REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET
UNIVERSITAIRE
INSTITUT SUPERIEUR DES SCIENCES DE SANTE
DE LA CROIX-ROUGE/VILLE DE KINSHASA
« I.S.S.S/CR »
AGREMENTS MINESU/CABIN/115/2005

B.P.12.149 KINSHASA
EVALUATION DES CONNAISSANCES DES COUPLES SUR
LES FACTEURS/CAUSES DE LA STERILITE
PRIMAIRE
« Etude menée à l'Hôpital
Militaire Régional de Kinshasa »
Godé KAVIRA SITONA
Travail de fin de cycle présenté et défendu
en vue de l'obtention du titre de Graduée en Sciences de
santé.
Section : Sciences Infirmières
Option : Hospitalière
Directeur : Marcel BAROANI
BUNZUKI
Inf MPH
Année Académique 2009 - 2010
EPIGRAPHIE
« Recommande ton sort à l'Eternel, Mets en
lui ta confiance, et il agira.
Psaume 37.5
DEDICACE
A notre feu père Vicky KAHINDO MWEHEKERE, pour les
sacrifices consentis à notre égard ;
A notre mère Marie Josée KATUNGU KAKOVA, femme
sage, pour son encadrement, conseils, surtout son affection maternelle
manifestée à notre égard ;
A notre cher futur époux Eric KABONEZA BASIMINE pour
son soutien moral et matériel éprouvé à notre
égard ;
A notre beau-frère Lieutenant Fiston WAKWINGA IBUNGU
pour ses conseils et encouragements prodigués à notre
égard ;
A notre prêtre Jean-Bosco NZANZU KAPITULA sj, pour ses
encouragements et conseils éprouvés à notre
égard ;
A nos cousins et cousines, pour leur affection
familiale ;
Nous dédions ce travail, le fruit de nos
souffrances.
G.K.S.
AVANT-PROPOS
Avec un coeur rempli de joie nous rendons grâce
à notre SEIGNEUR et SAUVEUR celui qui ouvre et personne ne peut fermer,
qui redresse et personne ne peut courber, celui qui a effacé l'acte dont
les ordonnances nous condamnaient, le Dieu de l'accomplissement, pour nous
avoir protégé et donné la grâce d'arriver au bout de
ce premier cycle.
A titre de ce travail, nous remercions les autorités
Académique de l'Institut Supérieur des Sciences de Santé
de la Croix-Rouge/Kinshasa, « I.S.S.S/CR » en sigle, ainsi
que tous les professeurs et assistants pour le dévouement combien
louable qu'ils ont démontré pour notre formation.
Nous tenons à remercier notre Directeur de ce travail
Marcel BAROANI BUNZUKI qui, malgré ses multiples occupations, a
accepté de diriger ce travail, ainsi que notre pasteur David FUNDI
SUMAHILI pour ses conseils spirituels.
Nos remerciements s'adressent au prêtre Rigobert MINANI
BIHUZI BIN KAKURU s.j, de nous avoir soutenu moralement et
financièrement pour la réussite de nos études.
Aux membres du Groupe Jérémie ainsi que ceux du
RODHECIC (Réseau d'Organisations des Droits de l'Homme et d'Education
Civique en République Démocratique du Congo) pour leurs conseils
et encouragements.
Nos vifs remerciements à tous nos amis de
l'I.S.S.S/CR-Kinshasa pour leurs conseils et encouragements durant les trois
années de nos études que nous avons passés ensemble.
Nous témoignons notre profonde gratitude à
monsieur Michel Ange MINGAMINGU pour ses conseils et encouragements
apportés à notre égard.
Nous ne pouvons pas clore sans toute fois remercier la
famille SITONA, la famille NALWANGO, monsieur Paul PIALE MINGELEVULU, couple
Didier GITILA et à tous nos connaissances pour leurs encouragements et
tant des conseils.
Que tous ceux qui ont contribué à ce travail de
près ou de loin dont les noms ne sont repris dans le présent
travail, trouvent à travers ces lignes les signes de notre profonde
gratitude.
G.K.S.
LISTE DES ABREVIATIONS
I.S.S.S/CR : Institut Supérieur des Sciences de
Santé de la Croix-Rouge.
% : Pourcentage.
HMRK : Hôpital Militaire Régional de
Kinshasa.
PH : Potentiel d'hydrogène.
Gn-RH : Gonadotrophines Releasing hormon.
FSH : Hormone folliculo-stimulante.
LH : Hormone lutéale.
0c : Degré Celsius.
HCG : Hormone cherionique gonadotrophiques.
O.G : Organe génitale.
CSP : Centre de santé Pilote.
CMCMBL : Centre Médico-chirurgical Militaire
Maman BOBILADAWA.
AFDL : Alliance des Forces Démocratiques pour la
Libération.
F.O : Fréquence obtenu.
F.A : Fréquence attendue.
INTRODUCTION GENERALE
1.1.Enoncé du
problème
La stérilité est vécue comme un drame en
Afrique. Elle est perçue comme un manque et pose des problèmes
aux couples, même si le questionnement interpelle davantage et
différemment les femmes.
Toutes les sociétés, dans l'imaginaire collectif
et culturel, religieux et philosophique, crée des représentations
des attitudes et des institutions qui tournent surtout autour du corps de la
femme, réceptacle de la fécondité et de la vie. Dans
l'imagerie populaire, la fécondité est mâle, la
stérilité féminine. Ce qui pose la manière de vivre
la stérilité comme un problème du couple, car les enjeux
et les contraintes sont différents selon les sexes démontre FATOU
SOW (1992).
La stérilité primaire du couple pose souvent des
problèmes à la femme par le fait que la culture Africaine fait de
la femme le vecteur de la reproduction à la fois biologique et sociale.
C'est dans son corps que se repère la stérilité ;
c'est lui qui trahit la stérilité masculine.
La fécondité ou la stérilité
primaire est d'abord perçue comme une histoire de femme. La
première réaction de la femme sans enfant, est de se
considérer toujours comme responsable de l'infécondité.
Elle se culpabilise d'emblée, consciemment ou
inconsciemment car à ce niveau, le conditionnement social est lourd.
Dans la plupart des sociétés, la stérilité primaire
de couples est une source de frustrations et d'angoisses pouvant mener à
des graves dépressions.
FATOU SOW (1992), déclare qu'une femme stérile
n'est pas à proprement parler considérée comme une femme
normale. Les réactions souvent négatives, voire même
agressives dont elle peut faire l'objet pouvant mener son conjoint au divorce
ou à la polygamie. Il est impossible de savoir combien d'hommes n'ont
jamais engendré. Il n'existe pas de statistiques sur le taux de
stérilité ou d'infécondité masculine car
l'étude statistique de la stérilité se fait
généralement par rapport aux femmes et le niveau en est
mesuré à partir de la proportion des femmes âgées de
50 ans et plus sans enfants nés vivant dans l'effectif du même
groupe d'âge.
Il est rare de parler de stérilité masculine,
d'autant plus que leur propre période de fécondité est
pratiquement sans fin.
La stérilité est considérée
socialement comme une maladie qui touche d'abord les femmes, car elles seules
peuvent en donner la preuve matérielle. Le couple vit
généralement très mal l'infécondité
primaire. Quelqu'un en est responsable ; l'infécondité
primaire devient le problème de l'un ou de l'autre, mais surtout celui
de la femme et rarement celui du couple. JEAN BELAISCH (1981), de sa part
montre que les conséquences de la stérilité sont
multiples : En Afrique où le mariage a pour fonction
première, la procréation, tout retard involontaire plus ou moins
prolongé dans le calendrier de procréation est source
d'anxiété pour le couple, en particulier pour la
mariée.
Rien donc, ne surprend qu'au plan individuel, comme au plan
collectif, l'infécondité soit cause de frustration, de
résignation, de mobilité matrimoniale, de polygamie, voire de
prostitution.
JEAN BELAISCH (1981), ajoute que malgré l'augmentation
de la population mondiale, 10 à 20% des couples souffrent de la
stérilité. L'infertilité intéresse 50 à 80
millions de personnes dans le monde. Au sud du Sahara, le taux
d'infertilité des couples est élevé, pouvant atteinte 30
à 40% dans certains pays. Les facteurs qui affectent la
fécondité dans les pays en développement sont
nombreux ; parmi ces facteurs, nous pouvons citer : les infections,
surtout les maladies sexuellement transmises et le sida, la malnutrition, les
maladies chroniques systémiques, l'éducation, le statut de la
femme, les mariages précoces, les pratiques traditionnelles
néfastes à la reproduction et la difficulté d'accès
aux services de santé ou leur non utilisation, le stress physique, la
toxicité de certaines drogues (alcool, tabac), la pollution industrielle
et les facteurs socio-économiques tels que la pauvreté de
l'habitant ou le faible niveau d'hygiène. Ces facteurs de
prédisposition varient d'un pays à l'autre et d'une
localité à l'autre dans le même pays.
