République Algérienne Démocratique
et Populaire Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la
Recherche Scientifique
Centre Universitaire Larbi Ben M'hidi Oum -El-
Bouaghi Institut des sciences technologiques Département
d'électrotechnique
Mémoire de Magister en
Electrotechnique
Option : Commande
Présenté par : Mme. ZAAMTA
SOUAD Ingénieur d'Etat en Electrotechnique. Centre Universitaire
Larbi Ben M'hidi Oum El Bouaghi

Réalisation d'un régulateur solaire
à base de
microcontrôleur pour le contrôle de
l'état de charge et
la protection des accumulateurs
Devant le jury composé de :
|
Soutenu le : 20 / 02 /2008
|
N.Golea
|
Professeur
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C.U Oum El -Bouaghi
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Président
|
A. Dib
|
Maître de conférences
|
C.U Oum El -Bouaghi
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Rapporteur
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T.Bouktir
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Maître de conférences
|
C.U Oum El -Bouaghi
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Examinateur
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A. Betka
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Maître de conférences
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Université de Biskra
|
Examinateur
|
D.Rahem
|
Maître de conférences
|
C.U Oum El -Bouaghi
|
Examinateur
|
Remerciements
Remerciements
Je tiens à exprimer ma gratitude et mes remerciements
à mon rapporteur, docteur Dib Abderhmane, maître de
conférences et directeur chargé de la poste graduation et la
recherche scientifique au centre universitaire Larbi Ben M'hidi d'Oum el
Bouagui, de m'avoir confié ce sujet, pour ces valeureux conseils, sa
compréhension, ainsi que pour le laboratoire et le matériel qu'il
a mis à ma disposition.
Je remercie également Mr. Noureddine .Golea, Professeur
au centre universitaire Larbi Ben M'hidi d'Oum el Bouagui, de l'honneur qu'il
m'a fait en acceptant de présider le jury .
Mes vifs remerciements vont à Mr. Betka Achour,
maître de conférences à l'université de Biskra, et
Mr .Tarek. Bouktir, Maître de conférences au centre universitaire
Larbi Ben M'hidi d'Oum el Bouagui, d'avoir accepté d'être les
examinateurs de ce mémoire.
Je remercie également et sincèrement Mr Djamel.
Rahem maître de conférences au centre universitaire Larbi Ben
M'hidi, pour avoir participer au jury et évaluer mon travail.
Je remercie également toute ma famille pour son
soutient moral, et tout particulièrement mon marie pour sa
compréhension, sa très grande générosité,
dans les moments les plus difficiles que j'ai vécus pendant la
réalisation de ce modeste travail.
Enfin, Je présente un grand remerciement à toute
personne ayant contribué, de près ou de loin à
l'aboutissement de ce travail, tout particulièrement tous les
enseignants et les membres des laboratoires d'électrotechnique.
Table des matières
Introduction Générale
1. Généralités .1
2. Objectif du projet .2
3. Présentation du mémoire 3
Chapitre Un : Energie photovoltaïque et principe
de fonctionnement
1.1 Introduction
|
.4
|
1.1.1 Atlas solaire de l'Algérie
|
5
|
1.2 Effet photovoltaïque
|
7
|
1.2.1 Principe de fonctionnement
|
...7
|
1.2.2 Modèle mathématique d'une cellule
photovoltaïque
|
....9
|
1.2.3 Caractéristique courant - tension
|
..9
|
1.2.4 Puissance maximale d'un module photovoltaïque
|
10
|
1.3 Module photovoltaïque
|
..11
|
1.3.1 Influence de l'éclairement et de la
température.
|
13
|
1.3.2 Influence de la résistance série et de la
résistance shunt.....
|
15
|
1.4 Différents types d'une installation
photovoltaïque
|
...15
|
a) Installation raccordée au réseau
|
16
|
b) Installation autonome
|
16
|
1.5 Conception d'un système photovoltaïque
|
16
|
1.6 Avantages et inconvénients.
|
..17
|
1.6.1 Avantages.
|
..18
|
1.6.2 Inconvénients
|
18
|
1.7 Conclusion
|
..18
|
Chapitre Deux : Stockage d'énergie et algorithme
de charge
2.1 Introduction 19
2.2 Différentes technologies d'accumulateurs 19
2.2.1 Accumulateurs au nickel -cadmium 19
2.2.2 Accumulateurs au plomb .19
2.3 Principe de fonctionnement de l'accumulateur au plomb ..21
2.3.1 Réactions chimiques .21
2.4 Caractéristiques électriques des batteries
...22
a) Capacité standard d'un accumulateur 22
b) Taux de charge/décharge ...22
c) Etat de charge `SOC' 22
d) Cycle Profond 22
e) Tension limite de décharge L
VD.................................... 23
f) Tension de régulation VR
............................................. 23
2.5 Charge et décharge d'un accumulateur au plomb .23
2.6 Conception d'un régulateur de charge ..26
2.6.1 Régulateur shunt ..26
2.6.2 Régulateur série 27
2.7 Choix de l'algorithme de charge 28
2.7.1 Charge à tension constante ...28
2.7.2 Charge à courant constant 28
2.7.3 Algorithme de charge en trois étapes 29
a) Bulk charge .30
b) Absorption charge ou égalisation 30
c) Float charge .31
2.8 Discontinuité de la charge .32
2.9 Conclusion .32
Chapitre Trois : Commande du convertisseur DC/DC
3.1 Introduction ..33
3.2 Convertisseur continu - continu ...33
3.2.1 Interrupteur Semi-conducteur de puissance .34
3.2.2 Diode de roue libre 34
3.2.3 Filtre passif de type passe-bas ..35
3.3 Principe de fonctionnement ..35
3.3.1 Premier phase de fonctionnement: 35
3.3.2 Deuxième phase de fonctionnement 36
3.4 Détermination de L, C 37
3.5. Technique de commande PWM 39
3.6 Qu'est ce qu'un Microcontrôleur ..40
3.6.1 Description générale d'un PIC ..41
3.6.2 Brochage du PIC16F877 ..43
3.7 Convertisseur analogique/ numérique 44
a) Le registre ADCON0 45
b) Le registre ADCON1 46
c) Les registres ADRESL et ADRESH 47
3.8 Séquence de numérisation ..47
a) Le temps d'acquisition ...48
b) Le temps de conversion .48
3.9 Le module CCP ..50
3.9.1 Configuration du PIC16F877 en mode PWM ...50
a) Le registre TRISC 50
b) Les registres CCP1 CON et CCP2CON 50
c) Le registre T2CON ..50
d) Le registre PR2 51
e) Le registre CCPRxL .52
|
Sommaire
|
3.9.2 Génération du signal PWM par le PIC
16F877
|
52
|
3.10 Conclusion
|
|
53
|
Chapitre Quatre : Programmation et
Réalisation
|
|
|
4.1 Introduction
|
|
54
|
4.2 Etapes de la réalisation
|
..54
|
4.3 Description générale du montage
|
..54
|
4.3.1 Dimensionnement du bloc d'alimentation:
|
..55
|
4.3.2 Dimensionnement du bloc de puissance
|
55
|
4.3.3 Dimensionnement du bloc de commande
|
.57
|
4.4 Présentation de l'organigramme
|
62
|
4.4.1Choix du langage de programmation
|
.66
|
4.4.2 Choix d'un programmateur du PIC
|
68
|
4.5 Explication du programme
|
.69
|
4.6 Réalisation du dispositif expérimental
|
70
|
4.7 Analyse des résultats
|
71
|
4.8 Conclusion
|
.73
|
Conclusion Générale 76
Bibliographie 78
Annexe 81
Introduction Générale
1. Généralités
L'énergie électrique est un facteur essentiel de
l'évolution et de développement des sociétés sur le
plan de l'amélioration des conditions de vie, et sur le plan de
développement des secteurs industriels. Elle est devenue indispensable
par la multiplicité des domaines d'activité où elle est
demandée. Donc, elle doit être produite, transportée, et
distribuée d'une façon permanente.
Selon « The Office of Technology
Assessment» du Congrès Américain, les réserves
mondiales connues de pétrole seront épuisées en 2037
(même si d'autre prétendent que le pétrole durera 60ans ,
le gaz 1 20ans , le problème reste inchangé) ,et
parallèlement, la forte croissance de la population prévue dans
les années à venir qui devrait encore augmenter les besoins en
électricité et le soucis de pollution , toutes ces perspectives
ont encouragé le grand public à s'orienter vers les
énergies renouvelables qui englobent entre autre l'énergie
éolienne, l'énergie solaire et la biomasse
[1].
L'énergie solaire est une source d'énergie
inépuisable et propre car elle ne provoque pas d'émissions de gaz
nocifs pour notre environnement. Elle se propage dans l'espace sous forme des
photons, donc, elle est disponible partout et sans cesse renouvelable.
Les pays du tiers monde, particulièrement les zones
rurales de certain d'entre eux et qui rencontrent des problèmes de
maintenance, de manque de combustible et de pièces de rechange, verront
dans le procède photovoltaïque une possibilité de
développement efficace.
L'Algérie, de part sa situation géographique,
bénéficie des conditions favorables à l'utilisation des
énergies renouvelables, en particulier l'énergie solaire, l'une
des possibilités de l'exploitation de l'énergie solaire est sa
transformation directe en une énergie électrique, au moyen des
convertisseurs photovoltaïques. Plusieurs projets et programmes solaires
ont été initiés et développé notamment par
le centre de développement des énergies renouvelables (CDER) tel
que le dimensionnement des équipements photovoltaïque, des visites
des sites d'implantation, la réalisation et la mise en place des
installations photovoltaïques , l'acquisition de matériels et des
équipements spécialisés, l'entretien et la maintenance de
ces équipements... .etc.
L'intensité de l'énergie solaire reçue
à la terre est variable et très souvent les besoins en
électricité ne correspondent pas aux heures d'ensoleillement.
Conséquemment, il est nécessaire d'équiper le
système par des batteries d'accumulateurs qui permettent de stocker
l'électricité et de la restituer en temps voulu. Or, dans une
installation photovoltaïque autonome, les recherches ont montré que
le couplage directe d'un générateur photovoltaïque et d'une
batterie est le plus simple à réaliser, mais il ne peut pas
offrir de bonnes
1
performances vu la batterie qui est un élément
très critique, elle ne doit pas être trop chargée ou trop
déchargée, cela aura comme résultat son vieillissement
très rapide.
Pour assurer la meilleure autonomie du système
photovoltaïque avec une batterie, la régulation de la charge et de
la décharge de celle-ci est alors indispensable. Pour cela, il faut
intercaler dans le système un "régulateur solaire", dont le
rôle est de garder la batterie saine. Ces raisons, jour pour jour,
poussent les chercheurs scientifiques à développer, à
améliorer et à optimiser l'exploitation des systèmes
photovoltaïques. Généralement, les travaux effectués
sont axés et orientés vers l'optimisation de la puissance du
système photovoltaïque:
> Par l'orientation du panneau photovoltaïque.
> Par la recherche du point de la puissance maximale
[MPPT].
> Par la régulation de la charge et de la
décharge de la batterie en introduisant un régulateur solaire
dans le système, qui est l'objectif du travail proposé.
L'évolution continue de l'électronique de
puissance, plus particulièrement les dispositifs de conversion de la
puissance « les convertisseurs DC/DC » et « les convertisseurs
DC/AC » a ouvert de nouveaux horizons de concevoir de nouveaux
schémas plus sophistiqués et moins encombrants, cela est
lié au fait que le rendement de ces dispositifs électroniques
influence directement sur le rendement et le coût global du
système photovoltaïque dans son ensemble. [2]
L'emploi de microcontrôleurs programmables comme cerveau
du régulateur s'impose vu leur fiabilité, leur faible
encombrement, et leur capacité d'être flashés facilement et
rapidement pour mettre à jour le programme.
2. Objectif du projet
L'objectif de ce travail est une contribution à la
réalisation d'un régulateur solaire qui permet le contrôle
continu de l'état de charge d'une batterie au plomb acide afin
d'augmenter sa vie. Cela est équivalent à une exploitation
à moindre coût de l'énergie solaire en garantissant une
plus grande fiabilité des panneaux et des batteries.
Le système à étudier est constitue d'un
module photovoltaïque qui peut délivrer une puissance continue de
crête de 50W est un étage de puissance constitué d'un
convertisseur DC-DC commandé par un signal PWM
généré par le microcontrôleur « PIC16F877
» .
La réalisation expérimentale a été
effectuée au Laboratoire d'Electrotechnique d'Institut des Sciences
Technologique d'Oum El Bouaghi.
2
3. Présentation du mémoire
Le présent document est constitué de quatre
chapitres et d'une introduction générale qui donne une
perspective générale du but envisagé :
> Le premier chapitre est consacré à un
rappel sur les notions de base des systèmes photovoltaïques :
principe de la conversion photovoltaïque, modélisation du module
photovoltaïque qui permet la détermination de la
caractéristique (I-V) et l'influence des déférentes
paramètres : éclairement, température, résistance
série.
> Dans le deuxième chapitre, nous avons
définie les paramètres de la batterie solaire disponible dans le
laboratoire, des notions de base qui facilitent la compréhension de
l'algorithme de charge que notre régulateur doit suivre.
> Le troisième chapitre, est constitué de
deux partie , dans la première, nous abordons l'analyse du convertisseur
DC-DC après la sélection de son type « série »
imposé par le système , après nous modélisons ce
convertisseur pour étudier son principe de fonctionnement en passant
ensuite à son dimensionnement en calculant ses différents
composants.
Dans la deuxième partie nous développons la
technique de commande « PWM », dans un premier lieu nous
définissons l'aspect de cette commande puis nous passons à la
configuration du PIC 16F877 pour qu'il puisse généré le
signal de commande « PWM » nécessaire au pilotage de
l'élément de puissance.
> Le quatrième chapitre, est divisé en deux
parties, la première partie est consacré à la
réalisation du dispositif expérimental ainsi que la description
de chaque bloc (bloc d'alimentation, bloc de commande, bloc de puissance).
La deuxième présente l'algorithme de commande
où on explique le déroulement du programme écrit qui est
validé par sa simulation dans l'environnement de «MPLAB IDE
».Le fonctionnement du système complet est validé par
captage du signal de commande «PWM» par un oscilloscope et
visualisation de l'état de charge de la batterie par une combinaison de
quatre LEDs.
> Dans la conclusion générale, nous
présentons un résumé de l'objectif du projet, les
difficultés rencontrées lors du dimensionnement et la
réalisation du dispositif expérimental.
Nous terminons par des idées et suggestions pour les
travaux futurs. On retrouve par la suite dans l'annexe des fiches techniques
des différents composants utilisés dans notre prototype ainsi un
guide d'utilisation du programmateur utilisé.
3
Chapitre I
Energie photovoltaïque
et
Principe de fonctionnement
|
1.1 Introduction
De par sa situation géographique, l'Algérie
dispose d'un gisement solaire énorme surtout dans le Sud du pays
(Tableau 1.1). La durée d'insolation sur la quasi totalité du
territoire national dépasse les 2000 heures annuellement et peut
atteindre les 3900 heures [3].
Toutefois, la complexité des procédés de
fabrication des modules photovoltaïques et les rendements de production
trop faibles entraînent des coûts très élevés,
qui freinent le volume des ventes.
Régions
|
Région côtière
|
Hauts Plateaux
|
Sahara
|
Superficies (%)
|
4
|
10
|
86
|
Durée moyenne d'ensoleillement
(H/an)
|
2650
|
3000
|
3500
|
Energie moyenne reçue (KWh/m2/an)
|
1700
|
1900
|
2650
|
Tableau 1.1: potentiel de l'énergie
photovoltaïque en Algérie.
1.1.1 Atlas solaire de l'Algérie
Le gisement solaire est un ensemble de données
décrivant l'évolution du rayonnement solaire disponible au cours
d'une période donnée. Son évolution peut se faire à
partir des données de l'irradiation solaire globale. Elle est
utilisée pour simuler le fonctionnement probable d'un système
énergétique solaire et donc faire le dimensionnement le plus
exact possible compte tenu des demandes à satisfaire [3],
[4].
A cet effet, concernant la mesure du rayonnement solaire en
Algérie, le réseau de mesures est peu dense relativement à
la superficie du territoire. Pour pallier aux insuffisances des réseaux
de mesures, des modèles sont proposés, ils sont basés
essentiellement sur l'utilisation des données
météorologiques en particulier la durée d'insolation.
Dans ce cadre , l'équipe de recherche en gisement
solaire du laboratoire « Evaluation du potentiel énergétique
», s'est assignée pour objectif le développement d'une
méthodologie qui a permis une estimation réaliste du gisement
solaire pouvant être exploité à des fins
énergétiques par les concepteurs de systèmes
solaires.[5]
4

