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Importance des contrôles internes dans le secteur de la finance


par Malik Djafri
Université Paris Nanterre-La Défense - Master 1 MIAGE (Méthodes Informatiques Appliquées à  la Gestion d'Entreprise) 2010
Dans la categorie: Economie et Finance
   
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L'importance des contrôles

internes

2009/2010

Credit Agricole Corporate & Investment Bank Malik DJAFRI

Maître d'apprentissage : Sébastien Romaire-Denizet Tuteur enseignant : Cécile Hardouin

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Sommaire

Glossaire 4

Table des figures 5

Introduction 6

I. Les contrôles internes 7

· La notion de contrôle interne 7

· Les différents types de contrôles 9

· Les études préalables à la mise en place des contrôles 12

II. L'organisation des contrôles 16

· Cadre des contrôles 16

· Qui les met en place ? 18

· Comment sont-ils décidés ? 22

· La mise en place technique des contrôles. 23

· Comment évoluent-ils ? 23

III. Limites de ces contrôles 25

· Les couts 25

· La confidentialité 25

· Le suivi 26

· La mise en place 26

Conclusion 29

Bibliographie 30

Annexe : 32

Remerciements

Je tiens en premier lieu à remercier tous ceux qui ont contribué à la réalisation de ce mémoire, que cela soit par leurs conseils, ou leurs commentaires avisés.

Un grand merci donc à, Sébastien Romaire-Denizet, mon maître d'apprentissage dont l'aide fut précieuse lors de mes recherches ainsi qu'à Guillaume Zuili, chef du service « Courtage et Confirmation » chez CA-CIB pour m'avoir accueilli durant cette année en apprentissage.

Je n'oublie pas non plus l'équipe pédagogique de l'Université Paris Ouest Nanterre La Défense pour m'avoir permis de suivre cette formation tout au long de l'année, ainsi que Cécile Hardouin, mon tuteur pédagogique pour ses précieux conseils.

Et enfin, je remercie Nathalie Boché, chargée de mission du CFA, pour son support et son suivi tout au long de cette année.

Glossaire

AMF : Autorité des Marchés Financiers. Il s'agit d'un organisme public indépendant, doté de la personnalité morale et disposant d'une autonomie financière.*

AS : Application Security BDD : Bases De Données.

CACIB : Credit Agricole Corporate & Investment Bank, Banque d'investissement et de financement du groupe Crédit Agricole. Il s'agit de l'entreprise dans laquelle j'effectue mon master MIAGE en apprentissage.

CCM : Continuous Control Monitoring.

COSO : Committee Of Sponsoring Organizations, une commission à but non lucratif qui établit en 1992 une définition standard du contrôle interne

DRP : Disaster Recovery Plan

ERP : Enterprise Resource Planning. Progiciel de gestion intégré.

IS : Infrastructure Security

LSF : Loi sur la Sécurité Financière. Législation financière française.

J-SOX : SOX Japonais. Législation financière japonaise.

SAP : Systems, Applications, and Products for data processing. Progiciel de gestion intégré. SI : Système d'Information.

SIT : Security for IT

SOX : Sarbanes-Oxley Act. Législation financière américaine.

TVA : Taxe sur la Valeur Ajoutée.

Val IT : Enterprise Value : Governance of IT investments. Référentiel pour la gouvernance des investissements informatiques.

Table des figures

Figure 1 : Matrice des contrôles internes (p.11)

Figure 2 : une application utilisant plusieurs bases de données (p.12) Figure 3 : Diagramme de flux d'une facturation (p.13)

Figure 4 : Diagramme du service DSI (p.18)

Figure 5 : Différents niveaux de contrôles existants (p.19)

Figure 6 : Solution proposée (p.20)

Figure 7 : Evolution des risques souhaitée en fonction du temps (p.22) Figure 8 : Evolution du nombre de contrôles en fonction du temps (p.23) Figure 9 : Cas d'une mise en place ascendante (p.27)

Figure 10 : Cas d'une mise en place descendante (p.28)

Introduction

Au fil des dernières années, le contrôle interne a pris une part de plus en plus importante dans les entreprises. En effet le contrôle interne est devenu une solution à une suite d'événements : une organisation non stable ainsi qu'une série d'incidents a entraîné une fragilité croissante des processus de reporting financier. Les dirigeants de grandes entreprises se sont intéressés de plus en plus aux contrôles internes entrainés par une seconde facette, il s'agit de la législation qui impose une transparence de plus en plus accrue.

L'évolution rapide des technologies informatiques ont poussé, voire même obligé, les entreprises à utiliser des systèmes d'informations. En effet, les systèmes d'informations permettent d'être totalement indépendant de cette évolution. Ces systèmes sont devenus indispensables dans une entreprise, sans quoi, l'entreprise se fragilise. Toutes les opérations fonctionnelles d'une entreprise passent à un moment ou à un autre par un système d'information. Dans le cas extrême des applications de gestion, en particulier les ERP, ce n'est plus le système qui s'adapte à l'entreprise mais l'entreprise qui est structurée et organisée autour du système (que se soit la façon de communiquer entre service ou bien la manière de travailler).

