INTRODUCTION
Nous voici au terme de nos études universitaires, une
occasion pour nous de faire preuve des nos connaissances acquises sur le plan
intellectuel en tant que chercheur, c'est dans cette perspective que s'inscrit
la rédaction de ce présent travail.
Etant donné que chaque peuple à son histoire, sa
culture, sa façon de se diriger, le feu président à fait
sienne, l'idéologie ancestrale en demandant a son peuple de rester
attacher a sa propre culture, sa propre façon de vivre, et
prônant l'unité du peuple autours de son chef comme père et
de lui devoir entière soumission, de la même façon dont on
considérait le chef coutumier, dans sa façon de voir les choses
nous pouvons aussi souligner que le président ne voulait jamais que les
décisions du chef souffrir d'une contestation quelconque, et que le
chef tant qu'il est vivant il restera toujours chef, car dans notre
tradition africain, le chef cesse de l'être que si il meurt, c'est ainsi
que cet homme parvint a instaurer son règne durant 32 ans mettant le
peuple entier sous son autorité et obtint tout au long de son
règne, le soutien de ce dernier réussit a mettre fin a
différentes guerres qui prônaient ça et là, et
réussit a avoir le soutien de la communauté internationale, et
parvint a épanouir l'économie du pays et ainsi stabiliser la vie
sociale de son peuple avant d'âtre contester par ce dernier.
Sa façon de diriger en monarque lui valut le titre de
dictateur, et son mode de gestion lui fut qualifier de régime
dictatorial, mais hormis, ce régime le président MOBUTU fut un
grand patriote et hormis les titres méprisables que l'on lui colle
aujourd'hui, ainsi que toutes les allégations posées contre lui
comme étant le seul responsable de l'état macabre et
déplorable dans lequel notre pays ce trouve aujourd'hui, signalons
cependant que c'est fut pendant son règne que notre pays connu son
apogée depuis son histoire et connu une paix stable et durable durant
toute l'étendue de la république et la souveraineté et
ainsi que l'intégrité territoriale, ne furent garanti que durant
cette période et cela durant un long moment, jamais le peuple ne
c'était plaint comme il se plaint durant les autres régimes qui
ont suivi celui de Mobutu et celui qui l'a succéder face aux
différentes guerres qui ont suivies la période d'après et
d'avant MOBUTU vue aussi la crise que connaît notre pays actuellement,
cette situation a susciter notre curiosité et nous nous sommes investi
pour connaître si le régime dictatorial tant critiquer dans le
monde entier, a pu quand même marcher en RDC a si il a pu
améliorer et le conditions socio-économique ou soulager la
misère du peuple.
DÉFINITION ET
DELIMITATION DU SUJET
définition
Le sujet que nous tenons a vous présenté
s'intitule : « le régime dictatorial et son impact
sur l'amélioration des conditions socio -économique de la
population de la RDC de 1965 à 1990 »
En effet, il existe plusieurs régimes politiques,
mais celui dit dictatorial est basé sur la concentration du pouvoir dans
les mains d'une seule personne, entendu par là : le pouvoir
exécutif, législatif, et judiciaire. Ce dernier, nomme et
révoque les différents acteurs de ces différents organes
constitutionnels, décide sur l'application de telle ou de telle autre
règle, ainsi définit, le pouvoir dictatorial est
caractérisé par la monarchie et le règne sans partage du
pouvoir. Mais dans ce même régime on peut dès fois y
remarqué une amélioration de conditions de vie de la
population, ainsi que de la production dans les différentes
entreprises, le gouvernement prend en charge la population en lui assurant le
bien être social, les soins de santé accessible à tous,
l'emploi, le logement, favorise l'investissement étranger, etc.
délimitation du
sujet
L'une des exigences scientifiques est relative à la
délimitation du sujet le but primordiale est de fixé le lecteur
sur le contour de l'étude et de le mettre à l'abri de toutes
spéculations.
L'étude de tout phénomène sa fait dans le
temps et dans l'espace. Car les phénomènes ont aussi une vie
localisée.
La délimitation nous préserve de nous
versé dans les généralités comme l'affirme le
professeur MULUMBATI1(*)
c'est pourquoi dans :
1. dans le
temps : étant donné que notre pays à connu
un moment long et historique quand a ce qui concerne le régime
dictatorial sous le règne du président MOBUTU, nous avons
délimité nos recherches de 1965, année d'acquisition du
pouvoir politique par le président MOBUTU à 1990 année ou
il prononça le discours mettant fin à la concentration du pouvoir
et à la projection de l'organisation des élections en
commençant par la participation des opposants dans la gestion des
affaires publiques.
2. dans
l'espace : le critère spatial sur lequel nous avons
centré nos recherches reste la République démocratique
du Congo, vu l'importance assez particulier qu'il revêtu quand a ce qui
concerne le régime dictatorial sous le règne du feu
président MOBUTU, et la manière dont ce dernier a su
instauré sa dictature toute en ayant le soutien de son peuple.
DÉFINITION DE
L'INTERET
Notre sujet ne sera intéressant que s'il suscite un
intérêt et une contribution à trois niveaux à
savoir :
Au niveau personnel
Nous n'écrivons pas pour la simple exigence
académique encore moins pour le simple plaisir d'être lu, mais ce
présent travail nous permettra de faire une évaluation des
connaissances acquises tout au long de notre formation universitaire et nous
permettra d'avoir une idée, une connaissance nouvelle grâce
à nos recherches et il sera pour nous un miroir quand nous seront
appeler à la gestion politique.
Au niveau scientifique
Les recherches faites nous permettrons d'établir ou de
proposer certaines méthodes et stratégies a utilisé pour
pouvoir amener le pays a un développement sur le plan social et
économique car les différents points qui seront relevés
tout au long de ce travail montreront comment notre pays a pu se
développer durant un moment donné et aussi savoir le bien
fondé du régime dictatorial ainsi que ces inconvénients.
Au niveau communautaire
Nous proposons l'observation de la culture politique
congolaise pour ne pas dire africaine car cette dernière est
basée sur la gestion du pouvoir par une seule personne dans le but
satisfaire l'intérêt général et étant
entouré des conseillers.
DÉFINITION DES
CONCEPTS OPERATOIRES DU TRAVAIL
Nous définissons dans ce présent point les
concepts qui retracent les grandes lignes de notre travail ainsi donc, nous
avons : le régime politique, développement et conditions
socio -économiques.
III.1. Régime
politique
Le terme régime politique est couramment utilisé
dans le cours de conversation et l'idée que l'on s'en fait n'est pas la
même. Ce terme est utilisé tantôt comme synonyme de
gouvernement, tantôt comme incarnation d'une philosophie sociale. Pour
bien fixé les idées, nous définissons ce terme avec
MAURICE DUVERGER qui définit le régime politique comme :
« un ensemble complet d'institution, coordonnées
articulées, qui se réfèrent à la fois au
fondement du pouvoir, au choix des gouvernants, à leur structure et
à leur limitation »2(*)
A son tour le professeur MULUMBATI ajoute :
« le régime politique n'est pas à confondre avec
le gouvernement, forme sous laquelle il s'extériorise : il
constitue un cadre auquel le gouvernement se réfère dans sa
forme, son organisation et son fonctionnement. Le régime politique est
permanent tandis que le gouvernement est passager, les gouvernements se
succèdent les un aux autres, le régime politique
reste »3(*)
Il sied de signaler que la disposition d'un gouvernement peut
parfois entraîner celle d'un régime politique sur lequel il se
model. Cette situation arrive lorsque le régime politique a
été conçu à l'image d'un individu et n'a pas pris
racine dans la population. En pareille situation le régime politique
disparaît en même temps que son fondateur. C'est ainsi que
disparaissent la plupart des régimes politiques des pays en voie de
développement.
Notons que la disposition du gouvernement peut
également entraîner celle de régime politique celui - ci ne
répond plus aux aspirations et aux besoins fondamentaux de la population
a laquelle il s'applique les régimes politiques des pays
développés disparaissent de cette façon. La disposition du
gouvernement constitue ici, non pas la cause mais l'occasion de la disparition
du régime politique.
A cet effet, les régimes politiques sont, dans leurs
réalités concrètes, très nombreux et très
divers. Par de là cette diversité, plusieurs tentatives. Les
unes plus heureuses que les autres, ont été faites pour classer
les différents régimes politiques sous lesquels fonctionnent
l'Etat à travers le monde. Ces tentatives ont aboutis à
l'élaboration de plusieurs typologies des régimes politiques.
Nous nous limiterons ici, d'en épingler seulement trois qui semblent
plus intéressant : la typologie fondée les fonctions de
l'Etat, la typologie fondée sur le nombre des partis politiques, et la
typologie fondée sur l'étendu des pouvoirs des gouvernants et sur
leur information par les gouvernés.4(*)
III.1.1 la typologie
fondée sur les fonctions de l'Etat.
Selon que la fonction législative, la fonction
exécutive et la fonction judiciaire sont remplies par un seul organe ou
par les organes différents, et que ces derniers soient
séparés ou collaborent, on distingue trois types régimes
politiques.
III.1.3 FORME DE
RÉGIME POLITIQUE
En ce qui concerne les formes de régimes politiques,
nous avons le régime de concentration de pouvoir, le régime de
séparation de pouvoir, et le régime de collaboration de
pouvoir.
régime de concentration
du pouvoir
Un régime est dit de concentration du pouvoir lorsque
du pouvoir dans l'Etat auquel il s'applique, un seul organe cumule plusieurs
fonctions : fonctions législatives, fonctions et judiciaire. Les
autres organes de l'Etat ; lui sont dans ce cas, subordonnés et ne
peuvent qu'agir en son nom. La concentration du pouvoir peut se faire au profit
du parlement, soir celui du gouvernement.
Dans le cas ou la concentration des pouvoirs se fait de
l'assemblée ou du parlement celui - ci en plus des fonctions
législatives, exerce certaine fonction qui relève du
gouvernement.
Dépourvu des toutes véritables puissances, le
gouvernement devient finalement un moyen par lequel le parlement traduit en
acte ses propres volontés. C'est le cas des pays régis par le
système de partis multiples dont aucune ne peut à lui avoir la
majorité parlementaire. Cet Etat de choses amène finalement le
gouvernement à s'assujettir, dans une certaines mesure, au parlement
dont il doit exécuter les propositions, les directives sous peine
d'être renversé5(*).
Il faut noter que les régimes politiques ou la
concentration des pouvoirs se fait au profit du gouvernement, sont
principalement représentés par les monarchies absolues et par les
dictatures, le gouvernement peu se faire également au profit de toute
une équipe gouvernementale ou ministérielle. Le gouvernement
opère, souvent ici, la concentration des pouvoirs par le truchement du
parti dominant ou du parti unique sur lequel il s'appuie. C'est finalement au
profit du parti unique ou du parti dominant que se fait la concentration des
pouvoirs le gouvernement et le parlement deviennent dans une certaine mesure
des simples moyens par lesquels s'exprime la volonté du parti. Telle
était la situation en ex URSS et dans les pays socialistes, telles est
également la situation dans beaucoup de pays en voie de
développement, qui sont régit par le système de parti
unique.
Régime de
séparation des pouvoirs
On parle de régime de séparation des pouvoirs
lorsque les organes des pouvoirs de l'Etat auquel il s'applique sont plus ou
moins indépendant, l'un de l'autre et qu'ils sont chacun,
spécialisé dans l'exercice d'une fonction
législative : la fonction exécutives par le gouvernement et
la fonction législative par le parlement.
De nos jours, le régime de séparation des
pouvoirs est incarné dans le régime présidentiel et est
caractérisé par les traits fondamentaux suivants : le chef
de l'Etat est élu au suffrage universel, il peut être
renversé par le parlement qu'au moyen d'un vote de
défiance.6(*)
Les deux chambres l'examinent et l'approuvent a nouveau, il
est à observer que si l'essentiel du régime présidentiel
se retrouve dans le régime américain, les régimes
présidentiels qui à la suite du régime, existent dans le
monde, qu'il agisse des pays d'Amérique Latine, d'Asie ou d'Afrique, ont
subi une déformation par rapport au régime présidentiel
traditionnel. En effet, si dans ces différents pays, le président
de la République est élu au suffrage universel, la
séparation des pouvoirs tend à s'effacer.
Le président de la République domine le
parlement dans tous ces pays il intervient non seulement dans le choix des
membres du parlement mais aussi dans l'organisation et le fonctionnement du
parlement, conçoit l'ordre du jour du parlement, en proposant les
sujets de discussion au parlement, en prenant part aux débats et aux
décisions du parlement dans ces pays .Ces régimes sont moins des
régimes présidentiels que semi-présidentiels, a ce titre
ils sont dans la catégorie de concentration.
C. le régime de
collaboration des pouvoirs :
Cette forme de régime, les
organes du pouvoir de l'Etat auquel il s'applique tout exerçant chacun
leur fonction, entretiennent entre eux des rapports réciproques. De nos
jours le régime de collaboration des pouvoirs est incarné dans le
régime parlementaire, lequel revêt deux formes principales :
régime parlementaire classique et le régime parlementaire,
déséquilibré :
· En ce qui concerne l'équilibre des pouvoirs du
gouvernement et du parlement , chacun de ces deux organes de l' Etat dispose
des moyens pour faire pression sur l'autre ,pour contrebalancer l'action de
l'autre ; le gouvernement, non seulement promulgue des votés par le
parlement , mais aussi il peut prendre l'initiative des lois à voter
.Il peut participer , interrompre ou mettre fin aux sessions parlementaires
.Enfin , il peut dissoudre le parlement .De son coté ;le
parlement peut non seulement interpeller les membres du
gouvernement ,mais aussi grâce au vote de défiance ou
à la motion de censure , il peut renverser tout un cabinet ou un membre
du cabinet ministériel. .
III.2
Impact : nom masculin, provient du latin «
mactus » (Heurter) ; fait par lequel un corps, un
projectile viens en frapper un autre ; influence qui en
résulte ; influence exercée par quelqu'un par ses
idées.7(*)
III.3 Améliorer :
(verbe transitoire), qui provient du latin qui veut dire rendre meilleur
changer en mieux, améliorer les résultats.8(*)
III.4
Condition : nom féminin du latin condicio qui veux dire
fixer par accord, situation d'un être, d'un homme dans le monde ;
situation sociale, rang dans la société inégalité
des conditions.9(*)
III.5
Social : adjectif relatif à une société
à une collectivité humaine, qui concerne le rapport entre
individu et les autres membres de la collectivité ; qui concerne
les membres de la société, leurs conditions économiques,
physiques ; qui vise l'amélioration des conditions
matérielles de la société.10(*)
III.6 Socio -
économique : adjectif aux problèmes sociaux dans leurs
relations avec les problèmes sociaux dans leurs relations avec les
problèmes économiques.11(*)
III.7
population : nom féminin, (mot anglais du
bas latin), ensemble des habitant d'un espace bien déterminer (contient,
pays, etc.). Ensemble des personnes constituant dans un espace donné,
une catégorie particulière.12(*)
DEFINTION DES HYPOTHESES
Selon REZSOHAZY13(*) l'utilité principale des hypothèses est
de diriger la recherche. Elle désigne l'information à tirer du
document. Tout phénomène social crée toujours une source
d'explication dans la société elle-même. Voilà
pourquoi, nous donnons des réponses provisoires qui nous servirons de
fil conducteur tout au long de cette étude.
Et selon le cours de recherche guidée
l'hypothèse est une tentative de d'explication des faits
formulés au début de la recherche destinés a guider les
investigations et être abandonnés si, elles s'avèrent
inopérationnelles.14(*)
Eu égard a notre sujet, les hypothèses y
afférents sont :
Le régime politique a toujours été
critiquer d'autant plus qu'il est basé sur la concentration du pouvoir
dans les mains d'une seule personne et par conséquent on croit qu'un tel
régime ne sera qu'au profit d'une classe sociale bien
déterminée pour ne pas dire les tenants du pouvoir, cependant,
quoique basé sur la concentration du pouvoir, le régime politique
dictatorial ne toujours pas moins favorable a l'amélioration des
conditions de la population, parce que pour le peuple ce qui compte c'est la
garantie d'un avenir meilleur, de la santé du bien être social et
de son épanouissement, d'un avenir garantis, nous l'avons remarquer
durant la seconde république, il y avait de l'emploi pour tous, toutes
les entreprises publiques a caractère commerciales et industrielles
fonctionnaient et produisaient comme il le faut, le train de vie était
passable, les routes en bon état, le courant et l' eau, étaient
en permanence, les fonctionnaires de l'Etat étaient payés
régulièrement dans la tranche des années 1965 à
1990, quoique certaines failles ne manquaient pas, mais en gros sous le
régime dictatorial le gouvernement prenait en charge sa population et
s'occuper de la satisfaction de l'intérêt
général.