Fig. (1.1) : Irradiation globale
journalière reçue sur plan horizontal au mois de juillet
Fig. (1.2) : Irradiation globale
journalière reçue sur plan horizontal au mois de
décembre
5

Fig. (1.3) : Irradiation directe
journalière reçue sur plan normal au mois de décembre :
Fig. (1.4) : Irradiation directe
journalière reçue sur plan normal au mois de juillet
La wilaya d'Oum El-Bouaghi située sur les hauts plateaux
est bien riche en matière d'énergie solaire,
particulièrement en été, la quantité varie entre 4
KWh/m2/jour en hiver et
6
peut atteindre 8,5 KWh/m2/jour en
été. C'est-à-dire elle reçoit autant
d'énergie par mètre carré de surface par jour pour
éclairer un endroit isolé.
Le besoin de points d'éclairage public dans de nombreux
sites isolés ou des sites difficilement raccordables au réseau
électrique associé à leurs faible consommation
d'énergie, a converti les lampadaires photovoltaïques en solution
d'éclairage pour de telles situations.
Le lampadaire incorpore d'une manière
générale un générateur photovoltaïque, une
batterie d'accumulateur qui accumule l'énergie produite pendant la
journée pour la restitue au luminaire pendant la nuit.
1.2 Effet photovoltaïque
Découvert en 1839 par le physicien français
Antoine. Becquerel, qui se demandait pourquoi certains matériaux
faisaient des étincelles lorsqu'ils étaient exposés
à la lumière. L'effet photovoltaïque correspond à
l'apparition d'une différence de potentiel entre les deux
côtés d'une jonction semi-conductrice sous l'action d'une
radiation lumineuse. Il resta longtemps considéré comme une
curiosité scientifique.
L'énergie photovoltaïque eut un regain
d'intérêt dans les années 1950 lors des premiers lancements
spatiaux de satellites puis lors des missions lunaires. Les crises
économiques des années 1970 (flambée des prix du
pétrole, 1973) puis les accidents de centrales nucléaires tels
ceux de Three Mile Island (USA, 1979) ou de Tchernobyl (URSS, 1986)
renforcèrent l'intérêt du grand public envers les
énergies renouvelables, en particulier l'énergie
photovoltaïque qui s'impose comme une des sources d'énergies
renouvelables les plus prometteuses. [6]
1.2.1 Principe de fonctionnement
Il existe différentes techniques permettant la
conversion directe de la lumière solaire en électricité,
la plus connue est la conversion photovoltaïque effectuée à
l'aide de matériaux semi-conducteurs tel que le silicium (Si), le
germanium (Ge), le sélénium (Se) ou les composés
semi-conducteurs tel que l'arséniure de gallium (GaAs), le tellurure de
cadmium (CdTe). Les cellules solaires de type GaAs sont très
coûteuses dans leur fabrication, leur utilisation est aujourd'hui
essentiellement limitée aux applications spatiales.
[6]
La majorité des cellules photovoltaïques sont
fabriquées à partir du silicium cristallin, car il possède
la caractéristique d'être non toxique contrairement au cadmium ou
au sélénium, en plus, il permet d'atteindre des
efficacités de conversion remarquables, il constitue environ 28% de
l'écorce terrestre sous forme de composés (silicates, silice), ce
qui en fait une source quasi inépuisable. [5]
7
La cellule solaire à semi-conducteur est un dispositif
permettant de débiter un courant électrique dans une charge
externe lorsque celui-ci est exposé à la lumière. Son
principe de fonctionnement se résume comme suit:
Lorsque la cellule est exposée au rayonnement solaire,
les photons d'énergie (Eph = hv )
pénétrant dans la cellule solaire transmettent leur
énergie aux atomes de la
jonction. Si cette énergie est suffisamment
élevée, elle peut faire passer les électrons de la bande
de valence à la bande de conduction du matériau semi-conducteur
et créer ainsi des paires «électron- trou». Les
électrons (charges N) et les trous (charges P), sont alors maintenus
séparés par un champ électrique qui constitue une
barrière de potentiel [6].
Si une charge est placée aux bornes de la cellule, les
électrons de la zone N rejoignent les trous de la zone P via la
connexion extérieure, donnant naissance à une différence
de potentiel et un courant électrique circule. Figure (1.5):

Fig. (1.5) : Principe de
Fonctionnement d'une cellule photovoltaïque.
Une cellule photovoltaïque reste l'élément
de base de toute générateur photovoltaïque quelle que soit
la puissance considérable demandée. Pour prévoir ses
performances, il est très important de connaître son modèle
mathématique.
Pour but de simulation et de conception, plusieurs chercheurs ont
étudié la cellule photovoltaïque en employant
différents modèles.
8
1.2.2 Modèle mathématique d'une cellule
photovoltaïque
Selon la figure (1.6), le courant généré par
la cellule photovoltaïque I est donné par :

Fig. (1.6): Circuit équivalent d'une
cellule photovoltaïque.
I I I +
V R I
s
= - -
ph D R
sh
|
(1-1)
|
V R I
+
I I q S
D s
= [exp(
AkT
|
)-1] (1-2)
|
Où :
Iph (A): le photo -courant.
I (A): le courant généré par la
photopile.
V (V) : la tension aux bornes de la
cellule.
Rs(?) : la
résistance série.
Rsh(?) : la résistance shunt.
Is (A) : le courant de saturation.
q : la charge de l'électron =1,6.10-19
C.
A : le facteur de qualité de la cellule.
K : la constante de boltzmanne = 1.38. 10-23
J/K.
T : la température de fonctionnement en
Kelvin.
Le facteur de qualité de la cellule A est
évalué par estimation, sa valeur est de 2 pour les cellules
cristallines et entre 1 et 2 pour les cellules amorphes. Si on ne trouve pas de
valeur imposée par le constructeur, la valeur de 1.3 est
suggérée en fonctionnement normal. [7]
1.2.3 Caractéristique courant -
tension
La courbe caractéristique d'une cellule PV
représente la variation du courant qu'elle produit en fonction de la
tension à ses bornes, depuis le court-circuit (tension nulle
correspondant au courant maximum produit) jusqu'au circuit ouvert (courant nul
pour une tension maximale aux bornes de la cellule).
Cette caractéristique I = f(V)
est identique à celle du module photovoltaïque, elle se
met sous la forme mathématique a partir des deux
équations (1.1) et (1.2) comme suit :
9
V R I
+ s s
V R I
+
I I I (q
= - (1-3)
ph s [exp 1]
) - -
AkT Rsh
Si on trace le courant (I) en fonction de la tension
(V) en aura une soustraction de deux courbes : (Iph) et
(ID) avec (Rsh est très grande).
caractiristique I=f(V)

4.5
3.5
2.5
0.5
1.5
5
4
3
2
0
1
(I)
(ID) (Iph)
0 5 10 15 20 25 30
Tension (V)
Fig. (1.7): La caractéristique I
(V) d'une cellule photovoltaïque.
1.2.4 Puissance maximale d'une cellule
photovoltaïque
Dans des conditions ambiantes de fonctionnement fixes
(éclairement, température, etc..), la puissance électrique
P disponible aux bornes d'une cellule photovoltaïque est
égale au produit du courant continu fourni I et la tension
continue V
Pour d'une cellule solaire idéal, la puissance maximale
Pmaxidéale correspond à la tension
de
circuit ouvert Vco multipliée par le
courant de court circuit Icc
+ 1 )
A k T I ph
I (V ) I V I
cc ph co
= = = =
0 ; ( 0 ) ln (
q I s
Pmaxidéale = V coIcc (1-4)
Où :
Pmax idéal e (W) : Puissance
mesurée aux bornes de la cellule photovoltaïque.
Vco (V): Tension de circuit ouvert
mesurée aux bornes de la cellule photovoltaïque.
I cc (A): Intensité de court-
circuit mesurée aux bornes de la cellule photovoltaïque.
En pratique, la courbe caractéristique d'une cellule
photovoltaïque est plus « arrondie », et la tension au point de
puissance maximale est inférieure à la tension de circuit ouvert
Vco, de même que le courant fournit est
inférieur pour cette même tension, au courant de court-circuit
Icc .Donc, avec une résistance série
Rs très faible et une résistance shunt
Rsh très élevée, on peut écrire
:
10
= - ? -
? qV ? ? (1-5)
P V I ph I s
?? exp ( AkT ) 1
?? ?? ??
Cette puissance est donc maximale au point définit par
dP dV = 0 soit :
(1.6)
qV q qV
I I
ph s s
- - - =
( exp ( ) 1 ) ( ) exp( ) 0
VI
AkT AkT AkT
La tension V max et le courant
Imax correspondant ou maximum de puissance, sont alors
données par :
( q V AkT ) ( q V AkT ) ( I ph I
s )
1 exp 1

+ = +(1.7)
max max
Donc :
I ( q Is V kT ) ( q V AkT )
max = max exp max (1.8)
Où :
Imax: Le courant correspondant au maximum de
puissance.
Vmax : La tension correspondante au maximum de
puissance.
Le produit Vmax .I max
donne la puissance maximale qui représente 80% environ du produit V
co . I cc [8].
1.3 Module photovoltaïque
Généralement, chaque cellule photovoltaïque
ne peut pas produire q'une tension continue nominale de 0,5V à 0,6V en
circuit ouvert et une puissance nominale voisine de1.5Wc.
Pour satisfaire les besoins des charges couramment
utilisées, il faut envisager un assemblage de plusieurs cellules
photovoltaïques soit en série soit en parallèle. Cet
assemblage forme ce qu'on appelle « module solaire » ou « module
photovoltaïque ».
Le dimensionnement du système solaire détermine
le nombre de modules à mettre soit en parallèle afin
d'accroître le courant en conservant la tension, soit en série
afin d'augmenter la tension en conservant le courant, et pour avoir une
satisfaction en courant et en tension, un groupement mixte « série-
parallèle » est obligatoire.
Généralement, un module composé de 36
cellules en silicium cristallin est adapté pour la charge d'une batterie
de 12 V.
11

Fig. (1.8): Module photovoltaïque

Ii
+
-
N
+
-
+
-
Fig. (1.9) : Groupement des cellules
photovoltaïques en série
I
Ii
V
+
+
-
R'
'
Vi
I
R
'
NS Vi
Vi
V (V)
I(A)
NSVi
I
1/R
I(A)
NpIi
Np
Vi
V (v)
Fig. (1.10) : Groupement des
cellules photovoltaiques en parallèle
L'équation (1-3), montre que le courant
débité par le module photovoltaïque dépend du photo
courant qui dépend lui-même de l'éclairement et de la
température de fonctionnement.
La figure (1.11) montre la courbe de la caractéristique
courant- tension du module photovoltaïque, pour un éclairement de
1000W/m2 et une température de fonctionnement
12
de C
25 , la valeur de la charge RL aux bornes du module
détermine le point de
0
fonctionnement :
caractéristique I=f(V)

5
4.5
4
3.5
(1)
2.5
3
2
(3)
(2)
0.5
0
1.5
1
0 5 10 15 20 25 30
Tension (V)
Fig. (1.11) : Caractéristique courant-
tension du module photovoltaïque. E=1 000W/m2,
T=25°C
> La zone (1): où le courant reste constant quelle que
soit la tension. Dans cette région, le générateur
photovoltaïque fonctionne comme un générateur de courant.
> La zone (2): se distingue par une variation de courant
correspondant à une tension presque constante, dans cette région,
le générateur est assimilable à un
générateur de tension.
> La zone (3) : correspondant au coude de la
caractéristique, c'est la région intermédiaire entre les
deux zones précédentes, elle représente la région
préférée pour le fonctionnement du
générateur où le point optimal (caractérisé
par une puissance maximale) peut être déterminé.
1.3.1 Influence de l'éclairement et de la
température
Le fonctionnement des cellules photovoltaïques dépend
des conditions d'ensoleillement et de température à la surface de
la cellule photovoltaïque.
La figure (1.12) montre l'influence de l'éclairement sur
la caractéristique courant tension d'une cellule photovoltaïque
à une température constante.
On remarque que la tension Vco ne varie que
très peu en fonction de l'éclairement,
contrairement au courant de court circuit Icc
qui augmente fortement avec l'éclairement.
13
caractéristique P=f(V)

100
1 000w/m2 800w/m2 500w/m2 400w/m2
60
50
40
30
20
10
0
90
80
70
0 10 20 30
tension (V) caractéristique I=f(V)

5
4.5
4
3.5
3
2.5
2
1.5
1
0.5
0
0 10 20 30
Tension (V)
Fig. (1.12) Influence de l'éclairement,
à T=25° C.
La figure (1.13) montre l'influence de la température sur
la caractéristique courant tension d'une cellule photovoltaïque
pour un éclairement donné.
On remarque que lorsque la température augmente, la
tension du circuit ouvert Vco diminue alors que le courant de court
circuit Icc augmente.
caractéristique P=f(V) caractéristique I=f(V)
0 10 20 30
tension (V)
0 10 20 30
Tension (V)

100
40
90
80
70
60
50
30
20
10
0
100°C 50°C 25°C 20°C
4.5
2.5
0.5
3.5
1.5
4
2
5
3
0
1
Fig. (1.13) : Influence de la
température pour un éclairement E=1000W/m2. 14
1.3.2 Influence de la résistance
série
La résistance série est due aux
différentes résistances électriques que le courant
rencontre sur son parcoure, elle représente la résistance du
semi-conducteur constituant la jonction ainsi que tout les contactes
métalliques. Elle influe sur la pente de la caractéristique dans
la zone où la cellule photovoltaïque se comporte comme un
générateur de tension, quand elle augmente, le courant de
court-circuit Isc diminue ainsi la pente de la courbe
I=f (V) diminue également.
La figure (1.14) montre les différents courbes I
(V) et P (V) obtenues pour quatre valeurs de la résistance
série :(Rs =0.05? , 0.04?, 0.03?, 0.01 ?).
caractéristique P=f(V)
|
caractéristique I=f(V)
|

100
40
90
80
60
50
30
20
70
10
0
Rs=0.05 Rs =0. 04 Rs=0.03 Rs=0.01
5
4.5
4
3.5
3
2.5 2 1.5 1
0.5
0
|
|
0 10 20 30
0 10 20 30
Fig. (1.14.) : Influence de
la résistance série Rs (E=1000W/m2,
T=25°C).
La résistance shunt est généralement
très élevée, son influence se traduit par une augmentation
de la pente de la puissance dans la zone où la cellule
photovoltaïque fonctionne comme une génératrice à
courant constant.
1.4 Différents types d'une installation
photovoltaïque
Les modules photovoltaïques sont les éléments
principaux d'une installation soit autonome soit raccordée au
réseau.
a) Installation raccordée au
réseau
Les installations photovoltaïques sont raccordées au
réseau électrique grâce à un onduleur, qui
convertisse le courant continu d'origine photovoltaïque en courant
alternatif.
15
L'électricité produite est directement
utilisée par la charge ou injectée dans le réseau
électrique.
b) Installation autonome
Dans le cas où l'énergie photovoltaïque
doit assurer la totalité des besoins en électricité, il
est nécessaire de la stocker pour les périodes non
ensoleillées. Ce stockage est généralement assuré
par des batteries d'accumulateurs qui accumulent l'excédent
d'électricité produit puis le restituent en cas de besoin. La
présence d'un régulateur est nécessaire pour
protéger les batteries contre les surcharges et les décharges
profondes.
Ce type d'installation est bien adapté aux "petits"
besoins d'électricité, il couvre un domaine d'applications
très large: télécommunication, signalisation terrestre
(routière), pompage, électrification rurale, et utilisation grand
public (montres, calculatrices)...
Une installation autonome doit être dimensionnée
de façon à pouvoir fournir l'énergie nécessaire
à la charge, et ceci après plusieurs jours de mauvais temps.
1.5 Conception d'un système
photovoltaïque
L'installation photovoltaïque la plus simple que l'on
puisse concevoir se compose d'un champ photovoltaïque formé d'un ou
plusieurs modules connectés en série ou en parallèle, et
d'une charge qui utilise directement l'énergie produite figure (1.15)
:

Fig. (1.15) : Liaison directe d'un
générateur photovoltaïque à une charge
Une telle installation a le mérite d'être simple
mais elle ne fournit un effet utile que pendant les périodes
ensoleillées. Elle ne convient que pour quelques applications, notamment
dans les applications de pompage, car il est possible de remplir un
réservoir d'eau pendant les périodes ensoleillées et de
l'utiliser en dehors de ces périodes.
Cette installation n'assure pas une utilisation optimale de
l'énergie photovoltaïque, on doit veiller lors de la conception
d'une installation à choisir les éléments tels qu'une
adaptation raisonnable se réalise spontanément dans toutes les
conditions d'utilisation (niveau
16
d'ensoleillement, température ambiante, la demande de
la charge...). On est donc amené à ajouter entre la source et la
charge un circuit d'interface, généralement un convertisseur
électronique de puissance où les pertes occasionnées par
ce circuit seront compensées par une meilleure exploitation de
l'énergie photovoltaïque.
Compte tenu des fluctuations permanentes des conditions de
fonctionnement, il faut aussi prévoir un système de commande
automatique, ainsi que divers capteurs : de courant, de température,
etc....
En plus, pour assurer une meilleure autonomie au
système, il faut ajouter un élément de stockage
d'énergie.
Généralement, un système
photovoltaïque comprend les différents éléments
indiqués par la figure (1.16), où chaque élément
doit être déterminé en fonction des contraintes techniques
et économiques.

