Chapitre III : EVALUATION DE LA CSGL ET DE SA
CONTRIBUTION
A L'EDUCATION A LA PAIX
Suite aux recherches et conformément aux objectifs que
nous nous sommes fixé, nous avons procédé à
l'évaluation objective de la CSGL par rapport à sa contribution
dans l'Education à la paix. Sur ce, nous avons produit un guide
d'entretien pour la récolte des données, celui-ci est en annexe
de ce travail.
Tout au long de ce chapitre, nous allons présenter
succinctement l'approche scoute dans l'éducation à la paix, les
résultats des recherches et les analyses par le Modèle
intégré d'organisation et analyse SWOT.
3.1. Approche Scoute dans la gestion de
conflit
a. Des caractéristiques des conflits
Les conflits n'ont pas que des conséquences
néfastes sur la vie des hommes et des groupes. Tout en ne les louant
pas, nous pensons qu'ils sont normaux et naturels.
Un conflit peut s'avérer constructif car il peut
stimuler les membres du groupe à sortir d'une routine
léthargique, augmenter la cohésion du groupe, permettre
d'identifier un problème et favoriser l'émergence du leadership.
Dans tous les cas, il faut savoir que les conflits sont inévitables,
subjectifs et générateurs de changement33.
b. Facteurs d'un conflit
Plusieurs facteurs peuvent provoquer des conflits. Nous les
regroupons en trois catégories :
1. Les facteurs organisationnels dépendant de la
dynamique de l'organisation
2. Les facteurs individuels dépendant de l'individu
3. Les facteurs extérieurs ne dépendant ni des
individus ni du groupe mais viennent influencer les interrelations et le climat
du groupe.
c. Le cycle d'un conflit
Comme un individu, une organisation ; le conflit naît, vit
et meurt. Il faut connaître son cycle pour savoir le gérer.
1) A la base d'un conflit se trouve, d'après l'approche
psychologique, une frustration. L'individu vit une situation
paradoxale.
2) L'interprétation c'est le sens qu'on donne au
conflit. La subjectivité entre en jeu.
3) Face à un conflit, un groupe peut adopter diverses
stratégies ou de comportements différents tel
que la fuite, l'accommodation, la compétition, le marchandage ou la
collaboration. Le comportement décide de la fin ou de la
continuité du conflit
4) Le comportement adopté produit un effet sur les autres
qui réagissent en adoptant à leur tour une stratégie de
contournement : comportement- réaction.
5) Le résultat est la façon dont un
conflit est réglé et sert de point de départ au prochain
conflit.
- On peut arriver à satisfaire toutes les parties
(gagnant-gagnant)
- Une partie peut se sentir lésée (gagnant-perdant,
il y a une nouvelle
frustration et le début d'un autre conflit).
Schématiquement on peut avoir ceci :
Frustration
Interprétation
Réaction et Renforcement
Comportement
Résultat
Nouvelle frustration ou Résolution du Conflit
Le cycle recommence
d. Quelques moyens d'intervention dans un cas de
conflit34
Pour transformer ou gérer un conflit, la CSGL encourage
que ses membres recourent aux moyens suivants :
i. Le dialogue
C'est une sorte de deux monologues dont la base est
fondée sur l'amour de la vérité et le respect de la
dignité humaine. Le scout, et tout autre individu non violent, doit
savoir discuter sans s'énerver, peser le pour et le contre d'une
opinion, discuter sans des idées préconçues, chercher les
sources, les causes et les raisons de l'interlocuteur
Les étapes d'un vrai dialogue ;
D'après Jean Goss (membre du mouvement international pour
la réconciliation), le dialogue requiert 5 grandes étapes :
- La découverte de la vérité de
l'adversaire ;
- La découverte de ma propre vérité et ma
responsabilité ; - La présentation de l'injustice ;
- Le savoir écouter ;
- L'apport des propositions.
ii. La négociation
D'après William URY, elle est un processus de
communication visant à inclure un accord des interlocuteurs qui ont des
intérêts communs et opposés. Selon Christophe Dupont, elle
est une activité mettant face à face deux ou plusieurs acteurs,
qui confrontés à des divergences et se sentant
interdépendants, choisissent la recherche effective d'un arrangement
pour mettre fin à cette divergence et ainsi créer, maintenir ou
développer une relation entre eux.
