Avant propos
En mettant à la disposition du lecteur le fruit de ce
modeste travail, nous tenons à remercier grandement notre Seigneur
Jésus Christ pour nous avoir accordé la vie pendant tout le temps
de notre stage au Bureau de l'Inspecteur Principal Provincial de l'Enseignement
Primaire, Secondaire et Professionnel de Kinshasa-Ouest.
Nos remerciements vont également à Madame MWINDA
KANDONGO Godelieve, l'Inspecteur Principal Provincial de l'Enseignement
Primaire, Secondaire et Professionnel de Kinshasa-Ouest, qui a bien voulu nous
recevoir dans sa province éducationnelle et disposer en notre
égard ses meilleurs collaborateurs dans chacun des services où
nous avons passé notre stage. En ceux-ci nous pensons aux Messieurs, le
chef de Personnel et le Secrétaire.
Nos remerciements vont également à tous ceux
qui, de près ou de loin, d'une manière ou d'une autre, ont
contribué à la réalisation de ce travail ; à
eux tous, qu'ils trouvent ici l'expression de notre profonde gratitude.
Introduction
A l'enseignement Supérieur et Universitaire, la coutume
académique exige que chaque étudiant effectue un stage de
professionnalisation à la fin de sa formation du Cycle de Graduat ou de
Licence.
Notre institution, l'Institut Supérieur de Statistique
de Kinshasa, n'échappe pas à cette règle ; c'est
ainsi que cette année comme toutes les précédentes, tous
les étudiants finalistes devraient passer dans différents
services et entreprises de la place pour effectuer leur stage. Celui-ci est un
temps pendant lequel les étudiants sont astreints à un travail
d'essai.
Cela revient à dire que c'est bien un temps pendant
lequel l'étudiant stagiaire est soumis à des activités
relevant de sa formation ou de ses aspirations, et lui permettant de palper les
réalités auxquelles il sera appelé à faire face
après ses études supérieures et universitaires.
Pendant cette période, l'étudiant a le devoir de
bien connaitre le lieu de stage et de son environnement. Il doit faire tout ce
que les responsables de l'entreprise ou du service lui demandent de faire
conformément aux exigences professionnelles. A la fin de son stage,
l'étudiant devra faire un rapport écrit dans lequel il reprendra
tout ce qu'il aura vu, fait,...
Cela étant, nous dressons en ce travail le rapport de
notre stage effectué du 2er août au 03 septembre 2012
à l'Inspection Principale Province de l'Enseignement Primaire,
Secondaire et Professionnel de Kinshasa-Ouest, IPP/EPSP/K-O en sigle.
Ce rapport est divisé en quatre chapitres.
Dans le premier chapitre, nous essayons de parler de
l'historique de l'Inspection Générale de l'Enseignement ;
dans le deuxième chapitre, nous parlerons de la présentation de
l'Inspection Principale Provinciale de Kinshasa-Ouest ; dans le
troisième de l'organisation, mission et fonctionnement de l'Inspection
et le quatrième chapitre du déroulement du stage proprement
dit ; enfin, nous conclurons avec les différents problèmes
auxquels nous étions confrontés et proposer quelques
suggestions.
CHAPITRE 1. APERCU HISTORIQUE
L'histoire de l'Inspection de l'Enseignement est liée
à l'histoire de l'enseignement au Congo.
La création d'école par l'Etat
Indépendant du Congo, en sigle EIC, fut précédée
par l'ouverture des plusieurs missions créées en 1880 et 1890.
Durant cette décennie, il existait une certaine forme d'inspection mais
ces activités étaient plutôt sporadiques et à leur
tour lié aux finalités de l'Enseignement de cette époque.
Les supérieurs religieux visitaient les différents postes de
missions et contrôlaient entre autre le fonctionnement des
écoles.
C'est seulement en 1880 que l'EIC, par le décret du 12
juillet, ouvrira les premières écoles de l'Etat. Le
règlement d'exécution du décret du 30 août obligeait
les missions à se conformer à l'éducation des enfants, au
programme de l'Etat ou à un autre approuvé par le Gouverneur
Général. C'est à partir de ce décret que se situe
le début d'une forme d'inspection scolaire officielle puisque les
colonies scolaires des missions furent soumises à l'inspection de
l'Etat.
Les colonies scolaires des missions dépendaient des
fonctionnaires de justice qui servaient de liens entre les missions et les
écoles.
