UNIVERSITE DE KINSHASA

FACULTE DES SCIENCES ET TECHNOLOGIES
Mention Géosciences
Géomatique - Géologie
B.P. 190 KINSHASA XI
CROISSANCE URBAINE ET DEGRADATION DE L'ENVIRONNEMENT
DANS LA COMMUNE DE KALAMU AKINSHASA

EBENGO BOKAKO Christian
Gradué en Sciences Géomatiques
Mémoire présenté et défendu en vue de
l'obtention du grade de licencié en sciences Géomatiques
Option : Géomatique
Orientation : Aménagement du
territoire et urbanisme
Directeur : Prof. Dr. Holy HOLENU
MANGENDA
Année Académique 2019 - 2020
EPIGRAPHE
« La gestion des risques urbains concerne
fondamentalement les libertés publiques. Chaque citoyen a en effet le
droit de vivre le plus possible à l'abri des aléas
créés par l'homme et le milieu naturel ».
Claude Collin.DEDICACE
A la merci de mon Sauveur et
Seigneur JESUS-CHRIST.
Que vos oeuvres sont grandes et
combien louables ! Recevez la gloire, l'honneur, l'adoration profondes car
vous êtes digne, nous sommes reconnaissants des bienfaits car c'est
à vous les mérites pour avoir mis tant des moyens que
volontés à notre faveur.
A mes parents biologique Bernard EBENGO et Brigitte MBOLI pour
votre responsabilité, conseils, voilà le fruit de votre fils, et
nous nous réjouissons de l'être.
A la mémoire de tous ceux qui ont péris à
cause de non protection de l'environnement, aux naufrages, inondations,
ouragans, nous vous portons à coeur.
A la future dame, à qui nous nous
céderons entièrement jusqu'à la mort.
EBENGO BOKAKO Christian
REMERCIEMENTS
Toute notre vie est l'oeuvre de Dieu tout puissant, enfin de
quoi, nous le remercions l'Eternel de nous avoir donné le souffle de
vie, l'intelligence, les faveurs et le bien-être.
Le présent travail résume en effet,
l'évolution de notre savoir scientifique et sanctionne la fin du
deuxième cycle universitaire en sciences.
En effet, cette analyse porte sur la question du jour ;
celle de comprendre l'impact de la croissance urbaine sur l'environnement de la
commune de Kalamu à Kinshasa.
Seul, on ne ferait rien ; ce travail accuse la
participation de plusieurs personnalités, bien qu'il porte notre propre
signature.
A tout seigneur tout honneur, nos remerciements s'adressent au
Professeur Dr. HolyHOLENU MANGENDA, lui qui, en dépit de ses multiples
occupations a accepté la direction de ce travail, soit honoré oh
père scientifique ! Nous sommes le fruit de vos entrailles
scientifiques.
Nous remercions également monsieur le professeur Isaac
DIANSAMBU lui qui, en dépit de ses multiples occupations, nous recevait
sans aucun obstacle dans son bureau ; les remarques et conseils nous ont
été bénéfiques dans l'élaboration de ce
travail de fin d'étude, nous devrions exprimer beaucoup des mots
à son égard, mais le condensons en un seul en disant merci.
A tous les professeurs, chefs des travaux et assistants de la
faculté des Sciences de l'université de Kinshasa en
général et ceux du département des Géosciences en
particulier pour votre dévouement et sens d'encadrement digne en nous
forgeant aujourd'hui tel que nous sommes devenus ; nous reconnaissons vos
oeuvres et mérites.
A mes frères et soeurs ; Blaise EBENGO,
Éric EBENGO, Yasmine EBENGO, Bénie EBENGO, Ruth EBENGO, Esther
EBENGO, Israël EBENGO, Kertys EBENGO, Souzy LIONZO, Michel KUKWABO, Roger
MBOKOLO. Nous vous remercions pour la patience, les bons et mauvais moments
que nous avions passés afin de nous voir un jour cadre universitaire.
Nous garderons pour toujours la chaleur familiale que nous partageons ainsi
qu'un sentiment d'amours et d'affections.
A vous, cher(e) ami(e) et cousin ; Keurena WANI,
Anita Mukonkole, Reagan MPUTU, Deo MALUNDAMA, nous vous reconnaissons une
grande part dans la finalité de notre cycle de licence.
A mes camarades de l'Unikin ; Patrick N'LANDU, Dan
KANDALA, Junior KABUMA, Jesper SAMAKUNGU, Jean-Jacques UZELE, Nabelle MUSAU,
Sephora MPEYA, Christian TOMESELEKE, Allegria MBATU, Jacques BAHELELE,
Michaël LUFUNGULA, Jerry LOBO, Moise LOSEMBE, Chadrack MABIALA,
Sacré MASIVI trouvent ici l'expression de notre profonde
reconnaissance.
Aux Frères et soeurs de la Paroisse Protestante de
l'université de Kinshasa (PPUKIN), merci pour votre encadrement et sens
de responsabilité que vous m'aviez offerte. Vos prières et
conseils nous ont été profitable pour la finalité de ce
travail.
RÉSUMÉ
La présente étude vise à améliorer
les conditions de vie de la population kinoise en particulier celle de la
commune de Kalamu en apportant un plan de gestion de l'environnement dans son
milieu urbain. La ville de Kinshasa connait une croissance
démographique.
Cette dernière est ressentie dans toutes les communes
de la ville en général, et particulièrement dans la
commune de Kalamu à cause de la disponibilité foncière et
des potentialités touristiques et récréatives qu'on y
observe. Ce phénomène a entrainé une dynamique urbaine
caractérisée par l'augmentation de l'espace bâti, la
densification de la trame urbaine et l'occupation des marécages. Cette
situation a entrainé la mise en place d'habitats précaire et des
répercussions sur l'environnement (pollution de l'air, de cours d'eaux
et de sols).
Les visites, les analyses physico-chimiques de la
rivière Funa, les enquêtes auprès de la population et la
comparaison des images satellitaires ont servi à découvrir une
nette régression et/ou disparition de ces espaces par la pression de
l'habitat.
Mots clés : Démographie, environnement,
pollution, trame urbaine
Abstract
This studyaims to improve the living conditions of the kinese
population in general, in particulerthat of the municipality of Kalamu by
providing an environnement. The city of Kinshasa in experiencing population
growth.
The latter isfelt in all the municipality of Kalamubecause of
the land availability and the tourist and recrationalpotentialobservedthere.
This phenomenom has led to an urbandynamiccharacterized by the increase of the
builtspace, the densification of the urban frame and the occupation of the
swamps. This has led to the establishment of precarious habitats and
environnemental impact (air pollution, waterways and soil).
The visits, the physico-chemical analyses of Funa River, the
population surveys and the comparaison of satellite images wereused to discover
a cleardecline or disappearance of thesespaces by the pressure of the
habitat.
Keywords : Demography, environnement, pollution,
urbanfabric
Sigles et abréviations
B.E.A.U : Bureau d'Etudes d'Aménagement et
d'Urbanisme
MNT : Modèle numérique du terrain
O.C.A : Office des Cités Africaines
P.O/S : Plan d'Occupation de Sol
SDAU : Schéma Directeur d'Aménagement et
d'Urbanisme
SIG : Système d'information géographique
SPOT : Système pour l'observation de la terre
RDC : République Démocratique du Congo
OCC : Office Congolais de Contrôle
OCI : l'Office des Cités Indigènes
O.M.S : Organisation Mondiale de la Santé
ZAC : Zone d'Auto Construction
0. INTRODUCTION
0.1. Problématique de
l'étude
L'évolution démographique mondiale est
considérée comme une problématique centrale de ce
siècle. Celle-ci n'est pas la même partout, les pays du sud sont
en effet beaucoup plus touchés par cette explosion démographique
que les pays du nord (Benchekroun, 1995).
La progression rapide des espaces urbains est devenue un fait
planétaire. Mais c'est en Afrique que le phénomène est
plus spectaculaire. En effet, à l'instar des autres villes d'Afrique,
Kinshasa a connu une croissance urbaine exponentielle à partir des
années 1960. Cette explosion de la région de Kinshasa est due
à son rayonnement économique impulsé par le rôle
politico-administratif qu'elle joue, les équipements qu'elle regorge, et
l'émergence de ses activités.
De 1960 à 2020, sa population est passée de
476 819en 1960 à 3.888.000en 1991, environ 10 millions en 2011
(INS, 2011). Aujourd'hui Kinshasa est considéré comme la
deuxième ville la plus peuplée d'Afrique (après Lagos)
avec14.342.000 habitantsen 2020 soit 16% de la population congolaise. Cet
accroissement extrêmement rapide de la population a entrainé une
forte occupation et l'extension de la ville.
Cette urbanisation rapide et non contrôlée de la
ville de Kinshasa a causé la détérioration de
l'environnement. L'une de ses conséquences les plus inquiétantes,
réside d'ailleurs dans les problèmes de gestion de
l'environnement, il suffit de traverser la ville de Kinshasa pour constater les
manifestations de ce problème : accumulation des déchets,
détritus le long des routes, ruisseaux bloqués, sites
d'enfouissement menaçant la santé dans les secteurs
résidentiels, et élimination inadéquate des déchets
toxiques. (Holenu, 2016).
Deux facteurs majeurs expliquent cette poussée urbaine
: l'exode rural (le manque de terres, les conditions de vies difficiles ;
l'absence d'encadrement médical et scolaire incitent les paysans
à rejoindre la ville) et l'accroissement naturel (la population urbaine
est globalement jeune, le taux de natalité élevée).
Naguère, l'urbanisation de la ville répondait au
plan d'aménagement régulièrement élaboré et
approuvé par le service spécialisé de la colonie. Dans
l'entre-temps, on suivait l'évolution et la croissance
spatio-démographique de la ville ; en contrôlant le mouvement de
la population, pour maintenir l'équilibre. Mais après l'accession
du pays à l'indépendance, un climat d'insécurité a
régné dans toute la République. Ce qui a occasionné
l'exode rural et Kinshasa va connaitre une croissance rapide de sa population.
Cette explosion démographique a entrainé une extension
considérable de la ville en dehors d'un cadre d'organisation
préalablement défini.
Cette augmentation démographique n'était pas
accompagnée de mesures d'encadrement et de précaution
nécessaire lorsqu'il s'est agi de décider de l'extension de la
ville, par la construction subséquente de nouveaux ouvrages
d'assainissement dans de nouveaux quartiers lotis.
La commune de Kalamu qui fait l'objet de notre étudeest
butée au problème de gestion de l'environnement. La production et
la gestion des déchets restent une problématique importante dans
la détérioration de l'environnement dans cette
municipalité. Le gouvernement provincial avait dans le temps,
décidé de placer dans chaque commune de la ville, des
décharges publiques, malheureusement, cette action n'a servi qu'à
la détérioration la plus rapide de l'environnement par
l'augmentation en poids et en volume des déchets non
évacués.
L'exposition à ces ordures est la base de plusieurs
types de problèmes sanitaires tels que : l'intoxication
alimentaire, les maladies hydriques (le paludisme, la fièvre
typhoïde, le cholera etc.) mais aussi d'autres maladies respiratoires et
cardio-vasculaires.
Cependant la croissance démographique provoque une
hausse des besoins humains (énergie, nourriture, services, etc.) dont la
satisfaction engendre des problèmes environnementaux et sociaux. Plus le
nombre de la population est élevé, plus les répercussions
de leurs activités sur l'environnement sont importantes.
L'action conjuguée de la pression démographique,
l'absence ou la saturation des infrastructures techniques de base font de la
commune de Kalamu un écosystème en déséquilibre
sérieux. La population pauvre est soumise à de nombreux
défis quotidiens, comme par exemple :
- L'insalubrité du milieu urbain par suite de la
mauvaise gestion des déchets solides et liquides ;
- L'occupation spontanée des plaines inondables sans
aménagement préalable du site ;
- La pollution des cours d'eau par suite des divers rejets
incontrôlés et sans traitement préalable.
0.2. Hypothèses de recherche
Comme tentative de réponse à notre
problématique, nous pensons que :
- L'explosion démographique et le comportement
irresponsable de la population seraient à la base de la
dégradation de l'environnement dans la commune de Kalamu;
- La valorisation des ordures ménagères serait
la solution durable pour la protection de l'environnementet contribuer au
développement économique de la commune de Kalamu.
0.3. Choix et intérêt de
l'étude
0.3.1. Choix de l'étude
La commune de Kalamu est dans un état de
délabrement, C'est la raison pour laquelle la présente
étude est une contribution à la recherche des voies et moyens
permettant un aboutissement heureux au respect de l'environnement et de trouver
un mécanisme à mettre en place par des institutions provinciales
et/ou municipales afin d'assainir la commune.
0.3.2. Intérêt de
l'étude
L'intérêt de cette étude se situe à
deux niveaux, entre autres :
0.3.2.1. Intérêt scientifique
L'intérêt de ce sujet se justifie davantage pour
les autorités en général et particulièrement pour
un aménageur parce que la dégradation de l'environnement
constitue un sujet d'actualité à Kinshasa à cause de leurs
multiples conséquences sur la santé humaine. Les résultats
de cette recherche auront un intérêt pratique dans la mesure
où ils peuvent éclairer et orienter les décideurs
politiques, les urbanistes, les aménageurs et les environnementalistes
dans leurs décisions.
0.3.2.2. Intérêt social et
pratique
Tout travail scientifique part de l'observation d'un fait,
d'une situation ou d'une opinion quelconque dans la société et
que les chercheurs s'y intéressent pour comprendre et éclairer
l'opinion.
Cette étude s'enregistre dans ce cadre, nous sommes
motivés par le souci de bien vouloir aider la population à
protéger son environnement.
0.4. Objectifs de l'étude
0.4.1. Objectif global
L'objectif globale de cette étude est
d'étudierles problèmes environnementaux dans la commune de
Kalamuen vue de proposerun plan d'aménagement durable.
0.4.2. Objectifs spécifiques
Les objectifsspécifiques assignés à cette
étude sont :
· Etudier les problèmes environnementaux dans la
commune de Kalamu ;
· Dégager les impacts de la dégradation de
l'environnement ;
· Analyser les activités humaines qui concourent
à ce fléau ;
· Suggérer des solutions efficace et durable face
à cette problématique.
0.5. Délimitation spatio-temporelle
0.5.1. Délimitation spatiale
L'étude aurait voulu analyser l'impact de la croissance
démographique sur de l'environnement dans toute la ville de Kinshasa,
mais pour des raisons pratiques et de disponibilité des données,
nous nous limitons dans la commune de Kalamu.
0.5.2. Délimitation temporelle
Nos analyses vont de 2010 à l'année 2020,
question de vouloir dégager les perspectives d'avenir qui en
découlent.
0.6. Subdivision du travail
Outre l'introduction et la conclusion, ce travail comprend
quatre chapitres :
· Le premier chapitre s'attèle sur les
généralités conceptuelles ;
· Le deuxième chapitre est consacré
à la présentation de la zone d'étude et la
méthodologie de la recherche ;
· Le troisième chapitre se base sur les
résultats de l'enquête ;
· Enfin, le quatrième chapitre va se pencher sur
les propositions du plan d'aménagement de la municipale.
CHAPITRE I. GENERALITES CONCEPTUELLES
Ce chapitre sur les généralités
conceptuelles est subdivisé en trois sous points : le premier aborde les
généralités sur les déchets et leurs gestion
durable, le deuxième parle de l'explosion démographie et spatiale
de la ville de Kinshasaet,le dernier point se penche sur les effets de la
croissance démographique.
1.1. Généralités sur les
déchets et leurs gestion durable
1.1.1. Définition
Généralement, un déchet désigne,
tout produit que son propriétaire abandonne, tels que les vieux
vêtements, les rebuts de construction, les autos usagées, les
médicaments dont la date d'utilisation est échue, les
débris alimentaires de la cuisine, etc. (Paradis et al,
1983). En effet, on distingue 3 types de déchets : solide, liquide
et gazeux. Dans le cadre de cette étude ce sont les deux premiers types
qui a fait l'objet de nos recherches.
1.1.2. Déchets solides
1.1.2.1. Classification des déchets
solides
La classification générale des déchets
montre qu'on distingue principalement deuxcatégories de
déchets : compostables ou biodégradables, et inertes ou
recyclables.
a. Déchets compostable (biodégradable)
Les déchets compostable comprennent des (résidus
verts, boues d'épuration des eaux, restes alimentaires...), qui
s'assimilent en première approche à la biomasse. Ils
correspondent aux :
- Déchets de jardin qui sont produits par les
collectivités, les sociétés privées d'entretien des
espaces verts et les particuliers ;
- Déchets alimentaires ou « eaux grasses » qui
sont issus essentiellement des métiers de la restauration et de
l'industrie agro-alimentaire ;
- Déchets de maison qui sont produits par les
particuliers.
Ces déchets sont au moins pour partie détruits
naturellement, plus ou moins rapidement, en général par les
bactéries, champignons et autres micro-organismes et/ou par des
réactions chimiques (oxydation, minéralisation), Ils peuvent
être revalorisés par différentes filières
(bioénergie, biocarburants, Compostage/amendements/engrais...).
b. Déchets recyclable(nonbiodégradable)
Ce sont des déchets des matériaux de
construction, métaux, matières plastiques ; qui peuvent
être réutilisés tels quels (via des recycleries ou
ressourceries) dans d'autres domaines ou recyclés : par exemple, les
métaux sont refondus et réintégrés dans de
nouvelles pièces, les plastiques sont hachés et servent de
rembourrage ou de combustible... Un déchet recyclable est un
matériau que l'on peut techniquement recycler. Pour qu'un déchet
soit recyclé, il faut qu'il soit récupéré dans le
cadre d'une collecte de tri sélectif.
1.1.3. Déchets liquides
Les activités humaines, domestiques, agricoles et
industrielles produisent toutes sortes de déchets et de souillures qui
sont transportés par voie liquide. Ils sont susceptibles d'engendrer
différentes sortes de pollution et de nuisance dans le milieu
récepteur. Cet ensemble d'eau rejetée et de déchet
constitue ce qu'on appelle les eaux usées (D.D Mara, 1980).
Cette contamination touche les eaux de surface et les
eaux souterraines qui circulent dans le sol.
Elle entraîne une dégradation de la qualité
de l'eau, ce qui rend son utilisation dangereuse (pour l'eau que l'on boit par
exemple) et perturbe beaucoup le milieu aquatique (en particulier la vie des
poissons).
Les eaux usées sont classées en quatre types :
· Les eaux usées domestiques :
Ce sont les eaux usées qui proviennent des
établissements et services résidentiels, produites
essentiellement par le métabolisme humain et les activités
ménagères (eaux ménagères et eaux de vannes)
· . Les eaux usées industrielles :
Ce sont les eaux usées qui proviennent de locaux
utilisés à des fins industriels, commerciales, artisanales ou de
services, leurs eaux de refroidissement de pompes à chaleur et de
climatisation. Les eaux usées industrielles doivent faire l'objet, avant
rejet vers le réseau public, d'un traitement adapté à leur
nature afin d'assurer la protection du milieu récepteur.
· Les eaux pluviales :
Ce sont les eaux usées qui proviennent des
précipitations atmosphériques, elles sont chargées de
matières minérales en suspension, d'hydrocarbures.
La pollution de l'eau est presque toujours due
aux activités humaines, même si cette pollution est parfois
accidentelle. Parmi les quatre principaux types de pollution, la pollution
domestique est le principal type de pollution qu'on rencontre dans la commune
de Kalamuavec les eaux usées rejetées des toilettes, les poudres
à laveret les détergents, le chlore qui sert pour la
désinfection de l'eau et le plomb qui compose les tuyaux.
1.1.4. Gestion des déchets
La gestion des déchets désigne l'ensemble des
opérations et moyens mis en oeuvre pour limiter, recycler, valoriser ou
éliminer les déchets. (Navarro 1994). C'est-à-dire des
opérations de prévention, de pré-collecte, collecte,
transport et toute opération de tri et de traitement, afin de
réduire leurs effets sur la santé humaine et sur
l'environnement.
1.1.4.1. La pré collecte des
déchets
La précollecte des ordures désigne l'ensemble
des opérations d'évacuation des déchets depuis leur lieu
de production jusqu'au lieu de prise en charge par le service de collecte.
1.1.4.2. La collecte des déchets
La collecte est l'ensemble des opérations qui
consistent en l'enlèvement des déchets de points de regroupement
pour les acheminer vers un lieu de tri, de regroupement, de valorisation,
detraitement ou de stockage (Paradis et al., 1983). On distingue
plusieurs types des collectes dont :
a. Collecte classique
Se rapporte à la collecte en mélange, c'est une
collecte traditionnelle, sans triage.
b. Collecte sélective
C'est une collecte de certains flux de déchets
(recyclables, secs et fermentescibles), préalablement
séparés par les producteurs, en vue d'une valorisation ou d'un
traitement spécifique. La collecte sélective s'applique autant
aux déchets ménagers qu'aux déchets industriels.
c. Collecte en porte à porte
Mode d'organisation de la collecte dans lequel le contenant
est affecté à un groupe d'usagers nommément identifiables,
et le point d'enlèvement est situé à proximité
immédiate du domicile de l'usager ou du lieu de production des
déchets.Ce mode de collecte s'applique plus aux déchets
ménagers qu'aux déchets industriels.
1.1.5. Le traitement des déchets
Le dictionnaire encyclopédique environnement et
développement durable explicite le traitement des déchets en
termes d'un processus visant à :
- Valoriser au maximum les déchets ;
- Transformer les déchets en rejet éco
compatible (retour acceptable des déchets dans le milieu naturel) ;
- Stocker les résidus ultimes.
Parmi le mode de traitement des déchets on
distingue :
1.1.5.1. L'enfouissement
L'enfouissement est une technique qui peut être
pratiquée soit à grande échelle, lorsqu'on enterre les
tonnages importants des ordures ramassées dans plusieurs parties de
l'agglomération soit au niveau des ménages qui disposent des
étendues convenables des parcelles, ceux des quartiers et des communes
périphériques notamment. Mais ceci peut rendre le sol
imperméable et infertile si ces déchets ne sont pas
biodégradables.
1.1.5.2. Le compostage
Le compostage permet de fournir un matériau de bonne
qualité et sans danger pour l'agriculture. Après
élimination du maximum d'éléments dégradables
(à la main, par de ferrailleur magnétique, etc..) les ordures
sont broyées de préférence puis décomposées
et stabilisées, ce qui donne le compost employé comme engrais
dans l'agriculture.
1.1.5.3. L'incinération
L'incinération est une technique de transformation par
l'action du feu. C'est une des techniques de gestion des déchets qui
peut servir à produire de l'électricité.
1.1.6. Nature des décharges
1.1.6.1. Poubelles parcellaires
Elles contiennent en gros plus de 60 % des résidus
organiques et végétaux. En détail, on y trouve les
matières inertes (sables et poussières), les déchets
végétaux (feuilles, branches, légumes), déchets de
verre, de métal, de caoutchouc, déchets sanitaire, papiers,
cartons, etc. (HolenuMangenda, 2016).
1.1.6.2. Dépotoirs publics
Ils contiennent :
- Les déchets des cuisines, des habitations et des
bureaux,
- Les déchets des marchés, des lieux de
fêtes, des artères, des espacespublics, des écoles, des
hôpitaux, des casernes, des prisons,
- Les déchets végétaux des ronds-points,
des espaces verts, des jardinspublics,
- Les déchets des établissements artisanaux,
industriels et commerciaux ;
- Les cadavres des animaux, des épaves, les appareils
électroménagers,
- Les déchets des hôpitaux, de laboratoires, des
cliniques et despharmacies.
1.2. Explosion démogéographiqueà
Kinshasa
1.2.1. Explosion démographique
A en croire Lelo Nzuzi et Tshimanga racontent que Kinshasa
n'était qu'une petite bourgade de 10.000 habitants. La population a
augmenté et doublé en cinq ans, avec en moyenne une augmentation
annuelle de 4.700 habitants. Ce qui fait qu'en 1930, Kinshasa comptait 39.530
habitants.
A partir de 1935, le taux de croissance annuelle est de 1,1%
et s'accélère entre 1940-1945 pour atteindre 1,5% par an à
cause de la reprise des activités économiques qui
nécessitaient une abondante main-d'oeuvre pour soutenir «
l'effort de guerre » qui marque cette période. Disons que
durant la 2ème guerre mondiale, la population Kinoise a doublé.
Cette tendance à la forte croissance
démographique s'est poursuivie jusqu'en 1955. De 1955 à 1960. La
croissance démographique et l'exode rural ont repris de la plus belle
manière après l'indépendance, c'est-à-dire de 1960
à 1970. Kinshasa est aux prises avec l'exode rural dû au laxisme
de l'administration et à la rébellion.
Cette dynamique démographique était
déterminée par les enjeux politiques après
l'indépendance, suite à la création des multiples partis
politiques à tendance tribale, elle pousse les leaders politiques
à arrêter l'exode rural pour gonfler leur électorat Kinois.
Les multiples tentatives de renvoi des désoeuvrés Kinois vers
leurs villages d'origines par l'administration de la Première
République n'ont pas réussi à favoriser les flux
démographiques vers Kinshasa entre 1970 et 1980. L'étude de
B.E.A.U.révèle que la population urbaine dans la population
totale de la RDCest passée de 28,8% en 1970 à 32% en 1984,
Kinshasa affirme sa primauté en matière de croissance
démographique.
La paupérisation de la campagne à cause de la
crise économique mondiale et la politique de la zaïrianisation ont
engendré des vastes déplacements des ruraux vers les villes
secondaires d'abord, puis vers Kinshasa en définitive. Entre 1980-1990,
la dégradation des conditions de vie en milieu rural, le manque
d'entretien des routes de desserte agricole, le départ massif des
entrepreneurs étrangers (conséquence de la politique de
Zaïrianisation) et le programme d'ajustement structurel imposé par
le FMI et le Club de Paris ont aggravé la crise. Les ruraux
confrontés à cette crise migrent vers Kinshasa avec l'espoir de
trouver un emploi rémunérateur et de mieux vivre qu'en milieu
rural.
De 1990 à 1995, le taux de croissance
démographique est de 5,2% à Kinshasa. Cette ville constitue un
symbole de liberté et d'accession au mode de vie occidental. En effet,
les scènes de pillage de 1991-1992 à Kinshasa et dans certaines
villes de provinces parachèvent le délabrement du tissu
économique national déjà précaire depuis les
années 1980.
En effet, Kinshasa vit une explosion démographique.
L'accroissement naturel, l'exode rural et l'incorporation dans la ville des
secteurs et chefferies périphériques sont à la base de
cette explosion démographique dont le taux de croissance
démographique est estimé à environ 6% et avec un nombre
moyen de 6,7 personnes par ménage et la ville devient une
métropole en 2011 en atteignant 10.000.000 d'habitant (Rapport INS,
2011)et aujourd'hui sa population est évaluée à 14.342.000
habitants en 2020 selon le rapport publié par Populstat en 2020.
Les résultats obtenus par Lelo Nzuzi (2008), prouve
qu'un individu vivant dans les quartiers populaires de Kinshasa produits 0.5kg
des ordures par jour. Donc pour une population de 14 millions d'habitants que
compte ville de Kinshasa, peuvent produire 28.000.000 Kg soit 28.000 tonnes des
déchets par jour.