Environs 55 à 60% d'infertilité en Afrique sont
secondaires aux infections sexuellement transmises et aux complications du
post-partum. Le taux d'infertilité est d'autant plus élevé
que l'accès aux soins et aux ressources de santé sont
limitées. La forte prévalence des infections et
l'inaccessibilité ou le non utilisation des services de santé
pouvait expliquer la différence de taux d'infertilité dans nos
pays par rapport à celui des pays développés confirme JEAN
BELAISCH (1981).
Partant du module de la conception à la naissance
Strasbourg 2005, dans notre pays, il est actuellement admis que 15 à 20%
des couples consulteront à un moment donné pour une
difficulté à concevoir. Parmi ces couples, 2/3 obtiendront une
grossesse alors que l'autre tiers ne pourra réaliser son projet parental
par la médicalisation.
Globalement, la cause de stérilité est d'origine
féminine dans environ 40% des cas, d'origine masculine dans environ 20%
des cas, d'origine mixte dans environ 40% de cas. Les causes expliquant la
stérilité au sein d'un couple sont multiples et concernent les
femmes et les hommes.
Dans environ 20% des cas, la stérilité est due
à des facteurs masculins : anomalies de spermatozoïdes,
anomalies génétiques... ; Dans environ 40% des cas, elle est
due à des facteurs féminins : trouble de l'ovulation, trompe
obstruée.... Dans environ 40% des cas, elle peut être mixte, c'est
- à - dire que la stérilité est causée par une
association des facteurs féminins et masculins.
Donc, la stérilité primaire du couple constitue
une cause principale des conflits dans la vie conjugale. Elle est à la
base d'anxiété pour le couple, en particulier, la femme, de
frustration, de résignation, de mobilité matrimoniale, de
polygamie, de prostitution, voire même de divorce.
Le problème de la stérilité primaire ne
doit pas seulement être attribué à la femme, bien qu'elle
soit vectrice de la reproduction à la fois biologique et sociale.
L'homme aussi doit être concerné, car 20% des cas de
stérilité sont d'origine masculine.
Connaître les facteurs de prédisposition ou
facteurs favorisants de la stérilité primaire par les couples
constitue un moyen très capital permettant de faire des consultations
médicales afin de traiter les causes et réduire le taux
d'infécondité primaire de part et d'autre.
1.2. Question de
recherche
Est-ce que les couples ont-ils des connaissances suffisantes
sur les facteurs et causes de la stérilité primaire des
couples ?
1.3. But et objectifs
1.3.1. But
Notre étude a pour but d'évaluer les couples
s'ils ont des connaissances suffisantes sur les facteurs et causes de
prédisposition à la stérilité primaire.
1.3.2. Objectifs
Pour arriver à ce but, nous nous sommes assigné
les objectifs ci-après :
1. Recenser la littérature en rapport avec le
sujet ;
2. Déterminer les facteurs et causes à la base
de la stérilité primaire ;
3. Elaborer un schéma conceptuel sur les causes et
facteurs de la stérilité primaire ;
4. Collecter les données ;
5. Présenter les données obtenues ;
6. Interpréter les résultats ;
7. Tirer une conclusion ;
8. Emettre des suggestions et recommandation.
1.4. Intérêt
de l'étude
La stérilité primaire reste aussi l'une des
principales causes de conflits dans la vie conjugale lors que sa cause n'est
pas connue par le couple qui en souffre pour être traitée. Cette
étude aidera les couples à répertorier certains facteurs
de prédisposition à la stérilité primaire de les
connaître pour les éviter sinon consulter les médecins
spécialistes en matière pour leur trouver un remède afin
d'éviter toutes conséquences ou conflits qui pourraient
sécher la vie conjugale.
1.5. Délimitation du
champ de l'étude
Notre étude est limitée dans le temps et dans
l'espace. Dans l'espace elle a été menée à
l'Hôpital Militaire Régional de Kinshasa
« HMRK » en sigle. Dans le temps. Elle a été
menée pendant le période du 10 mai au 24 Août 2010.
Chapitre II. REVUE DE LA
LITTERATURE
2.1. Définition des variables clés
· Evaluation : selon BERNARD et G.
PIERRE (2002), l'évaluation est l'estimation de valeur, le fait de
porter un jugement sur la valeur d'une chose, sur les résultats d'une
action.
Quant à PAUL ROBERT (1993), c'est l'action
d'évaluer, de déterminer la valeur ou l'importance d'une
chose.
Selon notre étude, le mot évaluation signifie
appréciation des connaissances de couples sur les facteurs de la
stérilité primaire.
· Connaissances : selon PAUL ROBERT
(1993), c'est le fait ou la manière de connaitre quelque chose. Pour
notre étude, c'est l'ensemble des savoirs, d'expériences que la
personne a sur quelque chose.
· Couple : c'est l'ensemble
opposé, c'est - à - dire femme et homme. Pour notre étude,
le mot couple représente deux personnes mariées ou non
mariées mais cohabitant ensemble ou ayant des relations sexuelles.
· Facteurs : d'après
BERNARD et G. PIERRE (2002), c'est chacun des éléments qui
contribuent à un résultat. Pour notre étude, le mot
facteur signifie la cause, l'anomalie ou handicape à la base de
stérilité primaire de couples.
· Stérilité
primaire : d'après LEKE (1992), on parle de
stérilité primaire lorsque la femme n'a pas conçu
malgré la cohabitation et l'exposition au risque de grossesse pendant un
an.
En ce qui nous concerne, on parle de stérilité
primaire lorsque la femme n'a jamais été enceinte ou grossesse
depuis sa naissance malgré les relations sexuelles qu'elle a avec son
mari.
2.2.
Généralités sur la stérilité primaire des
couples
FRANCOISE PIQUETTE (1970), définit la
stérilité comme l'incapacité de concevoir un
bébé après deux années de vie sexuelle normale sans
aucun moyen de contraception.
Elle est primaire lorsqu'aucune grossesse ne s'est encore
déclarée dans le couple après deux ans de vie sexuelle
normale sans aucun moyen de contraception. Tandis qu'elle est secondaire quand
le couple qui a déjà eu un ou plusieurs enfants ne peut pas
concevoir ou porter à terme un bébé après bien
sûr des années de vie sexuelle normale sans aucun moyen de
contraception.
La stérilité est un problème majeur en
gynécologie si l'on considère qu'un couple sur dix ne peut avoir
d'enfant. Approximativement 40% des causes de stérilité sont
attribuables à l'homme et 60% à la femme. Ces chiffres
démontrent l'importance d'une investigation chez les deux conjoints.
Les causes ou facteurs expliquant la stérilité
au sein d'un couple sont multiples et concernent les femmes et les hommes.
2.2.1. Causes ou facteurs
favorisants
1. Facteurs de stérilité
féminine
FRANCOISE PIQUETTE (1970), démontre que chez la femme
les causes de stérilité peuvent être vagino-cervicales,
utérines, tubaires, ovariennes, thyroïdiennes et
hypothalamo-hypophysaires (Hypophysaires et hypothalamiques).
A. Facteurs vaginaux et cervicaux
- Facteurs vaginaux : certaines femmes ont un
vagin étroit, conique, sans cul - de - sac postérieur où
peut s'amasser le sperme. Après le coït, le col ne baigne pas, chez
elles, dans un pool séminal où il peut puiser des millions des
spermatozoïdes. D'autre représentent une rétroversion et un
effacement du cul - de - sac postérieur réalisant une condition
analogue. Chez certaines patientes obèses, on observe quelques fois
aussi la présente d'une colpocèle, s'aggravant à l'effort
et formant, lors du coït, une sorte de diaphragme. Les femmes qui ont
ainsi un vagin conique, une rétroversion ou une colpocèle se
plaignent souvent de perdre la semence spermatique après le coït.
Ces malformations vaginales ne permettent pas de retenir le sperme après
le coït.
