
Université d'Abomey-Calavi (Bénin)
(UAC)
Faculté des Sciences Agronomiques
(FSA)
Département de Production
Végétale
(DPV)
32ème Promotion
Effet de l'inoculation avec Bradyrhizobium japonicum
et de l'apport de phosphore sur la productivité du
soja
(Glycine max (L.) Merr)
en champs paysans au Bénin
Thèse
Pour l'obtention du diplôme
d'Ingénieur Agronome
Présentée et soutenue par
:
Maliki AGNORO
Le 18 Décembre
2008
Superviseur: Dr. Ir. Pascal
HOUNGNANDAN
Composition du Jury :
Président: Prof. Dr.Ir.Dansou
KOSSOU
Rapporteur: Dr. Ir. Pascal
HOUNGNANDAN
Examinateur1: Dr. Guillaume AMADJI
Examinateur 2: Dr. Moudiongui ADAKO


University of Abomey-Calavi (Bénin)
(UAC)
Faculty
of Agriculture
Department of Crop Science
32nd Promotion

Effect of rhizobium inoculation and P application on
Soybean (Glycine max (L.) Merr. ) production in
farmers fields in Bénin
Thesis
Submitted for the requirement of «Ingénieur
Agronome» Degree
By
AGNORO Maliki
18 th Décember
2008
Supervisor: Dr. Ir. Pascal HOUNGNANDAN
Composition
of Jury:


Les Recherches qui ont conduit à la
présentation de ce travail ont
été
financièrement appuyées par le Centre
Béninois de la Recherche
Scientifique et Technique (CBRST) et par le
Laboratoire d'Ecologie
Microbienne (LEM) de la Faculté des Sciences
Agronomiques (FSA)
CERTIFICATION
Je certifie que ce mémoire est le résultat des
travaux de recherche menés par
AGNORO Maliki, étudiant
à la Faculté des Sciences Agronomiques de
l'Université
d'Abomey-Calavi ; Département de Production Végétale
Le Superviseur
Dr. Ir. HOUNGNANDAN Pascal Maître
assistant des universités
Microbiologiste des sols Enseignant chercheur à la
FSA/UAC
DEDICACE
A Allah1
Louange à Toi,
Toi, Le Tout Miséricordieux, Le Très
Miséricordieux,
Qui est capable de toute chose et sans Qui rien n'aurait
existé,
Oh ! Seigneur Dieu, Fais en sorte que cette modeste oeuvre soit
une des sources de ta miséricorde et par elle,
Tu puisses accorder Ton Pardon et la Paix éternelle
à mon défunt père AGNORO Ouorou Aboubacar qui de son
vivant a milité pour qu'enfin je sois du rang des Agronomes
1 Que son nom soit béni et que
sa royauté soit rehaussée
REMERCIEMMENTS
Cette étude est le résultat de l'effort
conjugué de plusieurs personnes que nous nous en voudrions de ne pas
remercier.
Nous exprimons nos sentiments de reconnaissance et toute notre
gratitude :
A Dr.Ir. HOUNGNANDAN Pascal qui m'a fait
l'honneur de superviser ce travail malgré ses multiples occupations. Vos
qualités humaines, votre expérience et la richesse de vos
enseignements m'ont aidé à poser mes premiers pas dans l'univers
de la science. Trouvez ici le témoignage de mon admiration et de mon
sincère attachement.
A Dr.Ir. Moudiongui ADAKO. Qu'il me soit
permis par cette occasion de vous remercier pour votre appui technique au
laboratoire pour la préparation de l'inoculum ayant servi de fertilisant
biologique au cours de cette étude.
A Dr .Ir. TOLEBA Soumanou et TAKPARA Issifou
qui ont facilité mon inscription à la FSA et pour leurs
soutiens moral et financier. Trouvez ici l'expression de ma plus grande
considération et de ma profonde reconnaissance.
A Dr AMADJI Guillaume, Enseignant-chercheur
à la FSA, Responsable du Département de Production
Végétale et du laboratoire des Sciences du Sol. Vous qui avez
milité durant tout ce cycle optionnel malgré vos multiples
occupations pour nous offrir une formation de qualité, qui nous avez
offert un cadre pour certaines analyses physico-chimiques, veuillez accepter
l'expression de ma profonde et sincère reconnaissance.
A Dr. Ir. ACHIGAN Dako Enoch, vos franches et
sincères contributions tout au long de ce travail m'ont de si tôt
aguerri et ont développé en moi le réflexe d'homme de
science. Trouvez ici l'expression de toute ma considération et de ma
profonde reconnaissance.
A tous les enseignants qui sont intervenus
dans ma formation depuis le primaire en général et tout
particulièrement à ceux de la Faculté des Sciences
Agronomiques .Vos efforts des années durant pour
assurer ma formation sont reconnus et loués.
A Toute la famille AGNORO, de qui je trouve
ma force de vivre et pour qui j'éprouve la nécessité et le
plaisir de réussir. En témoignage de toute mon affection et de ma
profonde reconnaissance tant pour les multiples sacrifices, le soutien moral
que financier consentis à mon égard. A vous donc grande soeur
Salma, grands frères Razak,
Sanny, Ramane, mamans, jeunes frères et soeurs, oncles, tantes,
cousins et cousines ; puisse Dieu vous accorder une longue vie afin
que vous puissiez jouir des fruits de cette oeuvre bénie.
A l'Ingénieur KOUELO Félix pour
ses multiples conseils. Recevez ici l'expression de ma reconnaissance.
A Monsieur HODOMIHOU Richard, technicien du
laboratoire des Sciences du sol pour sa contribution et ses conseils
au cours de mes travaux d'analyse physico-chimiques. Je vous en sais
gré.
A monsieur ODJO Théophile pour avoir
mis à notre service son expertise pour le traitement statistique de nos
résultats de recherche dans le logiciel SAS. Je vous suis
sincèrement reconnaissant.
Aux Ingénieurs BOKO Frechno et
GODONOU Balbine pour toute l'aide que vous m'avez porté
tout au long de ce travail. Soyez en remerciés.
A tous les autres collègues de la 32ème
promotion en général, et notamment DABADE
Sylvain, JOHNSON Jean-Martial, ODJO Sylvanus, AZIHOU Fortuné, DIMON
Rodrigue, DEGUENON Christophe, AGOSSOU Désiré, LOKONON Bruno,
HOUNDEGLA Linda et FLENON Aubierge et à ceux de la
Production Végétale en particulier pour vos diverses
collaborations et votre sens de partage, Heureuse carrière à
vous.
A tout le personnel de l'administration de la
FSA ainsi qu'aux agents de la bibliothèque centre de
documentation de la FSA (BIDOC).Je vous en sais gré.
A l'endroit de tous les producteurs
et plus singulièrement de QUENUM Bertin de Dovogon et SEGLA Alfred de
Yawa .Je me suis rendu pour la première fois dans votre village
en tant qu'étranger ; mais j'achève avec joie tous mes travaux de
recherche laissant derrière moi pères, mères,
frères et soeurs. Je vous suis ainsi très reconnaissant pour
votre sens aigu d'hospitalité et le sacrifice de vos précieux
temps de travail que vous m'avez consacré.
A tout ceux qui ont oeuvré d'une façon ou d'une
autre à la réalisation de ce travail, j'exprime mes vifs
remerciements.
TABLE DES MATIERES
CERTIFICATION .. ii
DEDICACE iii
REMERCIEMENTS . iv
TABLES DES MATIERES vii
......................................................