- le régime dictatorial a faciliter
l'améliorations des conditions de vie parce que l'homme fort de ce
régime chercher a régner le plus longtemps possible sans avoir a
partager son pouvoir avec personnes, il voulait le conserver a lui cela,
or pour régner sur un peuple, il faut avoir son soutien, sa confiance,
et pour avoir le soutien et la confiance du peuple, il faut être attentif
a ses besoins et lui donner ce dont il a besoin, sur ce, le président
MOBUTU, accorda a ce dernier, ce dont il avait besoin a savoir l'emploi, la
santé, la scolarité, le logement, l'électricité
etc.
Voila en gros les hypothèses sur lesquelles sont
fondées nos recherches. Et pour avoir plus de clarté dans ce qui
a était ci haut noter, nous vous proposons de lire la suite de ce
travail dans lequel, vous y trouverez toutes les références
possibles soutenant nos hypothèses.
V. THEORIE EXPLICATIVE DE
REFERENCE
Un travail scientifique s'appui toujours sur une ou plusieurs
explicatives des référence ainsi donc, notre travail se base sur
les théories ci - après :
- la théorie fonctionnaliste
- la théorie d'institutionnalisation
a. La théorie
fonctionnaliste
La théorie fonctionnaliste est défendue par
GALMOND et COLMAN, elle considère la société ou le
système politique comme un ensemble d'éléments
interdépendant qui contribuent chacun d'une manière
spécifique, à l'organisation et au fonctionnement de l'ensemble
dont ils font partie.15(*)
Cela nous amène à dire qu'un système
égorge en son sein plusieurs institutions qui sont en interaction,
chacune contribue de sa façon à l'organisation et au
fonctionnement du système politique.
Le régime dictatorial de la seconde république
constituait une partie intégrante du système politique qui, dans
son organisation et fonctionnement contribuait au développement du pays,
en tant qu'agent du développement, il a permit aux différents
éléments de la population de poser leurs actions sous diverses
formes et aussi a exposer ses différents besoin au Chef de l'Etat par
différents mécanismes de communications politique qui
étaient mise en place dans le temps.
Ainsi cette dernière nous intéresse le plus dans
la mesure où elle renferme les différentes fonctions que doit
remplir tout système politique à savoir : la
capacité extractive, régulatrice, distributive, symbolique, et
responsive. A cet effet, tout système politique doit savoir se
comporter dans son environnement, favoriser le développement pour ne pas
dire l'amélioration socio - économique des conditions de la
population.
Pour ce faire, dans ce présent travail, nous allons
nous atteler à la capacité extractive, régulatrice et
distributives, qui vise, la connaissance des problèmes de la population
et la résolution des leurs problèmes à travers un certain
nombre d'institution d'encadrement de la population a cet effet, la population
doit être dotée de la culture de participation à travers
laquelle s'appréhende la volonté des citoyens d'exercer de
manière pleine et entière leurs droits et devoirs.
b. Théorie
d'institutionnalisation
Le tenant de ce théorie est : HUNTINGTON, qui fait
voir que le système politique n'est efficace et viable que s'il est
marqué par un fort degré d'institutionnalisation, autrement dit
lorsque les organisations et les procédures qui les sous - tendent sons
assez nombreuses, assez stables et suffisamment valorisées par le public
qu'elles sont censées affecter.
Au regard de cette théorie, l'amélioration de
condition socio - économiques, a pu se réaliser dans notre pays
parceque en sons sein il possédait des institutions stables et viables,
lesquelles reposées sur le soutien de la population qui trouvait la
satisfaction de les besoins dans le régime politique de la seconde
république, et ce dernier avait le soutien de la population et cela le
plus longtemps possible.
VI. DEFINITION DES METHODES
DE RECHERCHE
Différents chercheurs définissent la
méthode comme une démarche ou comme une attitude concrète
vis - a - vis de l'objet étudié ou que l'on étudie.
Selon GUY ROCHER, toute recherche théorique ou
empirique qui, partant du postulat que la réalité sociale
présente un certain nombre de caractères et explique les
phénomènes sociaux par les liens d'interdépendance qui
les relient entre eux et qui forment une totalité.16(*)
De leur coté PINTO & GRAWITZ M. pensent que la
méthode est l'ensemble des opérations intellectuelles par
lesquelles une discipline cherche à atteindre les vérités
qu'elle poursuit les démontrent et les vérifient.17(*)
Comme nous venons de le voir, la méthode envoi enfin a
une tentative d'explication. Elle consiste à un schéma
explicatif, c'est un chemin que nous utilisons pour mieux orienter notre
travail.
Ainsi donc, dans le cadre de notre travail, nous avons fait
recours à la méthode dialectique.
La méthode dialectique : elle
aboutie des faits en informant le chercheur de la nature de la
réalité sociale dans son mouvement historique et en reconnaissant
l'existence d'une tension entre objet et sujet.
Elle relève des procédés dialectiques
(complémentarité, réciprocité, opposition,
implication, ambiguïté et polarisation) qui sont des points de
référence permettant d'analyser de façon dynamique les
cadres sociaux.18(*)
VII. DEFINITION DE
TECHNIQUE DE RECHERCHE
Nous définissons la technique comme étant un
outil, ou un instrument qu'un chercheur utilise pour collecter ou, traiter les
données dont il a besoin pour l'élaboration d'un travail
scientifique.19(*)
Dans le cadre de notre travail nous évoquons :
L'observation documentaire : qui consiste
à étudier et analyser les documents pour avoir des informations
sur les faits ou les phénomènes que l'on étudie.20(*)
Grâce à nos investigations et à travers
les documents écrits qui nous ont servi de support de recherche, nous
avons ; grâce a cette technique d'élucider les zones d'ombres
en rapport avec le présent sujet qui est notre.
PRESENTATION DU PLAN DU
TRAVAIL
Hormis l'introduction et la conclusion, notre travail
ainsi définit, est subdivisé en trois chapitres :
Le premier portera sur Le régime dictatorial en
R.D.C de 1965 a 1990 et comportera quatre sections à savoir :
Section 1 :L'Organisation du régime dictatorial
en R.D.C de 1965-1990
Section 2 : Le fonctionnement du régime
dictatorial en R.D.C
La second chapitre lui portera sur : de
l'amélioration des conditions socio-économique de la population
et portera quatre sections à savoir :
Section 1 : L'amélioration des conditions
Sociale de la
population
Section 2 : L'amélioration des
conditions
économique de la population
Le troisième chapitre parlera sur : l'impact du
régime dictatorial sur l'amélioration des conditions
socio-économique de la population
Section 1 : l'impact du régime dictatorial sur
l'amélioration des conditions sociales
Section 2 : l'impact
du régime dictatorial sur
l'amélioration des
conditions économiques de la
population.
CHAPITRE I : DU REGIME
DICTATORIAL EN R.D.C DE 1965 à 1990
Section 1 :
L'organisation du régime dictatorial de la seconde
république.
Le Zaïre fut le nom porté par
l'actuel territoire de la
République
démocratique du Congo sous la deuxième république,
entre et
1997. Bien que l'appellation ne
date que de 1971, le nom de Zaïre est aussi généralement
utilisé pour la période 1965-1971 de la deuxième
république, l'ensemble de la période étant marquée
par la prise de pouvoir dictatorial de
Joseph Mobutu..
Comme
justification rétrospective de la coupure intervenue en
1965, Mobutu établit un
bilan de la première république comme "chaos,
désordre, négligence, et incompétence." Le rejet de
la légitimité de la première république allait au
delà des mots. Au cours des deux premières années de son
existence, le nouveau régime mit ses priorités sur les
tâches de reconstruction et de consolidation politique. Créer les
nouvelles bases de la légitimité de l'Etat, en particulier sous
un régime de parti unique, devint la priorité de Mobutu. Une
autre priorité fut de reconstruire les structures sociales et politiques
du pays, processus qui débuta en
1970 et culmina avec l'adoption
de la nouvelle
constitution de
1974. En
1976. Cependant, cette
politique commença à préparer le retour d'un
système
bula
matari ("celui qui brise les rochers") fait de brutalités et
répressions.
a. Reconstruction politique
Mobutu Sese Seko dans les années 1970, affichant ses
symboles de la
toque en peau de
léopard,
la canne et lunettes.
De
1965 à
1967, l'État de Mobutu
s'attache à renforcer sa légitimité en démantelant
graduellement les institutions de la première république et
même temps que d'accroître la centralisation du contrôle du
pouvoir autour du président. Bien que le parlement continua à se
réunir occasionnellement, ses prérogatives furent sensiblement
réduites, les décisions exécutives étant
généralement dorénavant prises par ordonnances-lois
présidentielles. Tous les partis politiques furent dissous et les
activités politiques interdites, Mobutu ayant promis que "pendant 5
années, il n'y aurait pas d'activité des partis politiques.
Nombre des sympathisants de l'opposition
Tshombiste des
années 1960
furent rapidement incorporés au système étatique à
travers diverses opérations de patronage. Avec la même
célérité, une justice sommaire put disposer des plus
farouches opposants au régime. Le
30 mai
1966, quatre personnages-clef
de la première république, dont l'ex-Premier Ministre
désigné
Évariste
Kimba, furent accusés de complot envers l'État, juger en une
parodie de procès et pendus publiquement à Kinshasa. Les menaces
contre le régime persistèrent cependant. Des poches
d'insurrection existaient encore, notamment au Kivu (dont le maquis de
Laurent-Désiré
Kabila à
Fizi) et au
Haut-Zaïre
(province
Orientale).Des
mois s'écoulèrent avant que ce foyers de dissidence puissent
être contrôlés
Déjà en janvier 1966, une étape majeure
de la consolidation du régime fut effectuée avec la
création du
Corps
des Volontaires de la République (CVR), une organisation dont les
membres fut essentiellement recrutée parmi les étudiants de
l'Union Générale des Étudiants Congolais (UGEC). Nombre
des idées produites par la CVR provenaient d'un groupe
d'étudiants radicaux promouvant les thèmes de nationalisme,
indépendance économique, et socialisation. Plus qu'un parti, le
CVR était essentiellement un mouvement destiné à mobiliser
la population derrière Mobutu, notre deuxième héros
national (après Lumumba). Les succès variables du CVR comme
agent de mobilisation populaire et politique, reflétant en partie les
excès des étudiants impliqués, incitèrent Mobutu
à lancer un mouvement plus large et plus fédérateur, par
lequel, selon les mots de Mobutu, "serait animé par le Chef de
l'État lui-même, et dont le CVR ne serait pas
l'embryon.
b. Quête de la
légitimité
En
1967, Mobutu avait
consolidé son pouvoir et oeuvra pour donner au pays une nouvelle
constitution
qui validerait son système de parti unique. La nouvelle constitution fut
soumise à un référendum populaire en juin 1967, et fut
approuvée par 98 % des votants. Le parlement bicaméral fut
remplacé par une assemblée unique, dénommée
Assemblée nationale. Le président avait le pouvoir de
légiférer quant aux dispositions non prévues par les lois,
sans préjudice à la Constitution. Sous certaines conditions, le
président pouvait gouverner par des arrêtés
présidentiels, qui prévalaient sur les lois.
. Pour montrer la voie, le nom du pays fut changé en
République du Zaïre en octobre 1971, et les forces
armées les Forces armées zaïroises (FAZ). Cette
décision était curieuse, vu que le nom Congo, qui se
référait à la fois au fleuve Congo et à l'ancien
Kongo, était
lui-même fondamentalement authentique et aux racines pré
coloniales, alors que Zaire est en fait un nom portugais adapté
d'un mot africain, Nzere signifiant "fleuve" (de Nzadi o
Nzere, "la rivière qui engloutit toutes les autres
rivières", autre nom du fleuve Congo). En 1972, le Général
Mobutu devint Mobutu Sese Seko et obligea tous les citoyens à
adopter des noms africains en lieu et place de noms européens ou
chrétiens. Les standards d'habillement occidentaux furent aussi
abandonnés au profit de l'
abacost, par soucis
d'authenticité. Et enfin, entre 1966 et 1971, de nombreux lieux furent
aussi rebaptisés, dont voici quelques uns de ces changements de
dénomination parmi les plus importants :
· Léopoldville devint
Kinshasa
· Stanleyville devint
Kisangani
· Elisabethville devint
Lubumbashi
· Jadotville devint
Likasi
· Albertville devint
Kalemie
· Luluabourg devint
Kananga 21(*)
Une nouvelle monnaie fut introduite, baptisée
zaïre,
destinée à remplacer le
franc en tant que monnaie
nationale. 100
makuta
(singulier : likuta) valaient un zaïre. Le likuta était
lui-même divisé en 100
sengi.
Cette subdivision était cependant de peu de valeur, la plus petite
pièce ayant eu une valeur de 10 sengi. En définitive, il
n'était pas rare de voir exprimées les valeurs monétaires
avec trois zéros après la décimale, même
après les importantes dévaluations intervenues plus tard.
A coté des mérites ou des défauts du
mobutisme, le MPR forgea sa légitimité à partir des partis
populaires qui firent leur apparition dès la fin des
années 1950
à travers l'Afrique, un modèle qui fut aussi une source
d'inspiration pour le MNC-Lumumba . C'était un héritage
lumumbiste que le MPR essaya de s'approprier en son effort pour mobiliser la
population zaïroise derrière le Président-fondateur.
Étroitement liée avec la doctrine mobutiste, la conception d'un
parti unique qui devait régenter tous les secteurs de l'activité
de la nation.22(*)
En parallèle avec
les efforts visant à neutraliser toute source de pouvoir
incontrôlé, d'importantes réformes administratives furent
mises en place en
1967 et
1973 pour accroître
l'emprise du pouvoir central sur les provinces. L'objectif principal de la
réforme de 1967 fut l'abolition des gouvernements provinciaux, en les
remplaçant par des fonctionnaires contrôlés par
Kinshasa. Le principe de la
centralisation fut ensuite étendu aux districts et aux territoires, avec
un fonctionnaire dépendant de Kinshasa à leur tête. Les
seules entités administratives qui ne tombèrent pas sous la coupe
du gouvernement central furent les collectivités, les
chefferies et les secteurs (comprenant plusieurs
chefferies). L'État unitaire et centralisé ressemblai de
plus en plus à celui mis en place sous le Congo belge, excepté le
fait qu'en 1972 les provinces prirent le nom de régions
Avec la réforme de juin 1973, une étape
supplémentaire fut franchie dans la direction d'une centralisation
accrue. Le but en était de réaliser une fusion complète
entre les structures administratives et politiques en faisant de chaque
responsable politique le chef de la section correspondante du parti. Une autre
conséquence fut que la réforme entrava sérieusement la
puissance des autorités traditionnelles au niveau local. Les
autorités traditionnelles héréditaires désormais
non reconnues, l'autorité échoyait aux seules autorités
mises en place par Kinshasa et contrôlée par voie
hiérarchique. Dès lors, le processus de centralisation avait
formellement éradiqué toute forme d'autonomie locale
préexistante.