Auparavant, les organisations étaient souvent structurées en départements et secteurs relativement indépendants les uns des autres (Comptabilités, Ressources Humaines, etc.). Ainsi, le flux des informations et du matériel fonctionnait de manière verticale. Puis la gestion « verticale » a tendu à disparaitre pour faire place à une gestion par processus. Ces derniers, transversaux, ont pour but d'organiser le travail de manière à créer une chaîne orientée vers la satisfaction du client (interne ou externe).

Le but de tels contrôles est de s'assurer que tout se déroule de manière conforme aux règles et aux lois qui les régissent. C'est aussi le rôle de l'audit informatique. Les démarches se ressemblent énormément. Les entreprises doivent adapter leurs contrôles.

Face à ces préoccupations de contrôle, les lois ont évolué : - LSF (Loi sur la Sécurité Financière) : France

- SOX (Sarbanes-Oxley Act) : Etats-Unis

- J-SOX (SOX japonais) : Japon

I. Les contrôles internes

· La notion de contrôle interne

D'après l'AMF, le contrôle interne se définit de la façon suivante : « le contrôle interne est l'ensemble des sécurités contribuant à la maîtrise de l'entreprise. Il a pour but d'un côté d'assurer la protection, la sauvegarde du patrimoine et la qualité de l'information, de l'autre l'application des instructions de la Direction et de favoriser l'amélioration des performances. Il se manifeste par l'organisation, les méthodes et les procédures de chacune des activités de l'entreprise, pour maintenir la pérennité de celle-ci » et ses objectifs sont les suivants :

· veiller à « la conformité aux lois et règlements »

· assurer « l'application des instructions et des orientations fixées par la Direction générale ou le Directoire » de l'entreprise,

· maintenir « le bon fonctionnement des processus internes de la société, notamment ceux concourant à la sauvegarde de ses actifs»

· garantir « la fiabilité des informations financières ».

Le contrôle interne doit prendre en compte plusieurs paramètres :

· l'organisation qui influe sur le système d'information,

· la diffusion de l'information qui doit être idéalement fluide et sans anomalie,

· le dispositif d'habilitation (identification),

· des activités de contrôle adaptées,

· une surveillance permanente.

D'après le référentiel COSO, « le contrôle interne est un processus mis en oeuvre par les dirigeants à tous les niveaux de l'entreprise et destiné à fournir une assurance raisonnable quant à la réalisation des trois objectifs suivants :

· l'efficacité et l'efficience des opérations,

· la fiabilité des informations financières,

· la conformité aux lois et règlements »

Les définitions énoncées ci-dessus sont totalement indépendantes de la façon dont sont traitées les données. C'est-à-dire qu'il existe une définition adaptée au niveau d'informatisation de l'entreprise. (ANNEXE 1)

De nos jours, la majeure partie des entreprises sont informatisées et possèdent donc un système d'information dans lequel se trouvent toutes les données qu'elles exploitent et traitent d'une manière spécifique à leur métier. Il paraît donc évident que la majorité des contrôles se fasse au sein de ce système informatique, en effet c'est là que se trouvent les données et donc les principales sources d'erreurs de toutes sortes.

Vous l'avez bien compris, le contrôle interne est présent dans toutes les entreprises afin de vérifier qu'elles effectuent correctement leur travail. Il vérifie que l'entreprise respecte la loi mais aussi que toutes les opérations respectent scrupuleusement les différents processus mis en place. En plus de cela, le contrôle interne apporte la preuve de ce bon fonctionnement. Il faut savoir qu'il n'y a pas de personne extérieur qui vienne effectuer ces vérifications mais l'entreprise doit présenter les conclusions des contrôles et apporter la preuve qu'elle les réalise de manière correcte.


· Les différents types de contrôles

Il existe dans le monde des contrôles, une multitude de types. Ils peuvent se représenter de façon matricielle. D'une part, nous pouvons les diviser selon le niveau de contrôle et d'autre part selon le niveau d'automatisation. Nous allons détailler ci-après ces deux critères.

Afin de couvrir l'ensemble des processus et des données, il est nécessaire de prendre en compte quatre niveaux de contrôles :

- Les contrôles opérationnels : c'est le premier niveau de contrôle. Ils sont mis en oeuvre par les équipes opérationnelles. Ils permettent de repérer les erreurs et de limiter les fraudes. Ce sont pour l'essentiel des contrôles applicatifs dont le but est de s'assurer que des données erronées ne se sont pas glissées dans celles qui ont été saisies et que les traitements effectués sont conformes à ce qui était prévu. Les contrôles possibles sont très variés.

