1ère PARTIE :
HYGIENE
INTRODUCTION
Le mot hygiène vient du Grec «Hugleinon» qui
signifie santé. D'où, le mot hygiène peut signifier
plusieurs réalités en rapport avec la santé.
Hygiène: «Ensemble des principes,
des pratiques individuelles ou collectives visant à la conservation de
la santé, au fonctionnement normal de l'organisme: avoir une bonne
hygiène de vie. Hygiène alimentaire.
Ø Hygiène, vue par WILLEM: -
«Ensemble des soins apportés au corps pour le
maintenir en état de la propreté.»
Avoir l'hygiène: Qualité de
quelqu'un qui respecte les principes visant à conserver la santé
et la propreté -- le contraire: n'avoir aucune hygiène.
Hygiène: Ensemble des conditions
sanitaires des lieux publics et des lieux de travail.
Ø Hygiène hospitalière,
prévention des maladies à l'hôpital et dans les
établissements des soins.
Ø Hygiène mentale:
«Ensemble des moyens d'ordre éducatif, prophylactique ou
psychothérapique mis en oeuvre pour maintenir la santé mentale de
la population et si possible prévenir l'apparition ou l'aggravation des
troubles psychiques.
Hygiène publique: Ensemble des mesures de
prévention et de lutte contre les maladies contagieuses.
En résumé, nous pouvons retenir que:
L'Hygiène: «Ensemble des
principes et des pratiques qui visent à maintenir l'homme en bonne
santé, a d'abord inclus l'idée d'une prévention des
maladies infectieuses ou transmissibles. Puis la notion a recouvert la
totalité des mesures pouvant protéger la santé au sens
large. (Hygiène mentale, hygiène de travail, hygiène
sociale).
CHAPITRE I: PRINCIPES
GÉNÉRAUX DE L'HYGIÈNE
Il s'agit dans ce chapitre d'énumérer certains
principes qui soutiennent la matière d'hygiène qu'il y a lieu de
connaître d'intérioriser et de s'approprier dans le cadre de
renforcement des capacités. Il s'agit de quatre principes, à
savoir:
1. Prévenir les maladies
liées aux activités humaines
L'homme évolue dans un environnement qui ne lui est pas
naturellement favorable. Sont état de santé peut
régulièrement être atteint ou altéré par des
facteurs naturels (climatiques, microbiens sociaux ou professionnels
(promiscuité, pollutions, nuisances, urbanisation).
Les mesures d'hygiène visent à prévenir
les maladies liées au comportement de l'homme.
De manière générale,
l'épidémiologie, qui analyse les conditions de survenue des
maladies dans un milieu donné ou espace géographiquement
délimité, est un élément indispensable à la
connaissance des facteurs favorables ou néfastes pour la santé.
Cette science ne se consacre pas simplement à l'étude des
épidémies, mais aussi à l'analyse précise du lieu,
du moment, de la façon et de la raison de l'apparition des maladies.
2. Agir sur les facteurs de
risque
Les mesures d'hygiène agissent sur les causes ou sur
les facteurs de risque : si les microbes (bactéries et virus) sont
responsables de maladies infectieuses, les facteurs de risque sont les
conditions dans lesquelles l'individu s'infecte ou se contamine.
Il est parfois plus facile d'agir sur les facteurs
(conditions) que sur les causes, car ceux-là relèvent souvent de
comportements modifiables par l'éducation à l'hygiène,
individuelle ou collective.
Toutefois, l'évolution des comportements individuels
est difficile à obtenir. Ex: malgré la diffusion des messages
préventifs, car des facteurs socioculturels interviennent: pratiquement
tout le monde sait que le tabac est néfaste pour la santé (il est
à l'origine de cancers et de maladies cardiovasculaires, notamment),
mais le tabagisme est très répandu, y compris dans le corps
médical (professionnels de santé -- des facteurs de
dépendance, comme pour tout comportement toxicomaniaque, sont alors
évoqués, Il en est de même pour l'usage des alcools
forts.
Dans d'autres domaines les facteurs de résistance sont
d'ordre psychologique ou culturel. (Port de préservatif pour la
prévention des M.S.T. (Maladies sexuellement transmissibles; mode de
cuisson des aliments pour la prévention des infections d'origine
alimentaire).
3. Prévention des
maladies transmissibles et lutte contre les épidémies
Les maladies transmissibles sont des maladies infectieuses,
c'est- à-dire qu'elles ont pour origine un micro-organisme
(bactérie, virus), parfois un champignon microscopique (mycose) ou un
parasite (parasitose).
Les mesures d'hygiène ont pour objectif
d'empêcher d'infection ou la contamination d'une personne en bonne
santé à partir d'une personne malade soit d'un environnement
contaminé. (Le triangle épidémiologie -- (H.M.H) homme
milieu hôte)
a) Approche vaccinale : les vaccinations
La vaccination permet de protéger un sujet en
développant chez lui une immunité, c'est-à-dire en lui
donnant des moyens de défense contré la pénétration
de l'agent microbien ou développement de la maladie.
Aujourd'hui, de nombreux vaccins sont disponibles contre les
principales maladies virales et bactériennes. Leur usage dans certains
pays tel que la France, la R.D.C est réglementé par le code de la
santé publique ou la législation sanitaire: un certain nombre de
vaccinations sont obligatoires (tuberculose, diphtérie, tétanos,
poliomyélite); d'autres ne le sont que pour certaines catégories
de population plus exposées (hépatite B pour les professions de
santé, brucellose pour les vétérinaires ; certaines
vaccinations sont recommandées (rougeole, rubéole, oreillons)
chez l'enfant, et dans le cadre de migration (interne et externe) le
Choléra -- malaria -- fièvre jaune.
La durée de l'immunité après vaccination
est variable, en générale de 1 à 10 ans selon les vaccins.
C'est pourquoi pour certaines maladies, il faut prévoir les phases de
ripostes, c'est-à-dire des injections de rappel sont indispensables tous
les 5 à 10 ans (tétanos, poliomyélite).
Actuellement, le règlement sanitaire international peut
rendre obligatoires certaines vaccinations (fièvre jaune,
choléra, grippe aviaire (la vache folle).
b) L'isolement des sujets contagieux
Dès le début de l'histoire dé la
médecine, les contagieux ont été isolés afin
d'éviter la contamination des populations (Léproserie,
sanatorium), bien avant que ne soit découverte la bactérie
responsable de la lèpre, son caractère contagieux avait
été reconnu et les lépreux étaient exclus des
villes.
Aujourd'hui, de telles mesures confirmant à l'exclusion
durable n'ont plus de raison d'être du fait du raccourcissement notable
de la durée de contagiosité des maladies par des traitements
antibiotiques modernes. Ex: Les sanatoriums n'existent plus dans le monde.
Mais, parfois, cependant, un isolement bref en milieu
hospitalier peut être utile contre certaines maladies, notamment la
tuberculose en phase aigüe, la fièvre typhoïde, la
méningite cérébro-spinale, le choléra.
c) Désinfection et stérilisation
La désinfection qui est l'une des stratégies de
base en matière d'hygiène, consiste à détruire les
agents infectieux au moyen de produits chimiques ou des procédés
physiques (chaleur, rayons gamma, rayons ultraviolets).
II est applicable à l'homme (désinfection de la
peau, d'une plaie) ou à son environnement (désinfection d'un
local, d'une habitation, de l'eau du linge, d'un matériel chirurgical)
par la technique de stérilisation, soit par l'ébullition, soit
par autoclave, soit par l'étude du Dr. Poupinel, le Poupinel.
Par ailleurs, la première règle en
hygiène est de désinfecter du matériel propre, lavé
avec du savon, car l'action mécanique du lavage et du nettoyage est
primordiale.
La désinfestation chimique fait appel à des
désinfectants ou à des antiseptiques (appellation
réservée aux produits destinés aux tissus vivants comme la
peau, les muqueuses). L'action de ces produits, toujours momentanée
nécessite de renouveler l'opération pour une désinfection
durable (c'est pourquoi il faut se laver chaque jour et tous les jours. Les
désinfectants appliqués sur les surfaces (sols, murs, paillasses)
les textiles et certains matériels médicaux, permettent une
disparition quasi-totale mais non définitive, des bactéries et
des virus.
· Stérilisation
La stérilisation qui est une opération qui
consiste à tuer les organismes vivants (microbes et agents
pathogènes) et utile lorsqu'on veut obtenir la disparition totale et
définitive des germes infectieux. Elle est donc indispensable en
chirurgie et lors de soins médicaux particuliers, directes ou
indirectes. Le procédé le plus fréquent est le chauffage
à haute température en milieu humide (vapeur humide --autoclaves
-- vapeur sèche : Poupinel)
Le matériel ainsi stérilisé est ensuite
conservé en l'état dans un emballage hermétique. D'autres
matériels sont stérilisés au moyen d'un gaz, tel l'oxyde
d'éthylène.
4. Prévention des
maladies sexuellement transmissibles
Les maladies qui peuvent être transmises à
l'occasion d'un rapport sexuel (non protégé) -- Infections
sexuellement transmissibles (IST) sont nombreuses: Sida, Syphilis, gonococcie
ou blennorragie, herpès, chlamydiases, trichomonases, hépatites B
et C. Les seules mesures de prévention consistent à limiter le
nombre de partenaires sexuels, à éviter ceux à risque par
l'abstinence, et à utiliser des préservatifs (masculins ou
féminins).
Le dépistage des sujets infectés et leur
traitement sont des mesures essentielles, mais pas toujours applicables :
certains virus (sida, herpès, hépatite B) sont peu ou pas
sensibles aux traitements. (Aujourd'hui l'émergence des anti-retro-viro
et les recherches sur les vaccins, freinent la virulence de la
pandémie).
Pour les bactéries (syphilis, gonococcies,
chlamydiases), en revanche, sont tuées rapidement par des traitements
efficaces. Aujourd'hui, nous insistons, imposant à celui qui est
infecté (atteint de n'avoir aucune relation sexuelle pendant sa phase de
contagiosité, c'est-à-dire pendant toute la durée de son
traitement. S'il s'agit d'une maladie chronique (Sida, herpès), le port
de préservatifs est le seul moyen d'éviter la contagion (en
période d'activités) surtout en face des porteurs (ou porteuses
sains).
CHAPITRE II: HYGIÈNE
ALIMENTAIRE
L'alimentation est un facteur clé de la santé.
On parle aujourd'hui de la sécurité alimentaire (PAM -- FAQ) en
cas de précarité d'accès à la nourriture, due, soit
aux conflits armés, aux troubles ethniques (Ethiopie -- Somalie -- R.D.
Congo, Côte d'ivoire ...) soit à une mauvaise justice sociale
distributive (Poches de malnutrition). L'alimentation doit être saine et
équilibrée: sans source d'infection ou de toxicité et
composés des nutriments nécessaires à notre
métabolisme. Ceci requiert donc en amont la prévention contre les
infections alimentaires.
1. Prévention contre les
infections alimentaires
Les mesures d'hygiène concernent toute la chaîne
alimentaire, depuis la production des aliments, leur stockage, leur transport,
leur distribution jusqu'à leur mode de préparation et de
consommation à la contamination des aliments pouvant intervenir à
chacune de ces étapes : de la production à la distribution.
(Poulets avariés -- malades, vaches contaminées, tout doit
être détruit sous la responsabilité de l'État, et
non commercialisé dans le monde) -- mais, il y a toujours eu des
malfaçons d'où le contrôle des douanes et en R.D.Congo, la
responsabilité de l'Office Congolais de Contrôle (O.C.C) pour
protéger la santé de la population.
Le Ministère de la santé en collaboration avec
celui - de l'Agriculture a le devoir d'assurer la surveillance des
toxi-infections alimentaires.
Il est aussi vrai que lors de la préparation et de la
consommation des aliments des mesures individuelles doivent être prises:
lavage des mains, rinçage et épluchage de denrées
consommés crues; cuisson suffisante des aliments -- (protection
culturelle). Les agents infectieux étant sensibles à la
chaleur.
En restauration collective (Hôpital, école,
hôtels, entreprise), la température de stockage et de transport
doit être maintenue de manière à empêcher la
prolifération des germes, depuis la cuisine jusqu'au consommateur. Les
aliments peuvent aussi selon le cas, être transportés en liaison
chaude (+ 65°C) par des chariots chauffants ou l'usage des thermos, ou en
liaison froide (-18°C) par l'usage des camions, remorques frigorifiques et
le stockage en chambres froides.
2. Choix des aliments
Une alimentation équilibrée doit répondre
aux besoins de l'organisme: ni trop abondante, ni insuffisante. Les proportions
de chaque type d'aliments (protéines, glucides, lipides) ont une
importance capitale, airsi que l'apport en vitamines et en
oligoéléments (faute de déclencher des maladies de
carences).
L'évolution des tendances alimentaires dans les pays
industrialisés est marquée par une surconsommation de viande
(apport de graisses) et de produits riches en «sucres rapides »
(gâteaux, glaces, chocolats, sodas), alors qu'il faut privilégier
la consommation de « sucres lents » (pommes de terre, pâtes,
riz) et limiter les graisses animales au profit des graisses
végétales. (Obésité, le cholestérol ...)
La consommation de fibres alimentaires (salades,
légumes) constitue un élément capital de régulation
du transit intestinal (Fumbwa, -par excellence).
3. Hygiène de l'eau
L'eau peut être un vecteur important d'infections, la
plupart des bactéries et des virus y survivant longtemps, surtout
à des températures comprises entre 10 et 30°. La
contamination de l'eau est en grande partie due à la pollution
fécale, mais aussi à la pollution industrielle. Le contrôle
de rejet des eaux usées, en particulier celles des égouts est la
mesure de prévention la plus importante. Mais son coût s'oppose
à sa mise en oeuvre notamment dans les pays en développement,
(R.D Congo) où l'eau polluée contaminée
génère des maladies graves, en particulier chez l'enfant
(gastro-entérite, diarrhée).
En 1980, les Nations Unies ont lancé un vaste programme
d'accès à l'eau potable dans le cadre de la Décennie
Internationale de l'eau. Malgré ces efforts, une très grande
partie de la population des pays pauvres (R.D. Congo, 75%) ne
bénéficie pas d'une eau saine et potable. (L'exemple du
Sud-Ubangi est très éloquent à ce sujet.).
4. Hygiène de vie
L'analyse des grandes causes de mortalité dans le monde
en général et dans les pays Sub-Sahariens, montre que les
comportements individuels, principaux éléments qui conditionnent
la santé, constituent les facteurs de risque à l'égard de
très nombreuses maladies (affections cardio-vasculaires, cancers,
accidents).
L'hygiène de vie correspond au meilleur
équilibre physique_et psychologique de l'homme dans son milieu naturel
et social. (Gestion des stress).
Elle passe d'abord par la propreté du corps (lavage
quotidien) et par l'exercice physique adapté à chacun,
pratiqué de façon modérée et
régulière (Sport, marche à pieds, jogging,
gymnastique).
L'équilibre corporel doit être maintenu
grâce à une bonne alimentation et l'absence d'excès.
Parmi les comportements néfastes, préjudiciables
à la santé, l'alcoolisme et le tabagisme sont à souligner,
d'autant qu'ils sont souvent combinés -- la toxicité du tabac et
celle de l'alcool se renforcent mutuellement, plus les drogues (opium,
cannabis, cocaïne, caféine
Actuellement le renforcement des mesures interdisant le
tabagisme sur le lieu de travail ou sur les lieux publics, dans les transports
collectifs et dans les collectivités, vise à mieux
protéger la population, en particulier les jeunes (Compartiments
non-fumeurs).
CHAPITRE III : L'HYGIENE EN
SANTE PUBLIQUE
Il s'agit dans ce chapitre d'appréhender deux
réalités complémentaires par rapport à l'espace
viable, vivable et durable. L'hygiène hospitalière et
l'hygiène en collectivité ou en communauté.
HYGIENE HOSPITALIERE
L'hygiène hospitalière « c'est l'ensemble
des mesures de prévention, et de protection des malades et des
professionnels de santé et non professionnels de santé (agents de
santé) et visiteurs, mises en oeuvre dans un hôpital ou un
établissement des soins ».
a) Infections
nosocomiales
Les règles de l'hygiène hospitalière
servent avant tout à protéger les malades des infections
(urinaires, respiratoires, septicémiques, bactériennes)
contractées au cours de leur séjour à l'hôpital. Les
infections, dites « nosocomiales » se déclarent environ 48
heures après l'admission du malade à l'hôpital, et peuvent
être reconnues 30 jours après la sortie du patient. Elles touchent
de 3 à 5 % plus de malades hospitalisés par an en sont
essentiellement bactériennes.
Leur fréquence et leur gravité croissent avec la
sévérité des pathologies traitées, l'âge des
patients (population vulnérables: enfant (0-5 ans) vieillards, femmes
enceintes...) et le nombre des actes invasifs (qui pénètrent les
tissus).
b) De nombreux vecteurs
Le manuportage, c'est-à-dire l'infection
véhiculée par les mains est le mode de transmission le plus
fréquent de l'infection hospitalière; de nombreux germes
étant les hôtes permanents de notre peau. La prévention est
théoriquement simple ; un lavage soigneux des mains avant et
après un contact avec les patients hospitalisés, une
désinfection avant et après un soin infirmier; mais la
multiplication des actes médicaux et des soins rend parfois difficile le
strict respect de ces règles élémentaires.