LISTES DES TABLEAUX x
LISTE DES FIGURES xii
LISTE DES ANNEXES xiv
.................................................................................................
LISTES DES ABREVIATIONS xv
RESUME .. xvi
ABSTRACT xvii
Chapitre 1. Introduction . 1
1.1. Problématique 1
1.2. Objectifs 3
1.2.1. Objectif général 3
1.2.2. Objectifs spécifiques 3
Chapitre 2. Revue de littérature 4
2.1. Le soja 4
2.1.1. Origine et répartition du soja
4
2.1.2. Systématique et Botanique 4
2.2. Généralités sur les Rhizobiums
5
2.2.1. Caractéristiques 5
2.2.2 .Taxonomie . 6
2.2.3. Conditions favorisant la symbiose 6
2.2.4. Conditions affectant la symbiose 6
2.2.5. Installation et fonctionnement de la symbiose
7
2.2.6. Caractère et importance de la symbiose
7
2.3. Généralités sur le phosphore
8
2.3.1. Différentes formes de P dans le sol
8
2.3.2. Rôle du Phosphore dans la plante
9
2.4. Mycorhizes et nutrition phosphatée
10
2.4.1. Généralités sur les mycorhizes
10
2.4.2. Importance des mycorhizes pour la plante
10
2.5. Relation Mycorhize-Rhizobium-plante hôte
11
2.6. Culture 11
2.6.1. Exigences écologiques 12
2.6.2. Pratiques et techniques culturales
12
2.6.2.1. Choix variétal 13
2.6.2.2. Préparation du sol 13
2.6.2.3. Inoculation et Semis 13
2.6.2.4. Fertilisation 16
2.6.2.5. Sarclage 17
2.6.2.6. Défense des cultures 18
2.6.2.7. Récolte et conservation 18
Chapitre 3. Sites d'étude, matériels et
méthodes 20
3.1. Sites d'études 20
3.1.1. Essais d'investigation 20
3.1.2. Essais en champs paysans 21
3.2. Matériel 23
3.2.1. Matériel végétal
23
3.2.2. Matériel microbiologique 24
3.2.3. Autres 24
3.3. Méthodes 24
3.3.1. Installation et suivi des essais d'investigation
24
3.3.1.1. Installation des essais en pots 24
3.3.1.2. Installation des essais au niveau du site
expérimental de Sékou 25
3.3.1.3. Suivi et entretien des parcelles 26
3.3.2. Essais en champs paysans 26
3.3.2.1. Choix des zones d'étude 26
3.3.2.2. Choix des producteurs 26
3.3.2.3. Dispositifs et traitements expérimentaux 27
3.3.2.4. Installation des essais 27
3.3.2.5. Suivi agronomique et entretien des parcelles de semis
27
3.3.3. Méthodes d'analyse des données
31
Chapitre 4. Résultats et discussions
33
1ère Partie : Cas des essais d'investigation
33
4.1.1. Caractéristiques physico- chimiques des sols
33
4.1.2. Essai en pots 34
4.1.2.1. Nodulation 34
4.1.2.2. Taux d'infection mycorhizienne des racines
37
4.1.2.3. Production de biomasse et rendement en N dans la
biomasse en debut
de floraison à 8 semaines après semis 38
4.1.2.4- Discussion des résultats des essais en pots
39
4.1.4. Essai en station expérimentale au
Lycée Agricole Médji de Sékou. 41
4.1.4.1. Nodulation 41
4.1.4.2. Taux de mycorhization des racines
42
4.1.4.3. Production de biomasse et rendement grain à la
récolte 43
4.1.4.4. Rendement grain 45
4.1.4.5. Discussion des résultats de Sékou.
45
2ème Partie : Cas des essais en champs paysans ..
47
4.2.1. Caractéristiques physico-chimiques des sols 47
4.2.2. Caractérisation et évolution de la
disponibilité en phosphore des sites
d'étude 48
4.2.3. Précédent cultural des parcelles.
.. 50
4.2.4. Analyse du contexte social: une contrainte pour
l'extension du soja 51
4.2.5. Nodulation et Mycorhization 53
4.2.6. Production de biomasse et rendement en azote des plants
en
pleine floraison ( 9SAS) 56
4.2.6.1. Production de biomasse et rendement en azote à 9
SAS 56
4.2.6.2. Production de matière sèche (paille)
à la récolte 58
4.2.6.3. Rendement grain de la culture du soja en fin de cycle
(120 JAS) 60
4.2.7. Evaluation des coûts et avantage liés aux
différents traitements
utilisés pour la production du soja 63
Conclusions et recommandations 66
Références bibliographiques 67
Annexes .. 74
LISTE DES TABLEAUX
Tableau n°1 : Densités de
semis appliquées par les producteurs du soja dans les
différentes régions du Bénin 15
Tableau n°2: Différents
traitements appliqués sur les essais en pots 25
Tableau n°3 :
Caractéristiques physico-chimiques des sols de Sékou et
de Gbowèlè 33
Tableau n°4 : Effet des traitements
sur le nombre et le poids des nodules des plants de
soja cultivés en pot en début de floraison sur sol
ferralitique de Sékou et
sur sol ferrugineux de Gbowèlè en 2007
35
Tableau n°5: Effet des traitements sur le
taux de mycorhization des racines de plants
de soja semés en pot sur sol ferralitique à
Sékou et ferrugineux à
Gbowèlè . 37
Tableau n°6:
Effet des traitements appliqués sur le rendement en biomasse
et
en azote (N) du soja sur sol ferrallitique à Sékou
et sur sol
ferrugineux à Gbowèlè en 2008 . 38
Tableau n°7 : Effet de
l'inoculation et de l'apport de P sur le poids sec de la biomasse
(plants récoltés au collet) (8 SAS) et le rendement
en grain du soja cultivé
en champ à Sékou (Septembre, 2007)
44
Tableau n°8 : Caractéristiques
physico-chimiques des sols des sites d'essais
de Dovogon (Zogbodomey) et de Yawa (Glazoué) 47
Tableau n°9:
Précédents culturaux des sites de Dovogon/Zogbodomey .. 50
Tableau n°10:
Précédents culturaux des sites de Yawa/Glazoué . 51
Tableau n°11: Valeurs moyennes de
certaines dimensions de la lame
(moyennes effectuées sur 10 échantillons) . 52
Tableau n°12: Effet de l'inoculation
avec Bradyrhizobium japonicum et de l'apport de P sur la nodulation et
la mycorhization du soja cultivé en champs paysans à Zado-Dovogon
(Zogbodomey) et à Yawa (Glazoué) en pleine
floraison (9 SAS) 53
Tableau n°13: Effet de
l'inoculation avec Bradyrhizobium japonicum et de l'apport de P sur la
production de biomasse et le rendement en azote du soja cultivé en
champs paysans à Zado-Dovogon (Zogbodomey) et à Yawa
(Glazoué) au cours de la première récolte (9
SAS) . 57
Tableau n°14: Effet de l'inoculation
avec Bradyrhizobium japonicum et de l'apport de P sur la production de
paille du soja cultivé en champs paysans à Zado-Dovogon
(Zogbodomey) et à Yawa (Glazoué) à la
récolte (120 JAS) . 59
Tableau n°15: Effet de
l'inoculation avec Bradyrhizobium japonicum et de
l'apport de P sur le rendement grain du soja cultivé en
champs
paysans à Zado-Dovogon (Zogbodomey) et à Yawa
(Glazoué) à la
récolte (120JAS) 61
Tableau
n°16 : Avantage comparé de l'effet des différents
traitements sur la
production du soja à Dovogon 64
Tableau n°17 : Avantage
comparé de l'effet des différents traitements sur la
production du soja à Yawa 65
9
16
21
LISTE DES FIGURES
Figure n°I : Cycle du Phosphore dans
le sol .