Ces derniers n'étaient certainement pas formés
par l'inspection scolaire. Il s'agissait probablement d'un contrôle
administratif. L'inspection des écoles n'était pas une
activité bien définie mais faisait d'un ensemble
d'activité de contrôle de différents postes de l'EIC.
Les inspecteurs envoyés par le Gouverneur
Général avaient comme mission de vérifier si l'orientation
agricole et professionnelle était présente dans le programme des
écoles ouvertes par les missions ou par l'Etat et confié aux
missions.
Aucune allusion n'est faite à un contrôle
pédagogique et encore moins à une action qui viserait
l'amélioration du niveau de l'enseignement donné.
Quant au contrôle des écoles de l'Etat
Indépendant du Congo, on peut retenir trois caractéristiques. Il
était avant tout sporadique et non organisé avec des attitudes
purement administratives.
A la reprise du Congo en 1908 par la Belgique, l'Inspection
n'est toujours pas ressentie comme une nécessité
pédagogique mais plutôt comme une formalité administrative
qui peut se faire par des fonctionnaires non spécialistes de
l'enseignement. Dès la reprise, les autorités se sont rendues
compte que pour obtenir une idée claire sur la situation de
l'enseignement et pour obtenir un avis objectif et compétent sur les
différents problèmes de l'enseignement, il était
nécessaire de faire appel à des personnes qui soient à la
hauteur de ce travail. Ils créent ainsi le 15 juillet 1909, un
comité Consultatif de l'Enseignement.
Le travail au sein du comité du consultatif de
l'enseignement pouvait être considéré comme un travail
d'inspecteur tout en étant pas un travail spécifique
d'inspecteur. En effet, les Inspecteurs d'Etat contrôlaient durant leur
visite des provinces la totalité des services administratifs des
provinces, y copris les écoles.
C'est durant la première guerre mondiale,
précisément en 1916, que lance l'idée d'organiser une
enquête en vue d'arriver à une politique scolaire mieux
définie. Cette enquête fit ressortir la nécessité
d'un contrôle par un service organisé.
L'Inspection Générale désirée
depuis plusieurs années comme une nécessité, sera
créée le 25 décembre 1926 par l'ordonnance n°129/SG.
Selon cette ordonnance, les attributions de l'Inspecteur Général
sont déterminées comme suit :
1. Examen de toutes questions relatives à
l'enseignement et des rapports rendant compte de l'activité des
écoles officielles ou subsides ;
2. Organisation de l'inspection des établissements
scolaires ;
3. Les oeuvres postscolaires
Il est établi qu'à partir de l'année
scolaire 1926-1927, les inspecteurs missionnaires s'occupent de l'inspection de
toutes les écoles de leur circonscription tandis qu'un service officiel
d'inspection comprend un Inspecteur Général au siège du
Gouvernement et des inspecteur provinciaux. Ils jouent le rôle des
conseillers du Gouverneur Général et des Gouverneurs de province
en matière d'enseignement.
Organe de contrôle au départ, l'Inspection
Générale sera envahi par le désir gestionnaire. C'est
ainsi que dès 1932, les Inspecteurs Provinciaux délaissent les
routes pour les bureaux, de telle façon que dès 1934, on
abandonne le nom d'Inspection Générale pour celui du service de
l'enseignement et du contentieux.
Il faudra attendre la fin de la 2ème guerre
mondiale pour voir apparaitre dans l'organigramme de 1948 la distinction entre
la gestion et le contrôle par la création de deux services
distincts à l'intérieur de la 2ème Direction
Générale.
Le premier s'occupe de la gestion de l'enseignement
officiel ; de la subsidiassions de l'enseignement non-officiel, tandis que
le deuxième s'occupe du contrôle de l'enseignement.
L'Inspection Générale, en tant que celle, est
recréée en avril 1965. La circulaire n°1056 du 15 juillet
1971, le Secrétaire Général invite les Inspecteurs
à comprendre la portée exacte de leur rôle de conseiller et
d'animateur.
Après différentes mutations et
dénominations qu'a connues ce corps, l'ordonnance n°78-375 du 06
septembre 1978 est venue réorganisée l'Inspection
Générale, définissant et fixant ainsi le rôle du
corps des inspecteurs.
La loi-cadre n°86/005 du 22/09/1986 en son chapitre III
sur le contrôle de cet enseignement et renforcée par l'ordonnance
n°231/91 du 15/08/1991. Celle-ci charge le corps des Inspecteurs de
l'Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnel de contrôler et de
promouvoir l'enseignement national et l'éducation scolaire.