- Les contrôles d'ensemble : le deuxième niveau est assuré par les responsables encadrant les opérationnels, dont la mission est double : s'assurer que tout se passe bien et vérifier que les flux sont sous contrôle.

- La détection des situations anormales : c'est le troisième niveau. Il fait appel à différentes fonctions de contrôle spécialisées comme la gestion de la sécurité, le contrôle de gestion, la gestion de la qualité, etc. Toutes ces fonctions ont à la fois une mission technique spécialisée, comme d'améliorer la qualité ou le niveau de la sécurité, et une mission de surveillance générale du fonctionnement des principaux processus. Ici il existe une composante préventive et une composante corrective.

- L'audit : enfin, le niveau de contrôle ultime est assuré par l'audit, interne ou externe. A ce niveau, l'audit informatique, et notamment l'audit des applications, est le moyen le plus efficace pour maîtriser les principaux processus de l'entreprise.

Comme on peut on le voir, il existe une sorte de hiérarchie dans les contrôles mis en place. A la base de cette hiérarchie, il y a les contrôles réalisés par les opérationnels qui se trouvent au coeur du métier au jour le jour ; et au sommet, il y a l'audit informatique qui possède un certain recul sur le métier et possède une vision d'ensemble.

L'ensemble de ce dispositif repose, en grande partie, sur l'engagement du management qui est chargé de mettre en place des outils nécessaires de contrôle et de s'assurer de leur utilisation correcte : une faiblesse ou une défaillance de l'encadrement peut avoir des conséquences importantes. Dans chaque étape de ce dispositif, il existe une intervention humaine, elle est plus ou moins présente. Elle peut être totale comme quasi inexistante. Voyons maintenant les différents niveaux d'automatisation des contrôles :

- Contrôle automatisé

Les contrôles automatisés correspondent aux contrôles que l'on retrouve dans le code même des applications, ils correspondent à des vérifications adaptées aux métiers. Ce sont des choix de contrôle qui sont décidés lors de la réalisation de l'application.

Il parait évidant que la chose la plus importante dans ce type de contrôles est la façon dont ils ont été codés. Deuxième chose, il ne doit pas y avoir de version non valide en production c'est-à-dire à disposition de l'opérationnel. Enfin, le contournement de ces contrôles ne doit jamais être possible, que ce soit via un utilitaire de l'application, via une requête de base de données, via le réseau ou encore via le système d'exploitation. Le contrôle doit être un passage obligatoire dans tout les cas possibles.

Malgré toutes ces précautions, une question peut nous venir à l'esprit : après le codage de ces contrôles, comment vérifier qu'ils sont conformes et comment vérifier que la personne qui donne sa validation n'a pas de parti pris ?

- Contrôle semi-automatique

Ce type de contrôle est appelé ainsi car il mêle l'intervention humaine et la technologie (automatisation). Il nécessite un codage préalable qui fournit, à un opérationnel ou un manager, un voyant représentant l'état des données dans le système d'information au moment du contrôle. Grace à celui-ci, la personne devant son écran prend une décision concernant la conformité ou non des données contrôlées.

Ce contrôle est réalisé à partir d'une donnée fournie par un outil informatique, donc les questions que l'on peut se poser sont les mêmes que celles vues précédemment. Comment peut-on vérifier que cette indication automatisée est la bonne et représente réellement l'image des données ?

- Contrôle manuel

Ces contrôles sont les plus sensibles à l'erreur humaine. En effet, il n'y a aucune intervention informatique, les données sont fournies à une personne pour vérification. Elle se fait visuellement, bien évidement ce type de contrôle nécessite la vérification de personne de confiance qui n'aurait pas de mauvaise intention. Rien n'empêche cette personne de prendre une décision qui est totalement contraire aux règles de gestion dictées par l'entreprise. Soit parce que cette décision dépend de l'appréciation (dans ce cas, deux personnes différentes peuvent ne pas prendre la même décision) soit pour nuire à l'entreprise (fraude).

Il devient donc évident qu'il est important d'éviter au maximum ce genre de contrôle. Le risque d'erreur et de tentative de fraude est trop important. Idéalement il ne devrait pas en exister.

Figure 1 : Matrice des contrôles internes


· Les études préalables à la mise en place des contrôles

Avant de mettre en place une politique de contrôle interne, il est nécessaire de réaliser une série d'études préalable afin de comprendre les enjeux, les procédures et les systèmes. Il est également important de s'assurer de l'adéquation des contrôles avec les objectifs.

Identifier les flux de données

La première étape est de connaitre les différents flux d'informations présents dans l'entreprise. En effet, les données présentes dans un système d'information respectent un cycle de vie, c'est-à-dire qu'à un moment précis d'un processus, la donnée peut avoir une forme différente et/ou se trouver à une autre étape du cycle de vie. Il parait normal de connaitre ces différentes étapes et la façon dont le flux d'informations les parcourt. Ceci revient à étudier les chaînes de traitement des données (saisie, modification, mise à jour, archive...)