Types de négociation :
- Intégrative ou collaborative ou coopérative :
les négociateurs collaborent fortement et sont animés d'un
désir de gain collectif ou mutuel. C'est le type gagnant-gagnant.
- Distributive : les négociateurs ont une collaboration
faible et sont animés d'un désir de gain propre. Le
résultat est souvent le gagnant-perdant.
- Mixte : elle correspond à un dosage de deux
premières.
Cas type de déroulement d'une négociation :
1. Déclenchement du processus d'information et de
communication :
· Présentations et généralités
;
· circonscription rapide du problème ;
34 CSGL, Guide de l'animateur des jeunes pour
l'éducation à la paix, Op Cit , p. 119
· exploration des négociateurs.
2. Traçage du terrain et ouverture des options :
· Examen des problèmes ;
· Argumentation.
3. Influence :
· Mise en évidence des divergences ;
· Recherche active des solutions.
4. Processus d'ajustement :
· Définition précise de la solution ;
· (ou constat des désaccords).
iii. La médiation
C'est un processus de négociation facilitée
selon la volonté des parties en conflit et pour leurs
intérêts. Elle est différente de l'arbitrage où les
décisions sont imposées par une tierce partie. Le
médiateur sert à assister les parties dans l'identification des
leurs besoins et intérêts et à générer des
options.
Processus de médiation type
Le médiateur désigné de commun accord
entre les parties commence par faire des contacts séparés et
finit par asseoir les protagonistes sur une même table en suivant les
étapes ci-après :
1) Introduction : Création du climat de
sécurité :
a. salutation, remerciements ;
b. explication du rôle du médiateur ;
c. établissement des règles de conduite...
2) Ecoute du récit pour identifier les différentes
préoccupations des parties :
a. Description de la situation par chaque partie ;
b. Récapitulation résumée par le
médiateur ;
c. Mise en évidence des problèmes clés, des
responsabilités, des sentiments, des points communs.
3) Identification des problèmes pour une mise au point et
l'établissement d'un diagnostic commun :
a. Énumération des problèmes par le
médiateur ;
b. Valider la liste par les parties ;
c. Rappel du chemin parcouru ;
d. Redéfinition du conflit.
4) La recherche de la solution :
a. Recherche des circonstances et opportunités
adéquates pour proposer les solutions communes ;
b. Encourager les parties à s'accepter et faire des
concessions.
5) L'accord / la résolution ou le contrat : poser les
bases pour une réconciliation solide et satisfaisante :
a. Etre claire sur les conclusions ;
b. Etre équilibré et ne point juger.
6) Prévoir la mise en application des solutions.
D'après NKUNDABAGENZI et SANTOPINTO35, les
causes des conflits politiques sont :
- pluralité ethnique ;
- accumulation excessive d'armes ;
- pauvreté ;
- la prédation ;
- le processus de démocratisation.
3.2 Présentation des résultats de la
recherche
Comme dit précédemment dans la partie traitant
des méthodes, notre travail n'a pas faits des recherches avec interviews
et donc nous n'utiliserons aucune méthode d'échantillonnage pour
analyser les résultats. Nous donnerons les grandes tendances selon les
visées de nos entretiens et échanges divers.
1. De l'ancienneté des membres dans les organes de la
CSGL :
L'ancienneté des 12 membres de la coordination de la
CSGL (commissaires généraux et provinciaux, commissaires au
programme des jeunes, commissaires internationaux et aux relations publiques)
varie entre 3 et 6 ans. Quant au Secrétaire Exécutif Permanent,
il est en fonction depuis 1999, soit 9 ans déjà. Cette longue
durée des membres des organes montre de la stabilité de
l'organisation et une maîtrise du champ d'action.
2. Du jugement du fonctionnement et de la performance de la
CSGL :
Vu par ses partenaires, l'organigramme de la CSGL est
très flexible et sujette à des modifications selon les besoins
des associations membres. Ainsi par exemple, les réunions ordinaires et
la présidence sont rotatives, le siège est transférable,
les associations sont égales. La confiance règne entre les
associations et il y a une bonne cogestion.