Bien que Mobutu garda le contrôle de la situation au
cours de cette période, des partis d'opposition étaient actifs,
dont le plus connu était
Union
pour la Démocratie et le Progrès Social. Les tentatives de
Mobutu pour contrer ces partis attirèrent à Mobutu de nombreuses
critiques
En mai 1990, Mobutu marqua son
accord au multipartisme et au partage d'un pouvoir issu d'élections
libre et à la promulgation d'une constitution. Alors que le processus
commençait à s'enliser, des militaires
déclenchèrent des
pillages
à Kinshasa en septembre 1991 pour protester contre le non paiement de
leurs soldes. 2.000 militaires belges et français furent envoyés,
dont certains amenés par des avions américains, pour
évacuer les 20.000 étrangers menacés à Kinshasa.23(*)
Section 2 : Le
fonctionnement du régime dictatorial
Le nouveau régime s'était engagé à
respecter la constitution et à laisser fonctionner les institutions en
place.
Dans deux messages aux chambres législatives
réunis en Congrès le 25 novembre 1965 le Président de la
République annonça qu'il, serait sursis pendant une
période à certaines dispositions de la constitution dont elles
relatives à l'élection des bureau des Chambres (Art 82). Le
mandat des bureaux des chambres et les pouvoirs en fonction à
l'époque du coup d'Etat fut prolongé pour la durée de la
législature alors que conformément à l'article 82, ce
mandat était d'une année.
Le gouvernement MULAMBA se présentera devant le
parlement dont il obtiendra l'investiture presque à l'unanimité.
Dès cette investiture le parlement sera convoqué comme
prévu en session ordinaire en mars 1966 mais l'essentiel de ses
pouvoirs sera attribué au chef de l'Etat qui va trop
légiférer par ordonnance loi. Ce parlement restera en place
jusqu'au 27 juin 1967 date à laquelle il sera officiellement dissout
après la promulgation de la nouvelle constitution.
Le maintien du bicéphalisme au niveau de
l'exécutif semblait également répondre au souci du
nouveau pouvoir s'écarter du modèle d'institutions
définies par la constitution de Loulouabourg. Mais dans ce domaine
précis, cette conformité ne dura que 11 mois puisque MULAMBA
sera relevé de ses fonctions de Premier Ministre le 26 octobre 1966 et
le poste de Premier Ministre supprimé. C'était l'instauration du
présidentialisme de fait.
C'est donc une situation paradoxale qui caractérise le
fonctionnement des institutions politiques durant les premiers mois du nouveau
régime. Il s'agit d'une part du maintien du parlement issu des
élections de mars 1965 conformément au prescrit de la
constitution du 1e Août 1964 mais sans que ce parlement ait
des pouvoirs réels. D'autres part ce même parlement va coexister
avec un régime présidentiel qui ne prévoyait pas la dite
constitution.
Le présence d'un parlement démocratique en
était un.
Les institutions provinciales subirent un sort analogue et
même plus sévère dans le cadre des mesures de restriction
de l'Etat.
a. Restriction de l'Etat
Apres s'être assuré du contrôle du pouvoir
le Président MOBUTUT entreprit de restructurer et de réorganiser
l'Etat. Le 09 avril 1966 il prit une ordonnance loi ramenant le nombre de
provinces de 21 à 12 en regroupant certaines anciennes provincettes.
En janvier 1967, le nombre de province, suite à un
nouveau regroupement fut rarement a 8 plus la capitale structure que le pays
gardera jusqu'en 1988 lorsque le découpage du Kivu amènera le
nombre des régions à 11, la ville de Kinshasa comprise avait
été décidée pour supprimer des provincettes
jugées non viable et limiter ma dispersion des subventions de l'Etat.
En avril intervint une importante réorganisation
politique et administrative ord n 67/117 du avril 1967)
Ce texte venait en fait consacrer une réforme qui
avait été annoncée par le président devant le
parlement réunis au congres dans son message du nouvel an 24 novembre
1966 cette reforme qui avait été annoncée par le
président devant la réforme est entrée en vigueur le
1e janvier 1967. Elle concernait :
- la réduction du nombre des provinces à 8 tel
qu'évoquer ci haut.
- La province perdait le statut d'entité politique
autonome jouissant de la compétence exclusive dans certaines
matières que lui reconnaissait la constitution (Art 50). Elle devenait
une simple subdivision administrative déconcentrée. Les
assemblées provinciales d'organes législatifs régionaux
qu'elle était devenaient de simples organes consultatifs et prenaient le
nom de conseil de province.
- Le gouvernement provincial disparaissait et le gouverneur de
province qui était élu par l'assemblée provinciale
devenait un fonctionnaire de carrière de l'Etat, susceptible
d'être muté ceux en dehors de sa province.
Il fut a d'ailleurs décidé à cette
occasion qu'aucun gouverneur de province ne travaillerait plus dans sa
région d'origine. La mesure de permutation qui avait été
adoptée dans le cadre de lutte contre le tribalisme sera étendue
à d'autres nivaux de la territoriale notamment à ceux des
commissaires de districts et des administrateurs de territoire.
- le processus de centralisation commencé au niveau de
la province se généralisera au point d'affecter en 1973 (loi
n° 73/015 du 5 janvier 1973 la totalité des structures
administratives du pays, sauf la ville de Kinshasa.
- Le nouveau régime se marquait ainsi du
précédent par sa structure monolithique fortement
centralisée
La constitution du 24 juin 1967
Le 24 juin 1967 fut promulgué une constitution que le
gouvernement du nouveau régime soumis au référendum
populaire.
Concernant la forme de l'Etat. La nouvelle constitution
faisant du pays un Etat unitaire avec un seul centre politique contrairement
aux textes constitutionnels précédents qui accordaient aux
provinces une certaine aux provinces une certaine autonomie politique. Ces
derniers n'étaient plus que de simple circonscription
administratives.
Cette constitution a doté le pays d'un régime
présidentiel a exécuté et Chef de gouvernement. Cet
exécutif jouissant d'une large autonomie face au législatif.
Le législatif prévu par la constitution du 24
juin 1967 était monocaméral la chambre unique s'appellera
jusqu'en 1972 assemblée Nationale.
En un autre apport de cette constitution fut l'instauration
d'un bipartisme rigide. L'article 4 alinéas 2 stipulait `qu'il ne peut
être crée plus de deux partis dans la république.
b. Tentative de
démocratisation
le 1e juillet 1977 le président MOBUTU
prononça un discours autocritique dans lequel il décida de
démocratiser le régime parce que le système politique
risquait d'être bloqué par asphyxie du fait que la vois du peuple
était souvent étouffé et cela justifié par la
guerre de 80 jours au shaba.
La première mesure de démocratisation fut
l'introduction de l'élection libre au niveau de certains organes du
parti. Cette mesure les organes ci-après :
1. le bureau politique, a l'époque organe de conception
et de décision du MPR il était au moment de la reforme
composé de 30 membres.
2. Le président décida que 18 membres d'entre
eux soit les ¾ seraient élus par le peuple pour un mandat de 5 ans
à raison de 2 commissaires politiques par région y compris la
ville de Kinshasa. Les 12 autres seraient désigné par
lui-même.
3. au conseil législatif (parlement) il fut
décidé que ses membres les commissionnaires du peuple, seraient
élus directement par le peuple contrairement à ce qui se faisait
auparavant. Le bureau politique établissait la liste des candidats sur
laquelle l'électorat devait se prononcer. En 1975, l'élection
s'était faite par acclamation.
4. au niveau des zones urbaines et des sous-regions urbaines
(ville), l'élection fut introduite pour la désignation des
certains organes notamment les conseils délibérants et les
commissaires de zones.
Les commissaires de zones devaient être élu
parmi des conseillers de zones seront élus au second degré pour
constituer le conseil sous-régional urbain.
C'est en application de cette mesure que fut
décidée l'instauration du système de
décentralisation au niveau des zones et des sous régions urbaines
qui étaient jusque déconcentrées. Cette
décentralisation s'étendra jusqu'en 1982, à d'autres
entités administratives telles que la région, la zone rurale, et
la collectivité qui seront élus au suffrage universel ou au
second degré.
Une deuxième mesure intervint au niveau du conseil
exécutif (le gouvernement) qui se vit d'un premier commissaire d'Etat.
Il ne s'agissait cependant pas de l'instauration de bicéphalisme au
niveau de l'exécutif. Le premier commissaire d'Etat était
chargé, sous la direction du Président de la République de
la coordination du conseil (Exécutif). Le fauteuil de premier
commissaire d'Etat occupé pour la première fois par MPINGA
KASENDA.
Un autre innovation annoncée dans le discours du
1e juillet 1977 fut la latitude reconnu au parlementaires qui
interpeller les membres du conseil exécutif et les responsables des
grands services publics pour contrôler leur gestion.
Des interpellations auront effectivement lieu en 1979 et
permettront de dénoncer publiquement de nombreux abus commis par les
gestionnaires publics dont certains perdront leurs postes.
Ces mesures de libéralisation connaîtront
progressivement des modifications qui restaureront la concentration du pouvoir
au profit du Président de la république.
Au bureau politique, le nombre de commissaire politique fut
augmenté des févriers 1979 au point que le nombre des membres de
cet organe du Parti élus par la population se trouva à
égalité avec celui des membres nommés qui finit même
plus tard par le dépasser.
D'après le chef de l'Etat ces interpellations prenaient
l'allure de règlement de compte entre certains Commissaires du peuple et
les membres du conseil exécutif interpellés. Ainsi déclara
- t- il « je n'accepte pas le fait accompli (..) » je tiens
à savoir qui doit être interpellé et pourquoi (6) cet
arrêt porté au processus de libéralisation de
l'acticité parlementaire donnera l'occasion à la fin de
l'année 1980 à la naissance de la première opposition
politique ouverte initiée à l'intérieur du pays par le 13
parlementaires qui créèrent plus tard (1992) l'UDPS (Union pour
la Démocratie et le Progrès social).
La création du comité général en
Août 1980 composé des membres nommées et révocables
par le Président du MPR, Président de la République dont
la composition initiale était arrêtée à 120 membres
avoir visé à réduire l'influence grandissante qu'avait
acquis le conseil législatif.
Au niveau régionale et local les effets de la
démocratisation attendus de la décentralisation furent
émoussés par le recours à des pratiques centralisatrices
notamment la nomination dans le chois des responsables des exécutifs
locaux et particulièrement les commissaires de Zones Urbains qui
précédemment étaient élus au sein des conseils de
zones.
De même la Président de la République
intervenait pour désigner des membres de l'assemblée
régionale et proposait, pour ne pas nommait le président de cet
organe.24(*)
CHAPITRE II : DE
L'AMELIORATION DES CONDITIONS SOCIO-
ECONOMIQUE
Section 1 :
Amélioration des conditions sociales de la population
a. Le
pouvoir d'achat et la structure des dépenses
En termes réels, les salaires ne représentaient
en 1985 que 73% du niveau de 1975 pour le secteur privé et 24% pour les
agents de l'administration publique (Banque du Zaïre, 1988).
Malheureusement, la dernière enquête sur les
budgets des ménages au Zaïre date de 1986. En 1969, 1975 et 1986,
Houyoux (1986) a effectué des enquêtes sur le budget et la
consommation des ménages à Kinshasa, qui sont la principale
source d'information sur les habitudes alimentaires.
En 1975, un ménage moyen comptait 5,8 membres et 7,3
membres en 1986, soit une augmentation de 25%. Ceci est une indication de la
pression sociale sur les ménages: la jeune génération se
marie plus tard, les familles sont obligées de loger plus de membres du
clan, etc. Les dépenses par membre avaient diminuées de 26% entre
1975 et 1986. Les dépenses par personne ont diminué de 20% pour
la nourriture, de 60% pour les vêtements, de 40% pour l'éducation;
elles sont restées stables pour le transport et les soins de
santé.
Les enquêtes ont révélées qu'en
1986, la nourriture constituait 62% du budget d'une famille à Kinshasa
(voir tableau 1). Les ménages les plus pauvres dépensaient 70% de
leur revenu pour l'alimentation; les ménages les plus riches seulement
50%. Ces niveaux sont extrêmement élevés, ce qui
démontre l'impact potentiel d'une baisse des prix des vivres. La
nourriture est la composante la plus inélastique du budget familial. Les
élasticités-revenus étaient de 0,62 pour les vivres, 1,02
pour le logement, 2,55 pour les vêtements, 3,8 pour les investissements
en logement, et 0,79 pour le transport. Une élasticité-revenu de
0,62 implique qu'une hausse du revenu de 1% aboutit à une augmentation
de la consommation des vivres de 0,62%. Pour les plus démunis,
l'élasticité-revenu pour la nourriture de base est actuellement
probablement autour de 1%: une hausse du revenu de 1% aurait pour
résultat une augmentation de la consommation des produits de base de 1%.
25(*)
Tableau 1: STRUCTURE DES
DÉPENSES DE LA CONSOMMATION FAMILIALE À KINSHASA EN 1969, 1975 ET
1986
|
1969
|
1975
|
1986
|
1986
|
%
|
%
|
%
|
(ZA)
|
Vivres
|
67,4
|
59,6
|
62,1
|
5315
|
Logements
|
14,9
|
15,9
|
15,8
|
1353
|
Vêtements
|
7,3
|
9,3
|
4,7
|
402
|
Transport
|
4,4
|
7,4
|
9,4
|
804
|
Dépenses diverses
|
3,0
|
4,6
|
4,4
|
275
|
Education
|
1,0
|
0,8
|
0,6
|
61
|
Soins de santé
|
2,0
|
2,4
|
3,0
|
258
|
Total
|
100
|
100
|
100
|
8568
|
Total en zaïres
|
31,42
|
79,59
|
8568
|
8568
|
Nombre de personnes
|
|
|
|
|
par ménages
|
5,9
|
5,8
|
7,3
|
7,3
|
Nombre de ménages
|
|
|
|
|
dans l'enquête
|
1471
|
1367
|
205
|
205
|
Comparaison de l'indice des prix et de l'indice des
dépenses totales
|
Prix
|
100
|
244
|
27701
|
|
Dépenses par ménage
|
100
|
253
|
27253
|
|
Dépenses par personne
|
100
|
257
|
22026
|
|
26(*)
- La
sécurité alimentaire et les habitudes de consommation
- Les
vivres caloriques
Le rapport entre la quantité de produits de base
(manioc, maïs, riz, bananes plantains, pain) consommée par personne
en 1986 et en 1975 est de 1,01. Bien que la quantité consommée de
ces produits de base n'ait pas changé durant cette période, les
dépenses par mois et par personne ont baissé de 37% en termes
réels pour ces produits entre 1975 et 1986. La population urbaine a pu
profiter des baisses considérables des prix des cossettes de manioc (-
28%), du riz (- 47%), du maïs (- 66%) et du pain (- 66%) pour maintenir la
consommation. Ces baisses sont le résultat d'une baisse des prix au
niveau mondial, d'une pression des produits importés sur les prix des
produits locaux, des dons, etc.
Bien que la consommation totale (en kg) des produits de base
soit restée stable entre 1975 et 1986, des glissements dans la
consommation des cinq produits examinés (manioc, maïs, pain, riz,
bananes plantains) ont eu lieu. Ils sont principalement causés par les
changements des rapports de prix. Selon Houyoux (1986), la consommation du
manioc est passée de 6,1 kg par mois et par personne en 1969 à
5,4 kg en 1975 et à 4,6 kg en 1986 (voir tableau 2). Cette chute est
uniquement causée par une baisse de la consommation des tubercules frais
et des chikwangues
[1]. La
consommation des cossettes
[2], la
source de calories la moins chère, s'est stabilisée, mais celle
des deux autres formes les plus chères a baissé. Les zones de
production des tubercules frais et des chikwangues n'ont guère
changé (milieu périurbain, jusqu'à 150 km du
centre-ville), bien que la population de n'ait cessé de croître.
Il en résulte une hausse relative des prix par rapport aux cossettes.
Les chikwangues ont été remplacées dans
le régime alimentaire par le pain, le riz et le maïs, dont la
consommation a augmentée respectivement de 34, 44 et 38% de 1975
à 1986. La substitution a une dimension ethnique: la chikwangue et le
riz sont deux produits de base du même groupe de population, à
savoir les habitants des forêts du Mayombe et les tribus de la cuvette
centrale, de l'Oubangui et de l'Uele. Le pain aussi, qui comme la chikwangue ne
nécessite aucune préparation, est un substitut idéal.