Figure 1. Evolution de la population de Kinshasa de
1881-2020
Source :
Populstat,
World
Gazetteer(**) 2020
1.2.1.1. Problématique de la croissance
urbaine
La croissance urbaine des pays en développement est
portée par la vague démographique. En effet, le principal facteur
de l'explosion urbaine réside aujourd'hui dans le taux d'accroissement
naturel des citadins, qui demeure élevé en raison d'une
fécondité encore forte et d'une chute de la mortalité.
En RDC, on a souvent l'impression que le
phénomène de croissance urbaine est mal contrôlé ou
mal géré.L'augmentation trop rapide du nombre de citadins ne
permet pas l'extension des infrastructures essentielles à
l'environnement urbain dans le même temps.
Les villes congolaises étant généralement
pauvres, avec des moyens d'investissements très limités, elles ne
peuvent offrir à tous les ruraux qui affluent emplois,
équipements et logements sociaux. C'est pourquoi, dans la plupart des
agglomérations qui ont une croissance rapide, une grande part de la
population vit sur des sites d'habitation non adaptés. Les centres
urbains anciens, qu'ils soient ou non d'origine coloniale, se dégradent
progressivement tant dans leurs conditions d'habitat que dans leurs
infrastructures.
En effet, la transformation de l'utilisation des terres est
considérée aujourd'hui comme une des causes de la
dégradation de l'environnement et de la perte de biodiversité, au
même titre que les changements climatiques (Burel et Baudry, 1999, Grimm
et al., 2008).
De même, un des principaux éléments de
transformation du site par la croissance urbaine est la modification de la
couverture végétale périphérique notamment due aux
besoins en bois de feu des populations, entraînant une dégradation
des écosystèmes forestiers.
Dans beaucoup de pays africains, tout comme en RDC, la
production agricole stagne, voire recule de même que
l'écosystème se dégrade. La productivité agricole,
n'augmente pas et les conditions de vie en milieu rural ne s'améliorent
pas non plus. Ce contexte de « non-développement » du milieu
rural conduit inévitablement les villageois à l'exode (Gendreau,
1996).
Face à ce défi, l'un de moyen pour
résoudre le problème de concentration démographique dans
la ville de Kinshasa faudrait développer les milieux ruraux, cela va
freiner la croissance spatiale et démographique à Kinshasa (Lelo
Nzuzi 2020).
Par ricochet, le taux de croissance démographique
élevés que connait la commune de Kalamu sont essentiellement dus
à l'accroissement naturel qui a deux facteurs clés : la
natalité qui peut être cerné à partir de la
fécondité, et la mortalité. Expliquer le niveau
élevé du taux de croissance démographique revient à
expliquer les niveaux de ces deux phénomènes.
1.2.2. Extension urbaine à
Kinshasa
Toute ville tend à grandir lorsque la fonction pour
laquelle elle a été créée prend de l'ampleur,
d'autres fonctions viennent automatiquement s'y incruster. La ville devient
plurifonctionnelle car chaque fonction a besoin du personnel et de la main
d'oeuvre de plus en plus nombreuse ; cette plurifonctionnalité fait
éclater les limites du territoire urbain. (Holenu, 2016).
La croissance urbaine de Kinshasa est des plus spectaculaires.
En 1889 la ville naissante s'étendait sur 115 ha pour 5000 habitants.
Vers 1919, 14.000 habitants occupent une superficie de 650 ha.
En 1960, 5.500 ha à caractère urbain supportent
une population de 400.000 habitants. Après l'indépendance le
cadre éclate et la population déborde spontanément les
limites volontaires qui jusqu'alors circonscrivaient la ville.
L'évolution de Kinshasa constitue un phénomène
exceptionnel qui a profondément modelé sa morphologie et sa
structure urbaine. Cette croissance est due à plusieurs facteurs :
La ville s'installa petit à petit à la station.
Un événement capital donna une impulsion à cette
occupation. Il s'agit de l'inauguration en 1898 du chemin de fer
Matadi-Léopold ville avec l'arrivée à la gare d'Usoke de
la locomotive pilotée par Nicolas CITO après un parcours
héroïque de 4-5 jours.
De 1907 à 1912. Le commissaire de District G. Moulaert
réunit les agglomérations de Léo, Kalina, et Ndolo en
traçant les routes : avenue Vangele(Lukusa), Valke (de la Justice),
Engels (Colonel Mondjiba).
En 1921, MOULART créa le port de Kinshasa. Avec le
port, l'aérodrome et le rail se développent les activités
de la ville. Suite au premier accident d'avion survenu en 1921, en face de
l'actuel OCC (Avenue des Aviateurs), l'aérodrome fut
déplacé quelques années plus tard vers le site de Ndolo.
Pour amener les pilotes blancs de Ndolo au camp Léopold où ils
résidaient, on construit la première route asphaltée de la
cité Indigène, Kabinda qui délimité la cité,
du cimetière (voix du peuple).
Toujours aux alentours de 1920, quelques cités
indigènes virent le jour. Notamment les camps des travailleurs de
l'OTRACO (camp OLSEN à Barumbu), camp CITO à Kauka, etc., les HCB
(Huileries du Congo Belges) à Lingwala, camp TEXAF, TISSACO, CHANIC
(à Kintambo) et autres.
Les cités ont commencé à se peupler
à Barumbu, Kinshasa et Lingwala appelé « ancienne
cité ». La première voie traversant la cité fut
l'avenue des palmiers (devenue la deuxième voie asphaltée de la
cité sous le nom d'avenue « prince Baudouin »
aujourd'hui avenue KASA-VUBU).
Au départ, cette voie était destinée
à faciliter l'accès des prêtres de la paroisse Saint Anne
(Ville) à la nouvelle paroisse Saint Pierre sur l'avenue Kongolo dans la
commune de Kinshasa. Durant cette période fut construite le
deuxième stade appelé « Reine Astrid »,
après le stade « Vélodrome » de Léo
II.
Après 1954, la population kinoise a connu un boum
spectaculaire. Un quartier commercial fut construit à la nouvelle
cité avec le Fond social belge (FONCOBEL, actuel Kimbangu).
L'accroissement rapide de la population amena
l'autorité coloniale à construire des logements standards
après le lotissement des nouvelles cités construites par les Fond
d'Avance à DENDALE (Kasa-Vubu), Ngiri-Ngiri et N'djili. Les nouvelles
constructions standards édifiées par l'office des cités
Africaines (OCA) et l'Office des Cités Indigènes (OCI)
furent : Renkin(Matonge), Bandalungwa, Lemba et Matete. Ce qui amena le
législateur à ériger Léopoldville, au statut de
Ville avec personnalité civile et des zones annexes. En 1956 fut la
construction de l'Université Lovanium et du Petit séminaire de
Mikondo en 1957. En cette année furent organisées les
premières élections communales avec 11 communes dont
Léopoldville, Barumbu, Saint-Jean (Lingwala), Dendale, Ngiri-Ngiri,
Ngaliema, etc.
En 1959 furent créées les communes de Matete et
de N'djili. Les troubles de 1959 avaient amené la population à
envahir des terrains, provoquant l'émergence des cités satellites
mal squattés : Camp luka, Makala, Selembao, Kitokimosi.
Ce fort taux d'urbanisation entraîne plusieurs
conséquences. L'une d'entre elles est la crise du logement, ce qui fait
que la population prend le risque de construire sur les zones non
aedificandi.
Quant à la croissance de la zone
périphérique périurbaine, elle est souvent
désordonnée et s'effectue sous forme de quartiers d'auto
construction, qui sont des habitations définitives ou provisoires. Ce
squatting ou « habitat spontané » se fait sans prise en
considération des conditions du site et progresse à un tel rythme
qu'il est pratiquement impossible aux administrations publiques de le
gérer et de tenter d'endiguer le phénomène. Ces zones
d'auto construction étant dépourvues d'infrastructures les plus
élémentaires, elles entraînent également des
problèmes d'assainissement et d'équipements (hôpitaux,
écoles, etc.) assez considérables (Wilmet, 1996).
A. Muzitonote pour sa part, la répartition spatiale de
la population de Kinshasa est déséquilibrée. Le premier
espace qui comprend les 22 communes sur les 24 est peuplé par
près de 96% de la population totale de la ville. Cet espace n'occupe
cependant que les 11% de la superficie de la ville soit 1.100 km² sur les
10.000 km² dont celle-ci dispose. Le second espace constitué de 2
communes, N'sele et Maluku est sous-peuplé avec 7,35% de la population
totale de Kinshasa, soit 882.122 habitants. Il couvre cependant 78,74% de la
superficie totale de la ville
Au regard des chiffres ci-haut avancés, l'on peut dire
que le taux d'urbanisation à Kinshasa est très
élevé. Autrement dit, il y a concentration urbaine, afflux sans
cesse croissant, des populations rurales vers la ville.
Année
|
Superficie/ha
|
Population
|
Densité (hab./ha)
|
1881
|
115
|
5.000
|
43
|
1940
|
1500
|
39.950
|
27
|
1950
|
2331
|
201.905
|
86
|
1957
|
5.512
|
378.628
|
69
|
1960
|
6.100
|
476.819
|
78
|
1975
|
17.922
|
1.679.091
|
93
|
1981
|
20.160
|
2.567.166
|
127
|
1998
|
59.000
|
4.131.845
|
70
|
2020
|
996.500
|
14.342.000
|
14
|
Tableau1.Evolution spatiale de la ville de
Kinshasa de 1881-2020
Figure 2. Extension de la ville de Kinshasa entre
1880 et 1950
Source : Atlas de Kinshasa planche 10
d'après Jean Fluriot