Figure n° II : Schéma
descriptif d'un calendrier d'inoculation valable dans les
pays européens
Figure n°
III : Hauteurs de pluies enregistrées au cours de
l'année d'installation
des essais à Sékou
Figure
n°IV : Hauteurs de pluies enregistrées au cours de
l'année d'installation
22
des essais à Yawa
Figure n°
V : Hauteurs de pluies enregistrées au cours de l'année
d'installation
22
31
31
des essais à Dovogon.
Figure n° VI: Préparation
de racines traitées dans une boite de pétrie quadrillée
Figure n° VII: Aspect visible de la préparation
racinaire au microscope optique Figure n° VIII :
Effet des traitements sur le nombre et le poids des nodules des plants
de soja cultivés en station sur sol ferralitique de
Sékou en début de
floraison (Septembre, 2007) 36
Figure no IX : Effet
comparé de deux sources de phosphore sur le nombre de nodule
des plants de soja cultivé sur deux types de sols sous serre en
début de floraison 41
Figure n° X : Taux d'infection
mycorhizienne et disponibilité en phosphore
assimilable (moyenne effectué sur 4
répétitions) en fonction des différents traitements
appliqués en station d'essai de Sékou en début de
floraison
(Septembre, 2007)..
42
Figure n° XI : Etat de la
végétation du soja en début de floraison en fonction
des
traitements à Sékou en début de floraison (8
SAS) 43
Figure n°XII : Rendement en azote
dans la biomasse à 8SAS des plants de soja
installés à Sékou
45
Figure n°XIII: Statut en phosphore
assimilable des unités parcellaires de Dovogon
avant semis et en pleine floraison (9 SAS)
49
Figure n° XIV: Statut en phosphore
assimilable des unités parcellaires de Yawa avant
semis et en pleine floraison (9 SAS) .
49
Figure n° XV: Etat comparée de la
végétation du soja entre la densité de
semis paysanne et celle expérimentée 52
Figure n°XVI : Effet de
l'inoculation et/ou de l'apport de P sur la formation des
nodules à Dovogon en pleine floraison (9 SAS) .
54
Figure n°XVII : Effet de
l'inoculation et/ou de l'apport de P sur la formation des
nodules à Yawa en pleine floraison (9 SAS)
54
Figure n° XVIII : (A et B) : Contraste
observée dans la production de biomasse avec
chacun des traitements . 56
Figure n°
XIX : Champ de soja de la variété TGX 1442 2F à
maturité Dovogon,
commune de Zogbodomey (120 jours après semis) ..
60
Figure n°XX : Effet de l'inoculation avec
B. japonicum et de l'apport de P sur la
production de biomasse du soja cultivé en champs paysans
à Dovogon en
pleine floraison (9 SAS) 62
Figure n°
XXI: Effet de l'inoculation avec Bradyrhizobium japonicum et
de l'apport
de P sur la production de biomasse du soja cultivé en
champs paysans à
Yawa au cours de la pleine floraison (9 SAS) 63
LISTE DES ANNEXES
Annexe n° 1 : Hauteurs de pluies
enregistrées au cours des deux années d'installation des essais
à Sékou, Dovogon et à Yawa.
Annexe n° 2 : Localisation des
parcelles d'essai à Dovogon /Zogbodomey Annexe n°3
: Localisation des parcelles d'essai à Yawa / Glazoué
Annexe 4 : fiche d'observation des parcelles
d'essai.
Annexe n° 5: méthodes
d'analyses de certains paramètres physico-chimiques
Annexe n° 6 : Coefficients de
corrélation entre les différents paramètres mesurés
sur du soja cultivé en champ à Sékou (2007).
Annexe n° 7 : Etude de
corrélation de quelques composantes clés du rendement du soja
à Dovogon.
Annexe n° 8 : Etude de
corrélation de quelques composantes clés du rendement du soja
à Yawa.
Liste des Sigles et Abréviations
AMF :Arbuscular Mychorrizal Fungi
BAC : Blocs Aléatoires Complets
BCA : Blocs Complètement Aléatoires
CEBEDIBA : Centre Béninois de
Développement des Initiatives de Bases RABEMAR :
Recherche Action pour le Bien Etre de la Masse Rurale
CECPA : Centre Communal de Promotion Agricole
CETIOM : Centre Technique Interprofessionnel des
Oléagineux
Métropolitains
CIRAD-GRET : Centre International de Recherche
agronomique pour le Développement
CP : Champ paysan
FAO : Food and Agriculture Organization
FAP/FSA : Ferme d'Application et de
Production/Faculté des Sciences
Agronomiques.
FSA/UAC : Faculté des Sciences
Agronomiques / Université d'Abomey-
Calavi
INRAB : Institut National des Recherches
Agricoles du Bénin
IITA : Institut International d'Agriculture
Tropicale
JAS : : Jour après semis
LAMS : Lycée Agricole Médji de
Sékou
LEM : Laboratoire d'Ecologie Microbienne
MAEP : Ministère de L'Agriculture et de
la Pêche
P : Phosphore
PADFA : Programme d'Appui pour le
Développement des Filières
Agricoles
SAS : Semaines Après Semis
TSP : Triple Superphosphate
RésuméLa croissance et le
rendement du soja (Glycine max (L.) Merrill) ont été
évalués en réponse à l'inoculation
des graines pendant le semis par les souches de Bradyrhizobium
Japonicum et de l'apport de différentes doses de phosphore à
la levée. Deux sources de phosphore ont été
utilisées notamment le P minéral (46% P205) et
le P naturel. L'expérimentation a été conduite pendant
deux années dans quatre sites représentant deux zones
agro-écologiques du Bénin : la zone 5 ou zone cotonnière
du Centre-Bénin et la zone 6 ou zone des terres de Barre du
Sud-Bénin. Il s'est avéré que les sols de la zone
d'étude sont déficients en phosphore et présentent une
absence quasi-totale de bactéries efficientes. Mais, les
caractéristiques physico-chimiques sont dans l'ensemble plus faibles sur
sol ferralitique que sur sol ferrugineux. Par ailleurs, la
variété de soja TGX 1894 3F dite promiscuite répond bien
à l'inoculation et donne de meilleurs rendements sous l'effet
combiné de l'inoculation et de P. Il en est de même de la
variété TGX 1442 2E. En dépit de la variabilité de
la réponse à l'inoculation ou à l'apport de P
observé dans les deux zones agro-écologiques, c'est l'inoculation
combinée au phosphore minéral à la dose de 100kg/ha qui a
été le plus efficient. Il a été ainsi noté
une nette amélioration de la nodulation, la production de biomasse, le
nombre de gousse par plant et le rendement grains des plants de soja en
comparaison au témoin. Par ailleurs, les résultats montrent aussi
une faible colonisation racinaire par les mycorhizes en présence de
fortes doses de P dans les deux sites mais un effet antagoniste entre
l'activité de ces champignons et de celle des bactéries est
signalé à Dovogon.