Ces dernières décennies, le pain est surtout
devenu important pour le petit déjeuner et pour la consommation
quotidienne dans la rue durant la journée. Le pain, qui a l'avantage
d'être préparé rapidement et consommé sans
suppléments, risque d'être difficilement remplaçable, une
fois que la population s'y est habituée, surtout si son prix concurrence
celui du manioc. A Kinshasa, la consommation de pain est passée de 1,17
kg par mois et par personne en 1976 à 1,58 kg en 1986.
Le maïs est un produit de base de la population
originaire du Kasaï et du Shaba. Pour ce groupe, la demande est
probablement moins sensible au changement de prix que pour le reste de la
population. La consommation moyenne par Kinois est basse, bien qu'elle soit
passée de 220 g à 310 g par mois et par personne entre 1975 et
1986, ce qui peut être considéré comme une réaction
aux changements des prix. Vers la fin des années 1980, la population
semblait s'intéresser plus à la farine de maïs dont le prix
était plus intéressant que celui du manioc. Ceci a abouti
à une consommation de mélanges de farine (manioc et maïs).
Une bouillie à base de farine de maïs est également devenue
populaire pour le petit déjeuner.
Tableau 2: CONSOMMATION DES
PRODUITS DE BASE À KINSHASA EN 1969, 1975 ET 1986
Produits
|
Consommation
|
Dépenses réelles
|
Ratio
|
(kg/mois/personne)
|
(ZA/mois)
|
Q86/ Q75
|
P86/ P75
|
1969
|
1975
|
1986
|
1969
|
1975
|
1986
|
Manioc
|
6,12
|
5,38
|
4,60
|
651
|
647
|
427
|
0,85
|
0,73
|
|
cossettes
|
4,17
|
4,05
|
4,29
|
484
|
516
|
391
|
1,06
|
0,72
|
|
tubercules
|
0,91
|
0,23
|
0,06
|
76
|
19
|
5
|
0,26
|
1,00
|
|
chikwangues
|
1,04
|
1,10
|
0,24
|
91
|
112
|
31
|
0,22
|
1,27
|
Pain
|
1,77
|
1,17
|
1,58
|
457
|
339
|
156
|
1,34
|
0,34
|
Riz
|
0,61
|
0,74
|
1,07
|
168
|
218
|
168
|
1,44
|
0,53
|
Plantains
|
0,37
|
0,32
|
0,44
|
20
|
24
|
40
|
1,36
|
1,22
|
Maïs
|
0,27
|
0,22
|
0,31
|
45
|
44
|
41
|
1,38
|
0,34
|
Total
|
9,14
|
7,83
|
8
|
1 341
|
1 272
|
832
|
1,01
|
0,64
|
Poisson
|
0,95
|
1,42
|
1,05
|
734
|
1 268
|
470
|
0,74
|
0,50
|
|
Frais
|
0,52
|
0,63
|
0,86
|
180
|
261
|
205
|
1,37
|
0,57
|
|
Autre
|
0,43
|
0,79
|
0,19
|
554
|
1 007
|
265
|
0,24
|
1,09
|
Viande
|
0,36
|
0,20
|
0,28
|
314
|
250
|
152
|
1,40
|
0,43
|
Volaille
|
-
|
0,16
|
0,38
|
-
|
213
|
313
|
2,37
|
0,62
|
Total
|
-
|
1,78
|
1,71
|
-
|
1 731
|
935
|
0,96
|
0,54
|
Quantité consommée en 1986/Quantité
consommée en 1975 = Q86/Q75
Prix de 1986/Prix de 1975 = P86/P75.
Le riz, le maïs et le pain sont entrés dans le
régime alimentaire grâce à de fortes baisses des prix.
L'évolution de leur consommation dépendra de l'évolution
de leurs prix vis-à-vis du manioc, surtout pour les deux premiers qui
constituent la nourriture de base d'un petit groupe de la population kinoise.
En conclusion, pour le segment le plus pauvre de la
population, la cossette de manioc est la principale source de calories, car son
prix est plus avantageux. Souvent elle est même la seule source, ce qui
peut provoquer des problèmes nutritionnels, surtout aux enfants. Les
mélanges de farine de maïs et de manioc sont une alternative
intéressante en raison de leur meilleure valeur nutritionnelle.
27(*)
b. La
viande de boeuf, le poulet et le poisson
A Kinshasa, la consommation des produits d'origine animale
comprend surtout la viande de boeuf locale ou importée, la volaille,
principalement importée, et le poisson. Le poisson séché
et fumé est souvent de provenance locale, le poisson salé est
partiellement importé et le poisson frais est presque toujours
importé. Le poisson frais provient des eaux internationales au large de
l'Afrique. Il est directement importé au Zaïre par les chalutiers
(principalement des pays de l'Est) et est de basse qualité. Entre 1975
et 1986, la consommation totale de viande, volaille et poisson n'a guère
changée (1,78 kg par personne et par mois en 1975 contre 1,71 kg en
1986) grâce à une baisse du prix moyen au kg de 46%. Cette baisse
des prix reflète, pour ces produits, une tendance générale
à la baisse ainsi qu'un glissement de la consommation vers les formes
les moins chères et parfois de qualité inférieure.
Entre 1978 et 1984, une forte baisse du prix du poisson frais,
causée par une forte augmentation des importations de qualité
inférieure a eu lieu. Depuis 1984, les prix du poisson fumé,
séché et salé ont doublé en prix réels, et
celui du poisson frais n'a que légèrement augmenté. Ceci a
abouti à une substitution du poisson fumé et salé par le
poisson congelé non éventré, appelé
«mpiodi». Ainsi la consommation du poisson frais est passée de
0,63 kg en 1975 à 0,86 kg en 1986, tandis que celle du poisson
transformé (salé, fumé et séché) a
diminué, passant de 0,79 kg par mois et par personne en 1975 à
0,19 kg en 1986. La consommation de poisson séché, qui
coûte le plus cher, a diminué de 84%, le poisson fumé de
70% et le poisson salé, qui est le meilleur marché, de 64%. Il
est clair qu'il s'agit d'effets de substitution. La baisse de la consommation
du poisson, de 1975 à 1986, a partiellement été
compensée par une augmentation de la consommation de viande de boeuf
(viande «capa»; abats, tripes, etc.) et de poulet (poulet à
bouillir). Pour ces derniers, la qualité des importations a
également subi une baisse.
La baisse générale des prix de la viande de
boeuf, du poisson frais et de la volaille a atteint la position concurrentielle
de la pisciculture et des élevages zaïrois, mais elle a
été très avantageuse pour les consommateurs des centres
urbains. L'afflux de produits importés à des prix très
concurrentiels a fait que la population citadine s'est ruée vers les
produits importés au détriment des produits locaux.
Pour les plus pauvres, les produits d'origine animale sont des
vivres de luxe qui sont généralement hors de portée.
Parfois, ils peuvent se permettre d'acheter un poisson frais ou des haricots.
Les haricots, riches en protéines, sont un substitut de la viande et du
poisson. 28(*)
C.Les
légumes
Selon une étude réalisée par le
Ministère de l'Agriculture zaïrois en 1985, un total de 53 800
tonnes de légumes frais ont été commercialisées
à Kinshasa en 1985, soit une moyenne mensuelle de 4 480 tonnes (voir
tableau 3). Selon l'étude, 29 000 tonnes (54%) étaient produites
dans la ceinture maraîchère. La région du Kivu produisait
13,7%, soit 7 630 tonnes (surtout pommes de terre, carottes, choux, poireaux,
etc.). Les importations ne représentaient que 2,2% du total avec 1 194
tonnes. Les variétés de légumes importés peuvent
être comparées, pour l'essentiel, avec celles qui sont produites
au Kivu. Environ 24% des légumes provenaient du Bas-Zaïre (feuilles
de manioc, tomates, patates douces, piments, etc.), 4% du Bandundu (surtout
mfumbwa et feuilles de manioc), et 2% du Plateau de Bateke à 50-150 km
de Kinshasa (surtout feuilles de manioc). Les importations concernaient surtout
l'oignon. En 1985, il s'agissait de 600 tonnes d'oignons pour une importation
totale de 1 194 tonnes. Le tableau 4 présente le résultat d'une
enquête sur la consommation de légumes et de fruits à
Kinshasa en 1986 menée auprès de 250 ménages à
Kinshasa). Selon Houyoux (1986), la consommation était de 77 g par jour
et par personne en 1986, soit 46 g de feuilles de manioc et 31 g d'autres
légumes. Les feuilles de manioc sont de loin les principaux
légumes. Elles couvrent plus de 50% de la consommation totale en
légumes à Kinshasa et plus de 70% ailleurs. Leur consommation est
surtout élevée en milieu rural zaïrois. Elles
représentent une source importante de protéines. La consommation
des feuilles de manioc s'élevait à 1,6 kg par personne et par
mois en 1969 et se stabilisait à 1,3 kg en 1975 et 1986 (Houyoux, 1986).
Etant donné l'évolution du pouvoir d'achat, la consommation par
personne a baissé depuis 1986. Actuellement, elle est estimée
à 50 g par personne et par mois, mais de nombreux glissements ont eu
lieu.
Tableau 3:
APPROVISIONNEMENT DE KINSHASA EN LÉGUMES SELON LA PROVENANCE, EN 1985
(TONNES PAR AN) 29(*)
Produits
|
Bas-Zaïre
|
Bandundu
|
Ceinture maraîchère
|
Kivu
|
Importations
|
Patates douces
|
1 543
|
21
|
-
|
-
|
-
|
Haricots blancs
|
912
|
68
|
111
|
-
|
-
|
Aubergines
|
190
|
41
|
-
|
-
|
-
|
Tomates
|
2 225
|
-
|
-
|
10
|
104
|
Piments
|
1 252
|
2
|
-
|
-
|
-
|
Oignons
|
418
|
-
|
-
|
50
|
599
|
Feuilles manioc
|
5 753
|
286
|
3 899
|
-
|
-
|
Biteku-teku
|
570
|
-
|
9 203
|
-
|
-
|
Mfumbwa
|
204
|
430
|
-
|
-
|
-
|
Bilolo
|
-
|
-
|
1 329
|
-
|
-
|
Céleri
|
-
|
-
|
1 145
|
-
|
-
|
Ciboule
|
-
|
-
|
1 338
|
-
|
-
|
Concombres
|
-
|
-
|
200
|
-
|
-
|
Epinards
|
-
|
-
|
1 059
|
-
|
-
|
Laitues
|
-
|
-
|
465
|
-
|
-
|
Matembele
|
-
|
-
|
2 069
|
-
|
-
|
Ngai-ngai
|
-
|
-
|
4 562
|
-
|
-
|
Pointes noires
|
-
|
-
|
1 528
|
-
|
-
|
Pommes de terre
|
-
|
-
|
-
|
2 190
|
337
|
Ail
|
-
|
-
|
-
|
10
|
8
|
Carottes
|
-
|
-
|
-
|
1 540
|
14
|
Haricots verts
|
-
|
-
|
-
|
3
|
12
|
Choux
|
-
|
-
|
-
|
2 210
|
4
|
Poireaux
|
-
|
-
|
-
|
1 400
|
6
|
Salades
|
-
|
-
|
-
|
2
|
44
|
Chou-fleurs
|
-
|
-
|
-
|
4
|
21
|
Divers
|
-
|
-
|
2 264
|
46
|
45
|
Total
|
13 067
|
848
|
29 172
|
7 465
|
1 19230(*)
|
Tableau 4: QUANTITÉS
CONSOMMÉES PAR PERSONNE EN UN MOIS ET ÉLASTICITÉS-REVENUS
DES LÉGUMES ET DES FRUITS À KINSHASA
Espèces
|
Kg/mois/personne
|
Elasticités-revenus
|
Ignames
|
0,005
|
-
|
Patates douces
|
0,016
|
-
|
Pommes de terre
|
0,027
|
2,70
|
Sous-total féculents
|
0,048
|
-
|
Carottes
|
0,001
|
0,64
|
Oignons
|
0,137
|
0,42
|
Feuilles de manioc
|
1,296
|
0,50
|
Salades
|
0,004
|
-
|
Epinards
|
0,100
|
0,87
|
Lengalenga
|
0,322
|
-
|
Tomates fraîches
|
0,059
|
0,34
|
Ngai-ngai
|
0,059
|
0,54
|
Matembele
|
0,103
|
0,57
|
Aubergines
|
0,009
|
3
|
Choux blancs
|
0,001
|
2,06
|
Pili-pili
|
0,157
|
0,20
|
Sous-total légumes
|
2,248
|
0,30
|
Banane douces
|
0,124
|
1,41
|
Citrons
|
0,004
|
1,26
|
Oranges
|
0,100
|
1,63
|
Avocats
|
0,020
|
1,09
|
Goyaves
|
0,005
|
0,62
|
Mangues
|
0,002
|
1,70
|
Ananas
|
0,003
|
-
|
Autres
|
0,011
|
-
|
Sous-total fruits
|
0,269
|
1,35
|
Total
|
2,565
|
-
|
.31(*)
Les légumes-feuilles (feuilles de manioc, d'igname, de
patates douce, de haricots, d'amarante, d'oseille, etc.) constituent toujours
la base de la consommation des légumes en milieu urbain zaïrois.
Ces dernières années, les feuilles de la patate douce (matembele)
ont gagné beaucoup d'importance et ont partiellement remplacées
les feuilles de manioc. Selon plusieurs consommateurs, le matembele est
actuellement le deuxième légume à Kinshasa. C'est pour
cette raison que cette espèce est surnommée «Mokonzi ya
Ndunda» ou «chef des légumes». La substitution se fait
pour deux raisons. Tout d'abord, les feuilles de la patate douce sont plus
faciles à préparer et à un moindre coût, ensuite,
elles sont devenues relativement moins chères que les feuilles de
manioc. L'offre en feuilles de manioc a probablement diminué (en termes
relatifs) à cause de la détérioration de l'infrastructure
routière et du glissement relatif vers le transport fluvial. Les
feuilles de manioc ne supportent qu'un transport de un à deux jours. La
croissance actuelle du secteur maraîcher urbain est basée sur une
production de légumes-feuilles. La production de feuilles de manioc en
milieu urbain a connu une croissance importante, mais la qualité de ces
feuilles est généralement mauvaise car elles craignent la
poussière, la pollution, etc.
Au Zaïre, les légumes sont rarement
consommées frais. Les légumes-feuilles sont cuits et
préparés avec une sauce à base d'huile de palme ou d'huile
d'arachide, de tomate (souvent en boîte), de pili-pili et d'oignon. La
consommation de ces trois produits, dits complémentaires, variait autour
de 150 g par personne et par mois en 1986. Ils sont cultivés dans toutes
les régions, généralement en petites quantités,
pour l'autoconsommation. En milieu urbain, la tomate fraîche est un
produit de luxe, qui n'est pas compétitif. La consommation de tomates en
boîte est le double de celle de tomates fraîches.
L'élasticité-revenu de la consommation d'un
produit est la mesure de la variation relative du revenu et permet d'analyser
la façon dont se comporte le ménage lorsque le revenu varie. Si
le coefficient est supérieur à 1, la part de la dépense
considérée croît relativement plus que les revenus, et
lorsque croissent les revenus, si le coefficient est égal à 1, la
part est constante, s'il est inférieur à 1, la part diminue
relativement moins que les revenus. Le poste «légumes» est
inélastique, tandis que les fruits ont une élasticité
supérieure à 1. L'élasticité-revenu pour les
légumes était de 0,30 en 1986, ce qui indique qu'une augmentation
du revenu de 1% provoquerait une augmentation de la consommation de
légumes de 0,30%. Les composantes du repas journalier, à savoir
les légumes-feuilles, le pili-pili, l'oignon et la tomate avaient en
1986 des élasticités-revenus assez basses: entre 0,30 et 0,50.
L'élasticité des légumes-feuilles se situe autour de 0,50.
Actuellement ces élasticités-revenus se situent probablement
autour de 1, en raison de la baisse du revenu. Une augmentation du revenu
aurait un impact direct et du même ordre de grandeur relative sur la
consommation de légumes.