Source : BOUTE, 6 et de St. Moulin, L., rapport
PNUD/habitat 2000.
De 1881 à 1931, la ville apparaît nettement
scindée en deux parties. La plus ancienne, à l'Ouest, montre la
cité de Kintambo entièrement construite dans sa partie nord
jusqu'au niveau de l'avenue de l'Equateur.

Figure 3. Extensionde Kinshasa en 1957
La ville plus récente se développe à
l'Est et s'étale au sud de la pointe de la Douane. La cité frappe
par sa régularité d'ensemble. La zone actuelle de Kinshasa est
à peu près totalement construite. Barumbu, entre le quartier
CITAS au nord de la partie occupée par le camp Olsen (Camp Kabinda), et
le camp Bousin au sud, laisse un vaste espace vide. A l'Est des cités,
des installations industrielles sont en cours de réalisation au bord du
fleuve, au-delà de l'avenue Olsen (Flambeau) et de la route des poids
lourds. Lingwala (Saint-Jean) est encore vide de toute construction, mais la
voirie est déjà tracée.
En 1957, les grandes lignes de l'organisation de
l'agglomération future sont déjà en place, et le
développement vers l'est, au-delà de la rivière N'Djili,
s'affirme. Les innovations les plus importantes de cette époque sont
certainement la création des cités planifiées O.C.A.
On voit, d'Ouest à l'Est, la cité de Bandalungwa
construite selon un plan élaboré qui abandonne les formes rigides
et simplistes du damier. Puis, au-delà de la rivière Funa, la
cité de Kalamu avec, au nord, le camp Kauka (ex-Cito) et le quartier du
20 mai ; plus à l'Est, au-delà de la rivière Yolo, le
quartier résidentiel de Limete avec la nouvelle et vaste zone
industrielle ; plus au sud, la cité de Matete et, après la
rivière N'Djili, la cité satellite de N'Djili. La cité
O.N.L. de Lemba est alors en construction. Tout à fait à l'Est,
après la rivière Tshuenge, un aéroport international en
construction. II est situé à plus de 20 kilomètres du
centre-ville.
On aperçoit au sud de la ville proprement dite les
tracés des futurs réseaux de voirie de Binza, Bumbu et
Lemba-Ngaba.
Figure 4. Extensionde Kinshasa en
1968

Dès cette époque les collines commencent
à être conquises. A l'ouest des quartiers récents opposent
un ensemble (Djelo-Binza Populaire (Binza-Gendarmerie) et un ensemble
résidentiel de haut niveau où se construisent de luxueuses villas
et plus à l'Est, c'est la construction du Campus Universitaire de
Lovanium.
La figure 4 de la ville en 1968 montrent bien la
véritable explosion urbaine des années précédentes.
Les quartiers que l'on vient d'évoquer sont déjà
construits, et, les terrasses de N'Djili et de Kimbanseke sont occupées
de part et d'autre du Boulevard Patrice Lumumba jusqu'à la
rivière Mangu.
Au-delà de la zone industrielle de Limete, le village
de Kingabwa est devenu une zone d'extension au plan quadrillé et
régulier. Les collines de Djelo-Binza, Selembao, Kisenso sont conquises.
(Marc Pain, 1984)

Figure 6. Croissance urbaine de Kinshasa de 1957 à
2021

Figure 5. Extensionde Kinshasa en 1975
Les poussées que l'on observait alors en direction des
extrémités Ouest et sont confirmées en 1975. L'espace est
en voie d'urbanisation vers Kinsuka, et toute la colline Ikusu est aujourd'hui
lotie. La ville gagne en direction des installations industrielles de Brikin et
de C.P.A., l'usine textile. II est probable que le replat de Gombe sera
bientôt occupé. A l'Est, l'étalement est
considérable, Masina et Kimbanseke sont aujourd'hui entièrement
loties jusqu'à la rivière Tshuenge
L'analyse précise de la croissance spatiale de Kinshasa
permet de définir trois villes, trois types d'urbanisation. L'occupation
du site est marquée à ses débuts par les contraintes
naturelles et l'implantation du noyau colonial. Plus tard, l'action des
administrateurs et la puissance des intérêts privés
déterminent une ossature qui marque encore le paysage. Enfin
l'échec des plans d'urbanisme récents conduit aujourd'hui
à une urbanisation sauvage et incontrôlée
1.3. EFFETS DE LA CROISSANCE DEMOGRAPHIQUE
1.3.1. Effet sur l'éducation
Une population dont le nombre de personnes scolarisables est
en dessous de la capacité numérique d'accueil et d'encadrement
par les professionnels de l'enseignement, ne permet pas à un pays de
réaliser des économies d'échelles.
En effet, l'institution éducative est un dispositif
comprenant un certain nombre d'équipements dont des salles de classes,
des moyens de locomotion, des infirmeries, etc. La sous-utilisation de ce
matériel constitue une perte pour l'Etat, chacune des places non
occupées étant un « manque à gagner ».
La conséquence est que pour les pays disposant des
moyens limités, les centres scolaires et académiques sont
prioritairement construits dans des lieux à densité de peuplement
« raisonnable ». Cela peut influer négativement les
résultats scolaires de ceux dont les contrées sont
éloignées, et qui viennent parfois à l'école
à pied pour atteindre le centre scolaire le plus proche.
Cependant, une population qui croit rapidement peut ne pas
permettre à l'Etat de s'ajuster à temps en augmentant ses
capacités d'accueil. Dans un tel contexte, les effectifs
pléthoriques retrouvés dans des salles de classes ont une
incidence négative sur la qualité de l'enseignement
dispensé. Au demeurant, l'offre insuffisante de formation peut
compromettre la généralisation de l'instruction.
1.3.2. Effet sur la santé
Une forte poussée démographique peut
déséquilibrer le nombre de personnels soignants par rapport
à la population totale. Pour les médecins par exemple, la
densité médicale doit être au moins d'un médecin
pour 3000 habitants. En dessous de ce seuil fixé par l'OMS, la
qualité des soins ne répond plus aux normes et peut se
dégrader en termes d'accueil des patients, de leur suivi et de la
célérité dans les prestations. A cela, il faut ajouter les
difficultés que peuvent avoir certains pays à répondre
à la tendance haussière de la demande de soins, celle-ci exigeant
que de nouveaux investissements soient réalisés.
1.3.3. Effet sur le développement
La croissance démographique provoque une
hausse des besoins humains (énergie, nourriture, services, etc.) dont la
satisfaction engendre des problèmes environnementaux et sociaux.
1.3.4. Effet sur l'espace foncier
La croissance démographique entraine la
réduction de l'espace qui est à l'origine de la diminution des
sols cultivables, des terrains pour la construction des logements et d'autres
infrastructures.
1.3.5. Effet sur l'environnement
La croissance démographique joue un rôle
néfaste dans la dégradation de l'environnement. En effet, plus le
nombre de la population dans une région est élevée, plus
la répercussion de leurs activités sont importantes.
Son impact est multidimensionnel : émissions de
gaz à effet de serre (principaux responsables du réchauffement
climatique), épuisement des ressources naturelles non renouvelables
(pétrole, gaz et autres), Pollution de l'air, de l'eau et du sol.
Le réchauffement climatique est largement
attribué à un effet de serre additionnel dû aux rejets de
gaz à effet de serre et principalement des émissions de
CO2, en provenance des activités humaines. Ceci est
certainement dû à la combustion des énergies fossiles
telles que le charbon, le gaz naturel, le pétrole, des rejets polluants
issus des industries et des transports ainsi que de la destruction de grandes
forêts équatoriales.
1.4. Revue de la littérature
Dans cette partie de notre revue de la littérature,
nous traiterons de l'apport de la géomatique dans la gestion des risques
urbains en général et dans l'analyse des problèmes
d'assainissement en particulier.
L'état de la question nous guidera pour l'aboutissement
heureux de ce travail d'autant plus qu'il est l'ensemble des
littératures lues, cela signifie que nous ne sommes pas le premier
à réfléchir sur la question sur la dégradation de
l'environnement, plusieurs auteurs s'y sont penché chacun en l'observant
de sa façon.
Parmi eux on peut citer : L'étude menée par
KOUASSI et al (2008) dans les quartiers défavorisés de Yopougon a
permis par l'utilisation de l'image satellitaire QUICKBIRD et des
données socio-environnementales d'examiner la situation sanitaire dans
ces quartiers. Les techniques de télédétection et de SIG
l'ont permis de réaliser la carte d'occupation du sol, de localiser les
poches d'insalubrité dans le tissu urbain afin de comprendre les causes
de la prévalence des maladies liées au déficit en
matière d'assainissement.
KIENTGA (2008) dans son étude sur la contribution du
SIG à l'analyse des liens déchets-santé en milieu urbain
fait recours aux SIG pour modéliser les problèmes de santé
urbaine en relation avec les déchets solides et liquides. Il s'agit de
localiser les sites de déchets et confronté ces sites à la
perception des risques sanitaires encourus par la population et d'effectuer des
analyses spatiales et temporelles pour l'amélioration des prises de
décision en matière de gestion des déchets.
Dans son mémoire de fin de formation en DESS/PDU
intitulé : Dynamique démographique et crise de logement
à Cotonou : cas du quartier Agla, CAPO-CHICHI C. a
présenté l'impact de l'évolution démographique sur
l'évolution de l'espace à Cotonou. Il a souligné que,
l'échec des politiques de développement rural, la politique
industrielle et la concentration de la majorité des fonctions de l'Etat
depuis les années soixante et soixante-dix, sont des causes de
l'évolution démographique rapide de la ville de Cotonou. A ces
causes s'ajoutent une fécondité élevée, une
mortalité en baisse et des mouvements migratoires accrus.
Selon l'auteur, la conséquence de cette dynamique de la
population, est l'extension spatiale, avec la naissance spontanée de
nouveaux quartiers comme : Fidjrossè, Aïbatin, Kouhounou, Agla,
Zogbo, Zogbohouè, Mènontin, Agbato, Tokplégbé,
Yénawa, Fifadji etc. Ainsi Cotonou s'est agrandi et sa superficie serait
passée de 5.500 hectares en 1979 à 6.750 en 1992 puis 7,9
hectares en 2000.
L'émergence ces dernières années de
nouvelles technologies de traitement de l'information géographique
constitue selon Mouafo (2009) un tournant pour le géographe et
l'aménagement urbain.
La connaissance géographique et physique
détaillée de la ville est un atout pour la gestion des
problèmes en milieu urbain (suivi des glissements de terrain, analyse
des inondations, gestion des effets, séismes, des éruptions
volcaniques, des tempêtes des cyclones, des tsunamis, des marées
noires etc.). L'accès à cette connaissance est de plus en plus
facilité grâce à la géomatique, à travers les
Systèmes d'Information Géographique (SIG), la
télédétection, la cartographie, la
géodésie...
Les SIG sont devenus un véritable sujet
d'actualité dans les domaines tels que l'urbanisme. Cet outil de
traitement de l'information intéresse de nombreuses politiques publiques
parce que c'est un formidable levier d'investigation pour mieux connaitre un
certain nombre de situations auxquelles elles ont à faire face et pour
la prise des décisions.
Dans un SIG la combinaison des couches telles que la carte
d'occupation du sol, la carte de végétation, la carte de la zone
urbaine, la carte des zones inondées, le MNT, les données
hydrologiques et socio-économiques donnent une indication sur le
degré de vulnérabilité d'une zone urbaine (Beguec, 2006).
Selon Abram (2006), un SIG permet de garder une mémoire
du territoire destinée à la compréhension des
phénomènes liés au territoire et permet
l'établissement des cartes thématiques illustrant les
différents enjeux territoriaux autour d'un projet.
D'après le CNIG, la modélisation des
problèmes hydrologiques couplée à l'utilisation des SIG
permet de tester l'influence hydrologique des scénarios d'urbanisation
d'une ville. Wade et al (2008) ont utilisé la
télédétection et les SIG pour l'étude des risques
et catastrophes, notamment les inondations urbaines et les ravinements
liés à l'érosion hydrique des sols au
Sénégal. Les données optiques et radar utilisés par
ceux - ci ont permis de bâtir un SIG - inondation qui servira d'outil
d'aide à la décision pour les autorités. De plus le MNT
combiné aux données d'érosivité des pluies et
d'érodibilité des sols a permis de générer les
cartes de sensibilité à l'érosion. Et, les cartes
d'occupation du sol dérivées de l'imagerie SPOT-4 HRV
intégrées aux cartes de sensibilité à
l'érosion ont permis de délimiter les zones à risque.
En matière de gestion des déchets, la question
de ramassage des ordures pourrait trouver un début de solution
grâce à une contribution de la géomatique par : la
création de la carte d'organisation globale de la collecte des
déchets, le tracé des circuits de collecte et l'optimisation des
circuits de collecte à la lumière des éléments
cartographiques disponibles.
CHAPITRE II : PRESENTATION DU MILIEU D'ETUDE
La commune de Kalamu, notre
terrain d'investigation se trouve dans la ville de Kinshasa. A cet effet, nous
allons nous atteler à son historique, à sa présentation,
ensuite nous allons épingler les difficultés qu'ellerencontre sur
le plan socio-environnemental et de la méthodologie de la recherche.
2.1. Bref aperçu de la ville de
Kinshasa
Capitale de la République Démocratique du Congo
depuis 1923, Kinshasa fut fondé le 3 décembre 1881 par
l'explorateur anglais Henry Morton Stanley. Elle se situe à la latitude
de 4°19' Sud et à la longitude de 15°18' Est.
Elle s'étend sur 9 965 km2. Avec
une population estimée en 2020 à
14,3 millions d'habitants, son
agglomération
urbaine est la troisième la plus peuplée d'
Afrique après
LeCaire et
Lagos, et constitue la plus
grande agglomération
francophone du
monde, en ayant dépassé celle de
Paris dans les
années 2010, et figure parmi les
agglomérations
les plus peuplées au monde.
Coeur économique, politique et culturel du pays,
Kinshasa est une ville de contrastes, où coexistent côte à
côte des secteurs résidentiels et commerciaux huppés, des
universités, des camps militaires et des
bidonvilles.
Figure 7. Carte administrative de la Ville de
Kinshasa