· Le rétrécissement congénital du
tiers supérieur du vagin, formant un draphragame percé, en son
centre, d'un orifice souvent réduit.
· Les vaginites et le vaginisme qui, par dyspareunie,
peuvent être indirectement causes de stérilité
féminine.
· Afin la modification du PH (Potentil
d'hydrogène) vaginal (l'acidité est nuisible aux
spermatozoïdes).
- Facteurs cervicaux :
· Sténose cervicale ;
· Endocervicite ;
· Déchirures du col exposant l'endomètre
à l'acidité vaginale ;
· Incompétence du col ou inaccessibilité du
col ;
· Anomalie du mucus endocervical : on sait
qu'à la période d'ovulation, le mucus cervical est abondant et
clair, ce qui facilite la pénétration du spermatozoïde dans
l'utérus.
Tout changement du mucus cervical peut empêcher la
mobilité ou diminuer la survie des spermatozoïdes. Il peut s'agir
d'une incompatibilité entre le mucus et le sperme. Dans ce cas, les
spermatozoïdes seront tués avant de pénétrer dans la
cavité utérine.
B. Facteurs utérins
On connaît plusieurs causes utérines de
stérilité :
- Malformations congénitales : cloisonnement de la
cavité utérine, utérus double, bicorne ou
unicorne ;
- Malformations acquises : rétroversions,
prolapsus, fibromes ;
- Endométrite ;
- Endométriose.
C. Facteurs tubaires
Nous savons que la trompe est un conduit destiné
à recueillir l'ovule qui s'échappe de la surface ovarienne lors
de l'ovulation, à devenir le siège de la fécondation et
à propulser en suite l'ovule fécondé vers la cavité
utérine. Mais une atteinte des trompes des Fallope peut empêcher
une fécondation ou une nidation. La possibilité de rencontre
entre l'ovocyte et les spermatozoïdes serait minime ; certains
facteurs liés aux trompes :
- Malformations congénitales (occlusion tubaire,
adhérences pelviennes et autres anomalies) ;
- Sténose ;
- Hyperplasie de la muqueuse tubaire ;
- Infection :
· Maladies sexuellement transmissibles (chlamydiase et
gonococcie) ;
· Infection du post-partum ou du post-abortum ;
· Après manipulation endo-utérines
(stérilet, curetage, etc...) ;
· Appendicite avec péritonite ;
· Tuberculose.
- Causes iatrogènes : après intervention
chirurgicale pelvienne ;
- Endométriose.
D. Facteurs ovariens
- Troubles fonctionnels : Aménorrhée, cycle
anovulatoire, spamiomenorrhée et insuffisance lutéale ;
- Tumeurs ovariennes ;
- Kystes ovariens ;
- Causes suprahypothamiques : dans la plupart des cas des
causes psychogènes et/ou nutritionnelles ;
- Causes hypothalamiques : causes congénitales ou
tumorales prédominantes ;
- Insuffisance gonadique primaire : Anomalies
chromosomiques (syndrome de tumeur 45X, mosaïques etc), ménopause
précoce,
- Pseudohermaphrodisme masculin ;
- Endocrimopathies périphériques extra
gonadiques.
E. Facteurs thyroïdiens
Le rôle de la thyroïdie dans la
stérilité est difficile à évaluer. Une
hypothyroïdie grave (myxoedème) et une thyréotoxicose
amènent quelque fois la suppression de l'ovulation démontre
FRANCOISE PIQUETTE (1970). C'est ainsi que sans conviction ferme mais avec
l'espoir caché d'une réussite, on continue encore à
prescrire des extraits thyroïdiens aux femmes dont les causes de
stérilité nous échappent.
F. Facteurs
hypothalamo-hypophysaires
FRANCOISE PIQUETTE (1970), révèle que les fortes
émotions et l'anxiété peuvent retarder ou abolir
temporairement l'ovulation et rendre la femme stérile durant un certain
temps. L'expérience clinique nous enseigne aussi que des femmes
menstrues normalement mais stériles, deviennent enceintes lorsqu'elles
ont abandonné tout espoir de grossesse et adopté un enfant.
2. Facteurs de stérilité
masculine
FANCOISE PIQUETTE (1970) démontre que les causes
masculines de stérilité sont fréquentes et responsables
d'environ 30 à 40% des cas de stérilité. Nous
n'insisterons pas sur les malformations évidentes comme :
- Le cryptorchidisme (absence d'un ou des deux testicules dans
les bourses) ;
- L'hypospadias (malformation congénitale masculine
caractérisée par une anomalie de l'orifice de l'urètre sur
la face inférieure de la verge (pénis).
Il importe de mentionner surtout les infections qui souvent
rendent le mâle stérile. Parmi celles-ci, citons les oreillons,
suivis occasionnellement d'une orchite bilatérale et d'une atrophie
testiculaire, l'infection gonococcique encore très fréquente,
souvent responsable d'une prostatite, d'une orchite ou d'une sténose des
canaux déférents et la tuberculose, ayant évolué
vers une épididymite.
Mentionnons aussi le syndrome de Fralish (syndrome
adipo-génital), associé à une hypoplasie génitale
et le syndrome de Kline felter pouvant exister chez un homme sexuellement bien
développé et normal. Ce dernier syndrome se manifeste par la
présence d'une gynecomatie et d'une azoospermie on sait aujourd'hui que
ces individus ont une formule chromosomique féminine XX plus un Y, ce
qui donne XXY et que cette condition est d'ordre génétique. Le
plus souvent l'homme est subfertile à cause des maladies
débilitantes (tuberculose, diabète), d'intoxication par l'alcool,
le tabac et les opiacés, d'hypo nutrition, d'avitaminose ou simplement
de surmenage, d'anxiété etc. Il y a dans ce cas réduction
du nombre et de la vitalité des spermatozoïdes. On peut parfois
observer une nécrospermie.
- L'éjaculation prématurée ou
précoce dont l'importance peut être méconnue par un couple
ignorant la physiologie de l'acte sexuel ;
- Les coïts trop fréquents peuvent réduire
pour chaque éjaculation, le nombre requis de spermatozoïdes.
FATOU SOW (1992), stipule que la stérilité
masculine est liée aussi aux anomalies du spermogramme :
- Anomalies de quantité : azoospermie et
oligospermie sévère ;
- Anomalies de vitalité ou vivacité :
asthenospermie et mécrospermie isolée ;
- Anomalies de forme : Teratospermie ;
- Tumeurs, infections ou traumatisme du système nerveux
central (SNC) ;
- Causes iatrogènes (chirurgicales, pharmacologiques et
radiothérapie) ;
- Torsion du cordon spermatique ;
- Varicocèle ;
- Traumatisme testiculaire ;
- Expositions professionnelles et environnementales
(Herbicides, insecticides, métaux lourds, radiations ionisantes,
température élevée ;
- Maladies générales chroniques (tuberculose et
diabète) ;
- Déficits congénitaux en Gn RH ;
- Auto-immunisation : production des
anti-spermatozoïdes ;
- Impuissance sexuelle :
· Troubles d'éjaculation ;
· Anéjaculation (absence d'éjaculat,
éjaculation sèche ;
· Ejaculation précoce.
2.2.3. Signes
révélateurs de la stérilité des couples
FATOU SOW (1992), démontre que la
stérilité primaire peut se manifester par la durée de
cohabitation du couple sans conception malgré l'exposition de la femme
au risque de grossesse pendant deux ans sans aucune méthode
contraceptive.
- Absence de conception de la femme depuis sa naissance
jusqu'à deux ans des rapports sexuels complets sans interruption ni
contraception aucune.
2.2.4. Sortes ou types
D'après FATOU SOW (1992), il y a deux types de
stérilité :
- La stérilité primaire, lorsque la femme n'a
jamais conçu malgré la cohabitation et l'exposition au risque de
grossesse pendant deux ans ;
- La stérilité secondaire, lorsque la femme qui
a déjà conçu ne peut plus concevoir malgré
l'exposition au risque de grossesse pendant deux ans.
2.2.5. Le diagnostic de la
stérilité
2.2.5.1. Diagnostic
clinique et para clinique
FATOU SOW (1992), stipule puisque l'infertilité
concerne l'homme et la femme, son investigation implique le couple et il est
souhaitable de voir les conjoints ensemble à la première visite.
Par la suite, les investigations para cliniques complèteront le
tableau.