Il ressort de cette étude que l'inoculation et l'apport
de P procurent des bénéfices importants à la plante et
peuvent être utilisés pour améliorer la
croissance et le rendement du soja dans les différentes
zones agro-écologiques du Bénin.
Mot clé : Soja, Bradyrhizobium
Japonicum, inoculation, phosphore
Abstract
The growth and yield of soybean (Glycine max (L.) Merrill)
were evaluated in response to inoculation of seeds for planting by the strains
of Bradyrhizobium japonicum and the contribution of different rates of
phosphorus. Two sources of phosphorus were used including mineral P (46%
P205) and natural P. The experiment was conducted for two
years at four sites representing two agro-ecological zones of Benin: Zone 5 or
cotton belt of Central Benin and the zone 6 or land area of South-Bare Benin.
It was found that the soils of the study area are deficient in phosphorus and
have a near absence of efficient bacteria. But the physical and chemical
characteristics are generally lower ground floor ferralitic as iron. In
addition, the soybean variety TGX 1894 3F called promiscuity responds well to
inoculation and give better returns under the combined effect of inoculation
and P. The same is true of the variety TGX 1442 2E. Despite the variability of
response to inoculation or the contribution of P observed in both
agro-ecological zones, the combined inoculation mineral phosphorus at a dose of
100kg/ha was the most efficient. It was noted a marked improvement in
nodulation, biomass production, the number of pods per plant and grain yield of
soybean plants compared to the control. In addition, the results also show low
root colonization by mycorrhizae in the presence of high doses of P in booth
agro-ecological zones and effect between the antagonistic activity of these
fungi and bacteria is reported to Dovogon.
This study revealed that inoculation and the provision of P
provide significant benefits to the plant and can be used to improve the growth
and yield of soybean in different agro-ecological zones of Benin.
Keyword: Soybeans, Bradyrhizobium
japonicum, inoculation, phosphorus
Chapitre 1. Introduction
1.1. Problématique
Le soja est une légumineuse alimentaire qui offre de
nombreux avantages tant agronomiques que nutritionnels. Il est de ce fait,
parfois considéré comme une plante miracle (Lof et al., 1990). En
effet, le soja est actuellement la source la plus importante d'huile
végétale dans le monde (Javaheri et Baudoin, 2001 ; Giller et
Dashiell, 2007) et la plus excellente source de protéines pour
l'alimentation humaine et animale (Mandimba, 1997 ; Javeheri et Baudoin, 2001).
Le soja est aussi utilisé en médecine pour la production
d'hormone et de produits pharmaceutiques, en agriculture comme engrais vert et
en industrie dans le tannage, la production d'insecticide et de colle pour
contreplaqué.
Les avantages associés à la promotion de la
filière soja ne se limitent donc pas au seul gain financier des
producteurs. Par son effet d'entraînement sur les différents
secteurs de l'économie, elle apparaît plutôt
bénéfique à l'ensemble de la société.
En outre la tendance à la stagnation et la baisse de la
production de coton observée ces trois dernières années au
Bénin (filière occupant une place incontournable dans
l'économie béninoise) avec une chute sans précédent
de la production nationale de coton graine de 427150 tonnes pour la campagne
2004-2005 à 190-840 tonnes pour la campagne 2005- 2006 (soit une baisse
de -55%) et à 268650 pour la campagne 2007-2008 alors que
parallèlement, les besoins des usines d'égrenage existantes en
coton graine sont de 600 000 tonnes (Matchoudo, 2008) sont autant d'atouts
importants pour la montée galopante d'une culture alternative comme
soja.
En dépit de toutes ces potentialités, la
production du soja au Bénin a du mal à s'imposer. En effet, selon
les statistiques agricoles des dix dernières années (MAEP, 2007),
son rendement moyen tourne autour de 500kg/ha. Ces niveaux de rendement obtenus
sont très inférieurs au rendement potentiel de 3t/ha pour les
variétés de soja recommandées (INRAB, 1993 ; Giller et
Dashiell, 2007). Cette remarque générale de réductions
importantes des rendements agricoles observées dans la plupart des pays
en voie de développement est notamment due à la baisse de la
fertilité des sols, aux changements climatiques et aux
phénomènes d'érosion (FAO, 2004).
Par ailleurs, les études précédentes ont
révélé que, en dépit de la faible fertilité
des sols dans la plupart des pays d'Afrique subsaharienne, les
éléments nutritifs exportés ne sont pas remplacés
dans la plupart des cas de façon adéquate (FAO, 1999). Cette
situation entraîne ainsi la déficience drastique en azote,
phosphore et potassium, limitant de manière inquiétante
le rendement des cultures (Javaheri et Baudoin ,2001 ;
Houngnandan et al., 2001). Or d'une manière générale, la
déficience du phosphore induit un stress abiotique majeur qui limite la
croissance et la productivité des plantes dans le monde (Li et al.,
2005; Hai et al., 2007). Au niveau du soja, le développement des
nodules, la croissance de la plante et sa capacité de fixation de
l'azote atmosphérique sont largement influencés par la
disponibilité en phosphore assimilable (Gan et al., 2002 ; Miao et al.,
2007 ;Giller et Dashiell, 2007 ). Toutefois, même si la plante
répond bien à l'apport de P, les doses efficientes varient selon
les auteurs. Ces doses optimales très variables suivant les zones
d'étude s'avèrent indispensables au Bénin pour la relance
et la dynamisation effective de la filière soja.
Aussi, l'apport de souches efficientes de bactéries
symbiotiques sous forme d'inoculum lors de la production du soja au
Bénin serait une alternative capitale et souhaitable pour
l'amélioration de sa production. Des résultats probants ont
été notés par Mandimba (1997) à la suite des essais
d'inoculation des semences de soja. Mais, ils viennent en opposition à
ceux trouvés au Nigéria et en Zambie sur une lignée de
soja non inoculée et tardive (Giller et Dashiel, 2007; Javaheri et
Baudoin, 2001). Ces résultats, également spécifiques
suivant les différentes zones et les conditions expérimentales
d'étude, relèvent de l'utilité et de la
nécessité de la présente étude qui s'est
étendue en milieu paysan.
Quelle est la dose de P nécessaire à une
croissance optimale et à l'expression du potentiel de production du soja
? L'efficience de l'inoculation sur la nodulation, la fixation de l'azote
atmosphérique et le rendement du soja sera-t-elle aussi observée
? Quel sera en outre l'effet de l'interaction des deux facteurs (inoculation et
phosphore) sur le rendement ? Quelle sera l'efficience des traitements
transférés en champs paysans? Comment cette recherche estelle
perçue par les producteurs retenus ? Telles sont les interrogations
auxquelles la présente recherche est appelée à
répondre.
La levée de ces contraintes clés
définissant les paramètres de production du soja contribuerait
à garantir la souveraineté alimentaire des ménages,
à promouvoir la culture du soja et accompagner ainsi le processus de
diversification agricole au Bénin, gage d'une agriculture durable et
prospère.
1.2. Objectifs
1.2.1. Objectif général
L'objectif général est d'améliorer la
productivité du soja en champs paysans à travers l'inoculation et
l'apport de P.
1.2.2. Objectifs spécifiques
· Etudier l'effet du TSP sur la productivité du soja
en champs paysans.
· Etudier l'effet de l'inoculation avec Bradyrhizobium
sur la productivité du soja et de ces effets combinés avec
le P.