3. De l'appropriation des activités de la CSGL par
les associations membres :
Les associations membres de la CSGL n'avaient pas les
activités d'éducation à la paix en priorité dans
leurs programmes. Depuis qu'existe la concertation, elles les ont
focalisées sur cette thématique et d'autres qui lui sont
similaires ou pouvant le faire avancer. Les collaborations entre associations
s'accroissent même avec des initiatives autres que celle de la
concertation.
35Félix NKUNDABAGENZI et Federico SANTOPINTO,
le developpement, une arme pour la paix, Ed GRIP, Bruxelles, 2003, p.48
4. De l'impact des activités de la CSGL sur les
individus, les associations et la communauté :
La participation des scouts aux activités regroupant
des personnes d'origines différentes est porteuse d'espoir dans le
changement des comportements, des attitudes et pratiques des faiseurs des
conflits à la base et de leur communauté. Les actions
menées conduisent à une prise de conscience sur la
nécessité de solidarité entre les hommes à la place
de l'exclusion, de la tolérance au lieu de l'intolérance; du
respect du droit des uns et des autres et de leur promotion.
5. L'intervention du scoutisme dans le développement
:
La vision du scoutisme sur le développement est plus
visible dans les travaux d'intérêt communautaire par la
fantastique formule de Bonne Action quotidienne (B.A.). Avec la CSGL, la B.A.
ne se limite plus à la communauté locale mais s'étend aux
travaux de grandes envergures comme des camps chantiers, des camps de
solidarité ;...
Avec le Projet Amahoro-Amani, les scouts sont parvenus
à intervenir financièrement dans les projets des
médiateurs communautaires qui ont été orientés vers
:
· L'assistance matérielle aux victimes des
conflits ou autres groupes des personnes (réfugiés,
déplacés, malades, prisonniers, enfants de la rue, malades,
prisonniers, vieillards, handicapés physiques, orphelins ...) ;
· La protection et amélioration de l'environnement
(Reboisement, assainissement,...) ;
· La sensibilisation des jeunes ou de la population sur la
paix, l'hygiène, l'environnement,..) ;
· La promotion du don volontaire de sang ;
· Les visites avec dons et/ou animations
éducatives aux personnes vulnérables et autres personnes
marginalisées (malades, orphelins, prisonniers, enfants des rues,
déplacés ou réfugiés) avec des cadeaux symboliques
et des animations éducatives ;
· La construction des ponts, d'écoles et des
maisons ;
· La culture des champs ;
· La collecte des habits au profit des
déplacés.
Certains financements ont été totalement
tournés vers des actions de développement comme le forum ouvert
pour aider la population de Bukavu après l'intervention des rebelles
Jules MUTEBUTSI et Laurent NKUNDA en 2004.
6. Des innovations aux associations membres :
Par la dynamique sous régionale, les associations
membres ont fait des initiatives propres dans le cadre de l'éducation
à la paix. Certaines associations, moins équipées, ont
fait des efforts pour avoir une assise, ainsi l'ASNK et l'ASSK ont actuellement
des bureaux bien qu'en location. L'ASNK construit actuellement ses propres
locaux. L'ASSK a ouvert un partenariat avec des scouts européens...
7. Des leçons tirées par rapport à
l'éducation à la paix: De l'intervention décennale de
la CSGL, il a été remarqué que :
- Bien formés et informés, les scouts peuvent
contribuer à l'implantation d'une culture de la paix dans la
sous-région ;
- L'organisation des jumelages entre groupes scouts est un moyen
efficace pour promouvoir le retour de la confiance entre les peuples ;
- Le travail en synergie pour le retour de la paix est possible
même avec des faibles moyens ;
- Par leurs actions de grande envergure en faveur de
l'éducation à la paix et la cohabitation pacifique, les scouts
ont forcé l'estime des dirigeants et créé une confiance
autour d'eux ;
- Les camps, jamborees, concours, rallye, ... sont des occasions
idéales pour nouer des relations durables ;
- L'approche scoute dans l'éducation à la paix est
un des meilleurs secteurs d'intervention dans ce domaine36.
8. De la circulation de l'information au sein de la
concertation :
Au début la CSGL avait comme grand défi la
circulation de l'information. Ce problème est déjà
résolu par les moyens de communications modernes qui sont l'Internet et
le téléphone. En plus la communication par voie routière
facilite le transfert des colis étant donné qu'il y a des
liaisons journalières entre les principales villes. La seule
difficulté reste entre Goma et Bujumbura car les courriers et les
personnes doivent transiter par Kigali ou Bukavu et cela donne une
journée supplémentaire par rapport au programme. Des associations
ont des émissions radios hebdomadaires qui diffusent les informations
sur la situation des grands lacs africains en général et des
particularités de l'association locale.