Les aliments, les objets usuels, le linge peuvent
également être les vecteurs méconnus, apparemment
inoffensifs de l'infection. (En changer la literie après le passage d'un
malade, à la sortie de même dans la gestion des
(« hôtels » en RD Congo).
Une vigilance de tous les instants s'impose d'autant plus que
les malades sont plus fragiles et les soins plus intensifs : en
réanimation (REA), l'incidence des infections nosocomiales est beaucoup
plus élevée que dans les services de médecine
générale du fait de la particularité des soins
(ventilation artificielle, sondage, urinaire, cathétérisme des
voies veineuses...).
Conclusion
La définition et le respect des protocoles de soins
pour chaque geste médical ou infirmier sont indispensables à la
prévention des infections nosocomiales. La maitrise de celles-ci
véritable priorité de santé publique
nécessité la mise en place d'une surveillance
régulière, continue seule à même de définir
leur incidence.
Ces infections représentent en outre sur le plan de
gestion un surcroit dépenses important, en particulier par l'allongement
de la durée de séjour. Il est temps et urgent d'envisager une
obligation à tous les hôpitaux publics en RD Congo, à se
doter d'un comité de lutte comme l'infection nosocomiale (CLIN), ayant
pour objectif premier la mise en oeuvre d'une surveillance
épidémiologie.
Ce comité peut être responsabilisé pour
«l'audit de l'hygiène hospitalière et pour la formation
continue des agents face à l'hygiène de base,
sécurité des actes techniques de désinfection et la
stérilisation aménagement des locaux, risques infectieux
liés aux travaux dans l'hôpital etc....
1. Mesures d'hygiène en
collectivité -
Il s'agit ici des conduites à tenir en cas de maladie
transmissible dans une collectivité donnée. L'application des
règles d'hygiène garde une place essentielle dans la
prévention des maladies transmissibles en collectivité pour
lutter contre les sources de contamination et réduire les moyens de
transmission. Un rappel régulier de la bonne pratique des règles
d'hygiène est nécessaire.
Les mesures d'hygiène portent sur l'hygiène
alimentaire, l'hygiène des locaux, du matériel, du linge et
l'hygiène individuelle. Une application rigoureuse de ces mesures permet
de s'opposer à la propagation des agents infectieux. Elles doivent
s'appliquer au quotidien en dehors même d'infection
déclarée.
Les mesures d'hygiène sont d'autant plus importantes
que l'hôpital accueil parmi les malades, les jeunes enfants. La survenue
d'une maladie transmissible dans la collectivité doit être
l'occasion de revoir ces mesures et leur application pour prévenir des
cas secondaires ou une épidémie. Une bonne compréhension
de la propagation d'une maladie transmissible permet d'avoir une action plus
efficace sur la mise en place des mesures d'hygiène à
appliquer.
1. Contamination
a) Réservoir d'agents infectieux
Ce sont:
Ø L'homme parce qu'il est malade ou parce qu'il est
porteur sain d'agents pathogènes, est le principal réservoir des
germes ;
Ø L'animal malade ou l'animal porteur sain ;
Ø L'environnement: terre (sol) air, eau, objets qui
peuvent aussi être vecteur d'agents pathogènes
b) Sources de contamination -
La source de dépend du lieu de vie de l'agent
infectieux chez l'homme, ce sont:
Ø Les excrétions oro-pharyngées1(*) émises lors de la toux,
de étermements, de la parole ;
Ø Les produits d'excrétion : salives,
mucosités nasale, matières fécales...
Ø La peau infectée: plaie, liquide de
vésicules
Ø Les cheveux infectieux ou parasites
Ø Le sang
c) Mode de contamination
Il peut être:
· Direct: la contamination se fait par
personne à personne (ou de l'animal à l'homme, à partir du
contaminateur malade ou porteur sain de l'agent infectieux
· Indirect: la contamination se fait
hors de la présence ou d'un matériel contaminé
2. Mesures préventives
d'hygiènes
Les mesures doivent être appliquées au quotidien
par les adultes et les enfants dans toute collectivité.
Néanmoins, la survenue d'une maladie transmissible dans la
collectivité est l'occasion de vérifier que l'application de ces
mesures est bien respectée.
a) Hygiène des locaux, du matériel, du
linge, de l'alimentation
· Nettoyage quotidien des surfaces lavages sans omettre
les robinets, poignées de porte, chasse d'eau des toilettes, loquets..,
selon les méthodes préconisées et en approvisionnement en
continu de papier de toilette ou papier hygiénique
· Vidange quotidien des poubelles et autres
conditionnements recommandés selon la nature ou type des
déchets
· De plus, dans les crèches, maternelles et autres
communautés s'occupant de jeunes enfants: -
o Nettoyage quotidien des pots qui doivent être
individuels
o Changement du linge dès que nécessaire. Les
bavettes en serviettes seront individuelles ;
o Lavage régulier des peluches
· Respect scrupuleux des règles d'hygiène
alimentaire dans la préparation et la distribution des repas ;
· Refus de porter les linges usagers « friperies
»: cache sexe, slips, caleçons, soutien-gorge et autres qui
touchent l'intimité de l'homme et sa dignité (bilamba ya tombola
bwaka)
b) Hygiène individuelle
v Le lavage des mains est un temps essentiel car la
contamination manu portée est responsable de nombreuses infections (la
typhoïde = maladies des mains sales):
- Il doit être répété très
souvent dans la journée particulièrement avant un contact avec un
aliment =, avant chaque repas, avant et après chaque change
- Il est à renouveler chaque fois qu'il y a un contact
avec un produit corporel (selle, urine et autres liquides corporels)
- Le lavage des mains se fait avec un savon liquide ou une
solution hydro alcoolique (alcool) ;
- Les ongles doivent être coupés courts et
brossé régulièrement avec une brosse, nettoyée et
rincée :
- Le séchage des mains doit être pratique avant
chaque repas, après que l'enfant est allé aux toilettes,
après que l'enfant a manipulé des objets possiblement
contaminés (terre, animal...), sous la responsabilité des
adultes.
v L'éducation des enfants sur l'importance de
l'hygiène corporelle individuelle est un temps essentiel précieux
et agréable.
c) Mesures renforcées d'hygiène en cas,
de maladies contagieuse à l'hôpital
L'application des mesures usuelles d'hygiène doit
être renforcée et parfois adaptée en cas de maladie
contagieuse identifiée dans l'hôpital en fonction de la source et
du mode de contamination afin d'en interrompre la chaîne de
transmission.
1) Mesures d'hygiène pour les pathologies dues
à une contamination par les selles
o Lavage soigneux des mains qui demeure un moyen essentiel de
prévention de la transmission de l'infection
o Manipulation de tout objet ou matériel souillé
par les selles avec des gants jetables. Les placer dans des sacs
hermétiques fermés afin qu'ils soient lavés,
désinfectés ou rejetés: -
o Dans les crèches et maternelles, nettoyage soigneux
des matelas de change ou de lit souillés...
2) Mesures d'hygiène pour les pathologies dues
à une contamination par les excrétions respiratoires
o Lavage soigneux des mains qui demeure un moyen essentiel de
prévention de la transmission de l'infection
o Nettoyage soigneux des sécrétions nasales avec
des mouchoirs en papier à usage unique rejetés dans une poubelle
recouverte d'un couvercle -
o Lavage soigneux des surfaces, jouets et autres objets
présent dans les. lieux fréquentés par l'enfant malade
3) Mesures d'hygiène pour les pathologies dues
à une contamination à partir de lésions cutanées
-
o Lavage soigneux des mains qui demeure un moyen essentiel de
prévention de la transmission de l'infection
o Utilisation de gants rejetables à usage unique pour
effectuer les soins d'une lésion cutanés (plaie sanglante, plaie
infectée, impétigo....). Les gants doivent être
retirés et rejetés avant de toucher tout autre objet (cahier,
crayon, téléphone...) la lésion cutanée doit
être protégé par un pansement
o En cas de conjonctivite, nettoyage de chaque oeil avec une
nouvelle compresse qui doit être rejetée dans une poubelle munie
d'un couvercle ;
o Pour les infections de cuir chevelu (teigne, poux,
impétigo...) lavage soigneux des taies d'oreiller et les objets
utilisés pour coiffer l'enfant (peigne, brosse...)
o Pour les verrues planétaires, nettoyage soigneux des
sols et des tapis de gymnastique sur les quels les enfants sont pieds nus.
4) Mesures d'hygiène pour les pathologies dues
à une contamination par du sang ou d'autres liquides biologiques
infectés
o Lors de soins dispensés en cas de plaie
o Lavage des mains, puis port de gants
o Désinfection des surfaces souillées avec l'eau
de Javel diluée au 1/10ème -
o En cas de contact avec la peau, nettoyage immédiat
à l'eau et au savon, rinçage puis désinfection avec un
dérivé chloré (ex: solution de Dakin) ou de l'alcool
à 70°.
o En cas de contact avec muqueuse, rinçage abondant au
sérum physiologique ou avec de l'eau
Conclusion
L'acquisition de cette nouvelle matière et son
appropriation renforce nos capacités individuelle et collective par
intériorisation de nos actes et gestes au quotidien, dans le sens
d'amélioration de notre Environnement, cadre de vie, et de garantie des
conditions d'habitabilité, débouchent sur la vivabilité,
la viabilité et la durabilité: sécurité
écologique, sécurité économique,
sécurité sociale dont la résultante est l'indice du
développement humain (l.D.H) élément essentiel de
l'augmentation de l'espérance-vie.
2ème PARTIE :
ENVIRONNEMENT
INTRODUCTION
RUCKEL SHAUS (1992) disait: «l'Environnement a de la
fièvre, l'homme en est le virus ». Cette affirmation de l'auteur
préoité met en relief la crise multiforme de l'Environnement
planétaire et de la RD Congo, aggravée par les différentes
révolutions démographiques, scientifiques et technologiques.
Il est utile de faire remarquer que la plupart de maux qui
affligent l'Environnement existent depuis fort long temps, mais ils ont pris
une ampleur inquiétante dans l'histoire de l'humanité.
En effet, quand on parcourt la littérature relative
à l'Environnement, à l'Ecologie, au comportement vis-à-vis
de l'Environnement, de la biosphère (nature). On rencontre .des titres
révélateurs « Quelle terre laisserons-nous à nos
enfants ? » (B.-COMMONER, 1969).
Ø La nature n'en peut plus (SKROTSKY, 1970)
Ø Nous n'avons qu'une terre (B. WARD, R. DUBOIS,
1973
Tout citoyen du `monde doit savoir que 34 ans après la
conférence des Nations Unies sur l'Environnement tenue à STOCKLOM
en SUEDE, il apparaît clairement dans le monde particulièrement
dans le tiers-monde, y compris la RD Congo, que le mouvement
environnementaliste n'a pas encore réussi à faire passer son
message, notamment « Toute stabilité économique et sociale
de l'homme », voire de la vie-repose sur une seule base: les ressources
naturelles de la terre ou de l'Environnement.
Les détruire, c'est compromettre les fondements
même de la vie sur terre, d'où la confluence entre Environnement,
Economie et Social, les 3 piliers du développement durable.
Il faut donc concilier l'Environnement Ecologique et
Développement Durable. Pour cela, il faut plus un effort de
réflexion pour sécuriser l'écologie, l'économie et
le social, or, l'homme apparaît dans l'Environnement comme un produit non
désiré par la croissance de la nature.
Depuis plusieurs décennies, la biosphère ou la
planète terre-est confronté d'un sinistre catalogue de
dégradation, de ruptures d'équilibre écologiques. Cet
état de choses est lié à l'imprudence, à la
cupidité, à l'ignorance à l'orgueil de l'homme.
En effet, aujourd'hui en RD Congo, la richesse coexiste avec
l'indigence extrême, le gaspillage éclipse le besoin et notre
existence même est menacée par la mauvaise et la surexploitation
de l'Environnement.
Malgré tous les progrès technologiques et
scientifiques du XXème siècle, il n'y a jamais eu dans
le monde, voir en RD Congo, autant de miséreux, d'illettrés ou de
chômeurs et leur nombre ne cesse de croître. Alors qu'ils luttent
pour survivre, avec un salaire inférieur à la consommation (moins
de 0,20$! pers! jour) document DSRP du Ministre du Plan 2005 et une
épargne égale à zéro, ils n'ont d'autres choix que
la poursuite d'activités qui peuvent, nuire à l'Environnement,
aux ressources naturelles dont- ils dépendent et aux conditions
nécessaires à la vie elle-même (Bruntdlland, 1981).
Il faut augmenter en RDC une prise de conscience
écologique du congolais pour faire face aux problèmes
écologiques. Il nous faut un nouveau type d'homme, du citoyen, des
reformes politiques, l'accès aux connaissances scientifiques et aux
ressources, une distribution plus juste et équitable des richesses au
sein des nations et entre elles, un changement de mentalité par une
culture écologique ou environnementale. C'est tout cela qui
nécessite le cours de notions d'Environnement, devient une
matière transversale, imposable à toutes les options et
facultés. -
Pour assurer la survie du Congo, il faudrait des citoyens qui,
grâce à ce cours, acquerront un état d'esprit enthousiaste
et calme, intériorisation de la norme d'internalité face aux
externalités Environnementales et convertir l'économie de
destruction actuelle en économie de sauvetage.
Ce cours invite l'étudiant à plus d'engagement
éco-citoyen, ce dernier doit donc bannir les termes, les déchets,
gaspillage, nuisance, pollution, inégalité, pauvreté,
faim, famine, ignorance, égoïsme, orgueil, cupidité,
avidité.... Spoliation «Mutu moindo akufaka na
bamicrobe te », mboka eza na mbanga, mboka eza na crique »
-
C'est à travers ce cours d'Environnement et
hygiène que l'étudiant apprendra les réalités
contenues dans l'idée de RUCKELSHAUS. Il découvrira
- Ce qu'est l'Environnement
- Ce qu'est cette fièvre -
- Pourquoi l'homme est-il un virus dans l'Environnement?
Ce cours est un enseignement au service de L'Environnement. Il
permet à l'étudiant de découvrir
l'hétérogénéité et la multi
dimensionnalité de la réalité « Environnement
réservoir de toutes les ressources dont se sert l'homme, mais aussi
réceptacle de tous les déchets »
Les notions d'Environnement permettront à l'Etudiant de
savoir que de la chambre à l'auditoire, au marché, à
l'hôpital, à la bibliothèque, au laboratoire, à
l'usine.., Il évolue dans différents types d'Environnement,
composés d'éléments spécifiques, ayant de
structures caractérisées par l'équilibre fonctionnant et
ayant une dynamique et une évolution. (Voir la théorie de
l'organisation des systèmes).
Cela étant, la présence humaine doit veiller
à la sauvegarde des équilibres qui ont des milliers ou des
millions d'années et c par ce comportement écologique
appelé culture écologique ou culture verte.
Dépourvues de cette culture l'homme provoque des
conflits entre l'Environnement et lui. D'où la nécessité
de la protection d'Environnement, car l'Environnement est un bien rare,
coûteux à présence fragile et menacé de disparition.
Sans la culture écologique, la fièvre prédite par
RUCKELCHAUS devient inévitable.
Ainsi, ce cours présente un intérêt
évident pour tous les citoyens du monde. On parle aujourd'hui de
l'écocitoyenneté d'où il faut pour chaque Etat, une
politique de protection de l'Environnement matérialisée par une
législation en matière d'Environnement en RD Congo, l'article 53
de la Constitution consacre cette responsabilité et ce droit.
Chaque Etat doit assurer ce que L. SACHS (1992) avait
appelé «la gouvernabilité de la terre)> aussi selon
l'esprit de Belgrade et Tibillisi, chaque Etat devrait renforcer ses
capacités locales et nationales par l'éducation car
l'environnement permet de responsabiliser l'homme dans la gestion de sa niche
écologique et la gestion rationnelle de son environnement. -
Le fondement de cours est sorte de vaccin que nous cherchons
à vous donner à titre de prévention de l'homme «
virus », car si notre Environnement a de la fièvre, nous en sommes
le « Virus ».
En effet:
o Nous ne soignons pas notre cadre de vie, nous n'avons pas de
notions d'hygiène élémentaire, notre de propreté
reste vestimentaire et aléatoire, nous cherchons plus à
paraître que d'être et se réaliser.
o Nous crachons n'importe où sans pudeur, nous pissons
n'importe où sans pudeur
o Nous déféquons n'importe où sans
pudeur
o Nous ne gérons pas nos déchets, nous les
déplaçons
o Nous construisons mal, n'importe ôù sans normes
urbanistiques
o Et de ce que nous faisons, nous nous n'entre tenons pas, la
maintenance est nulle
o Nous faisons au quotidien du bruit notre complice, notre
compagne et notre coupable. « la théorie de 3C »
o Nous enlaidissons notre environnement créant ainsi
une situation de haute entropie et le chaos.