La ville s'étendue d'abord sur la rive du fleuve Congo
à partir du site originel de Mont Ngaliema et à progresser. La
ville de Kinshasa s'étend jusqu'à N'sele et Maluku et même
sur les collines de l'Est et l'Ouest.Sur le plan administratif, Kinshasa se
subdivise en 24 Communes dont Kalamu qui font l'objet de cette étude.Ces
24 Communes sont groupées en 4 districts : Funa, Lukunga, Mont-Amba
et Tshangu.
2.1.1.Présentation de la commune de
Kalamu
2.1.1.1. Historique
La Commune de Kalamu est l'une de vingt-quatre communes
urbaines de Kinshasa, elle se trouve dans le district de la Funa, et fut
créée en tant qu'entité administrative de la ville de
Kinshasa par l'Arrêté n°21-42 du 12 octobre 1957 sous la
demande du plan Van Malleghen afin de donner l'équilibre spatial
à la ville.
Ce plan avait pour objectif l'extension de la ville vers le
Sud-Est, la création des cités satellites (N'Dili, Matete...) et
indigènes. C'est au cours de cette période que seront construites
les différentes cités planifiées : Kalamu, Kasa-Vubu,
Bandalungwa, Lemba, Matete, Limete, Ngiri-Ngiri afin de décongestionner
le centre-ville (les cités Européennes).
2.1.1.2.Situation géographique
D'une superficie de 6,64 Km2, avec comme
coordonnées géographique 4° 20' 51? Sud, 15° 19' 12?
Est, géographiquement elle est située au centre de la
ville-province de Kinshasa.
Elle est limitée :
- Au Nord, par la Commune de Kinshasa ;
- Au Sud, par la Commune de Makala ;
- A l'Est, par la Commune de Limete qui la sépare avec
l'avenue université ;
Figure 8.Carte administrative de la commune
de Kalamu

- A l'Ouest, par les Communes de Kasa-Vubu via l'avenue Kasa
Vubu et l'avenue Elengesa.
2.1.1.3.Environnement Physique
2.1.1.3.1. Climat
Le climat à Kinshasa, tout comme de la commune de
Kalamu est de type AW4 selon le système de classification de Koppen.
C'est un climat tropical chaud et humide.
A partir de l'analyse des observations faites de 1931 à
1970, Crabbe (1980) a estimé au 22 septembre et 27 mai les dates de la
première et de la dernière pluie circonscrivant la saison de
pluies qui est entrecoupée d'une petite saison sèche au mois de
février.
La saison sèche s'étend donc du 28 mai au 21
septembre inclus soit au total 117 jours ou près de 4 mois. Le climat
est caractérisé par des vents faibles au sol de direction
Sud-Ouest (Crabbe, 1980). Il pleut en moyenne plus de 100 jours par an sur
l'ensemble de la ville (Van Caillie, 1983 et Pain, 1984).
Avec une moyenne annuelle de 203,3 mm de pluies, avril et
novembre demeurent les mois les plus pluvieux où l'on enregistre chaque
année des catastrophes naturelles en raison de fortes averses. Le
déficit pluviométrique s'observe en Juin, juillet et août
avec respectivement 4, 3 et 15 mm de pluies.
Les températures les moins élevées de
l'année s'observent en saison sèche au mois de juillet de l'ordre
de 17,7°C. Le mois de mars est le plus chaud de l'année avec un
maxima de 32,6°C.
La température varie de 22,5 °C en moyenne au mois de
juillet à 26,1°C en mars soit une amplitude thermique annuelle de
3,6°C. L'humidité relative varie de 71 à 82%.
Tableau2.Données climatiques de
la ville de Kinshasa de 1982 à 2012 est reprise.
|
Janvier
|
Février
|
Mars
|
Avril
|
Mai
|
Juin
|
Juillet
|
Août
|
Septembre
|
Octobre
|
Novembre
|
Décembre
|
Température moyenne (°C)
|
25.9
|
26.4
|
26.9
|
26.8
|
26.3
|
24
|
22,5
|
23.7
|
25.4
|
26.2
|
26
|
25.6
|
Température minimale moyenne (°C)
|
21.2
|
21.6
|
21.6
|
21.8
|
21.6
|
19.3
|
17.7
|
18.5
|
20.2
|
21.3
|
21.5
|
21.2
|
Température maximale (°C)
|
30.6
|
31.3
|
32,6
|
32
|
31.1
|
28.8
|
27.3
|
28.9
|
30.6
|
31.1
|
30.6
|
30.1
|
Précipitations (mm)
|
146
|
125
|
177
|
200
|
125
|
4
|
3
|
15
|
35
|
129
|
249
|
171
|
Source :Mettelsat (data 1982-2012)
80
|
80
|
82
|
77
|
73
|
71
|
71
|
77
|
81
|
81
|
|
|
|
2.1.1.3.2. Géologie, relief etpédologie
a. Géologie
On distingue deux domaines :
§ Les terrains de couverture qui sont constitués
des formations récentes d'âges postérieurs au
paléozoïque et où nous retrouvons :
Ø Les grès tendres d'âge
mésozoïque
Ø Les grès polymorphes d'âge
gésozaîque
Ø Les limons et les argiles d'âges
quaternaires
§ Le socle constitué de grés feldspathique
et de la série d'Inkisi, d'âge pré cambrien surmonté
par une couche de grès polymorphe par endroit. Le substratum
géologique de la région est homogène dans son ensemble.
b. Relief
La commune de Kalamu se trouve en partie dans une
vallée, c'est-à-dire dans un relief plat, facile à
contenir l'eau si la vitesse de l'infiltration est inférieure à
celle de la chute des gouttelettes d'eau des pluies, avec 280 m d'altitude. La
topographie de la commune de Kalamu est l'un des facteurs importants des
inondations.
c. Pédologie
La commune de Kalamu connait un sol constitué des
sables fins et des sables moyens.
2.1.1.3.3.Végétation
Jadis formée d'une vaste savane, la
végétation de la Commune de Kalamu est constituée des
arbres plantés dans chacune des parcelles.
2.1.1.3.4.Hydrographie
Sur le plan hydrographique la rivière
Funa(appelée communément Kalamu ce qui signifie cours d'eau en
dialecte Teke-Humbu, population autochtone de Kinshasa)constitue le cours d'eau
principal de cette Commune. Celle-ci prend sa source à la longitude
15° 15' 59 Est et à la latitude 15° 26' 18 Sud à
environ 345 mètres d'altitude et mesure quelque 16 km de long avec unun
débit moyen de 15m/seconde.
2.1.1.4.Aspects humains et urbains
2.1.1.4.1.Démographie
La population de la commune de Kalamu est
évaluée à 208.155 habitants en 2020.
Source : Service de la population de la commune de
Kalamu, exercice 2020
Tableau3.Répartition de la population par
groupe d'âge et sexe en l'année 2020
GROUPE D'AGE
|
POPULATION CONGOLAISE
|
POPULATION ENTRANGERE
|
TOTAL GENERAL
|
Masc.
|
Fém.
|
Total
|
Masc.
|
Fém.
|
Total
|
0 à 4 ans
|
3.700
|
4.873
|
8.573
|
141
|
153
|
294
|
8.867
|
5 à 9 ans
|
16.272
|
15.266
|
31.538
|
162
|
169
|
331
|
31.869
|
10 à 14 ans
|
16.523
|
11.563
|
28.086
|
266
|
245
|
511
|
28.597
|
15 à 17 ans
|
7.830
|
14.604
|
22.434
|
231
|
256
|
487
|
22.921
|
S/TOTAL (A)
|
44.325
|
46.306
|
90.631
|
800
|
823
|
1.623
|
92.254
|
18 à 22 ans
|
5.274
|
7.081
|
12.355
|
93
|
116
|
209
|
12.564
|
23 à 27 ans
|
5.616
|
7.226
|
10.997
|
128
|
111
|
239
|
13.081
|
28 à 32 ans
|
4.682
|
6.315
|
11.868
|
127
|
101
|
228
|
11.225
|
33 à 37 ans
|
5.927
|
5.941
|
12.113
|
121
|
106
|
227
|
12.095
|
38 à 42 ans
|
5.958
|
6.155
|
15.208
|
113
|
99
|
212
|
12.325
|
43 à 47 ans
|
7.619
|
7.589
|
12.512
|
95
|
85
|
180
|
15.388
|
48 à 5 2 ans
|
5.539
|
7.151
|
12.690
|
69
|
66
|
135
|
12.825
|
53 à 57 ans
|
5.663
|
6.849
|
12.512
|
71
|
49
|
120
|
12.632
|
58 à 62 ans
|
3.570
|
3.415
|
6.985
|
59
|
41
|
100
|
7.085
|
63 à 67 ans
|
2.942
|
1.548
|
4.490
|
46
|
51
|
97
|
4.587
|
68 à 72 ans
|
1.660
|
99
|
1.759
|
39
|
39
|
78
|
1.837
|
73 à 77 ans
|
141
|
32
|
173
|
08
|
03
|
11
|
184
|
78 à 82 ans
|
19
|
03
|
22
|
01
|
01
|
02
|
24
|
83 à 87 ans
|
20
|
02
|
22
|
03
|
-
|
03
|
25
|
88 à 92 ans
|
14
|
02
|
16
|
02
|
-
|
02
|
18
|
93 et plus
|
06
|
-
|
6
|
-
|
-
|
-
|
06
|
S/TOTAL (B)
|
54.650
|
59.408
|
114.058
|
975
|
868
|
1.843
|
115.901
|
TOTAUX
|
98.975
|
105. 714
|
204.689
|
1.775
|
1.691
|
3.466
|
208.155
|
Figure 9. Pyramide des âges et sexes de la
population de lacommune de Kalamu
93-+
88 - 92
83 - 87
78 - 82
73 - 77
68 - 72
63 - 67
58 - 62
53 - 57
48 - 52
43 - 47
38 - 42
33 -37
28 - 32
23 -27
18 - 22
15 - 17
10 - 14
5 - 9
0 - 4
Hommes Femmes
Source : Données du tableau 3
U I u , 2019
0
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
10 9 8 7 6 5 4 3 2
1
= Jeunes ;
= Adultes ;
= Vieux
Le tableau 3 et la figure9 nous renseigne
que la commune de Kalamu connaît effectivement une démographique
galopante. Malheureusement, cette croissance ne se fait pas accompagner d'une
politique de l'habitat et d'un développement des
infrastructures.L'accroissement de la population implique de nouvelles
constructions, de nouveaux défrichements, et donc un impact toujours
croissant sur l'environnement.
2.1.1.4.2.Organisation de la commune de
Kalamu
La commune de Kalamu est habitée par une population
estimée à 208.155 habitants
disséminés à travers les différents quartiers par
m² dans une superficie de 6,64 km² (service état civil et
population, 2020).
La commune regroupe à son sein 6 quartiers
éclatés en d'autres 18 petits quartiers repartis dans le tableau
ci-dessous.
Tableau 4.Subdivision administrative
de la commune de Kalamu
N°
|
QUARTIERS
|
SUPERFICIE EN m²
|
POPULATION
|
NOMBRE DE RUES
|
NOMBRE DE PARCELLES
|
NOMBRE DE MENAGES
|
1
|
MATONGE I
|
441.331
|
10.570
|
12
|
608
|
6.396
|
2
|
MATONGE II
|
381.327
|
14.345
|
16
|
783
|
12.917
|
3
|
MATONGE III
|
401.909
|
7.284
|
18
|
764
|
4.622
|
4
|
IMMO CONGO
|
576.103
|
4.702
|
40
|
363
|
839
|
5
|
KAUKA I
|
452.232
|
16.802
|
33
|
1.190
|
13.840
|
6
|
KAUKA II
|
147.893
|
5.862
|
11
|
328
|
3.204
|
7
|
KAUKA III
|
263.348
|
5.574
|
10
|
377
|
3.272
|
8
|
YOLO NORD I
|
262.348
|
12.214
|
21
|
961
|
6.482
|
9
|
YOLO NORD II
|
170.962
|
7.408
|
31
|
849
|
5.962
|
10
|
YOLO NORD III
|
334.490
|
12.547
|
33
|
836
|
7.422
|
11
|
YOLO SUD I
|
448.570
|
14.782
|
42
|
1.250
|
9.787
|
12
|
YOLO SUD II
|
219.680
|
8.850
|
22
|
519
|
3.633
|
13
|
YOLO SUD III
|
277.897
|
13.023
|
12
|
955
|
13.035
|
14
|
YOLO SUD IV
|
210.318
|
13.455
|
10
|
718
|
8.235
|
15
|
PINZI
|
231.298
|
10.933
|
10
|
495
|
9.487
|
16
|
KIMBANGU I
|
466.478
|
14.718
|
26
|
1.144
|
8.539
|
17
|
KIMBANGU II
|
595.561
|
21.718
|
20
|
1.241
|
13.718
|
18
|
KIMBANGU III
|
251.127
|
13.368
|
15
|
870
|
7.536
|
|
TOTAL
|
6.664,872
|
208.155
|
382
|
14.251
|
138.926
|
Source : Service de la population de la commune de
Kalamu, exercice 2020
2.1.1.5.Aspect socio-économique
Kalamu possède des quartiers cadastrés,
stratifiés, planifiés, et dotés des commodités
urbaines. Les canalisations sont vieilles et sous- dimensionnées.
La population est menacée par des inondations dû
à l'absence ou à la dégradation des systèmes de
drainage et du comportement irresponsable de rejet des déchets solide
à la rivière. En outre, les maladies hydriques sont les plus
récurrents.
La population a un niveau de vie moyen. Les emplois informels
sont très importants.
Plusieurs activités économiques sont
pratiquées. Elles sont dominées par le secteur tertiaire. On
distingue l'artisanat, le commerce et le transport.
2.1.1.5.1.Habitat et infrastructure
La commune de Kalamu est équipée de plusieurs
infrastructures sociocommunautaires. Parmi celles-ci on peut citer : le
stade Tata Raphael,le parquet général de la Funa, le
sous-commissariat de la police, les marchés, les hôtels, les
écoles, les instituts supérieures et quelques habitats
administratifs. Lepont Cabu limite cette commune au Nord.
La trame urbaine dans la commune de Kalamu fait
apparaître des voies primaires et secondaires. Les parcelles sont
desservies par un réseau de voiries tertiaires. L'état
dégradé des voies secondaires et tertiaires (inondées et
parfois creusées) par la pluie et la dynamique des marécages
rendent difficile la mobilité dans cette région. Une grande
superficie de sols marécageux et bas-fonds est occupée par les
habitations obstruant ainsi l'écoulement des eaux de pluie et surtout
compliquant l'assainissement de la zone.
L'OCA a construit en partie des maisons il y a
déjà 60 ans et ces maisons sont vétustes et
surpeuplées. Elles étaient conçues pour un couple avec
deux enfants. Aujourd'hui, elles en logent 7 en moyenne dans des parcelles qui
ne dépassent pas 25 m².
L'autre partie de l'espace est constituée des autos
constructions. Comme Le besoin croissant d'avoir un lopin des parcelles s'est
aggravé, la population est allée construire aux sites impropres
à la construction sans normes urbanistiques, tout le long de la
rivière en majorité habités par des gens à faibles
revenus.
A l'époque, ces sites étaient occupés par
des espaces verts qui n'existent plus actuellement. Il est fortement
étonnant de voir d'autres gens construire dans les berges après
l'avoir remblayé par des ordures et par des masses de terre. Les
infrastructures sont saturées et dégradées. Le
système de canalisation des eaux usées est inexistant.