Une fois que cette première partie est réalisée, nous pouvons nous servir de ces informations pour réaliser des contrôles de cohérence (état du système d'information)

Cette première étude met en évidence toutes les bases de données utilisées (dans le cas d'une application multi bases) et toutes les interactions les liant entre elles. La figure cidessous représente une application gérée par le service dans lequel je travaille au sein de CA-CIB :

Figure 2 : une application utilisant plusieurs bases de données

Dans cette application, il existe deux bases, une récupérant les données brutes issues d'une extraction de plateforme extérieure, et une deuxième se chargeant de stocker les données transformées par l'application et les différents traitements. Cette pratique permet de dissocier les données brutes, issues de l'extraction, des données manipulées.

Prenons maintenant une application avec une base de données simple comme celle concernant une application de facturation. Cet exemple va nous permettre d'étudier les différentes transformations qui peuvent être apportées aux données. Voici le schéma représentant les flux de données d'une application de facturation :

Figure 3 : Diagramme de flux d'une facturation

Le point d'entrée de données dans le système est la saisie manuelle des commandes. Nous avons donc des données brutes qui n'ont pas été modifiées. Après une vérification en comparant si les produits existent bien dans le référentiel, les données sont une première fois modifiées par un traitement qui permet de créer des bons de livraison. Après livraison des produits, un second traitement manipule une seconde fois les données afin d'éditer les factures. Enfin, les données sont archivées après un passage par la comptabilité.

Une fois que l'étude des flux de données a été effectuée, nous connaissons la structure des bases de données et comment les données sont manipulées par les traitements. Il s'agit maintenant de nous intéresser aux données en elles-mêmes.

Contrôler les données

Contrôler les données n'est pas si simple qu'il n'y paraît. En effet, le contrôle doit être adapté aux risques estimés par l'étude préalable. Cela implique que chaque donnée présente dans le système d'information possède un niveau de risque : Qui décide qu'une donnée est plus ou moins risquée ? Et pourquoi ?

Trouver un juste milieu dans les contrôles signifie ne pas tomber dans l'excès (ce qui couterait beaucoup) et ne pas être trop laxiste (ce qui mettrait l'entreprise en péril). Pour donner un exemple, il n'est pas nécessaire de contrôler les données concernant l'adresse ou encore le numéro de téléphone d'un client. Ces données ne sont pas critiques et ne mettent pas en péril l'entreprise car dans le contexte des marchés financiers l'adresse d'un client n'est pas utile (sauf peut être le pays afin de détecter un client risqué). Un contrôle placé sur ces champs ne sera qu'une partie du budget alloué perdue. En revanche, vérifier l'intégrité des données concernant les comptes des clients est d'une énorme importance pour la pérennité et la crédibilité de l'entreprise.

Des contrôles sont donc effectués sur ces données pour les mettre à jour mais aussi les archiver. Garder une trace de toutes les données passant par le système d'information est nécessaire dans certaines situations précises que nous allons détailler plus tard dans ce mémoire.

Les premiers types de contrôles mis en place sont placés très tôt dans le processus tel que les contrôles de saisie. Cela évite de manquer d'une donnée plus tard dans le processus. Il est nécessaire de posséder et de contrôler la présence du numéro de compte d'un particulier avant que l'on arrive à l'étape de facturation. Ces contrôles permettent d'éviter les erreurs lors des

traitements ultérieurs. Il est également possible d'obliger l'utilisateur responsable de la saisie

de respecter un formatage particulier (par exemple : « AA-000-AA » pour les nouvelles

plaques d'immatriculation). Enfin, le contrôle idéal est de posséder dans l'entreprise un

référentiel qui nous permet d'utiliser ces données connues de l'entreprise sans crainte car

elles sont vérifiées en amont.

A un niveau au dessus de ces contrôles de saisie, il y a les contrôles des traitements en eux-mêmes. Les traitements issus des choix de l'entreprise doivent se dérouler correctement. Prenons comme exemple une application permettant de gérer des confirmations de transactions : il est important de vérifier que toutes les transactions

donnent lieu à une confirmation de la part de la banque, ou encore, vérifier que pour toute

confirmation émanant de la banque il existe une confirmation de la contrepartie (la personne

avec qui la transaction se fait).

 

Au niveau de la base de données, des contrôles doivent permettre de repérer tout dysfonctionnement de celle-ci. Une donnée qui disparait ou un chainage entre plusieurs bases de données peut provoquer des conséquences dramatiques.

 

Vérifier l'existence de pistes d'audit

 

Une piste d'audit permet d'avoir la trace de toutes les données qui ont été présentes dans le système d'information à n'importe quel moment. Pour cela, il existe deux solutions : enregistrer tous les états des données au fur et à mesure, enregistrer les manipulations de données.