· Faire participer les producteurs dans la mise en oeuvre
de ces innovations
Chapitre 2. Revue de littérature
2.1. Le soja
2.1.1. Origine et répartition du soja
Le soja est d'origine asiatique et plus
précisément des régions Nord et Centre de la Chine (Lof et
al., 1990 ; Roumet 2001. ; CIRAD-GRET, 2002). Sa domestication a eu lieu selon
toute probabilité dans le Nord-Est de la Chine aux alentours du XIe
siècle avant J.C. (Javaheri et Baudouin, 2001 ; Giller et Dashiell,
2007). A partir de là, le soja s'est répandu jusqu'à la
Mandchourie, la Corée, le Japon ainsi que dans d'autres parties de
l'Asie.
L'introduction du soja en Europe remonte au 18e
siècle (avant 1737 pour certains auteurs et autour de 1790 pour
d'autres). En outre, il fut introduit aux Etats-Unis en 1965 et au
Brésil en 1982. Par ailleurs, la date de son introduction en Afrique
reste obscure. Mais tout porte à croire qu'il a été
introduit au cours du 19e siècle par les marchands chinois
forts actifs le long de la côte orientale.
De nos jours, le soja est largement cultivé dans les
régions tropicales, subtropicales et tempérées du monde
entier.
2.1.2. Systématique et Botanique
Le soja appartient au genre Glycine, qui est classé
dans la sous-tribu Glycinae de la tribu Phaseoleae, la famille des
Papilionaceae (Fabaceae) et de l'ordre des Leguminosales (ou Fabales). Le genre
Glycine comprend environ vingt espèces reparties dans les régions
tropicales et subtropicales d'Asie et d'Australie. Il est subdivisé en
deux sous-genres : Glycine (espèces vivaces) et Soja (espèces
annuelles) (Demol et al., 2002). Le sous-genre Soja comprend les espèces
G. soja Sieb et Zucc. (types sauvages retrouvés en Asie Orientale) et
Glycine max (L.) Merrill (formes cultivées).Ces deux taxons s'hybrident
facilement et peuvent également être considérés
comme une seule espèce biologique (Javaheri et Baudoin, 2001 ; Giller et
Dashiell, 2007). Leur nombre chromosomique est égal à
2n=2X=40.
De nombreux cultivars sont reconnus en Asie tropicale et
varient selon la durée du cycle, la taille, le port de la plante, la
couleur, la teneur en lipides et en protéines des graines et l'usage
qu'on en fait. Pour la production d'huile, on préfère les graines
jaunes. En ce qui concerne les graines immatures qui sont consommées
comme légumes, les types de grosses graines jaunes ou vertes sont
préférés. Les cultivars fourragers (pour le foin et le
fourrage frais) ont généralement les graines marrons ou noires et
les plantes sont souvent volubiles.
En Afrique tropicale, les cultivars les plus anciens
originaires d'Asie ont tendance à être de haute taille et à
avoir une croissance indéterminée, un cycle relativement long
(120 jours) et une aptitude « généraliste » à
noduler avec des rhizobiums indigènes des sols africains. On peut
opposer ces cultivars à ceux qui ont émergé des programmes
de sélection et qui sont plutôt petits, à croissance
déterminés, et à cycle relativement courts (70 à
90
jours).
Le soja est une plante herbacée annuelle, connu
seulement à l'état cultivé. Il en existe de très
nombreuses variétés se différenciant notamment par le
port, depuis des plantes grimpantes ou rampantes, plus proches des types
originaux, aux formes naines plus couramment cultivées. La plante est
entièrement (feuilles, tiges, gousses) revêtue de fins poils gris
ou bruns.
Les tiges dressées ont une longueur de 30 à 100
cm (CIRAD-GRET, 2002). Mais selon Giller et Dashiell (2007), la plante peut
atteindre 2m de haut.
Les feuilles sont trifoliées (portant rarement cinq
folioles) et rappellent la forme générale des feuilles de
haricot. Par ailleurs, les deux premières feuilles sont entières
et opposées et les feuilles tombent avant que les gousses ne soient
arrivées à maturité.
Les fleurs, blanches ou pourpres, de petites tailles, presque
inaperçues, apparaissent à l'aisselle des feuilles,
groupées en grappes de 3 à 5. Elles sont hermaphrodites et
autogames ; cependant, la pollinisation croisée est parfaitement
possible.
Les fruits sont des gousses velues, de forme droite ou
arquée, et contiennent en général deux à quatre
graines (rarement plus).
La forme des graines varie de sphérique à plane
et allongée. Le poids de 1000 graines varie de 120 à 200g
(Javaheri et Baudoin, 2001). Giller et Dashiell, 2007 par contre, évoque
une gamme beaucoup plus large de 100 à 250g.
2.2. Généralités sur les
Rhizobiums
2.2.1. Caractéristiques
Du grec rhiza (qui signifie racine) et bio (vie), rhizobium
signifie donc littéralement organisme vivant dans la racine. Ce sont des
bactéries procaryotes, aérobies et chimiotrophes du sol. Ce sont
des organismes de petites tailles d'environ 0,5 à 0,9 micromètres
de largeur et 1,2 à 3 micromètres de longueur. Les rhizobiums
sont par ailleurs des bactéries gram négatives possédant
soit un flagelle polaire ou 2 à 6 flagelles péritricheux pour
leur déplacement. Ils sont capables d'entretenir une symbiose avec les
plantes de la famille des
légumineuses afin d'amorcer la fixation de l'azote
atmosphérique et sa réduction en ammonium. A quelques exceptions
près, les rhizobiums sont tous quasiment des symbiontes obligatoires,
car sont incapables de fixer l'azote atmosphérique à
l'état libre dans le sol (Somasegaran et Hoben, 1994).
2.2.2 .Taxonomie
Les bactéries du genre rhizobium
appartiennent à la famille des Rhizobiaceae comportant actuellement cinq
(05) genres divisés en 22 espèces. Il s'agit notamment des genres
rhizobium, sinorhizobium, azorhizobium, bradyrhizobium et le
cinquième genre récemment découvert par Lindstrom et
al. (1995) appelé Mesorhizobium (de Lajuide et al.,
2000). Le genre rhizobium appartient à la classe des
Alphaprotéobactéries et à l'ordre des
Rhizobiales.
A l'opposé de tous les autres, le genre
bradyrhizobium comprend les bactéries à croissance lente
(temps de régénération supérieur à 6
heures). Depuis sa caractérisation, ce genre ne comportait qu'une seule
espèce définie : Bradyrhizobium japonicum nodulant le
soja (Glycine max) et le sirato (Macroptilium atropurpureum)
avant d'être récemment complété par deux
nouvelles espèces : B. elkanii et B. liaoningensis
respectivement en 1992 et 1995 ( Krassova, 1998).
2.2.3. Conditions favorisant la symbiose
L'installation de la symbiose nécessite des conditions
bien précises :
* Il faut que la plante hôte soit une légumineuse
dans le cas où la bactérie est un rhizobium.
* Le rhizobium doit être capable d'identifier les
signaux émis par la plante hôte (spécificité) et
doit se trouver en grand nombre dans le sol. Pour le soja, le rhizobium
spécifique est Bradyrhizobium japonicum.