9. Des organes de la CSGL
La structure de la CSGL est très simple avec les trois
organes qui sont le comité de coordination, le secrétariat
exécutif permanent et les commissions spécialisées. Toutes
les associations y envoient des délégués et les
décisions sont toujours prises au profit de tous les membres.
10. Des grandes recommandations et propositions des
nouvelles stratégies
Après étude sur la participation de la CSGL dans
le programme d'éducation à la paix et lecture des documents
adéquats dans ce domaine, il nous sied de recommander ce qui suit :
- le maintien du programme et renforcement des recherches de
fonds par les associations locales ;
- qu'il y ait toujours des rapports (narratif, financier,
administratifs...) pour fournir de base pour le futur et les expériences
d'ailleurs ;
- que les activités génératrices de
revenus soient soutenues pour les groupes locaux pour que les jeunes trouvent
facilement des moyens de participer aux activités qui demandent des
cotisations ;
36 MBAWA, Op Cit p.53
- que l'équilibre des sexes soit bien intercalé
dans les conditions de recrutement des participants à différentes
manifestations scoutes de la sous-région.
De la compilation des données reçues par-ci par
là, nous déduisons que les actions de la CSGL ont permis à
plusieurs jeunes de s'exprimer et de s'ouvrir. Elles ont donné des
compétences aux jeunes et surtout l'espoir que la paix est possible et
la certitude qu'elle règnera dans la sous-région des grands lacs
africains. « Avec le scoutisme, c'est comique et amusant, et
aisé à faire. C'est mieux de s'expliquer que de s'énerver,
cela aide à résoudre le problème, à augmenter la
confiance et à se faire des amis37 » comme l'ont
montré plusieurs témoignages.
La CSGL, par ses camps, sorties, formations, forums ... a eu
une cible idéale : les jeunes, et a dans la sous-région à
faire preuve de détermination dans la cause de la paix.
Pour la socialisation, les jeunes sont convaincus que l'on
peut construire un monde meilleur, il est essentiel qu'ils comprennent ce qui
doit changer et trouver les alternatives nécessaires pour parvenir au
vrai développement.
L'éducation de la CSGL est faite afin de participer au
développement durable de la sous-région, lequel est
irréalisable s'il n'y a pas de paix et laquelle est chimérique si
les jeunes ne sont pas intégrés ou impliqués.
3.3 Analyse de la CSGL par le modèle
intégré d'organisation
L'analyse de la CSGL par le Modèle
Intégré d'Organisation (MIO) servira à décrire,
analyser et diagnostiquer les organisations. Elle est une simplification de la
réalité complexe dans laquelle tant d'aspects différents
s'influencent tous mutuellement. Nous avons souhaité utilisé ce
modèle car il est intégré et intégral et surtout
car il met l'accent sur les relations entre les différents
éléments d'une organisation.
Placée dans la sous région des grands lacs
africains (environnement) et tenant compte de sa mission qui est
celle de faire l'éducation à la paix pour un développement
durable, ses ressources sont composées essentiellement des
bénévoles et volontaires soutenus par des salariées qui
constituent des inputs lui permettant d'assurer des sensibilisations et des
formations de qualités (outputs, services). C'est enfin sa
structuration (forme d'organisation spécifique) qui lui permet de garder
un certain équilibre avec son environnement spécifique.
37 Entretien avec les médiateurs
communautaires, Bukavu, 10 juillet 2007
Schématiquement la situation peut ainsi se
présenter
Secrétariat
INPUTS :
- Personnels salariés,
- Bénévoles et volontaires - Mobiliers
- Documents et Finances
Coordination sous régionale
MISSION : Promouvoir
l'éducation à la paix chez les scouts pour
un développement durable de la sous- région des grands lacs
africains
ORGANISATION
Commissions spécialisées
OUTPUTS: Camps,
Formations Séminaires, Sensibilisations Jamborees,
publications
ENVIRONNEMENT (La
sous-région des grands lacs africains)
3.4 Analyse SWOT de la CSGL
L'analyse SWOT permettra de faire une étude externe de
l'environnement de la CSGL pour identifier les opportunités et les
menaces ainsi qu'une dissection interne pour identifier les forces et les
faiblesses existantes.
j. Analyse externe de la CSGL
Cette analyse est dynamique car elle prend en compte la
situation réelle (les menaces existantes et les opportunités non
exploitées) ainsi que les tendances et développements
possibles.