La ciboule, le poireau et l'ail sont utilisés comme
condiments dans les plats traditionnels. Les achats de légumes se font
généralement en très petites quantités,
destinées à la consommation de quelques jours. Le chou blanc, le
concombre, l'aubergine, la pomme de terre et la laitue sont des produits de
grand luxe: les élasticités-revenus varient entre 2 et 3. Une
baisse des revenus de 1% implique une baisse de la consommation de 2 à
3%. De plus, une partie importante du groupe cible pour ces légumes,
dits de type «européen», a quitté le Zaïre ces
dernières années, provoquant un glissement relatif vers les
légumes-feuilles dans les habitudes alimentaires. D'une façon
générale, la consommation de fruits est basse à Kinshasa.
Elle était de 0,30 kg par mois et par personne en 1986 alors qu'elle
était encore de 0,63 kg en 1969 et de 0,49 kg en 1975. Elle concerne
surtout la banane douce et l'orange. Les fruits sont caractérisés
par une élasticité-revenu de 1,35, ce qui indique que le niveau
des revenus a un impact important et que la demande en fruits a fortement
diminué ces dernières années en raison de la baisse du
pouvoir d'achat.*32(*)
SECTION
2 : AMELIORATION DES CONDITIONS ECONOMIQUES
Largement inspiré de l'organisation coloniale avait
trouvé son maximum d'efficacité. Il était fondé sur
un Etat centralisateur, un secteur public étendu et puissant, une
industrie manufacturière très dynamique animée
principalement par des capitaux privés mais soutenue par l'État
(au dépens d'ailleurs de l'agriculture). Le coeur et le moteur principal
de la puissance économique de l'État étaient
constitués par la Gécamines. Cette société
minière d'État, héritière de la prestigieuse. Union
Minière du Haut-Katanga venait d'achever un ambitieux et important
programme d'investissement, notamment la construction d'un nouveau
concentrateur très performant alimenté par la mine souterraine de
Kamoto, la plus importante de la société.
Considéré comme une véritable prouesse
technologique, cet investissement avait poussé la capacité de
production de l'entreprise à un maximum qui ne sera plus jamais
dépassé. En 1973, la Gécamines apparaissait comme la
sixième plus grande entreprise minière du monde.
Sur cette entreprise se greffaient deux très gros
organismes publics de transport : la Société Nationale des
Chemins de fer Zaïrois, S.N.C.Z. (héritière de l'entreprise
coloniale K.D.L.) et l'Office National des Transports, O.N.A.T.R.A.
(héritière de l'entreprise coloniale OTRACO). Ces deux
entreprises jointes constituaient le fer de lance du système de
transport de la Voie Nationale qui reliait le Katanga à la côte
Atlantique sur près de 3.000 Km. Deux autres sociétés
publiques de prestiges complétaient le réseau public national des
transports. La C.M.Z., la Compagnie Maritime Zaïroise faisait naviguer sur
les mers du globe 10 bateaux d'un port en lourd de 137.000 tonnes et la
compagnie aérienne Air Zaïre qui disposait d'une flotte de 6 avions
pour les vols long-courrier et de 19 avions moyen-courrier pour le
réseau intérieur.
Pour parachever et soutenir l'armature du secteur public, la
Société Nationale d'Électricité, S.N.EL. Venait de
mettre en exploitation la première centrale hydroélectrique
édifiée sur le site d'Inga et achevait la construction de la
deuxième centrale (mise effectivement en exploitation en 1981). Elle
avait en outre commandée la construction d'une ligne électrique
à haute tension reliant Inga-Kinshasa au Katanga (mise effectivement en
exploitation en 1982). Autour de cette ossature, proliféraient nombre de
sociétés, d'entreprises, d'établissements publics
intervenant dans tous les secteurs de l'activité productive (une
cinquantaine environ). En outre, l'Etat était un actionnaire important
dans plus de 80 entreprises à capitaux privés.
L'institut de gestion du Portefeuille était
chargé d'administrer ce patrimoine. La croissance
accélérée avait élargie considérablement la
capacité de l'Etat à mobiliser des ressources financières,
notamment à partir de ses recettes propres. Grâce à cet
apport substantiel, l'Etat avait poursuivi le développement de
l'enseignement national particulièrement le secteur de l'enseignement
secondaire et singulièrement celui de l'enseignement universitaire en
pleine croissance.
Ainsi entre 1968 et 1974, les dépenses de
l'enseignement représentaient entre 20 et 25 % des dépenses
courantes de l'Etat. En moyenne, 400 millions de dollars étaient
consacrés à l'enseignement dont 80 millions environ
étaient affectés à l'enseignement universitaire
(pour une population universitaire de 17 000 d'étudiants). 33(*)
Il apparaît donc qu'à cette époque un
effort extraordinairement important avait été entrepris dans le
domaine de la production industrielle, la mise en place d'infrastructures
économiques (essentiellement dans le domaine de l'énergie et des
transports) et l'établissement d'un système d'enseignement et de
santé qui permettait d'entrevoir un décollage de
l'économie zaïroise.
En dépit de cela, il faut se souvenir qu'entre 1967 et
1974, le Produit Intérieur Brut congolais avait crû à un
taux annuel de 7,6 %, cependant que le secteur de l'industrie
manufacturière se développait au rythme spectaculaire de 8,6 %
par an.
Dans les milieux financiers internationaux, comme au sein du
monde politique occidental, on considérait que la République du
Zaïre était en passe de devenir avec l'Afrique du Sud et le
Nigeria, la troisième puissance régionale en Afrique
Subsaharienne.
Par ailleurs, c'est en 1974 que se produisit une série
d'événements hautement symbolique qui plongea toutes les couches
de la population congolaise dans une sorte d'euphorie délirante et
aveugle. Cette année-là, en effet, le Zaïre devenait
successivement champion d'Afrique des Clubs Champion (de football),
détenteur de la Coupe d'Afrique des Nations et qualifié pour la
phase finale du "Mundial". Enfin, c'est en 1974, que fut organisé le
match de boxe du siècle (le seul d'ailleurs qui fut jamais
organisé en Afrique) entre Cassius Clay (Mohammed Ali) et Georges
Foreman.
Cet achèvement, par certains côtés,
grandiose, n'avait toutefois, pu être réalisé qu'avec la
participation d'une aide publique extérieure importante d'environ 500
millions de dollars, versée annuellement par les donateurs occidentaux
et par la progression d'un endettement extérieur qui avait pratiquement
quadruplé entre 1970 et 1974.
Ainsi, la capacité fiscale bien que très
élevée était bien loin de couvrir l'ensemble des
dépenses de l'Etat et laissait depuis 1973, un déficit
représentant plus d'un tiers des recettes publiques non
remboursables.34(*)
a. Contraction brutale
1975-1982.
L'évolution économique au Congo n'a jamais
été linéaire, elle procède par sauts discontinus.
Cette caractéristique particulière tient au fait qu'à
l'impact dévastateur d'événements extérieurs
brutaux sur lesquels le pouvoir politique et les entreprises n'ont en fait, que
très peu de prises, vient s'ajouter en se cumulant celui des
décisions prises par les autorités publiques.
Tantôt précipitées, tantôt
intempestives, très souvent contradictoires, ces décisions sont
toujours désastreuses sur le plan économique.
La période 1975 - 1982 en donne une première et
triste illustration. Ainsi, la baisse spectaculaire du prix du cuivre (50 %)
à la fin de 1974 jointe au quadruplement du prix des produits
pétroliers intervient au moment même où les liaisons
ferroviaires directes entre le Katanga minier et le port d'évacuation de
Lobito en Angola sont interrompues (1975) à la suite de l'extension
violente de la guerre civile en Angola. Tous ces événements
devaient entraîner inéluctablement une réduction des
recettes en devises du pays, une contraction dramatique des ressources propres
de l'Etat et une aggravation sensible des coûts de production de
l'activité industrielle et minière.
C'est au cours de cette période de secousses
économiques internationales que furent prises les mesures de
"zaïrianisation" (30 décembre 1973) qui pratiquement
transféraient d'un trait de plume, une large portion de l'appareil
productif appartenant à des étrangers, entre les mains d'une
large couche de l'élite politico-commerciale zaïroise. Devant la
gabegie et le désarroi qu'avait provoqués cette décision
improvisée, les autorités politiques, un an plus tard (30
décembre 1974), par une mesure dite de "radicalisation" opéraient
un nouveau transfert de l'appareil productif zaïrianisé au profit
d'organismes d'Etat gérés par les mêmes élites
après un processus de "permutation des fonctions" typique de la gestion
du secteur public par le pouvoir politique zaïrois (et congolais).
Enfin par un dernier mouvement à 180°, les
mêmes autorités décidaient en 1976, (le 17 septembre) de
"rétrocéder" tous les actifs zaïrianisés puis
radicalisés aux anciens propriétaires. C'est au milieu de cet
ébranlement catastrophique dans l'organisation et la structure
économique du pays qu'éclatèrent en 1977, (du 28 mars au
26 mai) et en 1978, (du 13 au 20 mai) ce que l'on est convenu d'appeler les
deux guerres du Shaba .
A chaque fois, une intervention militaire
étrangère fut nécessaire pour rétablir l'ordre et
la paix. A côté du soutien armé de la France et l'appui
logistique des Etats-Unis, le chef de l'Etat zaïrois fit appel pour la
première fois à une force armée interafricaine (2.700
hommes) dont le Maroc fournira le plus gros contingent. Relevant les troupes
françaises, les forces interafricaines furent chargées de
défendre les régions minières.
La deuxième guerre du Shaba fut la plus courte mais
aussi la plus meurtrière : 850 civils tués dont 92 ressortissants
des pays occidentaux. 2.269 expatriés furent évacués du
centre minier de Kolwezi dont 1.800 Belges. Cet épisode sanglant devait
saper les assises technico-administratives de l'exploitation industrielles et
minière de là GÉCAMINES. Non pas que les installations
fussent détruites ou gravement endommagées, mais la terreur
provoquée par les massacres de Kolwezi devait aboutir au départ
de 400 techniciens expatriés, membres du personnel de la
société. La plupart d'entre eux étaient employés
dans l'exploitation du centre minier de Kolwezi, le joyau industriel le plus
performant de la GÉCAMINES. Une centaine seulement fut
réembauchée.
Le remplacement du personnel expatrié par des
techniciens nationaux qualifiés non seulement ne fut pas suffisant pour
combler les vides, mais surtout, les équipes mises en place ne pouvaient
pas, de but en blanc, reconstituer la solidité et la cohérence de
l'organisation complexe qu'exigeait le fonctionnement d'un centre aussi
modernisé et aussi important que le Groupe Ouest de la GECAMINES.
L'ordre étant rétabli, il fallait consolider la
paix et reconstruire l'économie d'un pays bouleversé. Un vaste
programme de redressement, de relance et de stabilisation fut
élaboré en 1979 (le Plan Mobutu), complété en 1980
et finalisé en 1981 avec l'aide des institutions financières
internationales.
Ce plan était assorti de la promesse d'une aide
exceptionnelle accordée par les "amis du Zaïre " principalement,
par la Belgique, la France, Etats-Unis, l'Allemagne, le Canada et le
Royaume-Uni.
Des conditions expresses à l'octroi de cette aide
extérieure furent imposées et acceptées par le
Président, à savoir la démocratisation du régime et
la réconciliation nationale. La réforme des institutions
politiques, la normalisation des relations du Zaïre avec ses voisins,
principalement avec l'Angola, la transparence dans la gestion du secteur
public.
Une des idées force soutenue par les bailleurs de fonds
à cette époque était d'amener les autorités
publiques zaïroises à confier à des experts étrangers
de haut niveau et pour un mandat limité dans le temps, la haute
direction des entreprises publiques et de certaines institutions
financières publiques afin d'accélérer les réformes
et garantir la transparence dans la gestion des deniers publics.
C'est ainsi qu'à la tête de la GECAMINES, de la
SNCZ, de L'ONATRA, de la SNEL et de l'OFFICE DES ROUTES furent nommés
des Présidents Directeurs Généraux étrangers ;
à la gestion courante de la Banque du Zaïre (banque centrale), un
directeur principal allemand ; au contrôle des dépenses publiques,
un ordonnateur principal turc ; à la tête de l'OFFICE DES DOUANES
nouvellement créé, un inspecteur général des
douanes belge.
La mise en oeuvre des réformes envisagées
à travers cette stratégie fut en définitive un
échec. Dans la plupart des cas, la qualité et
l'intégrité des experts n'étaient pas à mettre en
doute.
En fait, ce n'est que du bout des lèvres et contraintes
que les autorités politiques avaient accepté ce qu'il fallait
bien considérer comme une mise temporaire sous tutelle
économique.
Dans leur ensemble, les élites politico-commerciales
répugnaient profondément à se soumettre aux règles
de la transparence financière sous le regard critique souvent hypocrite
et teinté de racisme d'un étranger. Aussi, aucun des experts
étrangers nommés par le pouvoir politique zaïrois sur
proposition des instances financières internationales ne termina son
mandat. Un par un, ils furent éliminés très habilement des
postes importants qu'ils occupaient.
Les réformes économiques amorcées ne
furent donc pas poursuivies. Par ailleurs, les programmes conclus avec l'appui
du F.M.I. pour restaurer les équilibres financiers ne furent pas tenus.
La stabilisation ne fut donc pas au rendez-vous et le F.M.I
suspendait en 1981 son appui financier. Bref, au cours de cette période
fort troublée qui suivit l'apogée économique du pays, le
bilan économique fut désastreux.
1975, 1976, 1978 enregistrèrent une chute spectaculaire
du Produit Intérieur Brut de l'ordre de 6 % par an.
De 1975 à 1982 la baisse annuelle moyenne de P.I.B. fut
estimée à près de 1,8 %. Et pourtant au cours de cette
même période, le pays a pu bénéficier d'une aide
publique extérieure importante estimée à une moyenne
annuelle de 670 millions de dollars (de 2000). Cet apport substantiel de
ressources extérieures n'a pas permis de stopper la dégradation
économique ni de freiner l'instabilité financière.
En effet, depuis 1976, les bailleurs de fonds occidentaux
subordonnaient expressément leurs apports financiers à
l'exécution par le Zaïre d'un programme de stabilisation
économique et financier conclu à l'appui d'un nouveau
crédit accordé par le F.M.I.
Le 5 novembre 1982, un nouveau gouvernement fut mis en place
par le Président de la République. Il était chargé
de la mise en oeuvre de ce programme et de sa réussite.
Par ailleurs, le 7 décembre 1982, à l'occasion
de l'ouverture du troisième Congrès ordinaire du Mouvement
Populaire de la Révolution, le Président prononça un
discours critique et véhément, fustigeant la mauvaise gestion des
institutions et leurs manques d'efficacité.
Il s'agit, dit-il, «de nettoyer la maison de la cave au
grenier». Au mois de janvier 1983, une commission parlementaire de
contrôle fut instituée.
Elle disposait d'un pouvoir général et permanent
de contrôle sur la gestion des finances publiques et du patrimoine de
l'Etat. Elle faisait, en quelque sorte, office de Cour des Comptes. Tout au
long de l'année 1983, elle a mené effectivement des audits au
sein des administrations et des entreprises publiques.
Elle a rédigé des rapports
circonstanciés, recommandés des poursuites judiciaires à
l'encontre de ceux dont elle avait débusqué les malversations.
L'heure était à la chasse aux «détourneurs» et
aux corrompus.
Un remaniement du gouvernement opéré en mars
1983 renforça considérablement le pouvoir du Premier Commissaire
d'Etat, maître-artisan de la politique de rigueur et
d'austérité. Une action énergique fut entreprise de 1982
à 1983, le déficit du budget fut très sensiblement
réduit par une contraction dramatique de 23 % des dépenses
publiques en termes réels et un accroissement concomitant de 4 % des
recettes.
Par ailleurs, tout au long de 1983, des mesures de
libéralisation des prix furent introduites, et pour couronner son action
draconienne, le Gouvernement procédait, le 12 septembre 1983, à
la plus forte dévaluation officielle jamais enregistrée dans
l'histoire du pays.
Elle aboutissait au quintuplement du cours officiel du
zaïre monnaie exprimée en dollar.