Figure 10.Construction anarchique
à la berge
Les zones, réputées « non aedificandi
», ont été envahies par la population de manière
anarchique. Suite à une croissance démographique galopante, la
spéculation locative est telle que la population se permet de construire
anarchiquement sans tenir compte de normes d'urbanisme. On assiste à une
urbanisation accélérée aux lits au-delà des
berges.
En conclusion, la densification de la population dans la commune
de Kalamu est liée à trois types de
phénomènes que nous retenons dans le cadre de ce travail
:
· La construction de bâtiment à plusieurs
portes dessinées à abriter plusieurs locataires dans une
même parcelle ;
· Le morcellement des parcelles « en demi-
parcelle » permettant l'acquisition de logement auprès du
propriétaire ;
· L'exode rural. En effet, les villageois (paysans et
artisans) partent pour s'installer en ville où les industries proposent
du travail, pour des soins médicaux, et pour le confort.
2.2.Problèmes environnementaux que rencontrent la
commune de Kalamu
La commune de Kalamu est confrontée à un
sérieux problème d'environnement, parmi lequel il y a les
inondations et la pollution dû à une mauvaise gestion de
déchets. Tous ces deux problèmes sont liés à la
croissance démographique.
2.2.1.Les inondations et ensablements
L'inondation est une catastrophe régulière
pendant la saison des pluies. Elle a un impact négatif sur le
bien-être de la population et souvent les quartiers se trouvant aux
abords de la rivière en subissent. Pendant la saison pluvieuse, la Funa
reçoit beaucoup d'eaux qui coulent et qui rependent au creux des larges
vallées.
Plusieurs facteurs expliquent les inondations à Kalamu
parmi lesquels il y a :
Le déboisement de versant, un bon nombre de grand
collecteur d'eau de Kinshasa se dirigent vers les rivières,
l'urbanisation accélérée des lits majeurs, l'ensablement
des lits mineurs et majeurs par le phénomène d'érosion
anthropiques sur les versants des collines en amont, l'occupation des terrains
anarchiquement sans la notion de viabilité du sol ; l'accumulation
des ordures ménagères dans lits majeurs et mineurs.
Le débordement de la rivière dû à
l'influence des pluies. Plus les pluies sont fréquentes et
régulières, plus les sols sont saturés. Il en
découle des crues qui entraînent des inondations. Non seulement
les pluies provoquent les crues dans la rivière Kalamu, mais elles sont
génératrices des eaux de ruissellement, et des eaux
stagnantes.
L'envahissement du fond de lits par le dépôt des
divers déchets occasionne la montée du niveau de la
rivière d'un à plusieurs mètres et provoque le
rétrécissement des lits.
L'insuffisance des réseaux d'assainissement, notamment
les collecteurs. Il faut ajouter l'infiltration très réduite des
eaux des pluies dans le sol.
Les phénomènes érosifs se
déroulant en amont, ont un impact direct sur le cours d'eau. Le sol
arraché sur les versants en amont et transportés par
ruissellement, causent l'ensablement de lits des rivières et entrainent
les inondations en aval au niveau de bas-fond.


Figure 11. Vue des problèmes liés
à l'inondation et ensablement
2.2.2. Pollution des eaux et des sols par les
déchets
2.2.2.1. Pollution fécale

Le problème majeur de pollution des eaux pour la
rivière Funa, demeure celui relatif à la pollution fécale
qui résulte de l'élimination des excrétas par des
dispositifs individuels non appropriés, de la dégradation des
réseaux collectifs et du délabrement des infrastructures
d'assainissement (ANONYME, 1996).
Figure 12. Tuyau d'un WC dirigé vers la
rivière Funa dans le quartier Kimbangu 3
2.2.2.2. Pollution par les
effluents
A la pollution fécale s'ajoute également la
pollution avec les effluents de diverses natures. Les reseaux d'assainissement
déverse à la rivière.
L'évaluation qualitative et quantitative de ces
déchets reste jusqu'ici quelque peu difficile à réaliser
à cause de l'absence des statistiques exactes, alors que le
phénomène ne cesse de croitre par la construction de nouveaux
déversoirs.
2.2.2.3.
Pollution des sols par des déchets
Les déchets en plastic posent à ce jour un
véritable problème environnemental de pollution des eaux et des
sols dans la commune de Kalamu. En effet, la prolifération du commerce
de vente des eaux en sachets dans toute la ville et le manque d'une politique
de gestion de ce type de déchets constituent des causes de pollution de
premier ordre. Les rivières servent désormais de
dépotoirs. Leur courant s'en trouve ainsi obstrué et les
rivières se forgent naturellement de nouveaux chemins au
détriment des riverains et des infrastructures.

Figure 13. Accumulation des déchets plastiques
obstruant l'écoulement des eaux sur le pont Bongolo
La pollution de l'environnement dû
la mauvaise gestion de déchets constitue un danger permanent pour la
population dans la mesure où elle l'expose aux maladies susceptibles de
constituer un obstacle à la bonne marche de la communauté. La
population est un facteur important de développement, par
conséquent, elle doit être dans un environnement sain qui la met
à l'abri des maladies et autres agents nuisibles de sa santé.
La mauvaise politique de gestion de déchets des
autorités municipales, fait qu'il y a de l'insalubrité un peu
partout dans les rues de la commune de Kalamu ; la population est
exposée chaque jour à vivre avec les mauvaises odeurs issues de
la décomposition de ces déchets.
L'impact pouvait être positif si l'autorité
urbaine se mettait à recycler harmonieusement dans les industries les
sachets, les bouteilles en plastique jetées par-ci par-là
à travers toute la ville. Et aussi si certaines immondices
étaient utilisées pour faire l'agriculture et l'élevage
dans le périphérique de la villeou aussi pour produire de
l'électricité ou le biocarburant à base des déchets
ou encore se servir des zones marécageuses pour en faire des plantations
agricoles mais, Malheureusement tel n'est pas le cas ni dans la a commune de
Kalamu ni dans la ville de Kinshasa.
En effet, l'impact est plus négatif au regard des
conséquences qui débouchent sur la morbidité et la
mortalité.
Ces conséquences affectent les domaines sanitaires,
esthétiques, environnementale, politique et voir même
économiques.
a) Sur la santé publique
Il faut noter que les maladies ou des pathologies liées
à l'eau sont dangereuses, comme le souligne Bouvier (1990). Les
pathologies associées à l'eau en milieu urbain sont soit les
maladies virales (Typhoïdes, choléra, hépatite, etc.), soit
vectorielles (paludisme).
L'insalubrité favorise la prolifération des
microbes et parasites qui, a leur tour sont à l'origine des
épidémies, des maladies infectieuses, intestinales, des pestes...
La plupart des maladies dont souffrent la population de
Kinshasa en général et de la commune de Kalamu en particulier
sont dues à l'environnement qui est malsain à cause de la
présence des immondices qui jonchent les marchés, les coins des
avenues le long des rivières et voir même certaines parcelles.
C'est le cas de toutes ces maladies infectieuses, parasitaires et respiratoires
qui sont issus de l'insalubrité. A savoir la typhoïde, la
dysenterie, le choléra, le paludisme, l'amibiase et tant d'autres.
La santé est une science et/ou un art de
prévenir les maladies, de le guérir, de prolonger la vie et de
promouvoir la santé par les actions collectives,
généralement elle est considérée comme l'absence de
maladie et d'infirmité.
Lorsqu'elle est négligée, elle aboutit à
des cas de morbidité et de mortalité au même titre. Ce qui
explique le taux élevé de mortalité dans la ville.
b) Sur le plan esthétique
La beauté d'une ville dépend de la
manière dont on entretient son environnement. Il est vrai que plusieurs
quartiers de la ville de Kinshasa en général et quelques-uns de
la commune de Kalamu (Kimbangu I, II, III) en particulier ont été
construit sans normes urbanistiques.
Figure 14. Pollution de cour d'eau par les
immondices


Les anciens quartiers (Matonge, Yolo, KaukaImmo-congo et
Pinzi) ont perdu ces normes. Aujourd'hui, les constructions anarchiques ont
envahi partout. Il n'existe plus d'espaces verts, des caniveaux à cause
d'une forte concentration de la population et de l'inexistence de
l'autorité de l'Etat dans le domaine de l'urbanisme et habitat.
L'entassement des ordures sur les rues, aux coins des avenues ; la stagnation
des eaux de pluies, de robinets de parcelles et voirmême de certaines
installations sanitaires par manque de canalisation et de puits perdus ou par
délabrement de ceux qui existent, rendent la commune de Kalamu aussi
sale et peu vivable.
c) Sur le plan social
La perte en vie humaine et des biens ; les habitations
s'enfoncent sous l'accumulation de sable et d'autres sont emportées lors
des crues de la rivière ; les dégâts matériels
innombrables, maisons abandonnéesetc.
d) Sur le plan environnemental
La végétation fixant les berges a
été enlevée ; l'extraction intensive du sable dans ce
secteur ; l'environnement immédiat de la population devient
impraticable et pollué ; la naissance des marécages, etc.
2.3.Méthodologie de la recherche
Dans ce point, nous allons présenter les
matériels qui ont concourus à la réalisation de cette
étude, à la collecte, au traitement jusqu'à la
présentation des résultats trouvés ainsi que les
méthodes utilisées dans le cadre de cette étude.
2.3.1. Matériels utilisés
Afin de bien réaliser notre travail, nous avons
utilisé les matériels suivants :
2.3.1.1. GPS
Le GPS nous a permis de déterminer en tout point dans
notre zone d'étude la position avec une précision inferieure
à 5m.
Nous avons utilisé le modèle
Garmininreachexlorer+pour prélever différentes coordonnées
géographiques (longitude, latitude et altitude) sur le terrain.

Figure 15. GPS
Garmin
3.1.2.Oyster series 341350A
Figure 16. Oyster
séries 341350A

Cet instrument
développé par EXTECH nous a servi à mesurer differents
paramètres de l'eau de la rivière Funa telque: le pH, la
conductivité, le TDS (total de solide dissous), la temperature, la
salinité (quantité de sel dessous dans l'eau) et l'ORP
(OxydoReduction Potential) contenu dans un litre d'eau.Ces
paramètres sont très importants car ils permettent de connaitre
la qualité du milieu.
2.3.1.3. iPhone 4
Un téléphone portable de la marque iPhone 4 nous
a servi à la prise des photos, la géolocalisation et à
l'enregistrement des audios et vidéos pendant nos descentes sur
terrains.
2.3.1.4. Dissolved oxygen meter

Figure 17. Dissolved oxygen meter series AZ
8403
Cet instrument nous a servi à quantifier le taux
d'oxygène dissous dans un litred'eau de la rivière Funa.
2.3.1.5. Turbidimètre
Cet instrument développé par la
Société Hanna instrumentnous a servi à mesurer la
turbidité de la Funa.

Figure 18. Turbidimètre
C-102
2.3.1.6. Fiche d'enquête
Cette technique nous a permis de recueillir les informations
auprès de la population. Pour ce faire, un questionnaire adressé
aux chefs de ménages a été élaboré et
regroupé sous forme des modules :
- Le premier module concernait l'habitat (nombre de personnes
dans le ménage, statut d'occupation, type de matériaux, ...),
l'eau de boisson (source d'approvisionnement, ...), l'électricité
(mode d'éclairage, ...), etc.
- Le deuxième module concernait l'assainissement du
milieu (localisation des toilettes, mode d'évacuation des ordures
ménagères, ...), etc.
- Le troisième module concernait la situation du
terrain pendant le moment de crue (faible crue ; moyenne crue et forte
crue) ;
- Le quatrième module s'est intéressé
à la santé de la population en générale et des
enfants (0 à 59 mois) en particulier, ayant souffert au cours de
dernier mois (la diarrhée, le paludisme, fièvre
typhoïde ...). L'utilisation des moustiquaires
imprégnés ; type de personnes consultées pour le
traitement ;
- Et enfin le cinquième module s'est
intéressé au souhait de population de quitter ou de rester vivre
dans le site.
2.3.2. Méthodes utilisées
2.3.2.1.L'imagerie satellitaire
Issu de téléchargement sur le site Earth
Explorer (
www.earthexplorer.org), les
images Landsat et une image haute résolution
téléchargée à partir de la plateforme SAS Planet,
cette dernière nous ont servi à faire les analyses diachroniques
des images de l'année 2000, 2014 et 2020 et calculer la superficie du
couvert végétale et de la dynamique urbaine.
Pour une étude d'impact de la croissance
démographique dans un environnement urbain, il était
nécessaire d'acquérir des images de résolution spatiale
relativement fine.
Si Jensen (2005) a montré que pour une étude de
classification d'occupation du sol, de nombreux satellites possèdent des
potentialités d'exploitation, l'aspect urbain nous a conduits à
utiliser les images produites par le satellite IKONOS dans ce travail.
Capteurs
|
LANDSAT 7 ETM + 2000
|
IKONOS 2014
|
LANDSAT 8 OLI 2020
|
Bandes
|
ë (m)
|
ë (m)
|
RS (m)
|
ë (m)
|
RS (m)
|
Bleu
|
0,45-0,52
|
0,45-0,52
|
1
|
0,452-0,512
|
15
|
Vert
|
0,52-0,60
|
0,52-0,60
|
0,533-0,590
|
Rouge
|
0,63-0,69
|
0,63-0,69
|
0,636-0,673
|
PIR 1
|
0,77-0,90
|
|
0,851-0,879
|
PIR 2
|
MIR 1
|
1,55-1,75
|
|
1,566-1,651
|
MIR 2
|
2,08-2,35
|
|
2,107-2,294
|
Nombre de bandes
|
7
|
3
|
7
|
Résolutionradiométrique
|
32 bits
|
8 bits
|
32 bits
|
Tableau 5. Capteurs des trois satellites et
caractéristiques des bandes spectrales.
Source :www.wikipédia.com/landsat

Figure20.Images satellitaire
utilisées
2.3.2.2. Recherche documentaire
Des données ont été collectées
dans les différents ouvrages disponibles dans les bibliothèques,
le bureau de l'état civile de la commune de Kalamu et sur l'internet.
Cette recherche documentaire a porté sur des ouvrages, des thèses
de doctorat, des mémoires et articles généraux et
spécifiques abordant la problématique de la gestion de
l'environnement, la croissance démographiques et ses effets et la
gestion des ordures ménagères.
2.3.2.3. Observation du terrain
Des visites effectuées sur terrain ont permis d'avoir
un aperçu général sur l'état de la
dégradation dans notre milieu d'étude, d'observer le cadre de vie
des populations afin de nous imprégner des réalités de vie
quotidienne dans la commune de Kalamu.
2.3.2.4. Enquêtes et interviews
Les enquêtes et interviews réalisées ont
permis d'approfondir les recherches et apporter des éléments des
réponses à certaines questions liées à la gestion
des ordures ménagères. Deux types d'enquêtes ont
été utilisés. Celles-ci étaient effectuées
du 05 avril au 16 octobre 2021.
2.3.2.5. Enquête par entretien
Les entretiens ont été menés dans les
deux zones de santés urbaines de Kalamu avec les médecins chefs
de zones. Ces entretiens nous a permis d'identifier trois principales maladies
liées à la dégradation de l'environnement. Nous avions
recueilli les données sur le nombre des patients enregistrés au
cours des années 2010 à l'année 2020. Après
collecte, ces données ont été traitées sur le
logiciel Excel et présentées sous forme de graphique.
2.3.2.6. Taille de l'échantillon
Etant donné les difficultés aussi bien
matérielles que financières, il n'était pas facile
d'enquêter la totalité de la population concernée. C'est
pourquoi, il était nécessaire d'extraire de la population
mère un échantillon représentatif. Ainsi, nous avons
procédé par le calcul suivant pour obtenir la taille de
l'échantillon :
n = z au carré * p (1-p)/m au carré.
D'où :
- n : taille de l'échantillon
- z : niveau de confiance de la loi normale centrée
réduite ( pour un niveau de confiance de 95%, z =1,96)
- p : proportion estimée de la population qui
représente la caractéristique (lorsqu'elle est inconnue, on prend
p= 0,5)
- m : marge d'erreur tolérée (pour un z de 95% m
est égale à 5%)
Cette formule détermine le nombre de personnes n
à interroger en fonction de la marge d'erreur m que l'on peut
tolérer sur une proportion de réponses p.

