CHAPITRE 2 : GENERALISTES SUR LE STRESSE OXYDATIF
antioxydants peuvent être utilisés pour
contrôler la teneur en substances réactives afin de minimiser les
dommages oxydatifs(Tang S Y and Halliwell B , 2010)

Figure 10: espèces réactives
oxygénées et systèmes de protection permettant de limiter
leur
effet toxique
On distingue deux systèmes de défense (figure
10)
? Systèmesde défense enzymatique : Les trois
principaux représentants de l'équipement enzymatique antioxydant
sont la catalase, le super- oxyde dismutase et la glutathion peroxydase(Tessier
& Marconnet, 1995).
? Le superoxydedismutase (SOD) : Ces
métalloprotéines, qui représentent une des
premières lignes de défense contre le stress oxydant, assurent
l'élimination de l'anion superoxyde O2 ·- par une
réaction de dismutation, en le transformant en peroxyde
d'hydrogène et en oxygène.
? Les glutathion peroxydases (GPxs) La GPx est une
sélénoprotéines (cinq iso formes) qui réduit les
peroxydes aux dépens de son substrat spécifique, le glutathion
réduit (GSH). Son rôle principal consiste en l'élimination
des peroxydes lipidiques résultant de l'action du stress oxydant sur les
acides gras polyinsaturés(J. Haleng, J. Pincemail, J.O. Defrainge, c.
charlier, J.P. chpelle, 2007).
? Système antioxydants non enzymatique : Le corps
humain dispose d'une deuxième ligne de défense
«piégeurs de radicaux libres», ces piégeurs sont
principalement fournis par la nourriture, et leur rôle principal est de
neutraliser les effets toxiques des ROS, limitant ainsi tout dommage à
l'intégrité cellulaire(Rahali ouerdia) se sont :Le glutathion et
les protéines-thiols, La vitamine C, la vitamine E, Les
caroténoïdes, Le Coenzyme Q10, L'acide urique, La bilirubine, Les
polyphénols, les oligoéléments tel que :
sélénium, Le cuivre, Le zinc.
La supplémentation : La supplémentation en
antioxydants est très controversée. Une alimentation
sûre et équilibrée (légumes, fruits, poisson, etc.)
peut théoriquement fournir à
CHAPITRE 2 : GENERALISTES SUR LE STRESSE OXYDATIF
notre corps suffisamment d'antioxydants et
d'oligo-éléments pour maintenir l'EOA à un niveau
minimum

Figure 11: Déférent types des antioxydants
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Chapitre 3 :
Covid-19 et stress oxydatif
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CHAPITRE 3 : COVIDE-19 ET STRESS OXYDATIF
La pathogenèse de l'infection par le nouveau
coronavirus COVID19 fait l'objet de recherches actives dans le monde entier,
pour comprendre le mécanisme moléculaire du COVID -19, dans le
but de déterminer les caractéristiques cliniques
spécifiques des patients atteints de COVID-19, et fournir des
alternatives de traitement pour minimiser leur la gravité.
(Beltrán-García et al, 2020)
Le coronavirus est un type courant de virus à ARN qui
peut provoquer de graves infections des voies respiratoires (Samir -D, 2020)
dans laquelle l'interaction entre le virus et les cellules cibles, le
rôle du système immunitaire et la réponse systémique
du corps à ces événements sont étroitement
liés (Chernyak, B et all, 2020), le stress oxydatif affecte le
mécanisme de réparation et le système de contrôle
immunitaire. C'est l'un des principaux événements de la
réponse inflammatoire. Cela nous permet également de conclure que
le stress oxydatif est le principal facteur qui augmente la gravité du
COVID -19(Samir -D, 2020)
1 Stress oxydatif déclenché par des virus
respiratoires
Les infections des voies respiratoires provoqué par les
virus telles que la grippe (IV), le virus respiratoire syncytial humain (VRS),
le virus rhino humain (VHR), le virus méta-pneumo humain (VMPH), le
virus para-influenza et les virus adéno et corona (coronavirus du
syndrome respiratoire aigu sévère SRAS-CoV) constituent un groupe
de maladies qui touchent des millions de personnes (Khomich, O et all,
2018).Dans certains cas, la maladie peut s'aggraver et entraîner des
complications et des syndromes cliniques communs, notamment la congestion
nasale, la toux, les maux de gorge et la fièvre, chez les personnes
à haut risque, telles que les personnes âgées, les enfants
et les patients immunodéprimés (Fernandes, I et all, 2020)
Il existe une association entre stress oxydatif et
l'inflammation (H. Sies, 2015).Les virus qui infectent le système
respiratoire résultent une augmentation de la formation de ROS et
entrainer un déséquilibre entre les oxydants et les antioxydants,
ce qui conduit à des dommages cellulaires (Baqi, H et al, 2020)
Les virus respiratoires induisent des enzymes
générant des ROS, notamment le nicotinamide adénine
di-nucléotide phosphate oxydases (NADPH oxydases, Nox) et la xanthine
oxydase (XO) , ces derniers sont traités avec le Chlorure de
dibenziodolium (DPI) (Khomich, O et al, 2018) qui va atténuer la
production de ROS induite par le IV le HRSV et le HRV et qu'il avait une faible
spécificité pour les Nox par rapport à d'autres
flavoprotéines (Altenhofer, S et al,2015)On a plusieurs NADPH oxydases
sont impliquées dans la production de ROS : Nox1, Nox2, Nox4 et Duox2
(Figure 1). Nox2 est une enzyme phagocytaire et leur activation
nécessite la phosphorylation de sa sous-unité régulatrice
p47phox/NCF1 (facteur cytosolique neutrophile 1) (Bedard, K et al, 2007).la
production des ROS médiée par Nox2 et s'effectuer dans les
endosomes des macrophages alvéolaires (Fink, K et al, 2008). En outre,
le passage de neutrophiles et de monocytes de la circulation sanguine vers le
site de l'infection peut conduire à la production accrue d'anions
superoxyde par Nox2 au cours de l'infection. D'autres NADPH oxydase, Nox4,
s'est une source de ROS dans les cellules cancéreuses du poumon ou dans
les cellules épithéliales des voies respiratoires primaires
infectées par le VI ; Nox1, leur knock-out augmente la production de
cytokines et de chimiokines pro-inflammatoires (H. Sies, 2015).
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