une racine unitaire. En d'autres termes, Xt est un processus non stationnaire et la non stationnarité est de nature stochastique (processus DS). On teste l'hypothèse nulle de racine unitaire (Xt est intégré d'ordre 1, c'est-à-dire non stationnaire) contre l'hypothèse alternative d'absence de racine unitaire (Xt est intégrée d'ordre 0, c'est-à-dire stationnaire).

En pratique, on estime les modèles sous la forme suivante :

1. Modèle [1] : ?Xt = öXt-1 + å t

2. Modèle [2] : ?Xt = öXt-1 + ã +å t

3. Modèle [3] : ?Xt = öXt-1 +ë+ät +å t

Avec pour chaque modèle, ö = ñ - 1 et ~.

On teste alors l'hypothèse nulle ö = 0 (non stationnarité) contre l'hypothèse alternative ö < 0 (stationnarité) en se référant aux valeurs tabulées par Fuller (1976) et Dickey et Fuller (1979, 1981). Dans la mesure où les valeurs critiques sont négatives, la règle de décision est la suivante : Si la valeur calculée de la

t- statistique associée à ö est inférieure à la valeur critique, on rejette l'hypothèse nulle de non stationnarité. Si la valeur calculée de la t- statistique associée à ö est supérieure à la valeur critique, on accepte l'hypothèse nulle de non stationnarité.

Il est fondamental de noter que l'on n'effectue pas le test sur les trois modèles. Il convient en effet d'appliquer le test de Dickey-Fuller sur un seul des trois modèles. En pratique, on adopte une stratégie séquentielle en trois étapes:

Ø Etape I : On commence par appliquer le test sur le modèle 3. On peut aboutir à deux résultats :

· Si la tendance n'est pas significative, on passe au modèle 2.

· Si la tendance est significative, on teste l'hypothèse nulle de racine unitaire :

1. Si ö n'est pas significativement différent de 0, Xt est non stationnaire. Dans ce cas, il faut la différencier et recommencer la procédure sur la série en différence première.

2. Si ö est significativement différent de 0, Xt est stationnaire. Dans ce cas, la procédure s'arrête et l'on peut directement travailler sur Xt.

Ø Etape II : Cette étape ne doit être appliquée que si la tendance dans le modèle précédent n'est pas significative. On estime le modèle 2 :

· Si la constante n'est pas significative, on passe au modèle 1.

· Si la constante est significative, on teste l'hypothèse nulle de racine unitaire :

1. Si ö n'est pas significativement différent de 0, Xt est non stationnaire. Dans ce cas, il faut la différencier et recommencer la procédure sur la série en différence première.

2. Si ö est significativement différent de 0, Xt est stationnaire. Dans ce cas, la procédure s'arrête et l'on peut directement travailler sur Xt.

Ø Etape III : Cette étape ne doit être appliquée que si la constante dans le modèle précédent n'est pas significative. On estime le modèle 1 :

1. Si ö n'est pas significativement différent de 0, Xt est non stationnaire. Dans ce cas, il faut la différencier et recommencer la procédure sur la série en différence première.

Si ö est significativement différent de 0, Xt est stationnaire.

Pour essayer de réduire le chiffre et de le mettre sous forme des élasticités, nous les avons mis sous forme logarithmique générée par l'ordinateur. Les variables sur lesquelles vont porter ces tests sont les suivantes :

1. linf  : logarithme népérien de taux d'inflation

2. ldfb  : logarithme népérien de déficit budgétaire

3. lmm  : logarithme népérien de la masse monétaire

4. lpib  : logarithme népérien du PIB

5. ltc  : logarithme népérien de taux change

Nous allons présenter les résultats de ces différents tests dans le tableau suivant :

Tableau n°1 : Résultats du test ADF sur les variables linf, ldfb, lmm, lpib, ltc

(Avec une sélection du nombre de retards selon le critère de Schwarz)

Paramètres

t- tab.

Variables

linf

ldfb

lmm

lpib

Ltc

t-calc.

t-calc.

t-calc.

t-calc.

t-calc.

ä(3)

1,96

-0,33

-1,86

-1,33

2,11

1,39

ë(3)

1,96

2,22

1,56

1,98

-1,98

-0,51

ö(3)

-3,54

-1,98

-1,43

-1,57

-2,02

-1,49

ã(2)

1,96

2,28

0,12

1,45

-

1,18

ö(2)

-2,95

-2,36

-0,38

-0,97

-

-1,07

ö(1)

-1,95

-0,61

-1,05

1,30

-

-0,55

ä(3,1)

1,96

-0,87

-1,19

-0,67

0,09

1,02

ë(3,1)

1,96

0,83

0,64

1,04

0, 69

-0,55

ö(3,1)

-3,55

-3,65

-4,18

-2,79

-1,67

-4,44

ã(2,1)

1,96

0,09

-0,95

0,93

-1,28

0,78

ö(2,1)

-2,95

-3,60

-3,98

-2,87

-1,8

-4,33

ö(1,1)

-1,95

-3,66

-3,87

-2,75

-1,3

-4,29

ä(3,2)

1,96

-

-

-

-0,71

-

ë(3,2)

1,96

-

-

-

0,64

-

ö(3,2)

-3,55

-

-

-

-4,56

-

ã(2,2)

1,96

-

-

-

0.00

-

ö(2,2)

-2,95

-

-

-

-4,55

-

ö(1,2)

-1,95

-

-

-

-4,63

-

Les chiffres que nous voyons entre parenthèses dans la première colonne renvoient aux différents modèles de Dickey-Fuller. (3), (2) et (1) signifient respectivement le modèle n°3, n°2 et n°1 de Dickey-Fuller. (3,1), (2,1) et (1,1),(3,2),(2,2),(1,2) signifient la même chose mais en prenant la différence première et la différence deuxième des variables . Nous concluons donc que toutes les variables sont stationnaires en différence première, à l'exception du lpib qui doit être différentié deux fois. Donc, linf, ldfb, lmm, ltc ~ (1) et lpib~ (2). Nous constatons ici que toutes les variables sont intégrées d'ordre = 1. ceci nous pousse directement à passer de co-intégration.

III.4. Notion sur la Co-intégration

Les méthodes statistiques de l'économétrie ne sont applicables qu'à des séries stationnaires. La satisfaction au test de stationnarité des variables constitue la condition sine qua none pour l'application de la méthode des MCO. En règle générale, la régression des séries non stationnaires conduit à un vecteur d'erreur non stationnaire, c'est-à-dire ayant une variance infinie.

Cependant, lorsque les séries sont Cointégrées, le vecteur d'erreur devient stationnaire et inférence statistique demeure alors possible. Cependant, les tests de student ne suivent pas la distribution usuelle.

On appelle variables co-intégrées Xt,Yt une combinaison de variables intégrée d'ordre « d,b », telle que le résidu de la régression : Zt= Xt+Yt1 soit intégré d'ordre (d,b), 0<b=d.

Selon Engle et Granger (1987), lorsque deux séries sont co-intégrées CI(1,1), il est possible de dégager une représentation dynamique de court terme avec un terme de rappel Zt-1 de long terme. C'est ce qu'on appelle « modèle à correction d'erreur ». il s'agit de la relation entre les déviations de ces deux variables par rapport à leur niveau d'équilibre de long terme.

III.4.1. Estimation du modèle à LT

Pour estimer la relation de LT les séries sont co-intégrées, il n'y a aucun problème particulier. On applique la Mco. Et si on travail sur un grand échantillon, l'estimateur de Mco possède une propriété remarquable : c'est la « super-convergence ». Cette propriété dite qu'en présence des variables co-intégrées, l'estimateur Mco du vecteur co-intégrant converge rapidement vers sa vraie valeur, et la vitesse de convergence est plus élevée que dans le cas habituel. Dans ce cas, tous les tests de vérification des hypothèses classiques sont sans importance.

- Vérification du modèle à LT par la MCO

L'équation se présente comme suit : linf=c+ldfb+lmm+lpib+ltc

Tableau n°2 : Modèle de cointégration à long terme

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Variable

Coefficient

Std. Error

t-Statistic

Prob.  

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

C

1.426746

2.936682

0.485836

0.6305

LDFB

0.211740

0.121827

1.738039

0.0921

LMM

-0.128423

0.192848

-0.665932

0.5104

LPIB

0.148796

0.069915

2.128256

0.0414

LTC

-0.208781

0.225682

-0.925114

0.3621

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

0.372599

Variable dépendante moyenne

4.393642

R² ajusté

0.291644

Critère d'Akaike

3.998543

Somme de carré de résidu

87.04341

Critère de Schwarz

4.218476

Log de vraissemblance

-66.97377

F-statistic

4.602542

DW

0.723983

Prob(F-statistic)

.0049300

 
 
 
 
 

Ici, nous désirons savoir si une variable explicative dans le modèle est réellement significative, c'est-à-dire contribue à l'explication de la variable endogène.

Il convient de déterminer si son coefficient de régression est significativement différent de zéro pour un seuil de = 5%. Nous constatons à ce niveau que les variables : la masse monétaire, le taux de change et la constante ne sont pas significatifs. D'où nous allons procéder à l'élimination de ces variables, en commençant par la constante qui sera suivi de la masse monétaire et en fin le taux de change. L'équation se présente comme suit :

loginf =1.426746+0.211740logdfb-0.128423logmm+0.148796logpib-66.97377logtc

Enlèvement de la constante C et le résultat est reporté dans le tableau ci-dessous:

Tableau n°3 : Enlèvement de la constante

Variable

Coefficient

Std. Error

t-Statistic

Prob.  

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

LDFB

0.255882

0.080182

3.191248

0.0032

LMM

-0.079831

0.162903

-0.490050

0.6274

LPIB

0.143088

0.068093

2.101373

0.0436

LTC

-0.144034

0.179942

-0.800443

0.4294

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Au regard de ce tableau, nous constatons qu'après enlèvement de la constante C, le coefficient de détermination passe de 37% à 36% (cfr. Annexe) et la masse monétaire n'est pas significative.

Enlèvement de la Masse monétaire

Tableau n°4 : Enlèvement de la masse monétaire

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Variable

Coefficient

Std. Error

t-Statistic

Prob.  

