REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET UNIVERSITAIRE
INSTITUT SUPERIEUR DES TECHNIQUES MEDICALES DE
BUKAVU
251681280ISTM/BUKAVU

251683328
BP : 3036 BUKAVU
Email :
bukavuistm@yahoo.fr
SECTION : SCIENCES INFIRMIERES
EVOLUTION DE L'ENDEMICITE DU PALUDISME ENTRE 2000 ET
2015 DANS L'AIRE DE SANTE CBCA/NYAMUNGO
251680256OPTION : HOSPITALIERE
Par : MBAHA MAPENZI XAVIER
Travail de fin de cycle présenté pour l'obtention
du diplôme de gradué en Techniques Médicales.
Directeur : C.T. MUSAFIRI MULALI-WAZO
![]()
251682304
DEDICACE
A ma mère FAIDA LEONIA Louise pour ses conseils et
bénédiction à ma faveur.
A mes très chères tantes Léa
VUMILIA MBAHA et Thérèse NAMWINDO.
Vous avez été pour moi un exemple de courage ;
de persévérance et d'honnêteté dans
l'accomplissement du travail bien fait. Vous nous avez appris le sens de
l'honneur ; de la dignité et de la justice.
Que ce travail soit un réconfort pour vous.
Puisse Dieu vous garder longtemps encore parmi nous.
MBAHA MAPENZI XAVIER
REMERCIEMENTS
Au Seigneur, je te rends grâce de m'avoir donné
la faculté d'accomplir cette oeuvre selon ta volonté.
Mes remerciements s'adressent aussi :
A ma mère FAIDA LEONIA
Pour ses franches bénédictions à
l'endroit de nous tous. Retrouvez dans ce travail chère mère ma
profonde reconnaissance.
A mes frères et soeurs : Luc Shukuru, Eddy
Djuma ; Moise Blaise ; Bruneille ; Chancelline ; Pablo
Chisiki KALUMUNA ; Placide, DEBORA KALABO...
Vous êtes ce qui m'est le plus cher dans ce monde. Que
le dévouement pour ce travail qui est aussi le vôtre soit un
exemple pour vous.
A mes oncles et tantes
Je ne citerai pas de noms de peur d'en omettre d'autres; un
grand merci pour tout ce que vous avez fait afin que ce travail aboutisse. Que
Dieu vous protège tous !
A ma très chère amie SANDRINE dite
Sandra
Tu es plus qu'une amie pour moi, je ne regrette pas de t'avoir
croisé sur cette vie. Je te suis reconnaissant de tous les bien faits et
je prie DIEU que notre amitié soit un exemple pour autrui.
A maman SIFA pour ses prières qu'elle ne cesse
d'apporter à ma faveur, trouvez ici ma profonde gratitude.
A tous mes amis et collègues
Je ne citerai pas de nom au risque d'en oublier d'autres. Je
vous dis merci pour votre affection et recevez ici ma profonde
reconnaissance.
A tout le personnel enseignant de l'ISTM-BUKAVU et en
particulier de la section des Sciences Infirmières : Je
suis heureuse de l'occasion qui m'est offerte de pouvoir vous exprimer mes
sentiments de gratitude. L'enseignement que vous avez dispensé avec
dévouement restera un précieux souvenir qui guidera ma vie
professionnelle. Veuillez mes chers maîtres, agréer l'expression
de mes sentiments déférents et l'hommage de ma respectueuse
reconnaissance.
A notre directeur de ce travail, monsieur le CT
MUSAFIRI, cher CT, ce travail est le vôtre, votre
disponibilité et votre sens de lecture des choses font de vous un
enseignant exemplaire, votre franchise votre rigueur scientifique et votre
amour du travail bien fait font de vous un enseignant respectable.
Je garderai de vous l'image d'un homme de science et un
enseignant soucieux de la bonne formation de ses élèves.
Je suis fier d'être compté parmi vos disciples.
Nous vous prions d'accepter l'expression de notre profond respect et de notre
profonde reconnaissance.
A la Grande famille MBAHA
L'heure est venue de vous remercier pour tout ce que vous avez
fait pour moi au moment opportun. Trouvez ici l'expression de toute ma
gratitude.
SIGLES ET ABREVIATIONS
· ACT:Artemisinin-based Combination
Therapy
· AMM : Autorisation de Mise sur le
Marché
· BCZS : bureau central de zone de
santé
· Cé : comprimé
· CQ : Chloroquine
·
CQR :Chloroquino-Résistant
· CQS :Chloroquino-Sensible
· Dx : douleur
· ELISA :
Enzyme-LinkedImmunoSorbentAssay
· FOSA : formation sanitaire
· G6PD : glucose-6-phosphate
déshydrogénase
· GB : Globules blancs
· GE : Goutte épaisse
· gr : gramme
· GR : Globules rouges
· gr/dl : gramme par décilitre
· Hb : hémoglobine
· HGR : hôpital
général de référence
· IPS : inspection provinciale de
la santé
· ISTM : institut supérieur
des techniques médicales
· MPH : Master in Public Health
· OMS : organisation mondiale de la
santé
· P f : Plasmodium
falciparum
· P :plasmodium
· PNLP : programme national de
lutte contre le paludisme
· PVE: Paludisme viscéral
évolutif
· RBM: Roll Back Malaria
· SLIS : Système Local
d'Information Sanitaire
· SP: SulfadoxinePyriméthamine
· T° : température
· TPI : Traitement Préventif
Intermittent
· UNICEF : Fond des Nations Unies
pour l'Enfance
· ZS : zone de santé
TABLE DES MATIERES
DEDICACE
I
REMERCIEMENTS
II
TABLE DES MATIERES
IV
RESUME
V
CHAP.1. INTRODUCTION
1
1.1.
PROBLEMATIQUE
1
I.2. OBJECTIFS DU TRAVAIL
3
I.3. HYPOTHESES
4
I.4. DELIMITATION DU SUJET
4
CHAP. 2. GENERALITES SUR LA PALUDISME
5
2.1. DEFINITIONS DE QUELQUES CONCEPTS
5
2.2. TRANSMISSIONS DU PALUDISME
5
2.3. SYMPTOMES ET
COMPLICATIONS DU PALUDISME
5
SYMPTOMATOLOGIE COMMUNE
5
2.4.
TRAITEMENT
7
2.5.