Ce corps est composé d'un personnel qualifié et
compétent.
Les inspecteurs sont sélectionnés parmi les
meilleurs enseignants qui ont fait preuve de bonne cotation dans l'exercice de
leur fonction et passant par un concours d'évaluation pour retenir les
meilleurs.
Les textes de cette dernière nous renseignent sur les
structures, le fonctionnement et l'organisation de l'Inspectorat
Général de l'Enseignement Primaire, Secondaire et
Professionnel.
Ce corps est dirigé un Inspecteur Général
ayant le rang de Secrétaire Général et comprend les
services de l'Administration Centrale et ceux des Administrations
Provinciales.
Notre intérêt va se focaliser sur le service de
l'administration provinciale, en l'occurrence l'Inspection Principale
Provinciale de l'Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnel de
Kinshasa-ouest, province dans laquelle nous avions effectué notre
stage.
CHAPITRE II PRESENTATION DE L'INSPECTION PRINCIPALE
PROVINCIALE DE L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE, SECONDAIRE ET PROFESSIONNEL DE
KINSHASA-OUEST
2.1. Siège social
L'Inspection Principale Provinciale de l'Enseignement
Primaire, Secondaire et Professionnel, en sigle l'IPP/EPSP/K-O, est
située sur le croisement des avenues des AMBASSADEURS et BATETELA, non
loin du Grand Hôtel de Kinshasa dans la commune de la Gombe.
2.2. Structure de fonctionnement
I. Inspecteur Principal Provincial (IPP)
I.1. Secrétaire de l'Inspecteur Principal Provincial
I.2. Bureau du personnel
I.3. Bureau des finances
II. six Inspecteurs Principaux Provinciaux Adjoints, Chef de
cellule, ci-après :
II.1. Enseignement Maternel
II.2. Enseignement Primaire
II.3. Enseignement Secondaire et Professionnel
II.4. Examens et Concours
II.5. Formation
II.6. Equivalence et Titres Scolaires
III. Inspecteurs Exploitants
IV. Chefs de Pools d'Inspection de l'Enseignement Maternel et
Primaire, Chef de Pool d'Enseignement Secondaire et professionnel.
V. Inspection itinérantes du Maternel, du Primaire ou
du Secondaire.
Il est à noter qu'hormis les agents de collaboration et
d'exécution, la désignation et le commissionnement de
l'Inspecteur Principal Provincial, des Inspecteurs Principaux Adjoints, des
inspecteurs Chefs de Pool, des Inspecteurs itinérants et les autres
agents administratifs devant exercer les fonctions de commandement
relève de l'administration centrale.
L'Inspection Principale Provinciale de l'Enseignement
Primaire, Secondaire et Professionnel de Kinshasa-Ouest a dans son sein six
Pools d'Enseignement Primaire et Maternel et six Pools d'Enseignement
Secondaire et Professionnel qui sont :
a. Les Pools de l'Enseignement Primaire
· Pool primaire de la Gombe
· Pool primaire de Ngaliema
· Pool primaire de Mont Ngafula
· Pool primaire de Bumbu
· Pool primaire de Selembao
· Pool primaire de Bandalungwa
b. Les pools de l'Enseignement Secondaire
· Pool Secondaire de la Gombe
· Pool Secondaire de Ngaliema
· Pool Secondaire de Mont Ngafula
· Pool Secondaire de Bumbu
· Pool Secondaire de Selembao
· Pool Secondaire de Bandalungwa
CHAPITRE III. ORGANISATION, MISSION ET FONCTIONNEMENT
DE L'INSPECTION
III.1. De l'Organisation
L'Inspection Principale Provinciale est dirigée par un
Inspecteur Principal Provincial, Chef de service, nommé par le Ministre
de tutelle sur proposition de l'Inspecteur Général de
l'Enseignement, le Chef du corps. Il est assisté de six Inspecteurs
Principaux Provinciaux Adjoints, Chef de cellule, nommés par le Ministre
sur proposition de l'Inspecteur Général, Chef du corps.
En forme d'entités décentralisées,
l'Inspection Provinciale est représentée dans différentes
communes par des Pools, le Pool Primaire et le Pool Secondaire, dirigés
par les Inspecteurs Chefs de Pool. Chaque Pool est composé des
Inspecteurs Itinérants et des Agents commis aux inspecteurs
itinérants, en dehors des Agents travaillant au bureau du Pool qui sont
le Secrétaire, le Dactylographe et l'Huissier.