Régulateur Charge continu
Charge alternative
DC
DC
DC
AC
Générateur PV
Batterie
Fig. (1.16) : Schéma synoptique d'un
système photovoltaïque avec batterie de stockage
1.6 Avantages et inconvénients
a) Avantages
> La technologie photovoltaïque se caractérise par
une haute fiabilité, c'est la raison de son utilisation sur les engins
spatiaux.
> Le caractère modulaire des panneaux
photovoltaïques permet un montage simple et adaptable aux divers besoins
énergétiques, on peut dimensionner les systèmes
photovoltaïques pour des applications de puissances allant du milliwatt au
KiloWatt.
> Le fonctionnement d'une installation photovoltaïque
ne demande ni combustible, ni transport, ni personnel hautement
spécialisé, ce qui rend le coût de fonctionnement
très faibles
17
> La technologie photovoltaïque présente des
qualités sur le plan écologique car le produit est fini est non
polluant, silencieux et n'entraîne aucune perturbation du milieu.
b) Inconvénients
> La fabrication du module photovoltaïque relève
de la haute technologie et requiert un coût élevé.
> Le rendement réel de conversion d'un module est
faible.
> Lorsque le stockage de l'énergie électrique
sous forme chimique (batterie) est nécessaire, le coût de
l'installation photovoltaïque est accru. Toutefois, la fiabilité et
les performances du système restent équivalentes pour autant que
la batterie et les composants de régulation associés soient
judicieusement choisis.
1.7 Conclusion
L'application des systèmes photovoltaïques n'est
pas limité aux systèmes isolés, mais peut être
utilisée localement au niveau domestique, donc une optimisation
d'utilisation d'énergie est indispensable.
Afin d'assurer une meilleure autonomie à
l'installation, on doit l'équiper par des accumulateurs solaires dont le
processus de charge et de décharge doit être effectuer selon un
algorithme de charge efficace et très sophistiqué d'où
l'objectif du deuxième chapitre.
18
Chapitre II
Stockage d'énergie
Et
Algorithme de Charge
2.1 Introduction
Puisque la demande d'énergie dans les applications
photovoltaïques ne coïncide pas toujours avec sa production, il est
donc nécessaire d'avoir un élément de stockage pour
stocker l'énergie produite. Cet élément est
généralement constitué des batteries d'accumulateurs
électrochimiques et rechargeables, capables de stocker l'énergie
électrique sous forme chimique puis la restituer à chaque demande
grâce à la réversibilité de la transformation.
[9].
Généralement, les batteries solaires sont
très coûteuses, elles doivent être utilisées avec
prudence afin de prolonger leur vie sans procéder à un entretien
plus fréquent.
Dans ce chapitre, nous définissons les
déférentes technologies des batteries d'accumulateurs, leurs
caractéristiques et leur principe de fonctionnement pour arriver
à la fin au choix de l'algorithme de charge à
implémenter.
2.2 Différentes technologies
d'accumulateurs
Il existe plusieurs types d'accumulateurs électrochimiques
au (Pb, Cd-Ni, Ni-Zn,). Toutefois les plus anciens et les plus couramment
utilisés sont ceux réalisés au plomb et au nickel cadmium.
Dans le domaine solaire, les accumulateurs au plomb sont les plus
utilisés car ils peuvent résister à de nombreux cycles de
charge et de échange sans être endommagés.
2.2.1 Accumulateurs au nickel -cadmium
Les accumulateurs au nickel -cadmium sont constitués d'une
électrode cadmium et d'une électrode nickel plongée dans
un électrolyte alcalin, la tension nominale par élément
est 1.2V.
Ils peuvent subir sans dommage des décharges profondes.
Cependant, un des leurs inconvénients majeurs est l'autodécharge;
ils se chargent difficilement à faible courant [10].
Leur coût très élevé limite leur utilisation dans
les petits systèmes photovoltaïques [11].
2.2.2 Accumulateurs au plomb
Les batteries au plomb, bien que connue depuis plus de cent
ans, offrent actuellement et pour de longues années encore la meilleure
réponse en termes de pris, rendement, et durée de vie. Elles ont
subies de sérieux perfectionnement en raison de leurs applications dans
le domaine automobile. Typiquement, on les trouve en trois types :
« Flooded lead-acid type », «Gelled electrolyte
type », et «Absorbed glass mat (AGM) type ». Ils sont
différenciés par la forme de l'électrolyte
[12], [11].
19
Pour le premier type, souvent désigné sous le
nom « type ouvert », l'électrolyte est un liquide et il peut
être renouvelé, c'est le type le plus utilisé dans les
applications photovoltaïque, La tension nominale par élément
est de 2V.
Pour les deux derniers type, généralement
désigné sous le nom « Sealed lead-acid » ou
« Valve-Regulated Lead-Acid » (VRLA), l'électrolyte
est gélifié ou a recombinaison de gaz. Ils sont étanches,
elles ne nécessitent pas l'addition de l'eau et peuvent fonctionner dans
toutes les positions. On les trouve dans des capacités
inférieures aux celles de type «ouvert ».
Les accumulateurs aux plombs sont des
générateurs électriques qui utilisent les
propriétés électrochimiques d'un couple oxydant-
réducteur dans une solution sulfurique dont la densité varie en
fonction de l'état de charge de la batterie [13]:
PbO2 / H2SO4/ Pb

Fig. (2.1) : Vue interne d'une batterie au
plomb
L'électrode négative est une grille en alliage
Pb/ Sb dont les alvéoles sont remplies de plomb spongieux
Pb. L'électrode positive est une grille
identique à la précédente remplie de dioxyde de plomb
PbO2 figure (2.1). L'électrolyte est une
solution d'acide sulfurique concentré. Le séparateur est un
isolant pour éviter le court-circuit entre les plaques :«laine de
verre ou plastique perforée »qui doit présenter une bonne
résistance chimique à l'acide sulfurique.
Dans le cas d'une batterie complètement chargée,
l'électrolyte se compose de 25% d'acide sulfurique et de 75% d'eau
[14].
20
La technologie plomb pour le photovoltaïque possède
les avantages suivants [10] : > Bon rapport qualité-
prix.
> Longévité.
> Faible entretien.
> Bonne tenu aux températures externes.
> Charge possible au faible courant.
2.3 Principe de fonctionnement de l'Accumulateurs au
plomb
L'accumulateur au plomb est un siège des
réactions chimiques au niveau des deux électrodes :
L'électrode positive est cathode durant la décharge et anode
durant la charge. L'électrode négative, de façon
complémentaire, est anode durant la décharge et cathode durant la
charge.
2.3.1 Réactions chimiques
Pendant la décharge, les réactions s'effectuent de
la manière suivante:
Au niveau de l'électrode positive :
(réduction à la cathode) PbO H e Pb H O
+ 4 + + 2 - ? + + 2 (2-1)
2
2 2
Pb 2 + SO ? PbSO
+ (2-2)
2-
4 4
Au niveau de l'électrode négative:
(oxydation à l'anode)
Pb ? Pb + + 2 e -
2 (2-3)
Pb 2 + SO - ? PbSO
+ (2-4)
2
4 4
On remarque que la décharge de l'accumulateur au plomb
consomme les solides des deux électrodes et les ions H+ de
l'électrolyte (le PH augmente), ainsi une double sulfatation (formation
de PbSO4) se produit aux niveaux des deux électrodes.
Pendant la charge, les réactions s'effectuent d'une
manière inverse, où les solides des deux électrodes se
forment ainsi que les ions H+ de l'électrolyte (le PH
diminue).
La double réaction ci-dessous indique très
sommairement le cycle des transformations chimiques réversibles.
PbO Pb H SO PbSO H O
2 2 2 (2-5)
2 2 4 4 2
+ + ? +
21
2.4 Caractéristiques électriques des
batteries d'accumulateurs
Les propriétés des batteries sont l'objet d'une
terminologie qu'il est important de définir afin d'éviter les
confusions.
a) Capacité standard d'un
accumulateur
On appelle capacité la quantité
d'électricité qu'un accumulateur chargé peut fournir, elle
est exprimée en ampères-heures [Ah], c'est-à-dire le temps
(en heures) pendant lequel l'accumulateur peut délivrer une certaine
intensité de courant avant d'être déchargé en
dessous d'une tension limite de décharge (généralement 1
.8V/Cell) multiplié par cette intensité de courant.
b) Taux de charge/décharge
Le taux de charge ou de décharge
Crate est le rapport entre la capacité
nominale de la batterie et le temps de charge ou de décharge
exprimé en heures. Par exemple, le taux de décharge d'une
batterie de capacité 100Ah qui fournit un courant de 10A pendant 10
heures, est C/10.
Ce taux influe sur le pourcentage de
récupération de la capacité de la batterie qui diminue
pour un régime de charge plus élevé (I >
C/10), et qui augmente pour un régime de charge plus faible
(I <C/10). [15].
c) Etat de charge `SOC'
L'état de charge instantané
(SOC) en anglais
«State Of
Charge» ; exprimé en pourcentage est la
quantité de charge qui peut être restituée par rapport
à la capacité à pleine charge, il vaut donc 100% dans le
cas d'une batterie complètement chargée.
L'estimation de l'état de charge d'une batterie est un
problème qui intéresse au plus haut point l'utilisateur, et qui
est malheureusement très difficile.
d) Cycle Profond
On appelle cycle une décharge pas nécessairement
complète suivie d'une charge jusqu'à l'état de charge
initial. Les performances d'une batterie s'évaluent en nombre de cycles
que celle- ci peut fournir à une profondeur de décharge
déterminée [11].
22
Dans le domaine solaire, on utilisé des batteries dite
«Cycle Profond » en anglais « Deep
-Cycle » car elles peuvent être déchargées
à plus de 50% de la capacité nominale, inversement pour les
batteries de démarrage qui ne se déchargent que de quelque pour
cents avant d'être rechargée.
e) Tension limite de décharge
LVD
Il s'agit de la tension minimale Vmin, que le
régulateur permet à la batterie d'atteindre, afin d'éviter
que celle-ci ne soit pas endommagée « sulfatation de la batterie
». Typiquement cette valeur est de l'ordre de 10.8V/Cell
[11].
f) Tension de régulation VR
Pendant le processus de charge, la tension de la batterie
augmente. Les constructeurs des batteries définissent une tension de
régulation VR inférieure à la
tension de gazéification. Cette tension est la valeur maximale que le
régulateur permet à la batterie de l'atteindre à une
température donnée [11], elle peut être
dépassée légèrement à la fin de charge, car
une légère gazéification ne détériorera pas
les batteries de façon significative, et peut même s'avérer
utile parce que les bulles formées mélangent l'électrolyte
et éliminent ainsi la différence de concentration dans
celui-ci.
Par contre, en cas d'une gazéification trop
fréquente, on risque d'une dégradation des deux électrodes
et une concentration de l'électrolyte « perte d'eau »
[15], [16].
La tension VR est une tension
très critique sa détermination est très difficile, car
elle dépend des conditions internes de la batterie, les constructeurs et
les utilisateurs des batteries visent toujours à la choisir d'une
manière exacte afin d'aboutir aux performances désirées
2.5 Charge et décharge d'un accumulateur au
plomb En réalisant la liaison Module -Batterie figure (2.2)
:

Module PV
Ib
Batterie
E, Rb
Fig. (2.2) Connexion directe d'un panneau
photovoltaïque et d'une batterie 23
L'équation la plus simple qui décrit la relation
entre la tension de la batterie Vbat et le courant de
charge 'b est donnée par :
Vbat= E + Rb 'b. (2-4)
Où :
Vbat: tension aux bornes de la batterie
Rb. Résistance interne de la batterie.
'b : courant de charge.
E: tension à vide (f.e.m).
Le point de fonctionnement est déterminé par
l'intersection des deux courbes caractéristiques ' =
f(V)et 'b = f(Vbat)
figure (2.3).
caractéristique I=f(V)

5
4.5
4
3.5
3
2.5
2
1.5
1
0.5
0
0 5 10 15 20 25 30
Tension (V)
Fig. (2.3) : Point de
fonctionnement du système panneau-batterie sous un éclairement
de 1000W/m2;(Rb = 1 ? )
En conditions normales de fonctionnement, la tension aux
bornes d'un élément d'accumulateur au plomb est avoisine de 2V;
sa valeur varie entre 1 ,8V/Cell à 2,4 V/Cell suivant le type de la
batterie et son état de charge :
Pendant la charge :
Pendant la charge, le sulfate de plomb
PbSO4 formé au niveau des deux
électrodes se converti au PbO2
(électrode positive) et au Pb
(électrode négative) et les ions de sulfate se retournent dans la
solution pour former l'acide sulfurique. Pendant cette phase, la concentration
de l'acide augmente et la tension de la batterie
Vbat croit également avec le temps,
quand elle atteint une tension suffisamment élevée, «
tension de gazéification », l'électrolyse de l'eau
24
contenue dans la batterie devient trop rapide et un
dégagement gazeux (oxygène et hydrogène) aura lieu
à l'intérieur de la batterie.
En fin de charge, la tension
Vbat augmente rapidement, donc on doit limiter le courant
de charge pour maintenir la tension de la batterie à une tension VR
inférieure à la tension de gazéification. Si on trace en
fonction du temps la différence de potentielle entre les deux bornes de
la batterie figure. (2.4), on constate qu'après un court régime
transitoire elle s'établit aux environs de 2,2V. En fin de charge (le
point « M » (2.4 V/Cell)), on remarque un accroissement rapide de la
tension.
Pendant la décharge :
Quand la batterie se décharge, les matériaux
actives: le dioxyde de plomb au niveau de l'électrode positive et le
plomb spongieux au niveau de l'électrode négative
réagissent avec l'acide sulfurique pour former le sulfate de plomb
PbSO4 et de l'eau H2O.
Pendant cette phase, la concentration de l'acide
décroît et la tension de la batterie Vbat
décroît également avec le temps; si elle dépasse une
certaine valeur définit par les constructeurs VLVD, ceci peut
attaquer les plaques (formation du sulfate de plomb
PbSO4), qui n'est plus détruit par la suite;
ce phénomène aura comme conséquences : sulfatation de
l'accumulateur qui entraîne une perte de capacité, et
vieillissement de la batterie.
Pendant la décharge, la tension de la batterie varie en
fonction du temps, figure (2.4), on remarque que pendant une assez longue
période d'utilisation, elle reste constante à une valeur proche
de 2V/Cell. À partir du point « N » (1
,8V/Cell) elle diminue brusquement, donc, il faut interrompre la
décharge de la batterie pour éviter sa sulfatation.