 

Grace à ces enregistrements, il est possible de récupérer une donnée à n'importe quel moment de son cycle de vie. Il suffit d'effectuer les manipulations dans le sens inverse pour obtenir l'état des données au moment voulu.

Si une entreprise ne possède pas de piste d'audit sur ses données, appelée également « chemin de révision », elle fragilise de manière conséquente ses contrôles internes. En effet, il devient impossible de retracer les différentes manipulations faites sur la ou les bases de données.

En conclusion, la maîtrise des données est un point fondamental de la démarche de contrôle interne. Elle impose de prévoir des dispositifs adaptés, notamment la gestion des flux de données, leur contrôle et l'existence de chemins de révision.

II. L'organisation des contrôles

Certaines entreprises réalisent des contrôles manuels et ponctuel alors que d'autres mettent en place des contrôles automatiques et permanents.


· Cadre des contrôles

L'objectif est ici de mettre en place un contrôle permanent, selon une démarche appelée aujourd'hui CCM, pour « Continuous Control Monitoring ».

Dans cette démarche, les contrôles embarqués dans les applications constituent un des points clés permettant de s'assurer des contrôles suffisants :

- les données saisies,

- l'exhaustivité des traitements,

- l'intégrité des bases de données, - les accès.

Avant d'engager une telle démarche, il est intéressant de mesurer le degré de maturité du contrôle interne de l'entreprise sur une échelle à quatre niveaux, en fonction du degré d'automatisation des contrôles et de leur valeur ajoutée :

- traditionnel : contrôles manuels essentiellement,

- intermittent : contrôles manuels ou automatisés réalisés de façon espacée, - périodique : contrôles en grande partie automatisés et récurrents,

- continu : contrôles très automatisés, réalisés au fil de l'eau.

Pour se situer dans ce modèle de maturité, l'entreprise doit donc se poser les questions suivantes :

- quel est le niveau d'automatisation des contrôles ?

- sont-ils très variables en fonction des processus ou des unités considérées ?

- quelle est la valeur ajoutée de ces contrôles, et la Direction souhaite-t-elle la renforcer ?

Le champ d'application peut être très variable dans l'entreprise elle-même, et concerner les systèmes suivants :

- ERP : SAP, Oracle, JD Edwards, Peoplesoft, ...

- autres systèmes applicatifs : Supply Chain, Customer Relationship Management, ... - systèmes techniques : sécurité réseau, infrastructure, help desk, contrôles d'accès.

Les indicateurs utilisables dans une démarche CCM sont de nature très variés et déterminés en fonction des objectifs de contrôle poursuivis. Ce sont par exemple :

- passage de seuil : achats supérieurs à 10.000.000 €,

- accès aux transactions sensibles : liste des utilisateurs concernés,

- changements interdits dans les fichiers maîtres : modification de coordonnées bancaires,

- transactions interdites : déblocage d'un paiement indu, - doublons : clients en double dans les fichiers,

- enregistrements mal renseignés : absence de code TVA,

- mauvaise ségrégation de fonction : possibilité de créer un client et de payer sa facture,

- cohérence des dates : réception des biens le jour même de la création de la commande.

Rares sont encore les entreprises françaises à avoir adopté des approches d'ensemble pour le CCM, même si beaucoup d'entre elles sont en recherche d'outils et de solutions.

La démarche CCM porte ses fruits si l'entreprise constate que son environnement de contrôle est renforcé de manière durable, avec un gain d'efficacité, une automatisation visible des alertes, beaucoup de prévention, et moins d'anomalies détectées au cours des audits.


· Qui les met en place ?

En général, les contrôles internes sont mis en place par un service spécifique. La particularité de ce service : les personnes qui les composent ne possèdent pas les compétences techniques pour exploiter les failles qui sont éventuellement découvertes.

Au sein de CA-CIB, le service de contrôles IT se compose de la façon suivante :

- IS : Infrastructure Security un service contrôlant les outils IT (base de données entre autre)

- AS : Application Security, un service contrôlant toutes les applications (Habilitation et qualité de codage)

- DRP : Disaster Recovery Plan, un service gérant les cas de crise. (en cas de chute d'un des 3 pôles présents en île de France) : Dans ce cas, il est primordial de pouvoir relancer toutes les applications présentes sur les serveurs afin que l'activité de la banque ne s'arrête pas. C'est d'ailleurs autour de cette cellule que mon second projet se situe. L'application DRPMT a pour but de gérer les PSI (Plans de Secours Informatiques). Plusieurs tests sont réalisés chaque année, une sorte de simulation permettant de réaliser les différentes tâches d'un PSI. Comme cela, dans le cas d'un réel PSI, la succession de tâches est déjà connue et préparée. Cela permet de pallier à toutes éventualités.

Voici un organigramme représentant l'ensemble de ces cellules.