PREVENTION
9
CHAP. 3. MATERIELS ET METHODES
11
3.1. TYPE D'ETUDE
11
3.2. SITE D'ETUDE
11
3.3. ECHANTILLONNAGE
12
3.4. PARAMETRES D'ETUDE
12
3.5. ANALYSE DES DONNEES
13
3.6. DIFFICULTES RENCONTREES
13
3.7. IMPACT PREVU
13
3.8. CONSIDERATIONS ETHIQUES
13
CHAP. 4. PRESENTATION DES RESULTATS
14
4.1. EVOLUTION DE L'ENDÉMICITÉ DU
PALUDISME DE 2000 À 2015
14
4.2. FACTEURS DE RISQUE
15
4.2.2. CONNAISSANCES SUR LE PALUDISME
16
4.2.3. PRISE EN CHARGE
17
4.2.4. PRÉVENTION
18
CHAP. 5. DISCUSSION DES RESULTATS
19
CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS
21
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
22
ANNEXES
23
RESUME
Contexte : Nous avons menée une
enquête au cours de la période allant du 15 Mars au 15 Juin 2016
dans la zone sanitaire de ville de Bukavu particulièrement dans l'aire
de santé CBCA/Nyamungo dans la zone de santé de Kadutu. Elle a
porté sur l'évolution de l'endémicité du paludisme
entre 2000 et 2015.
Méthodes : Une étude
rétrospective a été menée auprès de 100
personnes rencontrées dans les différents ménages de
l'aire de santé CBCA/NYAMUNGO. Pour récolter les données,
un questionnaire d'enquête a été adressé à la
population dans les différents ménages.
Résultats : Nos résultats
ont montré que l'endémicité a
diminué de 50,2% en 2001 pour augmenter
légèrement de nouveau en 2002 et ainsi de suite. Une augmentation
importante est observée en 2013 avec 2863 cas de paludisme. Si on
considère les deux années 2000 et 2015, on constante toutefois
une diminution de l'endémicité de 26,2%.
Conclusion : l'évolution de
l'endémicité du paludisme à l'aire de Santé
CBCA/NYAMUNGO a baissé de 26,2% ; ceci serait due à une
bonne prise en charge et la prévention par l'utilisation des MII.
« Sans l'amour de la recherche, le
savoir et l'intelligence ne peuvent vraiment faire un
savant ».
Irène Joliot-Curie
(1897-1956)
251676160
CHAP.1. INTRODUCTION
1.1. PROBLEMATIQUE
Le paludisme ou malaria est « un des rares fléaux
de santé publique qui ait traversé les siècles sans jamais
perdre son activité » .Il sévit dans la ceinture de
pauvreté du monde et représente la maladie parasitaire la plus
répandue dans le monde intertropical (1).
De nos jours, environ 500 millions de personnes en Afrique, en
Inde, en Asie du Sud et en Amérique du Sud sont exposées au
paludisme auquel sont attribués 2 millions et demi de
décès par an dont un million d'enfants. On estime à
près de 300 millions le nombre de décès dus au paludisme
dans le monde, dont 90% en Afrique subsaharienne (6).
Cette maladie constitue une endémie dans 43 pays du
continent africain ; les populations cibles les plus affectées sont les
enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes.
Le paludisme est l'une des principales causes de maladie et
d'absentéisme chez les enfants d'âge scolaire et chez les
enseignants. Entre 30% et 50% des admissions hospitalières et 50% des
absences scolaires pour des raisons médicales sont dues à cette
maladie dans des zones d'endémie (7).
Le paludisme pose aujourd'hui un problème de
santé publique dans plus de 90 pays représentant au total
quelques 2,4 milliards de personnes, soit 40% de la population mondiale.
Selon l'OMS, l'incidence mondiale de la maladie est
estimée de 300 à 500 millions de cas cliniques par
année.
Plus de 90% de tous les cas de paludisme surviennent en
Afrique Subsaharienne, selon SOS enfant en détresse. La mortalité
due au paludisme est évaluée à 1 million de morts par an.
Une grande majorité de ces décès surviennent chez les
jeunes enfants en Afrique notamment dans les zones rurales reculées
très mal desservies en services de santé.
Les autres groupes à haut risque sont les femmes
enceints, les voyageurs non immunisés, les réfugiés, les
personnes déplacées et les ouvriers agricoles arrivant dans les
zones d'endémie (3).
Au total le paludisme est endémique dans 101 pays et
territoires, dont:
- 21 pays dans la région des Amériques
- 04 pays dans la région Européenne
- 14 pays dans la région de la
méditerranée orientale
- 08 pays dans la région de l'Asie du Sud Est
- 09 pays dans la région du Pacifique occidental
- 45 pays dans la région Africaine.
Aux Etats-Unis, le paludisme reste l'une des premières
maladies infectieuses. Ainsi, chaque année dans ce pays 1 200 cas
de paludisme sont rapportés en moyenne, presque tous importés,
entrainant jusqu'à 13 décès par an. La mauvaise
connaissance du paludisme et ses profils de chimiorésistance par les
cliniciens et le personnel de laboratoire américain contribue à
des retards de diagnostic et de traitement, parfois associés à
des issues fatales (10).
Parmi les pays d'Amérique Latine, le Pérou est
celui qui connait le taux d'incidence du paludisme le plus élevé.
En 1995, on a rapporté plus de 190 000 cas contre 165 000 de
toute l'Amérique centrale et l'Amérique du Sud
(10).
En Asie ; le paludisme est un problème majeur de
santé publique au Pakistan. Le nombre des cas d'épisodes
palustres annuels a été estimé à 1,6 millions en
2005, le paludisme à Falciparum a constitué 33% des cas
rapportés. Dans la même période, 46% des cas ont
été notés en province de Baluchistant une proportion la
plus élevée du paludisme à Falciparum (44%)
(10).
En Afrique ; la RDC et le Nigéria totalisent
à eux seuls chaque année 40% du nombre estimatif total de
décès dus au paludisme dans le monde, indique l'OMS (8).
Selon les dernières estimations, on a enregistré, en
2010, 219 millions de cas de paludisme (avec une marge d'incertitude comprise
entre 154 millions et 289 millions) qui ont causé 660.000
décès (avec une marge d'incertitude comprise entre 490.000 et
836.000), soit une diminution de la mortalité de 25% au niveau mondial
par rapport à 2000 et de 33% dans la région africaine de l'OMS.
La plupart de décès surviennent chez des enfants vivant en
Afrique, où chaque minute, un enfant meurt du
paludisme.
D'après les estimations de la maladie au niveau des
pays dont on dispose, 80% des cas surviennent dans 17 pays avec en tête
le Nigeria, suivi de la République Démocratique du Congo
(8).
Au Mali, le paludisme demeure la première cause de
mortalité et de morbidité avec respectivement 13 et 15,6 %.Il
représente la première cause de convulsion fébrile en
milieu pédiatrique ; deuxième cause de maladie fébrile en
milieu hospitalier, 2,5% des formes graves et compliquées chez les
enfants de moins de 5 ans avec une létalité de 40 à 60%.