V/Cell V/Cell


Décharge
2V
N
Charge
M
2V


t (h) t (h)
Fig. (2.4): allure du processus de charge et
de décharge d'une batterie au plomb. 25
2.6 Conception d'un régulateur de
charge
Dans une installation photovoltaïque autonome, le
régulateur de charge est généralement monté soit en
série, soit en parallèle « shunt ».
2.6.1 Régulateur shunt
La figure (2.5) montre une structure shunt d'un régulateur
solaire, le régulateur shunt contrôle la charge de la batterie en
court-circuitant le module photovoltaïque sans aucun risque.
Tous les régulateurs shunt exigent la présence
d'une diode anti-retour en série entre la batterie et
l'élément shunt afin d'empêcher le court-circuit de la
batterie.
Diode anti-retour

Elément shunt
Contrôle de charge
Contrôle LVD
Fig. (2.5) : Conception d'un régulateur
shunt
Typiquement le régulateur shunt peut fonctionner selon
deux techniques de contrôle:
1. La première technique est une simple interruption
«on/off» « shunt interrupting design», quand la
tension Vbat atteint la tension de
régulation VR , le régulateur
déconnecte complètement la batterie du panneau
photovoltaïque, puis il la reconnecte si sa tension diminue
à la valeur VARV (array reconnect voltage).
Cette opération continue de cette manière jusqu'à ce que
la batterie s'approchera de la pleine charge figure (2.6.b).
2. La deuxième méthode« shunt linear
design»; si la tension Vbat atteint la valeur VR,
l'élément shunt interrompe le courant de charge d'une
manière linéaire, figure (2.6.a) afin de maintenir la tension
Vbat à une tension fixe.
26

Fig. (2.6) : Schéma
fonctionnel du régulateur shunt.
2.6.2 Régulateur série
Comme son nom l'indique, ce type fonctionne en série entre
le générateur photovoltaïque et la batterie. La figure (2.7)
montre une structure électrique typique d'un contrôleur
série.
Elément Série

Contrôle de charge
Contrôle LVD
Fig. (2.7): Conception d'un régulateur
série
Le régulateur série peut fonctionner selon
plusieurs méthodes soit:
1. Par une interruption série «Series-
Interrupting-Design» où le régulateur déconnecte
complètement la batterie du panneau photovoltaïque si sa tension
atteint la tension de régulateur VR, puis il la
reconnecte si sa tension diminue à la valeur
VARV. [12]. [16].
2. Par limitation linéaire du courant de charge
«Series-Linear -Design» afin de maintenir la tension de la
batterie à la valeur VR.
27
3. Par une technique PWM «series -Interrupting, PWM
Design». Cette technique est caractérisée par la
présence d'un élément de puissance entre le panneau
photovoltaïque et la batterie, cet élément de puissance
s'ouvre et se referme par un signal de commande « PWM »
d'une fréquence constante et d'un rapport cyclique variable. Cette
technique de commande hache le courant généré par le
panneau photovoltaïque en impulsions afin de réguler la
quantité de la charge dans la batterie. Si la tension de la batterie
augmente, la largeur d'impulsion diminue, et le courant de charge diminue
également. [16]
2.7 Choix de l'algorithme de charge
Avant de procéder à la charge d'une batterie, il
est nécessaire de préciser son type, la façon de sa
décharge, le temps nécessaire pour sa charge, sa
température extrême de fonctionnement et sa tension
nominale. [16]
En pratique, on trouve plusieurs méthodes pour charger
les batteries au plomb; les plus courantes sont:
> Charge à tension constante.
> Charge à courant constant.
2.7.1 Charge à tension constante
Par cette méthode, le régulateur contrôle
le courant de charge de telle sorte que la tension de la batterie soit
maintenue à un niveau de régulation VR. Au début,
la batterie se charge par un courant de valeur acceptable
`généralement le maximum de courant' ensuite, il diminue
graduellement afin de maintenir la tension constante aux bornes de la batterie.
Cette méthode est très efficace surtout dans le cas où le
banc batterie est petit. [15], [16].
2.7.2 Charge à courant constant
Cette méthode est très efficace surtout dans le
cas où le banc batterie est grand. Dans ce cas, le régulateur
fonctionne comme un interrupteur on/off, il contrôle la tension de la
batterie, jusqu'à ce qu'elle atteint une valeur
prédéterminée VR (voltage régulation)
où il interrompre le courant de charge. Le module PV demeure
déconnecter de la batterie jusqu'à où la tension de cette
dernière diminue à une valeur AR V (Array Reconnect
Voltage) et le courant de charge se rétablit. Ainsi la tension de
la batterie bascule entre ces deux seuils.
28
Cette méthode est caractérisée par une
rapidité de charge avec une difficulté de charger
complètement la batterie surtout dans le cas où le banc batterie
est très petit par rapport à la taille du
générateur photovoltaïque [15], [16].
2.7.3 Algorithme de charge en trois
étapes
Les utilisateurs des batteries ont remarqué qu'il
existe une grande différence entre les deux méthodes de charges
citées précédemment, où chacune a ses avantages et
ses inconvénients. Pour aboutir aux meilleures performances, ils ont
distingué qu'ils peuvent combiner ces deux méthodes en un seul
algorithme dit : « Algorithme de charge en trois étapes » en
anglais «threestate charge algorithm», où une phase
de charge à courant constant est suivie par deux phases de charge
à tension constante [15] :
> Bulk ou charge normale.
> absorption charge ou égalisation.
> Float ou fin de charge.
Cet algorithme intègre les avantages du charge à
courant constant : d'égaliser et de charger rapidement la batterie et
les avantages de charge à tension constante : d'un contrôle
performe du surcharge. Pour faciliter la compréhension de cet
algorithme, on doit d'abord définir les paramètres de la batterie
au plomb acide disponible dans notre laboratoire.
Paramètre
|
Description
|
Valeur
|
VN
|
Tension nominale
|
12V
|
C
|
Capacité de la batterie
|
100Ah
|
VLVD
|
Tension minimale de la batterie
|
10.8V
|
VR
|
Tension de régulation
|
14.4V
|
Vfloat
|
Tension float
|
13.2V
|
Ioct
|
Courant de fin d'overcharge
|
100mA
|
TC
|
Coefficient de température par cellule
|
-3.9Mv/°C
|
Tmin
|
Température minimale
|
-10° C
|
Tmax
|
Température maximale
|
+50° C
|
Tableau 2.1 : paramètres de la batterie
utilisée. 29
a) Bulk charge
« Bulk charge » est un mode de charge a
courant constant, il représente la première étape du cycle
de charge à suivre où le panneau photovoltaïque charge une
batterie dechargée par le maximum de courant permit.
Pendant ce mode de charge, la tension aux bornes de la
batterie Vbat augmente graduellement. Ce mode de charge
assure une récupération rapide de la capacité de la
batterie [15].
Quand la tension Vbat atteint la valeur
VR le processus de charge passe au deuxième mode de charge.
b) Absorption charge ou
égalisation
Pendant la phase d'égalisation, la tension de la batterie
doit être maintenue à la valeur de régulation VR
afin de compléter la charge de la batterie et éviter
l'overcharge.
La fin de cette phase aura lieu quand la capacité de la
batterie s'approche de sa totalité et le courant de charge se diminue
à la valeur Ioct. .
Le début d'une surcharge dépend du taux de charge
Crate, il est indiqué par l'augmentation pointue de
la tension de la cellule figure (2.8)
V/Cell

C%
Fig. (2.8):
Caractéristique surcharge aux différents taux de charge
Crate. 30
On remarque que lorsque Crate augmente, le
pourcentage de la capacité à récupérée
diminue. On note qu'une mauvaise détermination de la tension VR
causera une d'hydratation et diminution de la vie estimée de la
batterie.
Type de la batterie au plomb 12V
|
batterie (Flooded Lead-Antimony)
|
batterie (Flooded Lead- Calcium)
|
batterie (VRLA -GEL)
|
batterie (VRLA -A GM)
|
Tension de régulation VR à 25°C
|
14.4-14.8
|
14.0-14.4
|
14.0-14.2
|
14.1-14.4
|
Tableau 2-2 : tension de régulation pour
les différents type des batteries au plomb
c) Float charge
Quand le courant de charge atteint la valeur
Ioct le processus de charge entre dans la troisième
et la dernière phase de l'algorithme de charge qui est le «
float charge ». Cette étape est une étape
d'entretien où la tension de la batterie est réduite à un
niveau juste suffisant Vfloot afin de compenser
l'autodécharge des cellules. Et le courant de charge devenue très
faible et presque constant, c'est l'état de pleine charge.
Les deux figures : Fig. (2.9) et Fig. (2.10)
illustrent mieux l'algorithme de charge en trois étapes :

Fig. (2.9) : Algorithme de charge en trois
phase.
31

Fig. (2.10) : évaluation de la tension
et du courant au cours de charge
2.8 Discontinuité de la charge
Quant la tension Vbat atteint la valeur
VLVD, le régulateur doit déconnecter toute
charge afin de protéger la batterie d'une décharge profonde. La
charge demeure déconnecter de la batterie jusqu'à où elle
sera rechargée de nouveau.
2.9 Conclusion
Les batteries d'accumulateur au plomb acide « Deep
Cycle » représentent plus de 90% de la production mondiale, vu
à leur adaptation à tout type d'application et à leur
coût comparable aux batteries au nickel cadmium. Néanmoins, elles
sont très coûteuse, et nécessitent un contrôle
continu de leur état de charge afin de les protéger et de
prolonger leur vie.
L'implémentation de l'algorithme de charge en trois
étapes décrit dans ce chapitre nécessite une technique de
commande plus sophistiquée afin d'adapter le courant fourni par le
panneau PV à la batterie. Le mauvais choix de la technique de commande
influe sur les performances du système photovoltaïque.
32
Chapitre III
Commande du convertisseur
DC-DC
3.1 Introduction
L'implémentation de l'algorithme de charge trois stage
décrit dans le chapitre précèdent nécessite
l'interposition d'un régulateur de charge qui doit surveiller
l'état de charge de la batterie afin de la protéger contre les
surcharges et les décharges excessives.
Le régulateur en question est a base d'un
microcontrôleur PIC16F877 ,capable de générer un signal
PWM « Pulse Width Modulation » pour commander un
convertisseur de puissance continu- continu dont les pertes sont aussi faibles
que possible.
3.2 Convertisseur continu - continu
Le convertisseur continu-continu (DC-DC converter)
est un convertisseur de courant (ou de tension) continu, statique, qui permet
d'obtenir à partir d'une source de courant (ou de tension) continu de
valeur fixe une tension continûment variable figure (3.1):

Fig. (3.1): Convertisseur continu- continu
Le tableau (3-1) donne les différents types des
convertisseurs DC-DC. Les trois premiers sont les plus fondamentaux, ils sont
largement utilisés à cause de leur faible complexité
[17]. (Voire annexe (g)).
Type
|
Fonction
|
Inductance
|
Interrupteur de puissance
|
Diode
|
Transformateur
|
Complexité
|
Buck
|
Abaisseur
|
Oui
|
1
|
1
|
Non
|
Faible
|
Boost
|
Elévateur
|
Oui
|
1
|
1
|
Non
|
Faible
|
Buck- boost
|
Elévateur Abaisseur
|
Oui
|
1
|
1
|
Non
|
Faible
|
Flyback
|
Elévateur Abaisseur
|
Non
|
1
|
1
|
Oui
|
Moyenne
|
Half forward
|
Elévateur Abaisseur
|
Oui
|
1
|
1
|
Oui
|
Moyenne
|
Push pull
|
Elévateur Abaisseur
|
Oui
|
2
|
2
|
Oui
|
Forte
|
Demi pont
|
Elévateur Abaisseur
|
Oui
|
2
|
4
|
Oui
|
Forte
|
pont
|
Elévateur Abaisseur
|
Oui
|
4
|
4
|
Oui
|
Très forte
|
Tableau (3-1) : Différents types des convertisseurs
DC-DC.
33
Lors de l'élaboration de notre projet, nous avons
utilisé un générateur photovoltaïque constitué
d'un seul module PV de tension à vide : Vco = 21.6V
et de courant de court-circuit
Icc = 3 .05A destiné à charger une
batterie d'accumulateurs (Source de tension réversible en
courant) avec une tension nominale de 12V. Ainsi le choix d'un
convertisseur série « buck » s'impose.
Le rôle du convertisseur série est de diminuer une
tension d'entrée vue à la sortie du panneau photovoltaïque.
Il se compose des éléments suivants [18]:
· Interrupteur Semi-conducteur de puissance
· Diode de roue libre
· Filtre passif de type passe-bas
Le placement de ces éléments influe sur la tache
du convertisseur : « abaisseur, élévateur,
élévateur -abaisseur ».
3.2.1 Interrupteur Semi-conducteur de
puissance
Généralement, cet interrupteur est un
dispositif électronique commandé à la fermeture et/ou
à l'ouverture (ex : Transistors, Mosfets, GTO, ).
Généralement, il s'ouvre et se ferme par un signal rectangulaire
à largeur réglable. La commutation entre l'état de
fermeture et d'ouverture se fait souvent à des fréquences
élevées pour augmenter les performances dynamiques de la
réponse. En outre, pour réduire la taille des
éléments de stockage (inductifs et capacitifs)
[17]
Les temps de fermeture et d'ouverture présente le fameux
rapport de réglage appelé : rapport cyclique (Duty
Cycle) tel que :
TON =DT (3-1)
TOFF = (1-D) T (3-2)
Où
D : Le rapport cyclique (sans unité)
T : La période de commutation (en sec)
Pour une commutation des tensions élevées
à des hautes fréquences, les transistors de type MOSFET
représentent un bon choix, car à l'état passante leur
résistance série RDSON est très faible alors
qu'à l'état bloqué, ils se comportent comme un circuit
ouvert, ils impliquent aussi une bonne isolation de la partie commande de la
partie puissance [19].
3.2.2 Diode de roue libre
Cette diode assure la continuité du courant inductif
pendant l'absence du courant fourni par la source.
34
Généralement, on utilise une diode rapide (type
Schottky) à cause de la fréquence élevée de
commutation. Cette catégorie des diodes présente une chute de
tension directe faible (l'ordre de 0.4V). [20]
3.2.3 Filtre passif de type passe-bas
Ce filtre est constitué d'une inductance et d'un
condensateur. Le choix de l'inductance influe sur le taux d'ondulation et sur
le mode de conduction du convertisseur (mode continu ou discontinue). Le
condensateur assure l'action de filtrage de la tension de sortie. Sa
capacité est choisie de sorte que l'ondulation de tension soit
très faible, pratiquement moins de 5%.
3.3 Principe de fonctionnement
La figure (3-2) montre le schéma de principe d'un
convertisseur série :

Fig. (3.2) : Schéma de
principe d'un convertisseur série
Le fonctionnement de ce convertisseur se déduit du
comportement de l'interrupteur de puissance commandé
S. On distingue deux phases de fonctionnement :
3.3.1 Première phase de
fonctionnement
Quand l'impulsion de commande est au niveau haut (état
on), l'interrupteur S est fermé, ce qui
polarise la diode D en inverse. Le courant d'entrée
Iin recharge la bobine L par une
énergie inductive qui vaut E :

E= 1 Li (3-3)
2
2
Tant que l'interrupteur est fermé, la tension de la
bobine possède les polarités indiquées sur la figure (3.3)
et le courant IL recharge au même temps le condensateur
C et fournit le courant Iout à la batterie
d'accumulateur.

Fig. (3.3) : Circuit
équivalent du premier mode de fonctionnement
35
Pendant l'intervalle : 0 = t = TON
VL =V in - V out (3-4)
di t
L = -
L V V
( ) (3-5)
in out
dt
V V
, min
in out
i t +
L t I
( ) L
=
L
- (3-6)
Le courant augmente linéairement avec le temps
jusqu'à ce q'il atteint son maximum à
l'instant t ? T ON = D . T :
V V
I +
L D T I
, max . L ,min
(3-7)
in out
-
=
L
A partir de l'équation ci-dessus on aura :
I in out
V V
-
? = (3-8)
D
f
L .
L
La relation (3-8) montre que l'ondulation du courant est
d'autant plus faible que la fréquence de hachage est grande, donc une
forte augmentation de cette fréquence nécessiterait l'emploi des
composants à commutation rapide.
3.3.2 Deuxième phase de
fonctionnement
Quand l'impulsion passe au niveau bas (état off),
l'interrupteur s'ouvre, à ce moment le champ magnétique commence
à disparaître en induisant une tension inverse sur l'inductance,
cette tension inverse qui s'appelle tension induite. À cause d'elle la
diode sera polarisée en directe figure (3.4).
Dans ce mode l'inductance rend son énergie
stockée, elle se comporte comme une source continue pour fournir le
courant de charge à la batterie. Donc, le courant traverse l'inductance
jusqu'à ce qu'elle ait redonnée toute son énergie au
circuit extérieur (mode discontinue), ou jusqu'à ce que
l'interrupteur se ferme de nouveau (mode continu).