L'interrogatoire nous donne déjà les
renseignements utiles chez la femme dans le cycle menstruel, la notion de
dysménorrhée, les douleurs pelviennes, la durée de
l'infertilité. L'examen physique peut révéler certaines
pathologies telles que l'absence des caractères sexuels secondaires,
anomalies des voies génitales, anomalies des organes génitaux,
masses pelviennes.
L'investigation para clinique de routine inclut la
sérologie syphilitique, la formule sanguine complète, la vitesse
de sédimentation, le groupe et le rhésus, les hormones
thyroïdiennes.
En plus de bilan hématologique, les examens suivants
peuvent compléter le diagnostic de la stérilité
primaire :
- Hystéro
salpingographie : elle permet de visualiser les anomalies de
la cavité utérine, d'apprécier la
perméabilité des trompes et de déceler le passage du
colorant dans la cavité péritonéale. Elle peut donc mettre
en évidence certains fibromes, une obstruction tubaire, des
synéchies utérines et des hydrosalpin.
- La biopsie de l'endomètre en phase
lutéale : elle se fait entre le
23ème et 25ème jour du cycle peut relever
un endomètre anovulaire et une insuffisance lutéale. La culture
du tissu endometrial révéler la présence de bacilles de
Kock.
- Test-post coïtal (test de
Sins-Huhner) : il se fait au pic du mucus cervical (mi-cycle)
pour évaluer la quantité du mucus, sa filance, la mobilité
spermatique généralement supérieure ou égale
à 5 par champ dont 50% mobile.
- Dosages hormonaux : FSH
(Hormone folliculo-stimulante, LH (Hormone lutéale), prolactine et
progestérone.
- La paroscopie : permet aussi
d'évaluer les ovaires et l'ensemble de la cavité pelvienne.
- L'insufflation tubaire : cette
méthode d'exploration, qui, comme l'hystérographie interroge
l'état de perméabilité des trompes, ne fournit
malgré tout que des informations assez limitées. Et c'est pour
cette raison qu'on l'utilise moins que par le passé.
- La coelioscopie : c'est un
examen qui consiste à introduire dans l'abdomen une sorte de
périscope destiné à explorer visuellement l'ensemble de
l'appareil génital féminin : utérus, trompes, ovaires
et les tissus qui l'environnent. Cette méthode de l'exploration apporte
tant d'informations indispensables que le gynécologue est tenté
toujours de la proposer à sa patiente.
- L'étude
échographique : l'échographie qui grâce
à un système d'ultra sons traduit en images les organes
génitaux, mais ne fournit que peu de renseignements en cas de
stérilité. Elle complète souvent les données d'un
examen gynécologique bien fait en identifiant et en mesurant un gros
utérus ou un Kyste de l'ovaire.
Plus qu'un examen diagnostic, l'échographie, constitue
un examen de surveillance des traitements de stimulation de l'ovulation.
Très utilisée au cours du monitorage de l'ovulation, elle sert
à déterminer au tant de fois que nécessaire, la
qualité de la réponse ovarienne en mesurant
régulièrement la taille et le nombre de follicules ovariens
produits par le médicament chargé de les stimuler.
- La courbe de
température : Dans le cycle menstruel normal, la
température s'élève d'environ un demi-degré au
milieu du cycle, sous l'action de la progestérone secrétée
par le corps jaune. En général, on passe de 36,7 à
37,2°c, mais peu importent les chiffres, le décalage
constaté au moment de la deuxième phase du cycle signifie que
l'ovulation a bien eu lieu que le corps jaune se forme. Une surveillance
quotidienne de la température s'avère nécessaire à
partir du 9ème jour afin de cerner le moment de l'ovulation.
Mais la durée de cette élévation appelée plateau
thermique, comprise entre 12 et 14 jours peut être écourtée
en cas d'anomalie.
Chez l'homme, le diagnostic clinique porte sur l'examen
physique des organes génitaux et l'interrogatoire.
La para-clinique porte sur le spermogramme. FATOU SOW (1992)
révèle que chez l'homme, le spermogramme en série ou au
moins à deux reprises, permet de connaître le potentiel de
fécondité ; le spermogramme normal donne :
- Abstinence 3 à 4 jours ;
- Liquéfaction complète en 10 à 30
minutes ;
- Volume 2,5 à 5 ml ;
- Mobilité spermatique supérieure à
50% ;
- Densité 60 à 150 millions/ml. Les anomalies de
toutes ces valeurs normales peuvent orienter le diagnostic. La sérologie
chez l'homme aussi est l'importance capitale.
2.2.6. Prise en charge de
stérilité primaire
FATOU SOW (1992) révèle que le traitement du
couple stérile ou infertile implique deux volets : un volet
psychologique et un médicamenteux et chirurgicale.
a) Volet psychologique
Cette composante psychologique reste le premier
élément du traitement et aussi le support permanent au cours de
l'administration des médicaments. Il repose sur la qualité de la
réception.
La communication de l'information et surtout l'implication des
deux partenaires au processus du traitement. Dans les causes infectieuses,
l'élargissement de la thérapeutique dans un ménage
polygame exige une approche et un suivi plus intense. Il en est de même
pour certains cas où le facteur masculin étant établi
comme cause de stérilité, des rutilances du conjoint peuvent
être observées.
b) Volet
médicamenteux
Le rapport des principaux facteurs de la
stérilité est indispensable pour mieux cerner les
différents schémas thérapeutiques. Ainsi la
stérilité d'un couple peut être consécutive à
un facteur, soit masculin (40%), soit féminin (60%). Parmi les facteurs
féminins, il faut citer les causes hormonales (ovaires, hypophyse,
hypothalamus), utérines, tubaires et cervicales.
A. Stérilité d'origine
masculine
Selon l'étiologie, on distingue deux variantes dans le
traitement :
a) Le traitement anti-infectieux avec l'administration
d'antibiotiques et des sulfamides. Il faut insister sur la place importante des
chlamydias et des mycoplasmes comme germes causaux (traitement aux cyclines)
quoique la gonococcie et la syphilis n'aient rien perdu de leur poids.
b) Le traitement de l'hypofonctionnement de la gonade par
administration de :
- Substances à un effet gonadotropique telles que
clomifère et hormone gonadotropique ménopausée ;
- Substances amenogeniques telles que Mestérolone,
testostérone ;
- Substances énergétiques pour les
spermatozoïdes telles que fructose, acide aminés.
B. Stérilité d'origine
féminine
FATOU SOW (opcit 1992), démontre que le traitement du
facteur cervical de la stérilité repose sur les points
suivants :
- Suppression d'une synéchie cervicale ;
- Devant une glaire insuffisante ou absente, apport hormonal
en oestrogène au HMG dès le 5ème jour du cycle
suivi d'un contrôle.
En cas d'échec, insémination artificielle c'est
une pratique qui consiste à introduire les spermes dans les voies
génitales de la femme sans qu'il y ait des rapports sexuels. Lors qu'on
utilise le sperme de mari (auto fécondation), par contre quand on
utilise les spermes d'un donneur autre que le conjoint
(Hétéro-fécondation), mais pose des problèmes
religieux, moraux et juridiques.
- Devant une glaire infectée : traitement aux
antibiotiques par voie générale et/ou locale. Devant des signes
concordants, on peut associer des anti-inflammatoires ;
- En présence d'anticorps anti spermatozoïde dans
la glaire, on peut tenter une corticothérapie ;
- Le dernier recours reste l'insémination artificielle.
En fait, si l'on tient compte des capacités techniques dans nos pays
africains, seule la stérilité cervicale partant de
présence d'anticorps ne peut pas être aisément
diagnostiquée et traitée dans nos conditions actuelles.
Stérilité d'origine
tubaire :
Les principaux éléments du traitement
sont :
- Dans les synéchies utérines, une ablation soit
par chirurgie classique, soit par hystéroscopie ;
- Dans les anomalies (congénitales telles que les
utérus bicornes, la chirurgie. Par contre dans les hypoplasies
utérines, on recommande soit une hormonothérapie, soit pour
certains auteurs l'installation temporaire d'un stérilet ;
- Dans les infections de l'endomètre, une
antibiothérapie et dans la variante tuberculose, un traitement
spécifique ;
- Dans les cas de myomes utérins (surtout responsables
d'hypo fécondité), l'ablation chirurgicale de myomes ;
- Dans les formes avec anticorps contre les
spermatozoïdes, une corticothérapie.
Ce facteur utérin de stérilité garde son
importance en Afrique aussi bien du côté des synéchies
utérines que du côté des fibromyomes.