2.2.4. Conditions affectant la symbiose
Selon Somasegaran et Hoben (1994), deux grands facteurs
affectent le bon déroulement de la symbiose entre rhizobium et
légumineuse :
v' le pH du sol : le pH du sol est un facteur
environnemental important car limite la
réponse de la plupart des
légumineuses à l'inoculation ; l'optimum pour la croissance de
la
plupart des bactéries se situe entre 6 et 7 et serait de 5,6
à 6,8 pour une symbiose efficiente
(Somasegaran et Hoben, 1994). La
symbiose étant entre deux organismes différents,
les
conditions optimales doivent être définies en tenant compte
des exigences des deux
organismes mais les études ont montré que les
effets du pH sur la symbiose ne sont ni en relation avec le génotype
bactérien ni avec le génotype de la plante pris isolément
mais dépendent vraisemblablement du contrôle
génétique créé par les conditions de symbiose.
1' la toxicité en aluminium (Al) et en
manganèse (Mn) : à un pH très acide (4,5 ou
moins), Al et Mn sont solubles dans le sol et y deviennent toxiques pour les
plantes. Cette toxicité entrave la formation des nodules suite à
une rupture de la nutrition phosphatée.
Par ailleurs, il existe d'autres facteurs non moins
importants comme la température dont l'optimum pour un bon
développement des rhizobiums se situe entre 25 et 30°C (Somasegaran
et Hoben, 1994) et une carence du sol en calcium.
2.2.5. Installation et fonctionnement de la symbiose
Une fois toutes les conditions suscitées
réunies, la plante secrète des exsudats stimulant la
prolifération des bactéries qui jusque là vivent libres
dans la rhizosphère sous forme de bâtonnets. D'abord au contact
des bactéries, l'extrémité des poils se courbe en forme de
crosse. La paroi du poil absorbant est ainsi altérée suite
à une lyse locale et les bactéries peuvent alors y
pénétrer. Les bactéries passent du poil au cortex
où elles entrent en division mitotique intense donnant ainsi un cordon
bactérien qui atteint désormais les cellules situées
à la 5ème et la 6ème assise en
partant de l'extérieur ; Ensuite, quelques bactéries sont
libérées à l'extrémité du cordon dans des
cellules du primordium nodulaire où elles peuvent désormais se
proliférer et continuer à envahir le primordium qui croit de plus
en plus et se charge d'un pigment rose : la leghémoglobine. Les
bactéries prennent enfin des formes globuleuses devenant ainsi des
bactérioides qui sont douées de propriétés
nouvelles et capables de fixer l'azote atmosphérique. La symbiose est
ainsi installée et les échanges avec le cytosol de la cellule
hôte (cellule racinaire du soja) sont contrôlés par la
membrane péri-bactérienne.
2.2.6. Caractère et importance de la symbiose
La fixation exige la présence de la
leghémoglobine dont la synthèse nécessite la
coopération des deux partenaires : la plante fournit la protéine
(globuline) et la bactérie fournit le l'hème ; les nodules
dépourvus de la leghémoglobine sont inefficients.
De plus, l'absence de sucre fournit par la
photosynthèse des plantes met fin à la fixation chez les nodules
isolés et la fixation est très faible ou même nulle
à l'obscurité faute d'une bonne photosynthèse.
La symbiose est une association à bénéfice
réciproque et de ce fait présente des avantages aussi bien pour
la plante que pour la bactérie.
Pour la plante, la symbiose permet :
-Une forte mobilisation de l'azote atmosphérique sous
forme assimilable.
-Un apport supplémentaire de nutriments suite à
la dégénérescence des nodules dans la
racine.
-Une résistance au stress hydrique de même
qu'à certaines maladies.
-Une bonne croissance générale.
Pour la bactérie, la symbiose permet
:
-La mise à disposition, par la plante, de produits de
synthèse notamment les sucres que la bactérie utilise pour sa
survie et sa prolifération.
- De profiter des conditions rhizosphériques favorables
à sa bonne croissance en même temps que la plante lui sert de
support.
2.3. Généralités sur le
phosphore
2.3.1. Différentes formes de P dans le sol
Le phosphore est disponible dans la solution du sol surtout
sous la forme d'un triacide : l'acide phosphorique (H3PO4) .Un polyacide
contient plus d'un proton labile, chacun possédant une constante de
dissociation différente. Le pH du sol joue par conséquent un
rôle majeur dans la disponibilité du phosphore. Selon Hopkins et
Evrard, 2003, pour un pH du sol inférieur à 6,8, la forme de
phosphore qui prévaut est le monophosphate, un anion monovalent
(H2PO- 4).Le monophosphate est facilement absorbé par les
racines des plantes. Entre pH 6,8 et pH 7,2, la forme prédominante est
le HPO2- 4 , qui est absorbée plus difficilement .
Dans les sols alcalins (pH supérieur à 7,2) la forme
prédominante est l'ion trivalent PO3- 4, que les plantes ne
peuvent pratiquement pas absorber. La concentration réelle en phosphore
du sol est relativement faible, pour plusieurs raisons. A pH neutre, le
phosphore tend à former les complexes insolubles avec l'aluminium et le
fer alors que dans les sols alcalins, les complexes calciques et
magnésiens précipiteront le phosphore. Comme les phosphates
insolubles sont relâchés lentement dans la solution du sol, le
phosphore est toujours limitant dans les sols calcaires.
Des quantités substantielles de phosphore peuvent
également être liées à des formes organiques qui ne
seront pas disponibles pour les plantes. Le phosphore organique doit d'abord
être converti en phosphore inorganique par l'action des microorganismes
du sol, avant de pouvoir être absorbé par les plantes. De plus,
les plantes doivent entrer en compétition avec la microflore du sol pour
le phosphore dont la disponibilité est par ailleurs
très limitée. Pour toutes ces raisons, le
phosphore bien plus que l'azote est souvent l'élément limitant
dans les écosystèmes naturels.
La figure n° I suivante présente la dynamique de P
dans le sol

NB: Les fleches en pointillés indiquent
que le processus en question n'a pas une grande influence.
Figure n°I : Cycle du Phosphore
dans le sol
(Source :
http://www.iav.ac.ma/agro/dss/fertilite_4/3phosphore.htm#formes_fonctions)
2.3.2. Rôle du Phosphore (P) dans la plante
Le P est considéré avec l'azote et le potassium
comme des constituants fondamentaux de la vie des êtres vivants ; c'est
un élément majeur pour la plante. Il est reconnu avec l'azote
comme les deux premiers facteurs limitant les rendements des cultures sur les
sols des zones semi-arides de l'Afrique de l'ouest (Bado, 2002). En effet, sa
déficience provoque un stress abiotique majeur qui limite la croissance
des plantes et la productivité des cultures sur bon nombre de sols
à travers le monde (Miao et al., 2007 ; Nian et al.,
2007).
Il joue plusieurs rôles vis-à-vis des
végétaux. En effet, il intervient dans la photosynthèse
comme fixateur et transporteur d'énergie et favorise :
-Une bonne croissance : les besoins en N et P évoluent
parallèlement avec les mêmes maxima au même moment,
-Un bon développement racinaire et un accroissement de la
masse des radicelles favorisant ainsi l'alimentation et la croissance de la
plante,
-La résistance de la plante à la verse et aux
maladies dues aux champignons,
-La reproduction à travers une bonne fécondation
et une bonne fructification,
-La qualité des produits pour l'alimentation des hommes
et des animaux.
En conclusion, une alimentation convenable en P permet un
développement harmonieux des plantes qui peuvent prélever les
quantités nécessaires de nutriments.