De lors ce virus par son comportement, fait que les conditions
d'habilité ne sont plus réunies. En clair l'Air, L'eau, Le sol,
Les VEGETAUX, les ANIMAUX et lui-même sont victimes d'altérations
diverses ou pollutions.
De ce fait, fa vie perd sa permanence, il ya réduction
de l'espace qui n'est plus agréable, l'espace est
caractérisé par la médiocrité de l'homme et notre
environnement s'exclut presque de la biosphère et devient une
véritable « cupidosphere » siège des antivaleurs et des
externalités négatives.
C'est sur ce virus donc qu'il faut agir et en urgence. En
activant sa citoyenneté et son écocitoyenneté. D'où
le triple objectif de cours: LE SAVOIR, LE SAVOIR-FAIRE ET LE SAVOIR-ETRE.
CHAPITRE I ; FONDEMENTS
GENERAUX SUL'ENVIRONNEMENT
Il s'agit dans ce chapitre de préciser certains
concepts de base en rapport avec l'environnement. Etant donné que le
terme ENVIRONNEMENT a été créé, selon certains
auteurs tel que DUVINGEAUD, par les écologistes-qui disent que : «
l'écologie est la science des rapports entre les organismes et leur
environnement »
Aussi, dans la définition de l'écologie
proposée par DUVINGEAUD (1974), l'auteur fait remarquer que les
êtres vivants sont étroitement intégrés à
leur environnement.
De ce fait, dans le cadre de ce cours, il est important
d'analyser et de connaitre les divers aspects que recouvre le concept «
Environnement »car, qu'on le veuille ou pas, l'homme/sujet de la
nature/Environnement/objet sont en relation et engagés l'un et l'autre
dans un processus d'échange d'énergie, d'information, de
matière,.. .qu'il faut maîtriser.
L'observation de la réalité montre qu'il existe
des interactions dynamiques entre l'être humain, les groupements
communautaires et la biosphère. Ces interactions, en perpétuelle
évolution entre le milieu humain - la culture - le milieu biophysique -
la nature - donnent lieu aux milieux aménagés, construits ou
d'une façon générale, modifiés. L'environnement
comprend les quatre composants suivants:
1. Les facteurs abiotiques du milieu : climat, sol
(biotope)
2. Les facteurs biotiques: végétation, faune
(biocénose)
3. La population(les êtres vivants)
4. La culture (tout ce qui émane de l'esprit humain)
I. Définition des
concepts
1. Environnement
De nos jours, le concept Environnement est très
utilisé pour exprimer des réalités souvent
différentes. Les discours politiques, religieux et autres sont souvent
truffés du terme Environnement. Malheureusement ceci conduit à la
confusion.
Pour nous ici, il faut comprendre l'environnement dans sa
signification « hommes, ressources naturelles et culturelles »
c'est-à-dire l'ensemble des ressources naturelles et culturelles (faune,
flore, air, eau, sol, minéraux) et ressources culturelles d'un milieu
donné, qui bien gérées concourent durablement au bien
être de l'homme. Il faut pour ce faire, capitaliser les interactions
entre l'homme mû par sa culture et les ressources ou richesses
potentielles.
Ainsi, « Environnement » est un mot qui est
d'actualité, .à la mode.
Dans le fait, « l'environnement, c'est tout ce qui nous
entoure » dans le temps et dans l'espace, c'est-à-dire le milieu de
vie.
L'Environnement « est donc un ensemble, à un
moment donné des aspects physiques, chimiques (abiotiques).biologiques
et des facteurs sociaux, susceptibles d'avoir un effet direct ou indirect,
immédiat ou à terme, sur les êtres vivants et les
activités humaines » -
2. Ecosystème
Un écosystème est un système au sein
duquel il existe des échanges cycliques de matières et
c'énergie dus aux interactions entre différentes organismes
présents (biocénose et leur environnement biotope).
Ainsi, un écosystème est une unité
écologique fonctionnelle formée par la biocénose et le
biotope, en constante interaction. Un écosystème comprend un
milieu, les êtres vivants qui le composent et toutes les relations qui
peuvent exister et se développer à l'intérieur de
système.
Un écosystème est composé de deux
éléments:
Ø La biocénose qui est l'ensemble des
êtres vivants
Ø Le biotope qui est le milieu.
Cinq éléments sont indispensables à la
vie, on les retrouve à des niveaux variables dans tous les biotopes:
l'eau, le sol, l'air, la lumière et la température.
3. Ecologie
L'écologie est la science de synthèse qui
étudie les relations entre les organismes vivants et leur environnement.
Elle étudie aussi les relations existantes au sein des
communautés vivantes.
Pour Frederico Di Castri, l'écologie c'est la science
de chacun et de tous les jours. C'est la science des solutions de remplacement
spécifiques et réalistes en matière de l'environnement.
4. le changement
climatique
Le climat est un facteur qui conditionne la distribution
spatiale des êtres, organismes vivant dans la planète. Il peut
varier sous l'effet des pollutions atmosphériques: gaz à effet de
serre dont les conséquences sont diverses: pluies acides, fontes des
glaces, inondations- et autres la conférence de COPENAGUE 2010.)
CHAPITRE II: ASPECTS
STRUCTURO-FONCTIONNELS DE L'ENVIRONNEMENT
L'approche analytique permet aujourd'hui de mettre en
évidence les éléments constitutifs de l'environnement.
Selon les scientifiques, l'environnement est constitué par une
dualité d'aspects : d'ure part les aspects naturels, d'autre part les
aspects humains.
II.1. Eléments
constitutifs de l'Environnement
L'Environnement est constitué par des
éléments naturels (physiques) et des éléments
humains. Les premiers englobent les aspects physico- chimiques:
· L'eau -
· L'air
· Le sol
· Et les aspects biologiques
C'est-à-dire tout ce qui vit ou survit:
· Flore
· La faune
· Les forêts.... En d'autres termes,
l'Environnement est dans sa partie naturelle, composé de cinq
systèmes étroitement liés en évolution
constante.
o Atmosphère
o Hydrosphère
o Lithosphère
o Pédosphère
o Biosphère
Toutes sont en interdépendance. L'Environnement
égale cadre de vie, de travail, d'habitat, fournisseur de ressources,
récepteur des déchets. Ce qui est important de savoir, la
biosphère peut être considérée du point de vue de
l'échelle, l'environnement le plus vaste où il y a la vie (de
manière permanente).
La biosphère comprend plusieurs parties dont les
écosystèmes constitués de biotopes et de
biocénoses. Pour bien comprendre la biosphère, l'environnement,
il faut apprendre l'écologie, discipline scientifique dont HAECKEL
(1866) est le père.
Dans son livre «Clés pour l'écologie »
AGUESSE (1971) a défini l'écologie comme la connaissance de
l'économie de la nature, l'investigation de toutes les relations d'un
animal à la fois avec son milieu inorganique et organique, incluant
par-dessus toutes ses relations amicales et antagonistes avec celles des
animaux et des plantes avec lesquels il entre directement en contact.
Selon H. FRIEDEL (1977) «l'écologie, c'est
l'économie de la maison terre » c'est une science biologique,
naturaliste mais ayant aussi une vocation humaine ou sociale.
Eu égard à sa fonction humaine, l'Ecologie doit
veiller:
· A la croissance humaine
· A la production des biens, services et déchets
(cela implique l'épuisement des ressources ...)
· A la civilisation du gaspillage -
· A la pauvreté, faim
· Au régime de l'automobile
· Aux nuisances, pollutions
· A l'instabilité climatique etc....
Au stade actuel de son évolution «écologie
est la compréhension du rôle dévolu à l'homme dans
la biosphère et par conséquent l'obligation de prendre en compte
des facteurs aussi impondérables que la perception chez l'homme, de
l'environnement ou la qualité de la vie (A. DOYEN, 1983).
Dans la connaissance de l'écologie, il y a des concepts
de base qu'il faut intérioriser et s'approprier: -
a) Biosphère
Définie pour la première fois par J.B LAMARK
(1744-1820), naturaliste français, la biosphère est selon
FRIEDEL, « l'ensemble des lieux où il est possible au moins
à quelques espèces, de vivre de façon permanente, de
s'alimenter et de se reproduire.
On peut aussi dire que la biosphère, c'est l'ensemble
des écosystèmes, c'est un méga écosystème
qui comprend:
- L'atmosphère (air)
- L'hydrosphère (eau)
- La lithosphère (roches et sol)
Il comprend aussi
- La lumière solaire
- L'air
- l'eau -
- le sol
Mais également cinq variables fondamentaux:
- Energie
- Matière
- Espace
- Temps
- Diversité
Au-delà de la biosphère, on parle de
l'Ecosphère, égale biosphère + haute atmosphère,
lithosphère et zones parabiosphériques. Autres terme proches de
la biosphère:
- Noosphère (routes, usines, hôpitaux,
villas...)
- Technosphère
- Cupidosphère
b) Ecosystème
Un écosystème est un système fonctionnel
formé par une communauté vivante intégrée à
son environnement. Un écosystème- se compose d'un biotope et
d'une biocénose.
Un écosystème est un champ d'action
composé d'organismes vivants, de composantes naturelles données
de vie et d'éléments techniques, qui sont en interaction pour
l'énergie, la matière et l'information, entre eux et avec
l'environnement. -
Dans un écosystème, il y a accumulation,
transformation circulation et élaboration de la matière. On
distinguer des écosystèmes naturels (forêts...) et des
anthropo-écosystèmes.
En outre, il existe des micros, méso et macro
écosystèmes (marins) voire aérienne et
l'écosystème URBS (ville). - Dans un écosystème, on
trouve:
Ø Des cycles biogéocliniques
Ø Des producteurs (végétaux verts)
appelés autotrophes: Phytomasse
Ø De consommateurs (animaux) appelés
hétérotrophes: Zoomasse
Parmi les consommateurs, il existe:
v Les consommateurs primaires appelés phytophages ou
herbivores ;
v Les consommateurs secondaires ou carnivores
» Des compositeurs hétérotrophes
(bactéries ou champignons
» Des animaux:
- Saprophages qui se nourrissent des substances organiques
mortes ;
- Corprophage qui se nourrissent des excréments des
animaux, les bactéries et champignons qui s'y
développent ;
- Nécrophages, qui se nourrissent des cadavres (les
charognards)
» Les chaînes (chaînes trophiques) ou
réseaux alimentaires
Les principaux écosystèmes naturels et
artificiels dont on parle souvent en matière d'Environnement sont: -
1) Ecosystème Terrestre
- La Sylva ou la forêt (de la forêt dense à
la forêt claire ou ouverte)
- L'Alger: ensemble des espaces emblavés en cultures
diverses = champs
- Le saltus: lieu de pâturage prairies
- Le désert (y compris la tourcha + iceberg)
- L'URBS + Ville
- L'écosystème industriel = (projet
futuriste)
- L'écosystème aérien -
2) Ecosystème aquatiques
- Mers et océans (salées)
- Lacs
- Fleuves
- Rivières
Ces dernier forment l'essentiels des eaux douces qui dans les
pays en voie le développement, nécessitent un aménagement
écologique et piscicole urgent pour la production de protéines
animales qui font défaut. -
c) Biotope -.
C'est le substrat non vivant d'un écosystème ou
le support inorganique (sol, eau, air, température, éclatement,
facteurs physico-chimique) élément abiotiques on n'y reconnait le
climatope, l'hydrotope, édaphotope, pédotope. -
d) Topes
Ce sont les plus petites unités spatiales
homogènes.
e) Biocénose -
C'est une communauté vivante où il y a
coexistence d'espèces végétales et animales. On n'y
reconnaît:
- La phytocénose: les producteurs autotrophes
- La Zoocénose: les consomateurs =
héterotrophes
- La biomasse: -
Ø Phytomasse = phototrophes
Ø Zoomasse = zootropes
f) Niche écologique
Selon ELTON (1 925-1926) « la niche écologique
désigne à la fois une localisation et une fonction ».
AGUESSE (1971) précise en disant: la niche
écologique «c2est la place définie qu'un organisme occupe
dans le milieu en fonction de ses comportements alimentaires reproducteurs,
territorial», la niche écologique est plus étendue que
l'habitat qui signifie l'adresse la niche écologique ajoute l'aspect
fonction ou profession.
g) Biome
Un biome est une biocénose majeure, un vaste
écosystème de plusieurs milliers de Km2, correspondant à
une grande zone, orientée d'Est en Ouest. Les grand biomes sont (RUBEL,
1934, BROCKMAN-JEROSCH, 1935): -
Ø La lignose : formations ligneuses
Ø L'herbose : formations herbeuses
Ø La déserta : désertes
Ø Les plantations
h) Ecotope
Partie de la géo biosphère dont le contenu et la
structure sont homogènes et qui se délimite donc par rapport
à d'autres entités -
î) Photosynthèse
Phénomène par lequel les plantes vertes
grâce à l'énergie solaire transforme la matière
inerte en matière organique servant d'aliments à tous les animaux
(consommateurs) dont l'homme.
La photosynthèse : production, par les
végétaux verts( supérieur, inférieurs, algues par
exemple) des substances organiques à partir de substances
minérales (eau, gaz carbonique) grâce aux pigments chlorophylliens
utilisant l'énergie lumineuse.
N.B. Dans un écosystème, les
relations ou les échanges sont symbolisés par:
- Les chaînes alimentaires ou trophiques, ou par les
réseaux trophiques
- Les pyramides écologiques.
1. Chaîne alimentaire ou trophique:
Chaîne ou représentation qui montre qui mange quoi?
2. Réseau trophique: c'est
formé par plusieurs chaînes alimentaires ou trophiques. -
En effet, un prédateur capture en général
des proies très variées qui changent au cours de sa vie. En
outre, une plante ou un animal peut être consommé par divers
prédateurs. Un réseau trophique comprend des niveaux est
formé par une catégorie d'êtres vivants qui interviennent
dans une chaîne ou un réseau trophique.
En d'autres termes, un même producteur peut servir
d'aliment à des herbivores divers. Un même herbivore peut se
nourrir de plusieurs producteurs et cet herbivore peut être mangé
à son tour par des carnivores variées..., il en résulte
une multiplication des chaînes ce qui implique, un réseau.
3. Pyramide écologique: c'est une
représentation schématique, synthétique de la structure
trophique dont les étages successifs correspondent aux différents
niveaux déjà définis
Dans la pyramide écologique à chaque niveau, il
y a des pertes. On n'y reconnait:
- Les niveaux trophiques (I, II, III, IV...)
- La fonction écologiques (producteurs,
consommateurs:
Ø Herbivores
Ø Carnivores (1,2,3...)
CHAP. III. NOTIONS DE
RESSOURCES EN ENVIRONNEMENT
L'Environnement planétaire a un caractère fini,
limité et il est le réceptacle des déchets de
l'activité humaine et le potentiel, le rØservoir des
ressources.
Selon J.J BLACK, cité par D. CHABROL et D. THERRY
dans
« Ressources » (in: l'homme et son Environnement,
1976), une ressource « c'est toute composante de l'Environnement
nécessaire à un organisme ». Il s'agit de l'énergie
de la matière, de l'espace, du temps, de la diversité
(biodiversité), de l'air, l'eau, le sol, les végétaux, les
animaux, les minerais (métaux), l'homme.
Le sol, l'eau, la flore, la faune, les champs, forment la base
éco biologique d'une communauté humaine et nécessitent une
exploitation rationnelle, écologique.
N.B. Ce qui est ou n'est pas ressource naturelle dépend
de niveau technologique d'une société à un moment
donné. La technologie varie dans le temps et dans l'espace.
I. Types de ressources
naturelles
Dans l'environnement (surtout naturel), on rencontre des
ressources renouvelables (R.R) et des ressources non renouvelables (RNR). La
différence entre R.R. et RNR dépend de l'échelle
spatio-temporelle dans laquelle on se place.
Ø Toute ressource dépendant d'un stock fini,
limité non reproductible n'est pas renouvelable ex: pétrole,
minerais...., c'est une ressource rare (ou noble) ;
Ø Toute ressource reproductible, c'est-à-dire
les ressources obtenues de la biomasse, est dite renouvelable. Ex: le soleil =
RR. Le gisement solaire est inépuisable.
1. Ressource Renouvelable
(RR)
Une R.R. est une ressource dont la production est
assurée par la nature, l'environnement (ressource produite chaque jour
à partir de l'énergie solaire), à l'échelle du
temps humain. C'est l'énergie solaire qui assure cette production. Il
s'agit de:
· De l'énergie (solaire, éolienne (vent),
hydraulique...)
· Des eaux douces
· Des animaux
· Des ressources biologiques aquatiques
· L'air
2. Ressource Non Renouvelable
(RNR)
Une RNR est une ressource qui n'est pas produite ou reproduite
par l'environnement: -
- la nature
- à l'échelle du temps humain : exemple produit
énergétiques:
v Combustibles:
· Solides (houille ou charbon)
· Liquides (pétrole)
· Gazeux (gaz)
v Fissiles (susceptibles de subir une fission
nucléaire)
· Uranium
· Minerais
· Matériaux de carrière : sable, calcaire,
asphalte....