Stérilité tubaire :
Pour de nombreux auteurs des pays développés
(HOCHULI et COLL, RUNNEBAUM et COLL), la stérilité tubaire
constitue, avec 22% des cas, un des principaux facteurs de
stérilité :
Le traitement est établi comme suit :
- Infections : antibiothérapie en tenant compte de
la place non négligeable des chlamydias et des mycoplasmes, (cyclines).
En cas de salpingite tuberculeuse, un traitement spécifique à la
rifampicine et quatre tuberculostatiques est recommandé. La
médication des salpingites chroniques peut être
complétée par l'application d'une série d'ondes courtes.
Une insufflation tubaire permet de vérifier à la fin du
traitement la perméabilité tubaire et lever les obstacles
minimes. Ce schéma thérapeutique simple des
stérilités par infection tubaire est souvent appliqué dans
nos formations sanitaires. Les résultats sont encourageant, une
vingtaine de grossesses par an ;
- Obstruction tubaire persistante ;
Reperméabilité soit par chirurgie classique, soit par micro
chirurgie ;
- En cas d'endométriose, son traitement réside
dans l'administration du DANAZOL et tout récemment des agonistes de la
Gn-RH (Gonadotrophines Releasing hormon).
Stérilité
endocrinienne
La conduite thérapeutique exige ici un diagnostic
précis de la défaillance hormonale et un suivi constat de l'effet
thérapeutique : on peut citer le contrôle de la
température basale et la surveillance échographique de la
maturation folliculaire. Parfois une simple observation clinique permet
d'apprécier le succès thérapeutique, par exemple dans les
galactorrhées.
Les différents schémas thérapeutiques
portent sur l'administration :
- D'oestrogène et de progestérone ;
- D'inducteurs de l'ovulation : clomifène, HMG
suivi de HCG (Horme chorionique gonadotrophiques) ;
- D'inhibiteur de la prolactine dans les hyper
prolactinémie : BROMOCRIPTINE ;
- Et tout récemment des analogues de la Gn-RH
(Gonadotrophine releasing hormon).
Malheureusement dans nos pays, compte tenu du coût des
examens et du manque de laboratoires, les stérilités d'origine
endocrinienne constituent une source de difficulté majeure de
diagnostic. On ne saurait conclure ce volet du traitement sans au
préalable aborder le traitement de la
sous-fécondité ; Il porte sur :
- La lutte contre les infections responsables de
l'interruption de l'ovulation ou de la grossesse : infection virale,
paludisme aigu etc ;
- Le cerclage dans le béance du col
utérin ;
- La chirurgie correctrice dans les rares formes de
rétroversion fixée.
2.2.7. Soins infirmiers
- Prélever les signes vitaux aux couples qui sont venus
consultés ;
- Administrer les médicaments prescrits ;
- Psychothérapie.
2.2.8. Evolution et pronostic
d'une stérilité primaire de couple
L'évolution tout comme le pronostic de la
stérilité primaire de couple dépend d'un bon diagnostic
posé au départ (identification de la cause) d'une bonne prise en
charge de cette stérilité primaire. Un mauvais diagnostic
posé conduit à l'échec du traitement instauré.
2.2.9. Rôle de
l'infirmier
- Recevoir les clients ;
- Identifier les clients et les enregistrer ;
- Après les formalités administratives, orienter
les clients vers la consultation ou une unité de soins en rapport avec
leur problème : par exemple en gynécologie si c'est un
problème de stérilité primaire ou secondaire ;
- Prélever les signes vitaux ;
- Faire une anamnèse :
· Etat civile de client ;
· Profession de client ;
· Antécédents familiaux, personnels
(avortement antérieur, opération, malade...) ;
· Durée de la stérilité ;
· Régime matrimonial, âge ;
· La vie sociale, responsabilité au sein de la
famille ;
· Examens gynécologiques déjà
subis ;
· Infections déjà connues et
traitées dans la vie conjugale.
- Apaiser les clients de leur état
émotionnel ;
- Créer une atmosphère de paix ;
- Conseiller l'hygiène régulière des
parties intimes ;
- Conseiller la consultation médicale dans le service
spécialisé en gynécologie ;
- Informer les couples sur les facteurs en cause de
stérilité primaire ;
- Conseiller la prise régulière des
médicaments du traitement en cours et le contrôle ou suivi.
2.3. Etudes
antérieures
Dans ce point, nous allons passer en revue les écrits
de nos prédécesseurs qui ont eu à travailler aussi sur la
stérilité primaire de couples afin de faire une comparaison avec
la présente étude.
Dans le travail de fin de cycle de Françine LUZOLO
KIANGEBENI (2008), réalisé sur « Identification des
principaux facteurs favorisant la stérilité primaire chez le
couple, nous avons constaté ce qui suit : le but du travail
était d'identifier les facteurs favorisant la stérilité
primaire. Après ses enquêtes et exploration, elle a fini par
identifier les facteurs qui étaient en prédominance des autres
tels que ; Fibromyome qui représentait 63% et qui faisait l'objet
de stérilité primaire de majorité de couples et
malformation, utérine 53%, occlusion tubaire 53% et
aménorrhée primaire ou secondaire banale 53% en
résumé, le fibromyome était le facteur le plus remarquable
ou fréquent parmi les autres.
Selon notre observation ou jugement porté sur cette
étude antérieure, aucun facteur masculin n'a été
identifié comme faisant partie aussi d'une stérilité de
couple. Or la stérilité de couple engage tous les deux conjoints,
mais dans cette étude, on s'est penché tout simplement des
facteurs féminins.
2.2. CADRE DE REFERENCE CONCEPTUELLE
CAUSES/FACTEURS DE STERILITE PRIMAIRE
Causes hypophysaires
Malformations congénitales
Infections
Insuffisance hormonale
Troubles fonctionnels
Lésion ou traumatisme hypophysaire
Emotions et anxiété
Hypothyroïdie grave
Pathologies hypophysaires
Sténose des O.G
Utérus bicorne, dévié ou absent
Endométriose
Impuissance sexuelle
Occlusions tubaires
Adhérences pelviennes
Cryptorchidisme (absence d'un ou deux testicules
Hypospadias
Anomalie de spermes
Anticorps contre les spermatozoïdes
Fibromyomes utérins
Infection des O.G interne
Kystes ovariens
Tuberculose
Oreillons
Orchite
Epididymite
Autres
Chapitre III.
METHODOLOGIE
3.1. Description du terrain
d'enquête
3.1.1. Présentation du
terrain
Le choix du terrain est justifié par l'emplacement ou
situation géographique de l'Hôpital et son accessibilité,
afin de pouvoir avoir un échantillon représentant, acceptable
pour notre travail ; vu aussi les nombres de malades qui sont
hospitalisés dans cette formation hospitalière.
3.1.2. Historique de
l'Hôpital Militaire Régional de Kinshasa (HMRK)
Tout institution, quelque soit son genre ou sa dimension, se
caractérise par sa vie antérieure ou son histoire, il est de
même pour l'Hôpital Militaire Régional de Kinshasa.
L'histoire de l'Hôpital remonte vers les années
ci-après :
- En 1920 : création d'une infirmerie de la force
publique ;
- En 1972 : création de l'infirmerie devient le
Centre de Santé Pilote (CSP) ;
- En 1985 : ouverture de la Salle d'Opération avec
une construction de deux bâtiments abritant actuellement la
maternité et hospitalisation ; d'où la dénomination
« Centre Médico - Chirurgical Militaire Maman BOBILA DAWA
(CMCMBL) ;
- En 1997 : entrée de l'Alliance des Forces
Démocratiques pour la Libération « AFDL »,
inauguration du troisième bâtiment pour les consultations et pour
quelques services médico techniques. Dénommé
l'Hôpital Militaire Central de Référence (HMR), embryon de
l'Hôpital Militaire Central (HMC).
- En 2007 : Inauguration du quatrième
bâtiment (SI.CHIR, MI, Echographie, Pharmacie). Dénommé
Hôpital Militaire Régional de Kinshasa (HMRKIN).
3.1.3. Situation
géographique
L'Hôpital Militaire Régional de Kinshasa est
situé dans la Commune de Bandalungwa.
Il est limité :
- Au nord par la Commune de Bandalungwa ;
- Au sud par la Commune de Lingwala ;
- A l'est par l'Eglise Centenaire Protestante ;
- A l'ouest par la Commune de Kintambo.