Par cette opération, le cours officiel s'ajustait sur
le cours du marché parallèle. Dans la foulée, le
Président de la République sollicitait un crédit du F.M.I.
avec, à l'appui, une lettre d'intention exposant avec précision
les grandes lignes du nouveau programme que son Gouvernement comptait
réaliser. Bien que satisfait des résultats enregistrés, le
F.M.I. attendit 3 mois, avant d'accorder les crédits sollicités.
Il fallut préalablement réunir auprès des bailleurs de
fonds et des créanciers, des engagements financiers globaux suffisants
pour replacer le pays sur la voie de la stabilisation et de la croissance.
C'est donc, le 27 décembre 1983 que le F.M.I approuvait
le crédit demandé. Le paquet financier global s'élevait a
près de 2.700 millions de dollars.
Ce fut le plus important montage financier qui ait jamais
été organisé autour d'un programme de stabilisation au
profit du Zaïre. A l'aube de l'année 1984, l'optimisme est de
rigueur.
Le Zaïre est devenu le «bon élève de
la classe». Les institutions politiques zaïroises se congratulent.
C'est ainsi notamment que l'exécutif saluait publiquement le travail
d'audit accompli par la Commission parlementaire de contrôle.
Très vite, les esprits déchantent. Au fur et
à mesure de l'exécution du programme de stabilisation, des
tensions se font jour au sein de la classe politique. Les interpellations
qu'adressent les parlementaires au Gouvernement se multiplient. 35(*)
Les réductions sévères des
dépenses dans le secteur de la santé, de l'enseignement et de
l'administration traditionnelle ont permis l'augmentation considérable
des dépenses relatives au règlement des intérêts sur
la dette publique extérieure conformément, d'ailleurs, aux
engagements pris avec les créanciers publics internationaux.
Toutefois, elles ont aussi facilité les
règlements des arriérés commerciaux privés. Cet
apurement s'était opéré au-delà de ce qui avait
été prévu dans le programme de stabilisation. Le
règlement des arriérés commerciaux a toujours fait l'objet
de tractations opaques entre les créanciers privés d'une part, le
Conseil Exécutif (le Gouvernement) et la Banque du Zaïre d'autre
part.
De 1984 à 1987, le règlement des
arriérés commerciaux en monnaie étrangère
était très important. Ainsi en 1987, les montants liquidés
à ce titre étaient supérieurs aux
rémunérations versées à l'ensemble du personnel de
l'administration publique. Si l'austérité budgétaire avait
permis non seulement de réduire le déficit mais d'enregistrer des
soldes positifs, elle n'avait toutefois pas abouti à l'arrêt du
financement monétaire des opérations de l'Etat par la Banque du
Zaïre.
Ce financement a servi à réduire hors budget,
le principal de la dette extérieure.
c. Brève analyse des
réformes
1. Réforme monétaire de novembre
1963
Il s'agissait de la première dévaluation
officielle du franc visant essentiellement à transférer les
ressources des circuits spéculatifs à l'Etat et aux secteurs
productifs ainsi qu'à rétablir l'équilibre des finances
publiques.
A cette fin, il fut instauré d'un double taux de
change: 150 FC = 1$ USA à l'achat, et 180 FC = 1$ USA à la
vente. L'écart de 20% entre les deux taux constituait une taxe,
le bénéfice de change, de la même ampleur sur toute
sortie de devises, automatiquement ponctionnée par la Banque Centrale.
En 1964, le bénéfice de change a fourni à
l'État 36% de ses recettes fiscales, 34%, en 1965, et 25%, en 1966.
Cette dévaluation fut accompagnée d'une hausse
généralisée des salaires qui a entraîné
très rapidement des déficits budgétaires qui furent
couverts par d'importantes avances de la Banque centrale. Ce qui fit fortement
fondre les réserves de change. La hausse subséquente des prix
acheva de faire sauter cet édifice de stabilisation monétaire.
2. Réforme monétaire de juin 1967
Politiquement, le pays avait retrouvé son unité,
le pouvoir dictatorial de Mobutu était à son apogée et
l'administration publique était relativement outillée pour
appliquer un programme économique et financier. Sur le plan
économique, la remontée du cours du cuivre, principale source des
recettes fiscales et devises, fut un atout majeur. Le Congo reçut aussi
l'assurance du Fonds Monétaire International d'accéder à
un crédit « stand-by » de 27 millions de $ USA.
Sous-tendue par l'ambition de doter le pays, qui allait peu
après changer de nom, d'une nouvelle monnaie, la réforme se
caractérisa par: la création d'une nouvelle unité
monétaire, le zaïre, s'échangeant contre 1.000 francs
congolais et 2 $ USA; la suppression du bénéfice de change
instauré en 1963; l'assouplissement considérable des
formalités d'importation. Les résultats engangés furent
positifs. Les finances publiques furent rapidement redressées et le pays
connut une croissance économique.
4. Réforme monétaire du 12 mars
1976
Les années 1970 marquèrent le début d'une
catastrophique récession économique, corollaire de multiples
facteurs cumulés. Les plus significatifs furent: la chute des
cours des produits d'exportation; la hausse vertigineuse du prix du
pétrole; les lois de zaïrianisation et de radicalisation
édictées en 1973-1974. Ces deux opérations menées
en dépit du bon sens précipitèrent le pays dans le
marasme. Par la suite, l'incurie croissante dans la gestion des finances
publiques va se traduire par des mesures plus fréquentes et plus
débiles de redressement monétaire.
L'amenuisement
progressif des réserves de change officiel ne permettait plus de
maintenir le taux fixe de change officiel, en vigueur a cette époque.
Entre-temps, le zaïre subissait aussi des baisses
induites par les dévaluations du dollar américain à cause
de son rattachement forcé au Droits de Tirage Spéciaux (DTS). Le
DTS, constituant un ensemble de principales devises y compris le dollar
américain, fut imposé comme l'unité de compte au sein du
Fonds Monétaire International (FMI), depuis la décision
américaine du 15 août 1971 d'arrêter la
convertibilité du dollar par rapport à l'or monétaire. Le
rattachement du zaïre au DTS fut maintenu même lorsque les pays
industrialisés décidèrent à la suite des accords
dits de Jamaïque, en janvier 1976, de laisser flotter leurs
monnaies.
Cette troisième réforme monétaire s'est
opérée au motif du rattachement du zaïre au DTS (1 Z = 1
DTS), qui valait à l'époque 1,17 dollar US. Par rapport à
la parité antérieure de 1 Z = 2 $ USA, cet alignement avait
comporté une dévaluation de la monnaie nationale de l'ordre de
42%. L'opération s'était inscrite dans un processus de mise en
place d'un programme de stabilisation appuyé par le FMI.
A partir de ce moment, le zaïre va connaître
une période de dévaluations en cascade. De 1 Z = 1 DTS = 1,16 $US
= 44,89 FB, en 1976, on est passé à 1 Z = 0,2625 DTS = 0,34
$US = 10,19 FB, en 1980.
5. Réforme monétaire de décembre
1979
Cette réforme fut caractérisée par la
démonétisation et le gel les liquidités en vue de
décourager la détention des coupures à valeurs faciales
élevées à des fins spéculatives et d'éponger
une partie des liquidités. Les billets de 5 et 10 zaïres furent
démonétisés et remplacés par d'autres billets de
même valeur faciale. En même temps, il fut question d'opérer
une importante déflation des moyens de paiement sans pour autant
affecter la valeur externe de la monnaie nationale. L'échange manuel
pour les particuliers devait se limiter à 3.000 zaïres par personne
âgée de 18 ans et plus, à 5.000 zaïres (dont 50%
à verser en compte) pour les petites et moyennes entreprises, et
à 20.000 zaïres (dont 50% à verser en compte bancaire) pour
les entreprises de grande taille. Dans un premier temps, les avoirs en comptes
à vue étaient disponibles à concurrence de 10% tandis que
le reste était libéré progressivement suivant les besoins
de l'économie.
Menée précipitamment et dans le contexte d'un
réseau bancaire très clairsemée, l'opération
d'échange de billets s'est révélée totalement
inefficace. En janvier 1980, l'on assistait à de massives
émissions monétaires qui ont abouti, en février 1980,
à une dévaluation de 30%.
6. Réforme monétaire de septembre 1983
Ce fut une réforme du régime du taux de change.
Elle a comporté trois opérations principales: la modification du
taux de change, l'adhésion au régime des taux flottants et la
libéralisation de la réglementation des changes. La
révision décidée de la parité de la monnaie
consacra une dévaluation de 77,5%, partant de la parité de 1
zaïre = 0,1575 DTS en vigueur, depuis le 22 juin 1981, à 1
zaïre = 0,03542 DTS.
Jusqu'à la fin de l'année 1983, le zaïre ne
s'était que très lentement déprécié par
rapport au dollar américain. L'écart entre le taux du
marché officiel et celui du marché parallèle
s'était progressivement réduit grâce à une
amélioration des apports en devises favorisée par une certaine
libéralisation des échanges extérieurs. Les mesures de
septembre 1983 s'étaient inscrites dans le cadre d'un programme
d'ajustement économique et financier qui, en fin d'exercice, avait
reçu le soutien du FMI.
Deux autres programmes initiés, en 1987 et 1988, ont
été interrompus à cause de leur exécution
insatisfaisante au regard des critères de performance définis par
le FMI. Ainsi lâché par le FMI, la République du Zaïre
pataugeant déjà dans une entropie avancée, se retrouva
avec un gonflement malsain des dépôts bancaires et
l'incapacité croissante des banques et autres agences
agréées à répondre aux demandes de retraits des
fonds exprimées par la clientèle. Ce qui conduisit, dès
l'orée des années 90, à la prolifération des
cambistes de rue. Le développement de ces banquiers de fortune a
totalement fragilisé le système bancaire officiel.36(*)
CHAPITRE III :
L'IMPACT DU REGIME DICTATORIAL SUR
L'AMELIORATION
DES CONDITIONS
SOCIO-ECONOMIQUE DE LA POPULATION
SECTION 1 : L'impact
du régime dictatorial sur l'amélioration des conditions sociales
la population
1. Le Mobutisme comme garant de la cohésion et
de la paix
Il pris le pouvoir et pour éviter de tomber dans les
erreurs du passé pour ne pas dire de la première
république qui du reste ont aidées le pays à ce mettre a
genoux le président MOBUTU opta pour la centralisation du pouvoir,
l'unitarisme, la cohésion, la création d'un Etat uni, fort et
solidaire, étant tous unis derrière une seul homme ;
d'où la création d'un parti unique signe de l'unité
nationale a l'opposé du multipartisme qui a ruiner le pays.
Dès sa prise du pouvoir, le pays connu des moments des
fortes stabilités économiques et des paix , cette paix tant
rechercher par le peuple ; depuis des années et des années
fut enfin retrouver et le peuple connu l'unité ;
l'égalité ; la vraie indépendance pour laquelle
beaucoup son mort.
Etant donné que personne ne peut exercer n'importe
quelle activité sans avoir la paix qu'il soit commerçant,
professeur, médecin, ...la paix est le premier
élément moteur de toute amélioration de conditions
sociales et cette paix nous l'avons dit ci haut est la résultante
d'une longue lutte et d'un changement tout un régime politique.
2. L'instauration de la
solidarité organique
Le président MOBUTU a pris le pouvoir au moment
l'expérience du pluralisme politique c'était déguiser en
tribalisme à l'aube de l'indépendance, charger
d'égoïsme les acteurs politique voulaient à tout prix
régner et diriger au même instant ; l'envie du pouvoir ;
la jalousie politique ; animer les acteurs politiques, cet état
des choses a conduit le pays dans un chaos, les luttes fracticides, la division
menacer d'éclater des fondements même du pays.
Il y avait de la sécession, d'instabilité
politique, entre le président et le premier ministre, c'est dans cet
état des choses qu'un vaillant fils du zaïre, dans un élan
patriotique décida d'en fléchir le cours de l'histoire de notre
pays.
Etant donné que la première république
était marquée par des divisions ethniques et tribales et dans
le souci d'instaurer la paix et la cohésion sur toute la
république, après la suppression des partis politiques MOBUTU a
voulut traduire le concept d'"une nation politiquement
organisée" dans la réalité, cela impliquait une
expansion du contrôle de l'État sur la
société
civile.
Cela commençait par l'incorporation de la jeunesse et
des travailleurs dans des organisations contrôlée par le MPR. En
juillet 1967, le Bureau politique annonça la création de la
Jeunesse
du Mouvement Populaire de la Révolution (JMPR), un mois après
le lancement de l'
Union
Nationale des Travailleurs Zaïrois (UNTZA), qui mit ensemble sous une
seule organisation trois syndicats de travailleurs pré existants.
Le but était, selon les termes du Manifeste de la
Nsele, était de transformer le rôle des syndicats de travailleurs
de "force de confrontation" en "un organe de support à la politique
gouvernementale," devenant ainsi "un lien de communication entre les classes
populaires et l'État."
De la même façon, la JMPR devait opérer
un lien majeur entre les étudiants et l'État. En
réalité, le gouvernement tentait de mettre sous sa coupe les
secteurs les plus susceptibles de voir émerger une opposition au
régime , en soumettant les dirigeants de travailleurs et de la jeunesse
au Bureau politique du MPR, le régime espérait enrôler les
forces syndicales et les étudiants dans la machinerie de
l'État.
3. Le nationalisme comme base
de cohésion sociales
La fondation doctrinale suivit de peu la fondation du parti,
et prit la forme du
Manifeste
de la Nsele (du nom de la résidence campagnarde de Mobutu à
Kinshasa à
Nsele, à six
kilomètres de
Kinshasa) publié en
mai
1967. Le nationalisme, la
révolution, et l'authenticité y furent identifiés comme
thèmes majeurs de ce qui serait bientôt qualifié de "
Mobutisme".
La poursuite du contrôle des secteurs sociaux-clefs
continua. Les associations de femmes furent mises sous contrôle du parti,
de même que la
presse, et en
décembre
1971 Mobutu commença
à amputer la puissance des églises.
3 Églises étaient reconnues à
l'époque : l'
Église
du Christ au Zaïre, l'
Église
kimbanguiste, et l'
Église
catholique romaine. La nationalisation des
universités
de Kinshasa et
de
Kisangani, alliée avec l'insistance de Mobutu de supprimer les noms
chrétiens et d'installer des sections de la Jeunesse du MPR dans tous
les
séminaires,
amenèrent rapidement des tensions avec l'Église catholique
romaine. Celles-ci continuèrent jusqu'en
1975, date à laquelle,
suite à des pressions du
Vatican, le régime
cessa ses attaques contre l'Église catholique romaine qui
récupéra certaines de ses prérogatives en matière
d'enseignement. Cependant, conformément à la loi de
décembre 1973, qui autorisait l'État à dissoudre "toute
église ou
secte troublant ou susceptible
de troubler l'ordre public, des organisations non autorisées furent
démantelées et leurs dirigeants jetés en prison.
Mobutu fut attentif à supprimer toute institution qui
pourrait favoriser les affinités ethniques.
Résolument opposé une mobilisation politique sur
base de l'origine ethnique des personnes, il interdit nombre d'associations
telles que l'"Association des Lulua Frères, qui existait au
Kasaï depuis
1953 en réaction
à l'influence dans la région de l'ethnie rivale des
Lubas, et Liboke lya Bangala
(littéralement "paquet de Bangalas"), une association formée dans
les
années 1950
pour représenter les intérêts des locuteurs
Lingala dans les grandes
villes.
La paix a pu régner au pays grâce au
président MOBUTU et ceci étant toutes les activités
s'exercer tranquillement, le peuple se déplacer librement d'une
contrée vers une autre, acheter et vendre, étudier, les
investisseurs et les touristes venaient tranquillement au pays, les bailleurs
de fond à un certain moment ne douter financer les institutions en
place la paix est un élément très capital pour le
développement.
Toutes les couches susceptibles de pouvoir provoquer des
troubles et des divisions étaient supprimées et réunies au
sein d' un même et seul parti, le Mouvement Populaire de la
Révolution permis a plusieurs jeunes de trouver de l'emploi.