Toutes les ressources de l'environnement nécessitent
pour leur exploitation, rationalité et économie:
- Utilisation rationnelle
- Utilisation économique des
écosystèmes
La rationalité implique la notion d'une exploitation
réalisée de telle manière qu'en ce qui concerne les RR,
l'écosystème dispose de moyens et surtout de temps
nécessaires pour:
Ø Soit garder son équilibre, ses productrices
Ø Soit être à mesure de rétablir
l'équilibre dans les meilleurs délais, voir une
amélioration de sa productivité.
Pour les RNR, la rationalité sous-entend une
exploitation effectuée de telle sorte qu'on puisse allonger la
durée de vie de leur exploitabilité.
Bref, la rationalité concerne la viabilité, la
rentabilité, l'exploitabilité et la durabilité des
activités de l'homme, mais sans omettre l'habitabilité du cadre
de vie.
Le principe économique exige que les ressources des
différents écosystèmes soient exploitées de telle
manière qu'on puisse toujours les retrouver en quantité et en
qualité. Pour les RNR, on cherche à allonger la durée de
vie, la durée d'exploitation la rationalité et l'économie
fait aussi appel:
Ø Au management des ressources :
· Economie, substitution, lutte contre le gaspillage
· Production de biens durables
Ø Au recyclage en appliquant la loi de trois «
R»
· Réduire
· Recycler - Réutiliser
Ø A la récupération
Les ressources recyclables doivent être
récupérées. Pour ce faire, l'homme (producteurs,
distributeur, consommateur) doit maîtriser le cycle: -
· Découverte » production
» transport » utilisation
(consommation) » élimination des déchets:
car il est devenu grâce à la science et la technologie le plus
puissant facteur de l'environnement. Cela s'appelle « conservation
pour le développement (MAB) »
N.B. Dans la biosphère ou dans l'Environnement (MAB)
-
· Le fonctionnement est assuré par le soleil
· L'eau est source de vie
· L'air est réserve d'oxygène (02), de
Carbonne (C) et d'azote (N2)
· Le sol est le lieu où l'on tire l'essentiel de
la substance
3. Fonctionnement de
l'environnement ou de la biosphère
L'environnement (ou la biosphère) peut être
considéré comme un écosystème formé par
l'ensemble biotope et biocénose à travers le fonctionnement, les
échanges et les interactions qui se produisent conformément au
facteur temps.
On peut ajouter que l'Environnement est un système
limité dans l'espace, constitué par l'ensemble des êtres
vivants (espèces vivantes) et (e milieu et entre tenant des rapports.
Les rapports qui s'exercent entre l'Environnement et les
êtres vivants sont d'ordre :
· Energétique et trophique
· Physique : aérobie, anaérobie
· Chimique : acidiphile, basophile, neutrophile
· Biologique: parasitisme (4,), symbiose (+,+),
prédation (+,-), mutualisme (+, +), compétition (-,-),
neutralisme (0,0).
N.B. + = favorable
- = défavorable
0 = nul
Il est important de noter que dans un Environnement ou dans
Ecosystème, la modification d'une seule des conditions décrites
ci-dessus peut bouleverser les conditions de vie de l'ensemble de
l'Environnement ou de l'Ecosystème.
CHAPITRE: IV.
ECO-CITOYENNETE
« On parle d'épuisement des ressources naturelles
et de changement climatique, de l'extinction d'espèces vivantes, de la
fonte des glaciers, de la cruauté envers les animaux, le braconnage, de
modifications diverses, des pollutions, de nuisances ». Peu importe le
sujet, en termes d'écologie et respect de l'environnement, nous sommes
en partie responsables.
C'est pourquoi « nous » après tout, on aime
la nature, on aime les promenades, les randonnées, les vacances les
promenades en campagnes, en forêt et les couchés du soleil au bord
de la mer, du fleuve, des lacs, les visites de sites archéologiques
(Gbadolite, Kwandelungu, Inga, Lukaya, Goma (volcans), le tourisme, bref
«jouir» des bienfaits de la nature.
En effet, nous possédons ce droit, cette chance
extraordinaire de pouvoir assister à ce que la nature nous offre plus de
merveilles. Ces spectacles à la fois simples, et terriblement vivants,
source de vie. -
Mais en tant que citoyens (de cette planète), si nous
avons le droit d'apprécier ces merveilles, nous avons aussi le devoir de
faire tout ce qui est de notre pouvoir, protéger et prendre soin comme
un héritage que nous allons laisser à ceux qui nous
succéderons.
Les gestes écologiques d'aujourd'hui nuisent ou
construisent l'environnement. « La terre n'est pas un héritage de
nos parents, elle est un emprunt que nous faisons à nos enfants
»
1. Gestes et actes dans le
développement durable écocitoyenneté
La vision du DD est la résultante additionnelle de nos
comportements de tous les jours, observables, à partir des gestes et
actes que nous posons envers notre environnement en tant que citoyen.
Un citoyen est une personne qui relève de
l'autorité et de la protection d'un Etat, et par suite jouit des droits
civiques et doit accomplir des devoirs envers celui-ci.
Etre un écosystème consiste à de nos
droits de « terriers » et aussi et surtout à prendre acte de
nos devoirs à accomplir envers notre environnement, notre nature, notre
Biodiversité.
a) C'est quoi l'éco- citoyen?
Par rapport à la norme d'internalité (norme
sociétale) l'éco-citoyen est un individu, responsable, loyal et
respectueux de l'Environnement. Il s'efforce chaque jour à s'impliquer
davantage par des gestes et des actes dans le développement durable. Le
respect de l'Environnement au service du développement durable par des
éco-gestes (geste écologiques)
L'individu est à la recherche permanente de capitaliser
les acquis de la culture dans le domaine de l'environnement par la gestion de
la production des « externalités » (déchets, pollution,
dégradation, modifications...)
« Le monde ne fonctionne pas autour de nous, ce nous qui
fonctionnons dedans »
b) C'est quoi l'éco-geste?
Un éco-geste est un geste qui tient compte des impacts
environnementaux. C'est un geste respectueux de l'Environnement, exemple ne pas
salir la ville ; boucher les caniveaux, uriner partout ou
déféquer dans la brousse.
Ne pas couper les arbres (abusivement), respecter la
biodiversité, dénoncer tout citoyen qui porte atteinte à
l'environnement: faire du bruit (pollution sonore- abattage des arbres, chasse
non autorisée, de feu de brousse ...), l'éco-geste est un geste
réparateur, protecteur, conservateur paisible. -
2. Mise sur pied d'un guide de
comportement écologique
Il est urgent de diffuser pour la population un code de bonne
conduite à respecter avec des pénalités sous forme de
régulation des externalités pollueur-payeur.
La notion de DD est complexe. Elle remet en cause nos modes de
vie et nos modes de consommation actuels.
Pourtant le développement durable (DD) est la seule
alternative possible pour lutter contre les bouleversements écologiques
majeurs comme le changement climatique et la perte de biodiversité,
permettre l'accès aux ressources naturelles et garantie l'emploi et la
cohésion sociale.
Il est donc essentiel que chaque citoyen, chacun de nous
s'engage dans ce défi tant au niveau collectif. (L'Etat,
collectivités locales, entreprises associations, églises...)
qu'individuel.
Il s'agit donc de réfléchir sur les implications
de nos gestes quotidiens et d'en mesurer les impacts écologiques et
sociaux ce guide doit permettre à tous de mieux comprendre les enjeux du
DD et d'adapter les comportements qui s'imposent, grâce pour le cas qui
nous concerne à l'éducation environnementale. Le DD a besoin de
nous tous. -
3. Agir pour l'environnement et
l'humanité
Aujourd'hui, nous avons trois raison d'agir. Tout d'abord, les
ressources de la planète s'épuisent du fait d'une surexploitation
par les modes de consommation, et de production non-durable. -
Par ailleurs, nos activités provoquent de graves
dégradations de l'Environnement: pollutions, érosions,
extinctions d'espèces animales et végétales, changement
climatique...
Ceci requiert donc la mise en oeuvre et diffusion de la borne
information environnementale à la population sur le plan de la
planification identification et hiérarchisation des thèmes
à traiter.
Dans la série d'identification des besoins
d'informations, il faut d'abord cibler les lieux d'exercice des gestions
écologiques:
- Les places publiques: les marchés, les écoles,
les universités, les ronds-points, les carrefours, les, stades, les
jardins, les gares les aéroports, les églises, les rues...
- Chez soi (à la maison): l'intérieur de la
maison, la cuisine, les toilettes, la parcelle
- Soi-même: prendre soin de soi -- assainissement, de
santé, maternité, voiture propre- veiller aux conditions
l'habitation
- Encadrer les activités informelles- par rapport aux
mesures d'hygiène
Dans la hiérarchisation des thèmes à
traiter, il faut mettre l'accent sur l'écocitoyenneté ou le
respect de l'environnement au quotidien.
Ø Au niveau de ménage :
- le tri sélectif des déchets,
- le compostage et verni compostage,
- le bon usage des poubelles
Ø diffusion de l'information sur la
gestion écosystème par des gestes simples, gestes faciles qui
nécessitent que la volonté de les faire tous les jours: gestion
de l'eau, d'électricité, des papiers, des sachets, des
épluchures, des balayures.
Diffusion de l'information sur l'usage ou le recours aux
énergies renouvelables : exemples l'énergie solaire.
3ème PARTIE :
ASSAINISSEMENT
INTRODUCTION
L'environnement est considéré aujourd'hui comme
cadre de vie et en tant que cadre de vie, il reste le réservoir de
toutes les ressources et le récepteur de tous les déchets.
Cependant, la vivabilité, la viabilité et la
durabilité de ce cadre de vie dépendent de la salubrité de
l'environnement.
Nos villes sont aujourd'hui menacées parce que l'Etat,
les collectivités, la communauté: population et individus ne
gèrent pas conséquemment l'environnement. A tel point que dans
certaines villes, tel le cas de Kinshasa, de Kananga et ailleurs, les
conditions d'habitabilité ne sont plus réunies et la vie perd sa
permanence.
L'espace vital, l'environnement, cadre de vie est
caractérisé par la médiocrité de l'homme. L'homme
apparait comme un virus qui détruit le cadre de vie: insalubrité,
pollutions, diverses maladies, sous-développement et pauvreté
durable ou chronique.
Pour faire face à ce problème, la RD Congo comme
les autres Etats dans le monde, s'efforce en se référant à
l'esprit de Belgrade et de Tbilissi (Conférences sur l'environnement) de
renforcer les capacités nationale et locale par l'éducation
relative à l'environnement.
Seule l'éducation permet de préparer l'individu
à sécuriser son cadre de vie par l'acquisition des connaissances
et la responsabilité de préserver et protéger
l'Environnement.
OBJECTIFS DU COURS
1. Renforcer les capacités des étudiants de
2ème et 3ème graduat de toutes les sections à la
salubrité de l'Environnement. Nous partons du principe que vous avez peu
de connaissance en matière de salubrité et de l'assainissement.
Ces concepts sont liés aux interactions entre
différents composants de l'environnement, y compris l'homme.
2. Comprendre comment un changement dans un composant affecte
les autres processus, les lieux et organismes est un élément
indispensable pour gérer les problèmes actuels de la
salubrité de nos villes et éviter que d'autres problèmes
apparaissent, et améliorer notre cadre de vie. Ainsi, la
salubrité de l'Environnement concerne les facteurs physiques, chimiques
et biologiques exogènes, et tous les facteurs connexes influant sur les
comportements.
La notion de la salubrité recouvre l'étude des
facteurs exogènes susceptibles d'avoir une incidence sur la santé
ainsi que la lutte contre ceux-ci. La salubrité est intimement
liée à l'hygiène du milieu. D'où l'exécution
actuelle en RD Congo, du Programme National «Village assaini» qui
vise à prévenir les maladies d'origine environnementale et
à créer un environnement favorabe à la santé de
l'homme.
Changer l'homme, c'est pérenniser la
salubrité.
PLAN DU COURS
Introduction
Chapitre I:
Généralités
I.1. Salubrité
I.2. Assainissement
I.3. Pollutions
I.3.1. Pollution de l'eau
I.3.2. Pollution de l'air
Chapitre II: Domaine d'activités de
salubrité
II.1. Eaux
II.2. Excréta
II.3. Déchets solides
Chapitre III: Stratégies à mettre en
place
III.1. Sensibilisation:
· Participation
III.2. Mesures d'hygiène:
· Désinfection
· Stérilisation
III.3. La loi de 3 R: Réduire, Réutiliser,
Recycler
Conclusion
Références bibliographiques
CHAPITRE I: GENERALITES
I.1. Salubrité
Le mot salubrité nous rapproche de la définition
de «l'hygiène et de l'assainissement». Ainsi la
salubrité est tout caractère de ce qui est favorable à la
santé des hommes. Il s'agit donc d'un état d'un milieu favorable
à la santé: hygiène du milieu.
La salubrité signifie aussi l'ensemble des mesures
nécessaires pour obtenir une meilleure santé de la population et
aussi les mesures pour préserver cet état, donc la
salubrité, la propreté. -
Salubrité
La salubrité est donc une action favorable sur
l'organisme: air, climat, logement, espace.
Et quand les conditions de salubrité ne sont pas
remplies, on parle de l'insalubrité, malsaine et nuisible.
Parler de la salubrité, c'est faire allusion aux
mesures d'hygiène et à l'assainissement.
I.2. Assainissement
Selon le dictionnaire Larousse (2010), assainir c'est rendre
sain, purifier, ramener à la normale. Sain signifie ce qui ne
présente aucune atteinte pathologique ou anomalie. Ce qui est sans
danger.
Assainir ici, c'est rendre saines les conditions de vie.
Ainsi, l'assainissement est une opération complexe qui s'occupe du
traitement des effluents ou des polluants gazeux; liquides ou solides. -
Traiter ou assainir les effluents (sources) gazeux, liquides
ou solides polluées, ne signifie pas les faire disparaitre de notre
environnement, mais les transformer en une forme moins dangereuse avec
éventuel changement de phase.
Par exemple: on épure de l'eau industrielle ou
domestique polluée.
On entend pas assainissement, l'ensemble des travaux que
doivent effectuer en se conformant aux règles d'hygiène, les
particuliers, les collectivités et les pouvoirs publics pour faire
«disparaitre dans les agglomérations toutes causes
d'insalubrité».
Selon le rapport de la 1ère réunion du
comité des experts.de l'environnement tenue en 1950, l'assainissement
implique le contrôle de l'approvisionnement public en eau potable,
l'évacuation des excréta et des eaux usées,
l'élimination des déchets (immondices) et des vecteurs des
maladies, des conditions de logement, des aliments et de leur manipulation, des
conditions atmosphériques et de sécurité sur le lieu de
travail. (Franceys et al., 1995).
Ainsi, l'assainissement recouvre donc les moyens de collecte
et d'évacuation hygiénique des excréta et des
déchets liquides de la communauté (OMS, 1987). -
Les problèmes d'assainissement proviendraient donc des
conditions de vie et ces conditions sont très complexes. Plusieurs
facteurs sont à la base de ces conditions de vie.
1) Les habitudes des individus
o La tendance à boire n'importe quelle eau; -
o L'habitude de faire ses besoins en dehors d'une installation
sanitaire (toilettes);
o Le manque de la propreté des mains, du corps, de la
cuisine;
o La promiscuité et l'habitude de vivre dans les
mêmes lieux que les animaux domestiques;
o La tendance à rejeter les déchets n'importe
où et faire stagner l'eau où les moustiques peuvent pondre (oedes
anophèles ...);
o Et beaucoup d'autres habitudes malsaines:
2) L'état de l'environnement
· L'insuffisance de bonnes sources d'eau potable;
· La présence de nappes d'eau superficielles
facilement contaminées;
· Le climat, température élevée,
l'humidité;
· La pauvreté du sol;
· Le surpeuplement;
· Les maisons mal construites;
· L'insuffisance des systèmes d'installation
sanitaire et de distribution d'eau;
· L'insuffisance de moyens de transport des vivres et de
bonnes routes.
Ainsi, rendre les conditions de vie saine, nous avons tous le
devoir et la responsabilité de modifier ces habitudes
défavorables à la santé (changement de mentalité,
changement de comportement), acquérir une culture écologique ou
culture verte.
C'est le rôle de l'éducation environnementale,
une éducation pour la santé.
· Changer certains aspects de l'environnement pour les
rendre plus sains (urbanisation planifiée, égouts, canalisations,
caniveaux, collecteurs, stations d'épuration, paysagerie ...);
· Améliorer les conditions de vie: logements, les
installations sanitaires, sources et systèmes de distribution d'eau,
routes, recours aux énergies renouvelables, planification des villes
pour éviter le surpeuplement (contrôle des migrations internes et
séjours).