3.1.4. Situation socio -
économique
L'Hôpital Militaire Régional de Kinshasa est une
institution de l'Armée. Il fonctionne sous les frais de
l'Armée ; tout est presque gratuit. Pour le non ayant droit (NAD),
il y a un comptable chargé pour la perception et l'achat de quelques
outils. Le personnel est payé au frais de l'Etat.
3.1.5. Organisation
structurelle
3.1.5.1. Fonctionnement
Pour assurer le bon fonctionnement de l'Hôpital
Militaire Régional de Kinshasa, est organisé les services
ci-après :
1. La Direction :
Elle est dirigée par un Commandant avec un Etat
Major.
2. Service
Les organes de service et d'application de l'entreprise.
- Service médical ;
- Service médical technique ;
- Service administratif ;
- Service général.
2.1. Service médical
Ce service comprend les activités suivantes :
- La chirurgie ;
- Médecine interne ;
- Pédiatrie ;
- Gynéco-obstétrique ;
- Ophtalmologie ;
- Stomatologie ;
- Anesthésie et réanimation ;
- Service des urgences ;
- Médecine préventive, promotionnelle et de
réhabilitation nutritionnelle ;
- Service consultation externe.
2.2. Service médical
technique
- Kinésithérapie ;
- Imagerie médicale ;
- Laboratoire ;
- Pharmacie.
2.3. Service
administratif
2.4. Service
général
3.1.5.2. Nombres et
qualification du personnel
Les différents services ainsi le tableau ci-dessous,
nous indique avec précision la répartition du personnel par
catégorie socio - professionnelle. L'Hôpital fonctionne avec un
effectif global de 451 agents répartis.
3.1.5.3. Capacité
d'accueil de l'Hôpital
L'Hôpital Militaire Régional de Kinshasa a une
capacité d'accueil de 203 lits en temps de paix et de 406 lits en temps
de guerre. La répartition des lits dans les différents services
se présente comme suit :
- Service de médecine interne : 39 lits ;
- Service de chirurgie I : 51 lits ;
- Service de chirurgie II : 63 lits ;
- Service gynéco - obstétrique : 35
lits ;
- Service de pédiatrie : 10 lits
- Salle d'urgence : 5 lits.
3.1.5.4. Effectifs et
qualifications du personnel de l'Hôpital Militaire Régional
de
Kinshasa
N°
|
SPECIALITE
|
TOTAL
|
01.
02.
03.
04.
05.
06.
07.
08.
09.
10.
11.
12.
13.
14.
15.
16.
17.
18.
19.
|
Médecin spécialiste
Médecin généraliste
Chirurgien dentiste
Pharmacien L2
Radiologue L2
Technicien de radiologies A1
Biologiste médicale L2
Technicien de Laboratoire A1
A2
Kinésithérapeute L2
A1
Psychologue médicale L2
Ingénieur technicien ASSEN A1
Assainisseur A2
Administrateur gestionnaire A1
Infirmiers L2
A1
A2
A3
Assistant en Pharmacie
Personnel Administratif
Personnel Logistique
Services généraux
Nutritionnelle
|
07
22
05
02
01
06
02
09
07
02
16
01
01
01
02
01
87
82
33
02
11
07
142
02
|
|
TOTAL
|
451
|
3.2. Domaine de
recherche
Notre étude est orientée dans le domaine de la
santé de reproduction. Notre recherche s'inscrit dans la description des
facteurs ou causes qui sont à la base de la stérilité
primaire des couples.
3.3. Population et
échantillon
Pour AKUMBAKINAYO (2001) la population est définie
comme un ensemble d'élément ou d'individu que l'on veut
étudier ou observer sur un lieu.
Pour notre étude, la population cible est l'ensemble
des couples mariés ou non souffrant d'une stérilité
primaire. La population totale de notre étude est constituée de
40 couples avec le problème de stérilité primaire.
3.3.2. Echantillon
Marcel BAROANI BUNZUKI (2004) définit
l'échantillon comme étant un groupe d'indivis
prélevés dans une population pour donner la lumière d'un
problème quelconque.
Pour notre étude, l'échantillon est comme
action ou étape d'une enquête quantitative qui consiste à
sélectionner les individus que l'on souhaite interroger au sein de la
population de base.
La taille de cet échantillon est de 19 couples
souffrant d'une stérilité primaire. Notre échantillon est
aléatoire simple d'un type occasionnel. Pour constituer cet
échantillon, nous avons suivi les critères
ci-après :
1. Critère d'inclusion
Pour faire partie de notre échantillon, il faut
répondre à toutes les conditions :
- Etre couple marié ou non marié ;
- Etre affecté d'un problème de la
stérilité primaire ;
- Etre disponible lors des enquêtes.
2. Critère d'exclusion
Tout couple n'ayant pas rempli toutes ces conditions sus -
mentionnées.
3.4. Méthode,
technique et instrument
3.4.1. Méthode
Selon AMULI JIWE (2002), la méthode est un principe
organisateur que l'on se donne d'une façon de faire un ordre et une
succession d'étapes dans l'utilisation d'un ensemble de techniques et
outils. La méthode que nous avons adoptée pour notre étude
est celle l'enquête prospective.
3.4.2. Technique
Selon AKUMBAKINAYO (2002), c'est une manière de faire
un ensemble des procédés ordonnés scientifiquement
à l'investigation et à la transformation de la nature permettant
aux chercheurs de rassembler des informations originales ou des secondes mains
sur un sujet donné. La technique qui convient pour notre étude
est celle d'une interview structurée qui consiste à interviewer
les couples sur les facteurs en cause de la stérilité
primaire.
3.4.3. Instrument de mesure
Selon AKUMBAKINAYO (2002), c'est un outil qui permet au
chercheur de collecter les données, les informations faisant objets de
mesure dans le cadre de l'étude. D'après la technique choisie,
l'instrument qui convient est le questionnaire d'enquête.
3.5. Processus de collecte
des données
Pour avoir les données ou mener les enquêtes il
aurait fallu avoir une lettre de recommandation pour les recherches
livrée par les autorités de l'Institut Supérieur des
Sciences de Santé de la Croix - Rouge (I.S.S.S/CR). Après avoir
été en possession de cette lettre, nous nous sommes
dirigés vers le milieu des recherches présenter notre lettre de
recommandation au directeur de nursing envie de pouvoir nous permettre à
amorcer les enquêtes cela étant, nous nous dirigés vers les
enquêtés pour leur interviewer sur les facteurs en cause de
stérilité primaire et enregistrer toutes les réponses
données pour venir les analyser ou les traiter.
3.6. Critère
d'acceptabilité
Pour confirmer ou infirmer notre jugement, nous nous sommes
fixés le critère d'acceptabilité d'ordre de 70% ou plus.
Nous serons d'avis avec les couples qu'ils ont des connaissances lors que nous
aurons obtenu un pourcentage égal ou supérieur à notre
critère fixé au départ.
3.7. Plan d'analyse des
données
Pour analyser nos données, il aurait fallu d'abord les
rassembler, les dépouiller en leur affectant les codes afin de pouvoir
les représenter dans les tableaux statistiques pour le calcul des
pourcentages qui, en suite les résultats trouvés seront
interprétés pour émettre un jugement final face au
critère d'acceptabilité fixé au départ.
3.8. Considération
d'ordre éthique
Nous avons mené nos enquêtes dans le respect
d'ordre éthique. C'est-à- dire, la véracité, la
confidentialité des données ont été
respectées lors de nos enquêtes.
3.9. Difficultés
rencontrées
Nous avons connu les difficultés suivantes lors de
réalisation de notre travail de fin de cycle :
- Difficultés pécuniaire ou d'ordre
financier ;
- Difficultés de transports pour arriver au lieu
d'enquêtes ;
- Difficultés pour constituer notre échantillon
car la majorité de couples souffraient de la stérilité
secondaire ;
- Le non respect des heures de travail par les agents de
service consulté.