Ainsi donc, 384 individus ont été
enquêtées, en considérant 21 personnes par quartiers.
2.3.2.6.1. Echantillons d'eau
Les échantillons d'eau de la rivière Funa ont
été prélevés dans les sites lors des deux
saisons ; aux mois d'avril (pour le compte de la saison pluvieuse) et
septembre 2021 (pour la saison sèche à l'aide de bouteilles en
polypropylène d'un litre de capacité, lavées et
rincée à l'eau, le prélèvement est
réalisé en plongeant la bouteille en contre-courant de l'eau de
la rivière à environ 20 cm de profondeur. Ces échantillons
ont été examinés in situ au moyen des appareils
sophistiqués (Cfr figure 11 et 12) ensuite ces échantillons ont
été placés dans des flacons hermétiquement
fermés et ramené au laboratoire pour d'autres analyses
chimiques.
Echantillon
|
Site de prélèvement
|
Coordonnées géographique
|
Saisons
|
P 1
|
Av. Kikwit
|
15°18'45,484"E ; 4°22'1,476"S 295 m
|
Pluie
|
Sèche
|
P 2
|
Av. Kapela
|
15°19'9,848"E ; 4°21'23,861"S
282 m
|
|
|
ü ü P 3
|
Av. Victoire
|
15°19'10,765"E 4°20'33,731"S
278 m
|
|
|
ü ü Tableau 6. Synthèse sur
les échantillons prélevés
2.3.2.6. Analyses et traitements de
données
2.3.2.6.1. Analyses des paramètres
physico-chimique de la Rivière Funa
a. Analyse physique
L'analyse des paramètres physiques de l'eau de la
rivière Funa ont porté sur la température (°C), la
conductivité (us/cm), et la turbidité (NTU). Ces
paramètres ont été mesurés in situ à l'aide
des sondes analyseur multi paramètre de marque OYSTER SERIES 341350A.
b. Analyse chimique
L'analyse des paramètres chimiques de l'eau de la Funa
ont porté sur le pH, le total des solides dissous (Ppm),la
salinité (Ppm), le potentiel redox (mV) et sur l'oxygène dissous
(en mg/l). Ces paramètres ont été mesurés in situ
à l'aide des sondes analyseur multi paramètre de marque OYSTER
SERIES 341350A et DISSOLVED OXYGEN METER AZ 8403.
2.3.2.7. Analyses et traitements de données
SIG
Il a été fait recours à l'utilisation du
Système d'Information Géographique (SIG) qui est un
système d'information capable d'organiser et de présenter des
données alphanumériques spatialement
référencées, ainsi que de produire des plans et des
cartes. Ses usages couvrent les activités géomatiques de
traitement et diffusion de l'information géographique.
C'est cet usage qui a été faite grâce au
logiciel ArcGIS dans la réalisation de ce travail. On s'est servi des
cordonnées GPS pour localiser les sites pollués dans la commune
de Kalamu, et ces données ont été traitées et
manipulées en vue d'obtenir des cartes thématiques qui traduisent
la réalité vécue sur terrain. Ainsi donc, on trouvera dans
ce travail, plusieurs cartes qui sont réalisées sur base des
données récoltées sur terrain et mises en valeur à
partir du logiciel ArcGIS.
Pour les analyses en télédétection, les
éléments de l'occupation de l'espace ont été
réalisés par l'extension : « Spatial Analyst
sur ArcGis » avec l'outil « Raster
Calculator » d'où on a extrait les indices
suivants :
Ø NDVI
L'Indice de Végétation de la Différence
Normalisée des images Landsat 8, est le rapport entre la
différence des valeurs de réflectance de chaque pixel dans la
bande 5 (PIR) et la bande 4 (Rouge) et leur somme (Rouse et al., 1974).
Son expression est la suivante :
= 
Selon Soyer et Wilmet (1983), cet indice est
particulièrement utile pour distinguer les espaces bâtis ou
défrichés des espaces encore couverts par la
végétation.
Les valeurs du NDVI sont comprises en théorie entre -1
et +1, les valeurs négatives correspondant aux surfaces autres que les
couverts végétaux, comme la neige, l'eau ou les nuages, pour
lesquelles la réflectance dans le rouge est supérieure à
celle du proche infrarouge.
Pour les sols nus, les réflectances étant
à peu près du même ordre de grandeur dans le rouge et le
proche infrarouge, le NDVI présente des valeurs proches de 0. Les
formations végétales quant à elles, ont des valeurs de
NDVI positives, généralement comprises entre 0,1 et 0,7 - les
valeurs les plus élevées correspondant aux couverts les plus
denses.
Le NDVI a été calculé pour les images
1987, 2000, 2010 et 2020, Ce dernier permet d'identifier visuellement
l'extension de la commune de Kalamu, qui correspondent aux zones par lesquels
le NDVI a diminué de façon significative.
Ø NDBI
L'Indice de Bâti de la Différence
Normalisée est le rapport entre la différence des valeurs de
réflectance de chaque pixel dans le canal 6 (SWIR) et le canal 5 (Rouge)
et leur somme. (Zha et al., 2003).

Selon Zha et al. (2003), cet indice permet de cartographier
automatiquement les zones bâties. Cette méthode utilise le fait
que les zones bâties ont une réponse spectrale unique. Le NDBI a
été calculé pour les images de l'année 1987, 2000,
2010 et 2020.
2.3.2.8. Microsoft Excel
C'est logiciel nous a servi pour le traitement des
données, à représenter graphiquement l'état de la
croissance démographique. Nous avons aussi suivi l'évolution du
couvert végétale de 1990 à 2020à travers de
séries de calcul de superficie et de pourcentage pour chacune des
années.
Chapitre III. ETAT DES LIEUX SUR LA DEGRADATION DE
L'ENVIRONNEMENT DANS LA COMMUNE DE KALAMU
Dans ce chapitre, il sera question d'analyser et
interpréter le résultat diachronique de l'évolution de
l'urbanisation. Cette analyse se faite durant trois périodes
différentes :la période de l'an1990, 2010, et 2020.Pour
suivre et se saisir de la situation de la croissance démographique et
son impact sur l'environnement dans la commune deKalamu, l'approche la plus
utilisée est la comparaison d'une série des images satellitaire
prises à des dates différentes et les enquêtes
effectuées sur terrain.
3.1. Présentation des résultats de
l'enquête
Les résultats de l'enquête menée dans le
cadre de cette, sont présentés dans les graphiques 3 à
11.
3.1.1.Déterminants sociaux

a. Tranche d'âge des
répondant
Figure 21. Tranche d'âge des
répondants
Il se dégage de cette figure que 40 % de personne
enquêtés ont l'âge variant entre 30 à 40 ans, 25
%dont l'âge varie de 20 à 30 ans, 18 % dont l'âge se situe
au-delàs de 40 ans et enfin les enquêtés qui ont de 20 ans
ne représentent que 17 %.
b. Nombre de personnes dans le
ménage
Nombre des personnes dans un ménage
|
Fréquence (%)
|
1 à 9
|
78
|
10 à 14
|
21
|
15 et plus
|
1
|
Total
|
100
|
Source : Enquêtes sur le terrain
(2021)
Le tableau n°7 indique que 78 % de
ménages sont occupés par 1 à 9 personnes, 21% de
ménages abritent 10 à 14 personnes. C'est cette
promiscuité dont on a fait allusion plus haut, qui est à la base,
dans certains cas de plusieurs maux : maladies, incestes, etc.
Vu l'état des maisons vétustes dans ce site, ces
chiffres sont inquiétants du fait que la plupart des maisons ont une
seule pièce alors que dans la même pièce habitent plusieurs
personnes de sexes différents : parents, enfants et les membres de
familles élargies.
c. Localisation de fosse septique
Tableau 8. Localisation de fosse
septique
Localisation des toilettes
|
Fréquence (%)
|
Dans la parcelle/ cours
|
49
|
En dehors de la parcelle (au bord de la
rivière)
|
51
|
Total
|
100
|
Source : Enquêtes sur le terrain
(2021)
Le tableau n°8 montre que
49% des ménages ont de fosse septiquedans la parcelle, par contre, 51%
soit plus de la moitié ont de fossé en dehors de la parcelle.
Ces résultats ramènent à conclure que
plus de la moitié de la populationn'ont pas des fosses septiques dans la
parcelle. Elle utilise le caniveau, la rivière et les « pots
à pipi » pour se soulager de leurs besoins. Ceci s'observe sur
tout le long de la rivière Funa dans notre périmètre
d'étude.
Les enfants sont donc exposés à des diverses
maladies. De plus, si les ménages disposent des toilettes, les tuyaux
d'évacuation des excréments sont carrément orientés
dans la rivière Funa. Or, c'est dans cette même rivière que
la majorité des jeunes garçons font leurs coups de main
d'extraction des sables jaune pour la construction.
d. Statut d'occupant dans la commune de Kalamu
Statut d'occupant
|
Fréquence (%)
|
Propriétaire
|
51
|
Locataire
|
42
|
Logé gratuitement
|
7
|
Total
|
100
|
Tableau 9. Statut des occupants
Source : Enquête sur terrain
2021
Les études menées sur site démontrent que
plus de la moitié de la population sont des propriétaires soit
51%, 42% sont des locataires, tandis que 7% sont logés gratuitement.
En effet, le nombre important des propriétaires dans
notre site se justifie par le fait que la berge de la rivière Funa est
le résultat d'une des occupations assez récentes et anarchiques
sur un site inondable non aedificandi. Un site qui n'intéresse pas les
services des affaires foncières. Les occupants se permettent de
s'approprier des lopins de terre sans se conformer aux normes urbanistiques.
4.1.2. Cadre environnemental des quartiers

e.
Utilisation de la poubelle dans le stockage des ordures
Figure 22.Utilisation de la poubelle stockage des
ordures ménagères
Cette figure démontre que sur 384personnes
enquêtées, soit58% utilisent des petites poubelles de nature
diverse pour stocker leurs ordures (sceau, sac, sachet), 37% des parcelles
n'utilisent pas des poubelles, ils exposent les ordures sur le sol, soit ils
les jettent dans la rivière, soit dans un trou préalablement
creusé. Il convient de souligner que la plupart des ménages
utilisent des poubelles qui ne remplissent pas des normes d'hygiène.

Les figures suivantes montrent la façon dont sont
stockées les ordures ménagères dans la commune de
Kalamu.
Figure 23. Images sur le stockage des ordures
ménagères (photo prise lors de nos enquêtes).
f. Quantité des ordures
ménagères produites
La quantité des ordures produites par ménage
varie selon la taille du ménage, le niveau de vie du ménage et de
l'alimentation.
Selon les chiffres obtenus pendant nos enquêtes sur
terrain après pesage de trois jours dans six ménages de 8
personnes, nous avons trouvé une production moyenne de 4kg des ordures
pour un ménage, soit 0,5kg par individu. Comparativement aux
résultats antérieurs, un individu vivant dans les quartiers
populaires de Kinshasa produits 0.5kg des ordures par jour (Lelo, 2008).
Donc pour une population de 208.155 habitants que compte la
commune de Kalamu, peuvent produire 104078 kg soit 105 tonnes d'ordures
ménagères par jour.

g. Mode de stockage des ordures
ménagères
Figure 24. Triage des ordures
ménagères.
Partant de cette figure, il ressort que 18% des ménages
font les triages des ordures selon la nature de celles-ci, 82% mélangent
toute sorte d'ordures dans une même poubelle, ou sur un même
endroit pour ceux qui les jettent ou qui gardent sur le sol.
h. Figure 25. Valorisation des
ordures ménagères

Valorisation des ordures
ménagères
Il se dégage du graphique 6 que 12% des ménages
valorise leurs ordures ménagères, certains utilisent les
matières organiques comme source d'amendement organique, d'autres
utilisent les débris de la cuisine comme source d'aliments pour les
volailles et pour les porcs et une petite minorité utilisent les ordures
dans la lutte contre les inondations. Par contre 88% des ménages ne
donnent pas une valeur à leurs ordures ménagères.
Comparativement aux résultats obtenus par Lelo et
Tshimanga (2004),dans la commune de Ngaliema qui montrent que 91% des
ménages de cette commune possèdent des jardins parcellaires dans
les quels sont valorisés les ordures ménagères. Ce qui
revient à confirmer l'hypothèse selon laquelle la valorisation
des déchets constitue la solution durable au problème de
l'assainissement dans lacommune de Kalamu. Avec la valorisation, les ordures
ménagères seront comme une matière première ou une
ressource à valoriser ou réutiliser.

i. Mode d'élimination des
ordures ménagères
Figure 26. Méthode d'élimination des
ordures ménagères.

La figure ci-haut démontre que 16% des ménages
éliminent leurs ordures par incinération, 20% par enfouissement
et 64% par rejet dans la rue, dans les décharges sauvages, dans la
rivière, le rejet est le mode d'élimination le
pluspratiqué par les ménages de Kalamu.
Figure 27. Déversement d'ordures dans la
rivière Funa à Kinshasa/Kalamu
Les résultats antérieurs obtenus par Mosengo
(1996), cité par Lelo(2008) montrent que 44% des ménages Kinois
enfouissaient les ordures ménagères dans leurs parcelles au cours
des années 90.
Actuellement, lorsque l'on parcourt la commune de Kalamu, les
immondices gagnent de plus en plus les places des avenus. C'est parce que la
majorité de la population pratique le mode de rejet pour éliminer
leurs ordures ménagères. Par ailleurs ces immondices constituent
des milieux propices pour les agents pathogènes et sont les sources des
maladies et des nuisances au sein de la population, ils polluent
également les eaux et dégradent le sol.


La figure suivante fait une illustration d'une avenue devenu
impraticable dans la commune de Kalamu à cause de la stagnation des eaux
due décomposition des ordures et à la présence des sachets
qui diminuent la perméabilité du sol.
Figure. 28. Image d'une dégradation des ordures et
stagnation des eaux sur l'avenueLuanza ; Kimbangu III (photo prise lors de nos
enquêtes).
j. Figure 29. Lieu
d'élimination des ordures ménagères

Lieu d'élimination des ordures
ménagères
Partant du graphique ci-haut, nous constatons que 12% des
ménages jettent ou éliminent leurs ordures dans les rues, 20%
dans les parcelles, 60% dans les déchargessauvages, 8% dans la
rivière. Rappelons que les ordures ménagères sont plus
jetées dans les décharges sauvages et dans ou le long des cours
d'eauIl faut signaler que les méthodes varient en fonction de
l'emplacement de l'habitation.


Figure
30.Déversement d'ordures dans la rue

k. Figure 31. Niveau de connaissance des
méfaits des ordures sur l'environnement
Niveau de connaissance des méfaits des ordures
sur l'environnement
Il se dégage de cette figure que 62 % des
ménages sont ignorants, ne connaissent pas les méfaits
liés à la présence des ordures sur la santé humaine
et sur notre environnement, par contre 38% des répondants connaissent le
méfait. Parmi les méfaits évoqués, il s'agit
notamment prolifération des moustiques anophèles qui causent la
malaria, la fièvre thyroïdes, la diarrhée, etc.
Donc nous confirmons l'hypothèse selon laquelle, la
mauvaise gestion des ordures ménagères est aussi liée
à la mentalité de la population.
l. Situation du terrain pendant la période des crues
|
Yolo Nord 3
|
Yolo sud 3
|
Pinzi
|
Kimbangu 1
|
Kimbangu 3
|
%
|
Forte Crue
|
10
|
12
|
6
|
10
|
9
|
47
|
Moyenne Crue
|
4
|
5
|
4
|
4
|
5
|
22
|
Faible Crue
|
3
|
2
|
2
|
3
|
2
|
12
|
Non concerné
|
3
|
1
|
8
|
3
|
4
|
19
|
Total
|
20
|
20
|
20
|
20
|
20
|
100
|
Source : Enquêtes sur le terrain
(2021)
Il ressort du tableau 10 sur le 100% soit 100
parcelles enquêtées, que 47% des parcelles sont inondées au
moment de fortes crues, 22% des parcelles connaissent une moyenne crue et 19%
des parcelles connaissent une faible crue pendant le moment des pluies.
L'envahissement du fond de lits par le dépôt des
divers déchets occasionne la montée du niveau de la
rivière d'un à plusieurs mètres et provoque le
rétrécissement des lits. L'insuffisance des réseaux
d'assainissement, notamment les collecteurs. Il faut ajouter l'infiltration
très réduite des eaux des pluies dans le sol.
Et aussi à cause de l'obstruction de ses ouvrages par
les déchets solides comme les immondices, épaves des
véhicules qui font monter sensiblement l'eau et la détourne de
son lit en temps des fortes pluies.
4.1.3. Cadre sanitaire
m. Relation entre l'insalubrité et
maladies

