I.2.2. Phytothérapie
Le terme « Phytothérapie », provient du grec
« phyton » qui signifie « plante » et « therapein
» qui signifie « soigner ». La phytothérapie
désigne la médecine basée sur les extraits de plantes et
les principes actifs naturels.
On peut la distinguer en trois (3) types de pratiques :
(i) une pratique traditionnelle, parfois très ancienne
basée sur l'utilisation des plantes selon les vertus découvertes
empiriquement, (ii) une pratique basée sur les avancées
et les preuves scientifiques, qui recherchent des principes actifs extraits des
plantes et (iii) une pratique de prophylaxie, déjà
utilisée dans l'antiquité. Nous sommes tous
phytothérapeutes sans le savoir : c'est notamment le cas dans la
cuisine, avec l'usage d'Ail, du thym, du Gingembre ou simplement du Thé
vert ... Une alimentation équilibrée et contenant certains
éléments actifs étant une phytothérapie
prophylactique (Zerbo et al., 2010).
I.2.2.1. Bienfaits de la phytothérapie
Malgré les énormes progrès
réalisés par la médecine moderne, la phytothérapie
offre de multiples avantages. N'oublions pas que de tout temps, à
l'exception de ces cent dernières années, les hommes n'ont eu que
les plantes pour se soigner, qu'il s'agisse de maladies bénignes
(toux...) ou plus sérieuses, telles que la tuberculose ou la malaria.
Aujourd'hui, les traitements à base de plantes reviennent au premier
plan, car l'efficacité des médicaments tels que les antibiotiques
(considérés comme la solution quasi universelle aux infections
graves), décroit : les bactéries et les virus se sont peu
à peu adaptés aux médicaments et leur résistent de
plus en plus (Zerbo et al., 2010).
Encore, Les plantes médicinales sont en mesure de
soigner des maladies simples comme le rhume, ou d'en prévenir de plus
importantes comme l'ulcère, la migraine, l'infarctus, certaines
allergies ou affections. Aussi, la phytothérapie qui repose sur des
remèdes naturels est bien acceptée par l'organisme avec moins
d'effets secondaires reconnus que beaucoup de médicaments de
synthèse.
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Par ailleurs, la phytothérapie est moins chère
que la médecine orthodoxe. Le coût de cette dernière est
augmenté par la technologie de santé moderne, qui dans beaucoup
de cas est inappropriée, inapplicable aux besoins immédiats des
habitants des pays en voie de développement.
D'autre part, elle est plus accessible à la
majorité de la population du Tiers Monde ; ainsi qu'elle jouisse d'une
large susceptibilité parmi ses habitants des pays en voie de
développement, ce qui n'est pas le cas de la médecine moderne
(Zerbo et al., 2010).
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