Plusieurs actions ont été entreprises pour
contrôler cette grave maladie, malgré tout, elle reste
meurtrière (6).
En Côte d'Ivoire selon le PNLP, 63 000 enfants de
moins de 5 ans meurent chaque année du paludisme et la maladie constitue
33% de toutes les causes de mortalité hospitalière
(3).
Au Rwanda, approximativement 90% de la population sont
exposés au risque d'attraper le paludisme. La malaria est la principale
cause de morbidité dans ce pays et est responsable de 50% de motifs de
consultation médicales. En 2005, on a rapporté 991 612 cas.
En 2006, la maladie était responsable de 37% des consultations externes
des patients et 41% des décès en hospitalisation, parmi lesquels
42% des enfants de moins de 5 ans (10).
En RD-Congo, le paludisme est la première cause de
morbidité chez les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes. A
titre indicatif, l'évaluation de l'intervention du fond mondial
menée en 2006 dans 15 zones de santé du pays par l'Ecole de
santé publique de l'université de Kinshasa a montré que le
paludisme était responsable de :
- 67% des motifs de consultations externes chez les enfants de
moins de 5 ans ;
- 47% des décès survenus chez les enfants de
moins de 5 ans en hospitalisation ;
- 18% de létalité hospitalière due au
paludisme chez les enfants de moins de 5 ans ;
- 54% des hospitalisations chez les femmes
enceintes.(10)
Plus de 9 millions des cas ont été
enregistrés en 2011, le paludisme tue chaque année 180 000
personnes dans notre pays et touche près d'un tiers de la population. On
estime que cette maladie coûte au pays 1,3% de croissance par an
(12).
Notre pays qui est le deuxième pays le plus
touché par le paludisme en Afrique et dans le monde, utilise deux
stratégies de lutte contre cette terrible maladie : la
première stratégie est celle de la prévention de la
maladie par la distribution de masse à grande échelle des
moustiquaires imprégnées d'insecticides. La deuxième
stratégie de lutte est le traitement de la maladie
(8).
S'agissant du Sud-Kivu, la province a enregistré en
2007, 3,1 millions de cas de paludisme, dont une grande majorité
d'enfants, pour une population estimée à 4,4 millions
(10).
Plus de 794.000 cas dont 771 décès ont
été enregistrés en 2014 contre 582.000 cas dont 413
décès en 2013 (12).
Dans la zone de santé de Kadutu, 25 403 cas de
paludisme ont été enregistrés en 2008, soit 32,17% ;
en 2009, 34 454 cas soit 28,3% ; en 2010, 4 374 cas de paludisme
confirmé dont 4 décès et 21 843 cas de paludisme non
confirmé avec zéro décès ; en 2011, deux
décès sont enregistrés sur 3 114 cas ; en 2012,
3 123 cas avec 4 décès ; en a enregistré un
total de 27 678 cas de paludisme simple avec 2 décès et
4 609 cas de paludisme grave avec 11 décès ; en 2014,
21 135 cas de paludisme simple et 3 289 cas de paludisme grave qui a
entrainé 9 décès.
Dans l'aire de santé CBCA/NYAMUNGO, les données
récoltées au CS CBCA/NYAMUNGO montrent que 1 363 cas de
paludisme ont été enregistrés en 2014 et 1 679 cas en
2015 dont on note une hausse de cas de paludisme de 18% par rapport à
l'année précédente.
Nous nous sommes posé la question de la recherche
ci-contre :
Quels sont les facteurs favorisant la hausse de cas de
paludisme au Centre Hospitalier CBCA/NYAMUNGO ? Pour
répondre à cette question, nous nous sommes fixés des
objectifs ci-dessous :
I.2. OBJECTIFS DU
TRAVAIL
Objectif globale : faire un état
de lieux sur l'endémicité du paludisme dans l'aire de
santé CBCA/NYAMUNGO.
Objectifs spécifiques : déterminer la
prévalence du paludisme dans l'aire de santé CBCA/NYAMUNGO ;
déterminer quelques facteurs de risque.
I.3. HYPOTHESES
Au niveau mondial, l'incidence du paludisme a baissé d
37%. Dans l'aire de santé CBCA/NYAMUNGO, l'endémicité de
cette maladie aurait également baissée ; ceci pourrait
s'expliquer par l'amélioration de la prise en charge et de la
prévention.
I.4. DELIMITATION DU
SUJET
Notre étude porte sur l'évolution de
l'endémicité du paludisme entre 2000 et 2015 dans l'aire de
santé CBCA/NYAMUNGO, commune de Kadutu, ville de Bukavu, province du
Sud-Kivu en République Démocratique du Congo.
Nos investigations ont été
réalisées au cours de la période allant du 15 Mars au15
Juin 2016.
Chap. 2. GENERALITES SUR LA
PALUDISME
2.1. DEFINITIONS DE
QUELQUES CONCEPTS
a) Endémie
C'est la présence habituelle d'une maladie dans une
région déterminée. (LAROUSSE MEDICAL)
b) Paludisme
Selon LAROUSSE MEDICAL, le paludisme est une maladie due
à l'infestation par de protozoaires (organismes unicellulaires type
particulier de protozoaires) du genre plasmodium.
Selon le dictionnaire français, le paludisme est une
maladie de l'être humain présente dans les régions
tropicales et subtropicales, provoquée par un parasite transmis par une
variété de moustique, l'anophèle, et qui se manifeste par
des accès de fièvre survenant à des intervalles
réguliers. Le parasite s'installe dans les globules rouges avant de les
détruire.
2.2. TRANSMISSIONS DU
PALUDISME
Le paludisme est dû à un hématozoaire du
genre plasmodium, transmis par un moustique du genre
culicidé : l'anophèle femelle.
Il existe quatre espèces de parasites de
l'homme :
- Le Plasmodium falciparum : le plus redoutable, l'agent
de la tierce maligne, des accès pernicieux et responsable de la
fièvre bilieuse hémoglobinique. Sa longévité dans
l'organe est inférieure à un an.
- Le Plasmodium vivax, agent de la tierce bénigne, a
une longévité de deux à trois ans et reste le plus
rependu.
- Le Plasmodium malariae a une longévité de
trois à vingt ans et est l'agent de la fièvre quarte.
- Le Plasmodium ovale est proche du plasmodium vivax
(1).
2.3. SYMPTOMES ET
COMPLICATIONS DU PALUDISME
Les signes cliniques du paludisme varient en fonction du
terrain et l'espèce parasitaire. Ils sont polymorphes mais moins
évocateurs chez l'enfant que chez l'adulte. Ils peuvent être
communs aux quatre espèces plasmodiales ou particuliers à
certaines d'entre elles (11).