L'assainissement a donc des grandes conséquences sur la
santé. Son effet est plus grand que celui de la médecine. La
forte diminution de la fréquence des maladies due au manque
d'hygiène en Occident) est attribué à l'assainissement et
non à l'évolution de la médecine. D'où le recours
aux principes de précaution, de prévention.
I.3. Pollution
Il est vrai que le traitement de toutes sortes de
déchets qui polluent notre planète Terre, seule habitable, est
indispensable pour la protéger.
La pollution est tout ce qui contribue à la
détérioration de l'environnement à l'échelle
planétaire, continental, national, local ou individuel (ou parfois
moléculaire).
I.3.1. Pollution de l'eau
Les mers jouent un rôle essentiel dans
l'équilibre écologique naturel en procurant une part fort
importante de l'oxygène nécessaire à la vie.
La pollution de l'eau est définie par tout apport
résultant directement ou indirectement d'activités humaines, de
matières susceptibles d'altérer l'eau dans sa condition ou sa
composition de telle sorte qu'elle ne convient plus ou convient moins aux
utilisations qui doivent pouvoir en être faites ou qu'elle dégrade
le milieu par son aspect ou ses émanations.
L'alimentation d'une région en eau potable
évolue en fonction de trois paramètres importants:
1) Rare faction de l'eau douce
Actuellement, 95 % de l'eau se trouve dans les océans
et mers. 2 à 4 % d'eau douce gelée dans les pôles (Nord et
Sud). 0,5 % dans les fleuves, lacs et rivières.
L'eau atmosphérique constitue le réservoir d'eau
potable de la planète. Elle arrose la surface du globe (2 à 3 Cm
de chute d'eau en moyenne annuelle) mais les 2/3 tombent sur les océans
et mers.
N.B: La RD Congo est l'un des pays le plus
arrosé du monde, mais il y a un paradoxe, 75 % de la population n'ont
pas accès à l'eau potable et pire encore la consommation des eaux
importées est en croissance.
Pour votre information, la pompe qui actionne l'eau
atmosphérique est le soleil.
L'action de l'homme sur cette eau ne peut s'exercer que quand
elle est tombée et cette situation est impossible à modifier
actuellement.
Nos grandes erreurs de gestion ont eu comme résultat
final que l'eau coule plus vite qu'auparavant dans les fleuves et dans la mer
par suite: d'érosion des sols mal cultivés, erreurs des grands
barrages, diminution de la surface d'infiltration (surface étendue des
villes, des rues, des autoroutes, aéroports, bref de toutes ces surfaces
cimentées ...).
2) Augmentation de la population
L'accroissement de la population, sa concentration dans les
villes, l'amélioration de niveau de vie dans les pays
développés, entraînent un accroissement des besoins en eau
potable, en eau industrielle, en eau agricole et en eau de loisirs (vacances,
piscines, pêche, etc.) surtout très important au niveau des
villes.
A titre d'exemple, l'usage domestique en eau aux USA remonte
à environ 166 litres d'eau par personne et par jour.
En Europe (France) 120 litres par jour par personne. -
En Afrique: plus ou moins 20 litres/jour/personne. L'usage
urbain et industriel est variable selon les régions: Elevages,
industries, agriculture.
Par suite de la croissance démographique, la
concentration des besoins en eau devrait déboucher sur un recyclage
incessant de l'eau, tel le cas ailleurs (USA, Europe ...) 50 % des
Américains boit une eau qui est passée par un égout
industriel ou public.
3) Diminution de la qualité de l'eau,
douce
70 % de la population mondiale est mal approvisionnée
en eau, 45 % de la population' en ex-Zaïre dans les années 1980,
n'avait aucun apport d'eau surveillée. Et aujourd'hui, 75 % de la
population n'a pas acceès à l'eau potable.
a. Eaux de surface (rivières, fleuves, lacs)
subissent:
o Des rejets industriels multiples, de substances non
dégradables, toxiques, de boues d'hydrocarbures, des détergents,
des poussières des métaux non ferreux...
o Enrichissement des eaux de surface en engrais chimiques ou
autres agents intuitifs: nitrates, phosphates. La croissance des plantes en
surnombre dans l'eau qui en pourrissant, consomment tout oxygène
(putréfaction), diminution de la transparence des eaux.
o Rejet de substances dégradantes en quantités
trop élevées (déchets ménagers, ordures, papeterie
...) et d'eau d'égout ce qui entraîne à coup sûr la
diminution du pouvoir auto-épurateur de la rivière est
dépassé.
o Possibilités de déversements accidentels dans
les eaux: pétrole et autres produits toxiques.
b. Eaux pro fondes et souterraines
Les eaux profondes et souterraines demeurent la source
d'approvisionnement de la quasi-majorité de la population rurale. La
qualité de ces eaux diminue à cause de:
· Epuisement de la nappe supérieure (nappe
aquifère) et pompage des nappes de plus en plus profondes. (Très
souvent chargée de sel. Exemple: la nappe aquifère d'Ogallala
(USA)).
· Extension des nappes de captage qui se rapprochent des
agglomérations et des puits perdus creusés depuis plusieurs
années: d'où infiltration des eaux du village ou des eaux
industrielles, polluées et parfois acides.
· Infiltration des produits toxiques: cyanure, plomb, et
des hydrocarbures (mazout, essence) et épaoudage d'engrais chimiques et
pesticides.
I.3.2. Pollution de l'air
On entend par pollution de l'air, toute émission dans
l'air, quelle qu'en soit la source de substances gazeuses, liquides ou solides,
susceptibles de porter atteinte à la santé humaine, de nuire aux
animaux et aux plantes ou de causer un dommage aux biens ou aux sites.
L'assainissement de l'air est différent de celui des
eaux par la plupart de ses aspects et pour diverses raisons:
· Il y a toujours de l'air et de qualité plus que
suffisante sauf exception lors confinements (anoxie, manque d'oxygène
O2) et asphyxie, manque d'air et inhalation du gaz carbonique
(CO2);
· Méconnaissance, des effets pervers à long
terme de certains polluants sur l'homme ou sur l'environnement: pluies acides,
trou d'Ozone
On ne peut pas parler de la pollution de l'air sans faire
allusion à l'atmosphère. «Sorte d'océan d'air».
D'où parler de la pollution de l'air, revient à dire «la
pollution atmosphérique».
A titre de rappel, l'atmosphère est une enveloppe
gazeuse qui entoure la terre. En dehors de la vapeur d'eau, quatre gaz
composent la majeure partie de l'atmosphère. Il s'agit de l'Azote
(N2) 78,08 %, de l'Oxygène (O2) 20,95 %, de
l'Argon (Ar) 0,93 % et le dioxyde de Carbone (C02) 0,04 %.
D'autres gaz et particules, dont ceux appelés
polluants, entrent dans la composition de l'atmosphère en beaucoup plus
en petites quantités.
Les deux gaz atmosphériques les plus importants pour
l'homme et les autres organismes, sont le dioxyde de carbone et
l'oxygène.
Pendant la photosynthèse, les plantes, les algues et
certaines bactéries utilisent le dioxyde de Carbone pour fabriquer des
sucres et d'autres molécules organiques, ce processus produit de
l'oxygène. -
Pendant la respiration cellulaire, la plupart des organismes
utilisent de l'oxygène pour casser les molécules et
s'approvisionner en énergie chimique; ce processus produit du dioxyde de
Carbone.
L'azote gazeux est un composé important du cycle de
l'azote. L'atmosphère produit des services écosystémiques
en protégeant notamment la surface de la terre d'un grand nombre de
rayons ultra-violets (UV) venant du soleil, en tempérant le climat, et
en redistribuent l'eau dans le cycle hydrologique (H2O).
Pollution atmosphérique
La pollution atmosphérique consiste en gaz, liquides ou
solides, présents dans l'atmosphère à des taux
suffisamment élevés pour porter atteinte à la santé
des hommes et à d'autres organismes ou matières. Bien que les
polluants atmosphériques proviennent parfois de sources naturelles
(comme lorsque la foudre provoque un fou de forêt, ou quand un volcan est
en éruption), les activités humaines dégagent toutes
sortes de substances dans l'atmosphère et sont les principales
responsables de la pollution atmosphérique.
Le fait que la pollution atmosphérique
dégagée par l'homme soit concentrée dans les zones rurales
où la population est dense est probablement plus significatif, d'un
point de vue sanitaire, que la contribution générale de l'homme
à la pollution atmosphérique.
Nous allons nous intéresser et énumérer
dans ce cours les sept types les plus importants de la pollution
atmosphérique du point de vue règlementaire:
1) Les matières particulaires, qui sont
constituées de milliers de particules différentes, solides et
liquides en suspension dans l'atmosphère: les poussières, les
brumes, la suie, le plomb, l'amiante, le sel de mer et des gouttelettes d'acide
sulfurique.
2) Les oxydes d'azote, sont des gaz produits lors
d'interactions chimiques entre l'azote atmosphérique et l'oxygène
quand une source d'énergie, comme le combustible génère
des températures élevées. Connus sous l'appellation de NO,
les oxydes d'azote sont essentiellement de l'oxyde nitrique (NO), du dioxyde
d'azote (NO2) et de l'oxyde nitreux (N20). Les oxydes d'azote empêchent
le développement des plantes et quand. on les respire, ils aggravent les
problèmes de santé comme l'asthme, maladie qui entraîne une
respiration pénible et difficile à cause de la constriction des
voies respiratoires.
L'acide nitreux est associé au réchauffement
planétaire (l'acide nitreux emprisonne la chaleur dans
l'atmosphère et est par conséquent un gaz à «effet de
serre» et diminue la quantité d'ozone (O3) de la
stratosphère.
1. Les oxydes de soufre,
sont des gaz produits par des interactions chimiques du soufre et de
l'oxygène. Le dioxyde de soufre (SO2), gaz incolore et non
inflammable, ayant une forte odeur irritante, est un oxyde de soufre majeur qui
est émis comme polluant atmosphérique primaire.
Un autre oxyde de soufre majeur est le trioxyde de soufre
(SO3), polluant atmosphérique secondaire qui se forme quand
le dioxyde réagit avec l'oxygène de l'air. Le trioxyde de soufre,
à son tour, entre en réaction avec l'eau pour former un autre
polluant atmosphérique secondaire, « l'acide sulfurique » et
les sels de sulfate, produits dans l'atmosphère à partir des
oxydes de soufre font des dégâts sur les plantes, les
métaux, la pierre et irritent les voies respiratoires des hommes et
d'autres animaux.
2. Les oxydes de Carbone, sont des
composés gazeux comme le monoxyde de Carbone (CO) et le dioxyde de
Carbone (CO2). Le monoxyde de Carbone, gaz incolore, inodore et sans
saveur (goût), polluant atmosphérique le plus produit après
le dioxyde de Carbone, est un poison qui altère la capacité du
sang à transporter l'oxygène.
Le dioxyde de Carbone, également incolore, inodore et
sans saveur, est un gaz à effet de serre; son accumulation dans
l'atmosphère est associé au changement climatique de la
planète.
3. Les hydrocarbures, sont un ensemble de
composés organiques divers qui ne contiennent que de l'hydrogène
(H) et du Carbone (C) ; l'hydrocarbure le plus simple est le méthane
(CM4). C'est un gaz à effet de serre puissant et est
lié au changement climatique de la planète.
Les hydrocarbures de taille moyenne, comme le Benzène
(C6H6), sont liquides à température ambiante, bien que beaucoup
soient volatiles et s'évaporent facilement. Les hydrocarbures de grosse
taille, comme la substance cireuse de la paraffine.
D'une manière générale, les nombreux et
divers hydrocarbures ont plusieurs effets, négatifs sur la santé
humaine et animale.
4. L'Ozone (O3),
est une forme d'oxygène considéré comme polluant dans une
partie de l'atmosphère mais aussi comme composant essentiel dans une
partie.
Dans la stratosphère qui s'étend de 10 à
45 Km au-dessus de la surface de la Terre, l'oxygène réagit avec
les rayons UV provenant du soleil pour former l'Ozone. L'Ozone
stratosphérique empêche une partie des UV solaires de
pénétrer à la surface de la Terre et par
conséquent, nous protéger.
Malheureusement certains polluants
générés par les activités humaines (les
chlorofluorocarbures (CFC)) entrent en réaction avec l'Ozone de la
stratosphère et le décomposent en oxygène
moléculaire, O2.
Au contraire de l'Ozone stratosphérique, l'Ozone de la
troposphère (couche de l'atmosphère la plus proche de la surface
de la Terre) est polluant atmosphérique généré par
l'homme. Il est responsable de déclin des forêts et influe sur le
changement climatique de la planète.
5. Les toxiques atmosphériques, sont
potentiellement dangereux. Il s'agit de: le chlore, le plomb, l'acide
chlorhydrique, le formaldéhyde, les substances radioactives et les
fluorures.
Ils sont les résultats des activités humaines :
boulangeries, distilleries, pressings, fabricants de meubles,
stations-services, hôpitaux, ateliers de peintures, automobiles et
imprimeries, ainsi que les nucléaires (centrale nucléaire,
thermobile, Fukoshima ...).
Ø Les effets de la pollution
atmosphérique sur la santé
La pollution atmosphérique nuit aux organismes,
réduit la visibilité et attaque des matières comme les
métaux, les plastiques, le caoutchouc et les tissus. Les appareils
respiratoires des animaux et ceux des hommes, sont particulièrement
endommagés par les polluants atmosphériques qui aggravent des
maladies comme les maladies pulmonaires chroniques, la pneumonie et les
problèmes cardiovasculaires. -
1. Pollution atmosphérique et santé
humaine
Une exposition à de faibles taux de polluants comme
l'Ozone, les oxydes de soufre, les oxydes d'azote et les particules, provoquent
en général une irritation des yeux et une inflammation de
l'appareil respiratoire. Il est prouvé que de nombreux polluants
atmosphériques détruisent le système immunitaire,
augmentant ainsi la vulnérabilité aux infections. L'exposition
à la pollution pendant des maladies respiratoires chroniques peut
entraîner, plus tard, des maladies respiratoires chroniques comme
l'emphysème et la bronchite chronique dissolution possible de certains
composés nocifs pour les eaux de pluie et infiltration dans les couches
aquifères.
I.3.3.1. Types d'effets de la
pollution sur la santé
Les conséquences de la pollution sur la santé
peuvent selon les concentrations de polluants être de plusieurs types
notamment différents:
1. Effets toxicologiques
Lorsque le ou les polluants sont identifiables, la ou les
lésions objectivables sans discussion et leur gravité est
proportionnelle à la dose du polluant présent. Par exemple, la
pollution d'une rivière par un insecticide (endosulfau) et nombre de
poissons morts en aval du point de rejet.
Des telles conséquences de type toxicologique sont peu
fréquentes et résultent le plus souvent des circonstances
accidentelles. Le lien entre la cause et l'effet y est toujours direct
(empoisonnement).
2. Effets épidémiologiques
Lorsque, comme c'est généralement le cas,
plusieurs polluants agissent ensemble ou bien lorsqu'ils agissent en même
temps que d'autres causes. -
On peut donc décrire un effort des polluants du milieu
au niveau épidémiologique, c'est-à-dire d'un grand nombre
de personnes.
3. Effets écologiques
Les polluants de l'air, de l'eau ou du sol peuvent exercer une
action néfaste sur le milieu en général et la modification
du milieu exerce à son tour son effet sur l'homme. Contrairement aux
deux ca précédents, l'effet sur la santé ou sur les
organismes vivants devient indirect.
Exemple:
Le rejet du S02 par les cheminées ou des feux de
brousse peuvent provoquer une acidification des pluies et appauvrir le sol.
La libération d'hydrocarbures incomplètement
bruts dans la stratosphère par les avions supersoniques pourrait
provoquer une destruction de la couche d'Ozone stratosphérique qui
constitue une barrière à l'arrivée des rayons
ultra-violets à action érythémateuse (rougeur congestive
de la peau, s'effaçant à la pression).
Les concentrations des polluants qui peuvent exercer un effet
sur le milieu naturel (plantes, radiation solaire, acidification des
pluies...).
4. Effets sociologiques, psychologiques ou
sentimentaux
Au-delà des notions de toxicité ou d'effets
physiologiques, la nuisance due au bruit, aux polluants de l'aire, de l'eau
tient également compte à la façon dont est vécu le
déversement dans le milieu naturel ou dans un patrimoine collectif de
substances considérées comme étrangères à ce
milieu, déchets d'activités humaines plus ou moins biens
acceptées.
5. Effets de polluants atmosphériques
spécifiques sur la santé
Le dioxyde de soufre et les particules irritent tous deux
l'appareil respiratoire, et du fait qu'ils entraînent au
rétrécissement des voies respiratoires, ils réduisent la
capacité des poumons à échanger des gaz.
Les gens souffrant d'emphysème et d'asthme sont
sensibles à la pollution au dioxyde de soufre et aux particules. Le
dioxyde d'azote provoque aussi un rétrécissement des voies
respiratoires et chez les asthmatiques, une sensibilité accrue au pollen
et aux acariens (animaux microscopiques que l'on trouve dans la
poussière des maisons).