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

LDFB

0.217422

0.016237

13.39051

0.0000

LPIB

0.111752

0.023134

4.830602

0.0000

LTC

-0.202292

0.133515

-1.515124

0.1393

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Il ressort de ce tableau qu'après enlèvement de la masse monétaire, le taux de change aussi n'est pas significatif.

Enfin, nous enlevons, le taux de change

Tableau n°5 : Enlèvement de la variable taux de change

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Variable

Coefficient

Std. Error

t-Statistic

Prob.  

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

LDFB

0.214133

0.016395

13.06088

0.0000

LPIB

0.092620

0.019750

4.689682

0.0000

 
 
 
 
 

A la lecture de ce tableau après enlèvement des variables qui étaient non significatives, nous disons qu'à long terme, les variables déficit budgétaire et le PIB ont un effet positif sur l'inflation. En d'autre terme, l'inflation est expliquée par ces deux variables à LT. D'où l'équation est de la forme

loginf= 0,214133logdfb+0,092620logPIB à LT

Ceci nous pousse à vérifier notre hypothèse sur l'influence de déficit budgétaire sur l'inflation.

Après analyse du modèle d'estimation, nous présentons nos tests d'hypothèses de nos variables.

Testons l'hypothèse :

4) HO: a4 = 0

H1: a4 > 0 ou a4 < 0

5) Ho: a5 = 0

H1 : a5 > 0 ou a5 < 0

1) HO: a1 = 0

H1: a1 > o ou a1 < 0

2) HO: a2 = 0

H1 : a2 > 0 ou a2 < 0

3) H: a3 = 0

H1 : a3 > 0 ou a3< 0

Au seuil de = 5%, la valeur de la table de t-student à (n-k-1) dl est de 1,96, soit.

A LT nous constatons que cette estimation donne des aberrations. La masse monétaire et le taux de change ne sont pas significatifs. Comme nous le constatons sur la masse monétaire (t-calculée = 0,66 < t-table=1,96 et la probabilité = 0,51 > 0,05) et pour le taux de change (t-calculée = 0,93 < t-table=1,96 et la probabilité = 0,36 > 0,05).

Néanmoins, les paramètres liés au déficit budgétaire et au PIB présentent les signes attendus selon la théorie. Les résultats de cette estimation ne sont pas satisfaisants. Le R2 n'est que de 37 %, la statistique de D-W qui est ici de 0,72. D'où nous allons procéder au modèle à correction d'erreur. Bien avant récupérons d'abord le résidu afin de tester sa stationnarité.

La vérification de la stationnarité de résidu.

Tableau n°6 : Test de stationnarité des résidus

Paramètres

t- tab.

Rés

t-calc.

ä (3)

1,96

-0,30

ë (3)

1,96

0,41

ö (3)

-3,54

-2,86

ã (2)

1,96

0,31

ö (2)

-2,95

-3,03

ö (1)

-1,95

-3,07

Nous voyons ici que le résidu est stationnaire en niveau avec un seul retard, sans tendance ni constante.

III.4.2. Estimation du modèle à correction d'erreur à CT

Pour faire la Co-intégration ou modèle à correction d'erreur il faut réunir deux conditions au préalable à savoir :

1. Il faut que tous les variables soient stationnaires intégrés d'ordre = 1

2. Deuxièmement il faut que le résidu soit stationnaire d'ordre 0

Signalons d'abord qu'il existe deux techniques, le plus simples et les plus répandues d'estimation d'un modèle à correction d'erreur (MCE) :

- méthode à trois étapes de Engle et Granger ; qui est requise si on travaille sur un grand échantillon (n=30)

- méthode de Hildreth ; qui est souvent utilisé lorsqu'on travaille sur un petit échantillon.

Dans le cadre de notre étude, la première méthode sera d'application. En fait, elle consiste à estimer directement la relation :

Le coefficient (appelé force de rappel vers l'équilibre) doit être à la fois significatif, systématiquement négatif et compris entre 0 et 1en valeur absolue. Si non, le mécanisme de corrélation de long terme) irait, soit en sens contraire (si est positif) et s'éloignerait de la cible de long terme ; soit il irait dans le même sens (si est négatif) en dépassant immédiatement la cible qu'il est censé corrigé progressivement, et donc en s'écartant d'elle au fil du temps50(*).

En pratique et en utilisant le logiciel d'économétrie qui est le Eviews, nous avons trouvé les résultats ci-après repris dans le tableau ci-dessous :

Tableau n°7 : La première estimation du modèle à CT

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Variable

Coefficient

Std. Error

t-Statistic

Prob.  

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

C

0.104674

0.164448

0.636516

0.5300

D(LDFB,1)

0.068457

0.068682

0.996729

0.3281

D(LDFB(-1),1)

0.008329

0.068145

0.122227

0.9037

D(LPIB,2)

1.121372

0.240880

4.655306

0.0001

D(LPIB(-1),2)

0.593423

0.317619

1.868352

0.0730

D(LINF(-1),1)

-0.416173

0.227404

-1.830107

0.0787

RES(-1)

-0.335244

0.125692

-2.667187

0.0130

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

0.613566

Variable dépendante moyenne

0.025352

R² ajusté

0.524389

    Critère d'Akaik

2.842391

Somme de carré de résidu

21.68843

    Critère de Schwarz

3.159832

Log de vraissemblance

-39.89945

    F-statistic

6.880321

DW

2.180885

    Prob (F-statistic)

0.000185

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Comme nous avons procédé dans le long terme, c'est de la même façon ici. Nous allons progressivement éliminer les variables non significatives par la méthode de l'élimination successive. En commence par celle qui est moins significative, à chaque étape, nous allons éliminer la variable dont la contribution était moins importante. En fin, nous retenons la régression finale lorsque tous les coefficients de la régression se sont avérés significatifs par rapport à une valeur critique classique.

Tableau n°8 : Résultat final sur le modèle à court terme

 
 
 
 
 

Variable

Coefficient

Std. Error

t-Statistic

Prob.  

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

D(LPIB,2)

0.761034

0.149293

5.097593

0.0000

RES(-1)

-0.321895

0.097266

-3.309451

0.0023

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

0.555208

Varaible dépendante moyenne

0.050480

R² ajusté

0.541308

    Critère d'Akaike

2.659134

Somme de carré de résidu

25.27892

    Critère Schwarz

2.748920

Log de vraissemblance

-43.20528

    DW

2.304354

Nous voyons ici que cette régression finale satisfait à une caractéristique importante : le coefficient ñ (appelé force de rappel vers l'équilibre) associé au terme de correction d'erreur doit être à la fois significatif, systématiquement négatif et compris entre 0 et 1 en valeur absolue. Soit ñ = - 0,32

Le modèle est expliqué à 55% à CT c'est-à-dire que à LT ces variables ne peuvent pas évoluer ensemble tandis qu'à CT, ces variables peuvent évoluer ensemble. D'où l'inflation est expliquée par le PIB à court terme et son équation se présente de la manière suivante :

loginf = 0,76log PIB - 0,32ut.

III.5. Impact macroéconomique de l'ajustement budgétaire

C'est essentiellement de la manière dont il est financé qui détermine dans quelle mesure un déficit du secteur public est conciliable avec les objectifs plus larges de la macro-économique.

Les performances macro-économiques très inégales obtenues par la RDC durant l'ajustement révèle l'importance d'une gestion de finances publiques. Les choix du gouvernement congolais de financer les déficits publics par la création monétaire se sont traduits par une aggravation de l'inflation. Il ressort que pendant la phase d'application stricte du programme d'ajustement où l'Etat a plus ou moins maîtrisé ses dépenses, la RDC a obtenu des bons résultats, c'est le cas entre 1984-1986.

Au cours de cette période, la combinaison des différentes mesures concernant la rationalisation des dépenses et la maximisation des recettes de l'Etat a permis de réduire le déficit budgétaire à 3.3 % du PIB, contre 2.1 % au cours de la même période 1981-1983. Cet ajustement budgétaire exceptionnel dans l'histoire des finances publiques post-indépendance de la RDC, a permis de réduire le recours net de l'Etat au crédit intérieur : 1.1% du PIB contre 3% au cours de la période précédente. Par conséquent, la contrepartie monétaire avait significativement baissé et l'inflation s'était stabilisée à 40.6%.

Ces performances macro-économiques vont se révéler éphémère par la suite à cause de la dégradation rapide de finances publiques en raison de l'arrêt du programme d'ajustement en 1986, est passé à 2.4% en 1987 pour atteindre le niveau record de 6.3% en 1988.

Selon le critère de la banque mondiale51(*), la politique budgétaire est jugée :

- Bonne ou satisfaisante : s'il y a excédent budgétaire ou si le déficit budgétaire global y compris les dons représente moins de 1.5% du PIB,

- Elle est jugée assez bonne : si le déficit est compris entre 1.5 et 3.5%,

- Elle est jugée mauvaise : si le déficit est compris entre 3.6 et 7.0%,

- et mauvaise si le déficit est de 7.1% ou plus.

Pour mieux éclairer la suite de nos développements, nous donnons d'abord un aperçu des problèmes d'ordre techniques ou conventionnels liés à la conception des outils de mesure des déséquilibres budgétaires.

A. Le concept de déficit budgétaire : signification et mesure.

Les déficits budgétaire indiquent de combien les dépenses publiques dépassent les recettes et, partant, de combien le budget fait augmenter la demande intérieure. On mesure souvent la qualité d'une politique budgétaire à l'aune des déficits budgétaires.

L'un des aspects le plus important de la politique budgétaire concerne la mesure de ce déficit. La manière correcte de la mesure dépend de l'objectif visé. Celui qui paraît le plus évident est de mesurer la ponction nette du secteur public sur les ressources, laquelle agit, à son tour sur le déficit extérieur, l'inflation, les taux d'intérêt intérieurs et l'impôt.

Un bon indicateur serait l'utilisation nette des ressources financières par le secteur public, autrement dit les besoins d'emprunt du secteur public (BESP). Ces BESP représentent l'excédent total des dépenses sur les recettes de toutes les collectivités publiques qui doit être financé par des nouveaux emprunts nets du remboursement des dettes antérieurs. C'est autrement dit, le déficit consolidé du secteur public ou encore le déficit budgétaire global.