SYMPTOMATOLOGIE COMMUNE
Ø Accès de primo-invasion ou
paludisme aigu commun
C'est le tableau le plus fréquemment observé
chez l'enfant. Il est souvent interprété comme première
manifestation de la maladie avant qu'ait pu se dégager la
périodicité des accès fébriles. Une période
d'incubation de une à trois semaines est nécessaire entre la
piqûre infestante et les premiers signes. Le tableau clinique manque de
spécificité, c'est une fièvre progressivement croissante,
en général continue en plateau, parfois irrégulière
avec plusieurs pics par jour, atteignant39-40°C sans
périodicité. Elle est presque toujours accompagnée de
céphalées et des vomissements avec myalgies et douleurs et des
douleurs abdominales en particulier épigastrique. Chez l'enfant une
diarrhée modérée est banale. L'examen clinique est normal,
il est rare d'observer une splénomégalie, mais la région
hépatique est parfois sensible. Quelques boutons d'herpès labial
sont fréquents (11).
Ø Accès
périodiques
On les appelle aussi accès intermittents ou
accès de « reviviscence schizogonique ». Ils
s'observent le plus souvent plusieurs mois ou années après la
contamination, même à l'absence du tableau de paludisme de
primo-invasion. Ils sont plus rares chez l'enfant que chez l'adulte, surtout en
dehors des pays d'endémie. Le tableau est
stéréotypé et rapidement évocateur,
caractérisé par la succession régulière de trois
stades et leur répétition selon un rythme périodique.
L'accès débute brutalement, souvent la nuit et
dure une dizaine d'heures. L'enfant frissonne se plaignant d'un froid intense
alors que la T° monte à 39°C, puis les frissons cessent,
l'enfant, repousse la couverture, la T° monte jusqu'à 41°C,
enfin survient une crise sudorale abdominale avec chute brutale de la T°
et parfois phase d'hypothermie. Classiquement, la crise est suivie d'une
période de bien-être et d'euphorie, puis le retour à
l'état normal (11).
Ø Paludisme viscéral évolutif
(PVE)
Ce tableau s'observe essentiellement en pays d'endémie
chez les enfants soumis à des infestations massives et
répétées en cours d'acquisition d'immunité. La
physiopathologie n'est pas claire et des perturbations du système
immunitaire peuvent suggérer des formes des passages avec le tableau de
« splénomégalie tropicale » observé
chez l'adulte. Le tableau clinique est de constitution progressive avec ou sans
fièvre. Il associe une splénomégalie sensible souvent
volumineuse et une anémie clinique intense, avec pâleur, fatigue,
anorexie, souffle systolique anorganique, parfois oedèmes des membres
inférieurs. L'évolution à l'absence des traitements
s'accompagne d'amaigrissement éventuellement de retard
staturo-pondéral et du danger d'aggravation brutale de l'anémie
(11).
Les symptômes apparaissent généralement 12
à 14 jours après l'infection. Les personnes atteintes de
paludisme présentent les symptômes ci-après :
§ Une douleur abdominale ;
§ Des frissons et des sueurs ;
§ Une diarrhée, des nausées et des
vomissements (qu'occasionnellement) ;
§ Des maux de tête ;
§ Des poussées de forte fièvre ;
§ Une pression artérielle basse causant des
étourdissements lors du passage à la position couchée ou
assise à la position debout (une hypotension orthostatique) ;
§ Un vague endolorissement musculaire ;
§ Un appétit médiocre.
Les personnes infectées par plasmodium
falciparum sont susceptibles de présenter les symptômes
ci-après :
§ Une anémie causée par la destruction des
globules rouges infectés ;
§ Une extrême fatigue, du délire, une perte
de connaissance, des convulsions et un coma ;
§ Une insuffisance rénale ;
§ Un oedème pulmonaire (une accumulation de
liquide dans les poumons pouvant entrainer de graves problèmes
respiratoires).
Le plasmodium Vivax et plasmodium Ovale peuvent demeurer
inactifs dans le foie pendant 1 an avant de provoquer des symptômes. Les
parasites peuvent ensuite rester à l'état latent dans le foie et
provoquer des récidives ultérieures. Plasmodium vivax est le type
le plus rependu en Amérique du Nord (13).
2.4. TRAITEMENT
2.4.1. Traitement de l'accès simple
Avant l'ère de la chloroquinorésistance, les
accès de malaria survenant dans les zones endémiques
n'étaient pas traités avec une dose curative de
médicament ; ils recevaient une dose suppressive, plus faible, mais
permettant au patient de surmonter l'infection grâce à
l'immunité déjà acquise. Le schéma
recommandé consistait en une dose unique de chloroquine de 5 à 10
mg de chloroquine base par kilo de poids. Ce principe est à la base de
l'efficacité persistante de la chloroquine dans des régions
à chloroquino-resistant du premier ou du deuxième
degré.
Par conséquent, la dose unique est abandonnée
dans les régions où une résistance est très
commune, les accès jugés moins graves seront traités avec
de la chloroquine en dose classique (25mg/kg en trois jours), et ne seront
suivi d'un traitement plus efficace (mais plus compliqué ou plus cher)
qu'en cas d'échec.
Il ne nous parait pas recommandable de prescrire des doses
augmentées de chloroquine (40mg/kg en 5 jours), comme le
préconisent certains auteurs, espérant aussi surmonter la
résistance.
Remarque préliminaire
La chloroquine utilisée pendant longtemps comme
traitement de premier choix a une efficacité de plus en plus restreinte
et sera progressivement abandonnée. Elle est cependant encore
utilisée avec sans succès dans beaucoup de pays d'Afrique de
l'Ouest et Centrale.
Actuellement en R.D. Congo
Première ligne
Sulfadoxine-pyriméthamine (SP) : pour l'adulte,
trois comprimés en dose unique ; pour l'enfant, dose ajustée
au poids.
2. Cette combinaison agit lentement (environ deux jours)
3. Résistance rare aujourd'hui, mais appelée
à se développer rapidement (à surveiller)
4. Possibilité d'allergie au composé
sulfamidé (ne pas administrer si allergie connue à ce
composé).
Deuxième ligne
Associations à base d'artémisinine :
5. Artésunate + SP (Artésunate +
SP®)
6. Artésunate + amodiaquine
7. Artéméther + luméfantrine
(Coortem®, Riamet®)
Autres associations :
8. Amodiaquine + SP
9. Atovaquone + proguanil (Malarone®)
Troisième ligne (pour les cas graves
ou en cas de résistance aux autres antipaludiques). La quinine reste
efficace et rapide mais ses effets secondaires importants la font de plus en
plus délaisser sauf comme médicament d'urgence (cas graves) et en
combinaison avec la doxycycline (parasites multi résistants). Les
dérivés de l'artémisinine pourront prendre progressivement
sa place en raison d'une bonne tolérance et d'une absence de
résistance.