III.2. De la Mission
Les ordonnances n°78-375 du 06 septembre 1978 et
n°91-231 du 15 août 1991 chargent l'inspection de l'Enseignement de
contrôler et de promouvoir l'enseignement national et l'éducation
scolaire.
Le corps des Inspecteurs a pour mission :
· De visiter les écoles et de contrôler, de
former le personnel et de contrôler son niveau de rendement ;
· De rendre compte à travers des rapports
d'inspection, des résultats de sa mission aux autorités du
ministère de l'Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnel, EPSP
en sigle ;
· De faire des propositions concrètes en ce qui
concerne les remèdes à appliquer aux situations
défectueuses et les améliorations structurelles à
proposer ;
· D'organiser les jurys et l'évaluation
pédagogique de l'Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnel.
· Son action s'étend des domaines
pédagogiques de l'administration scolaire, des finances scolaires, de
l'hygiène, du civisme et de la morale ;
· Le contrôle pédagogique porte sur les
programmes, les méthodes d'enseignement et d'évaluation ainsi que
sur la valeur pédagogique du personnel enseignant ;
· Le contrôle administratif porte sur les
structures, la gestion du personnel, la tenue des documents administratifs et
l'exécution des instructions du ministère de tutelle.
· Le contrôle financier porte sur la gestion des
finances et du patrimoine de l'établissement de l'enseignement ;
· Le contrôle médical concerne notamment la
salubrité des locaux, les conditions d'hygiène, l'état de
santé du personnel et des élèves ainsi que l'application
des mesures générales de prévention sanitaire. Il veille
au dépistage d'éventuelles maladies épidémiques et
infectieuses. Il ordonne des examens prophylactiques périodes.
En cas de nécessité, l'Inspecteur peut envisager
des mesures conservatoires qui s'imposent et faire à l'autorité
compétente pour dispositions définitives.
III.3. Du Fonctionnement
III.3.1. Sur le plan Administratif
Toute la province éducationnelle, du bureau de
l'inspecteur Provincial et des Pools, dépend de l'autorité de
l'Inspecteur Provincial. Les Adjoints l'assistent, mais il est le seul
comptable du fonctionnement de sa juridiction devant la hiérarchie.
III.3.2. Sur le plan financier
Les Inspections Principales Provinciales de l'Enseignement
fonctionnement avec les contributions des parents. Dans le quote part que ces
derniers versent pour le compte de minerval de leurs enfants, un pourcentage
est réservé à tous les services de l'EPSP dont
l'inspection provinciale en fait partie. Le recouvrement se fait par des agents
commis à cette tache recouvré ne suffit pas à supporter
tout le fonctionnement du bureau.
CHAPITRE IV. DU DEROULEMENT DE STAGE
Nous avons travaillé dans deux cellules et deux
bureaux. La première cellule est celle de l'évaluation et la
seconde de l'Equivalence des Titres Scolaires.
Pour les bureaux, le premier est celui du personnel, le
deuxième du secrétariat.
IV.1. De la cellule de l'Evaluation
La cellule de l'Evaluation a pour mission de préparer
les différentes épreuves de l'Examen d'Etat.
Nous sommes arrivés dans cette cellule au moment des
instructions des finalistes aux rôles de l'examen d'Etat. En effet, cette
opération consiste à inventorier le nombre des
élèves par école et s'assurer que chaque
élève finaliste a belle et bien acheté et bien remplit la
formule d'instruction aux rôles de l'examen d'Etat.
Vérifier si les renseignements repris sur ces
formulaires E01 correspondent à ceux repris sur les listages des
écoles, les classer par ordre alphabétique écoles et
d'options.
IV.2. De la cellule de l'Equivalence et Titres
scolaires
Cette cellule s'occupe de la remise des tous les titres
scolaires et fait aussi de l'équivalence de titres scolaires venant de
l'étranger en rapport à notre programme d'éducation
nationale.
Cette cellule travaille plus en aval de la cellule
d'évaluation, c'est-à-dire après la publication des
résultats, c'est alors qu'elle commence à préparer les
différents documents pour l'émission des diplômes.