Les dépenses comprennent les salaires de la fonction publique, achats des biens et la formation de capital fixe, le paiement des intérêts et la dette, les transferts et les subventions.

Les recettes comprennent les produits des impôts et des redevances, l'intérêt sur les actifs publics, les transferts, les excédents d'exploitations des sociétés d'Etat et les ventes d'actifs publics.

Tous les experts de la finance publique conviennent qu'il n'est pas de mesure plus exhaustive du déficit que cet indicateur des besoins d'emprunt du secteur public, mais c'est un moyen par fois trompeur. Dans un pays à forte inflation comme la RDC, une partie des emprunts du secteur public est compensée par la baisse de valeur réelle de l'encours de la dette.

Une façon de mesurer le déficit du secteur public, dans ce cas là, est de considérer l'évolution de la dette réelle. Le déficit opérationnel se comme le BESP diminué de la partie des paiements des intérêts qui correspondent à l'inflation. Il s'agit autrement dit du déficit corrigé de l'inflation. Dans la pratique, rien n'empêche que les finances demeurent indéfiniment déficitaires. Cependant, il faut que le solde primaire finisse par devenir positif de façon à couvrir au moins une partie de l'intérêt payable sur la dette courante.

· Les principaux indicateurs de l'ajustement budgétaire au Congo

Le déficit budgétaire global, dons compris est l'indicateur courant de la politique budgétaire congolais. Il correspond comme nous l'avons définit plus haut en définition du BESP. Il indique le volume de la ressource que l'Etat devrait emprunter pour rétablir l'équilibre.

Dans le cas de la RDC, ce concept est essentiel parce que comme les possibilités d'emprunt intérieur et extérieur sont limitées, le déficit global indique dans quelle mesure l'Etat risque de recourir à un financement inflationniste ou de financer le déficit au moyen de ressources intérieures en créant d'autres distorsions (arriérés de paiement envers les fournisseurs du secteur public ou mis en marche de la planche à billet).

Signalons en effet que, d'après cet indicateur la RDC à amélioré sa situation budgétaire durant la phase d'application strict du programme d'ajustement entre 1982-1987, rarement le déficit global y compris les dons -5.4% du PIB en 1982 à -2.2% en 1987 en passant par -0.7% en 1984.

Le déficit primaire est l'autre indicateur de l'ajustement budgétaire. L'évolution du déficit ou solde primaire est d'une grande importance compte tenu du poids de la dette extérieure congolaise dans le budget de l'Etat.

Celui-ci fait apparaître la capacité de l'Etat à auto financé ses charges courantes et ses investissements propres. Il met donc en évidence la possibilité (ou l'impossibilité) de l'Etat une fois ses dépenses internes payées d'honorer ou d'apurer ses dettes.

En moyenne le déficit primaire en pourcentage du PIB a diminué durant la phase d'ajustement budgétaire. Et cela plus que le déficit budgétaire global parce que les paiements des intérêts ont augmenté, faisant perdre en partie le bénéfice des efforts qui ont été fait en vue de réduire le déficit global.

· Les principales limites du mode conventionnel de mesure du déficit public.

L'analyse de la politique des finances soulèvent un certain nombre des difficultés qui mérite d'être prises en considération aussi bien dans le calcul qui dans l'interprétation des déficits budgétaires quelques une qui semblent pertinentes dans le contexte congolais sont décrites ci-après.

1. le secteur public devrait comprendre les administrations centrales, provinciales et municipales, les organismes décentralisés et les entreprises publiques. Souvent les mesures conventionnelles des déficits ne couvrent que l'administration centrale. Cela peut donner une image tout à fait fausse de la réalité lorsque les autres collectivités publiques sont largement déficitaires ou excédentaires.

2. dans la mesure globale du déficit, les intermédiaires financières du secteur public sont souvent exclues en raison de leur nature spéciale d'agents financiers. Il arrive donc souvent que les d dépenses publiques qui servent à subventionner les systèmes bancaires ou résoudre les crises financières ne soient pas prises en compte dans le mode conventionnel de mesure du déficit public. Il faut souligner que les crises financières présentent un grave dilemme aux gouvernants : il leur faut stabiliser l'économie, et donc réduire le déficit budgétaire, mais il leur faut effectuer de substantiels transferts pour sauvegarder la viabilité du système financier, en particulier les banques centrales.

3. en RDC, la BCC a subi, les dernières années des lourdes pertes d'exploitation dues à la charge de fabrication des billets de banque (nécessité par le niveau d'hyper -inflation).

Une correction du déficit consiste à ne pas tenir compte de l'effet de facteurs temporaires tels que l'écart du revenu national, des prix des produits de base et des taux d'intérêt par rapport à leur tendance longue, et de phénomènes comme les amnisties fiscales.

· Le rôle de la politique de redressement de la situation de la crise congolaise.

Quoiqu'on en dise, la crise actuelle au Congo, bien que visiblement socio - économique, est avant tout d'ordre politique, dans la mesure où c'est la politique qui commande, avant que celle - ci ne soit réellement au service de celle-là.

Dans ces notes introductives, nous essayerons de montrer le rôle de la politique dans la lutte anti-inflationniste. De façon générale, il y a lieu de reconnaître que l'inflation est irréversible ou inévitable pour tous les pays du monde, même les plus puissant économiquement parlant.

Mais l'inflation doit se situer à un niveau socialement acceptable, c'est-à-dire à celui où la dévaluation de la monnaie nationale n'atteint pas encore 20° par rapport à l'Or ou à la monnaie étalon comme le dollar. Au delà de ce seuil, on assiste à une inflation dite galopante difficilement maîtrisable.

La politique, l'action politique ou plus pratiquement le gouvernement est mieux situé et dispose du monopole d'action pour la résolution de l'inflation galopante, les opérateurs économiques étant eux-mêmes tiraillés par poursuite des intérêts égoïstes. La plus part des mesures à prendre sont d'ordre technique que nous ne pouvons pas étaler dans le cadre de cette analyse. il importe de retenir que l'inflation est la traduction d'un déséquilibre caractérisé par l'accroissement exclusif de la circulation de la monnaie nationale dans le pays, qui provoque la hausse généralisée des prix et diminue le pouvoir d'achat de cette monnaie et de la population qui l'utilise.

Revenant à l'action possible du pouvoir politique pour maîtriser l'inflation, nous pouvons citer quelques voies qui s'offrent devant le gouvernement pour lutter efficacement contre l'inflation. Il s'agit notamment de la mobilisation à la production et des actions à poser sur l'offre, sur la demande et sur la monnaie elle-même.

A. Mobilisation à la Production.

L'objectif essentiel de la politique anti-inflationniste doit consister fondamentalement à réduire le flux monétaire en faveur du flux physique, c'est-à-dire, de résorber l'excès de la monnaie en circulation en faveur de la stimulation à la production. Aussi, la production apparaît - elle comme un des remèdes appropriés contre l'inflation.

B. Les actions politiques à poser sur l'offre, sur la monnaie et sur la demande.

Il existe pour l'acteur politique un éventail d'action à poser sur l'offre, la demande et la monnaie pour lutter contre l'inflation. Nous essayerons d'indiquer dans le contexte de ce travail au moins un type d'action à poser dans chaque cas.

B1 Action politique sur l'offre.

La stimulation de la production par la planche à billet est aussi considérée comme une des actions sur l'offre du fait de la diminution de la rareté sur le marché, responsable des mécanismes de l'augmentation des prix et permet de relancer l'économie du pays.

Il convient d'ajouter également l'usage de l'organisation crédible de contrôle des prix en tenant comptes, certes, de la réalité et de la réglementation des importations et des exportations de façon à réduire le déficit inflationniste de la balance de paiement.

B2. Action politique sur la demande

L'action politique sur la demande susceptible de contribuer à la lutte anti-inflationniste est celle qui demande à l'Etat et à ses animateurs de réduire les dépenses économiques.

B3. Action politique sur la monnaie

Deux types de mesure sont disponibles aux acteurs politiques dans la lutte anti - inflationniste suivant les réalités socio-économiques du pays. Il s'agit de celles correspondant respectivement à l'inflation modérée et à l'inflation galopante.

Mesures correspondant à l'inflation modérée : lorsqu'à la suite de l'inflation, la monnaie nationale n'a pas encore subi une dévaluation de 20% par rapport à l'Or ou à la monnaie étalon comme le dollar américain, l'antériorité politique peut rétablir l'équilibre monétaire antérieur en permettant à la monnaie de reprendre sa convertibilité initiale par une simple mesure de retrait de la circulation des billes excédentaires. Cela remet à la monnaie sa valeur antérieure.

CONCLUSION GENERALE

Nous voici au terme de notre travail portant sur l'impact de déficit budgétaire sur l'inflation en RDC de 1970-2005. Le but de ce travail est de voir l'influence de déficit budgétaire sur l'inflation pendant cette période, mais également savoir l'influence des autres variables macroéconomiques telles que la masse monétaire, le PIB et le taux de change.

Outre l'introduction et la conclusion générale, notre travail a compris trois chapitres. Le premier chapitre a porté sur la considération théorique, le second chapitre a présenté les déterminants de l'inflation. Et enfin, le troisième chapitre porté sur l'estimation empirique de la relation entre l'inflation et le déficit budgétaire.

Nous sommes partis d'un problème qui est de savoir quel serait l'impact de déficit budgétaire sur l'inflation.

De ce problème, nous avons dégagé deux interrogations qui ont été à la base de nos investigations :

1. Quel est l'impact de déficit budgétaire sur l'inflation en République Démocratique du Congo, en d'autre terme l'inflation en RDC est-elle expliquée par le déficit budgétaire?

2. L'inflation en République Démocratique du Congo serait-elle expliquée par d'autres variables ?

Par rapport à ces interrogations nous avons formulé les hypothèses ci-dessous en vue de répondre aux préoccupations consignées dans la problématique :

1. Le déficit budgétaire aurait un impact significatif sur l'inflation en République Démocratique du Congo.

2. L'instabilité accrue de l'économie congolaise sur l'inflation en RDC aurait une relation directe avec la masse monétaire, le taux de change et le PIB.