Toutes fois, on utilise de monothérapie comme la
chloroquine ou amodiaquine en raison de 25 mg de base par kilo de poids
corporel, en trois jours ; Fansidar® (S-P) 1
comprimé par 20 kg de poids corporel (3 comprimés pour l'adulte)
en dose unique ; Quinine en raison de 25 mg de base par kg de pods
corporel et par jour, soit 30 mg/kg de Farmakina®, en 3
administrations (toutes les 8 heures), pendant 5 à 7 jours
(2).
Remarque : il est nécessaire de
terminer un traitement commencé.
En cas des vomissements, nausées importantes ou des
troubles de conscience la voie intraveineuse est impérative. La voie
intramusculaire est à déconseiller à cause des
nécroses aseptiques (qui peuvent toujours s'infecter en cas d'injection
non-stérile). La gravité de l'état clinique peut justifier
une injection IM de préférence dans le muscle quadriceps, avant
le transport à l'hôpital, ou en cas d'impossibilité de
transfert (2).
2.4.2. Traitement des nourrissons
Les accès seront traités avec de la chloroquine
10 mg de base par kg/jour pendant 2 jours, suivi de 5 mg/kg/jour le
troisième jour, pour totaliser une dose de 25 mg/kg.
Un accès de paludisme à P.
falciparumchloroquino-résistant sera traité avec de la quinine
sous forme de gouttes en raison de 8 mg de base, soit 10 mg de bichlorhydrate
(=1goutte) par kg toutes les 8 heures pendant 7 jours (2).
2.4.3. Traitement de la femme enceinte
Le traitement à la chloroquine sera instauré. Si
une résistance est constatée, on pourra recourir à la
quinine. Durant le premier trimestre et les dernières semaines de la
grossesse : quinine 1,500 mg de sel par jour à trois prises,
pendant 7 jours.
Du 4 au 7e mois, on peut traiter avec la quinine
seule (pendant 7 jours), on bien associé le Fansidar®
qui n'est pas contre-indiqué en ce moment-là.
Il est à remarquer que la quinine n'a pas de
propriétés abortives. Néanmoins, elle peut
déclencher le travail chez une femme à terme.
La méfloquine et l'holofatrine sont à
déconseiller chez la femme enceinte, à cause de manque de recul
dans l'utilisation de ces produits (2).
2.4.4. Traitement de l'accès grave
Tout accès pernicieux doit être traité
avec de la quinine. En principe, le dosage est le même que pour les
accès simples : 10 mg/kg, 3 fois/jour en perfusion lente,
jusqu'à la disparition des trophozoites. L'indication d'une dose
d'attaque est toujours en discussion.
D'après des études pharmacologiques, elle est
souhaitable afin d'obtenir d'emblée de concentrations satisfaisantes. On
préconise l'administration de 20 mg/kg pendant les 4 heures
premières selon les différents schémas (soit 10 mg/kg les
30 premières minutes, suivi de 10 mg/kg pendant les 4 heures qui
suivent, soit 20 mg/kg reparties sur 4 heures) (2).
2.4.5. Traitement du paludisme viscéral
évolutif
Il n'est pas codifié. On sait simplement qu'il faut
prolonger le traitement antipaludéen sur un mois environ soit par la
chloroquine à dose curative pendant 5 jours puis faible dose (1,5 mg
à 3 mg/kg/jour) ensuite, soit avec la mefloquine, soit avec
l'halofantrine à dose curative suivie de mefloquine à dose de
type préventif (11).
2.5. PREVENTION
· Axes principaux actuels
· Chiomiprophylaxie antipaludéenne surtout pendant
les deuxième et troisième trimestres de la grossesse :
sulfadoxine-pyriméthamine (SP) 3 co Per Os dose unique deux fois pendant
la grossesse.
· Généralisation de l'utilisation des
voiles moustiquaires imprégnées d'insecticides.
· Autres mesures envisageables :
· Diminuer les populations locales de moustiques :
diminuer l'eau stagnante autour de la maison, utilisation d'insecticide.
· Diminuer le contact avec les moustiques (en plus du
voile moustiquaire) : grillage moustiquaire aux fenêtres,
répulsifs (spirales combustibles à base de pyrèthre,
liquides à appliquer sur la peau)
· Protection des voyageurs non immunisés
(étrangers ou nationaux de retour au pays après un long
séjour en région sans paludisme) : le risque d'une infection
est beaucoup plus élevé et justifie une chimioprophylaxie (les
consignes varient en fonction de la région et de l'évolution des
résistances).
· Mesures d'avenir :
· Vaccin (pas encore disponible)
· Nouveaux médicaments pour le traitement ou la
prophylaxie (2).
Chap. 3. MATERIELS ET
METHODES
3.1. TYPE D'ETUDE
Nous avons réalisé une étude
rétrospective portant sur l'endémicité du paludisme dans
l'aire de santé CBCA/NYAMUNGO. Pour la réaliser
nous avons fait appel aux matériels, méthodes et techniques
suivants :
3.1.1. MATERIELS
Pour réaliser ce présent travail, les
matériels suivants ont été utilisés
notamment :
Ø Un stylo
Ø Des papiers duplicateurs
Ø Les registres des malades de l'aire de santé
CBCA/NYAMUNGO.
Ø Le questionnaire d'enquête adressé
à la population.
3.1.2. METHODES ET TECHNIQUES
Ø Enquête par questionnaire
Ø Analyse des données
3.2. SITE D'ETUDE
Notre étude a été suivie dans l'aire de
santé CBCA/NYAMUNGO.
3.2.1. Situation géographique
Le centre de santé CBCA se situe dans le quartier
Nyamugo, commune de KADUTU, Ville de BUKAVU, province du SUD KIVU en RDC. Il
est limité :
- Au nord : par le quartier Kasali
- Au sud : par le pont Kibonge
- A l'Est : par la zone de santé d'Ibanda et
l'aire de santé Muhungu
- A l'Ouest : par l'aire de santé Uzima
3.2.2. Historique
La zone de santé de Kadutu fait partie des 3zones de
santé urbaine de Bukavu. Elle compte une population de 22 370 habitants,
c'est une zone qui regorge beaucoup de maladies, vue sa situation alimentaire,
l'insalubrité du milieu et la pauvreté de la population :
ceux-ci sont à la base de la mortalité.
Cependant dans le souci de participer à l'effort du
développement sanitaire des soins de santé primaires à la
population de Nyamungo, l'un de quartier de la commune de Kadutu, le centre
hospitalier CBCA/Nyamungo a trouvé bon de créer dans ce milieu un
centre de santé en 1972. La capacité d'accueil de ce dernier
étant limitée, il s'était heurté à une
demande croissante de la population malade.