Chapitre IV. PRESENTATION
ET INTERPRETATION DE RESULTATS
4.1. Présentation
des données
Après avoir effectué les enquêtes, nous
allons présenter nos données dans des tableaux statistiques afin
de faciliter le calcul de leur pourcentage. Pour procéder au calcul de
pourcentage, nous avons fait recours à la formule suivante :
% = F.O X 100
F.A
Légende : F.O : Fréquence obtenue
F.A : Fréquence attendue ou
échantillon
% : Pourcentage
Tableau n°1. Répartition du tableau selon
le niveau d'études
N°
|
Niveau d'études
|
F.A
|
F.O
|
%
|
1
|
Primaire
|
19
|
1
|
5
|
2
|
Secondaire
|
19
|
12
|
63
|
3
|
Universitaire
|
19
|
6
|
32
|
4
|
Sans formation
|
19
|
0
|
0
|
5
|
Total
|
|
19
|
100
|
Commentaires
Dans ce tableau, nous constatons que sur 19
enquêtés, 12 personnes avaient un niveau d'études
secondaires, soit 63% ; 6 personnes, niveau d'études
universitaires, soit 32% et une seule personne qui avait un niveau
d'étude primaire, soit 5%.
Tableau n°2. Répartition du tableau selon
l'âge des enquêtés.
N°
|
Age
|
F.A
|
F.O
|
%
|
1
|
18 - 24 ans
|
19
|
4
|
21
|
2
|
25 - 30 ans
|
19
|
6
|
32
|
3
|
Plus de 30 ans
|
19
|
9
|
47
|
5
|
Total
|
|
19
|
100
|
Commentaires
Dans ce tableau, nous constatons que sur 19 enquêtes
réalisées, 9 personnes ont l'âge de plus de 30 ans, soit
47% ; 6 personnes dont l'âge varie entre 25 - 30 ans, soit 32 %, et
4 personnes dont l'âge se situe dans la strate d'âge de 18 à
24 ans, soit 21%.
Tableau n° 3 Répartition du Tableau selon
les sexes
N°
|
Sexes
|
F.A
|
F.O
|
%
|
1
|
Féminin
|
19
|
13
|
68
|
2
|
Masculin
|
19
|
6
|
32
|
3
|
Total
|
|
19
|
100
|
Commentaires
Partant de ce tableau, nous constatons que sur les 19
personnes enquêtées, 13 sont de sexe féminin, soit 68% et 6
de sexe masculin, soit 32%. Le sexe féminin est plus dominant.
Tableau n°4 : Répartition des
enquêtés selon la durée de cohabitation
N°
|
Durée de cohabitation
|
F.A
|
F.O
|
%
|
1
|
Un à deux ans
|
19
|
3
|
16
|
2
|
Trois à quatre ans
|
19
|
7
|
37
|
3
|
Cinq à six ans
|
19
|
3
|
16
|
4
|
Plus de six ans
|
19
|
6
|
31
|
5
|
Total Pondéré
|
|
19
|
100
|
Commentaires
Partant de ce tableau de répartition des
enquêtés selon la durée de cohabitation, nous remarquons
que sur les 19 personnes enquêtées, 6 ont plus de six ans de
cohabitation, soit 31% ; 3 personnes ont cinq à six ans de vie
conjugale, soit 16% ; et 7 personnes 7ont trois à quatre ans de vie
conjugale, soit 37% ; enfin 3 personnes qui ont un à deux ans de
cohabitation, soit 16%.
Tableau n°5 : Répartition des
enquêtés selon les causes Hypophysaires
N°
|
Causes Hypophysaires
|
F.A
|
F.O
|
%
|
1
|
Insuffisance hormonale
|
19
|
4
|
21
|
2
|
Troubles fonctionnels
|
19
|
5
|
26,3
|
3
|
Lésion ou traumatisme hypophysaire
|
19
|
3
|
15,7
|
4
|
Emotions et anxiétés
|
19
|
3
|
15,7
|
5
|
Hypothyroïdie grave
|
19
|
0
|
0
|
6
|
Pathologies hypophysaires
|
19
|
3
|
15,7
|
7
|
Total Pondéré
|
|
18
|
100
|
Commentaires
Dans ce tableau, nous pouvons dire que parmi les causes
hypophysaires, troubles fonctionnels sont connus par les couples en premier
lieu, soit 26,7% ; suivis d'insuffisance hormonale (21%) ;
lésion ou traumatisme hypophysaire, émotions et
anxiété (souci) ainsi que pathologies hypophysaires sont moins
connues, soit 15,7% pour chacune des causes hypophysaires. Aucun couple ne
reconnaît la cause hypothyroïdie grave comme facteur de
stérilité primaire. L'ensemble de toutes les causes hypophysaires
de ce tableau nous donne un pourcentage de 15,7% qui est largement
inférieur à notre critère d'acceptabilité
fixé à 70%.
Tableau n°6 : Répartition des
enquêtes selon les malformations congénitales
N°
|
Malformations congénitales
|
F.A
|
F.O
|
%
|
1
|
Sténose des organes génitaux
|
19
|
4
|
26,3
|
2
|
Sténose bicorne dévié ou absent
|
19
|
2
|
10,15
|
3
|
Endométriose
|
19
|
0
|
0
|
4
|
Impuissance sexuelle
|
19
|
4
|
21
|
5
|
Occlusions tubaires
|
19
|
2
|
10,5
|
6
|
Adhérences pelviennes
|
19
|
2
|
10,5
|
7
|
Cryptorchidisme
|
19
|
2
|
10,5
|
8
|
Hypospadias
|
19
|
3
|
15,7
|
9
|
Anomalie de sperme
|
19
|
2
|
10,5
|
10
|
Anticorps contre les spermatozoïdes
|
19
|
1
|
5
|
11
|
Fibromyomes utérins
|
19
|
5
|
26,3
|
12
|
Total
|
|
|
13,3
|
Commentaires
Partant de ce tableau de répartition des
enquêtés selon les malformations congénitales, nous pouvons
noter que les couples n'ont pas tellement de connaissances sur les facteurs ou
causes de malformations congénitales comme étant responsables de
stérilité primaire, car le résultat d'ensemble de toutes
les malformations congénitales de ce tableau donne 13,3% qui est fort
inférieur par rapport à notre critère
d'acceptabilité fixé à 70%.
Tableau n°7 : Répartition des
enquêtés selon les infections
N°
|
Infections
|
F.A
|
F.O
|
%
|
1
|
Infections des organes génitaux
|
19
|
7
|
36,8
|
2
|
Kystes ovariens
|
19
|
3
|
15,7
|
3
|
Tuberculose
|
19
|
0
|
0
|
4
|
Oreillons
|
19
|
0
|
0
|
5
|
Orchite
|
19
|
2
|
0
|
6
|
Epididymite
|
19
|
3
|
10,5
|
7
|
Autres
|
19
|
8
|
42,1
|
8
|
Total Pondéré
|
|
|
17,2
|
Commentaires
Dans ce tableau, nous voyons que les infections des organes
génitaux représentent 36,8% et 42% d'autres infections ;
Epididymite et Kystes ovariens représentent aussi 15,7%, pour chacune
ainsi que l'orchite qui représente 10,5%. Le pourcentage total de toutes
les infections pour ce tableau donne 17,2% qui est largement inférieur
au critère fixé au départ. Donc, les couples ont des
connaissances sur peu d'infections et d'autres, ils n'en ont pas, telles que la
tuberculose (0%) ; et les oreillons (0%).
Tableau synthétique
N°
|
Causes ou facteurs de stérilité primaire
des couples
|
%
|
1
|
Causes hypophysaires
|
15,7
|
2
|
Malformation congénitales
|
13,3
|
3
|
Infections
|
17,2
|
4
|
Total Pondéré de pourcentage
|
15,4
|
Commentaires
Partant de ce tableau synthétique, nous pouvons noter
que parmi les trois principales causes : causes hypophysaires
(15,7%) ; malformations congénitales (13,3%) et infections (17,2%),
le résultat global ou final s'élève à 15,4% qui est
largement inférieur au critère d'acceptabilité fixé
à 70%.
4.2. Interprétation
des résultats
Après avoir fait les enquêtes et
présenté les résultats, nous allons amorcer leur
interprétation ou discussion :
En ce qui concerne le niveau d'études, nous avons 6
enquêtés qui ont un niveau universitaire, soit 32%, 12
enquêtés qui ont un niveau secondaire soit 63% ainsi qu'une seule
enquêtée qui a un niveau primaire, soit 5%.
Pour ce qui est de l'âge des enquêtes, nous avons
constaté que 9 enquêtés étaient âgées
de plus de 30 ans, soit 47% ; 6 enquêtés dont l'âge
varie entre 25 à 30 ans, soit 32% et 4 enquêtés dont
l'âge est situé entre 18 et 24 ans, soit 21%
Pour ce qui est des sexes, nous avons remarqué que 13
enquêtés étaient du sexe féminin, soit 68% et 6 du
sexe masculin, soit 32%. Le sexe féminin était prédominant
par rapport à l'autre.