Contrôles Contrôles

Figure 4 : Diagramme du service DSI

Tous ces contrôles sont gérés et mis en place par une seule personne mais afin de vérifier ces contrôles il est nécessaire d'avoir un niveau supérieur de contrôle, c'est pour cela qu'il existe au sein de CACIB différents niveaux de contrôles qui se comptent au nombre de trois ;

- Le niveau 1.0 : contrôle de base (présenté dans l'organigramme ci-dessus) - Le niveau 2.1 : contrôle permettant de vérifier les contrôles 1.0

- Le niveau 2.2 : dernier niveau de contrôles qui est là pour vérifier les deux premiers niveaux.

Figure 5 : Différents niveaux de contrôles existants

Nous pouvons remarquer qu'il s'agit d'une limite étant donné qu'il y a toujours un niveau de contrôle qui n'est pas contrôlé. (Ici le niveau 2.2)

Pourquoi avoir trois niveaux et pas quatre ou cinq ?

La réponse est triviale, il peut y avoir autant de niveaux que l'on veut mais il y aura toujours un niveau non contrôlé. Bien entendu, une solution a été pensée afin que tous les niveaux soient contrôlés par un autre et donc qu'il ne se trouve pas d' « électron libre ». Voici comment cela peut être mis en place :

Figure 6 : Solution proposée

La solution que je propose est très simple mais demande la création d'un nouveau niveau (3.0). Ceci a aussi une conséquence sur le niveau 2.1. En effet, il se retrouve avec deux niveaux à contrôler : le niveau 1.0 mais aussi le niveau 3.0. Le risque encouru est qu'il y ait une sorte d'accord entre deux niveaux (par exemple niveau 1.0 et 2.2) car dans ce cas il devient facile de dissimuler une information. Cet inconvénient existe-t-il dans la solution actuelle ? Le problème reste le même, voire est encore plus grave. Si nous reprenons la même situation avec un accord tacite entre le niveau 1.0 et 2.2, le contrôle du niveau 2.1 est « court-circuité ». Mais la différence est dans le fait que le niveau 2.2 n'est pas contrôlé à son tour, il reste donc libre de faire ce que bon lui semble. Dans la solution que je propose, le niveau 3.0 peut, en contrôlant le niveau 2.2 mettre en évidence l'anomalie.

Comment éviter les accords officieux entre les niveaux ? Une solution est de renouveler régulièrement les personnes présentes dans le niveau 2.1. De cette façon, il ne peut y avoir d'accord pérenne entre les niveaux. L'idéal serait d'ajouter à cela un changement des contrôles afin de pouvoir placer les anciennes personnes du niveau 2.1 dans les services techniques de mise en place. Cependant il est d'une importance capitale de supprimer les habilitations que ces personnes avaient auparavant.


· Comment sont-ils décidés ?

Un responsable a pour but de repérer les endroits où les contrôles sont nécessaires en fonction des risques encourus. Il possède un budget et donc doit trouver le juste milieu entre les risques à couvrir en fonction de ses possibilités financières. En plus de cela, il existe une règle qui veut que la valeur des risques non couverts par un contrôle soit mise sur un compte bloqué pendant plusieurs années. En conséquence, voici l'évolution des risques recherchée par ce responsable :

Figure 8 : Evolution du nombre de contrôles en fonction du temps

· La mise en place technique des contrôles.

Selon le type de contrôle décidé, il est mis en place par une équipe qui a la charge de la partie technique. Comme nous l'avons vu dans la partie précédente, au sein de CACIB, il existe 2 services qui mettent en place les contrôles décidés : l'équipe ITS () et l'équipe BCI ().

Si le contrôle concerne une infrastructure (une base de données, un serveur), il sera chargé à ITS de le mettre en place. Si le contrôle concerne une application, ce sera BCI qui le fera.

Il est important de souligner que ces mises en place ne se font pas rapidement. Il y a un tout un processus à respecter. Les évolutions de contrôles sont des projets à part entière, il faut donc passer par toutes les étapes d'un projet informatique classique.

· Comment évoluent-ils ?

Bien sûr, afin de réduire les risques, il est nécessaire que les contrôles évoluent chaque année. Dans l'entreprise CACIB, les contrôles suivent la stratégie de la maison mère CASA. La direction générale dicte une stratégie et des objectifs. Un exemple serait : « les risques opérationnels doivent être divisés par deux en un an. » Afin de suivre cette évolution, des évaluations des risques sont réalisées chaque année. Cela permet à chaque équipe de connaitre son évolution par rapport à l'année précédente.

Des cas exceptionnels peuvent avoir pour conséquence un renforcement des contrôles, comme lorsque les résultats des contrôles se dégradent ou encore lorsqu'un élément extérieur influe comme une tentative de fraude dans une autre banque. Certaines situations peuvent mener à une série de contrôles : dans le cas de départs massifs de traders, il est important de vérifier qu'ils ne possèdent plus les habilitations pour effectuer des transaction et vérifier également qu'ils ne partent pas avec des données de la banque.