Cela l'avait obligé de créer une salle
d'hospitalisation et d'éducation sanitaire ; cette idée
était acceptée non seulement par la capacité d'accueil
mais aussi créer un centre de santé de référence
grâce au financement de « CHRIOSTAND
AID » par le fond de « GTER
KIVU ».
Ce dernier s'intègre en 1988 dans la politique besoin
de santé primaire. Le projet avait une échéance de 6 mois
c'est-à-dire de la construction qui avait commencé en
Février 1987 s'est terminé en Juillet 1987, date du début
des activités curatives promotionnelles.
Un comité de santé a été mis en
place par le centre de santé CBCA/Nyamungo en vue d'assurer un bon
fonctionnement du dit centre grâce à l'appui financier de District
de Herne, un partenaire traditionnel de longue date du poste CBCA/BUKAVU.
Nous avons réussi l'inauguration de cette
maternité le 03 Juin 2003. En fin ce centre de santé de
référence devient centre hospitalier depuis 20 Octobre 2012
jusqu'à nos jours.
3.3. ECHANTILLONNAGE
3.3.1. Echantillon
Les données sur l'endémicité du paludisme
sont celles concernant les années 2000 à 2015. Les
répondants à notre questionnaire sont au nombre de 100. Il s'agit
de représentants d'environ 3% des ménages constituant notre
milieu d'étude soit 3196 ménages.
Nous avons réalisé un échantillonnage par
sondage stratifié proportionnel (selon la taille de la population) des
quartiers, puis l'unité d'échantillonnage a été la
concession. L'échantillonnage des concessions a été
effectué sur place, par division entre le nombre total de la population
sur sept et le quotient trouvé était le nombre de
ménages.
3.3.2. Critères d'inclusion
De toutes les données sur l'endémicité du
paludisme disponibles au centre, seules les statistiques de 2000 à 2015
ont été prises en compte.
Ages : les enfants comme les adultes étaient
concernés par l'étude. Avoir un accès pernicieux durant
toutes les saisons ou avoir eu de la fièvre présumée
palustre au cours de la même période.
3.3.3. Caractéristiques des sujets :
Les caractéristiques des sujets de notre étude
sont constituées par la profession, l'âge, le niveau
d'étude, le sexe et la taille de ménage.
3.4. PARAMETRES D'ETUDE
Pendant nos recherches, les paramètres ci-dessous ont
été vérifiés pour nous permettre de donner des
réponses à nos hypothèses notamment :
Ø La prévalence du paludisme entre 2000 et
2015 ;
Ø Les facteurs de risque notamment :
- Le niveau de connaissance sur le paludisme ;
- La prise en charge;
- La prévention
3.5. ANALYSE DES
DONNEES
Les données récoltées ont
été saisies et analysées dans les logiciels Microsoft
Excel et épi info version 3.5.1.
3.6. DIFFICULTES
RENCONTREES
ü Moyens financiers très limités pour nous
faciliter le déplacement ;
ü Refus de quelques enquêtées de
répondre au questionnaire;
ü La traduction du questionnaire de la version
française à la version swahili.
3.7. IMPACT PREVU
Les résultats de ce travail constituent une banque des
données susceptibles d'orienter les responsables sanitaires dans la
prise des stratégies en vue de l'abaissement des cas du paludisme dans
notre aire de santé.
3.8. CONSIDERATIONS
ETHIQUES
Les informations recueillies ont été
analysées dans le respect de la confidentialité et d'anonymat
après avoir reçu leur consentement éclairé.
Chap. 4. PRESENTATION DES
RESULTATS
4.1. Evolution de
l'endémicité du paludisme de 2000 à 2015
Figure I. Données sur l'évolution de
l'endémicité du paludisme

De cette figure, nous constatons que l'endémicité
du paludisme est passée de 2276 cas en 2000 à 1679 cas dans
l'année 2015, soit une légère diminution de 597 cas
(26,2%). Entre les années 2001 à 2012, nous observons un taux
faible de cas de paludisme par rapport à l'année 2000
contrairement aux trois dernières années où nous trouvons
un taux élevé.
4.2.
Facteurs de risque
4.2.1. Caractéristiques des sujets
Tableau I. Données sociodémographiques des
ménages de notre population d'étude de l'aire de santé
CBCA/NYAMUNGO.
Variables
|
Effectif (n=100),(%)
|
a) Profession
|
|
Fonctionnaire
|
10
|
Commerçant
|
17
|
Ménagère
|
32
|
Autres (élèves, chauffeurs,...)
|
41
|
b) Tranche d'âge
|
|
6-12 ans
|
9
|
13-25 ans
|
47
|
26-35 ans
|
22
|
36 ans et plus
|
22
|
c) Niveau d'étude
|
|
Primaire
|
19
|
Secondaire
|
43
|
Secondaire inachevé
|
21
|
Universitaire
|
10
|
Sans niveau d'étude
|
7
|
d) Sexe
|
|
Masculin
|
43
|
féminin
|
57
|
e) Taille des ménages
|
|
3 à 5 personnes
|
28
|
6 à 8 personnes
|
37
|
Supérieur à 8 personnes
|
35
|
Dans l'aire de santé CBCA/NYAMUNGO, les femmes
ménagères semblent les plus représentées avec
presque un tier de la population. La tranche d'âge prédominante au
cours de notre enquête est de 13-25ans ; la majorité a au
moins un niveau secondaire et enfin s'agissant de la taille de ménages,
on a retrouvé une grande partie du nombre compris entre 6 et 8
personnes.
4.2.2. Connaissances sur le
paludisme
Tableau II. Répartition selon la connaissance sur le
paludisme par notre population d'étude de l'aire de l'aire de
santé CBCA/NYAMUNGO.
Paramètres
|
Effectif
|
%
|
a. Avez-vous déjà entendu parler du
paludisme ?
|
|
|
Oui
|
97
|
|
Non
|
03
|
|
b. Avez-vous déjà connu un cas de
paludisme dans votre famille ?
|
|
|
Oui
|
89
|
|
Non
|
11
|
|
c. Fréquence (n=89)
|
|
|
Chaque semaine
|
05
|
5,6
|
Chaque mois
|
14
|
15,7
|
Une fois par an
|
60
|
67,4
|
Une après 2ans et plus
|
10
|
11,4
|
d. Par quel signe avez-vous su que c'est le
paludisme ?
|
|
|
Fièvre
|
34
|
38,2
|
Maux de tête
|
23
|
25,8
|
Fatigue généralisée
|
19
|
21,3
|
Manque d'appétit
|
05
|
5,6
|
Tous ces signes
|
08
|
8,9
|
Un coup d'oeil sur ce tableau nous fait remarquer que la
majorité a déjà entendu parler du paludisme, ainsi qu'une
grande partie de la population était victime de ce dernier ; plus
de la moitié de la population de l'aire de santé CBCA/NYAMUNGO
est victime du paludisme au moins une fois par an ; dans ce même
tableau, nous trouvons que la fièvre est le premier signe qui prouve
à nos enquêtés qu'ils font le paludisme, la minorité
cite l'anorexie.