Fig. (3.4) : Circuit
équivalent du deuxième mode de fonctionnement Pendant
l'intervalle : TON <t < T
di
L = - (3-9)
L V
OUT
dt
36
- V
i t +
L t I
( ) L
out
=
L
|
,
|
max
|
(3-10)
|
|
Quand t ? TOFF , le courant à
travers l'inductance diminue linéairement de sa valeur maximale à
sa valeur minimale :
- V
I- +
L D T I
,min (1 ) L ,max
= (3-11)
out
L
Donc :
I out
V
? L =(1 - ) (3-12)
D T
(3-13)
L
A partir des deux équations (3-8) et (3-12) on aura :
V in V out out
- V
. = -
D (1 )
D T
L f L
Ce qui implique :
Vout = DV in (3-14)
L'équation (3-13) montre la possibilité de
contrôler la tension de sortie moyenne Vout en jouant
sur le rapport cyclique D.
3.4 Détermination de L, C
La forme du courant à travers l'inductance est
illustrée par la figure (3.5) :

Fig. (3.5) : courant à travers
l'inductance
Selon la figure (3.5), la conduction continu est limitée
par IL, min=0, donc :
?IL =2I0 (3-15)
Substituant dans (3-8), on trouve :

)
f
2
I0
V D D
(1 -
L in
=
lim it
(3-16)
Alors, le convertisseur fonctionne toujours dans le mode de
conduction continue si :
L > L lim it (3-17)
L'ondulation du courant ?IL est maximale
pour D = 0.5 :
37

V
? , = (3-18)
in
I L MAX fL
4 MAX
L in
V
=
MAX 8 0
I f
Pour réduire cette ondulation, il faut que L
soit plus grande que LMAX:
|
(3-19)
|
|
L V in
>
8I0f Où :
|
(3-20)
|
|
Llimit : est la valeur de L à la
limite de la conduction continue. ?IL , MAX : correspond
à l'ondulation du courant pour D = 0.5
LMAX : correspond à la valeur de l'inductance
pour D = 0.5 A partir de la figure (3.2) on a :
IC = IL -
IO
Donc, la capacité se charge pour IL
> I O et se décharge pour IL
< I O figure (3.6) :

Fig. (3.6) : charge et décharge du
condensateur
La valeur moyenne du courant à travers le condensateur
est nulle, alors sa forme illustrée dans la figure (3.7) peut nous aider
à déterminer? V0

Fig. (3.7) : le courant à travers le
condensateur

? I D D
(1 )
-
C V
L
I = =
, max in
2 2fL
|
(3-21)
|
|
Chaque section de charge ou de décharge qui dure 2
T représente la variation de la
charge ?Q figure (3.7):
38
1 ? I T 1
? =
Q L
L = ? I
222 8
|
T (3-22)
|
|
? 0 = (3-23)
V ? Q
C
I
? = = 2 0
1 V
V L
? - D (3-24)
0 8 fC 8 .
LC f
? (3-25)
V -
1 D
0 =
V 2
8 .
L Cf
0
3.5. Technique de commande PWM
PWM signifie «Pulse Width
Modulation», ce qu'on pourrait traduire par modulation en largeur
d'impulsion, c'est une technique de commande par un signal rectangulaire d'une
fréquence (période) constante et d'un rapport cyclique variable.
[21]
Le rapport cyclique est défini comme étant le
temps TON pendant lequel l'interrupteur
est fermé divisé par la période de
fonctionnement T, soit :
D ON
T
=. (3-26)
T
On définit également le temps pendant lequel
l'interrupteur est ouvert par :
TOFF=T-TON (3-27)
Où :
TON : durée de l'état haut (temps de
fermeture) TOFF : Durée de l'état bas, (temps
d'ouverture) T : Durée d'un cycle (période)
D : Le rapport cyclique « duty-cycle
»
En binaire, le rapport cyclique d'un signal à
fréquence fixe peut être défini comme étant le
rapport entre le temps où il se trouve à l'état
«1» et le temps total du cycle.
Donc, il y a deux paramètres qui définissent un
signal « PWM » :
· Le temps d'un cycle.
· Le rapport cyclique.
a) Signal PWM avec un rapport cyclique
de 50%
39
b)


Signal PWM avec un rapport cyclique de 10%.
c) Signal P WM avec un rapport cyclique de 90%.
3.6 Qu'est ce qu'un Microcontrôleur
Le microcontrôleur est un composant électronique
doté:
· D'une mémoire RAM.
· D'une mémoire permanente.
· Des interfaces d'E/S parallèles, série
(RS232, I2C ...).
· Des interfaces d'E/S analogique.
· Des Timers pour gérer le temps.
· D'autres module plus au moins sophistiqués selon
la taille des uC.
Il est généralement moins puissant qu'un
microprocesseur en terme de rapidité ou de taille mémoire, il se
contente le plus souvent d'un bus de huit ou seize bits. On le programme afin
qu'il effectue une ou plusieurs tâches au sein d'un appareil
électronique. Les microcontrôleurs sont bien adaptés pour
piloter plusieurs applications dans de nombreux domaines : [22], [23],
[24].
> Informatique (souris, modem ...).
> Vidéo (Appareil photos numérique,
caméra numérique ...).
> Contrôle des processus industriels (régulation,
pilotage).
> Appareil de mesure (affichage, calcul statistique,
mémorisation). > Automobile (ABS, injection, GPS, airbag).
> Multimédia (téléviseur, carte audio,
carte vidéo, MP3, magnétoscope). > Téléphones
(fax, portable, modem).
> Electroménager (lave-vaisselle, lave-linge, four
micro-onde).
40
Plusieurs Constructeurs partagent le marché des
microcontrôleurs, parmi lesquels on cite : INTEL, MOTOROLA, AMTEL,
ZILOG, PHILIPS et enfin MICROCHIP avec ses PICs très
populaires.
Les microcontrôleurs, quelque soit leurs constructeurs, ont
des architecture très similaires et sont constitués de modules
fondamentaux assurant les mêmes fonctions.
On peut dire que seul le langage de programmation constitue la
différence majeure entre deux microcontrôleurs similaires venant
de deux constructeurs différents. On note que les microcontrôleurs
récents peuvent être reprogrammés grâce à leur
mémoire permanente de type `Flash'. [22], [23],
[24].
3.6.1 Description générale d'un
PIC
Le PIC est un circuit de petite taille, en le regardant pour
la première fois, il fait davantage penser à un banal circuit
intégré logique TTL ou MOS, plutôt
qu'à un microcontrôleur.
La dénomination PIC (Programmable Interface
Controler) est sous copyright de la société
américaine « Arizona Microchip Technology », les
autres fabricants sont dans l'impossibilité d'utiliser ce terme, on les
trouve dans trois grandes familles:
> La famille Base-Line : qui utilise des mots
d'instructions de 12 bits.
> La famille Mid-Range : qui utilise des mots de 14
bits
> La famille High-End, qui utilise des mots de 16
bits.
Nous nous limiterons dans notre travail à la famille
Mid-Range et particulièrement au PIC16F877 qu'on le trouve en
boîtier DIP (Dual In Line) de 2x20 broches. Les deux premiers
chiffres `16' indiquent la famille du PIC « Mid-Range », la
lettre «F», indique le type de la mémoire programme «
Flash ».
En dépit de sa petite taille, il est
caractérisé par une architecture interne de type RISC
(Reduce Instructions Construction Set), c'est à dire composant
à jeu d'instructions réduit, qui lui confère souplesse et
vitesse incomparable, il stocke chaque instruction dans un seul mot de
programme et il la exécute en un cycle, sauf les sauts qui seront
exécutés en deux cycles. [22], [23], [24],
[25].
41

Fig. (3.8): Structure interne du PIC16F877
On remarque la présence :
> D'une capacité de mémoire programme
(Flash) de 8k, cette capacité redonne un souffle à
certain programme atteignant le seuil de 1k.
> D'une mémoire RAM répartie sur 4
banques de 368 bytes, ce qui permet l'utilisation de plus de variables dans un
programme.
> La mémoire EEPROM est également
augmentée pour atteindre 256 bytes.
42
> Cinq ports d'entrée/sortie, A (6 bits), B (8 bits), C
(8 bits), D (8 bits), E (3 bits) ;à chaque port, correspondent deux
registres :
1. Un registre direction pour programmer les lignes soit en
entrée, soit en sortie : TRISA, TRISB, TRISC, TRISD et TRISE
2. Un registre de données pour lire ou modifier
l'état des broches : PORTA, PORTB, PORTC, PORTD et PORTE
> De trois timers avec leurs prédiviseur
« préscaler » : TIMER0, TIMER1, TIMER2.
> À côté de ces timers on
remarque la présence du convertisseur analogique/ numérique
à 8 canaux d'une résolution de 10 bits.
> D'un USART, Port série universel, mode
asynchrone (RS232) et mode synchrone. > D'un SSP, Port série
synchrone supportant I2C
> De deux modules CCP1 et CCP2 « comparaison, Capture et
PWM »
> D'un chien de garde,
> De 13 sources d'interruption,
> D'un générateur d'horloge à quartz
(jusqu' à 20 MHz) ou à Oscillateur RC.
> D'une protection de code,
> D'un fonctionnement en mode sleep pour
réduction de la consommation,
> D'une programmation par mode ICSP (In Circuit
Serial Programming) 12V ou 5V, > D'une possibilité aux
applications utilisateur d'accéder à la mémoire
programme,
> D'une tension de fonctionnement de 2 à 5V.
> D'un jeux d'instructions de 35.
3.6.2 Brochage du PIC16F877
La figure (3-9) illustre la configuration minimale pour faire
fonctionner le PIC16F877, elle est constituée d' :
[22]
· Un support 40 broches.
· Une alimentation de 5 Volts.
· Un Quartz 20 Mhz avec deux condensateurs non
polarisés 22 pF
· Un bouton poussoir et une résistance, pour la mise
en place d'une commande de Reset.
· A ceci viendront s'ajouter les différents
composants nécessaires à la réalisation des
différentes applications.
43

Fig. (3.9): Brochage du PIC 16F877
3.7 Convertisseur analogique/numérique 122], 123],
124].
Pour son fonctionnement, le convertisseur
analogique/numérique n'a besoin que de la tension d'entrée
analogique Va et des deux tensions de référence, les PICs
considèrent par défaut que les valeurs minimale et maximale
correspondent respectivement aux tensions d'alimentation Vss, et Vdd. Le nombre
numérique résultant sera de dix bits.
Le PIC16f877 dispose de 8 canaux d'entrée
analogique/numérique (AN0, AN1, AN2, AN3, AN4, AN5, AN6, AN7). Les
canaux AN0 à AN4 sont les dénominations analogiques des broches
RA0 à RA3 et RA5, tandis que les canaux AN5 à AN7 sont les
dénominations analogiques des broches RE0 à RE2.
Les entrées analogiques sont configurées en
entrée à l'aide des registres : TRISA et/ou TRISE. Le canal
à numériser dépend de l'initialisation du registre ADCON0,
tandis que sa configuration dépend des bits du registre ADCON1, le
résultat de conversion est recopié dans les deux registres ADRESH
et ADRESL figure (3.10).
44

Fig. (3.10): convertisseur
analogique/numérique
a) Le registre ADCON0
Ce registre contient les bits que nous allons manipuler lors de
la conversion.

Bit 7-6: ADCS1 :ADCS0:(A/D Conversion Clock
Select bits.): Choix de l'horloge de conversion:
00 = FOSC/2. 10 = FOSC/32.
01 = FOSC/8. 11 = FRC (oscillateur RC).
Bit 5-3: CHS2:CHS0: choix de l'entrée
analogique
000 = Channel 0, (RA0/AN0) 100 = Channel 4, (RA5/AN4)
001 = channel 1, (RA1/AN1) 101 = channel 5, (RE0/AN5)
010 = channel 2, (RA2/AN2) 110 = channel 6, (RE1/AN6)
011 = channel 3, (RA3/AN3) 111 = channel 7, (RE2/AN7)
Bit 2: GO/DONE: la conversion démarre
quand on place ce bit à «1»; à la fin de la conversion,
il se remis automatiquement à zéro.
Bit1: Inutilisé : lu comme
«0»
45
Bit 0 : ADON : Ce bit permet la mise en
service du convertisseur A/D ON. Apres le choix de l'entrée
numérique, le positionnement de ce bit permet de démarrer la
charge du condensateur interne, et donc détermine le début du
temps d'acquisition.
b) Le registre ADCON1
Le registre ADCON1 se constitue comme tout registre de 8 bits,
dont seulement 5 sont utilisés :

Il permet la configuration des broches, soit comme
entrée analogique, soit comme entrée/sortie standard, soit comme
tension de référence, il permet également de choisir la
justification du résultat.
Bit 7: ADFM : A/D `result ForMat select', ce bit
détermine la justification du résultat de la conversion soit
à droite (bit7 = 1) soit à gauche (bit7 = 0).
Bit6 - Bit 4: Inutilisé : lu comme
«0»
Bit 3- Bit 0: PCFG3-PCFG0: Ces quatre bits
configurent le PORTA et le PORTE selon le tableau ci-dessous :
PCFG3:PCFG0
|
RE2
|
RE1
|
RE0
|
RA5
|
RA3
|
RA2
|
RA1
|
RA0
|
VREF+
|
VREF-
|
A/R/D
|
0000
|
A
|
A
|
A
|
A
|
A
|
A
|
A
|
A
|
VDD
|
VSS
|
8/0/0
|
0001
|
A
|
A
|
A
|
A
|
VREF+
|
A
|
A
|
A
|
RA3
|
VSS
|
7/1/0
|
0010
|
D
|
D
|
D
|
A
|
A
|
A
|
A
|
A
|
VDD
|
VSS
|
5/0/3
|
0011
|
D
|
D
|
D
|
A
|
VREF+
|
A
|
A
|
A
|
RA3
|
VSS
|
4/1/3
|
0100
|
D
|
D
|
D
|
D
|
A
|
D
|
A
|
A
|
VDD
|
VSS
|
3/0/5
|
0101
|
D
|
D
|
D
|
D
|
VREF+
|
D
|
A
|
A
|
RA3
|
VSS
|
2/1/5
|
011x
|
D
|
D
|
D
|
D
|
D
|
D
|
D
|
D
|
VDD
|
VSS
|
0/0/8
|
1000
|
A
|
A
|
A
|
A
|
VREF+
|
VREF-
|
A
|
A
|
RA3
|
RA2
|
6/2/0
|
1001
|
D
|
D
|
A
|
A
|
A
|
A
|
A
|
A
|
VDD
|
VSS
|
6/0/2
|
1010
|
D
|
D
|
A
|
A
|
VREF+
|
A
|
A
|
A
|
RA3
|
VSS
|
5/1/2
|
1011
|
D
|
D
|
A
|
A
|
VREF+
|
VREF-
|
A
|
A
|
RA3
|
RA2
|
4/2/2
|
1100
|
D
|
D
|
D
|
A
|
VREF+
|
VREF-
|
A
|
A
|
RA3
|
RA2
|
3/2/3
|
1101
|
D
|
D
|
D
|
D
|
VREF+
|
VREF-
|
A
|
A
|
RA3
|
RA2
|
2/2/4
|
1110
|
D
|
D
|
D
|
D
|
D
|
D
|
D
|
A
|
VDD
|
VSS
|
1/0/7
|
1111
|
D
|
D
|
D
|
D
|
VREF+
|
VREF-
|
D
|
A
|
RA3
|
RA2
|
1/2/5
|
Tableau 3.2: Configuration des broches
liées au convertisseur analogique/numérique.
46
c) Les registres ADRESL et ADRESH
Le convertisseur A/D donne un résultat sur dix bits,
qui doit être obligatoirement sauvegarder dans deux registres, ces
registres sont tout simplement les registres ADRESL et ADRESH.
Comme deux registres contiennent 16 bits, et que nous
utilisons que 10 bits, Microchip nous a laissé le choix sur la
façon dont est sauvegardé le résultat, nous pouvons soit
justifier le résultat à gauche, soit à droite.
La justification à droite complète la partie gauche
du résultat par des «0» ; le résultat sera donc de la
forme:

La justification à gauche complète la partie droite
du résultat par des «0» ; le résultat sera donc de la
forme:

3.8 Séquence de numérisation
Le PIC dispose d'un échantillonneur bloqueur
intégré constitué d'un commutateur S et d'un condensateur
de maintien C de 120pF figure (3-1 1). En premier temps, il connecte la broche
sur laquelle se trouve la tension à numériser au condensateur qui
va se charger via une résistance interne jusqu'à la tension
appliquée; à ce moment la broche est déconnecté du
condensateur qui sera ensuite connecté au convertisseur analogique
/numérique.