2.4. Mycorhizes et nutrition phosphatée
2.4.1. Généralités sur les
mycorhizes
Les mycorhizes sont des micro-organismes du groupe des
champignons vivant en symbiose avec les racines aussi bien des plantes
supérieures que des herbacées comme les légumineuses. Ce
sont des organismes asexués et symbiontes obligatoires (Schulber
et al., 2001) qui, pendant le stade de vie
symbiotique, vivent à l'intérieur des racines en formant des
structures bien différenciées et présentant des
prolongements mycéliens extraordinaires qui se propagent dans le sol
(Diem et al., 1998). Les plus répandus des champignons mycorhiziens sont
ceux à arbuscules avec 160 espèces regroupées en 3
familles et 6 genres dont l'ensemble est appelé les glomales.
La répartition phytogéographique des mycorhizes
est gouvernée par les conditions climatiques et telluriques. Les sols
calcaires sont en général peu favorables à la
mycorhization et le pH optimal se situe entre 4 et 5. Par ailleurs, les
mycorhizes sont les organismes qui ne colonisent presque essentiellement que
des végétaux chlorophylliens.
2.4.2. Importance des mycorhizes pour la plante
La symbiose mycorhizienne présente des avantages aussi
bien pour la plante que pour le champignon.
-Au niveau du champignon, elle assure non
seulement la fourniture en sucres, acides aminés et en vitamines
essentielles pour la croissance mais aussi le contrôle sur l'expression
de certains gènes.
-Pour la plante, la symbiose assure une
protection contre les pathogènes et une tolérance à la
sécheresse. Elle favorise également la disponibilité et
l'assimilation de certains constituants du sol surtout le phosphore.
2.5. Relation mycorhize-rhizobium-plante
hôte
Les relations entre les champignons mycorhiziens et les
Rhizobiums varient non seulement en fonction des espèces de champignons
considérées mais aussi de la variété de la plante
hôte (Abdelgadir, 1998).
Dépendant de la variété de la plante
hôte, les champignons peuvent présenter avec cette dernière
un mode de vie symbiotique, parasitaire ou indifférent (Abdelgadir,
1998).
S'agissant des espèces de microorganismes
(bactéries et champignons), ils peuvent avoir un effet similaire sur la
croissance de la plante hôte. Il est signalé à cet effet
une amélioration de la disponibilité et l'assimilation du
phosphore, la protection contre certains pathogènes et la
tolérance des plantes hôtes à la sécheresse et
à la salinité (Soltner, 1996; Abdelgadir, 1998 ; Cornet et al.,
1999 ; Ben Khaled et al., 2003 ; Ngakou et al., 2004).
Par ailleurs, il a été aussi signalé une
synergie, un antagonisme ou une absence d'interaction entre les souches de
bradyrhizobium et les espèces de champignons mycorhiziens de
l'ordre des glomales (Abdelgadir, 1998).
2.6. Culture
Comme précisé antérieurement, le soja
est cultivé dans le monde entier. En Amérique du Nord et du Sud
ainsi qu'en Europe, la culture du soja se fait surtout de façon
mécanisée. En Asie par contre, le soja est surtout cultivé
manuellement et sur de petites surfaces alors qu'en Afrique, il est encore
très peu cultivé (Nieuwenhuis et Nieuwelink, 2005). En outre,
selon les prévisions faites par la FAO au compte de la campagne
2006-2007, la production mondiale de soja tournerait autour de 224,3 millions
de tonnes soit un taux d'accroissement de 3% par rapport à la campagne
précédente et près de 1,5 fois le cumul de toute la
production des principales graines oléagineuses au monde.
Selon Nieuwenhuis et Nieuwenlink (2005), pour la production
des légumineuses comme le soja, les producteurs doivent
s'enquérir des conditions préliminaires à leur mise en
place notamment :
v' le type de climat qui convient aux plantes ;
v' les exigences des plantes en matière de
fertilité du sol ;
v' la période de semis ;
v' les variétés adaptées ;
v' comment insérer cette culture dans les activités
de l'exploitation
2.6.1. Exigences écologiques
Le soja a la réputation d'être l'une des plantes
les moins exigeantes des régions chaudes et tempérées (Lof
et al., 1990 ; Pirot, 1998). Son aire de culture est ainsi très
étendue. En effet, il s'étend de l'équateur jusqu'à
des latitudes de 55°N ou 55°S, du niveau de la mer jusqu'à
2000m d'altitude (Giller et Dashiell, 2007).
La température optimale pour sa croissance et son
développement se situe en général autour de 30°C.
Tant des températures excessivement élevées
(>32°C) que basses (<20°C) peuvent réduire l'initiation
florale et la formation des gousses (Giller et Dashiell, 2007). Des remarques
similaires ont été faites par Javaheri et Baudoin (2001). Ils
précisent en outre que les semences germent à des
températures de sol comprises entre 5°C et 40°C et la
germination à lieu en 3 à 5 jours lorsque la température
dépasse 20°C.
Le soja a par ailleurs besoin d'au moins 500 mm d'eau durant
la période de croissance pour une bonne récolte (Pirot, 1998); la
consommation d'eau dans des conditions optimales est de 850 mm (Javaheri et
Baudoin, 2001 ; Giller et Dashiell, 2007). Un stress de sécheresse
pendant la floraison limite la formation des gousses, mais la sécheresse
durant la formation des graines réduit encore plus le rendement. Le soja
peut aussi tolérer un bref engorgement du sol, mais l'altération
des graines est un grave problème en cas d'humidité.
Il est considéré comme une plante de jours
courts à réaction quantitative, mais certains cultivars ne sont
pas sensibles à la photopériode. La réaction à la
photopériode interagit fortement avec la température, et compte
tenu de la variation relativement faible de la longueur du jour sous les
tropiques, ce sont les températures qui sont déterminantes pour
influer sur le taux de développement phénologique.
Le soja pousse bien sur des sols humides ou subhumides,
excepté sur du sable très grossier. Le pH optimum est de 5,5-7,5,
et le soja est sensible à l'acidité du sol, en particulier
à la toxicité de l'aluminium (Giller et Dashiell, 2007).
2.6.2. Pratiques et techniques culturales
La littérature regorge d'une panoplie d'informations
de part le monde pouvant permettre une production rentable, soutenue et durable
du soja. Mais au Bénin, en raison de l'inexistence d'un paquet
technologique approprié à la filière soja, la
présente rubrique sera complétée par des données
issues des ateliers de formation et d'échanges (AFE) avec les acteurs de
la filière. Organisés à Bohicon et à Parakou
respectivement les 10 et 11 juillet d'une part et du 15 au 16 juillet d'autre
part, par le Laboratoire d'Ecologie Microbienne
(LEM) de la FSA sous l'appui du Programme d'Appui pour le
Développement des Filières Agricoles (PADFA), ces ateliers ont
permis de diagnostiquer les maux qui minent la production de soja au
Bénin et de dégager de manière concertée des
solutions alternatives.
2.6.2.1. Choix variétal
Le choix variétal est commandé par la latitude
et les conditions climatiques locales. Ces facteurs sont peu contraignants en
zone subéquatoriale où le choix se fera surtout en fonction de la
longueur du cycle et de l'intensité culturale (souvent très
forte) recherchée: deux ou trois cultures par an, en rotation avec le
riz et d'autres céréales (CIRAD-GRET, 2002). Ainsi, les
variétés hâtives sont alors préférées
malgré leur plus faible potentiel de production. Toutefois, selon Pirot
(1998), la culture peut être développée suivant le choix
variétal opéré:
-en cycle unique avec des variétés à cycles
plus ou moins long selon la durée des précipitations
-en double cycle avec des variétés à cycle
courts (100/110jours) dans des zones à deux saisons des pluies
après une culture céréalière (maïs-riz
pluvial).