Les OPPORTUNITES sont des faits externes pouvant
être utilisés pour apporter une contribution substantielle
à la mission de la CSGL. Elles sont les suivantes :
1. Fonctionnement dans une multi culturalité ;
2. Engagement politique des dirigeants pour la recherche de la
paix ;
3. Utilisation des expériences porteuses ;
4. Relance probable de la CEPGL ;
5. Echanges des expériences ;
6. Existence de la conférence internationale sur la
région des grands lacs et l'élargissement de la zone d'action
;
7. Possibilité de conclure le partenariat avec les ONG ou
avec les Gouvernements ;
8. Jeunes ayant acquis des connaissances et des outils ;
9. Echanges d'expériences vécues avec les
participants internationaux ;
10. Contexte de la paix est perçu de la même
manière dans la sous-région.
Les MENACES du projet sont des faits externes pouvant
influencer négativement les performances de la CSGL. Nous pouvons citer
entre autres :
1. Apparition du mercantiliste dans l'esprit des jeunes et
surtout les adultes ;
2. Poches d'insécurité et le manque de
stabilité régionale et nationale ;
3. Désintéressement des associations scoutes
membres ainsi que des bailleurs et partenaires ;
4. Manque de financement ;
5. Incompréhension de l'autorité politique ;
6. Inexistence de protection juridique ;
7. Multiplicité des organisations fantômes
s'occupant des jeunes et de l'éducation à la paix ;
8. Inoccupation des jeunes qui constituent le groupe cible ;
9. Manque de temps pour les formateurs et autres responsables
;
10. Situation politique tendue dans les relations entre les pays
de la zone d'action.
ii. Analyse interne de la CSGL
L'analyse interne tient compte de la situation existante,
présente. Dans le cas d'espèce, nous chercherons les facteurs
critiques internes déterminant les performances de la CSGL.
Les FORCES sont des caractéristiques internes
qui contribuent substantiellement à la mission de la CSGL et du
scoutisme en général. Elles permettent d'exploiter les
opportunités et à combattre les faiblesses car elles sont des
atouts existants.
1. scoutisme est un mouvement international et de grande
renommée;
2. Partenaires multiples nationaux, internationaux, soutien des
autorités politico - administratives ;
3. Acceptation et l'encadrement des filles et garçons
à la fois ;
4. Acteurs suffisamment imprégnés des objectifs et
engagés à leur réalisation ;
5. Dévouement des acteurs (adultes et jeunes) ;
6. Méthodologie spécifique du scoutisme et les
valeurs scoutes ;
7. Présences des espaces médiatiques pour
certaines associations ;
8. Production des supports audio-visuels et pédagogiques
;
9. Reconnaissance de la CSGL par la population ;
10. Découverte des potentialités des jeunes par
les autorités ;
11. Culture du bénévolat et du volontariat ;
12. Coopération nationale, sous-régionale et
internationale ;
13. Acceptation par la Société Civile ;
14. Transparence dans la gestion ;
15. Des multiples formations ;
16. Nombre accru des membres (plus de 60.000) ;
17. Diversité des compétences des adultes ;
18. Image positive du scoutisme dans la communauté ;
19. Sauvegarde du caractère non politique.
Les FAIBLESSES sont des caractéristiques internes
influençant négativement et considérablement le
fonctionnement de l'association. Pour la CSGL, nous pouvons citer :
1. L'absence des locaux propres ;
2. Le bénévolat de ses membres ;
3. La modicité des moyens ;
4. L'irrégularité des réunions de la
coordination ;
5. La forte dépendance aux appuis externes ;
6. Le non payement des cotisations par les membres ;
7. La non standardisation des suivis des activités.
Ces faiblesses sont aussi à classer parmi les limites
de la CSGL. D'ailleurs les menaces aussi sont des facteurs limitant les actions
car il y a la peur qui règne et dans la peur on ne peut pas
progresser.
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