Après avoir analysé les données par le logiciel Eviews nous avons trouvé les résultats suivants :

Les variables déficit budgétaire et le PIB expliquent l'Inflation dans le long terme et dans le court terme l'inflation est expliqué par le PIB. De part ce qui précède, il en découle que nos deux hypothèses sont toutes vérifiées.

De ce qui précède, tourné un regard sur l'économie congolaise et commenter sur ce résultat en fin de donner quelques suggestions.

Mais alors, une constante se manifeste dans la vie du pays pendant une trentaine d'année, celle du gaspillage des ressources et du laxisme budgétaire.

La RDC s'est enfoncée à partir de 1991 dans une crise politique, économique et sociale grave à la suite notamment des pillages que le pays a connu en début d'année et des tensions politiques. Comme conséquence, l'inflation devient violente.

Dans cet environnement économique et monétaire hostile, la production nationale a chuté sensiblement. Des opérateurs économiques tant privés que publics ont cherché à suivre en se réfugiant dans l'informel. Les infrastructures de base sont soit détruites soit en délabrement avancé.

La criminalisation de l'économie a atteint son paroxysme avec la fabrication vertigineuse des billets de banque. En conséquence, une bonne partie des émissions monétaires échappe au circuit monétaire officiel. La banque centrale ne peut plus jouer son rôle d'autorité monétaire et de caissier de l'Etat. L'intermédiation financière est en déclin et le pays est confronté à plusieurs espaces monétaires.

La déstabilisation du pays s'est pérennisée à partir de 1996 à 2002 par deux guerres inhérentes à la situation politique interne en RDC au Rwanda, au Burundi et en Ouganda.

Ainsi, pour ressortir le pays de la crise, des réformes économiques et politiques furent tentées à plusieurs reprises mais elles n'ont pas atteint en tout le succès qu'on pouvait en escompter.

Différentes mesures ont en effet été prises par les divers gouvernements qui se sont succédés depuis les années 1980 pour :

- restaurer les équilibres macroéconomiques ;

- restaurer une gestion orthodoxe des finances publiques ;

- contrôler les centres d'ordonnancement des opérations du Trésor ;

- rétablir le budget comme instrument privilégié de gestion des finances publiques ;

- restructurer les entreprises publiques,....

Par ailleurs, déliquescence de l'Etat et le manque d'une administration honnête, d'un minimum de justice et de sécurité conduisent le pays dans une anarchie.

Cependant, la courte période qui va de 2001 à 2003 et qui se traduit par une stabilité relative des prix et du taux de change accompagnant une amélioration du taux de croissance du PIB montre à notre sens qu'il est possible de restaurer rapidement les équilibres macroéconomiques rompus pas la gabegie financière quand il existe une réelle volonté politique d'ajustement.

Bref, la détérioration de la situation économique est caractérisée par la désorganisation de l'outil de production et la contraction des recettes fiscales. Le recours systématique à l'émission monétaire face à la pénurie des devises pour résorber les déficits budgétaires dans une logique distributive douteuse qui provoque l'indexation des prix intérieurs au taux de change parallèle.

Certes, le développement à un prix et la responsabilité de l'Etat est évident. Or, il est difficile qu'il y ait développement sans croissance, car l'élargissement de l'éventail des possibilités offertes à l'homme ne se fait pas sans moyens matériels importants. Ce qui fait que l'accélération de la croissance économique soit la grande priorité des responsables politiques du monde entier. En fait, la réalisation d'un développement harmonisé de l'économie est, aujourd'hui, dans la majorité des pays, l'objectif fondamental des politiques économiques : c'est dans cette perspective que doit être désormais définie toute stratégie budgétaire, tant au niveau de ses mécanismes opératoires qu'à celui des actions promues par elle.

A travers ces théories et la revue de la littérature empirique, nous avons modélisé les déterminants de l'inflation en RDC, en focalisant nos analyses sur l'effet des déficits budgétaires. Nous voulions savoir si l'objectif de relance économique à travers la politique budgétaire appliquée au Congo, a effectivement été efficace.

L'analyse des résultats de l'estimation économétrique nous a permis de confirmer que les déficits budgétaires ont un impact positif et significatif sur le taux d'inflation.

L'analyse des résultats de l'estimation du modèle à long terme par Mco nous a conduits aux propositions ci-après :

- L'augmentation de déficit budgétaire conduit l'Etat soit à recourir à la planche à billet, soit au bon de trésor ou à l'emprunt ce qui nous pousse à conclure que le déficit budgétaire est considérée comme le fondement ou la base même de l'inflation car en recourant à la planche à billet cela provoque encore une masse énorme de monnaie, plus il y a une grande masse de monnaie en circulation, plus il y a augmentation de taux d'inflation.

- Signalons aussi que le pouvoir public doit tout mettre en oeuvre en fin de contrôler le taux de change en fin de donner à la monnaie nationale de la valeur et par contre susciter aux investisseurs étrangers de venir en grand nombre,

- L'Etat congolais doit laisser à la banque centrale l'autonomie de gestion de monnaie.

Pour mettre fin à notre travail, il sied de rappeler que nous ne pouvons aucunement nous prévaloir d'avoir épuisé la substance de ce sujet. Nous nous mettons en pleine disposition pour toutes remarques ou suggestions ayant trait à l'efficacité de notre recherche.

BIBLIOGRAPHIE

I. Ouvrages

ABRAHAM-FROIS G. et al. , Dictionnaire d'économie, Dalloz, Paris, 2002

ANTONIN S.D, Cours d'initiation aux techniques économiques : étapes de la construction d'un modèle économique, Université de Yaoundé, 1999

BERNIER B. et al. , Initiation à la macroéconomie, Dunod, Paris, 2001.

BOSEKOTA W., Rebâtir le Congo Démocratique : de la bonne gouvernance étatique et du rôle clé des PME-PMI, éd. PUK, Kinshasa, 1999

BOUQUIN H., La maîtrise du budget dans l'entreprise, Edicef, Paris, 1992.

Bourbonnais R. ; Econométrie, Dunod, Paris, 1998,

GUERRIEN B., Dictionnaire d'analyse économique, La découverte, Paris, 1997

Kalhi U., Analyse macroéconomique, de Boeck et Larcier s.a. Belgique, 1999,

Longatte J. et Vanhove P., Economie générale, Dunod, Paris, 2001

MANKIW G. N., Macroéconomie, De Boeck Université, 3ème éd, Paris.2003

Oliver Jean-Yves G., Dictionnaire d'économie et de sciences sociales, Hatier, Paris, 2002

PHIHON D.F., les taux de change, la Découverte, Paris, 1991

ROMER D., Macro économie approfondie, Mac Graw-Hill, Paris 1997

SALIN P., Macroéconomie, PUF, Paris, 1991.

Samuelson P.A. et Norhaus W. Macroéconomie, 14ème éd, Nouveaux Horizon, Paris, 1995

SILEM A. et al. , Lexique d'économie, éd. Dalloz, Paris, 2004.

.

II. Cours, Mémoires et Articles

BAHEKWA A.M., Evolution des principaux indicateurs économiques en RDC de 1990 à 2002, Mémoire inédit, UPC, Kinshasa, 2002-2003.

Banque mondiale, Ajustement in africa, Reform, Resalts and Road Ahead, Oxford University Press, 1994

BOFOYA B., Principe d'économie, cours et exercices résolus, UNIKIN, Kinshasa, 2001,

ENGEVE M-N., Apport des investissements étrangers directs au processus de croissance économique : Cas de la RDC, Mémoire inédit, ULPGL,2007

KIKANDI A. , Croissance et convergence des économies de la CEAC : cas du Cameroun, du Gabon et de la RDC, DEA, Douala, 2004

KISONIA M J.P, Analyse de déterminant de la demande monétaire en RDC de 1970-2005, MDA, Douala, 2006-2007

LUZOLO N., Gestion des institutions financières Bancaires et non bancaires et internationales, cours inédit, L1FASEG, ULPGL, 2006-2007

MIHIGO A , Econométrie, cours dispensé en 1ère Licence, ULPGL-Goma, FASEG, 2005-2006.

OLENGHANKOY M.J., Le Dialogue inter congolais, éd FONUS, Kinshasa, 2002

POLEPOLE E.M.O., Le vécu du phénomène de dollarisation dans le territoire anciennement sous contrôle du RCD, Mémoire inédit, FAGA ULPGL, juin 2004

III. Webographie et encyclopédie

`'Economie de la RDCongo'' Encyclopédie libre, WWW, Wikipedia.Org, consulté

le 01 novembre 2007

`'Situation de l'inflation de la RDC'', http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/pays-zones-geo_833, consulté le 22 mars 2007

Revues de la faculté d'administration des affaires et sciences économiques, Crise de l'économie congolaise, UPC, Kinshasa, 1998.

Situation de l'économie congolaise, http://WWW.fao.org/giews/french/basedocs/drcgen1f.stm, consulté en novembre 2007.