6. Enfants et la pollution
atmosphérique
La pollution atmosphérique est un danger pour la
santé des enfants plus que celle des adultes. Les poumons continuent
à se développer pendant toute l'enfance et la pollution
atmosphérique peut entraver le développement des poumons, rendant
les enfants plus vulnérables à des problèmes de
santé plus tard dans leur vie.
De plus, un enfant a un taux métabolique plus
élevé qu'un adulte et il a besoin de plus d'oxygène. Pour
obtenir cet oxygène, un enfant respire davantage d'air (environ deux
fois plus d'air par Kilo de poids qu'un adulte).
I.3.3.2. La pollution par les
déchets solides
Les dégradations dues à l'épandage
sauvage des déchets solides domestiques et industriels n'ont
été reconnues que plus récemment encore: ses aspects
repoussants, odeurs nauséabondes, incendies spontanés ou non,
prolifération des insectes et rongeurs (rats).
CHAPITRE II: DOMAINES
D'ACTIVITES DE LA SALUBRITE
II.1. Eaux
L'eau est indispensable à la vie de l'homme dont le
corps contient 70%. Il n'y a aucune activité de la vie humaine où
l'eau n'intervient pas: l'eau, c'est la vie.
II.1.1 Les problèmes
d'eau dans le monde
Les données sur la disponibilité de l'eau au
niveau mondial et sur son usage montrent que la quantité d'eau donne sur
la planète est suffisante pour satisfaire les besoins de l'homme,
même en prenant en compte la croissance démographique. Ces
données ne prennent pas en compte ou en considération la
répartition des ressources en eau par rapport aux populations.
Ainsi, la consommation d'eau par habitant varie
énormément d'un pays à l'autre comme on a eu à le
souligner dans les pages précédentes. Cette variation est
liée à la taille de la population et les ressources en eau
disponibles. -
Par exemple: l'Amérique du sud et l'Asie
reçoivent plus de la moitié de l'eau douce renouvelable du monde
(sous forme de précipitations (pluies). Même si l'Amérique
du sud dispose de plus d'eau par habitant que l'Asie, elle n'a pas la
capacité de faire vivre autant de personnes que ce que la
quantité d'eau semble indiquer. La plupart des précipitations de
l'Amérique du sud tombe dans le bassin de l'Amazone, dont le sol pauvre
est impropre à l'agriculture intensive.
En comparaison, parce que la plupart des précipitations
en Asie tombent sur une terre qui est propice à l'agriculture, les
réserves en eau font vivre un plus grand nombre d'habitants.
Les hommes ont besoin d'eau toute l'année. Dans
certains endroits, le ruissellement stable, c'est-à-dire la fraction du
ruissellement des pluies disponible pendant toute l'année, est faible
même si le ruissellement total-est assez élevé.
Les variations des réserves d'eau annuelles sont un
facteur important dans certaines parties du monde. La région du Sahel en
Afrique connait des années humides et des années sèches
limite les efforts de l'homme pendant les années humides.
Depuis la fin des années 1960, le Sahel a connu une
sécheresse continue qui a eu des impacts dévastateurs sur les
habitants (la famine), la faune et la flore de cette région.
II.1.2 Le problème d'eau
potable
Un grand nombre d'habitants des pays en développement
n'ont pas assez d'eau pour subvenir à la plupart de leurs besoins
fondamentaux. La ressource en eau existe et seul environ I % de l'eau du globe
suffirait pour toute l'humanité; cependant, cette eau n'est pas
disponible pour de nombreuses personnes.
Les gouvernements, les Nations unies, la Banque mondiale, les
Organisations Non Gouvernementales (ONG) et les organisations locales ou
communautaires, sponsorisent tous les projets d'accès à l'eau
dans les pays en développement.
L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) estime que
1,1 milliard d'hommes n'ont pas accès à une eau potable et
qu'environ 2,6 milliards ne bénéficient pas des moyens
appropriés pour éliminer les eaux usées et-les
déchets fécaux. Ce qui pose un problème criant et aigu de
la salubrité.
Ces personnes risquent d'attraper des maladies d'origine
hydrique parce que les eaux usées ou les effluents industriels polluent
l'eau qu'elles boivent. L'OMS estime que 80 % des maladies humaines
résultent du manque d'eau et de la mauvaise qualité de cette eau,
car il n'y a pas de réseaux d'adduction d'eau potable et
d'assainissement.
Bien que de nombreux pays en développement tel que la
RD Congo aient installé ou soient en train d'installer des
réseaux d'adduction d'eau, la croissance démographique tend
à écraser les efforts fournis pour améliorer cette
alimentation en eau (axe social de cinq chantiers): disponibilité l'eau
à la population.
Ceci implique d'assurer de manière durable
l'approvisionnement en eau. Un approvisionnement durable en eau doit rester
l'objectif principal de la gestion de l'eau de très bonne
qualité.
L'utilisation durable de l'eau signifie que les hommes doivent
éviter le gaspillage d'eau, sa pollution et surtout utiliser les
ressources en eau avec parcimonie pour que les générations
futures en bénéficient et pour subvenir à tous les autres
besoins des écosystèmes de la planète. -
Aborder ou plancher sur la thématique de la
salubrité reste pour nous, une réflexion profonde, et une
philosophie de mitigation de diverses pollutions d'eau.
II.1.3 Les différents
types de pollution de l'eau
La pollution de l'eau est un problème global dont la
gravité et la nature varient d'une région à l'autre.
Dans de nombreux endroits, en particulier dans les pays en
développement, le principal problème reste la contamination de
l'eau par les germes pathogènes. On classe les polluants de l'eau en
huit catégories, à savoir:
Ø Les eaux d'égouts;
Ø Les agents vecteurs de maladies;
Ø Les matières en suspension;
Ø Les nutriments minéraux des algues et des
plantes;
Ø Les matières organiques; -
Ø Les produits chimiques non organiques;
Ø Les substances radioactives;
Ø La pollution thermique.
Ces huit types ne sont pas exclusifs, par conséquent ne
s'éliminent pas. Par exemple: les eaux usées, peuvent contenir
des agents pathogènes, des nutriments minéraux d'algues et de
plantes et des matières organiques.
Sans entrer en profondeur examinons le cas des eaux
usées et leurs sources.
1. Eaux usées
Le rejet des eaux d'égouts dans les cours d'eau pose
plusieurs problèmes de santé. Tout d'abord parce qu'elle
véhicule des agents pathogènes, des microbes et des parasites;
ensuite, l'eau polluée par les rejets d'eaux usées est une menace
pour la santé publique.
Les eaux d'égouts génèrent aussi deux
problèmes environnementaux sérieux :
Ø L'enrichissement de l'eau en matières
organiques ;
Ø La baisse de la teneur en oxygène dissous des
cours d'eau.
L'enrichissement ou eutrophisation d'un plan d'eau est
dû à la présence à des concentrations
élevées d'azote et de phosphore, nutriments des
végétaux aquatiques. Des micro-organismes décomposent les
matières organiques en dioxyde de carbone (CO2), en eau et en
d'autres éléments inoffensifs.
Ce processus de dégradation, connu sous le nom de
respiration cellulaire, se fait en présence d'oxygène
(aérobie). Les poissons et les autres organismes des
écosystèmes aquatiques sains consomment aussi de
l'oxygène. Mais la capacité de dissolution de l'oxygène
dans l'eau est limitée, et quand un écosystème aquatique
contient trop d'eaux d'égouts, les micro-organismes décomposeurs
consomment la plupart de l'oxygène dissous. Il en reste peu pour les
poissons et autres animaux aquatiques. Quand le taux d'oxygène dissous
est extrêmement bas, la faune quitte la pièce d'eau ou meurt.
La quantité de matières organiques
présentes dans l'eau se mesure en termes de « Demande Biochimique
en Oxygène (DBO) ou Demande Biologique en Oxygène ».
La DBO est généralement exprimée en
milligrammes d'oxygène dissous par litre d'eau pendant un nombre de
jours précis (5 jours) à une température donnée
(DBO5). -
La DBO d'une eau très polluée par des rejets
d'égouts est élevée, ce qui signifie qu'il ne reste plus
d'oxygène dissous dans l'eau, et les micro- organismes anaérobies
produisent des composés malodorants détériorant la
qualité de l'eau (l'eau est pourrie et sent très mauvais). -
2. Agents pathogènes
Les agents pathogènes sont des agents vecteurs de
maladies ou des organismes infectieux qui provoquent des maladies.
Ils viennent des déchets des individus infectés.
Les eaux usées d'une ville contiennent en général beaucoup
de bactéries, virus, protozoaires, vers, parasites et autres agents
infectieux qui provoquent des maladies chez les hommes et les animaux.
La typhoïde, le choléra, la dysenterie
bactérienne, la myélite et les hépatites virales font
partie des maladies virales et bactériennes les plus courantes
transmises par de l'eau ou de la nourriture contaminée.
Tableau II.1 :
Quelques pathologies transmises par l'eau polluée
Maladie
|
Agent infectieux
|
Type d'organisme
|
Symptômes
|
Choléra
|
Vibriocholerea
|
Bactérie
|
Diarrhée sévère, vomissement,
déshydratation/perte de 20 I
|
Dysenterie
|
. Shigelladysenteriae
|
Bactérie
|
Infection du côIon diarrhées douloureuses, mucus et
sang dans les selles, douleurs abdominales.
|
Entérite
|
Clostridium perfringens
|
Bactérie
|
Inflammation de l'intestin grêle, anorexie, crampes
abdominales, diarrhée. -
|
Typhoïde
|
Salmonella typhi
|
Bactérie
|
Migraines, fièvre, perte d'énergie, fièvre,
éruption cutanée rose, hémorragie des - intestins.
|
Hépatite virale
|
Virus A de l'hépatite
|
Virus
|
Inflammation de foie cause une jaunisse, fièvre,
nausées, vomissements, anorexie, malaise général.
|
Poliomyélite
|
Poliovirus
|
Virus
|
Mal de gorge, fièvre, diarrhée, douleur dans les
membres et le dos, paralysiè. (moelle épinière).
|
Cryptosporidiose
|
Cryptosopodiunsp
|
Protozoaire
|
22 jours de diarrhées et des crampes.
|
Dysenterie amibienne
|
Entamoebahistolytica
|
Protozoaire
|
Infection du côlon diarrhées douloureuses, mucus et
sang dans les selles, douleurs abdominales.
|
Bilharziose
|
Schistosomasp
|
Vers plat
|
Troubles graves du foie et de la vessie, avec sang dans l'urine,
diarrhées, faiblesse, douleurs
abdominales.
|
Ankylostomose
|
Ancyclostmasp.
|
Vers nématode
|
Grave anémie,
bronchite.
|
A. Principales sources de pollution de
l'eau
1. Eaux de pluie
Les eaux de pluie dans leur trajet vers le sol, nettoient
l'atmosphère et dissolvent ou entraînent mécaniquement les
gaz et particules naturellement présentes dans celle-ci, ou
apportées par les diverses pollutions naturelles.
Les eaux de pluies peuvent aussi ruisseler sur des surfaces
(végétaux, bâtiments, toitures...) et y dissoudre,
entraîne ou arrache divers éléments. -
Les eaux de pluie pourront donc contenir, surtout au
début de leur formation:
Ø Des gaz atmosphériques naturelles
présents dans l'air: Azote (N2), Oxygène
(O2) et dioxyde de carbone (CO2);
Ø Des polluants atmosphériques gazeux provenant
de la combustion dioxyde de soufre (SO2), acide sulfurique
(SO3), Acide nitrique (NO2) ou des industries ;
Ø Des bactéries banales ou
pathogènes :
Ø Des particules dissoutes ou non dissoutes.
2. Sources naturelles
Les eaux superficielles et marines peuvent être
naturellement polluées par:
Ø Les écoulements et explosions volcaniques
terrestres et marins (gaz, laves, métaux lourds...);
Ø L'érosion éolienne et pluviale des
sols ;
Ø La fermentation des végétaux
(algues);
Ø Les déjections liquides et solides
animales.
Ces diverses sources sont responsables d'apports polluants en
particules dissoutes ou non dissoutes (sable, argile ...) en matières
organiques, en matières chimiques, en bactéries
Les eaux souterraines peuvent également être
touchées par ce type de pollution, mais surtout la dissolution ou
l'entraînement des matières constitutives du terrain, pendant la
lente infiltration des eaux, qui en définit les
caractéristiques.
3. Sources domestiques
Les eaux usées domestiques se subdivisent en:
· Les eaux ménagères (lavage des habits),
le lavage des locaux;
· Les eaux vannes: eaux de WC chargées d'urines et
matières fécales.
Ø Les eaux ménagères
· Ce sont des eaux de la cuisine qui proviennent du
lavage et de la mixtion des fruits, légumes et aliments divers.
Elles contiennent des matières insolubles (terre,
sable, débris divers), des sels (cuisson) et des matières
extraites des aliments (matières organiques et minérales ainsi
que des graisses.
· Ce sont aussi les eaux de salles de bains du lavage de
linge et de vaisselle. Elles contiennent également des matières
insolubles (terre, salissures diverses) des savons, des détergents, des
désinfectants (eau de javel, carbone sodique ...).
A cela s'ajoute les eaux de lavage des locaux, riches en
terre, sable et débris divers. Elles peuvent aussi contenir des
détergents et des produits à base de chlore ou d'ammoniaque.
Ø Les eaux de vannes
Les eaux vannes sont chargées d'urines et des
matières fécales: ces matières fermentent et cette
dégradation introduit dans l'eau, des matières
nauséabondes et toxiques. Ces matières contiennent en outre, des
germes pathogènes, dangereux pour l'être humain.
· Matières fécales
Chez l'homme, le poids de selles par 24 heures est de 150 g et
d'environ 350 g en cas d'alimentation végétarienne. Les selles
sont riches en eaux: 75 à 80%. Leur PH est proche de la
neutralité: 6,2 à 7,2. La composition du résidu sec (25 g
de résidu sec) est approximativement la suivante :
· Cellulose:1,20g
· Liquides et insaponifiables : 4,44 g
· Protides : 8,41 g
· Matières organiques diverses : 7,78 g -
· Cendres:3,17g
Les selles ne sont pas stables, les microbes
sécrètent des diastases (entymes) hydrolysantes qui transforment
l'amidon et la cellulose en glucose, les protéines en acides
aminés.
La dislocation progresse ensuite en donnant notamment:
Ø En fermentation acide
· Les glucides: acides lactique, butyrique, propionique,
acétique, succinique, etc. + le CO2 (non toxique).
Ø En fermentation basique
· Les protides ont surtout pour origine les produits de
desquamation de la muqueuse intestinale ainsi que les cadavres de micro-
organismes qui pullulent dans le coecun et le colon.
Ø Les cendres sont formées de phosphates, de
calcium (Ca) et magnésium (Mg) surtout.
Ø Urines
Chez l'homme, le volume d'urine en 24 heures est de 1,2
à 1,4 litre par jour, ce qui correspond à un résidu sec de
55 à 70 g.
Le PH est généralement compris entre 5 à
7. La composition du résidu sec-est approximativement la suivante:
Ø Matières minérales:
o Na+ : 5,0 - 6,5g
o K+ : 2,3-3,0g
o NH4 : 0.3 -1.2g
o Ca++ :5.15 - 6.25g
o Mg++ : 0,1- 0,2g
o Cl- : 7,6 - 9,6 g
o S04 : 2,0 - 2,4g
o P034 : 3,5 - 4,1g
Ø Matières organiques:
o Urée (CO(N H2)2) : 25 - 35 g
o Acide hippurique: 0,1 - 2,5 g
o Créatinive: 0,5 -2,5 g
o Acide urique: 0,5 -1,0 g
o Bases puriques : 0,2 - 0,5 g
o Amoniacides, urochrome : 0,3 - 0,7 g
o Acides gras, alcools, glucides : 0,5 g.
4. Sources agricoles
L'agriculture intensive pratiquée dans les
régions développées entraîne un risque important de
pollution des eaux.
· L'usage souvent abusif des engrais à base de
Nitrates et de Phosphates, enrichit les eaux en ces éléments, les
algues y croissent et prolifèrent en surnombre. Lors de leur
putréfaction, elles consomment l'oxygène dissous, rendront ainsi
la vie de la faune aquatique difficile voire impossible.
· L'utilisation des insecticides et herbicides
représente un problème majeur de toxicité pour la faune et
la flore aquatique et en définitive pour l'être humain.
5. Sources industrielles
Les plus importants polluants d'origine industrielle
susceptibles d'être rencontrés dans les eaux sont: les gaz
dissous
· NH3: cokeries de la coke (combustible
résultant de la distillation de la houille) charbon de terre.
· H2S: dans les raffineries du pétrole,
extinction du laitier (sous-produit métallurgique utilisé en
cimenterie).
· Matières minérales:
o Non-dissoutes: divers débris: cendres, sable, terre,
les oxydes, particules insolubles (sulfite) lors de lavage des gaz de
l'industrie métallurgique et fabrication de chaux et du ciment.
o Dissoutes:
· Métaux lourds (plomb ...)