Sélectionner les fiches d'inscription au rôle d'examen d'Etat
appelées communément souches et techniquement formules E01 des
élèves ayant réussi aux examens d'Etat par écoles
et options, mettre le pourcentage obtenu par ceux-ci sur les formules E01
remplies par eux au début de l'année scolaire reprenant leurs
identités complètes pour pouvoir les envoyer à
l'Inspection Générale de l'EPSP pour la rédaction de
diplômes.
IV.3. Du secrétariat du Bureau de l'inspecteur
Principal
Le Secrétariat de l'Inspecteur Principal s'occupe de la
réception et de l'expédition des courriers. Il s'occupe aussi de
la rédaction des courriers à expédier soumis à
l'autorité pour avis et amendement avant de le soumettre à la
saisie au Pool Informatique. Ce Bureau est dirigé par un
Secrétaire Chef de Bureau assisté de trois attachés de
Bureau et d'un Huissier.
Dans ce Bureau, nous avons plus travaillé dans
l'enregistrement des courriers reçus et ceux à expédier,
leur numéro de référence pour leur
traçabilité en cas de problème. Nous nous sommes mis
aussi à la rédaction de lettres de correspondance d'accusé
de réception ou autres émanant du bureau de l'inspecteur
Principal vers de tiers.
IV.4. Du Bureau du Personnel
Ce Bureau du Personnel s'occupe de tout le personnel de
l'Inspection Provinciale. Il prépare les commissions d'affectation pour
l'engagement des nouvelles unités, il tient toute l'administration du
personnel, il fait la préparation et la mise à jour des listes
déclaratives des Inspecteurs et Agents de la Province. Ce Bureau est
dirigé par un Chef du Personnel qui dépend directement de
l'Inspecteur Principal.
Le Chef du Personnel est assisté d'un attaché de
Bureau de 1ère première classe, de deux
attachés de bureau de 2ème classe, de deux agents de
bureau de 1ère classe et de la sentinelle.
CONCLUSION
L'Inspection est un rouage essentiel dans le processus de
l'amélioration qualitative du système d'enseignement.
L'enseignement congolais avait besoin d'un corps
d'élite. Ce corps d'élite a d'énormes difficultés
en ce jour dans l'exercice de ses fonctions. L'Inspecteur visite jour
après jour les écoles pour contrôler ce qui est
enseigné et conseillé les enseignants. Il renseigne les
autorités à qui la nation a confié la
responsabilité de l'éducation et de l'instruction de la
jeunesse.
Les contraintes techniques indispensables pour que cette
action dynamique et volontaire de l'Inspecteur soit efficace sont au nombre de
trois. Elles sont inscrites dans la réalité de l'inspection
elle-même.
Les inspecteurs dispersés sur toute l'étendue du
territoire national ont obligation première de visiter les écoles
de leur ressort. Leur demande est itinérante. Ils ne peuvent visiter les
écoles en restant à la mission ou au bureau en se limitant aux
écoles de leur quartier. L'essence de l'inspecteur est donc son
caractère mobile, qui lui permet de circuler quotidiennement. Cette
spécialité demande pour l'inspecteur, non seulement des moyens de
déplacement, mais également des indemnités pour les
journées pour les journées passées en dehors de sa
maison ;
Une deuxième contrainte provient de risque quotidien
qui peut entrainer une vie totalement orientée vers le mouvement. Cette
mobilité mérite une motivation qui devra se réaliser par
l'application de l'arrêté de l'article 33 de l'ordonnance
n°91/231/ du 15/08/1991 relatif à la prime d'itinérance.
Une dernière contrainte est une obligation
qualitative.
L'Inspecteur draine avec lui un principe perfectionniste. Ce
besoin du perfectionnement qualitatif, qui est inscrit dans la
personnalité de l'Inspecteur nécessite des outils
techniques ; Dictionnaire, Manuel, Revue Scientifiques, Stage de
perfectionnement et autres.
Ces outils d'ordre scientifique et matériel sont les
instruments techniques indispensables pour tout inspecteur afin d'atteindre les
objectifs. En d'autres termes, ce corps d'élite a besoin statut
spécial en vue d'être apte à répondre aux objectifs
lui assignés.
La balle est dans le camp du Gouvernement. Celui-ci doit
créer une commission interministérielle réunissant les
ministères de l'EPSP, du Budget et de la fonction Publique afin de
concevoir un arrêté mettant en application le texte de
l'ordonnance n°91/231/ du 15/08/1991.
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