Concernant la durée de cohabitation, 6
enquêtés avaient fait plus de six ans de cohabitation, soit 31%,
suivi de 3 enquêtés qui avaient fait 5 à 6 ans de
cohabitation soit 16%, 7 autres qui avaient fait 3 à 4 ans de vie
conjugale, soit 37%, enfin 3 enquêtes qui avaient duré un à
deux ans de cohabitation sans conception aucune, soit 16%.
En ce qui concerne les causes hypophysaires, les couples
avaient moins de connaissances sur ces causes, raison pour laquelle le
résultat total de ces causes avaient donné 15,7%, qui est
largement inférieur au critère fixé au départ de
70/.
En ce qui concerne les causes ou facteurs malformations
congénitales, les couples avaient encore beaucoup moins de connaissances
à la matière, ce qui justifie un faible pourcentage de
résultat global de ces malformations congénitales (13,3%) ne
pouvant pas répondre au critère précité.
Concernant les causes ou facteurs infections, le
résultat global est toujours critique ou trop faible (17,2%) ce qui nous
incite à dire que les couples semblent avoir des connaissances trop
insuffisantes à la matière.
Le tableau synthétique n'est qu'une conséquence
logique de tous les autres tableaux statistiques analysés. Le
résultat final de ce tableau synthétique donne 15,4% qui sont
beaucoup plus largement inférieur à notre critère
d'acceptabilité fixé à 70%.
CONCLUSION
Ce n'est pas le début qui justifie le moyen mais
plutôt la fin dit-on. Nous sommes arrivées au terme de notre
travail de fin de cycle de graduat en sciences infirmières
réalisé sur « EVALUATION DES CONNAISSANCES
DES COUPLES SUR LES FACTEURS/CAUSES DE LA STERILITE
PRIMAIRE ».
Le but primordial de notre étude était
d'évaluer les couples s'ils ont des connaissances suffisantes sur les
facteurs/causes de prédisposition à la stérilité
primaire.
Pour parvenir à ce but, nous nous sommes assigné
des objectifs ci-après :
- Recenser la revue de la littérature en rapport avec
le sujet ;
- Déterminer les facteurs / causes à la base de
la stérilité primaire ;
- Elaborer un schéma conceptuel sur les causes et les
facteurs de stérilité primaire ;
- Collecter les données ;
- Présenter les données obtenues ;
- Interpréter les résultats ;
- Tirer une conclusion ;
- Emettre des suggestions et recommandations.
La population de notre étude était
composée de 40 couples parmi lesquels nous avons recruté 19 qui
ont constitué notre échantillon selon les critères
d'inclusion et d'exclusion. Cet échantillon est aléatoire simple
d'un type occasionnel.
Notre étude a fait recours à une méthode
d'enquête et la technique appliquée est celle d'une interview
structurée ainsi que le questionnaire d'enquête comme notre
instrument de mesure.
Au vu de résultat final escompté du tableau
synthétique qui s'élève à 15,4%, largement
inférieur à notre critère d'acceptabilité
fixé à 70%, nous sommes tentés à témoigner
que les couples n'ont automatiquement point des connaissances suffisantes
à la matière ou à ce sujet.
SUGGESTIONS ET
RECOMMANDATIONS
Nous suggérons ce qui suit à tout personnel ou
agent de la santé :
· De porter à la connaissance des couples toutes
les facteurs ou causes prédisposant à la stérilité
primaire ;
· De prendre en charge tout couple souffrant de la
stérilité primaire, voire même secondaire.
Aux couples victimes de stérilité
primaire :
· De toujours consulter les services appropriés
(gynécologiques) pour une meilleure prise en charge ;
· De toujours éviter certains facteurs ou causes
de stérilité primaire ;
· De savoir que la responsabilité de la
stérilité doit être bilatérale ou partagée et
non seulement un problème de la femme.
BIBLIOGRAPHIE
1. BERNARD et G.PIERRE (2002), Dictionnaire médicale
pour les régions tropicales, ed. BERPS, Kangu-Mayumb, Kinshasa - RDC
pages 167,272.
2. BRUNNER et SUDDART (1985), Soins infirmiers en
médecine-chirurgie, 2e éd. du renouveau
pédagogique, Ottawa, canada, pages 926-931.
3. FATOU SOW (1992), vie et santé ;
stérilité et sous-fécondité en Afrique, ed.Bld de
l'Est, Dakar. Pages : 3 - 19.
4. FATTORUSO (1967), Vadémécum clinique,
éd. Masson, paris, page 1049
5. FRANCOISE PIQUETTE (1970), Gynécologie et soins
infirmiers en gynécologie, éd.du renouveau
pédagogique, canada, pages ; 55-63.
6. HENRY ROZEN BAUM (1984) ; Guide pratique de
gynécologie, éd. Solar, paris, pages 160-175.
7. JACQUES QUEVAUVILLIERS (1999), Dictionnaire
médical, éd.Masson, paris, page 550.
8. JEAN BELAISCH (1981), Comment vaincre la
stérilité, éd Williame / Alta, paris pages 13,16,
291-318.
9. PAUL ROBERT (1993), Dictionnaire petit Robert, ed.
Dicorobert, Montréal, canada, pages 2218.
TABLE DES MATIERES
EPIGRAPHIE-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------I
DEDICACE---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------II
AVANT-PROPOS------------------------------------------------------------------------------------------------------------III
LISTE DES
ABREVIATIONS----------------------------------------------------------------------------------------------V
INTRODUCTION GENERALE
1
1.1. Enoncé
du problème
1
1.2. Question de
recherche
4
1.3. But et
objectifs
4
1.3.1. But
4
1.3.2. Objectifs
4
1.4.
Intérêt de l'étude
5
1.5.
Délimitation du champ de l'étude
5
Chapitre II. REVUE DE LA
LITTERATURE
6
2.1. Définition des variables
clés------------------------------------------------------------------------------------------7
2.2. Généralités sur
la stérilité primaire des couples
7
2.2.1. Causes ou facteurs favorisants
7
2.2.3. Signes
révélateurs de la stérilité des couples
12
2.2.4. Sortes ou
types
12
2.2.5 Le diagnostic
de la stérilité
12
2.5.1. Diagnostic clinique et para
clinique----------------------------------------------------------------------------
12
2.2.6. Prise en
charge de stérilité primaire
15
2.2.7. Soins
infirmiers
19
2.2.8. Evolution et
pronostic d'une stérilité primaire de couple
19
2.2.9. Rôle
de l'infirmier
19
2.3. Etudes
antérieures
20
2.4. CADRE DE REFERENCE
CONCEPTUELLE-------------------------------------------------------------------21
Chapitre III. METHODOLOGIE
23
3.1. Description du terrain
d'enquête
23
3.1.1. Présentation du terrain
23
3.1.2. Historique de l'Hôpital
Militaire Régional de Kinshasa (HMRK)
23
3.1.3. Situation géographique
24
3.1.4. Situation socio -
économique
24
3.1.5. Organisation structurelle
24
3.1.5.1. Fonctionnement
24
2.3. Service
administratif
26
2.4. Service
général
26
3.1.5.2. Nombres et qualification du
personnel
26
3.1.5.3. Capacité d'accueil de
l'Hôpital
26
3.1.5.4. Effectifs et qualifications du personnel
de l'Hôpital Militaire Régional
27
3.2. Domaine de recherche
28
3.3. Population et échantillon
28
3.3.2. Echantillon
28
3.4. Méthode, technique et
instrument
29
3.4.1. Méthode
29
3.4.2. Technique
29
3.4.3. Instrument de mesure
30
3.5. Processus de collecte des
données
30
3.6. Critère
d'acceptabilité
30
3.7. Plan d'analyse des données
30
3.8. Considération d'ordre
éthique
31
3.9. Difficultés
rencontrées
31
Chapitre IV. PRESENTATION ET
INTERPRETATION DE RESULTATS
32
4.1. Présentation des
données
32
4.2. Interprétation des
résultats
37
CONCLUSION
39
SUGGESTIONS ET RECOMMANDATIONS
40
BIBLIOGRAPHIE
41
TABLE DES MATIERES
42
ANNEXES-------------------------------------------------------------------------------------
Questionnaire d'enquête
Recommandation de recherche
Organigramme de l'hôpital
(enquête)
|