Fig. (3.11): modèle d'une entrée
analogique
Pendant le temps de conversion, le commutateur S est maintenu
ouvert, la capacité bloque Ve à une valeur constante. A la fin de
la conversion, `S' se ferme, la tension Ve rejoint la tension analogique
d'entrée Va au bout d'un temps d'acquisition qui dépend de la
constante de temps RC, R étant la somme des résistances : Ric
(résistance d'interconnexion), Rss (sampling switch resistor)
et Rs (résistance de la source de tension Va) [23].
47
La valeur de Rs ne doit pas dépasser 10 k?, la valeur
Ric est = 1 k?, la valeur de Rss dépend de la tension d'alimentation,
elle est de l'ordre de 7k? pour Vdd =5V et de 5 k? pour Vdd = 6V
a) Le temps d'acquisition
C'est le temps nécessaire pour que le condensateur
interne atteigne une tension proche de la tension à convertir
incrémenté par le temps de réaction des circuits internes,
et un temps qui dépend de la température
[22]:
Tacq = Tamp + Tc + Tcoff (3-28)
Tc = C. (Ric + Rss + Rs) In (2047) (3-29)
Le temps minimal d'acquisition est obtenu
Tc =120 (1 + 7 + 10) In (2047) = 16.47us (3-30)
Tcoff = [(TP - 25° C) (0.05fLs/°C)]. (3-3
1)
Tacq =2fLs + 16.47fLs + [(50° C -25° C) (0.
05fLs/°C)] = 19.72 fLs.
Où:
Tacq : Temps d'acquisition total.
Tamp : Temps de réaction des circuits typiquement
de 2us.
Tc : Temps de charge du condensateur.
Tcoff : Temps qui dépend de la
température du pic, ce coefficient est typiquement de 0,05 us
/°C.
TP : Température processeur
b) Le temps de conversion
Une fois la tension du condensateur atteint la valeur de la
tension à numériser le convertisseur procède à la
conversion, le temps nécessaire à cette conversion est
égal au temps nécessaire à la conversion d'un bit
multiplié par le nombre des bits.
La conversion d'un bit nécessite un temps
`Tad' tel que:
Tad = TOSC.* prédiviseur (3-32)
Pour une conversion A/D correct, le temps Tad
doit être ajusté pour q'il soit au minimum 1,6us .Puisque
le PIC16F877 est cadencé à 20Mhz, on peut choisir le
prédiviseur de 32 :
Tad =50*32=1,6us
48
Avant le démarrage effectif de la conversion, le PIC
nécessite un temps « Tad » au début et à la
fin de la conversion. Donc, le temps total de conversion est
12Tad soit dans le meilleur des
cas :
12 * 1,6us = 19,2 us (3-33)
On note aussi qu'un temps équivalent à 2Tad est
nécessaire avant de pouvoir effectuer une nouvelle conversion.
En résumé :
· La charge du condensateur interne nécessite le
temps Tacq
· La conversion nécessite le temps 1
2Tad.
· On doit attendre 2Tad avant de
pouvoir recommencer une autre conversion.

L'opération de conversion s'effectue comme suit:
1. Configuration du registre ADCON1.
2. Paramétrage sur le registre ADCON0 le
prédiviseur à utiliser.
3. Choix du canal en cours de numérisation sur le
registre ADCON0.
4. Positionnement du bit ADON du registre ADCON0
5. L'Attente du temps Tacq (typiquement 19,7us sous
5V)
6. Démarrage de la conversion en positionnant le bit GO
du registre ADCON0 à «1»
7. L'Attente de la fin de la conversion.
8. Lecture des registres ADRESH et ADRESL.
9. L'Attente d'un temps équivalent à 2
Tad (typiquement 3,2us)
10. Recommencement du point 3.
Pour une tension qui varie entre 0 et 5V; le PIC peut lire 1024
valeurs de 0 à 1023:

VA
=
* 1023
5
VN
(3-34)
*
VN
5
VA
1023
Où :
VN : valeur numérique. VA : valeur
analogique.
49
3.9 Le module CCP
Le PIC16F877 dispose de deux modules CCP1 et CCP2
(Capture, Compare, PWM).Ces deux modules sont fortement liés
aux timers 1 et timers2, et au convertisseur analogique/numérique, ils
sont strictement identiques, excepté la possibilité, pour le
module CCP2, de démarrer automatiquement la conversion A/D.
Ces deux modules CCP sont capables de générer un
signal PWM d'une période T qui détermine la
fréquence (fixe) et d'un rapport cyclique variable. [22], [23],
[24].
Concernant le rapport cyclique, les PICs influencent plutôt
sur un autre paramètre, qui est le temps TON. Les
deux valeurs utilisées dans l'édition du programme seront donc
T et TON.
3.9.1 Configuration du PIC16F877 en mode
PWM
La configuration du PIC en mode PWM nécessite
l'initialisation des registres suivants:
TRISC, PR2, CCP1 CON (CCP2CON), CCPR1L (CCPR2L) et
T2CON. [22], [23], [24].
a) Le registre TRISC
Ce registre doit être initialisé en mettant les
bits : 1 et 2 à zéro pour que RC1 et R seront identifiés
comme des sorties.
b) Les registres CCP1 CON et
CCP2CON
CCP1 CON et CCP2CON concernent respectivement
les modules CCP1 et CCP2, Ces deux registres
déterminent le mode de fonctionnement du module CCP.
CCPxCON

Bit 7- Bit 6 : Inutilisé : Lu comme
« 0 »
Bit 5: CCPxX: Capture Compare and Pwm x bit X
Bit 4: CCPxY: Capture Compare and Pwm x bit Y
Bit 3: CCPxM3: Capture Compare and Pwm x Mode
select bit 3
Bit 2: CCPxM2: Capture Compare and Pwm x Mode
select bit 2
Bit 1: CCPxM 1: Capture Compare and Pwm x Mode
select bit 1
Bit 0: CCPxM0: Capture Compare and Pwm x Mode
select bit 0
Les bits (5 et 4) sont les deux bits de poids faible
(LSbs) qui complètent le nombre de dix bits utilisé pour
le mode de fonctionnement PWM. Les huit bits de poids fort
(MSbs) se trouvent dans le registre CCPRxL.
50
Les bits CCPxM3 à CCPxM0 déterminent le mode de
fonctionnement du module en question. , pour le configurer en mode «
PWM », ces bits doivent prendre la valeur 1 1xx.
c) Le registre T2CON

Bits 0 et 1 :T2CKPS0 et T2CKPS1
déterminent le prédiviseur:
00 = Prédiviseur est 1 01 = Prédiviseur est 4 1x
= Prédiviseur est 16 Bit 2:TMR2ON: Timer2 On bit
1 = Timer2 est on
0 = Timer2 est off
Bit 6-5-4-3 : TOUTPS3:TOUTPS0: Timer2 Output
Postscaler
0000 = 1:1 Postscaler 0100 = 1:5 Postscaler
0001 = 1:2 Postscale ·
0010 = 1:3 Postscaler ·
0011 = 1:4 Postscaler 1111 = 1:16 Postscaler
Bit 7: lu comme '0'
d) Le registre PR2
PR2 (Timer2 Module 's Period Register)
dépend du calcul de la période Tc selon la formule:
Tc= (PR2 + 1) * Tcy * prédiviseur (3-3 5)
Tcy = 4 * Tosc (3-36)
Tc = (PR2 + 1) * 4 * Tosc * prédiviseur
PR2 = (Tc / (prédiviseur * 4 *
Tosc) - 1 (3-37)
PR2 =(10/(1*4*0.05)-1= 49
Où:
Tc : Période du signal PWM
Tcy : Durée d'un cycle d'instruction.
51
e) Le registre CCPRxL
Ce registre contient les huit bits de pois fort (MSBT)
nécessaires pour le calcul du rapport cyclique D. Donc:
D = (CCPRxL:CCPxCON< 5:4>) · TOSC ·
prédiviseur (3-38)
Pour un rapport cyclique de 50%, (CCPRxL:CCPxCON<5:4>)
est chargé par la valeur B'0001 100100'
3.9.2 Génération du signal de commande
PWM par le PIC16F877
Le module CCP génère le signal PWM en association
avec le Timer2 de la façon suivante : Si on suppose que le signal
PWM vaut au début du comptage «0» :
· Le Timer2 est incrémenté par l'horloge
interne Fosc/4. Quand il arrive à la valeur PR2, TMR2
passe à « 0 » et CCPx passe à « 1
».
· Quand Timer2 arrive à la seconde valeur de
consigne (TON), CCPx passe à «0».Au cycle suivant, le
même processus se répète ,TMR2 arrive à la valeur
PR2, CCPx passe à «1» et TMR2 à «0» etc.
On peut représenter la chronologie des
événements entre le registre TMR2 du timer2 et le module CCPx
sous forme d'un graphique, figure (3.12):

Fig. (3.12): Chronologie des
événements du Timer2 et CCPX
En résumé pour configurer le module CCP en mode
«PWM», nous devons donc procéder aux initialisations
suivantes :
· Initialisation du registre PR2 en fonction du
période Tc:
52
· Calcule de la valeur
(CCPRxL:CCPxCON<5:4>) à partir de l'équation (3-3
8), on place les huit bits de 9 à 2 dans CCPRxL, et les deux
bits de 1 à 0 dans les bits 5 et 4 du registre CCPxCON.
· Initialisation du registre TRISC (bit 1, 2
=0) pour placer la broche CCPx en sortie.
· Configuration du registre CCPxCON pour
travailler en mode «PWM».
· Lancement du timer2 en programmant son
prédiviseur.
La figure (3.13) montre le schéma bloc simplifié du
module « PWM » :

Fig. (3-13) : schéma bloc
simplifié du module « PWM »
3.10 Conclusion
Pour réguler le courant de charge délivré
par le module photovoltaïque à l'état de charge de la
batterie, l'interposition d'un système de commande
représenté par la partie intelligente de contrôle
(PIC16F877) et la partie de puissance (le convertisseur DC-DC) est
nécessaire.
L'étude théorique que nous avons donné dans
ce chapitre et les chapitres précédents, nous facilitera dans ce
qui suit la réalisation de notre dispositif expérimental.
53
Chapitre IV
Programmation et
Réalisation
|
4.1 Introduction
Dans les chapitres précédents, nous avons
développé les étapes nécessaires pour aboutir
à notre objectif et faciliter la réalisation de notre dispositif
électronique « régulateur solaire à base de
microcontrôleur pour le contrôle de l'état de charge et la
protection des accumulateurs ».
Les caractéristiques électriques du module
photovoltaïque que nous avons utilisé ont été obtenue
par la simulation numérique de son modèle dans l'environnement de
« Matlab Simulink® », le dimensionnement des différents
composants a été confirmé par la simulation de chaque bloc
du montage par le logiciel « Multisim7 » et le déroulement du
programme de contrôle chargé dans le PIC a été
validé par sa simulation dans l'environnement de «MPLAB
IDE».
4.2 Etapes de la réalisation
La réalisation de notre dispositif a connu cinq
étapes:
> Première étape : définition du
cahier de charge. C'est l'étape la plus difficile car elle consiste la
recherche des informations bibliographiques et techniques à utiliser
pour aboutir au objectif.
> Deuxième étape : choix et dimensionnement
des composants électroniques allant avec le cahier de charge , d'abord
par une simulation des différentes parties du montage par le logiciel
« Multisim7 » pour fixer les valeurs des composants , puis par
quelques tests préliminaires sur une plaque d'essai pour confirmer leur
choix.
> Troisième étape : simulation de
l'algorithme établi en temps réel sur le microcontrôleur
dans l'environnement de « MPLAB IDE » puis programmation du PIC16F877
par le code hex obtenu après compilation du programme écrit.
> Quatrième étape : réalisation du
montage complet, d'abord sur une plaque d'essai puis sur une plaque
imprimée. Le masque du circuit imprimé est
développé à l'aide du logiciel « Eagle 4.11 » et
la procédure de sa gravure est réalisée dans le
laboratoire d'électrotechnique.
> Cinquième étape : interprétation des
résultats et suggestions.
4.3 Description générale du
montage
Le dispositif réalisé est représenté
par un schéma synoptique constitué de trois blocs de base, figure
(4.1):
1. Bloc d'alimentation.
2. Bloc de puissance.
54
3. Bloc de commande.

Bloc de commande
Bloc de puissance
Bloc d'alimentation
Fig. (4.1) Schéma synoptique du
dispositif réalisé
4.3.1 Dimensionnement du bloc d'alimentation
Le fonctionnement de notre régulateur solaire exige une
tension d'alimentation de 5V, pour cela on a réalisé une
alimentation à base d'un régulateur de tension LM7805CT figure
(4.2). La simplicité et le coût de ce type des régulateurs
favorisent largement leur utilisation.

Fig. (4.2): Schéma électrique du
circuit d'alimentation 5V.
Où :
IC3: Régulateur de tension linéaire LM7805CT.
C10: Condensateur de 10uF placé avant le
régulateur.
C11: Condensateur de 1 uF placé après le
régulateur.
4.3.2 Dimensionnement du bloc de puissance
Le bloc de puissance assure le transfert et la conversion de
la puissance entre les deux cotés, source et charge grâce à
un système de commande figure (4.3).Ce circuit permet de contrôler
la tension de la batterie et varier le courant de charge.
Le dimensionnement de ce bloc de puissance dépend des
contraintes imposées par le cahier de charge à savoir:
1. La source d'énergie fournissant un courant continu
allant jusqu'à 3.05 et une tension à vide de 21.6V
2. Une fréquence de commutation de 100Khz.
3. Une tension continue de sortie allant jusqu'à 14.4V.
55

Fig. (4.3): Schéma électrique du
bloc de puissance
Il est constitue principalement par :
1. Une source d'énergie constituée d'un seul
module type TE500 qui utilise la technologie des cellules multi cristallines,
série verre/Tedlar, les cellules solaires de taille : 102*1 02mm sont
mesurées individuellement et triées électroniquement avant
d'être interconnectées. Ce module est constitué de 36
cellules, avec un facteur de qualité de diode égal à 2
.Pour une température T1=25°C, la tension de circuit ouvert est
égale à 21,6V et le courant de court-circuit est égal
à 3,05A. A 60° C, ces caractéristiques deviennent 18.9V pour
la tension en circuit ouvert et 3,08A pour le courant de court-circuit.
Performances à 1kW/m2, Température d'utilisation:
-40 à +85 C. Vent 180 Km /h
Température de jonction
|
Tj
|
(C)
|
25
|
45
|
60
|
Tension nominale batterie
|
VN
|
(V)
|
12
|
12
|
12
|
Puissance max.
|
P max
|
(W)
|
47,5
|
43,4
|
40,2
|
|
Tension à puissance max.
|
Vm
|
(V)
|
17
|
15,44
|
14,27
|
Courant à puissance max.
|
Im
|
(A)
|
2,8
|
2,81
|
2,82
|
Courant de court-circuit
|
Isc
|
(A)
|
3,05
|
3,07
|
3,08
|
Tension de circuit ouvert
|
Vco
|
(V)
|
21,6
|
20
|
18,9
|
Tableau 4.1:
Caractéristiques du module photovoltaïque utilisé
Grâce aux paramètres de ce module introduites
dans un programme écrit en Matlab, on a pu simulé ses
caractéristiques électriques « courant -tension » et
« puissance -tension » (voir le premier chapitre).
2. Un convertisseur DC-DC constitue des éléments:
Q2, D2, L1, C8
Où:
56
> Q2: Un transistor de puissance type NMOSFET «IRFZ44N
», caractérisé par une tension maximale directe VDS MAX =
55V, une résistance à l'état passant RDS (ON) =17.5m?, et
un courant direct maximal ID MAX = 49A. (annexe (f))
> D2: Une diode Schootky : « UF5408 »,
caractérisée par une tension inverse
maximale VRRM de 1000V, et un courant direct maximal
de 3A.
> L1: L'application de l'équation (3-1 8)
développée dans le troisième chapitre
permet de choisir la valeur de l'inductance disponible :
L1=33uH
> C8: l'application de l'équation (3- 25) permet de
choisir un condensateur de capacité : C8=470uF.
> D1 : Diode anti-retour type « 1N5408 »,
caractérisée par une tension inverse maximale VRRM de
1000V, et un courant direct maximal de 3A. Elle est insérée afin
d'éviter la décharge de la batterie dans le panneau quand la
tension de ce dernier tombe au-dessous de la tension de la batterie
(périodes nocturnes).
On note aussi la présence de :
> C6 : un condensateur dont la capacité est 330uF,
branché aux bornes du module pour filtrer la tension d'entrée de
l'hacheur (diminuer les ondulations d'entrée).
> Q3 : Un transistor de puissance type NMOSFET:
« IRFZ44N », caractérisé par une tension
maximale directe VDS MAX = 55V, une résistance à l'état
passant RDS (ON) =17.5m?, et un courant direct maximal ID MAX = 49A.
> R24=1K? .
3. Une batterie d'accumulateur solaire au plomb acide
«Deep-Cycle », d'une tension nominale de 12V et d'une
capacité de 100Ah
4. Une lampe au sodium basse pression (LPS) ,27W. Cette
ampoule est une source de lumière ponctuelle, elle est plus efficace
puisque la lumière rayonne à partir d'un point, cela veut dire
qu'elle est plus intense et peut illuminer un volume plus profond contrairement
à un autre type des lampes.
4.3.3 Dimensionnement du bloc de commande
Le cerveau de ce circuit est le circuit intégré IC1
qui est le PIC1 6F877 mené d'un oscillateur à quartz Q1 de
fréquence 20Mhz, sa configuration est illustrée par la figure
(4.4):
· La tension Vbat est mesurée à
travers la broche RA1 configurée en entrée A/N, pour
cela, on a utilisé un diviseur de tension
constitué des résistances R15, R16 et
R25 figure (4.5):
25 16 V
+ R
bat
R 15
(4-1)
Va = R
R16
+ +
R 25
57
La valeur mesurée sera ensuite convertie en une valeur
numérique Vn à travers un convertisseur
analogique/numérique « A/D converter ».
Où :
R15 = 4.7K?.
R16 = R25 = 660 ? .