TABLE DES MATIERES

EPIGRAPHE I

REMERCIEMENTS III

RESUME IV

SIGLES ET ABREVIATIONS V

INTRODUCTION GENERALE 1

0.1. CONTEXTE DE L'ÉTUDE 1

O.2. PROBLÉMATIQUE 2

0.3. HYPOTHÈSES 4

0.4. CHOIX ET INTÉRÊT DU SUJET 4

0.6. MÉTHODOLOGIE DU TRAVAIL 5

0.7. SUBDIVISION DU TRAVAIL 5

CHAPITRE PREMIER: CONSIDERATIONS THEORIQUES 6

I.1. NOTION SUR L'INFLATION 6

I.1.1. Définitions 6

I.1.2. Les différents types d'inflation 7

I.1.3. La monnaie, les prix et l'inflation 9

I.1.4. Approche Keynésienne face à la demande de monnaie 14

I. 2. NOTION SUR LE DÉFICIT BUDGÉTAIRE 15

I.2.1. LES DÉFICITS PUBLICS 16

I.3. LES CAUSES DE L'INFLATION 18

I.3.1. l'inflation induite par la demande 21

I.3.2. Les causes monétaires de l'inflation 23

CHAPITRE DEUXIÈME: LES DETERMINANTS DE L'INFLATION EN RDC 30

II. 1. PRÉSENTATION DES VARIABLES 30

II.1.1. Evolution de taux d'inflation en RDC 30

II.1.2. Evolution du Déficit Budgétaire en RDC 32

II.1.3. Evolution de la Masse monétaire en RDC 35

II.1.4. Le produit intérieur brut 37

II.1.5. Evolution du taux de change 41

CHAPITRE TROISIÈME: ESTIMATION EMPIRIQUE DE LA RELATION ENTRE L'INFLATION ET LE DEFICIT BUDGETAIRE 45

III.1. APPROCHE MÉTHODOLOGIQUE D'ANALYSE 45

III.2. APPROCHE ÉCONOMÉTRIQUE 46

III.2.1. Définition 46

III.2.2. Méthodologie 46

III.2.3. Etape de l'application de l'économétrie 47

III.2.4. Présentation du modèle d'étude 48

III.3. ESTIMATION DU MODÈLE D'ANALYSE 50

A. Méthode d'estimation 50

B. Test d'hypothèses classiques de modèles de régressions linéaires 51

III.3.1. Stationnarité des variables 51

A. Procédure et application du test de stationnarité 52

III.4. NOTION SUR LA CO-INTÉGRATION 56

III.4.1. ESTIMATION DU MODÈLE À LT 56

III.4.2. ESTIMATION DU MODÈLE À CORRECTION D'ERREUR À CT 60

III.5. IMPACT MACROÉCONOMIQUE DE L'AJUSTEMENT BUDGÉTAIRE 62

CONCLUSION GENERALE 69

BIBLIOGRAPHIE 73

TABLE DES MATIERES 75

ANNEXES

I. Recherche de la stationnarité des variables

- Vérification de la variable taux d'inflation

1. A niveau (modèle 3)

Null Hypothesis: LINF has a unit root

 

Exogenous: Constant, Linear Trend

 

Lag Length: 1 (Fixed)

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

t-Statistic

  Prob.*

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Augmented Dickey-Fuller test statistic

-1.983833

 0.5890

Test critical values:

1% level

 

-4.252879

 
 

5% level

 

-3.548490

 
 

10% level

 

-3.207094

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Variable

Coefficient

Std. Error

t-Statistic

Prob.  

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

LINF(-1)

-0.260013

0.131066

-1.983833

0.0565

D(LINF(-1))

0.028168

0.189743

0.148456

0.8830

C

1.383105

0.624354

2.215259

0.0345

@TREND(1970)

-0.008205

0.025055

-0.327471

0.7456

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Modèle 2

Null Hypothesis: LINF has a unit root

 

Exogenous: Constant

 
 

Lag Length: 1 (Fixed)

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

t-Statistic

  Prob.*

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Augmented Dickey-Fuller test statistic

-2.355318

 0.1615

Test critical values:

1% level

 

-3.639407

 
 

5% level

 

-2.951125

 
 

10% level

 

-2.614300

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Variable

Coefficient

Std. Error

t-Statistic

Prob.  

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

LINF(-1)

-0.277579

0.117852

-2.355318

0.0250

D(LINF(-1))

0.051755

0.172994

0.299174

0.7668

C

1.310180

0.574829

2.279252

0.0297

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Modèle 1

Null Hypothesis: LINF has a unit root

 

Exogenous: None

 
 

Lag Length: 1 (Fixed)

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

t-Statistic

  Prob.*

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Augmented Dickey-Fuller test statistic

-0.605369

 0.4477

Test critical values:

1% level

 

-2.634731

 
 

5% level

 

-1.951000

 
 

10% level

 

-1.610907

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Variable

Coefficient

Std. Error

t-Statistic

Prob.  

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

LINF(-1)

-0.028187

0.046562

-0.605369

0.5492

D(LINF(-1))

-0.047646

0.178042

-0.267612

0.7907

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


En différence 1ère (modèle 3)

Null Hypothesis: D(LINF) has a unit root

 

Exogenous: Constant, Linear Trend

 

Lag Length: 1 (Fixed)

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

t-Statistic

  Prob.*

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Augmented Dickey-Fuller test statistic

-3.649999

 0.0406

Test critical values:

1% level

 

-4.262735

 
 

5% level

 

-3.552973

 
 

10% level

 

-3.209642

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Variable

Coefficient

Std. Error

t-Statistic

Prob.  

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

D(LINF(-1))

-1.048597

0.287287

-3.649999

0.0010

D(LINF(-1),2)

-0.065005

0.190508

-0.341219

0.7354

C

0.467381

0.565600

0.826346

0.4154

@TREND(1970)

-0.023293

0.026862

-0.867123

0.3930

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


Modèle 2

Null Hypothesis: D(LINF) has a unit root

 

Exogenous: Constant

 
 

Lag Length: 1 (Fixed)

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

t-Statistic

  Prob.*

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Augmented Dickey-Fuller test statistic

-3.602888

 0.0111

Test critical values:

1% level

 

-3.646342

 
 

5% level

 

-2.954021

 
 

10% level

 

-2.615817

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Variable

Coefficient

Std. Error

t-Statistic

Prob.  

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

D(LINF(-1))

-0.954630

0.264962

-3.602888

0.0011

D(LINF(-1),2)

-0.114599

0.180967

-0.633258

0.5314

C

0.022051

0.235970

0.093447

0.9262

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Modèle 1

Null Hypothesis: D(LINF) has a unit root

 

Exogenous: None

 
 

Lag Length: 1 (Fixed)

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

t-Statistic

Prob.*

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Augmented Dickey-Fuller test statistic

-3.660754

 0.0006

Test critical values:

1% level

 

-2.636901

 
 

5% level

 

-1.951332

 
 

10% level

 

-1.610747

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Variable

Coefficient

Std. Error

t-Statistic

Prob.  

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

D(LINF(-1))

-0.953829

0.260555

-3.660754

0.0009

D(LINF(-1),2)

-0.115129

0.177962

-0.646928

0.5224

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


La variable inflation est stationnaire en différence première avec un retard sans tendance ni constante.


- Vérification de la variable déficit budgétaire

A niveau (modèle 3)

Null Hypothesis: LDFB has a unit root

 

Exogenous: Constant, Linear Trend

 

Lag Length: 1 (Fixed)

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

t-Statistic

  Prob.*

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Augmented Dickey-Fuller test statistic

-1.434262

 0.8321

Test critical values:

1% level

 

-4.252879

 
 

5% level

 

-3.548490

 
 

10% level

 

-3.207094

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Variable

Coefficient

Std. Error

t-Statistic

Prob.  

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

LDFB(-1)

-0.167864

0.117039

-1.434262

0.1618

D(LDFB(-1))

-0.034833

0.188654

-0.184640

0.8548

C

4.446362

2.849062

1.560641

0.1291

@TREND(1970)

-0.103451

0.055508

-1.863710

0.0722

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


Modèle 2

Null Hypothesis: LDFB has a unit root

 

Exogenous: Constant

 
 

Lag Length: 1 (Fixed)

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

t-Statistic

  Prob.*

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Augmented Dickey-Fuller test statistic

-0.377322

 0.9021

Test critical values:

1% level

 

-3.639407

 
 

5% level

 

-2.951125

 
 

10% level

 

-2.614300

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Variable

Coefficient

Std. Error

t-Statistic

Prob.  

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

LDFB(-1)

-0.036659

0.097157

-0.377322

0.7085

D(LDFB(-1))

-0.055434

0.195699

-0.283261

0.7789

C

0.221410

1.793227

0.123470

0.9025

 
 
 
 
 

Durbin-Watson stat

1.998045

    Prob(F-statistic)

0.830226

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


Modèle 1

Null Hypothesis: LDFB has a unit root

 

Exogenous: None

 
 

Lag Length: 1 (Fixed)

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

t-Statistic

  Prob.*

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Augmented Dickey-Fuller test statistic

-1.050762

 0.2588

Test critical values:

1% level

 

-2.634731

 
 

5% level

 

-1.951000

 
 

10% level

 

-1.610907

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Variable

Coefficient

Std. Error

t-Statistic

Prob.  

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

LDFB(-1)

-0.025042

0.023832

-1.050762

0.3012

D(LDFB(-1))

-0.065928

0.173546

-0.379887

0.7065

 
 
 
 
 


En différence 1ère (modèle 3)

Null Hypothesis: D(LDFB) has a unit root

 

Exogenous: Constant, Linear Trend

 

Lag Length: 1 (Fixed)

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

t-Statistic

  Prob.*

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Augmented Dickey-Fuller test statistic

-4.177125

 0.0123

Test critical values:

1% level

 

-4.262735

 
 

5% level

 

-3.552973

 
 

10% level

 

-3.209642

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Variable

Coefficient

Std. Error

t-Statistic

Prob.  

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

D(LDFB(-1))

-1.180660

0.282649

-4.177125

0.0002

D(LDFB(-1),2)

0.041309

0.187434

0.220390

0.8271

C

0.654341

1.030410

0.635030

0.5304

@TREND(1970)

-0.060213

0.050361

-1.195623

0.2415

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


Modèle 2

Null Hypothesis: D(LDFB) has a unit root

 

Exogenous: Constant

 
 

Lag Length: 1 (Fixed)

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

t-Statistic

  Prob.*

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Augmented Dickey-Fuller test statistic

-3.978315

 0.0043

Test critical values:

1% level

 

-3.646342

 
 

5% level

 

-2.954021

 
 

10% level

 

-2.615817

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Variable

Coefficient

Std. Error

t-Statistic

Prob.  

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

D(LDFB(-1))

-1.069690

0.268880

-3.978315

0.0004

D(LDFB(-1),2)

-0.017003

0.182269

-0.093287

0.9263

C

-0.444657

0.468987

-0.948123

0.3506

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


Modèle 1

Null Hypothesis: D(LDFB) has a unit root

 

Exogenous: None

 
 

Lag Length: 1 (Fixed)

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

t-Statistic

  Prob.*

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Augmented Dickey-Fuller test statistic

-3.870062

 0.0003

Test critical values:

1% level

 

-2.636901

 
 

5% level

 

-1.951332

 
 

10% level

 

-1.610747

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Variable

Coefficient

Std. Error

t-Statistic

Prob.  