4.2.3. Prise en charge
Tableau III. Répartition selon l'attitude, traitement
à domicile en cas de paludisme et l'utilisation des moustiquaires
imprégnées d'insecticide par notre population d'étude de
l'aire de santé CBCA/NYAMUNGO.
Paramètres
|
Effectif
|
%
|
a. Milieu de référence en cas de
paludisme :
|
|
|
Centre de santé
|
38
|
38
|
HGR
|
25
|
25
|
Traitement à domicile
|
37
|
37
|
b. Automédication (n=37)
|
|
|
Aspirine
|
04
|
10,8
|
Paracétamol
|
16
|
43,2
|
Quinine
|
12
|
32,4
|
Amodiaquine
|
01
|
2,7
|
Fansidar
|
03
|
8,1
|
Novalgine
|
01
|
2,7
|
c. Respect de la cure
|
|
|
Oui
|
64
|
64
|
Non
|
36
|
36
|
d. Motifs de non respect de la cure
|
|
|
Négligence
|
16
|
44,4
|
Oublie
|
13
|
36,1
|
Manque d'argent
|
07
|
19,4
|
A la lumière de ce tableau, nous remarquons que le
recours au centre de santé semble le plus fréquent en cas de
persistance de l'un des signes précités ci-haut. Presque la
moitié fait recours au paracétamol en cas de
l'automédication ; un tier de la population ne respecte pas la cure
suite à la négligence.
4.2.4. Prévention
Tableau IV. Répartition selon l'usage de la MII et le
respect de l'hygiène par notre population d'étude de l'aire de
santé CBCA/NYAMUNGO.
Paramètres
|
Effectif
|
%
|
a. Usage des MII
|
|
|
Oui
|
79
|
79
|
Non
|
21
|
21
|
b. Mode d'utilisation des MII
|
|
|
Une par chambre
|
63
|
79,7
|
Une pour toute la famille
|
16
|
20,3
|
c. Etat des MII
|
|
|
Troué
|
13
|
16,5
|
Usé
|
46
|
58,2
|
Bon
|
20
|
25,3
|
d. l'assainissement du milieu
|
|
|
Oui
|
83
|
83
|
Non
|
17
|
17
|
e. Manière de faire l'assainissement
(n=83)
|
|
|
Par désherbage
|
17
|
20,5
|
Par balayage
|
22
|
26,5
|
Par salongo
|
44
|
53,0
|
f. Poubelle familiale
|
|
|
Oui
|
82
|
82
|
Non
|
18
|
18
|
En jetant un coup d'oeil sur ce tableau, nous remarquons que
presque dans l'ensemble, la plus part de la population dorme sous moustiquaire
imprégnée d'insecticide et plus de la moitié l'utilisait
correctement, mais la majorité des MII était déjà
usées. Presque la totalité de notre population d'étude
exécute l'assainissement du milieu et dispose d'une poubelle familiale.
La moitié de cette même population fait l'assainissement par
salongo.
Chap. 5. DISCUSSION DES
RESULTATS
Nous avons réalisés une étude
rétrospective portant sur l'endémicité du paludisme chez
la population de l'aire de santé CBCA/Nyamungo. On a effectué un
échantillonnage par sondage stratifié (selon la taille de la
population) des avenues, puis l'unité d'échantillonnage a
été à la concession.
5.1. Evolution de l'endémicité du
paludisme entre 2000 et 2015
Les données sur l'endémicité du paludisme
dans l'aire de santé CBCA/NYAMUNGO sont présentées sous
forme d'histogramme.
L'analyse de ces données montre que
l'endémicité a varié selon les années : 2276
cas en 2000, elle a diminué de 50,2% en 2001 pour augmenter
légèrement de nouveau en 2002 et ainsi de suite. Une augmentation
importante est observée en 2013 avec 2863 cas de paludisme. Si on
considère les deux années 2000 et 2015, on constante toutefois
une diminution de l'endémicité de 26,2%.
5.2. Caractéristiques des sujets de
l'étude
Sur un total de 100 personnes interrogées, la
majorité est de sexe féminin, la minorité de sexe
masculin. Ceci prouve que les femmes sont les plus nombreuses que les hommes au
sein de la population de notre étude (Tableau I).
La tranche d'âge prédominante est comprise entre
13 et 25 ans. Ce qui montre que presque la moitié de nos
enquêtées sont des moins jeunes (tableau I).
En outre ceux qui ont le niveau d'étude secondaire sont
les plus nombreux que les autres, représentant plus d'un tier de la
population. Ces personnes ont un niveau d'étude leur permettant de
comprendre l'importance de se faire soigner le paludisme, la
nécessité d'utiliser les moustiquaires imprégnées
d'insecticide et le respect de faire l'hygiène dans leur milieu
d'habitation (tableau I).
Le nombre des personnes qui vivent dans les ménages des
personnes enquêtées varie de 6 à 8 personnes ;
s'agissant de la profession les des femmes ménagères
étaient les plus nombreuses (tableau I).
5.3. Connaissances sur le paludisme
L'analyse des tableaux II, III et IV montre que
l'endémicité du paludisme dans l'aire de santé est
influencée par les connaissances, la prise en charge et la
prévention.
En effet, d'après les données du tableau II,
montrent que presque tout le monde a au moins une idée sur le paludisme
car la majorité des sujets interrogés a accepté avoir
entendu parler du paludisme et a été victime de cette maladie qui
sévit au moins une fois par an dans la plupart des ménages.
En ce qui concerne les signes qui donnent une idée du
paludisme à la population, nos résultats montrent que la
fièvre est le premier signe cité suivie des maux de tête et
de l'asthénie physique. Toutefois aucun de ces signes n'a
été cité par plus de la moitié des
répondants.
5.4. Prise en charge
Au regard des résultats du tableau III, moins de la
moitié de nos répondants se rend dans une formation sanitaire. Le
pourcentage de ceux pratiquent l'automédication est comparable à
celui qui vont au centre de santé. Ceci n'est pas une favorable à
une diminution importante de l'endémicité du paludisme. Le
recours au paracétamol semble le plus utilisé par nos
répondants pour se faire traiter le paludisme suivie de la quinine,
l'aspirine et la fansidar. Cependant aucun de ce traitement n'a
été cité plus de la moitié par les sujets
interrogés.