Il faut savoir que le nombre de contrôles ne diminue jamais, il est en constante augmentation. En effet, on pourrait penser qu'en temps de crise par exemple, une restriction budgétaire pourrait baisser son nombre, mais en réalité la seule chose qui diminue est le nombre de projets prévus à l'évolution de ces contrôles. La démarche est toujours croissante quelque soit le contexte.

III. Limites de ces contrôles

Comme énoncé précédemment, les contrôles internes sont présents dans une entreprise pour répondre à un risque. En effet, il n'existe pas de contrôle qui ne soit pas en réponse d'un risque. Bien entendu la mise en place de ces contrôles possède des limites :

· Les couts

L'une des plus grosses limites des contrôles internes est bien sur le cout qu'il engendre. En effet, le fait de mettre en place un contrôle interne parfaitement opérationnel et idéalement adapté à une entreprise demande une étude approfondie de celle-ci et d'en adapter certains comportements. Tout cela coute énormément à l'entreprise en étude et en mise en oeuvre. Le fait que ce cout soit parfois supérieur à la somme qui risque d'être perdue n'arrange en rien le point de vue de l'entreprise. Dans ce cas, il est plus intéressant financièrement de ne pas mettre en place de contrôle mais opérationnellement, cela comporte un risque important. C'est en partie pour cela que certaines entreprises ne sont pas très regardantes au sujet de ces contrôles.

· La confidentialité

Le problème de confidentialité de la politique de contrôle peut aussi poser quelques problèmes. Dans un certain nombre d'entreprises cette politique de contrôle n'est pas confidentielle, il est donc possible à n'importe quel employé de connaitre toutes les vérifications effectuées sur les processus internes. Si les objectifs de cet individu est de frauder en passant outre les contrôles, il est possible pour lui d'étudier la politique de l'entreprise afin d'y parvenir.

D'autre part, il est difficile de garder confidentiel une politique de contrôle, en effet, lorsqu'un projet d'évolution débute, les techniciens sont à fortiori au courant du déroulement des opérations. De plus, lorsqu'un problème est rencontré lors d'un contrôle, il est normal de demander des comptes au service concerné et donc la faille et encore une fois forcément connue.


· Le suiviLes employés du service mettant en place les contrôles n'ont pas les connaissances

techniques pour profiter des failles du système. Mais que se passe-t-il lorsqu'un de ces employés profite d'une possibilité de reconversion pour atteindre un poste plus technique. Cette hypothèse pose un problème, en effet, cet employé aura les connaissances nécessaires pour frauder son entreprise.

On se retrouve donc dans un cas de figure identique à l'affaire Kerviel. En effet, ce dernier a travaillé sur la mise en place des contrôles internes liés aux processus concernant les transactions de « trading ». Malheureusement pour sa société, il est devenu par la suite trader. Ainsi, M. Kerviel connaissait tous les moyens de passer outre les contrôles qu'il avait en partie lui-même mis en place. Cette négligence a eu de lourdes conséquences financières pour la banque dans laquelle il travaillait. Cette affaire a contribué à un durcissement des lois encadrant la finance mondiale.


· La mise en place

Lorsque la décision est prise de modifier un contrôle dans un processus, il est impératif que la communication concernant cette nouvelle règle se fasse dans un ordre précis. Deux possibilités s'offrent à l'entreprise :

- Mise en place ascendante : la modification se fait au niveau le plus bas (le plus critique) et l'information remonte aux contrôles de niveau supérieur. L'avantage de cette façon de diffuser l'information, est que la décision est appliquée sans latence.

- Mise en place descendante : la décision est appliquée par les niveaux les plus hauts puis l'information se diffuse vers les plus critiques. La décision n'est pas mise en place directement mais aucune donnée n'est perdue lors du changement

Prenons un exemple, une information doit passer 3 étapes de contrôles avant de sortir du système. La décision est prise d'interdire toute transaction de type A. Dans le cas d'une mise en place ascendante, ces informations ne passeront plus l'étape 3 mais pourront passer les étapes précédentes le temps que l'information y parvienne. Cette méthode a pour conséquence une perte d'informations (celles qui se trouvent entre les étapes). Le changement est en quelque sorte à contrecourant du flux d'information.

Figure 9 : Cas d'une mise en place ascendante

En revanche, dans le cas d'une mise en place descendante, aucune donnée n'est perdue. Le changement se fait d'abord sur l'étape 1 et donc les informations seront déjà filtrées. Par contre, le temps que le changement arrive à l'étape 3, des données ne prenant pas en compte ce dernier, certaines seront encore dans ce système.