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

D(LDFB(-1))

-1.010326

0.261062

-3.870062

0.0005

D(LDFB(-1),2)

-0.046327

0.179332

-0.258331

0.7979

 
 
 
 
 


Le déficit budgétaire est stationnaire en différence 1ère avec un retard sans tendance ni constante

- Vérification de la variable masse monétaire

A niveau (modèle 3)

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

t-Statistic

  Prob.*

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Augmented Dickey-Fuller test statistic

-1.586993

 0.7772

Test critical values:

1% level

 

-4.252879

 
 

5% level

 

-3.548490

 
 

10% level

 

-3.207094

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Variable

Coefficient

Std. Error

t-Statistic

Prob.  

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

LMM(-1)

-0.260528

0.164164

-1.586993

0.1230

D(LMM(-1))

-0.264415

0.182331

-1.450191

0.1574

C

2.008562

1.012706

1.983362

0.0565

@TREND(1970)

0.088215

0.066299

1.330563

0.1934

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


Modèle 2

Null Hypothesis: LMM has a unit root

 

Exogenous: Constant

 
 

Lag Length: 1 (Fixed)

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

t-Statistic

  Prob.*

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Augmented Dickey-Fuller test statistic

-0.973322

 0.7515

Test critical values:

1% level

 

-3.639407

 
 

5% level

 

-2.951125

 
 

10% level

 

-2.614300

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Variable

Coefficient

Std. Error

t-Statistic

Prob.  

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

LMM(-1)

-0.055217

0.056730

-0.973322

0.3379

D(LMM(-1))

-0.372864

0.165113

-2.258234

0.0311

C

1.082411

0.744662

1.453561

0.1561

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


Modèle 1

Null Hypothesis: LMM has a unit root

 

Exogenous: None

 
 

Lag Length: 1 (Fixed)

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

t-Statistic

  Prob.*

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Augmented Dickey-Fuller test statistic

 1.304296

 0.9484

Test critical values:

1% level

 

-2.634731

 
 

5% level

 

-1.951000

 
 

10% level

 

-1.610907

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Variable

Coefficient

Std. Error

t-Statistic

Prob.  

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

LMM(-1)

0.023222

0.017804

1.304296

0.2014

D(LMM(-1))

-0.392014

0.167424

-2.341440

0.0256

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


En différence 1ère (Modèle 3)

Null Hypothesis: D(LMM) has a unit root

 

Exogenous: Constant, Linear Trend

 

Lag Length: 1 (Fixed)

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

t-Statistic

  Prob.*

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Augmented Dickey-Fuller test statistic

-2.793227

 0.2095

Test critical values:

1% level

 

-4.262735

 
 

5% level

 

-3.552973

 
 

10% level

 

-3.209642

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Variable

Coefficient

Std. Error

t-Statistic

Prob.  

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

D(LMM(-1))

-0.932512

0.333847

-2.793227

0.0091

D(LMM(-1),2)

-0.326884

0.203106

-1.609420

0.1184

C

0.540627

0.517574

1.044541

0.3049

@TREND(1970)

-0.016337

0.024091

-0.678139

0.5031

 
 
 
 
 


Modèle 2

Null Hypothesis: D(LMM) has a unit root

 

Exogenous: Constant

 
 

Lag Length: 1 (Fixed)

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

t-Statistic

  Prob.*

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Augmented Dickey-Fuller test statistic

-2.866819

 0.0602

Test critical values:

1% level

 

-3.646342

 
 

5% level

 

-2.954021

 
 

10% level

 

-2.615817

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Variable

Coefficient

Std. Error

t-Statistic

Prob.  

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

D(LMM(-1))

-0.946590

0.330188

-2.866819

0.0075

D(LMM(-1),2)

-0.314150

0.200408

-1.567554

0.1275

C

0.235577

0.253677

0.928651

0.3605

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


Modèle 1

Null Hypothesis: D(LMM) has a unit root

 

Exogenous: None

 
 

Lag Length: 1 (Fixed)

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

t-Statistic

  Prob.*

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Augmented Dickey-Fuller test statistic

-2.749119

 0.0075

Test critical values:

1% level

 

-2.636901

 
 

5% level

 

-1.951332

 
 

10% level

 

-1.610747

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Variable

Coefficient

Std. Error

t-Statistic

Prob.  

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

D(LMM(-1))

-0.808162

0.293971

-2.749119

0.0099

D(LMM(-1),2)

-0.390534

0.182344

-2.141740

0.0402

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


La masse monétaire est stationnaire en différence 1ère avec un retard sans tendance ni constante

- Vérification de la variable PIB

A niveau (modèle3)

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

t-Statistic

  Prob.*

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Augmented Dickey-Fuller test statistic

-2.028793

 0.5652

Test critical values:

1% level

 

-4.252879

 
 

5% level

 

-3.548490

 
 

10% level

 

-3.207094

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Variable

Coefficient

Std. Error

t-Statistic

Prob.  

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

LPIB(-1)

-0.077073

0.037990

-2.028793

0.0514

D(LPIB(-1))

0.583907

0.143547

4.067723

0.0003

C

-0.870035

0.626415

-1.388912

0.1751

@TREND(1970)

0.102017

0.048244

2.114619

0.0429

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


En différence première

Modèle 3

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

t-Statistic

  Prob.*

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Augmented Dickey-Fuller test statistic

-1.670420

 0.7417

Test critical values:

1% level

 

-4.262735

 
 

5% level

 

-3.552973

 
 

10% level

 

-3.209642

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Variable

Coefficient

Std. Error

t-Statistic

Prob.  

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

D(LPIB(-1))

-0.291739

0.174650

-1.670420

0.1056

D(LPIB(-1),2)

-0.244087

0.187700

-1.300410

0.2037

C

0.260886

0.376777

0.692414

0.4942

@TREND(1970)

0.001978

0.019931

0.099235

0.9216

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Modèle 2

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

t-Statistic

  Prob.*

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Augmented Dickey-Fuller test statistic

-1.856887

 0.3477

Test critical values:

1% level

 

-3.646342

 
 

5% level

 

-2.954021

 
 

10% level

 

-2.615817

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Variable

Coefficient

Std. Error

t-Statistic

Prob.  

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

D(LPIB(-1))

-0.283837

0.152857

-1.856887

0.0732

D(LPIB(-1),2)

-0.249558

0.176433

-1.414462

0.1675

C

0.290494

0.226262

1.283880

0.2090

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


Modèle 1.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

t-Statistic

  Prob.*

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Augmented Dickey-Fuller test statistic

-1.327927

 0.1668

Test critical values:

1% level

 

-2.636901

 
 

5% level

 

-1.951332

 
 

10% level

 

-1.610747

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Variable

Coefficient

Std. Error

t-Statistic

Prob.  

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

D(LPIB(-1))

-0.150022

0.112974

-1.327927

0.1939

D(LPIB(-1),2)

-0.315961

0.170437

-1.853829

0.0733

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

En deuxième différence (modèle 3)

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

t-Statistic

  Prob.*

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Augmented Dickey-Fuller test statistic

-4.568501

 0.0049

Test critical values:

1% level

 

-4.273277

 
 

5% level

 

-3.557759

 
 

10% level

 

-3.212361

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Variable

Coefficient

Std. Error

t-Statistic

Prob.  

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

D(LPIB(-1),2)

-1.446271

0.316575

-4.568501

0.0001

D(LPIB(-1),3)

0.031720

0.189012

0.167823

0.8679

C

0.276889

0.430159

0.643690

0.5250

@TREND(1970)

-0.014188

0.019981

-0.710065

0.4835

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Modèle 2

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

t-Statistic

  Prob.*

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Augmented Dickey-Fuller test statistic

-4.552230

 0.0010

Test critical values:

1% level

 

-3.653730

 
 

5% level

 

-2.957110

 
 

10% level

 

-2.617434

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Variable

Coefficient

Std. Error

t-Statistic

Prob.  

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

D(LPIB(-1),2)

-1.409457

0.309619

-4.552230

0.0001

D(LPIB(-1),3)

0.013354

0.185626

0.071940

0.9431

C

0.000135

0.180439

0.000747

0.9994

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


Modèle 1

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

t-Statistic

  Prob.*

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Augmented Dickey-Fuller test statistic

-4.630085

 0.0000

Test critical values:

1% level

 

-2.639210

 
 

5% level

 

-1.951687

 
 

10% level

 

-1.610579

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Variable

Coefficient

Std. Error

t-Statistic

Prob.  

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

D(LPIB(-1),2)

-1.409456

0.304412

-4.630085

0.0001

D(LPIB(-1),3)

0.013354

0.182506

0.073168

0.9422

 
 
 
 
 


Explication : Le PIB devient stationnaire en deuxième différence avec un retard sans tendance ni constante

- Vérification du Taux de change

A niveau (modèle 3)

Null Hypothesis: LTC has a unit root

 

Exogenous: Constant, Linear Trend

 

Lag Length: 1 (Fixed)

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

t-Statistic

  Prob.*

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Augmented Dickey-Fuller test statistic

-1.496153

 0.8113

Test critical values:

1% level

 

-4.252879

 
 

5% level

 

-3.548490

 
 

10% level

 

-3.207094

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Variable

Coefficient

Std. Error

t-Statistic

Prob.  

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

LTC(-1)

-0.189047

0.126355

-1.496153

0.1451

D(LTC(-1))

0.040997

0.192696

0.212752

0.8330

C

-0.246742

0.480222

-0.513807

0.6112

@TREND(1970)

0.034242

0.024570

1.393667

0.1737

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Modèle 2

Null Hypothesis: LTC has a unit root

 

Exogenous: Constant

 
 

Lag Length: 1 (Fixed)

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

t-Statistic

  Prob.*

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Augmented Dickey-Fuller test statistic

-1.077309

 0.7133

Test critical values:

1% level

 

-3.639407

 
 

5% level

 

-2.951125

 
 

10% level

 

-2.614300

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Variable

Coefficient

Std. Error

t-Statistic

Prob.  