L'analyse de ce même tableau montre que bon nombre de
personnes interrogées respectent la cure en cas de
l'automédication contrairement à ceux n'en respectent suite
à la négligence, l'oublie et le manque d'argent pour se payer la
totalité de dose. Ceci n'étant pas une bonne pratique dans la
baisse de l'endémicité du paludisme car elle empêche la
population d'entrer en contact avec les personnels de la santé pour leur
meilleure prise en charge et qui pourrait la donner des conseils sur la
prévention.
5.5. Prévention
5.5.1. Usage des moustiquaires imprégnées
d'insecticide
La proportion de ceux qui ont l'habitude de dormir sous MII
est supérieure par rapport à ceux n'en ont pas l'habitude. Le
pourcentage trouvé de ceux qui n'ont pas l'habitude de dormir sous MII
prouve que cette arme n'est pas toujours jusque là dans les habitudes de
notre population d'étude (tableau IV). Malgré un grand nombre de
ceux qui utilisent des moustiquaires dans leur ménage, la
majorité de ces mêmes moustiquaires était
déjà usée et d'autres trouées. Seule la
minorité était encore en bon état (tableau IV).
5.5.2. Hygiène du milieu
Nos résultats montrent que presque la majorité
de la population exécute l'assainissement du milieu par le travail en
commun communément appelé « salongo »
à plus de la moitié de cas. La minorité le fait par
balayage de la cour et par désherbage. Cependant près d'un tier
des sujets interrogés ne possèdent pas de poubelle
familiale ; ce qui contribue à l'insalubrité du milieu et la
multiplication des moustiques suite aux déchets ménagers.
CONCLUSION ET
RECOMMANDATIONS
Le présent travail a eu pour objectif de faire un
état de lieux sur l'endémicité du paludisme dans l'aire de
santé CBCA/NYAMUNGO.
Au terme de la présente évaluation, les
conclusions suivantes peuvent être tirées :
- L'endémicité du paludisme a baissé de
26,2% à l'aire de santé CBCA/NYAMUNGO.
- Le niveau de connaissance de la population de l'aire de
santé CBCA/NYAMUNGO sur le paludisme n'est pas faible car presque tous
nos répondants affirment avoir déjà entendu parler du
paludisme ;
- La majorité était victime de cette maladie au
moins une fois par an ;
Cependant, nous recommandons ce qui suit :
ü A la zone de santé de Kadutu de renforcer la
sensibilisation sur la promotion de l'utilisation de la MII
ü Impliquer davantage des relais communautaires dans la
promotion des MII
ü A la population d'utiliser les insecticides dans le but
de la lutte contre non seulement le moustique mais aussi contre d'autres
insectes nuisibles à la santé
REFERENCES
BIBLIOGRAPHIQUES
1. KERBER (S) : cahiers de l'infirmière, 10
pathologies infectieuses. Santé et hygiène 2e
édition ; Paris, Masson, 1980, 209P.
2. JACQUES COURTEJOIE, Le paludisme de l'Afrique tropicale,
République Démocratique du Congo, 2000
3. KATCHE GUILLAUME, facteurs favorisants le paludisme,
2010.
4. Gentilini M. Médecine tropicale : in paludisme.
5e édition, Paris. Flammarion Médecine-Sciences
1993 : PP 91-112.
5. Gentilini M, Duflo B : Médecine tropicale,
81-83 Flammarion Médecine-science. 1996.
6. Aïssata GOÏTA, connaissances, attitudes et
pratiques des populations face au paludisme dans l'aire de sante de Baguineda.
2010
7. OMS rapport mondial sur le paludisme 2005. 273P.
8. OMS l'aide-mémoire n°94, 2013
9. OMS, la prise en charge du paludisme grave. Guide pratique
troisième édition 92P
10. Jean KALEBO WATANGA, Adhésion à
l'utilisation des moustiquaires imprégnées d'insecticides
à Bukavu : handicaps et pistes de solution. 2008
11. PIERRE BEBUE, JACQUES ASTRUC : Pathologie infectieuse
de l'enfant, Masson, Paris, 1999, pour la deuxième édition.
12. RADIO OKAPI :
www.radiookapi.net
ANNEXES
QUESTIONNAIRE D'ENQUETE ADRESSE A LA
POPULATION
I. IDENTITE DE L'ENQUETEE
1. Profession :
a. 251631104
Fonctionnaire b. Commerçant c.
Ménagère d. Autres
préciser)......................................................................................
2. Ages :....................ans
3. Niveau d'étude :
a. Primaire b. Secondaire c. Secondaire
inachevé d. Universitaire. Sans
4. Sexe :
a. Masculin b. Féminin
5. Taille de ménage
a. 3 à 5 personnes b. 6 à 8 personnes
c. Supérieur à 8 personnes
II. QUESTIONS EN RAPPORT AVEC LES FACTEURS FAVORISANT
L'ENDEMICITE DU PALUDISME
1. Avez-vous déjà entendu parler du paludisme ou
malaria ?
a. Oui b. Non
2. Avez-vous déjà connu un cas de malaria dans
votre famille ?
a. Oui b. Non
3. Si oui, à quelle fréquence ?
a. Chaque semaine b. Chaque mois c. Une fois par
an d. Autres (à
préciser).................................................................................
4. Si oui à la question n°2, par quels signes
avez-vous su que c'est le paludisme (malaria) ?
a. Fièvre b. Maux de tête c.
Fatigue généralisée d. Manque d'appétit
5. Quelle est votre attitude en cas de malaria ?
a. 251674112
On va au centre de santé b. On va à
l'hôpital c. On prend les médicaments à
domicile d. Autres (à
préciser)...........................................................
6. En cas de traitement à domicile, quel médicament
prenez-vous ?
a. 251675136Aspirine b. Paracétamol c.
Quinine
d. Autres
(préciser).......................................................................
7. En cas de traitement à domicile, respectez-vous la
cure ?
a. OUI b. Non
8. Si non, pourquoi ?
a. Par négligence b. Par oublie c. Par
manque d'argent
9. Disposez-vous des moustiquaires imprégnées
d'insecticide à la maison ?
a. Oui b. Non
10. Si oui à la question n°9, comment
l'utilisez-vous ?
a. Une par chambre b. Une pour toute la famille
11. Quel est l'état de votre moustiquaire ?
a. Trouée b. Usée
III. QUESTIONS EN RAPPORT AVEC L'HYGIENNE DU
MILIEU
12. Faites-vous l'assainissement de votre milieu
d'habitation ?
a. Oui b. Non
13. Si oui,
comment :..................................................................................
14. Disposez-vous d'une poubelle familiale ?
a. Oui b. Non

|