· Bicarbonates, nitrates, nitrites, sulfates,
sulfite, chlorures. -
· Phosphates: deneigenge des routes.
· Matières organiques
o Non-dissoutes:
· Huiles, graisses : dans les raffineries de
pétrole, dissoutes
· Produits de dégradation thermique (cyanures)
lors de raffinerie de pétrole.
· Matières fermentiscibles: industries
agro-alimentaires ;
· Pesticides : dans l'agriculture.
B. Mesures de pollution d'eau
1. Demande Chimique en Oxygène (DCO)
-
La DCC appelée aussi oxydabilité, c'est la
demande chimique en oxygène. C'est une mesure de substances
réductrices présentes dans l'eau. L'unité est le mg
d'O2 par litre.
En l'absence de substances réductrices minérales
(Fe++, NO2, le SO2, = S =), ce sont les
matières organiques seules qui réagiront. Ce test donne alors une
indication sur la pollution par les matières organiques.
2. Demande Biologique en Oxygène
(DBO)
La DBO est la demande biologique en oxygène. C'est la
quantité d'oxygène requise pour oxyder les matières
organiques bioiégradables (fermentiscibles) de l'eau. L'oxygène
nécessaire à cette oxydation est présent dans l'eau
à l'état dissous.
La mesure s'effectue sur une eau dont on a
déterminé à l'avance la teneur en O2 dissous.
On la laisse ensuite reposer à l'obscurité pendant 5 jours (DBO
5) et on mesure alors l'O2 résiduel. La différence
entre les deux teneurs en O2 indique la quantité
d'O2 qui a réagi avec les matières organiques
biodégradables. Ce test donne donc une idée de la qualité
de l'eau.
C. Principes des techniques d'épuration (rendre
pure)
Six procédés sont utilisés comme
techniques d'épuration
· La décantation;
· Le dessablage;
· La coagulation (colloïdes - microflocs);
· La floculation
· La filtration
· La flottation naturelle.
II.2 Excréta
Ensemble des substances éliminées par
l'organisme (fèces, urines). Sur le plan de la salubrité la
question se pose en termes de comment gérer les excréments ou les
excréta.
L'évacuation des excréta est probablement la
réponse à la question et l'aspect le plus important au niveau
domestique : si les déchets et les eaux usées peuvent être
rejetés dans la rue en absence de tout système de gestion, la
défécation non contrôlée est une source importante
des maladies et du gêne dans la vie quotidienne.
L'UNICEF et l'OMS utilisent l'accès à une
latrine améliorée comme indicateur de l'assainissement de
base.
Le principal choix pour la gestion des excréta concerne
l'évacuation surplace ou à distance. L'évacuation à
distance consiste à relier à une toilette soit un réseau
d'égout (qui évacue à la fois les solides et les
liquides), soit une fosse septique qui retient les solides et évacue les
liquides. Ces deux systèmes ont besoin d'une grande quantité
d'eau pour fonctionner: plus de 25 litres par jour et par personne d'où
leur appellation du système ou méthode à
entraînement par eau (chasse d'eau dans les toilettes).
Par ailleurs, l'évacuation surplace consiste à
utiliser une latrine située sur une fosse creusée ou
surélevée, contenant les matières fécales et
laissant éventuellement la fraction liquide s'infiltrer dans le sol si
la nappe phréatique ou aquifère est suffisamment loin.
Le problème de vidange se pose alors, pour ce dernier.
On parle de méthode sans entraînement des matières.
1. Méthodes sans entraînement des
matières
Elles comprennent plusieurs types d'installations mais nous en
retiendrons les plus usuels
· Le cabinet à fosse simple; -
· Les latrines à trou foré ou fosse
arabe;
· Les latrines améliorées à
fosse ventilée;
· Les latrines à siphon hydraulique.
A. Latrines à fosse simple
Les latrines à fosse simple sont le type le plus
classique, mais aussi sans doute, le plus répandu, surtout en milieu
rural. Il s'agit d'une fosse creusée dans le sol souvent
renforcée dans sa partie haute afin d'éviter l'effondrement des
latrines; la fosse est recouverte de branchages et de terre pour les
modèles simples, ou d'une dalle de béton percée d'un trou
si les moyens le permettent.
S'il s'agit du type des latrines les plus simples, il permet
déjà un bon contrôle des maladies liées aux
excréta pour peu qu'un entretien régulier soit
effectué.
Les odeurs et les mouches continuent de poser des
problèmes. Par ailleurs, la durée de vie conseillée d'une
latrine à fosse simple non vidageable est de 5 à 10 ans.
La durée d'une fosse vidageable (simple ou fosse double
alternance à est d'au moins deux ans.
B. Latrines à trou foré
Elles sont semblables ou similaires aux latrines à
fosse simple mais, au lieu d'une fosse d'environ 1 m de diamètre,
disposent d'une fosse plus étroite, forée de façon
mécanique. Cette façon de faire a de nombreux
inconvénients
o Risque d'effondrement des parois;
o Odeurs plus présentes car les excréments
peuvent rester accrochés aux parois;
o Remplissage plus rapide même si le trou est
profond;
o Contamination plus facile de la nappe. phréatique.
-
Ce type est employé en cas d'urgence humanitaire, car
il est relativement rapide à creuser.
C. Latrines améliorées à fosse
ventilée
Les latrines améliorées à fosse
ventilée appelée « V.I.P » c'est une
amélioration du type de latrine à fosse simple,
développé en Afrique du Sud (Afrique Australe). Il consiste
à ajouter une ventilation de la fosse à l'extérieur (le
plus souvent sous la forme d'un tuyau de PVC 4) surmontée d'une grille
anti-insectes.
Ces latrines permettent un bien meilleur contrôle des
odeurs et des mouches, mais exige une construction de meilleure qualité
et davantage d'entretien.
D. Latrines à siphon hydraulique
Ces latrines sont les plus simples des latrines à fosse
humide, par rapport aux latrines à fosse simple. Elles consistent
simplement à ajouter un siphon à la dalle.
Le siphon permet de stopper les mauvaises odeurs et les
insectes et assure donc de meilleures conditions hygiéniques.
Il suffit de deux à trois litres d'eau pour
évacuer les matières. Ce genre de latrine est adapté aux
endroits où les gens utilisent de l'eau pour le nettoyage anal, les
objets volumineux ne pouvant pas passer. Il faut également disposer
d'une alimentation suffisante en eau, difficile à trouver dans les zones
arides, rurales et mal desservies.
2. Méthodes avec entraînement de
matière par eau
Comme défini plus haut, il s'agit du:
ï Fosse septique;
ï Tout à l'égout.
A. Fosse septique
Une fosse septique est une chambre de décantation
enterrée étanche (qui ne laisse pas passer l'eau) qui
reçoit les eaux vannes par un tuyau de chute dans lequel débouche
la plomberie de l'habitation ou autre bâtiment. Les eaux vannes sont
partiellement traitées dans la fosse par la séparation des
matières solides qui forment un dépôt boueux et des
flottants. L'affluent sert de la fosse par un puisard et imprègne le sol
voisin.
Le système fonctionne correctement lorsque le sol est
perméable, non saturé d'eau et à l'abri des inondations,
à condition qu'on retire périodiquement le dépôt
afin qu'il ne finisse pas par occuper une partie trop importante de la fosse.
Ce système a l'avantage de donner à l'usager la commodité,
mais coûte cher.
B. Tout à l'égout
L'évacuation des WC et autres types d'eaux
usées, se fait par réseau d'égouts qui les amène
soit à une station de traitement, soit directement à la mer ou
à un cours d'eau Ce système présente l'avantage
d'éviter les nuisances au voisinage du logement et les affluents
traités peuvent servir à l'irrigation, mais il faut une
infrastructure efficace qu'il faut entretenir.
Pour qu'une technique d'élimination des excréta
soit acceptable, elle doit remplir six conditions suivantes
ï Elle doit contenir les excréta dans un endroit;
-
ï Elle ne soit pas représenter une attraction pour
les mouches;
ï Elle ne doit pas être une source de pollution
pour les points d'eau;
ï Elle doit être accessible aux usagers;
ï Elle doit garantir un minimum d'intimité;
ï Elle doit respecter les habitudes de la population.
Un facteur supplémentaire qui intervient, c'est le
nombre des personnes utilisant la latrine ou les toilettes, on parle alors de
latrine publique pour usage non restreint et éventuellement payant ainsi
que les vespasiennes (urinoirs publics), et de latrine privée ou
familiale quand elle est destinée à un seul foyer.
Il est recommandé pour un bon Lisage et l'entretien des
latrines, ce qui suit:
ï Rejeter le papier hygiénique dans la latrine;
ï Fermer la porte des latrines pour ne pas laisser entrer
les animaux;
ï Se laver les mains à l'eau et au savon
après avoir utilisé les latrines ;
ï Ne pas rejeter le détergents ou des produits
chimiques dans les toilettes pour ne pas perturber la fermentation;
ï Laver le siège régulièrement.
3. Emplacement des installations sanitaires
-
En ce qui concerne l'emplacement des installations sanitaires
et leur système d'évacuation des excréta, par rapport aux
sources d'approvisionnement en eau, il y a lieu d'observer et de suivre
certaines règles:
a. Eviter de placer des latrines ou autres installations
d'évacuation des excréta en amont des puits
b. Il faut prévoir entre les puits et les latrines ou
autres installations d'évacuation des excréta, une distance d'au
moins 15 mètres;
c. Le fond de latrine doit être situé à
1,5 m au moins de la nappe aquifère, à condition que le sol soit
homogène
d. L'emplacement doit être sec, bien drainé et
situé au-dessus de niveau des crues.
4. Critères d'un bon système
d'évacuation
Un bon système d'évacuation des excréta
doit satisfaire aux conditions suivantes :
a. Le sol superficiel ne doit pas être
contaminé;
b. Il ne doit y avoir contamination d'aucune eau
souterraine;
c. li ne doit y avoir aucune contamination d'eau de
surface;
d. Les excréta ne doivent pas être accessibles
aux animaux, en particulier aux mouches;
e. Les excréta récents ne doivent pas être
manipulés;
f. Il faut prévenir les odeurs et l'aspect mal
propre;
g. L'installation adoptée doit être simple et peu
coûteuse de construction et d'usage.
L'observation de ces règles entraîne d'autres
considérations qui peuvent être d'ordre technique, humain et
économique.
De plus, un facteur important est l'acceptation par les
habitants du type d'installation.
5. Voies de transmission des pathogènes
liées aux excréta
On peut distinguer cinq catégories de maladies ou voies
de transmission des pathogènes liées aux excréta. -
1) Transmission féco-orale
Les agents pathogènes sont transmis par contamination
directe et domestique (mains, eau, aliment et objet contaminés par les
excréta).
Les pathogènes peuvent être des virus, des
bactéries et des protozoaires. La liste des maladies féco-orales
est importante, on y retrouve des diarrhées, la fièvre
typhoïde, le choléra, l'amibiase.
2) Les helminthes (vers) transmis par le
sol.
Les oeufs d'helminthes ont une période de latence ou
période entre le moment où ils sont secrétés et le
moment où ils deviennent potentiellement infectants.
Cette transmission a lieu par la contamination du sol et des
cultures. Il s'agit principalement des ascaris, des ankylostomes, etc. -
Les mesures à prendre consiste à éliminer
les excréta en général ou leur traitement avant
l'utilisation comme engrais sur les cultures.
3) Le tænia du boeuf et du porc
Les bovins et les porcins sont les hôtes
intermédiaires dans la transmission du tænia et le cycle de
transmission a lieu par la contamination des sols et des fourrages, puis
l'ingestion de viandes mal cuites.
Comme solution : élimination des excréta,
traitement avant l'utilisation comme fertilisants; la cuisson et l'inspection
de la viande.
4) Les helminthes basés dans l'eau
Les oeufs excrétés de cette catégorie
d'helminthes passent une partie de leur cycle de vie dans un ou plusieurs
hôtes intermédiaires aquatiques (escargots, crustacés,
poissons) avant de devenir infectant pour l'homme.
Exemple les schistosomiases.
Les mesures de contrôle visent l'élimination des
excréta, la lutte contre les hôtes intermédiaires
(escargots ...), la réduction des contacts avec l'eau potentiellement
contaminée, enfin, la cuisson correctes des poissons et des plantes
aquatiques.
5) Les maladies liées aux excréta et
transmis par les vecteurs
On y trouve les maladies de catégorie 1 à 5
pouvant être transmises par les insectes (mouches) et les maladies
transmises par les moustiques proliférant dans les eaux stagnantes ou
polluées.
6) Mode de transmission des maladies par les
excréta
L'homme est le pire ennemi de ses semblables « c'est un
virus pour l'environnement », souvent par ignorance, il contribue à
la propagation des maladies d'origine gastro - intestinale, étant le
réservoir de la plupart de ces maladies, lesquelles causent des pertes
énormes par mort ou débilité alors qu'elles peuvent
être jugulées par un bon assainissement et en particulier par une
évacuation salubre des excréta.
Schéma de transmission de la maladie à partir
des excréta

7) Traitement et valorisation des
excréta
Tout d'abord, les excréta sont traités ensemble
par un processus naturel de décomposition de la matière
organique. Le compostage est un processus complexe durant lequel les
matières organiques et minérales sont transformées par des
micro-organismes. Ces micro-organismes ont besoin d'oxygène pour
travailler.
Le processus de compostage est donc un processus
aérobic. Le taux d'humidité est également un
paramètre important. Le produit final est le compost. C'est un produit
sain et stable. « Sain », car les germes pathogènes ont
été détruits et se retrouvent sous forme assimilable par
les plantes.
Le compost peut être utilisé comme amendement
pour améliorer la structure du sol. C'est une excellente alternative
à l'usage d'engrais artificiel.
Actuellement, on peut recourir à une nouvelle approche:
« Approche écosan » qui consiste à utiliser les «
fèces » et les urines des humains comme fertilisant par
hygiénisation à la place des fertilisants chimiques qui
coûtent cher en devises (importations). Elles ont la même teneur ou
éléments nutritifs: (NPK) Azote, phosphate, et potassium.
D'autres recherches visent la production de biogaz à
partir des excréta, comme énergie du futur.
II.3. Déchets
solides
La production de déchets solides est la
résultante des activités humaines, et une conséquence
inévitable des économies industrielles et des hautes
technologies. Ce problème concerne tous les pays. De nombreux produits
qui pourraient être réparés ou valorisés sont tout
simplement rejetés. D'autres, comme les serviettes en papier et autres
qui ne servent qu'une fois (usage unique) sont jetés. Les emballages
rendent les produits plus attractifs et donc plus faciles à vendre et
les protègent également. Néanmoins,, ils participent
à l'accumulation des déchets. Personne n'a envie de
s'intéresser aux déchets, mais toujours est-il que c'est un
problème de société moderne (nous produisons sans cesse
des déchets et les lieux pour les éliminer de manière
sûre et respectueuse pour l'environnement sont limités).
II.3.1. Différents types
de déchets solides -
a) Les déchets municipaux:
Ce sont tous les déchets collectés par les
villes ou municipalités: les ordures ménagères, les
déchets des bureaux, du commerce, de l'artisanat, des écoles, des
hôpitaux, des prisons, d'autres établissements commerciaux et
institutionnels.
Ce type des déchets est un mélange
hétérogène composé essentiellement de
papiers-cartons, de déchets verts, de plastiques, des déchets
alimentaires, des métaux, de caoutchouc, de textiles, de bois et de
verre.
Les proportions des principaux types de déchets dans ce
mélange varient avec le temps.
De nos jours, les déchets contiennent plus de papiers
et de plastiques qu'auparavant. (Exemple: la sachetisation de la ville de
Kinshasa). -
b) Les déchets non municipaux
Ce sont des déchets générés par
l'industrie, l'agriculture et l'exploitation minière. Ils sont produits
en plus grandes quantités que les déchets municipaux (10 %
industries, 13 % agriculture, 2 % municipalités, 75 % des
matières inertes, déblais et gravats).
II.3.2. Comment se
débarrasser des déchets solides
On a longtemps considéré les déchets
comme des matériaux qui ne servent plus et qu'il faut jeter. Ce qui a
créé et continue à créer en RD Congo la
présence des décharges sauvages, lieux insalubres et malodorants
dans lesquels les vermines porteuses de maladie, les mouches et les rats
prolifèrent.
En plus les déchets biodégradables
émettent du méthane (gaz) dans l'air environnant lors de leur
décomposition, et les feux polluent l'air à cause de leurs
fumées âcres et noires.
Les affluents liquides qui suintent et qui s'infiltrent
à travers les déchets entassés finissent par s'introduire
dans le sol, les eaux de surface et les eaux souterraines.
Les produits dangereux dissous dans les lixiviats (liquides
qui s'infiltrent à travers les déchets) et gaz résultant
de la décomposition des matières fermentescibles contaminent le
sol et l'eau.