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

LTC(-1)

-0.130246

0.120900

-1.077309

0.2897

D(LTC(-1))

0.042903

0.195598

0.219345

0.8278

C

0.314337

0.265738

1.182885

0.2458

 
 
 
 
 


Modèle 1

Null Hypothesis: LTC has a unit root

 

Exogenous: None

 
 

Lag Length: 1 (Fixed)

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

t-Statistic

  Prob.*

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Augmented Dickey-Fuller test statistic

-0.551512

 0.4708

Test critical values:

1% level

 

-2.634731

 
 

5% level

 

-1.951000

 
 

10% level

 

-1.610907

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Variable

Coefficient

Std. Error

t-Statistic

Prob.  

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

LTC(-1)

-0.057864

0.104919

-0.551512

0.5851

D(LTC(-1))

0.014218

0.195295

0.072802

0.9424

 
 
 
 
 


En différence 1ère (modèle 3)

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

t-Statistic

  Prob.*

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Augmented Dickey-Fuller test statistic

-4.458156

 0.0062

Test critical values:

1% level

 

-4.262735

 
 

5% level

 

-3.552973

 
 

10% level

 

-3.209642

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Variable

Coefficient

Std. Error

t-Statistic

Prob.  

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

D(LTC(-1))

-1.212889

0.272061

-4.458156

0.0001

D(LTC(-1),2)

0.125316

0.185167

0.676773

0.5039

C

-0.300052

0.536623

-0.559148

0.5804

@TREND(1970)

0.026417

0.025815

1.023319

0.3146

 
 
 
 
 


Modèle 2

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

t-Statistic

  Prob.*

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Augmented Dickey-Fuller test statistic

-4.337037

 0.0017

Test critical values:

1% level

 

-3.646342

 
 

5% level

 

-2.954021

 
 

10% level

 

-2.615817

 
 
 
 
 
 

Variable

Coefficient

Std. Error

t-Statistic

Prob.  

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

D(LTC(-1))

-1.142505

0.263430

-4.337037

0.0002

D(LTC(-1),2)

0.088865

0.181851

0.488670

0.6286

C

0.190174

0.241998

0.785849

0.4381

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Modèle 1

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

t-Statistic

  Prob.*

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Augmented Dickey-Fuller test statistic

-4.291802

 0.0001

Test critical values:

1% level

 

-2.636901

 
 

5% level

 

-1.951332

 
 

10% level

 

-1.610747

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Variable

Coefficient

Std. Error

t-Statistic

Prob.  

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

D(LTC(-1))

-1.105039

0.257477

-4.291802

0.0002

D(LTC(-1),2)

0.070115

0.179164

0.391346

0.6982

 
 
 
 
 


Explication : Le taux de change est stationnaire en différence 1ère avec un retard sans tendance ni constante

Vérification de la stationnarité de résidu

A niveau modèle 3

Null Hypothesis: RES has a unit root

 

Exogenous: Constant, Linear Trend

 

Lag Length: 1 (Fixed)

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

t-Statistic

  Prob.*

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Augmented Dickey-Fuller test statistic

-2.867407

 0.1850

Test critical values:

1% level

 

-4.252879

 
 

5% level

 

-3.548490

 
 

10% level

 

-3.207094

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Variable

Coefficient

Std. Error

t-Statistic

Prob.  

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

RES(-1)

-0.446572

0.155741

-2.867407

0.0075

D(RES(-1))

0.101143

0.180587

0.560082

0.5796

C

0.199855

0.484249

0.412711

0.6828

@TREND(1970)

-0.007126

0.023336

-0.305366

0.7622

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Modèle 2

Null Hypothesis: RES has a unit root

 

Exogenous: Constant

 
 

Lag Length: 1 (Fixed)

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

t-Statistic

  Prob.*

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Augmented Dickey-Fuller test statistic

-3.039671

 0.0412

Test critical values:

1% level

 

-3.639407

 
 

5% level

 

-2.951125

 
 

10% level

 

-2.614300

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Variable

Coefficient

Std. Error

t-Statistic

Prob.  

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

RES(-1)

-0.456387

0.150143

-3.039671

0.0048

D(RES(-1))

0.115370

0.171903

0.671133

0.5071

C

0.068127

0.216784

0.314263

0.7554

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Modèle 1

Null Hypothesis: RES has a unit root

 

Exogenous: None

 
 

Lag Length: 1 (Fixed)

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

t-Statistic

  Prob.*

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Augmented Dickey-Fuller test statistic

-3.075090

 0.0031

Test critical values:

1% level

 

-2.634731

 
 

5% level

 

-1.951000

 
 

10% level

 

-1.610907

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Variable

Coefficient

Std. Error

t-Statistic

Prob.  

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

RES(-1)

-0.454943

0.147945

-3.075090

0.0043

D(RES(-1))

0.115926

0.169456

0.684108

0.4988

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

R-squared

0.233608

    Mean dependent var

0.044892

Adjusted R-squared

0.209658

    S.D. dependent var

1.400628

S.E. of regression

1.245175

    Akaike info criterion

3.333451

Sum squared resid

49.61471

    Schwarz criterion

3.423237

Log likelihood

-54.66867

    Durbin-Watson stat

2.106007

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


Le terme d'erreur est stationnaire à niveau sans tendance ni constante avec un retard

Modèle à correction d'erreur

Le modèle à correction d'erreur à LT linf1 ldfb1 lpibv1

Dependent Variable: LINF1

 
 

Method: Least Squares

 
 

Date: 03/12/08 Time: 17:03

 
 

Sample (adjusted): 1971 2005

 
 

Included observations: 35 after adjustments

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Variable

Coefficient

Std. Error

t-Statistic

Prob.  

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

LDFB1

0.196176

0.034283

5.722264

0.0000

LPIBV1

0.082396

0.031754

2.594830

0.0140

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

R-squared

0.009729

    Mean dependent var

1.773796

Adjusted R-squared

-0.020279

    S.D. dependent var

1.216960

S.E. of regression

1.229238

    Akaike info criterion

3.306111

Sum squared resid

49.86383

    Schwarz criterion

3.394988

Log likelihood

-55.85694

    Durbin-Watson stat

1.888629

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Le modèle à CT

Linf1=C+d(ldfb,1)+d(ldfb,(-1),1)+d(lpib,2)+d(lpib(-1),2)+d(linf(-1),1)+res(-1)

Dependent Variable: D(LINF,1)

 

Method: Least Squares

 
 

Date: 03/12/08 Time: 12:41

 
 

Sample (adjusted): 1973 2005

 
 

Included observations: 33 after adjustments

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Variable

Coefficient

Std. Error

t-Statistic

Prob.  

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

C

0.104674

0.164448

0.636516

0.5300

D(LDFB,1)

0.068457

0.068682

0.996729

0.3281

D(LDFB(-1),1)

0.008329

0.068145

0.122227

0.9037

D(LPIB,2)

1.121372

0.240880

4.655306

0.0001

D(LPIB(-1),2)

0.593423

0.317619

1.868352

0.0730

D(LINF(-1),1)

-0.416173

0.227404

-1.830107

0.0787

RES(-1)

-0.335244

0.125692

-2.667187

0.0130

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

R-squared

0.613566

    Mean dependent var

0.025352

Adjusted R-squared

0.524389

    S.D. dependent var

1.324347

S.E. of regression

0.913329

    Akaike info criterion

2.842391

Sum squared resid

21.68843

    Schwarz criterion

3.159832

Log likelihood

-39.89945

    F-statistic

6.880321

Durbin-Watson stat

2.180885

    Prob(F-statistic)

0.000185

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


On enlève d'abord le déficit budgétaire avec un retard  et l'équation devient :

Linf1=C+d(ldfb,1)+d(lpib,2)+d(lpib(-1),2)+d(linf(-1),1)+res(-1)

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Variable

Coefficient

Std. Error

t-Statistic

Prob.  

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

C

0.101808

0.159771

0.637211

0.5294

D(LDFB,1)

0.068249

0.067397

1.012646

0.3202

D(LPIB,2)

1.125236

0.234400

4.800501

0.0001

D(LPIB(-1),2)

0.596919

0.310504

1.922417

0.0652

D(LINF(-1),1)

-0.416225

0.223217

-1.864667

0.0731

RES(-1)

-0.340242

0.116666

-2.916361

0.0070

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

R-squared

0.613344

    Mean dependent var

0.025352

Adjusted R-squared

0.541741

    S.D. dependent var

1.324347

S.E. of regression

0.896514

    Akaike info criterion

2.782359

Sum squared resid

21.70090

    Schwarz criterion

3.054452

Log likelihood

-39.90893

    F-statistic

8.565914

Durbin-Watson stat

2.173124

    Prob(F-statistic)

0.000059

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


Nous enlevons maintenant la C: Linf1=d(ldfb,1)+d(lpib,2)+d(lpib(-1),2)+d(linf(-1),1)+res(-1)

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Variable

Coefficient

Std. Error

t-Statistic

Prob.  

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

D(LDFB,1)

0.059989

0.065433

0.916796

0.3671

D(LPIB,2)

1.116534

0.231506

4.822909

0.0000

D(LPIB(-1),2)

0.578286

0.305828

1.890884

0.0690

D(LINF(-1),1)

-0.410550

0.220661

-1.860549

0.0733

RES(-1)

-0.331251

0.114575

-2.891123

0.0073

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

R-squared

0.607530

    Mean dependent var

0.025352

Adjusted R-squared

0.551462

    S.D. dependent var

1.324347

S.E. of regression

0.886954

    Akaike info criterion

2.736680

Sum squared resid

22.02724

    Schwarz criterion

2.963423

Log likelihood

-40.15522

    Durbin-Watson stat

2.146056

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


Nous enlèvons maintenant la d(ldfb,1): Linf1=d(ldfb,1)+d(lpib,2)+d(lpib(-1),2)+d(linf(-1),1)+res(-1)

Dependent Variable: D(LINF,1)

 

Method: Least Squares

 
 

Date: 03/12/08 Time: 12:44

 
 

Sample (adjusted): 1973 2005

 
 

Included observations: 33 after adjustments

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Variable

Coefficient

Std. Error

t-Statistic

Prob.  

