II- ORGANISATION DU CENTRE

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Après avoir évoqué les circonstances dans
lesquelles le centre national de recherche agronomique est né, il sera
question ici d'évoquer son organisation (1) et les missions pour
lesquelles il a été mis en place en avril 1998 (2).
1- La structuration du centre
Le conseil d'administration est composé de 12 membres
dont 4 pour l'Etat, 8 appartiennent au secteur privé. La présence
du secteur privé permet d'influencer les orientations, la gestion et les
activités du centre en tenant compte des préoccupations des
paysans, des organisations professionnelles agricoles et de l'agro-industrie.
La représentation de l'Etat est assurée de la manière
suivante :
l Ministère de l'Enseignement Supérieur et de
la Recherche Scientifique : 2 représentants ;
l Ministère de l'Economie et des Finances : 1
représentant ;
l Ministère de l'Agriculture: 1
représentant.
Le fonctionnement du CNRA régionale se fonde sur une
organisation à base régionale afin de faciliter une prise en
compte des réalités régionales et des
préoccupations du milieu rural. Ainsi les programmes de recherche sont
exécutés au sein de divers sites dont 13 stations de recherche, 2
laboratoires centraux, 4 points d'étude système, 20 points
d'observation et antennes d'élevage, 5 stations expérimentales et
de production.

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2- Les sources de financement du centre et la gestion des
programmes de recherche
Étant une société à capital
social de 500 millions Frs CFA15, le CNRA tire son financement d'une
subvention annuelle d'équilibre financée par l'Etat, des
bailleurs de fond, des organismes professionnelles agricoles comme le Fonds
interprofessionnel pour la recherche et le conseil agricole (FIRCA) dont le
rôle est « d'accompagner la recherche agronomique nationale par la
mobilisation de ressources adéquates et leur utilisation pour les
besoins des filières »16 et de ses propres ressources
propres. En effet, le CNRA dispose d'un patrimoine foncier mis à sa
disposition par l'Etat dont une partie est exploitée en production
agricole. Les spéculations exploitées permettent à
l'institut, de se procurer les ressources propres. Son autofinancement provient
également des conventions de recherche de travaux d'expertise et de la
vente de ses produits.
Par ailleurs le CNRA mène ses recherches
adaptées aux besoins des utilisateurs composés majoritairement de
paysans et de planteurs. Ainsi Yapi Yapo écrivait : « Les paysans
constituent le moteur du développement national ; ils sont notre
fierté, il ya longtemps qu'ils sont à la tâche, il est
temps, grand temps qu'ils soient à l'honneur. »17 En effet ces
programmes de recherche sont proposés à partir des orientations
nationales de développement en tenant compte des contraintes
identifiées au niveau de l'exploitation agricole. Ils sont ensuite
améliorés au cours d'échanges avec les chercheurs et
validés au cours d'un séminaire national regroupant les
responsables des ministères concernés, de la recherche, des
structures d'appui au développement , des organisations professionnelles
agricoles et des universités.
Le Centre national de recherche agronomique est
créé en 1998 en vue de répondre à une
préoccupation de politique agricole de l'Etat de Côte d'Ivoire
dont le but essentiel est d'améliorer la productivité agricole
tout en respectant l'environnement. Pour atteindre cet objectif principal, elle
bénéficie du soutien de l'Etat ivoirien et de d'autres
structures.
15 CNRA, Le CNRA en 1999, Abidjan, CNRA, mars 2001, 44
p., p. 2
16 FIRCA, « A la découverte du FIRCA, la
création du FIRCA : une longue marche de 10 ans », in Bulletin
d'informations du FIRCA, n° 00, avril 2007, p. 5
17 YAPO YAPI, Ruralité, agriculture et système
de développement en Côte d'Ivoire, Abidjan, ORSTOM, 1996, p.
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