Cet état de choses a supprimer le tribalisme, n'importe
qui pouvait se rendre n'importe ou et y travaillait librement comme
étant congolais, ainsi donc, le contrôle de toutes les couches par
le régime fut un meilleur atout l'amélioration des conditions
de vie de la population parce qu'on engager les gens non pas compte tenu de
leur tribu mais compte tenu leur qualification et de leur compétence,
n'importe qui pouvait travailler dans n'importe quelle province.
Le fait pour le gens de se regrouper selon leurs
affinités ethnico tribales est toujours facteur de plusieurs divisions,
favoritisme, mécontentement et jalousie.
Les gens s'entre aidaient au nom du parti plutôt qu'au
nom de la tribu, les gens s'entre aidaient au nom de la fraternité, et
le Président de la république en tant père fondateur du
MPR comporter comme un père vis-à-vis de ses enfants par le
simple fait que ces derniers lui étaient obéissant, il oeuvrer
dans le but de satisfaire l'intérêt général, ainsi
nous pouvions voir, les écoles publiques étaient gratuites,
l'Etat fixé le prix que les écoles privées faire
payés, les soins médicaux étaient accessible à
tous, l'administration publique oeuvrée efficacement et les salaires
étaient réguliers et consistant parce que, le président
avait besoin du soutien de la population et cette dernière avait la
satisfaction de ses besoins cet état de choses a permis
l'amélioration des conditions socio-économique.
Dans son ouvrage intitulé « la consolidation
du management public au zaïre » IBULA MWANA KATAKANGA37(*) a constaté que depuis
1983, la république du zaïre a déployé
d'énormes efforts pour assainir son environnement économique et
améliorer le bien-être social de ses populations. Et pour que les
résultats atteints puissent être consolidés, un
système de gestion administrative, rationnel et rigoureux était
mis en place.
IBULA affirme que la république du zaïre a
opté pour le libéralisme économique concerté, dans
lequel tous les acteurs de la vie économique jouaient un rôle au
mieux de ses intérêts, sans nuire à ceux des autres et
surtout pas à ceux de l'Etat.
L'Etat jouait le rôle d'arbitre qui, à travers
son administration, garantissait le fonctionnement harmonieux du système
économique et social. Il garantissait ce qui était produit,
profitait au producteur comme à l'acheteur, à l'ouvrier comme au
propriétaire du capital. Il veiller à ce que le produit soit
accessible à l'acheteur au juste prix et rémunérait
correctement et le producteur, le travailleur et l'Etat.
Ce rôle était le fruit de la
présence d'une administration efficace qui veuillez au maintien d'un
climat serein entre toutes les composantes de la société, aux
plans économiques et social.
L'administration jouait ce rôle efficacement parce
qu'elle était assise sur des règles saines et rationnelles de
gestion. Elle mobilisait et suscitait l'esprit d'entreprise et de dialogue
auprès des acteurs économiques et sociaux.
L'auteur conclut en disant que le rôle jouait par le
régime dictatorial de la seconde république, était
établit par une administration de développement, soucieuse de
satisfaire le besoin de la population, animé par la volonté
d'utiliser rationnellement les ressources humaines et matérielles
disponibles et de les rentabiliser au profit de tous les zaïrois.
Le président MOBUTU dans le souci d'améliore les
conditions socio-économique de sa population à bâti son
régime sur le recours à l'authenticité, et relevant les
mots clés sur ce dernier, MOBUTU dans un vibrant discours dit :
« Si nous espérons que les organismes internationaux
constitués pour la défense des intérêts du
tiers-monde, qu'ils soient purement africains ou afro-asiatiques, soient
animés par une véritable cohésion, chacun des pays qui
les composent au préalable, accomplir victorieusement son retour
à son authenticité. C'est là, me semble t-il, une
condition fondamentale à laquelle nous devons être attentifs dans
la lutte pour notre développement. »38(*)
Et aussi ajout-il toujours dans son même
discours :Le chef ne doit se laisser imposer une solution par
quelqu'un d'autre, cette solution sera toujours suspecte, parce que ce
conseiller n'aura pas vécu ni mûri la décision du chef, il
n'aura pas le cas échéant à en supporter le
méfaits, et surtout parce que dans la solution que vous suggère
un souffleur, vous pouvez toujours, en y regardant bien, déceler un
intérêt qui est le sien et qui par conséquent n'est pas
le vôtre et encore moins celui d'un peuple que vous avez à coeur
de guider vers le bonheur. Autrement dit, vous serez devenu une marionnette aux
ordres des ficelles qui tirera votre souffleur. Au Congo, quoi qu'on pense et
même si certains s'en chagrinent, nous avons refusé de nous
prêter au système de marionnettes parce que nous sommes en
toutes circonstances guidés par ce seul souci de la recherche de notre
authenticité. »39(*)
A la lumière de ce présent discours nous
pouvons entendre par là que le souci qu'avait le président MOBUTU
en prônant le recours à l'authenticité il prêchait
le nationalisme, ce dernier étant donné que le nationalisme est
un sentiment d'attachement profond à la patrie et facteur de tout
développement. Aussi dans sa position de chef il a
démontré que le chef ne doit pas se soumettre aux injonctions
venant de l'extérieur parce que les injonctions extérieures ont
toujours étaient accompagnées des conditions et cela ne peut
aucunement pas faciliter le développement.
Tout ceci nous démontre que le régime
dictatorial de la seconde république avait mise en place une
administration forte visant la satisfaction de l'intérêt
général avec les recettes propres de l'Etat et Etant
donné que l'appareil administratif fonctionner normalement, les recettes
publiques aller droit dans les caisses de l'Etat et ce dernier grâce a
son budget parvenait à mieux payer ses fonctionnaires
régulièrement, les entreprises Etatiques faisaient payer
régulièrement parce que la production étaient
élevée, étant donné que la production
étaient élevée et que le salaire étaient payer
régulièrement, l'argent était en circulation et n'importe
qui pouvait en trouver pour satisfaire ces besoins, les élèves
des écoles publiques étudier et il n y avait que l'Etat qui
payer les professeurs, les étudiants avaient leurs bourses.
On pouvait voir les services de voiries, d'office de routes,
des travaux publics, d'assainissement du territoire oeuvrer pour maintenir la
ville dans un état de propreté constant, et tant d'autres
choses marquant le bon fonctionnement d'un Etat qui malheureusement n'existe
plus aujourd'hui. Et si tous ces services existaient c'est parceque le peuple
payé leur taxes.
Etant donné que l'aménagement du territoire
fait aussi parti des l'amélioration des conditions
socio-économique, l'introduction du "service civil obligatoire" en 1973
(connu aussi sous le nom du terme lingala de Salongo), et qui prenait
la forme d'une après-midi par semaine pour des travaux
d'intérêt généraux, généralement en
agriculture ou en projets de développement.
Officiellement présenté comme une tentative
révolutionnaire de recouvrer les valeurs du
communalisme
et de la solidarité inhérente aux sociétés
traditionnelles, le Salongo avait pour objectif de mobiliser la population pour
des travaux collectif d'intérêt général, avec
enthousiasme et sans contrainte.
Le fait de ne pas accomplir les prestations obligatoires
pouvait occasionner de un à six mois de prison vers la fin des
années 1970,
et bien peu de zaïrois s'opposèrent au Salongo.
Une paix et une stabilité relatives prévalurent
jusqu' en 1978, lorsque des rebelles Katangais, basés en
Angola, lancèrent une
série d'attaques pour envahir le Shaba (
Katanga). Ils furent
évincés avec l'aide de para commandos belges et français
furent largués sur
Kolwezi.
Au cours des
années 1980,
le Zaïre demeura un Etat contrôlé par un parti unique.
Section :
2 :l'impact du régime dictatorial sur l'amélioration des
conditions économique de la population.
L'indépendance économique, le progrès et
la prospérité sont des termes qui constituent notre
finalité et qui doivent marteler la tête et la conscience de
chaque citoyen. La discipline et le travail sont les clés miraculeuses
qui nous ouvrent les portes du ciel.
Nous avons engagés notre pays dans la poursuite du
meilleur et nous tiendrons, quoiqu'il arrive et quoiqu'il en coûte,
comme nous l'avons fait jusqu'à ce présent.40(*)
A la prise du pouvoir politique, le président MOBUTU a
instauré un régime fort basé sur la discipline, le
respect des biens communs, il prêchait des slogans tels que :
« MPR avant tout discipline, MPR égal servir et non se
servir » le MPR était présent partout, chacun avait
peur de son voisin sous crainte d'être accuser, cette méfiance du
voisin a créer une certaine crainte entre le peuple, le salaire
régulièrement rémunéré et permettait de
nouer les deux bouts du mois lorsqu'on est bien rémunéré
on ne peut que bien travailler.
Mais qu'il nous soit d'abord permis de retracer les grandes
lignes qui ont marquées l'apogée du pays.
1. Les grands exploits
Les fantastiques richesses du sous-sol zaïrois
suscitaient l'intérêt soutenu des compagnies minières
étrangères et fournissaient la quasi-totalité des
ressources en devises de l'Etat. Le Zaïre était l'un des tout
premiers producteurs de cobalt, dont il abritait 28%, des réserves
mondiales. Il était aussi le troisième producteur mondial,
après l'Australie et la Russie, de diamants industriels. Ceux-ci
représentaient les trois quarts des recettes budgétaires.
L'Etat était un actionnaire important dans plus de 80
entreprises à capitaux privés.
Ainsi entre 1968 et 1974, les dépenses de
l'enseignement représentaient entre 20 et 25 % des dépenses
courantes de l'Etat. En moyenne, 400 millions de dollars étaient
consacrés à l'enseignement dont 80 millions environ
étaient affectés à l'enseignement universitaire
(pour une population universitaire de 17 000 d'étudiants). 41(*)
Il apparaît donc qu'à cette époque un
effort extraordinairement important avait été entrepris dans le
domaine de la production industrielle, la mise en place d'infrastructures
économiques (essentiellement dans le domaine de l'énergie et des
transports) et l'établissement d'un système d'enseignement et de
santé qui permettait d'entrevoir un décollage de
l'économie zaïroise.
En dépit de cela, il faut se souvenir qu'entre 1967 et
1974, le Produit Intérieur Brut congolais avait crû à un
taux annuel de 7,6 %, cependant que le secteur de l'industrie
manufacturière se développait au rythme spectaculaire de 8,6 %
par an.
Dans les milieux financiers internationaux, comme au sein du
monde politique occidental, on considérait que la République du
Zaïre était en passe de devenir avec l'Afrique du Sud et le
Nigeria, la troisième puissance régionale en Afrique
Subsaharienne.
Par ailleurs, c'est en 1974 que se produisit une série
d'événements hautement symbolique qui plongea toutes les couches
de la population congolaise dans une sorte d'euphorie délirante et
aveugle. Cette année-là, en effet, le Zaïre devenait
successivement champion d'Afrique des Clubs Champion (de football),
détenteur de la Coupe d'Afrique des Nations et qualifié pour la
phase finale du "Mundial". Enfin, c'est en 1974, que fut organisé le
match de boxe du siècle (le seul d'ailleurs qui fut jamais
organisé en Afrique) entre Cassius Clay (Mohammed Ali) et Georges
Foreman.
2. La gestion de la
crise
Vers les années 1974, face a une forte crise
économique, Réalisée dans le courant de l'année
1974, la « zaïrianisation » a constituée l'un
des événements le plus importants de la politique menée
par le régime Mobutiste, à savoir la nationalisation
progressive des biens commerciaux et des propriétés
foncières qui appartenaient à des ressortissants ou groupes
financiers étrangers.
Mais dans son
ensemble, c'est fut une mesure nécessaire parce qu'il n'était
pas bien veillant que les expatriés s'enrichissent sur le sol
zaïrois au détriment de ce dernier, en une période ou les
zaïrois souffraient a cause de cette crise, les blancs vivaient dans
l'aisance et le prestige au mépris de l'homme de noir, dans le souci de
pouvoir d'abord valoriser l'homme noir et de le mettre en premier rang face
à la jouissance des richesses de sa patrie.
Etant donné que le tiers ne vise que
l'intérêt personnel dans ce qu'il fait, tandis que l'Etat lui ne
vise que l'intérêt général même dans la
façon de fixer le prix, il ne le fera que de manière a mettre le
produit accessible à tous a un prix réduit et faible. Face
à cette période de crise et la recherche d'une bonne solution il
était nécessaire de nationalisé pour ne pas dire
zairianisé, dans le souci de mettre les marchandises à un prix
acceptable et favorisant l'accessibilité des biens et services à
tous.
De manière générale, les nouveaux
propriétaires de biens économiques et financiers n'étaient
pas suffisamment préparés pour assurer une gestion de moyen et de
long terme de l'outil de production.
Il est à noter que l'idée de zairianiser
était bonne seulement que les nouveaux acquéreurs oeuvrer pour
leur propre enrichissement que pour celui de la population.
Après la première guerre du Congo, Mobutu
nouveau chef d'État s'est engagé à regagner la confiance
des milieux d'affaires étrangers. En 1966, les puissantes industries
minières du Kasaï et du Katanga ont été
nationalisées. C'est alors l'âge d'or du Congo, maintenant
indépendant. En 1967, un franc congolais vaut alors deux dollars
américains, les écoles publiques se développent.
3.Face au redressement
économique.
Devant une forte crise MOBUTU dans un vibrant discours met
en garde tous ceux des dirigeants politiques qui cherchaient leur propre
enrichissement, il s'adresser à eux en prenant des mesures dures et
disciplinaires en vue de purifier.
Deux ans plus tard, le 24 novembre 1968, en plein pouvoir,
dans un autre vibrant discours bilan du troisième anniversaire de son
pouvoir, il revient à la charge pour dire que la «classe politique
zaïroise est devenue trop bourgeoise et mercenaire, très peu
militante, et même déviationniste. Elle sape la discipline du
Mouvement Populaire de la Révolution ». A N'Sele, dans son domaine
présidentiel, le 21 mai 1972, au congrès du MPR / Parti Etat, il
affirme clairement son intention de « purifier la société
zaïroise. »
« Plus d'une personne, parmi vous, sermonne-t-il dans un
autre discours du 30 novembre 1973, m'ont déçu...
Dorénavant, ceux qui nuisent faussement aux autres pourront être
traduits en justice pour subversion... je voudrais attirer votre
sérieuse attention sur le manque de franchise de certains cadres. »
Alors, on a vu, comme au temps de Jésus en pleine
sainte scène, chacun des cadres du MPR, s'interroger
intérieurement « est-ce moi, maître ?»
Quand le
Président parle de «purifier» la société
zaïroise, il vise les « malhonnêtes... ceux qui font mal»
leur travail... qui se prêtent au jeu des malversations
financières. Les pourboires, les pots de vin, les graissages des
pattes... dit-il, sont des termes qui doivent disparaître du langage
zaïrois42(*).»
Le 15 août de la même année, parlant
particulièrement des biens « zaïrianisés », le
Président Mobutu n'a pas caché« sa surprise totale»
vis-à-vis de la manière dont on a opéré les
attributions des biens d'autrui c'était une véritable honte pour
les cadres du MPR. Les propriétaires étrangers étaient
brutalement expropriés. Et les nouveaux riches, les «
acquéreurs » comme on les appelait, s'étaient taillé
la part du lion. « C'est au nom du Président Fondateur du
Parti/Etat» disaient-ils. Tous, au tour du chef, se bousculaient, soit
pour demander les affaires, soit pour se justifier, soit encore pour accuser
les autres. Tous étaient nerveux.
Mobutu tape sur la table. Il
décide de faire lui-même « l'autocritique » de son
régime. Le 1er juillet 1977) il parle du «mal zaïrois. »
Dans un élan particulier du verbe, il aborde tour à tour deux
chapitres de ce mal, sa nature et ses remèdes.
Le Guide pointe le doigt accusateur sur les cadres du Parti et
de l'Armée. Tous les mots et maux tombent sur ces « tièdes,
véreux, immoraux, cupides, irresponsable! Hypocrites, équivoques,
flatteurs, corrompus, voleurs des biens de l'Etat, fous de
l'inconstance.»