Fig. (4.4): Schéma électrique du
bloc de commande.
Fig. (4.5) : Mesure de la tension de la batterie
à travers la broche RA1 du pic16F877
Le contrôle de la tension de la batterie est
visualisé par une série de cinq LEDs dont la
couleur est choisie pour faciliter l'interprétation du
fonctionnement de notre maquette :
58
> LED1 : « jaune », quand elle est allumée,
elle indique la bonne configuration et le bon fonctionnement du pic. Elle ne
s'éteint que lorsque la led5 s'éteint.
> LED2 : « orange », quand elle est
allumée, elle indique que la tension de la batterie est
supérieure à VLVD et le processus de charge
est dans le premier mode charge : «Bulk charge».
> LED3 : « rouge », quand elle est
allumée, elle indique que la tension de la batterie atteint la
valeur VR et le processus de charge est dans le deuxième mode
de charge : «Absorpt charge».
> LED4 : « verte », quand elle est
allumée, elle indique que la tension de la batterie atteint la valeur
Vfloat et le processus de charge est dans le
troisième mode de charge : «Float charge».
> LED5 : visualise l'état de la broche RB0, si elle est
allumée, elle indique que notre module est suffisamment
éclairé. Dans le cas contraire, elle s'éteint
Le tableau (4.2) résume l'état de chaque LED dans
chaque mode de fonctionnement :
Etat des LEDs
Mode
de fonctionnement
|
LED1 (RB1)
|
LED2 (RB2)
|
LED3 (RB3)
|
LED4 (RB4)
|
LED5 (RB0)
|
Ich=0A
|
1
|
0
|
0
|
0
|
1
|
Vbat<10.8V (batterie
déchargée)
|
1
|
1
|
1
|
1
|
1
|
Bulk charge
|
1
|
1
|
0
|
0
|
1
|
Absorpt charge
|
1
|
0
|
1
|
0
|
1
|
Floot charge
|
1
|
0
|
0
|
1
|
1
|
Décharge de la batterie
|
0
|
1
|
1
|
1
|
0
|
Tableau (4.2) : état des cinq LEDs
pendant le fonctionnement du système.
Où :
L'état «1» : LED allumée. L'état
«0 » : LED éteinte.
· La broche MCLR /VPP permet le reset du PIC ainsi une
commande manuelle « S1 » «bouton-poussoir» peut
être également mise en place.
· La broche RB0 du PORTB est configurée en
entrée pour détecter la période de fonctionnement du
système (jour ou nuit): Ceci est accompli par un bloc capteur
basé sur le circuit intégré LM339 figure (4.6) :
59

Fig. (4.6) : Bloc capteur basé sur le
circuit intégré LM339.

Fig. (4.7) : Les différentes broches du
circuit LM339
Donc, suivant la quantité de l'éclairement, RB0
peut prendre deux états:
1. Si la cellule est suffisamment éclairée, la
résistance R19 « LDR » diminue, la broche RB0 sera à
l'état «1» et le programme appel la subroutine de charge
« jour ».
2. Si la cellule est insuffisamment éclairée,
la résistance R1 9 augmente, la broche
RB0 sera à l'état « 0 » et le programme
appel la subroutine de charge « nuit ».
· Le PIC mesure aussi le courant de charge à
travers la broche RA2 configurée en entrée A/N. Pour cela on a
utilisé un montage amplificateur basé sur l'amplificateur
opérationnel LM358N d'un gain de 10 obtenu par les résistances :
R6 et R9.
Figure (4.8) :
Av
R
10
10
9
=
R

=
6 1
60

Fig. (4.8) : Mesure du courant de charge
à travers la broche RA2 du pic 16F877.

Fig. (4.9) : Les différentes broches du
circuit LM358N
· On note aussi la présence d'un circuit de
commande pour le Mosfet Q2 figure (4.10)

Fig. (4.10): Circuit de commande pour le Mosfet
Q2.
Où :
R R K R R K R K
6 7 1 , 8 9 10 , 1 0 4. 7 .
= = ? = = ? = ?
R R R K R K R
20 21 18 10 , 22 100 , 23 330 .
= = = ? = ? = ?
61
R1 1 = 0. 1 ? (Résistance Shunt).
C C C uF C C pF
3 4 5 0 . 1 , 1 2 22
= = = = = , C12 = C16 = 0.1uf
R1 = R2 = R3 = R4 =
1K?.
IC A LM , IC A LM N
4 = 339 2 = 358
S1 : Bouton poussoir.
T1 : transistor NPN BC548.
TR1:Transformateur élevateur.
D3 = D4= 1N4148.
R13 = R14 = 1k ? ,R12 = 10k?.
Le schéma récapitulatif qui englobe tous les blocs
du dispositif à réaliser est illustré par la figure (4.28)
à la fin du chapitre.
4.4 Présentation de l'organigramme
Pour faciliter la compréhension du programme, on a
essayé de le décrire par un organigramme, car celui-ci
possède l'avantage d'être compréhensible, il comporte trois
sous organigrammes, dont chacun explique le déroulement de chaque phase
de l'algorithme de charge à implémenter :
· Organigramme de charge « Float ».
· Organigramme de charge « Absorpt ».
· Organigramme de charge « Stage ».
L'organigramme fonctionnel principal de notre régulateur
est présenté par la figure (4-12) : Chaque action est
symbolisée par un rectangle, et chaque choix est symbolisé par un
losange. Avec une fréquence de 20MHz, un cycle machine dure
0.2us , chaque instruction est
exécutée en un cycle sauf les sauts qui seront
exécutés en deux cycles.
62

Début
Déclaration des variables utilisées
Configuration des registres et initialisation des ports
Lire RB0
Oui Non
Jour=1
Mesure 'ch Mesure Vbat
Mesure Vbat
Oui
Oui Vbat<10.8 Non
'ch=0
Non
Red Flash
Couper l'utilisation
Appel décharge
Non
Vbat<1 0.8
Non
Vbat<13.2
Oui
Oui
Vbat<14.4
Non
Aller à Red Fix
Aller au Bulk
Oui
Aller au Stage
Aller à Absorpt
Fig. (4.12): Organigramme du programme
principal.
63

Début
Lire RB0 Mesure I ch Mesure V bat
Aller au Nuit
Jour=1
Vbat<13.2
Oui
Appel duty plus
Appel duty moins
Appel tempo
Appel tempo
Aller au Float
Oui
Non
Non
Fig. (4.13): Organigramme de la phase de charge
« Float ».
64

Début
Lire RB0 Mesure Ich Mesure Vbat
Aller au Nuit
Jour=1
Oui
Non
Ich<Ioct
Oui
Non
Aller au Float
Vbat<14.4
Oui
Appel Duty plus Appel Duty moins
Appel Tempo Appel Tempo
Aller à Absorpt
Non
Fig. (4.14) : Organigramme de
la phase de charge « Absorpt ».
65

Début
Non
Absorpts=1
Aller au Bulk
Oui
Oui
Aller au Float
I< Ioct
Aller à Absorpt
Non
Fig. (4.15) : Organigramme de la phase de charge
« Stage ».
4.4.1 Choix du langage de programmation.
Notre programme est écrit en langage assembleur
à l'aide d'un outil de développement complet fournit gratuitement
par la société Microchip et Conçu spécifiquement
aux microcontrôleurs PIC. Cet outil s'appelle « MPLAB IDE »,
qu'on peut le télécharger à partir du site Internet de
Microchip :(
www.microchip.com).
La programmation en langage assembleur requiert plus de
rigueur et de minutie, il faut non seulement connaître le rôle de
chaque instruction mais aussi l'architecture interne du microcontrôleur,
les adresses des registres spéciaux, etc.
«MPLAB IDE» offre beaucoup de flexibilités
aux développeurs, notamment grâce aux nombreuses fenêtres
pouvant être ouvertes à tout moment lors d'une mise au point, et
qui permettant de voir le contenu de n'importe quel registre. Il permet
l'écriture d'un programme, de l'assembler de le simuler avant de le
transférer vers la mémoire flash du PIC.
Pour pouvoir aboutir à un programme, «MPLAB
IDE» a besoin de naviguer entre plusieurs fichiers, pour cette
raison, avant de tenter d'écrire un programme, on doit passer par les
étapes suivantes :
· Première étape : création d'un
projet d'extension .pjt, cela revient à définir le nom du projet
et les fichiers que «MPLAB IDE» devra utiliser au cours du
développement : Régulateur solaire pwm. pjt. (nom de notre
projet)
· Deuxième étape : édition du
programme source qui sera sauvegardé comme un fichier source d'extension
.asm. : Régulateur solaire pwm. asm.
66
· Troisième étape : correction des
erreurs, si le programme contient des erreurs, sa compilation n'aboutit pas
.Dans ce cas, il faut impérativement revenir au fichier source
d'extension .asm pour corriger les erreurs.
· Quatrième étape : compilation du
programme c'est-à-dire la conversion du fichier source en fichier ayant
le même nom, mais d'extension. hex, par exemple : Régulateur
solaire pwm. hex. Le message «Build completed successfully»,
nous informe que la compilation est achevée avec succès.
· Cinquième étape : simulation du
programme, qui est une sorte de vérification virtuelle permettant de
voir à l'écran le contenu des registres lorsque les instructions
sont exécutées.
4.4.2 Choix d'un programmateur du PIC
Pour programmer un microcontrôleur PIC, il faut un
programmateur. Plusieurs kits sont disponibles sur le marché. Cependant,
certains ne permettent de programmer qu'une catégorie de PIC, il est
donc important de choisir un programmateur qui doit reconnaître notre
PIC16F877. [34]. Lors de l'élaboration de notre projet,
nous avons utilisé le programmateur disponible dans le laboratoire
« MPLAB® PM3 Programmer». Figure (4.16).
a) : Vue d'arrière

b) : Vue de dessus.

Fig. (4.16) : Programmateur de PIC
«MPLAB® PM3 »
Ce programmateur possède une liaison série vers le
micro-ordinateur, il permet de transférer facilement et rapidement le
programme compilé en hex vers la mémoire
67
flash du pic, et cela par l'intermédiaire d'un module
ICSPTM (In Circuit Serial ProgrammingTM) figure (4.17):

Fig. (4.17) : Transfert des données
vers le microcontrôleur.
Le PIC 16F877 se programme en appliquant un signal d'horloge sur
la broche RB6 et les informations binaires « le code hex » sur la
broche RB7.

Fig. (4.18) : Schéma de principe de la programmation en
ICSP
Pour programmer le PIC, il est nécessaire de faire passer
la tension de la broche MCLR à une tension de 13V. Si cette
broche est connectée à une circuiterie de Reset de type R-C,
le
68
fonctionnement de ICSP est affecté par la
capacité de charge, il est recommandé d'utiliser une
résistance ou une diode de type Schootky afin d'isoler le circuit R-C du
programmateur [24].
La broche RB6 (CLK) est liée au fil violet, la broche
RB7 (DATA) est liée au fil orange. La broche Vpp est liée au fil
jaune, la broche VDD est liée au fil gris et la broche Vss
est liée au fil noir.
4.5 Explication du programme
Le programme écrit débute par des directives
d'assemblage par lesquelles on déclare le processeur utilisé et
le fichier d'identification «fichier include » qui doit être
inclut au début du programme pour faire reconnaître le PIC au
compilateur , on trouve aussi la directive « CONFIG » dont la valeur
est inscrite dans un registre spécial de 14 bits, situé en
mémoire programme à l'adresse 0x2007, et ne plus être
modifié au cours de l'exécution du programme ,cette directive
détermine le fonctionnement de base du processeur :
LIST p=16F877 ; Définition de processeur
#include <p16F877.inc> ; fichier include
CONFIG _CP_OFF & _DEBUG_OFF & _WRT_ENABLE_OFF &
_CPD_OFF & _LVP_OFF & _BODEN_OFF & _PWRTE_ON & _WDT_ON &
_HS_OSC
Ensuite, on trouve une déclaration de l'adresse de
départ après reset et l'adresse d'interruption :
org 0x000 ;Adresse de départ après reset
goto start ; Initialiser
org 0x004 ;adresse d'interruption
On trouve aussi une déclaration de toutes les variables
utilisées.
Dans la zone d'initialisation, on configure les ports
d'entrées/sorties, les registres dont on a besoin pour configurer notre
PIC, puis on termine par l'algorithme de charge et de décharge de la
batterie.
Le programme principal commence au premier lieu, par un test
d'état de la broche RB0, figure (4-6) :
1. Si RB0 = 0 cela indique que le module est
insuffisamment éclairé, le programme appel le sous programme
« nuit » où il exécute le processus de «
décharge ». Dans ce cas, le PIC mesure la tension de la batterie
Vbat puis, il la compare à la tension VLVD
:
> Vbat = V LVD La décharge de la
batterie est permise.
> V bat = V LVD La décharge de la
batterie n'est pas permise (Red Fix).
69
2. Si RB0 = 1 Le module est éclairé,
le programme appel le sous programme «jour» où il
exécute le processus de « charge ». Dans ce cas, le PIC mesure
le courant de charge 'ch à travers la broche RA2
figure (4-8) :
> 'ch =0 cela indique une
déconnexion du panneau (Red Flash), ce qui
nécessite une intervention externe.
> 'ch ? 0 le PIC mesure la tension de la
batterie Vbat à travers la broche RA1,
puis il la compare aux tensions seuil : VLVD, VR, V
float. afin de générer le signal de commande
PWM nécessaire pour chaque mode de charge.
4.6 Réalisation du dispositif
expérimental
La réalisation de notre régulateur solaire a eu
lieu aux laboratoires d'électrotechnique d'Oum- El bouaghi. Ce
régulateur est constitué d'un convertisseur DC-DC et d'un bloc de
commande à base d'un PIC16F877 tel qu'ils sont représentés
sur la figure (4.19), et la figure (4.20) :

Fig. (4.19) : Réalisation pratique du
dispositif sur la plaque d'essai.
70

VERS LE MODULE PV
DIODE DE ROUE LIBRE
DIODE ANTI ROUTOUR
LM358N
Quart
IRFZ44
PIC 1 6F877
TRANSFORMATEUR
CONNECTEUR
(L,
LM7805CT
LDR
Radiateurs
LM339
VERS LA BATTERIE
VERS LA LAMPE
Fig. (4.20) : Réalisation pratique du
dispositif sur la plaque imprimée.
4.7 Analyse des résultats
Le fonctionnement du régulateur réalisé
est géré par le code hex injecté dans la mémoire
« flash » du PIC 16F877, ce code est obtenu après compilation
du programme source dans l'environnement de MPLAB IDE figures : fig. (4.2 1),
fig. (4.22) :

Le code hex
Fig. (4.2 1) : Le fonctionnement du
système complet (charge de la batterie)
71

Fig. (4.22) : Le fonctionnement du
système complet (l'allumage de la lampe).
Les figures : Fig. (4-23), Fig. (4-24), Fig. (4-25), Fig.
(4-26) montrent le signal à la sortie de la broche R du PIC16F877, c'est
un signal PWM d'amplitude 5V, d'une fréquence fixe de 100Khz et
d'un rapport cyclique variable suivant l'état de la batterie D
= 80% , D = 70% , D =10%, D = 2% ce signal
attaque l'entrée du driver des Mosfets (figure (4-10)).