Il existe quatre façons de se débarrasser des
déchets:
· Le rejet (poubelles - décharges
contrôlées);
· L'enfouissement (enterrer);
· L'incinération (brûler);
· Le compostage.
CHAPITRE III : STRATEGIES A
METTRE EN PLACE -
La réalité des pratiques, des apports diffus
ponctuels, parfois de qualité, attitudes, comportements,
mentalités, qui ne constituent pas une éducation construite
à l'environnement et à la salubrité, nous incite
aujourd'hui à sensibiliser la population et surtout à revisiter
les programmes des cours dispensés à différents niveaux.
-
Insérer l'environnement dans les programmes
disciplinaires avec des contenus plus ou moins construits selon les
matières et les niveaux nous semble impératif dans la recherche
de l'atteinte des objectifs du Millénaire pour le développement
(OMD) et le développement durable en aval. -
L'éducation environnementale reste donc une condition
suffisante, incontournable, nécessaire et utile à la
maîtrise des impacts environnementaux observés dans, notre milieu
de vie, notre riche écologique.
Les stratégies à mettre en place pour
l'intégration de la communauté à participer à son
développement en conformité avec les exigences
écologiques, économiques et sociales, devraient être:
o L'action éducative intervenant au niveau affectif,
cognitif et de l'action d'une façon progressive et continue; -
o La mise en place d'un système dont structure
respecté les limites et la capacité de charge de la nature. Une
économie durable utilise les sources énergétiques
renouvelables, elle connait le recyclage et la réutilisation des
produits;
o La promotion de l'éducation, de la sensibilisation du
public;
o L'intégration de l'éducation de
l'éducation environnementale au DD (Développement durable) dans
les programmes des cours, à tous les niveaux;
o La diffusion d'un guide d'éco-citoyenneté et
la culture écologique ou culture verte.
III.1 Mise en oeuvre des
outils pédagogiques
III.1.1. Programmes et mis en
oeuvre à la maternelle
L'éducation environnementale pour la petite enfance se
concentre sur l'exploration de la nature par la méthode euristique
(découverte) et sur le plaisir que les enfants peuvent y trouver,
guidés et accompagnés par des adultes responsables. Il s'agit de
mener:
· Des expériences simples;
· Des expériences positives;
· Provoquer l'engouement et respect de la nature chez
l'enfant graduelle. Insérer dans la trousse scolaire de l'enfant, la
place de l'eau dans la vie, son importance sur le plan de la salubrité
et sur le plan de la propreté et de l'hygiène, apprendre à
l'enfant à ne pas gaspiller l'eau et de la façon de la
protéger et de la conserver.
· Des saynètes pour capturer l'attention de
l'enfant, et à intérioriser son rôle en cette
matière, et dans la société. -
Plusieurs axes pratiques sont envisageables:
· Visites des parcs nationaux, jardins et sites
touristiques protégés;
· Excursions avec animations et jeux précis du
respect de l'environnement;
· Hygiène corporelle et hygiène de
l'habitat, l'accent devrait être mis sur la gestion des déchets.
Que faire des déchets produits par des enfants? La maison, à
l'école, sur la rue, où les rejeter? L'usage des poubelles et
l'usage des toilettes propres.
· Colonie des vacances planifiée et
encadrée, tout autour de la nature: arbres, animaux, oiseaux, poissons
..., l'amour de la nature comme réserve des ressources et
réceptacle des déchets.
C'est en apprenant à aimer la nature, le paysage, bref
l'environnement que l'enfant internalise le comportement responsable, et
s'engage.
III.1.2. Programmes et mise en
oeuvre au primaire
A ce stade, on renforce les prérequis de la maternelle
relatifs à l'amour de la nature par des pratiques et évaluations.
Cette approche va dans le sens de « découvrir le monde ».
« Connaissez-vous votre environnement? ».
Elle inclut donc dans ses objectifs des compétences qui
peuvent être considérées comme l'environnement:
o Etre capable de « lire » en comprenant la
description d'un paysage (connais-tu mon beau village)?
o Distinguer ce qui est mauvais (pollution) et ce qui est bon
(salubrité);
o Savoir retrouver le rôle de l'homme dans la
transformation de la nature et sa préservation.
Ici, l'objectif demeure toujours l'amour de la nature, plus la
préservation (conservation, protection) de cette nature par un
comportement respectueux de l'environnement.
III.1.3. Programme et mise en
oeuvre au Secondaire
Au secondaire, la partie « sciences naturelles,
expérimentales et technologiques » constituent les cours d'accueil
qui devrait intégrer au chapitre ou sous-chapitre, «
éducation, l'environnement », présenté comme
transdisciplinaire, relié à l'éducation civique et
à la citoyenneté parmi les objectifs figurés.
« Avoir compris et en retour, le rôle et la place
des êtres vivants dans leur environnement, les facteurs biotiques et les
facteurs abiotiques ainsi que les attributs de l'environnement.
On constate cependant qu'au-delà du vide dans les
programmes en cours, l'éducation à l'environnement ne figure que
dans une vision de l'étude du milieu et non cours ou chapitre
général, ce qui aurait affirmé son importance et son
caractère transversal.
Et pourtant, dans les programmes du secondaire, de nombreuses
disciplines devraient être concernées par l'environnement à
des degrés divers selon les niveaux et les facultés ou
sections.
A ce titre, plusieurs disciplines sont de
référence : -
· La biologie;
· La chimie minérale;
· La physique;
· La géographie; -
· Les sciences naturelles (botanique);
· L'éducation civique ou l'éducation
à la citoyenneté;
· L'économie politique;
· La sociologie.
Ainsi l'enseignement de l'environnement d'importances variable
selon les niveaux peut constituer l'ossature du programme de 5eme et de
6ème secondaire autour par exemple de la gestion des
déchets et la gestion de l'eau, l'étude des maladies
environnementales tel que le paludisme (malaria), la fièvre
typhoïde, les verminoses ... en état endémique dans nos
milieux.
Après le secondaire, l'élève doit
être convaincu d'aimer la nature, de la préserver, et de la
conserver, comprendre le comportement prédateur, agresseur et polluent
de l'homme et interpréter les conséquences.
Et l'image de nos sites universitaires serait moins
flouée par l'insalubrité. A ce stade, les élèves
doivent être incités à l'élaboration des projets
(mini-projets) en tant qu'outils pédagogiques, et parfois être
associés dans les projets de développement communautaire, urbain
ou rural.
III.1.4. Programme et mise en
oeuvre au niveau supérieur et universitaire.
Aujourd'hui les Directives n°012 et 013 relatives
à la gestion académique du ministre de l''ESU, viennent de
répondre aux questions toujours posées: pourquoi l'environnement
n'est pas dispensé dans toutes les facultés ou sections ? Ou
faudrait-il entrevoir une réforme de programme dans ce sens?
Selon ces directives, l'enseignement de l'environnement
devient un impératif auquel la RD Congo, fortement en retard doit
intégrer dans son système éducatif ou non. -
En effet, l'environnement constitue un domaine fondamental,
transversal, qui implique que l'on croise l'apport des disciplines.
La dimension éducative implique le développement
de qualités associées à la culture verte : lucidité
et exeroice de l'esprit critique, sous la responsabilité individuelle et
collective, conscience d'une solidarité face à notre
environnement, cadre de vie.
III.2. Mesures
d'hygiène
III.2.1. Désinfection et
stérilisation -
1. Désinfection
La désinfection qui est l'une des stratégies de
base en matière d'hygiène, consiste à détruire les
agents infectieux au moyen de produits chimiques ou des procédés
physiques (chaleur, rayons gammes, rayons ultraviolets UV).
Elle est applicable à l'homme (désinfection de
la peau, d'une pluie) ou à son environnement (désinfection d'un
local, d'une habitation de l'eau, du linge, d'un matériel chirurgical)
par la technique de stérilisation, soit par l'ébullition, soit
par autocloure, soit par l'étuve du Dr. Poupinel : le Poupinel
Par ailleurs, la première règle ou
hygiène est de désinfecter du matériel propre, lavé
avec du savon, car l'action mécanique du lavage et du nettoyage est
primordiale.
La désinfection chimique fait appel à des
désinfectants ou à des antiseptiques (appellation
réservée aux produits destinés aux tissus vivants comme la
peau, les muqueuses).
2. Stérilisation
La stérilisation qui est une opération qui
consiste à tuer les organismes vivants (microbes et agents
pathogènes) et utile lorsqu'on veut obtenir la disparition totale et
définitive des germes infectieux.
Elle est donc indispensable en chirurgie (au niveau du bloc
opératoire) et lors de soins médicaux particuliers, directes ou
indirectes. Le procédé le plus fréquent est le chauffage
à haute température en milieu humide, vapeur humide (autoclaves),
vapeur sèche (Poupinel).
Le matériel ainsi stérilisé est ensuite
conservé en l'état dans un emballage hermétique. D'autres
matériels sont stérilisés au moyen d'un gaz, tel l'oxyde
d'éthylène.
III.2.2 Loi de 3 R:
Réduire, Réutiliser, Recycler
1. Réduire la
quantité des déchets
La réduction des déchets, doit se faire à
la source: réduction à la source c'est une technique de gestion
des déchets selon laquelle les produits sont conçus et
fabriqués pour diminuer, le volume des déchets solides et la
quantité de déchets dangereux dans le flux des déchets
solides. Elle peut se réaliser de plusieurs manières.
Par exemple, pour réduire la quantité de
déchets, nous pouvons acheter des produits avec un minimum d'emballages
et qui durent plus longtemps ou sont réparables. Les consommateurs
peuvent également diminuer leur consommation de biens divers pour
réduire les déchets. Il reste encore beaucoup à faire dans
le domaine de la réduction des déchets et du réemploi des
objets : papier, ferrailles, plastiques, bouteilles.
2. Réutiliser les
produits
Un exemple de réutilisation est celui des bouteilles en
verre (BOUKIN), soit une réutilisation après lavage et
stérilisation soit par la fonderie.
3. Recycler les
matériaux
Il est possible aujourd'hui de valoriser, c'est-à-dire
récupérer et de réutiliser de nombreux matériaux
que l'on trouve dans les déchets : tri, recyclage, compostage.
CONCLUSION
Toute démarche vers la salubrité constitue une
garantie pour atteindre les objectifs du millénaire pour le
développement d'ici 2015.
Elle permet de garantir: la sécurité
écologique, la sécurité économique, et la
sécurité sociale.
Elle invite donc une attitude de responsabilité de
l'homme en tant qu'éco-citoyen vis-à-vis des attributs de
l'Environnement: Réservoir des ressources et réceptacle des
déchets. « Changer l'homme, c'est pérenniser la
salubrité ainsi que les conditions d'habitabilité et la
permanence de la vie ».
REFERENCES
BIBLIOGRAPHIQUES
1. ANONYME, 1991, Environnement, Encyclopedia Universalis,
Editeur à Paris, T.5
2. BARBAUT, R, 1990, Ecologie Générale, Ed
Masson et Cie, Paris
3. BASILA, l.M; 2009, Notes de cours d'Hygiène et
Assainissement, G1, ASS, ISTM/Kinshasa
4. BASILA, l.M; 2009, Education Environnementale dans les
enjeux du développement durable à Kinshasa-Thèse de
doctorat, CHAIRE/UNESCO, Université de Kinshasa -
5. BEAUCHAMP, A, 1993, Introduction à l'Ethique de
l'Environnement, Ed. Pauline, Paris
6. BEAUX, J.F, 1998, l'Environnement, Nathan, Paris
7. BINZANGI, K, 2010, notes d cours des notions
générales de l'Environnement, UPN, Kinshasa
8. DUVINGNEAUD, P, 1980, Synthèse Ecologique, Ed. Dom,
Paris
9. DOYEN, A et TIBERSAR, A, 1983, Environnement et
Développement Eléments pour un débat, ISEA-ENDA, Dakar
10. LEBRETON, P et SAMUEL, P, 1976, Ecologie, in: l'homme et
son Environnement, CEPL, PARIS
11. SACHS, I, 1976, Economie et Ecologie, in: l'homme et on
Environnement, CEPL, Paris
12. WILKE, R, 1996, L'Université doit soigner
l'Ecologie
13. BERNARD ET GENEVIEVE, 1984, Dictionnaire médical,
éd. St. Paul, Kinshasa.
14. DUCAN, 1994, Low Cost Urbain Sanitation, New York.
15. GARRISON, 1979, Manuel de l'équipe sanitaire,
éd. Saint Paul, Kinshasa.
16. LANOIX JN ET MLROX, 1976, Manuel du technicien sanitaire,
Genève.
17. Médecins sans frontière, 1994, Technicien
sanitaire en situation précaire, Paris -
18. SANDY C ET FEACHER R, 1993, Environnemental Heait
engineering in tropics, New York
19. WAGNER EG ET LAVOIX JN, 1960, Evacuation des
Excréta dans les zones rurales, et les petites agglomérations,
Genève.
TABLE DES MATIERES
1ère PARTIE : HYGIENE
1
INTRODUCTION
1
CHAPITRE I: PRINCIPES GÉNÉRAUX DE
L'HYGIÈNE
2
1. Prévenir les maladies liées aux
activités humaines
2
2. Agir sur les facteurs de risque
2
3. Prévention des maladies transmissibles et
lutte contre les épidémies
3
4. Prévention des maladies sexuellement
transmissibles
5
CHAPITRE II: HYGIÈNE ALIMENTAIRE
7
1. Prévention contre les infections
alimentaires
7
2. Choix des aliments
8
3. Hygiène de l'eau
8
4. Hygiène de vie
9
CHAPITRE III : L'HYGIENE EN SANTE PUBLIQUE
10
HYGIENE HOSPITALIERE
10
a) Infections nosocomiales
10
b) De nombreux vecteurs
10
1. Mesures d'hygiène en collectivité
-
11
2. Mesures préventives d'hygiènes
13
2ème PARTIE :
ENVIRONNEMENT
17
INTRODUCTION
17
CHAPITRE I ; FONDEMENTS GENERAUX
SUL'ENVIRONNEMENT
22
I. Définition des concepts
22
1. Environnement
22
2. Ecosystème
23
3. Ecologie
24
4. le changement climatique
24
CHAPITRE II: ASPECTS STRUCTURO-FONCTIONNELS DE
L'ENVIRONNEMENT
25
II.1. Eléments constitutifs de
l'Environnement
25
CHAP. III. NOTIONS DE RESSOURCES EN
ENVIRONNEMENT
33
I. Types de ressources naturelles
33
1. Ressource Renouvelable (RR)
33
2. Ressource Non Renouvelable (RNR)
34
3. Fonctionnement de l'environnement ou de la
biosphère
36
CHAPITRE: IV. ECO-CITOYENNETE
37
1. Gestes et actes dans le développement
durable écocitoyenneté
37
2. Mise sur pied d'un guide de comportement
écologique
39
3. Agir pour l'environnement et
l'humanité
39
3ème PARTIE :
ASSAINISSEMENT
41
INTRODUCTION
41
OBJECTIFS DU COURS
41
PLAN DU COURS
43
CHAPITRE I: GENERALITES
44
I.1. Salubrité
44
I.2. Assainissement
44
I.3. Pollution
47
I.3.1. Pollution de l'eau
47
I.3.2. Pollution de l'air
50
I.3.3.1. Types d'effets de la pollution sur la
santé
54
I.3.3.2. La pollution par les déchets
solides
56
CHAPITRE II: DOMAINES D'ACTIVITES DE LA
SALUBRITE
57
II.1. Eaux
57
II.1.1 Les problèmes d'eau dans le monde
57
II.1.2 Le problème d'eau potable
58
II.1.3 Les différents types de pollution de
l'eau
59
Tableau II.1 : Quelques pathologies transmises
par l'eau polluée
62
II.2 Excréta
69
II.3. Déchets solides
77
II.3.1. Différents types de déchets
solides -
77
II.3.2. Comment se débarrasser des
déchets solides
78
CHAPITRE III : STRATEGIES A METTRE EN PLACE -
80
III.1 Mise en oeuvre des outils
pédagogiques
81
III.1.1. Programmes et mis en oeuvre à la
maternelle
81
III.1.2. Programmes et mise en oeuvre au
primaire
82
III.1.3. Programme et mise en oeuvre au
Secondaire
82
III.1.4. Programme et mise en oeuvre au niveau
supérieur et universitaire.
84
III.2. Mesures d'hygiène
84
III.2.1. Désinfection et
stérilisation -
84
1. Désinfection
84
2. Stérilisation
85
III.2.2 Loi de 3 R: Réduire,
Réutiliser, Recycler
85
1. Réduire la quantité des
déchets
85
2. Réutiliser les produits
86
3. Recycler les matériaux
86
CONCLUSION
87
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
88
* 1 `Dans les
excrétions oro-pharyngées, il faut distinguer les « grosses
gouttelettes « qui sont lourdes et par les quelles la contamination entre
individus nécessite une faible distante (1m) et les particules de «
pfluge » constitués de très petites gouttelettes dont
l'émission peut se faire sur beaucoup plus grande distance et par
aérosol (usage des mouchoirs).
|