Comme nos le remarquons dans son discours, le régime
dictatorial n'était pas basé sur la complaisance, ni le
favoritisme, le président menaça de frapper dur tous ceux qui
avaient travailler contre l'amélioration des conditions
économiques, ainsi donc, le président MOBUTU avait créer
dans le chef de sa population un sentiment de peur, car il frappait même
ses proches,
Et on a l'a même remarquer après avoir ce
établi une commission d'enquête qui frappa fort et purifia la
classe politique contre la malversation financière l'économie du
Congo se redressa.
Cette autodisciplines, favorisa le rélancement
économique et une bonne gestion de la chose publique, car on ne peut pas
parler de la bonne gouvernance s'il y a pas audit, si les détourneurs
ne sont pas punis ou si le chef ferme les yeux face à certaines fraudes
ou vols parce qu'il s'agit de ses frères ou des gens de son entourage
politique, soit encore ses propres partisans, le régime dictatorial
était caractériser par la peur dans la gestion de la chose
publique et cette peur de voler c'est transformer en bonne gouvernance, car
tout ceux qui étaient aux affaires et qui tenter de voler se voyait
punit soit voyaient leur bien être saisi d'où chacun avait
intérêt a bien travailler conserver son poste.
Le régime dictatorial avait un grand impact dans
l'amélioration des conditions économiques, parce que pour que
l'économie d'un pays soit en marche il faut mobiliser toutes les
recettes et les destiner vers le trésor public, accroître la
production, et tant d'autres principes économiques sur lesquels nous
n'allons nous atteler dans notre travail, or la mise en application de tous ces
principes ne sera efficace que si ceux qui sont appeler à les mettre en
pratique s'y donne et pour que l'homme puisse bien travailler, il faut bien le
payer et le soumettre à la sanction lorsqu'il va au delà de la
loi, c'est ainsi qu'on avait vu plusieurs être puni
sévèrement pour vol ou détournement, la politique du
bâton et de la carotte a été appliquer dans ce
régime et cela à favoriser l'amélioration des conditions
socio-économiques.
L'impact du régime dictatorial a favorisé la
bonne gouvernance dans la mesure ou les voleurs, les detourneurs, les
corrompus, étaient puni face et cela a créer une certaine crainte
dans le chef de plusieurs personnes
CONCLUSION
Basée sur une politique intérieure
nationale, économique, social, qui a fait du peuple zaïre, un
peuple fort, l'histoire de ce peuple fut des lors mentionné des moments
décisifs, il suffisait d'un jour, d'une heure pour que le peuple
congolais vive une ère nouvelle, qu'il passe de l'âge de la
turbulence et celui de la maturité.
Le peuple congolais et son président ne former qu'une
même et seule personne, tous réunis autour d'un seul parti, sous
une seule bannière, comme on pouvait l'entendre lui-même le dire
« tromper le peuple Zaïrois, c'est me tromper moi-même.
Dans la recherche de sa légitimité et de la
consolidation de son pouvoir le président MOBUTU fut prêt a tout
sacrifier pour conserver son pouvoir et avoir le soutien de son peuple, le
garant du régime dictatorial fut un homme prêt a pouvoir
même frayer un chemin dans le roc. Ayant constaté que le
gouvernement qui succédait le sien n'a rien fait pour soulager la
souffrance et la misère du peuple et qu'ils ont plongés le pays
dans chaos, il prit le pouvoir pour pallier et de remédier a cette
situation.
Dans le souci de faire de son pays une nation ou il n'y
règnera pas le racisme ni le tribalisme et créer l'amour et la
fraternité, le thème de l'unité fut pour lui un principe
constant dans la prise des décisions, pour résoudre les divisions
existantes, a caractère ethnique et tribale en la création d'un
seul parti unique le Mouvement Populaire de Révolution MPR en sigle,
Conscience de ce qu'un régime démocratique bien compris et
honnêtement mal appliqué peut apporter certaines malversations,
certaines intrigues, les refus de quelques uns de prendre en
considération les intérêts véritables de la
population au nom du haut commandement de l'armée il prit le pouvoir en
mettant en garde quiconque qui se permettrait par inconscience ou par
mauvaise volonté de lutter contre le redressement de la Nation lui
confiée par l'armée pour sauver le pays.
Etant donné que tout citoyen qui se voue à la
construction de son pays doit être libre, on a remarqué que la
magistrature, la police, l'administration travailler dans but de sauvegarder
la liberté du peuple congolais et la sévérité
était réservée aux coupables.
Du temps de la seconde république, le devoir premier
et la préoccupation du régime en place était le travail,
et le résultat de ce dernier fut la réponse aux multiples
problèmes de la population et éleva ainsi le niveau de vie de ce
dernier tout en sachant que le travail faisait parti de notre devise tout en
ignorant pas que la paix et la justice étaient les conditions pour la
réalisation de ce travail seule source d'épanouissement
socio-économique, raison pour laquelle la devise même du pays
était paix, justice, travail.
L'armée travaillait pour la protection des
institutions légales, prêtait main forte à la
légalité et pas n'importe laquelle, une légalité
tournée vers l'intérêt général, les chefs
coutumiers étaient les véritables pierres angulaires de la
société, unanimement connus et estimé pour le sagesse,
leur pondération et leur incontestable autorité, l'ordre
familial étant encouragé par une politique concertée
comprenant notamment des avantages sociaux, des avantages fiscaux et une
politique d'habitat.
Grâce à l'abandon de la politique des partis,
les populations vivaient ensemble et oubliaient leur liens ethniques et tribaux
parce que le tribalisme était un mal qui était
sévèrement puni et ces dernières ont appris a vivre
ensemble au sein d'un même et seul parti et ainsi l'administration et
les services de l'Etat étaient accessible à tous.
L'éducation étant un investissement rentable,
l'éducation seule ne suffisait pas mais elle fut adaptée aux
besoins et aux aspirations de la société, car
l'amélioration des conditions socio-économique ne peut pas se
faire sans qu'il y ait une formation excellente des cadres.
La vigilance s'était réellement imposée
dans tout le chef de la population, et cette vigilance était
présente sur tout élément susceptible d'attenter de
près ou de loin les organes de l'Etat, et cette dernière a
conduit le peuple a démasquer les ennemis de la patrie et ainsi a rendu
le pays entier transparent, la force de notre pays se située non pas
dans la capacité de ses ressources naturelles mais plutôt dans
la façon dont fut organisé le régime politique, le
nationalisme dans la gestion, l'attachement profond et soutenu du peuple envers
son président et envers sa patrie.
Ne dit-on pas un régime politique, si fort soit il, si
autoritaire peut-il être s'il ne pas légitime, s'il n'a pas le
soutien de l'environnement national et international ne tiendra pas, or en
politique pour que le peuple soutien un dirigeant il faut que ce dernier trouve
sa part à savoir, la satisfaction de ses besoins et si les besoins de ce
dernier sont satisfait, ils accorderont volontiers tout leur soutien au
peuple.
Ce régime avait ce qu'on appel la capacité
réceptif, quoique centralisé, le régime dictatorial de
part le mouvement populaire de la révolution avait mis en place des
mécanismes de communication politique qui faisait en sorte que le
peuple se sente près de son dirigeant et tous le leur besoin parvenaient
aux oreilles de l'autorité politico-administrative et cette
dernière par le mécanisme de la capacité de conversion
transformait les demandes de la population en solution, tout en faisant aussi
appel à la capacité régulatrice qui faisait en sorte que
le peuple soit servi au même titre que tout le monde sans qu'il y ait des
problèmes d' injustice en rapport avec les provinces.
La révolution congolaise n'avait rien a avoir avec
celle de Pékin, ni celle de Moscou, ou de cuba, elle n'était pas
fondée sur des théories toutes faites, ni sur des doctrines
empreintes. Elle était révolutionnaire par sa volonté de
s'appuyer sur la population et sur son but qui était de changer l'ancien
état des choses. C'est fut vraiment une révolution nationale,
essentiellement pragmatique, nourrie par l'expérience, et cernait tout
le problème de la population.
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2001.
Sociologie générale, G1 SPA, UNILU, 2000 -
2001
Recherche guidée, G2 SPA, UNILU, 2002-2003
IV. DIVERS
ww.Banknotes.com.
TABLE DES MATIERES
INTRODUCTION
1
DÉFINITION ET DELIMITATION DU SUJET
3
définition
3
délimitation du sujet
3
1. dans le temps
4
2. dans l'espace :
4
DÉFINITION DE L'INTERET
5
Au niveau personnel
5
Au niveau scientifique
5
Au niveau communautaire
5
DÉFINITION DES CONCEPTS OPERATOIRES DU
TRAVAIL
6
III.1. Régime politique
6
III.1.1 la typologie fondée sur les
fonctions de l'Etat.
8
III.1.3 FORME DE RÉGIME POLITIQUE
8
régime de concentration du pouvoir
8
Régime de séparation des pouvoirs
10
C. le régime de collaboration des
pouvoirs :
11
III.2 Impact
11
III.3 Améliorer : .
11
III.4 Condition
12
III.5 Social :
12
III.6 Socio - économique :
.
12
III.7 population
12
DEFINTION DES HYPOTHESES
12
V. THEORIE EXPLICATIVE DE REFERENCE
14
a. La théorie fonctionnaliste
14
b. Théorie d'institutionnalisation
16
VI. DEFINITION DES METHODES DE RECHERCHE
16
VII. DEFINITION DE TECHNIQUE DE RECHERCHE
18
PRESENTATION DU PLAN DU TRAVAIL
19
CHAPITRE I : DU REGIME DICTATORIAL EN R.D.C DE 1965
à 1990
20
Section 1 : L'organisation du régime
dictatorial de la seconde
20
république.
20
a. Reconstruction politique
21
b. Quête de la légitimité
22
Section 2 : Le fonctionnement du
régime dictatorial
26
a. Restriction de l'Etat
27
b. Tentative de démocratisation
29
CHAPITRE II : DE L'AMELIORATION DES CONDITIONS
SOCIO-
33
ECONOMIQUE
33
Section 1 : Amélioration des conditions
sociales de la population
33
a. Le pouvoir d'achat et la structure des
dépenses
33
Tableau 1: STRUCTURE DES DÉPENSES DE LA
CONSOMMATION FAMILIALE À KINSHASA EN 1969, 1975 ET 1986
35
- La sécurité alimentaire et les
habitudes de consommation
35
- Les vivres caloriques
36
Tableau 2: CONSOMMATION DES PRODUITS DE BASE
À KINSHASA EN 1969, 1975 ET 1986
37
b. La viande de boeuf, le poulet et le poisson
39
C.Les légumes
41
Tableau 3: APPROVISIONNEMENT DE KINSHASA EN
LÉGUMES SELON LA PROVENANCE, EN 1985 (TONNES PAR AN)
42
Tableau 4: QUANTITÉS CONSOMMÉES PAR
PERSONNE EN UN MOIS ET ÉLASTICITÉS-REVENUS DES LÉGUMES ET
DES FRUITS À KINSHASA
44
SECTION 2 : AMELIORATION DES CONDITIONS
ECONOMIQUES
47
a. Contraction brutale 1975-1982
51
c. Brève analyse des réformes
58
CHAPITRE III : L'IMPACT DU REGIME DICTATORIAL
SUR
63
L'AMELIORATION
63
DES CONDITIONS SOCIO-ECONOMIQUE DE LA
POPULATION
63
SECTION 1 : L'impact du régime
dictatorial sur l'amélioration des conditions sociales la
population
63
2. L'instauration de la solidarité
organique
64
3. Le nationalisme comme base de cohésion
sociales
66
Section : 2 :l'impact du régime
dictatorial sur l'amélioration des conditions économique de la
population.
72
1. Les grands exploits
73
2. La gestion de la crise
75
3.Face au redressement économique.
76
CONCLUSION
80
TABLE DES MATIERES
85
* 1 MULUMBATI N., notes de
sociologie générale, G1 SPA, 2000 - 2001, UNILU
* 2 DUVERGER M., cité par
MULUMBATI N, manuel de sociologie politique, Lubumbashi éd.
Africa, p. 101
* 3 MULUMBATI N
introduction à la science politique, Lubumbashi, éd.
Africa, 1997, p.91-92
* 4 MULUMBATI N. Idem.
* 5 MULUMBATI, N. Idem
* 6 BURDEAU G. Traité
de science politique, Tome IV, éd.LGDJ, paris, p.184.
* 7 PETIT LAROUSSE ILLUSTRE, 21,
rue du Montparnasse, Paris, 2004, p351.
* 8 Idem, p59.
* 9 PETIT LAROUSSE Op.Cit.
p.246
* 10 Idem, 945
* 11 idem946
* 12 Idem, 806.
* 13 REZSOHAZY, R,
théorie et critique des faits sociaux, éd. La naissance,
Bruxelles, 1971, p.125.
* 14 Notes de cours,
« recherche guidée » G2 SPA, UNILU,
2002-2003.
* 15 AL MOND G., COLMAN
J., cite par Mulumbati N., sociologie politique, Lubumbashi, éd.
Africa, 1988, p.187.
* 16 ROCHER G., Introduction
à la sociologie générale, Tome 2, Paris éd.,
HMH, 1968, p.162.
* 17 PINTO & GRAWITZ,
méthodes des sciences sociales, éd. Delloz, Paris, 1971,
p.388.
* 18 GUY R. Dialectique et
sociologie, Flammarion, Paris, 1996, p.32.
* 19 MULUMBATI N.,
op.cit ; p.26.
* 20 KABENGELE D,
méthode de recherche en sciences économiques, unilu,
1991-1992.
* 21 ISANGO IDI, Notes de
cours d'histoire politique du Congo, G1 SPA, 2000-2001.
* · 22
VANTHMESCHE G, La Belgique et le Congo empreintes d'une colonie
(1885-1980), Etats-Unis, éd.complexe, 2007, p.18-31
* 23
CROS.
M. & MISSER F, Géopolitique du Congo (RDC),
Etats-Unis, ed.Communauté pédagogique libre, 2006,
p.22-35.
* 24 ISANGO IDI, Op.Cit.
* 25. Rapport
Annuel. Banque du Zaïre, Kinshasa, 1989, p. 329.
* 26 HOUYOUX, J.
Consommation des produits vivriers à Kinshasa et dans les grandes
villes du zaïre, Kinshasa, presses universitaires du Zaïre,1986,
p.59.
* 27 Houyoux, J.
idem p.62.
* 28 BEAU,
Approvisionnement de Kinshasa (1984-1985), apports par voie
routière. Département des Travaux Publics et de
l'Aménagement du Territoire, Kinshasa, 1986, p. 13.
* 29 BEAU,
idem, p. 19.
* 30 BEAU Idem
* 31 Houyoux,
J. Budgets ménagers, nutrition et mode de vie à
Kinshasa, Kinshasa, Presses Universitaires du Zaïre, 1973, p.300.
* 32 Institut
National de la Statistique, 1989. Enquête budgets
ménagers 1985, Ville de Kinshasa, Kinshasa,éd.PUZ, 1989,
p.85.
* 33 Rapports annuels de la
Banque Centrale du Congo de 1974 à 1998
* 34 BOMBOKA F &
MUTOMBO B., le nouvel ordre politique et les enjeux
économique de la RDC, Bruxelles, éd. institut Africain, 2001,
p.23
* 35 DUPRIEZ G, «
L'Etat et le marché du travail » , Université de
lovanium, Kinshasa ,éd.Mouton 1968, pp. 339-358.
* 36 www.Banknotes.com.
* 37 IBULA KATAKANGA ;
la consolidation du management public au zaïre, éd. P.U.Z,
Kinshasa, 1987.
* 38 ANTHOLOGIE 6e,
éditions de la commission épiscopale de l'éducation
chrétienne ; Kinshasa, 1991, p.162
* 39 IDEEM, p.163.
* 40 MOBUTU SESE SEKO, les
paroles du président, éd. Du léopard, Kinshasa,
1969.
* 41 Rapports annuels de la
Banque Centrale du Congo de 1974 à 1998
* 42 Le Phare Quotidien
indépendant 2me niveau, Building du 29 Juin, 1992.