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

D(LPIB,2)

1.061878

0.223083

4.760019

0.0000

D(LPIB(-1),2)

0.483249

0.286932

1.684195

0.1029

D(LINF(-1),1)

-0.375117

0.216651

-1.731432

0.0940

RES(-1)

-0.317104

0.113219

-2.800808

0.0090

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

R-squared

0.595748

    Mean dependent var

0.025352

Adjusted R-squared

0.553929

    S.D. dependent var

1.324347

S.E. of regression

0.884512

    Akaike info criterion

2.705650

Sum squared resid

22.68847

    Schwarz criterion

2.887045

Log likelihood

-40.64323

    Durbin-Watson stat

2.126368

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


Puis maintenant suivit de D(LPIB(-1),2)

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Variable

Coefficient

Std. Error

t-Statistic

Prob.  

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

D(LPIB,2)

0.787873

0.157333

5.007692

0.0000

D(LINF(-1),1)

-0.080020

0.133645

-0.598752

0.5537

RES(-1)

-0.296963

0.106715

-2.782762

0.0091

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

R-squared

0.560293

    Mean dependent var

0.050480

Adjusted R-squared

0.531925

    S.D. dependent var

1.312332

S.E. of regression

0.897845

    Akaike info criterion

2.706460

Sum squared resid

24.98992

    Schwarz criterion

2.841138

Log likelihood

-43.00981

    Durbin-Watson stat

2.116502

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

En fin nous avons le modèle final avec une force de rappel négatif situant entre -1 et 0 c'est-à-dire de ñ=-0,32

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Variable

Coefficient

Std. Error

t-Statistic

Prob.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

D(LPIB,2)

0.761034

0.149293

5.097593

0.0000

RES(-1)

-0.321895

0.097266

-3.309451

0.0023

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

R-squared

0.555208

Mean dependent var

0.050480

Adjusted R-squared

0.541308

S.D. dependent var

1.312332

S.E. of regression

0.888800

Akaike info criterion

2.659134

Sum squared resid

25.27892

Schwarz criterion

2.748920

Log likelihood

-43.20528

Durbin-Watson stat

2.304354

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


Les évolutions de différentes variables

Années

Taux d'inflation

Déficit budgétaire en $

Masse monétaire en $

Taux de change

PIB en $

1970

1,7

2,74

1187

1,6701

7222373858

1971

3,9

10,8

1320

1,6701

7656078713

1972

9,4

54

1556

1,6701

7667649767

1973

24,5

152

1907

1,6701

8291587582

1974

43

420

2524

1,6701

8551162852

1975

45,4

320

3260

1,6701

8125175472

1976

71,2

593,43

4541

2,641

7693809737

1977

63,1

372,53

8618

2,8551

7752343750

1978

67,1

681,82

12695

2,7871

7337958376

1979

99

323,89

8986

5,7611

7369518074

1980

36,8

121,43

24415

9,331

7531272578

1981

40,9

388,13

33179

1,4608

7708296953

1982

35,3

574,91

52108

1,9162

7673017804

1983

100,8

201,71

97398

4,2955

7781338080

1984

33,7

99,64

139718

1,2041

8212507782

1985

26,5

38,08

170524

1,6621

8250930078

1986

32,8

177,52

112534

1,9871

8640143748

1987

99,5

233,1

121627

3,7459

8871323102

1988

121,5

62

130720

6,2343

8913052150

1989

95,8

89,46

139813

1,2712

8800208397

1990

264,9

712,5

148905

2,3947

8222183368

1991

4228,5

1458,27

157998

5,1946

7529789072

1992

2989,6

1089,73

167091

2,1514

6739160575

1993

4651,7

1546,33

14711

2,5144

5831459631

1994

9796,9

127,31

857742

0,0119

5604032892

1995

370,3

67,61

4388893

0,0702

5643261056

1996

572,9

70,63

24388738

0,5018

5585520626

1997

13,7

43,66

49630440

1,3134

5271779429

1998

134,8

174,29

141812038

1,6067

5186157447

1999

483,7

642,53

769406423

4,0183

4958038232

2000

511,2

239,72

75894258

21,8183

257869502300

2001

135,1

241,21

587111212

206,6201

365396422000

2002

15,8

276,03

35987987

346,4903

252896400000

2003

6,3

351,25

445789541

405,3401

328000000000

2004

7,07

378,16

25897369

401,0402

998629900000

2005

21,7

362,26

15857935

406,0901

518240200000

Source : Rapport du FMI et Banque Mondiale

REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

UNIVERSITE LIBRE DES PAYS DES GRANDS LACS

ULPGL-GOMA

B.P. 368 GOMA

FACULTE DES SCIENCES ECONOMIQUES ET DE GESTION

IMPACT DE DEFICIT BUDGETAIRE SUR L'INFLATION EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO.

De 1970-2005 

Par :

Nielsen WITANENE MUSOMBWA

Mémoire présenté et défendu en vue de l'obtention de titre de licence en Sciences économiques et de Gestion

Option : Gestion des entreprises

Directeur : Prof. Gaston KIMBUANI MABELA.

Encadreur : CT. Jean-Pierre KISONIA MUSUBAO

Avril 2008

Nielsen WITANENE MUSOMBWA

ULPGL / GOMA

Gestion des entreprises

Année académique 2006-2007

* 1 Economie de la RDCongo, Encyclopédie libre, WWW. Wikipedia.Org, le 01 novembre 2007

* 2 Revues de la faculté d'administration des affaires et sciences économiques, Crise de l'économie congolaise, UPC, Kinshasa, 1998. p. 52

* 3 H. BOUQUIN, La maîtrise du budget dans l'entreprise, Edicef, paris, 1992. p. 21

* 4 `'Besoin de financement'' http://WWW.fao.org/giews/french/basedocs/drcgen1f.stm, consulté en novembre 2007.

* 5 Idem

* 6 M.J OLENGHANKOY, Le Dialogue inter congolais, éd FONUS, Kinshasa, 2002 p. 49-50.

* 7 P. SALIN, Macroéconomie, PUF, Paris, 1991, p. 175

* 8 A. SILEM et al. , Lexique d'économie, éd. Dalloz, Paris, 2004, p. 405.

* 9 "Inflation et déflation." Microsoft Etudes 2007 [DVD]. Microsoft Corporation, 2006

* 10 Idem

* 11 E. POLEPOLE O., Le vécu du phénomène de dollarisation dans le territoire anciennement sous contrôle du RCD, Mémoire inédit, FAGA ULPGL, juin 2004, p .17

* 12 Idem

* 13 G. N. MANKIW, Macro-economie, De Boeck, Paris, 2003, pp.104

* 14 G. N. MANKIW, Op. Cit. pp.104-105

* 15 Idem, pp. 222-224

* 16 J.P. KISONIA M., Op. cit. , pp.22-23

* 17 G. N. MANKIW, Macroéconomie, De Boeck Université, 3ème éd, Paris., P. 125

* 18 D.ROMER, Macro économie approfondie, Mac Graw-Hill, Paris 1997, p.464.

* 19 G. ABRAHAM, Dictionnaire d'économie, 2ème éd, Sirey, Paris, 2002, p. 103 .

* 20 J. Claude et al, Dictionnaire des sciences économiques, PUF, Paris, 2001, p. 468.

* 21 B.  Bernier et Y. Simon, Op. Cit. p. 310-311

* 22 B. Bernier et Y Simon, Op. Cit. p. 303

* 23 P.A Samuelson et W. Norhaus, Macroéconomie, 14ème éd, Nouveaux Horizons, Paris, 1995, p.840

* 24 U. Kalhi, Analyse macroéconomique, de Boeck et larcier s.a., Belgique, 1999, p,336

* 25 G. Oliver et J. Yves, Dictionnaire d'économie et de sciences sociales, Hatier, Paris, 2002, pp.219-220

* 26 J.P KISONIA M., Op. cit., p38

* 27 G. ABRAHAM-FROIS et al. , Dictionnaire d'économie, Dalloz, Paris, 2002,p.222.

* 28 A. SILEM. , Op. Cit., p.227

* 29 G. ABRAHAM-FROIS, Op. Cit. , p. 113

* 30 A. SILEM et al., Op. Cit., p. 457

* 31 G. ABRAHAM-FROIS , Op. Cit. , p. 289

* 32 A. M. BAHEKWA, Evolution des principaux indicateurs économiques en RDC de 1990 à 2002, Mémoire inédit, UPC, 2002-2003, pp. 31-32

* 33 J.P. KISONIA M., Op. Cit., P. 38

* 34 B. BERNIER et al. , Initiation à la macroéconomie, Dunod , Paris, 2001, p.25

* 35 A. KIKANDI K, Croissance et convergence des économies de la CEAC : cas du Cameroun, du Gabon et de la RDC, DEA, Douala , 2004, pp. 19-22

* 36 J. LONGATTE et al. , Economie générale, Dunod, Paris, 2001, pp. 40-41

* 37 W. BOSEKOTA, Rebâtir le Congo Démocratique : de la bonne gouvernance étatique et du rôle clé des PME-PMI, éd. PUK, Kinshasa, 1999, p. 235

* 38 `'Situation de l'inflation de la RDC'', http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/pays-zones-geo_833, consulté le 22 Mars 2007

* 39 D.F. PHIHON, Les taux de change, la Découverte, Paris, 1991, p. 52

* 40 B. BOFOYA, Principe d'économie, cours et exercices résolus, UNIKIN, Kinshasa, 2001, p3

* 41 B. BOFOYA, Op. Cit. p.4

* 42 B. GUERRIEN, Dictionnaire d'analyse économique, La découverte, Paris, 1997, p. 329

* 43 S.D ANTONIN, Cours d'initiation aux techniques économiques : étapes de la construction d'un modèle économique, Université de Yaoundé, 1999, p.2.

* 44 R. Bourbonnais ; Econométrie, Dunod, Paris, 1998, p.17.

* 45 J.P. KISONIA M., Op. Cit, P. 59

* 46 A. MIHIGO, Econométrie, cours dispensé en 1ère Licence, ULPGL-Goma, FASEG, 2005-2006.

* 47 J.P. KISONIA M ,Op Cit, P.121

* 48 S. Lardic et V. Migon , Econométrie des séries temporelles macroéconomiques et financières, Economica, Paris 1998, p.121.

* 49 J.P. KISONIA M ,Op Cit, P.122

* 50 BOFOYA, B., M.,;OP. cit. p.86.

* 51 Banque mondiale, Ajustement in africa, Reform, Resalts and Road Ahead, Oxford University Press, 1994, P55.