Figure 10 : Cas d'une mise en place descendante

Conclusion

Nous avons pu voir qu'il est difficile de mettre en place des contrôles. C'est pour cela que ce service est géré par une personne de responsabilité qui connait parfaitement la banque et qui est digne de confiance. Une décision peut être totalement différente en fonction d'une multitude de critères. Le nombre de contrôles est en constante augmentation, mais une crise économique ou un quelconque autre événement extérieur peut ralentir cette évolution et donc peut faire apparaître des failles.

Les contrôles internes sont faits pour prévenir les cas de figure suivants :

· Risques opérationnels : Les risques étant liés à l'applicatif et aux personnes opérationnelles, cela consiste à effectuer les contrôles de base.

· Risques de fraude : Risque qu'une personne puisse porter préjudice à l'entreprise de l'intérieur.

· Risques de malveillance : risque qu'une personne extérieure à l'entreprise puisse profiter d'une faille du système pour soutirer des informations ou porter atteinte à l'entreprise.

Mes diverses recherches m'ont montré que la mise en place de nouveaux contrôles se fait au cas par cas. Si deux contrôles sont à mettre en place mais qu'il n'est possible d'en réaliser qu'un seul pour raison budgétaire, c'est celui qui aura la criticité la plus forte en fonction du contexte qui aura la priorité.

Le principal facteur reste l'environnement de l'entreprise. Une décision sera différente selon l'état du marché, les restrictions budgétaires ou encore les différents événements pouvant avoir comme conséquence une certaine crainte. Dans le secteur bancaire, les processus sont souvent répétitifs en interne mais l'environnement est en perpétuel mouvement. C'est cela qui rend la tache difficile.

Bibliographie

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2. IT control Objectives for Sarbanes-Oxley - Version 2 septembre 2006- Ce texte est téléchargeable à partir du site : www.itgi.org et www.isaca.org

3. Prise en compte de l'environnement informatique et incidence sur la démarche d'audit - Compagnie Nationale des Commissaires aux Comptes (avec la participation de l'AFAI)

4. Approche et méthode de la mission de diagnostic du contrôle interne ou comment répondre aux obligations de la loi sur la sécurité financière - Conseil Supérieur de l'Ordre des Experts Comptables (encours avec la participation de l'AFAI)

5. La nouvelle pratique du contrôle interne - Traduction du COSO Report (version 1) - IFACI. Editions d'organisation. 1994

6. Le management des risques de l'entreprise - Cadre de Référence - Techniques d'application - Traduction du COSO II - IFACI. Editions d'Organisation. 2005

7. Le dispositif de contrôle interne : Cadre de référence AMF (Autorité des Marchés Financiers) - Édité par l'IFACI et disponible sur le site de l'AMF : www.amf-france.org

8. An audit of Internal Control Over Financial Reporting Performed in Conjunction with An Audit of Financial Statements Auditing Standard N°2- PCAOB (The Public Compagny Accouting Oversight Board) - Août 2007 : www.pcaobus.org

9. An audit of Internal Control Over Financial Reporting That Is Integrated with An Audit of Financial Statements Auditing Standard N°5- PCAOB (The Public Company Accounting Oversight Board) - Juin 2007 : www.pcaobus.org

10. Japan SOX : On the Setting of the Standard and Practice Standards for Management Assessment and Audit concerning Internal Control Over Financial Reporting - Business Accounting Council - Février 2007

11.

Mise en oeuvre d'un contrôle interne efficace via un ERP : LSF,SOX, 8e Directive européenne, US GAAP, IFRS - Pascal Kerebel - AFNOR

12. Contrôle interne - Frédéric Bernard, Rémi Gayraud, Laurent Rousseau - Maxima, 2006

13. Livre blanc "Sécurité Financière et Système d'Information" - Jean-Yves Galley, Pierre Bernassau

14. L'approche processus mode d'emploi- Éditions Organisation - Septembre 2006 - 2ème édition

15. Audit 2ème édition. Gestion des risques d'entreprise et contrôle interne. Hamzaoui - Pearson Education France.

16. Sarbanes-Oxley IT Compliance Using Open Source Tools, 2nd Edition - 2007 - Christian B. Lahti, Roderick Peterson- ISACA

17. Sarbanes-Oxley Guide for Finance and Information Technology Professionals, 2nd Edition - Sanjay Anand - 2006- ISACA

18. Manager's Guide to Sarbanes-Oxley Act: Improving Internal Control to Prevent Fraud - Scott Green - 2004- ISACA

19. IT Control Objectives for BASEL II: The Importance of Governance and Risk Management for Compliance - IT Governance

20. Institute - 2007 - ISACA

21. Information Technology Audits - Lynford Graham, Xenia Ley Parker-2007-ISACA

22.

Annexe :

Les systèmes d'information participent aux 5 composantes du contrôle interne telles que définies par le cadre de l'AMF. Le tableau ci-après indique, pour chacun des thèmes abordés dans le cadre de l'AMF, les recommandations faites par AFAI précisant la façon dont ces thèmes peuvent être pris en compte.