Fig. (4-23) : Signal de sortie du PIC 16F877
avec D=80%, (2V/div., 5us/div.)
Fig. (4-24) : Signal de sortie du
PIC16F877 avec D=70%, (2V/div., 5us/div.)
72

Fig. (4-25) : Signal de sortie du PIC16F877 avec
D=10%, Fig. (4-26) : Signal de sortie du PIC16F877
(5V/div., 5us/div.) avec D=2%, (5V/div., 2us/div.)
La figure (4-27) montre les deux signaux de commande : le
signal PWM et le signal de sortie du driver (figure (4-10)), d'une
fréquence toujours fixe de 100KHz et d'une amplitude de 12V qui
correspond très bien à la conduction du composant de puissance
Q2.

Fig. (4.27) : Signal de commande du Mosfet
Q2. (5V/div., 2us/div.)
4.8 Conclusion
Dans le but de tester et vérifier notre travail, des
tests ont été effectués, on a exposé les
oscillogrammes des différents signaux de commande PWM
générés par le PIC 16F877 et qui peuvent piloter
l'ouverture et la fermeture d'un convertisseur DC-DC type « buck »
.
On peut conclure que les résultats obtenus sont
satisfaisants compte tenus des limitations du matériels et des moyens
dont nous disposons.
73

Fig. (4.28) : Schéma du dispositif
à réaliser
74
Nomenclature des composants
Résistances :
R = R = R = R = R =
K ?
1 2 3 4 5 1 . , R R K R R K R K
6 7 1 , 8 9 10 , 1 0 4 . 7 .
= = ? = = ? = ?
R1 1 = 0.2 ? ,R12 = 10K?;R13
= R14 = 1K?,R15 = 4.7K?.,R16 =
R25 = 660?. R K R LDR
17 1 , 1 9
= ? =
RR
20 =
|
21 18 10 , 22 100 ,
= = ? = ?
R K R K
|
R R K
23 330 , 24 1
= ? = ?
|
Condensateurs :
C C C C C uF C C pF
3 4 5 7 9 C11 0 . 1 , 1 2 22
= = = = = = = =
C6 = 330 uF, C8=470 uF, C10=10 uF, C12 = C16 = 0.1uF
Inductance :
L1=33uH
Diodes
D1 = 1N5408, D2= UF5408, D3 = D4 = 1N4148
Transistors
T1 : Transistor NPN : BC548 MOsfets
Q2= Q3=IRFZ44N
Circuits intégrés
IC1 PIC1 6F877, 2 358 , IC3 LM7805CT, 4 339
= = = =
IC A LM N IC A LM
Divers :
Q1 : Quartz 2 0Mhz
S1 : Bouton poussoir
TR1: Transformateur élevateur
75
Conclusion Générale
Le développement de la commande des systèmes par
circuit programmables a occupé le domaine de la technologie moderne, ce
qui nous a poussé à choisir les microcontrôleurs pic qui
sont plus fiables, moins encombrants et peuvent être flashés
facilement afin d'assurer plusieurs taches dans le système. Notre projet
est défini à partir d'un cahier de charges établi par la
wilaya d'oum El -Bouagui qui souhaite mener une recherche technologique sur
l'utilisation de l'énergie solaire afin d'éclairer une route
isolée.
L'objectif de ce modeste travail est une contribution pour
développer l'utilisation de l'énergie photovoltaïque,
notamment dans le domaine de l'éclairage publique qui nécessite
l'utilisation des accumulateurs « Deep-Cycle » qui sont très
chers et qui nécessitent un contrôle continu de leur état
de charge. Le but envisagé via ce travail est de concevoir un
régulateur solaire dont le but est de réguler l'état de
charge d'une batterie au plomb acide dans un système photovoltaïque
constitué d'un module photovoltaïque, d'un circuit d'adaptation
constitue d'un convertisseur DC-DC type Buck, d'une batterie au plomb acide et
d'une lampe au sodium basse pression.
On a commencé par une vue globale sur le potentiel
solaire en Algérie pour mettre à jour nos connaissance sur le
domaine du solaire , suivie par des notions de base concernant l'effet
photovoltaïques, principe de fonctionnement des cellules
photovoltaïques, modélisation, domaines d'utilisation et conception
d'une installation photovoltaïque .Dans cet étape nous nous sommes
intéressés à l'influence des différentes
paramètres (éclairement, température) sur la
caractéristique « courant-tension » du module
photovoltaïque et leurs influences sur la conception d'une meilleur
installation autonome qui répondra mieux à nos besoins en
électricité . Ensuite nous avons exposé l'algorithme de
charge à suivre, en partant par des définitions
préliminaires des différents paramètres relatifs à
la batterie en question, son principe de fonctionnement « charge et
décharge », les deux méthodes de charge communément
utilisées « charge à courant continu et charge à
tension constante » pour arriver à la fin au choix de l'algorithme
de charge à implémenter « three state charge algorithm
» qui permet une meilleur exploitation de l'énergie
photovoltaïque .
Apres, nous avons abordé la partie commande, où
nous avons déterminé les éléments constitutifs du
convertisseur DC-DC afin d'adapter le courant fournit par le panneau
photovoltaïque à la batterie. D'abord on a basé sur les
étapes à suivre pour configurer le PIC16F877 afin qu'il puisse
générer les signaux PWM nécessaires pour piloter
l'ouverture et la fermeture de l'élément de puissance «
Mosfet » d'un convertisseur DC-DC type « Buck ».
La technique de commande « pulse width
modulation » est basée sur l'algorithme de charge en trois
stages qui permet de charger la batterie avec un courant initial assez
élevé issu
76
du panneau solaire et au fur et à mesure que la tension
de charge s'approche de la tension de régulation VR, le courant de
charge décroît en maintenant la tension de la batterie proche
à une tension de maintien «Vfloat » sans la quitter.
Enfin, nous avons développé l'ensemble du
dispositif expérimental, où nous avons décrit en
détail chacune des pièces qui composent notre régulateur
solaire.
D'après les résultats obtenus, on peut conclure
que le régulateur envisagé est bien adapté pour le
contrôle de l'état de charge de notre batterie, et la
protéger contre toute charge et décharge excessive, en assurant
une meilleure autonomie au système photovoltaïque et une longue vie
à notre batterie en diminuant ainsi le coût du système.
On note que pendant l'élaboration de notre travail,
nous avons rencontré plusieurs difficultés surtout dans la partie
programmation en assembleur qui requiert plus de rigueur et d'attention et dans
la partie réalisation à cause de la non disponibilité de
quelques composants qui influencent largement sur le bon fonctionnement du
système .
Cependant, on peut dire que notre travail nous a permet
d'améliorer nos capacités pratiques, de même il nous a
permet d'enrichir nos connaissance dans le domaine des circuits
intégrés et des circuits programmables.
En conclusion, malgré l'insuffisance de moyens
d'équipements, nous sommes satisfaits des résultats obtenus
puisqu'ils répondent adéquatement aux objectifs fixés au
départ. Nous sommes tout de même conscient que, comme dans tout
projet, il y'aurait place à l'amélioration.
Nous estimons que se travail sera enrichi par plus de
recherches et investigations notamment sur les point suivants:
1. Introduire dans le système un dispositif de
poursuite du soleil dont le rôle est de garder constamment le rayonnement
solaire perpendiculaire au panneau photovoltaïque. On note que le circuit
LM339 comporte quatre comparateur dont on n'en a utilisé que un, les
trois restants pouvant être utilisés pour comparer d'autres
paramètres : température, variation du levé de soleil...
.etc.
2. Elargir le rôle de notre dispositif pour qu'il
puisse poursuivre le point de puissance maximale (MPPT) pour le
système photovoltaïque et cela dans le but d'augmenter le rendement
en puissance d'un module PV. Ceci peut être réalisé en
profitant du deuxième Amp.Op du circuit LM358 pour mesurer le courant
débité par le module PV
3. Optimiser l'utilisation des microcontrôleurs pic, en
profitants de leurs caractéristiques (Ajouter au système un
circuit d'interface)
4. Élargir l'utilisation de notre dispositif pour d'autre
application (charges alternatives), en introduisant dans le système un
onduleur « convertisseur DC/AC ».
77
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80
Annexe
Annexe

Circuit imprimé : Coté composants
Circuit imprimé : Coté liaisons
81



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83

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95
What is MPLAB PM3?
The MPLAB PM3 is a Microchip microcontroller device
programmer. Through interchangeable programming socket modules, MPLAB PM3
enables you, to quickly and easily program the entire line of Microchip
microcontroller devices.
MPLAB PM3 may be used with MPLAB IDE running under supported
Windows OS's (see "Readme for MPLAB PM3 . txt" file for support list) or as a
stand-alone programmer.
What MPLAB PM3 Does
MPLAB PM3 can be set up on the serial (COM 1-4) or USB
communications port on your PC. With MPLAB PM3 you can perform the following
operations:
· Program memory, configuration bits, EEPROM data memory,
ID locations and calibration data into devices.
· Program devices using ICSPTM (In-Circuit Serial
ProgrammingTM) on the target board and user GO, PASS and FAIL signals to
interface with the MPLAB PM3.
· Verify that microcontrollers are blank.
· Verify that code in the target microcontroller matches
your firmware.
· Read code from an unprotected microcontroller into the
MPLAB IDE's program memory window for debugging and programming into other
devices.
· Program unique serialized ID numbers into your firmware
using Serial Quick Turn Programming (SQTPSM) files.
· Store environments on an MPLAB PM3 Card.
MPLAB PM3 System Components
The MPLAB PM3 device programmer system consists of the
following:
· MPLAB PM3 device programmer
· Module sockets
· RS-232 Interface cable to connect to any standard PC
serial port
· USB Interface cable to connect to any standard PC USB
port
· ICSP cable
· Power supply
· MPLAB IDE software - an Integrated Development
Environment including a text editor, project manager and simulator for
debugging. Also included are the MPASM assembler, MPLINK object linker and
MPLIB object librarian.
How MPLAB PM3 Helps You
With the MPLAB PM3 device programmer, you can program Microchip
devices from a PC Host, or you can use the device programmer as a stand-alone
unit.
· MPLAB PM3 is easy to use and flexible in programming
Microchip devices and package types.
96
· MPLAB PM3 will expand to support future Microchip
devices always providing the latest programming algorithms to support Microchip
PIC microcontroller devices and other Microchip parts, via the Microchip web
site (
http://www.microchip.com).
· With an optional MPLAB PM3 Card inserted, you can store
and transport device settings for programming.
Installing MPLAB PM3 Hardware
The MPLAB PM3 hardware is simple to set up:
· If you are using MPLAB IDE:
o Attach the communications cable.
o Connect the power supply to the MPLAB PM3.
o Install the socket module (or attach the ICSP cable).
· If you are using MPLAB PM3 in stand-alone: o Connect
the power supply to the MPLAB PM3.
Installing the Communications Cable
MPLAB PM3 provides communications with the host PC via an RS-232
9-pin D type connector or a USB connector.
MPLAB PM3 is supplied with two 6-foot data cables: one with
DB-9 connectors and one with USB connectors. All lines on the serial cable are
wired straight through. The serial cable is NOT a null modem cable.
Installing a Socket Module or ICSP Cable
Socket modules are sold separately. The MPLAB PM3 comes with an
18-inch ICSP cable for ICSP programming.
Socket Module Installation
Socket modules are available to accommodate each device
package. The Product Selector Guide (DS00 148) lists Microchip's
devices, tools and socket modules. The Development System Ordering
Guide (DS30 177) describes the available socket modules.
For MPLAB PM3 Socket Modules
1. Align the connectors on the socket module with the connectors
on the MPLAB PM3.
2. Push the socket module down evenly mating the connectors.
It is always a good practice to insert a known blank device and
do a blank check whenever the socket module is changed.
ICSP Cable Installation
1. Connect the ICSP cable connector to the ICSP socket on the
MPLAB PM3.
2. Leave the individual leads unconnected at this time..
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Description
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Type of power supply
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Architecture
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The input voltage is converted into a lower output
voltage.
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Buck Converter
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The input voltage is converted into a higher output
voltage.
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Boost converter
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The input voltage is converted into a negative voltage.
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Buck-Boost converter
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Several isolated output voltages, up to approx. 250
are possible.
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Flyback converter
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One electrically isolated voltage, up to approx.
100 Watts.
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Single Transistor Forward converter
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One electrically isolated voltage, up to approx. 1 KW.
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Two-Transistor Forward converter
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One electrically isolated voltage, up to few KW.
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Half-Bridge Push-Pull Converter
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One electrically isolated voltage, up to many KW.
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Full-Bridge Push-Pull converter
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Switch mode power supply for sinusoidal mains current.
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Power Factor Pre- regulator (PFC)
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Réalisation d'un régulateur solaire
à base de microcontrôleur pour le contrôle de l'état
de charge et la protection des accumulateurs

Résumé:
L'énergie solaire est une source d'énergie
renouvelable, propre et qui a des perspectives. Le rapport coût-rendement
est le problème qui freine l'essor de cette énergie.
Dans notre travail, nous nous sommes intéressés
à mener une recherche technologique sur l'utilisation de
l'énergie photovoltaïque afin d'éclairer un endroit
isolé. En effet, nous avons réalisé un système
photovoltaïque de type autonome constitué d'un module
photovoltaïque, d'un régulateur solaire, d'une batterie
d'accumulateur et une lampe au sodium basse pression.
Le rôle principal du régulateur solaire est le
control continu de l'état de charge de la batterie afin d'assurer sa
protection contre les surcharges et les décharges excessives ainsi que
sa maintenance.
Ce système permet une commande fiable, peu coûteux
et son programme informatique peut être reprogrammer et mis à jour
sur site.
Le régulateur réalisé est basé sur la
commande d'un convertisseur DC-DC par un signal rectangulaire « PWM »
de haute fréquence généré par le
microcontrôleur PIC 1 6F877.
Cette technique de commande hache le courant du module
photovoltaïque en impulsions d'une fréquence fixe et d'une largeur
d'impulsion variable afin de réguler le courant de charge suivant
l'état de charge de la batterie d'accumulateur.
Mots-clés: énergie
photovoltaïque, convertisseur DC-DC, PWM, PIC 16F877, batterie
d'accumulateur " Cycle -Profond ".
Abstracts:
Solar energy is renewable source energy, clean and which has
prospects. The cost-output ratio is the problem which slows down the
development of this energy.
In our work, we were interested to develop a technological
research on the use of photovoltaic energy in order to light an isolated place.
Then, we have realized a stand alone photovoltaic system constitutes of a
photovoltaic module, a solar regulator, storage battery and a lamp sodium low
pressure.
The principal role of the solar regulator is to maintain the
battery at the voltage regulation set point in order to ensure their protection
from any overcharge or discharge excessive and their maintenance
This system allows a reliable control, inexpensive and its
data-processing program can be to reprogram and updated on site
The realized regulator is based on the control of a DC-DC
converter by the PIC 1 6F877 microcontroller which is able to generate a high
frequency signal "PWM».
This technique breaks the array current into pulses at a constant
frequency, and varies the width and time of the pulses to regulate the amount
of charge flowing into the battery.
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