La population de Kalamu habitant le long de la rivière
est exposée à différentes maladies dues à la
prolifération des insectes, vecteurs et autres rougeurs attirées
par les inondations entassées le long de la rivière et par des
odeurs suffocantes. Il s'agit ici d'examiner les différents types des
maladies dont ont souffert la population au cours du dix dernières
années avant nos enquêtes.
Figure 32. Courbe de l'évolution des trois
principales maladies dues à l'insalubrité
Partant de la figure ci-haut, on observe par l'allure de la
courbe, une augmentation au fil du temps du taux des maladies liées
à l'insalubrité. La courbe de tendance montre que ces maladies
ont une tendance linéaire. Selon les Médecins Chefs des Zones de
Santés de Kalamu, cette évolution des maladies pourrait
être influencée par le niveau de l'insalubrité croissant
qui caractérise la commune de Kalamu.
Donc nous confirmons l'hypothèse selon laquelle sans un
réel engagement de l'autorité compétente à
sensibiliser et à inciter la population à la prise de conscience
sur l'état de la dégradation et de la pollution, pourrait
conduire à un état de perturbation de l'équilibre
environnemental dans la commune de Kalamu.
4.1.4. Détermination d'opinion

n. Avis des ménagers sur le payement de la taxe sur
l'environnement
Figure33. Avis des ménagers sur la création
d'une brigade de salubrité et sur le paiement d'une taxe
d'évacuation des ordures ménagères
Il ressort de cette figure que, 66% des répondants ont
été d'accord avec l'idée de la création d'un
service de salubrité et s'est dit prêt de soutenir ce projet, et
34% des répondants avaient rejetés cette idée.
o. Raisons d'habiter le site par la population
Tableau 12. Raison de la population d'occuper le
site
Raisons d'habiter par la population
|
Fréquence (%)
|
Gérer les choses de la famille
Je suis propriétaire
Manque de financement
Nous sommes calmes
Tout près de mon emploi
Vie moins chère
|
2
26
27
3
3
2
|
Le tableau N°13 prouve que c'est la
pauvreté qui est à la base des occupations anarchiques, car en
posant la question de savoir les raisons d'habiter dans notre
périmètre d'étude, 27 % des ménages ont
affirmé leur position par manque de financement et 26 % des
ménages ont déclaré qu'ils sont propriétaires. Le
même tableau montre la proportion de la population qui souhaite quitter
la berge pour aller ailleurs.
4.2. Analyse physico-chimique sur la qualité
des eaux de la Funa
L'étude expérimentale réalisée sur
les différents échantillons prélevés le long de la
rivière Funa présentant les trois sites
sélectionnés pour ce travail sont donnés dans ce chapitre
sous formes des tableaux. L'étude a été menée lors
des deux saisons ; aux mois de Juin, Juillet, Août et mi-Septembre
(pour le compte de la saison sèche) et Avril, Mai, Septembre et Octobre
(pour le compte de la saison pluvieuse) à l'aide de bouteilles en
polypropylène d'un litre de capacité lavées et
rincée à l'eau, le prélèvement est
réalisé en plongeant la bouteille en contre-courant de la
rivière à environ 20 cm de profondeur. Ces échantillons
ont été examinés in situ au moyen des appareils
sophistiqué et nous a permit de comprendre la qualité de
l'eau.
Tableau 14.pH, conductivité,
turbidité des différents échantillons
Période
|
pH
|
Conductivité
|
Turbidité
|
Salinité
|
TDS
|
T°
|
S1
|
Avril
|
6,22
|
588
|
74
|
222
|
298
|
26
|
Mai
|
6,31
|
503
|
105,8
|
254
|
341
|
26
|
Juin
Juillet
Août
Septembre
Octobre
|
6,26
6,40
6,50
6,71
6,89
|
478
442
426
403
488
|
59,89
63,51
68,21
185
201
|
234
216
199
224
238
|
315
323
345
306
270
|
24
22
23
25
26
|
S2
|
Avril
|
6,23
|
614
|
82
|
235
|
315
|
27,2
|
Mai
|
6,32
|
591
|
119,2
|
219
|
296
|
27,4
|
Juin
Juillet
Août
Septembre
Octobre
|
6,39
6,44
6,77
6,81
7,12
|
577
540
517
501
473
|
60,3
79
88
196
217
|
224
188
171
193
214
|
281
263
279
312
324
|
25
24
24
26
27
|
S3
|
Avril
|
5,75
|
432
|
129
|
216
|
289
|
26
|
Mai
|
6,12
|
509
|
97
|
254
|
288
|
25
|
Juin
Juillet
Août
Septembre
Octobre
|
6,30
6,41
6,59
6,66
6,79
|
426
401
371
388
409
|
76
71
62
113
185
|
216
210
179
170
199
|
292
319
326
301
287
|
24
23
25
27
28
|
Source : Enquête sur terrain 2021
Tableau 15.Moyenne #177; écart-type des
paramètres de l'eau de la Funa
Paramètres
|
Moyenne #177; écart-type
|
|
Saison de pluie
|
Saison sèche
|
Ph
|
6,33#177;0,74939
|
6,7 #177; 0,79881
|
Conductivité
|
455 uS/cm
|
426 uS/cm
|
TDS
|
306 mg/L
|
288 mg/L
|
Salinité
|
228 Ppm
|
198 Ppm
|
Température
|
30 °C
|
28°C
|
Turbidité
|
131 NTU
|
106,5 NTU
|
Source : Enquête Avril - Octobre 2021
Les facteurs qui influencent la qualité de l'eau de la
rivière Funa, Il s'agit d'après nos analyses faites, de la
composition chimique de ses affluents, des activités anthropiques et des
précipitations atmosphériques.
§ La température
Lestempératures de l'eau de la Funa dans notre
périmètre d'étude oscillent entre 28 °C et 30°C
au niveau des points de prélèvement (Tableau 14). Le faible
volume des eaux présent dans l'estuaire à marée basse, la
formation d'un bouchon sablo-vaseux à l'embouchure ont provoqué
la réduction de la hauteur des eaux et donc son réchauffement par
la température de l'air qui dépend des variations
saisonnières.
§ Turbidité
La turbidité est très élevée en
saison pluvieuse. Cette variation de la turbidité est due à un
apport en matière organique, matière inorganique (sels
minéraux insolubles) attribuables aux activités humaines. Cette
turbidité excessive s'explique encore, en plus des
précipitations, par la grande quantité des matières en
suspension provenant essentiellement des eaux usées, des déchets
de toute nature et des excréta rejetés dans les eaux. Il y aurait
aussi l'apport des matériaux arrachés au sol par les processus
érosifs le long des berges et sur les pentes collinaires en amont.
§ Oxygène dissous
Les eaux de la Funa sont sous-saturées en
oxygène. Ceci peut s'expliquer par le fait que ce bassin versant, du
moins dans la zone d'étude, subit des rejets d'eaux usées et des
rejets des produits pharmaceutiques, responsables d'une probable pollution
organique. Ce dernier décroit lorsque la température de l'eau
augmente.
§ Potentiel hydrogène (pH)
Le pH de l'eau de la rivière Funa dans notre
périmètre d'étude est proche de la neutralité. Il
varie entre 6,33 en saison de pluie et 6,71 en saison sèche.
Ces résultats montrent à suffisance l'absence de
certains métaux dans l'eau, car, la disponibilité des
métaux est très importante quand le milieu est acide. Le pH
mesuré dans notre périmètre d'étude n'a pas un
effet négatif de la vie des poissons du milieu, en général
les valeurs de pH inférieures à 4,5 et supérieures
à 10 sont toxiques pour les poissons. Bien que cette eau ne soit pas
bonne pour la boisson ni pour un contact corporel.
§ Conductivité
La conductivité est plus grande en saison des pluies,
période des hautes eaux, par rapport à la saison sèche,
période des basses eaux.
4.3. L'impact environnemental des
déchets
L'état de gestion des décharges dans la commune
de Kalamu génère des impacts négatifs directs sur
l'environnement et sur la morphologie urbaine (Holenu 2016). Ces effets peuvent
être résumés comme suit :
Pollution de l'atmosphère et dégagement des
odeurs nauséabondes dues notamment aux vapeurs de méthane
provenant des décharges et de brulage des déchets ;
Pollution chimique et biologique des ressources en eau qui
deviennent un milieu propice à la reproduction des moustiques et de la
vermine, et représente ainsi une menace pour la santé à
travers leur consommation indirecte à travers la consommation de
produits agricoles irrigués avec des eaux polluées ;
La qualité de l'eau (tant de surface que souterraine)
peut diminuer et la santé des écosystèmes aquatiques peut
s'en trouver dégradée en raison d'une sédimentation
accrue, de l'eutrophisation et du ruissellement possible des déchets.
La topographie du site joue un rôle important sur la
perméabilité du sol, cela permet au lixiviat d'être en
contact avec la nappe phréatique ;
Dégradation de l'esthétique de la municipale et
immobilisation des terres productives en raison de la présence de
produits non biodégradables (exemple : sachets en plastique,
déchets de démolition, etc..) ;
Libre accès, à la décharge, des animaux
notamment le gros bétail et les volailles, ce qui le conduit à
ingérer des matières solides et toxiques ;
Le sol peut également monter une pollution avec des
métaux lourds, surtout avec le nickel, le cadmium, le chrome, le zinc et
le fer. Selon les caractéristiques des polluants, la pollution des sols
est plutôt à la surface (As, Zn), ou au contraire elle
pénètre dans les sols (Cd).
La collecte et l'élimination des déchets ne sont
que dans de rares occasions assurées et constituent des facteurs
aggravants de la dégradation de l'environnement urbain. Les
déchets jonchent les chaussées, obstruent les caniveaux
empêchant l'écoulement des eaux usées ou pluviales, se
consument souvent lentement en provoquant l'émanation de certains gaz
nocifs (Holenu 2016).
Pour la commune de Kalamu, la gestion des déchets
souffre de multiples contraintes comme :
- Le manque de financement des autorités locales ;
- L'insuffisance des voiries limitant la circulation automobile
;
- L'allongement des distances en raison de l'extension des
quartiers ;
- L'absence de schéma local de gestion de
l'environnement urbain ;
- La multiplication des acteurs de la collecte (ONG, PME,
servicestechniques) sans coordination, ce qui complique la mise en
placed'objectifs précis ;
- L'absence d'une réglementation locale et de textes
juridiques.
La mauvaise gestion des déchets dans la commune de
Kalamu entraine une dégradation des écosystèmes et du sol.
Globalement, les conséquences de la mauvaise gestion se
résument en ceci :
Ø Inondations et ses corollaires ;
Ø Le débordement d'eau qui submerge la berge
entraine des conséquences graves, sur tout le plan ;
Ø Pollution multiforme des eaux de la rivière
Funa ;
Ø La coloration des eaux de la rivière qui
dégage une odeur nauséabonde dans certains endroits
insalubres ;
Ø La prolifération de site par des moustiques qui
sont responsable de plusieurs maladies infantiles juvéniles ;
Ø L'insalubrité due notamment à : la
désuétude et la vétusté de la loi d'hygiène
publique ;
Ø Le manque des mesures élémentaires visant
à prévenir les maladies et d'assurer les soins sanitaires ;
Ø Un mauvais système d'évacuation des
déchets et l'absence d'un réseau d'assainissement du milieu
pèsent sur l'environnement avec comme conséquences : la
détérioration de la santé publique, la
détérioration de l'environnement social et les maladies
d'origines hydriques dans la berge.
En effet, la multiplication des maladies d'origine hydrique est
due au manque de réseau d'assainissement adéquat et
l'effondrement des services d'hygiène dans la ville de Kinshasa en
générale et en particulier dans le secteur sous étude.
Chapitre 4. EBAUCHE ET
PERSPECTIVE D'AMENAGEMENT
Dans ce chapitre, il est question de donner les pistes de
solutions pour l'aménagement de notre site.
4.1. Contexte et Justification
Les études et enquêtes sociodémographiques
effectuées ont fourni le résultat sur le souhait de la population
de rester ou de quitter la berge de la rivière Kalamu dans notre
périmètre d'étude. Il apparaît opportun de
présenter dans ce point le plan de gestion durable des déchets et
les pistes cohérents orientés vers l'avenir de notre site. Les
solutions apportées par les études doivent donc obligatoirement
aboutir sur des éléments favorables au développement
durable de notre espace.
Ce site est composé actuellement d'une juxtaposition de
bâtiments vétustes encore en activités constitue à
la fois une entrave et un potentiel pour la commune en générale
et le quartier en particulier ; son implantation empêche la
réalisation des connexions "naturelles" et est une nuisance visuelle
d'impact dans la lecture de la ville. En outre, il s'agit d'un site
pollué.
Ce plan s'inscrit dans le cadre d'apporter secours à la
population de Kalamu qui vivent dans un environnement pollué d'une part
et qui n'ont pas un endroit précis pour évacuer leurs
déchets ménagers.
Il a pour but d'améliorer le système de
collecte, de stockage et de valorisation des déchets dans la commune de
Kalamu. La mise en oeuvre de ce plan de gestion devra tenir compte cinq aspects
suivants : aspects techniques, aspects sociaux, aspects économiques,
aspects politiques et institutionnelles et aspects environnementaux.
Au niveau local des ménages, il est important de
posséder à la distribution des poubelles remplissant les normes
d'hygiène et l'encadrement des éboueurs qui évoluent
déjà sur terrain dans l'informel.
Sur le plan juridique, ce plan d'aménagement pour la
commune de Kalamu s'attèle principalement au respect du code de
l'environnement adoptée en juillet 2011, il s'agitde la loi n°
11/009 du 09 juillet 2011 portant principes fondamentaux relatifs à la
protection de l'environnement, stipule en son article 46 que « Toute
personne a droit à un environnement sain et propice à son
épanouissement intégral. Elle a le devoir de le
défendrepar toutes voies de droit en action individuelle ou
collective ».
Il y a lieu ici de mettre en place une nouvelle
législation au niveau nationale régissant la gestion des
déchets urbains et ménagers, celle-ci doit être
adaptée aux réalités actuelles du pays et de veiller
à l'application de ces dites lois.
L'environnement est un des facteurs essentiels de la
qualité de la vie. S'il est précaire, il compromettra cette
dernière. C'est le cas de ce site où les ordures jonchent toutes
les rues et influe sur la santé de la population.
La mauvaise gestion des ordures ménagèresdans la
commune de Kalamu a des effets néfastes sur le plan environnemental et
sur l'homme. Le premier souffrira des bouleversements, parfois
irréversibles, subis par les déséquilibres de ses
écosystèmes. Le second, soit l'habitant lui-même
pâtira de la détérioration de sa qualité de vie due
à l'absence de réseaux d'assainissement et d'infrastructures
diverses.
4.2. Description du plan d'aménagement
local
Les activités projetées par ce plansont :
ü Placer des bacs à ordures publiques au coin de
chaque avenue ;
ü Curage des caniveaux et de la rivière
Funa ;
ü Créationde 7stations de
pré-stockageprovisoire ;
ü Réutilisation des déchets pour d'autres fin.
(Bouteille par exemple)
4.3. Proposition de plan de gestion des déchets
pour la commune de Kalamu
Le plan de gestion des déchetsurbaines dans la commune
de Kalamu à Kinshasa doit passer par les étapes ci-après
:
1. Subdiviser la municipale en trois zones
délimitées selon leur regroupement géographique pour
assurer au mieux la gestion des différents déchets :
§ La zone Est et Sud-Est : Composée des quartiers
: Pinzi, Yolo sud I, Yolo sud II, Yolo nord I, Yolo nord II et Kauka
III ;
§ La zone centre : Constituée des quartiers de :
Kauka II, Kauka I,Yolo nord III, Matonge I, Matonge II, Matonge III et Immo
Congo ;
§ La zone Ouest : Composée des quartiers de :
Kimbangu I, Kimbangu II, Kimbangu III, Yolo sud III et Yolo sud 4.
Tableau16.Répartition des quartiers par
zone des décharges
Région
|
Quartiers
|
Nombre des quartiers couvert
|
Ouest
|
Kimbangu I, Kimbangu II, Kimbangu III, Yolo sud III et Yolo
sud 4.
|
5
|
Centre
|
Kauka I, Kauka II, Yolo nord III, Matonge 1, Matonge 2,
Matonge 3, et Immo Congo.
|
7
|
Est
|
Pinzi, Yolo sud I, Yolo sud II, Yolo nord I, Yolo nord II et
Kauka III.
|
6
|
Figure 34. Répartition des décharges
par zone

Toutes ces raisons cis-évoquées, poussent en en
ce qui concerne la collecte des déchets, que l'accent soit mis par
rapport à la fréquence de, ce qui revient à dire que :
>La collecte va partir des domiciles ou le premier tri
serait déjà fait et les déchets entreposés dans les
différents sacs ;
> Il y aura un sac pour les verres, un sac pour les papiers
et cartons et un sac pour les restes alimentaires ;
> Chaque parcelle ou chaque ménage va s'arranger
à placer dehors (sur la rue) les sacs poubelles des types des
déchets qui seront évacués cette journée là
;
> L'évacuation s'effectuera tous les jours pairs
;
> Les vélomoteurs avec les caisses de
2m3 passeront devant chaque parcelle pour
récupérer ces déchets ;
> Ces déchets une fois
récupérés, seront entreposés sur les sites
proposés pour les décharges de transit ;
> Sur ces sites, un tri se fera pour pouvoir séparer
les déchets qui ne seraient pas bien triés au niveau des
différents ménages ;
> Une fois le tri terminé, les camions bennes
passeront pour évacuer ces déchets vers le centre d'enfouissement
technique de Mpasa.
EVACUATION
COLLECTE
PRE-COLLECTE
Figure 35.Schéma de
gestion des déchets
2. Proposer les taxes aux habitants de Kalamu pour le
prélèvement suivant les types des déchets dépendant
du volume des déchets à évacuer ;
3. Proposer les différents modèle et couleurs
des sacs poubelles à utiliser dans chaque zone c'est-à-dire que
les trois zones auront chacune des sacs poubelles couleurs appropriées
qui permettront d'identifier la provenance des déchets ;
4. Participation de tous les acteurs oeuvrant dans le domaine
de la gestion des déchets.
5.4. Principes directeurs pour l'emplacement des
décharges
Les principes pour l'emplacement des décharges sont
utiles pour éviter des effets environnementaux négatifs
associés au choix de l'emplacement, à la planification et
à la conception.
Dans son mémoire de DEA, HOLENU MANGENDA (2014) a
proposé 7 principes pour l'emplacement d'une décharge mais nous
retenons 4 dans le cadre de cette étude :
- Il s'agit notamment de faire une proposition des
emplacements en tenant compte de la densité de la population, des
caractéristiques de l'occupation et de l'utilisation de l'espace, des
capacités socio-économiques et de production technique des
collectivités ainsi que des caractéristiques dusol
(stabilité, texture, drainage, perméabilité, etc.), de la
topographie et de l'accessibilité ;
- Tenir compte de la nature et la quantité des
déchets à gérer (par catégorie, comme les
déchets organiques et compostables, les déchets dangereux, les
déchets recyclables, etc.) au moment de concevoir le système de
gestion des décharges et veiller à une collecte, à un
traitement et à une élimination séparée des
déchets dangereux ;
- Éviter les zones susceptibles aux désastres ou
aux dangers naturels (p. ex. inondations, pluies torrentielles, etc.) ;
- Éviter d'empiéter sur des sites
vulnérables ou d'une importance économique, écologique,
culturelle, archéologique ou historique (p. ex. plans ou cours d'eau,
pentes abruptes, régions boisées, terres humide, plaines
inondables, etc.).
- Éviter les sites qui accentueraient les
inégalités sociales (p. ex. le choix d'un site
d'élimination ou de valorisation des déchets solides dans des
zones marginales urbaines plus pauvres, sans avoir auparavant consulté
ou impliqué les résidents) ou occasionneraient des
déplacements inacceptables de la population (p. ex. migrations,
expropriations, éviction de locataires ou de squatters en raison de
l'appropriation du site pour les des décharges ou des nuisances
associés à un tel site).
- Éviter les sites qui mèneraient à des
utilisations incompatibles des terres et des ressources, à des conflits
sociaux inacceptables, à des conflits de valeurs et à des
conflits touchant les droits de propriété et le régime
foncier ainsi qu'à des changements inacceptables à la
qualité visuelle (esthétique) du paysage et à la valeur
des propriétés avoisinantes (p. ex. interférence avec
d'autres services, résidences, attractions touristiques; en raison des
mauvaises odeurs, du bruit et du trafic; entre les
Figure 36. Proposition des emplacements pour les stations
de pré-stockage

propriétaires des terres et les locataires ou
squatters; etc.).
5.4. Aménagement des voies d'accès aux
décharges
La bonne gestion des décharges contrôlées
proposées doit passerpar l'aménagement des voies d'accès
à celles-ci, pour permettre aux engins transporteur (Motos, camions
etc.) des déchets d'accéder facilement à la
décharge. (Holenu 2016)
Pour une bonne gestion, il est bon de subdiviser la commune de
Kalamu en 3 zones. En ce qui concerne les six décharges
suggérées pour la commune de Kalamu.
- L'accessibilité des décharges de l'Est est
facilitée par la route de l'université, jusqu'au niveau du
quartier Immo-Congo;
- L'accessibilité à la décharge de Centre
est possible soit par l'avenueuniversité, soit par la chaussée de
Kimwenza, soit encore par l'avenue Bongolo et Badjoko jusqu'au niveau de
l'avenue victoire, de là, une route en terre battue conduit
jusqu'à la décharge ;
- Enfin, l'accessibilité à la troisième
décharge passe par l'avenue Pierre Elengesa en passant par l'avenue
Mompono qui conduit jusqu'à la décharge.
Il est à cet effet important de signaler que,
l'accessibilité aux sites des décharges est possible ;
néanmoins, il nécessite quelques réaménagements et
réhabilitation des certains routes secondaires et tertiaires qui sont en
état piteux.

Figure 37.Localisation des voies
d'accès à la décharge
4.4. Acteurs pour l'aménagement durable dans la
commune de Kalamu
Tableau 17. Identification des parties
prenante
Qui ? Nom de la partie prenante
|
Quoi ? Les responsabilités et les intérêts
des parties prenantes
|
Pourquoi ? raison de leur participation
|
Comment ? Rôles possibles et techniques de participation
|
Quel est le degré de leur intérêt ?
|
La population
|
Trier les déchets selon leurs natures et stocker
|
Environnement sain et équilibré
|
Comportement écologique
|
Elevé
|
Les universités
|
La formation.
|
Recherches et expertise.
|
Formation.
|
Elevé
|
Le Gouvernement et les médias
|
Acquisition des données spécifiques.
|
Conscientisation de la population et assainissement du milieu.
|
Planification en tenant compte de la dynamique
démographique.
|
Elevé
|
Les ONG
|
Acquisition des données spécifiques.
|
Vulgarisation de l'information.
|
Sensibilisation des communautés.
|
Elevé
|
B.E.A.U.
|
Acquisition des données spécifiques
|
Orienter l'urbanisation
|
Elaboration des plans d'aménagement
|
Elevé
|
La première chose serait d'éduquer et d'informer
la population sur les effets néfastes des déchets. Cette
sensibilisation doit se faire à la radio et à la
télévision et dans les quatre langues nationales.
Ensuite, mettre en place une politique de gestion basée
sur le tri des déchets pourrait être une solution. Cela passe par
l'installation sur les grandes artères, de
dépôts-poubelles, l'un pour ce qui est biodégradable et
l'autre pour les déchets non biodégradables, dans lesquels la
population déposerait les ordures, qui seraient
récupérées par des camions et emportées vers les
centres d'enfouissement.
4.5. Inventaire des
capacitésthématiquesà renforcer
4.5.A. Au plan Institutionnel
Ø Renforcer le rôle du B.E.A.U. en
définissant clairement sa mission, en le structurant judicieusement et
en `associant aux prises de décisions impliquant l'aménagement et
l'urbanisme ;
Ø Introduire le cours d'hygiène et environnement
dans toutes les filières d'enseignement supérieur et
universitaire en RD Congo ;
Ø Promouvoirdes magazines audio-visuels des
thèmes sur la pollution et la protection de l'environnement ;
Ø Participer régulièrement et
efficacement à toutes les rencontres internationales sur
l'environnement ;
Ø Mettre en place les techniques de la
géomatique pour la gestion de la municipale.
4.5.B. Au plan communautaire
Ø Sensibiliser les communautés de bases au sujet
de l'impact des déchets sur l'environnement surtout sur ceux les
concernant plus directement (santé) ;
Ø Organiser des sessions de formations
thématiques en faveur des groupes cibles ;
Ø L'assainissementdu site et l'aménagement des
espaces vert.
Ø Améliorer la capacité des individus
à gérer et à protéger l'environnement ;
Ø Changementdes mentalités, la connaissance, le
comportement et les actions des individus ;
Ø Créer des « environnements propices
» pour une meilleure gestion de l'environnement dans tous les secteurs de
la société ;
Ø Sensibiliser régulièrement les
individus sur des questions liées à la dégradation de
l'environnement.
Tableau 18.Souhait de la
population
Souhait de la pop. de quitter ou de rester dans le site
|
Fréquence
|
% valide
|
Oui
|
54
|
54,0
|
Non
|
44
|
44,0
|
Sans avis
|
02
|
2,0
|
Total
|
100
|
100
|
Source : Enquête sur le terrain (2021)
Tableau 19. Raisons de la population de quitter le
site
Raison de quitter par la population
|
Fréquence (%)
|
Condition de vie médiocre
Dérangement dans le quartier
Environnement dégradé
Prostitution, rancune, sorcellerie
Eaux d'inondation
Les enfants toujours malades
Mentalité médiocre
Milieu est trop reculé
Pas d'écoles
Rentrer dans mon milieu d'origine
S'installer en Europe
Décision de mon époux
Parcelle de ...
Total
|
8
1
3
1
4
7
1
6
1
2
1
1
1
100
|
Source : Enquête sur le terrain (2021)
Le tableau 18 indique que 54 % des ménages
préfèrent rester vivre dans le site et 44 % des ménages
acceptent de quitter. Presque plus de la moitié de ménages
enquêtés préfère quitter pour les raisons
suivantes : conditions de vie très médiocres, environnement
malsain, problème d'inondations, les enfants tombent toujours malades,
milieu invivable, manque d'infrastructures publiques, habitat indécent,
les vecteurs de nuisance, la promiscuité, les pollutions sonores et du
sol, insalubrité généralisée, les voies
d'accès impraticables, et autres (problèmes de moeurs,
prostitution, banditisme...).
Le tableau 19 prouve que c'est la pauvreté
qui est à la base des occupations de ce site car sur la question de
savoir les raisons d'habiter dans notre périmètre d'étude,
27 % des ménages ont affirmé leur position par manque de
financement et 26 % des ménages ont déclaré qu'ils sont
propriétaires. Le même tableau montre la proportion de la
population qui souhaite quitter pour aller ailleurs.
A cela, nous proposons ce qui suit :
- Que l'Etat puisse prendre ses responsabilités de
suivre les effets et l'évaluation de l'environnement après la
réalisation d'un travail tel que le curage de la
rivière ;
- La démolition des logements bâtis près
des rivières mais avec les mesures de compensation pour éviter
l'occupation anarchique des sites non aedificandi ;
- Que les pouvoirs publics élaborent des règles
sanctionnant ceux qui jettent les ordures dans les endroits inapproprié
(voies publics, rivière etc.) ;
- Que le Ministère de l'urbanisme et de l'habitat
remplisse pleinement et efficacement son rôle notamment en
élaborant et en réactualisant l'organisation de l'espace urbain,
en améliorant les infrastructures et les systèmes de
drainage ;
- Que l'Etat élabores des études ou des
stratégies à long et à moyen terme pour la mise en place
de la politique de la promotion immobilière et foncière en
distribuant les terrains urbanisés aux populations riveraines en
crédit ;
- En matière de la protection des berges, le bureau
d'urbanisme doit être en collaboration parfaite avec la population pour
planter des arbres tout le long de la rivière et pourquoi pas
aménager les berges par des blocs de ciment ;
- L'Etat peut créer des stratégies pour
maîtriser la croissance démographique pour déconcentrer
Kinshasa en créant des villes satellites et des métropoles
d'équilibre avec des logements, des équipements et
d'emplois ;
- Donnez plus d'initiative et les poids aux provinces en
développant leurs potentialités de la région.
CONCLUSION
L'objectif visé de cette étude était
d'évaluer l'impact de la croissance démographique sur la
dégradation del'environnement en milieu urbain : le cas de la
commune de Kalamu à Kinshasa en vue d'étudier les
conséquences qui en résultent sur la dégradation du cadre
et de la qualité de vie de cette population.
Cette étude a démontré clairement que la
plupart des problèmes urbains, particulièrement en ce qui
concerne la commune de de Kalamu, découlent de la
désuétude de la loi et des règles en matière
d'urbanisme et de l'environnement. Tous les textes et règlements qui se
sont succédés après l'indépendance n'ont aucun
effet concret sur le terrain ; l'application de ce dernier n'est pas
visible. S'ajoute à cela l'explosion démographique, la
pauvreté et l'émergence des antivaleurs. Il est donc urgent
d'implanter des structures appropriées pour assurer une bonne gestion de
l'espace.
La population kinoise gère les déchets
ménager comme elle l'entend et selon les possibilités qui lui
sont offertes.Cela pousse à croire que la population de la ville de
Kinshasa n'a pas une éducation en matière de la gestion des
décharges, surtout qu'elle n'est passemble -t-il, informé des
conséquences néfastes que peuvent engendrer la mauvaise gestion
des déchets.
L'expérience mondiale a montré que
l'institutionnalisation de la bonne gouvernance repose sur la
démocratisation et la participation. Pour y parvenir, il faut combler le
fossé entre les gouvernants et les gouvernés et favoriser la
confiance, l'interdépendance, la réciprocité, la
sensibilité et la responsabilité en matière de
gouvernance.
En effet, pour mener une politique de réorganiser notre
site d'étude, la préoccupation est d'engager la science dans une
collaboration interne entre les aménageurs urbains, les urbanistes, les
architectes, les ingénieurs, les économistes, les administratifs,
...
A cela, le coût très élevé de
déplacer cette population ne rend évidemment pas très
facile l'application du plan de réorganisation de notre site. C'est un
problème beaucoup plus considérable pour qu'on ne puisse laisser
qu'à l'Etat seul, les soins de le résoudre.
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
I. TEXTES LEGAUX
1.Loi n° 011/2002 du 29 août 2002
portant code forestier de la RDC
2.Loi n°11/009 du 11 juillet 2011
portant principes fondamentaux relatifs à la protection de
l'environnement
II. OUVRAGES
3. Antoine BAILLY et Jean Marie HURIOT : ville et croissances
; éd. Anthropos Paris France 275 pages.
4. Bureau d'Etudes d'Aménagement et d `Urbanisme
(BEAU), les villes secondaires diagnostic et propositions, gestion urbaines
économie urbaine, équipement, Kinshasa, B.E.A.U, Mai 1991. 24
pages
5. DDK et FNUAP, 1998, La question démographique en
RDC, Faculté des sciences Economique, UNIKIN.
6. De SAINT MOULIN L. « croissance de Kinshasa et
transformations du réseau urbain de la République
Démocratique du Congo depuis l'indépendance » in cahiers
africains, Villes d'Afrique. Explorations en histoire urbaine, 2007, pp. 41-65,
Harmattan, Paris.
7.ENSP, Gestion et assainissement des eaux usées dans
les zones d'habitat planifié et leurs périphéries. In
« Gestion durable des déchets et assainissement urbain »,
2004. 191 p. pp. 150-151.
8. LELO NZUZI, F., Kinshasa, ville et environnement. Ed.
L'HARMATTAN. Paris/France 2008. 282 pages.
9. LELO NZUZI, F., Kinshasa, Planification et
aménagement. Ed. L'HARMATTAN. Paris/France 2011. 381 pages.
10. Marc Pain, Kinshasa, la ville et la
cité, Ed. De l'ORSTOM, Paris, 1984.
III. REVUES
11.ANCIA PHILIPPE, Gestion des sols pollués,
séminaire, mai 2010, Kinshasa2011
12. L'Encyclopédie Encarta 2006 de Microsoft.
13. Atlas de Kinshasa, Ed. Jeune Afrique, 2000
IV. NOTES DE COURS
14. HOLENU MANGENDA H., Cours de pollution et
nuisance, 2019
15. LELO NZUZI F., Cours d'initiation à la
recherche scientifique, 2017.
16. LELO NZUZI F., Cours d'aménagement
intégré du territoire,2017
V. THESES ET MEMOIRES
17. HOLENU MANGENDA H. : Gestion des décharges
à Kinshasa dans l'aménagement de l'espace urbain, mémoire
de DEA, Faculté des Sciences, UNIKIN 2014 ;
18. KUTUNGULULA, K : La croissance urbaine et la
dégradation de l'environnement à Kinshasa : cas des
déchets ménagers, mémoire de licence en sciences et
techniques de développement, Faculté catholique de Kinshasa 2001,
109p.
19. KYANA J. : Les constructions anarchiques dans les
quartiers Kimbangu I et Yolo-Nord III le long de la rivière
Kalamu:étude d'impact environnemental et social, INBTP 2010.
20. MBANGALA MUZINGA J,P : Essai d'analyse et
d'aménagement des dépotoirs, et leur évacuation dans la
ville de Kinshasa « cas de district de la Funa »mémoire de
licence en géographie, Faculté des sciences, Université de
Kinshasa 2009. 105p.
VI. SITES INTERNET
21.
www.conforc.org.
22.
www.giec.org
23.
www.dsrp-rdc.org
24.
www.radiookapi.net
25.www.encyclopedie-environnement.org

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