Au Bénin, en raison de non organisation de la
filière, le choix est opéré en fonction de la
variété disponible sur le marché. Il porte le plus souvent
sur le Jupiter jaune.
2.6.2.2. Préparation du sol
Les pratiques traditionnelles de préparation du sol
utilisées pour le maïs et d'autres cultures conviennent
également pour la production de soja (Javaheri et Baudoin, 2001). Ainsi,
le soja s'accommode d'un labour minimum et de l'absence de labour (no tillage).
Contrairement aux grandes exploitations qui utilisent les machines, la
préparation des champs dans les petites exploitations se
réalisent presque uniquement à la force humaine et animale. La
végétation est coupée et brûlée puis des
buttes ou des billons sont réalisés en enfouissant les
débris de plantes et les adventices.
2.6.2.3. Inoculation et Semis
Le soja se multiplie par graines. Pour définir la
période à laquelle on doit semer, il convient de tenir compte des
facteurs climatiques énumérés précédemment
:
· la température à laquelle la graine germe
;
· la période de disponibilité en eau ;
· la période pendant laquelle la durée du
jour sera bonne pour la floraison (Nieuwenhuis et Nieuwelink, 2005).
Ils évoquent également des exemples pertinents
en Afrique qui montrent clairement comment la période à laquelle
le soja est semé détermine le rendement à la
récolte. En général le semis se fait au début de la
saison des pluies. Selon Giller et Dashiell (2007), les graines peuvent
également être semées avant le début de la saison
des pluies, ou lorsque le sol est humide. Différentes densités de
semis sont évoquées par plusieurs auteurs (Lof et al., 1990 ;
Javaheri et Baudoin, 2001 ; CIRAD-GRET, 2002 ; Giller et Dashiell ,2007).
Celles-ci varient en fonction des zones et des objectifs de production
envisagés.
Le soja est semé en lignes espacées de 0,20 -
0,40 - 0,60 - 0,75 à 1m. Sur ligne, 1 à 6 graines sont
semées en poquets espacés de 5- 7,5- 10 à 30cm à
une profondeur de 2 à 5cm. Notons cependant que les petites dimensions
(< 60cm entre ligne et = 10cm entre poquet) sont conseillées en
culture mécanisée.
Quant à la quantité de semence utilisée,
elle est évaluée de 40-120 kg à l'hectare (selon la taille
et la capacité germinative des semences). Apres semis, la levée
des semences, qui exige de la chaleur et de l'humidité, s'observe
à partir du 3ème jour et dure environ 12 jours.
Enfin, en ce qui concerne les rendements, ils varient suivant
les conditions ci-dessus définies entre 0,5 t/ha (Afrique tropicale)
à 4,5t/ha en grande culture; le rendement potentiel du soja étant
de 3t/ha.
En Afrique tropicale, les petits paysans cultivent le soja en
culture pure ou en association avec du maïs, du sorgho ou du manioc. Dans
ce second cas, les densités de semis sont inférieures à
celles de la culture pure (Giller et Dashiell ,2007).
Au Bénin, les densités de semis sont aussi
très variables suivant les régions et se situent entre 95.000
plants à 400.000 plants à l'hectare (voir tableau 1
ci-après).
Tableau n°1 : Densités de
semis appliquées par les producteurs de soja dans les différentes
régions du Bénin.
Régions
|
Ecartements de semis
|
Densités de plants/ha
|
Sud
|
Couffo
|
40 cm x 20 cm x 2 plants
|
250.000
|
|
Ouémé-Plateau
|
|
200.000
|
|
|
60 cm x 25 cm x 3
|
à
|
|
|
plants
|
267.000
|
|
Zou
|
70x30x2plants ou
|
95.238
|
|
|
75x30x3plants
|
à
|
|
|
|
133.333
|
Centre
|
Collines
|
70x40x3plants
|
107.142
|
|
Borgou
|
|
Nord
|
|
Densités également disparates semblables
à
|
|
Atacora-Donga
|
celles retrouvées dans le Sud
|
|
Source : AFE, 2008
Mais, pour un objectif d'amélioration et
d'harmonisation des densités de semis, 300.000 plants à l'hectare
ont été unanimement retenus à partir de la campagne
2007-2008, avec des écartements de 50 cm entre ligne et 20 cm entre
poquets avec 3 plants par poquet après démariage.
Une des spécificités du soja est sa
capacité à s'alimenter à partir de l'azote de l'air
grâce à son pouvoir de fixation symbiotique du N2 faisant de cette
légumineuse, un très bon précédent dans les
rotations céréalières (ITADA, 2001). C'est l'une des
légumineuses les plus efficaces dans la fixation biologique de l'azote
qui atteint son maximum entre la floraison et le stade de remplissage des
gousses (Javaheri et Baudoin, 2001). En effet, le soja est capable de fixer
jusqu'à 85% de son besoin en azote à partir de
l'atmosphère (Javaheri et Baudoin, 2001 ; Bado, 2002). Cette
activité symbiotique est rendue effective grâce aux
bactéries spécifiques du genre bradyrhizobium
apporté sous forme d'inoculum pour une bonne culture de soja. En effet,
selon Mandimba (1997), la quantité de N accumulée de même
que les rendements en gousses dans les plantes inoculées par B.
japonicum est similaire à celle des plantes fertilisées
à 100kg de N/ha. Javaheri et Baudoin, 2001, signalent une gamme plus
large du niveau de N équivalent à la bactérisation de 14
à 300kg/ha sous la forme d'engrais
minéral. Toutefois, il faut signaler que l'apport de
l'inoculum exige certaines conditions avant leur mise en oeuvre. Ces conditions
peuvent être résumées de la façon suivante dans les
pays du nord comme la France.

Source : Centre Technique
Interprofessionnel des Oléagineux Métropolitains (CETIOM,
2008). Figure n°II : schéma descriptif d'un
calendrier d'inoculation valable dans les pays européens.
Mais ces résultats viennent en opposition à
ceux trouvés au Nigéria et en Zambie qui ont revélé
un taux de fixation de 126Kg de N par ha sur une lignée de soja non
inoculée et tardive (Giller et Dashiell, 2007). Des
variétés du genre qui nodulent naturellement avec des souches de
rhizobiums natives sont qualifiées de promiscuites.
2.6.2.4. Fertilisation
Le soja utilise de manière efficace la
fertilité résiduelle et répond rarement à un
épandage direct d'engrais (Javaheri et Baudoin, 2001). Cependant, il est
possible d'envisager une fertilisation directe en pleine
végétation. Dans ce cas, les types et les quantités
d'engrais nécessaires dépendent de la qualité du sol et ne
peuvent être déterminées que localement (Lof
et al., 1990). Ils précisent de façon
générale que :
· sur sol riche en bradyrhizobium ou
inoculées avec cette bactérie, les graines de soja peuvent se
passer d'engrais azoté ;
· Le phosphate et le potassium accroissent fortement les
récoltes.
· La plante de soja exige beaucoup de calcium ; ce dernier
stimule aussi le développement du bradyhizobium qui contribue
à la fixation de N2.
Bien qu'il soit théoriquement établi que la
fixation rhizobienne suffit aux besoins de la plante jusqu'à un
rendement de 3,5 t/ha environ, un apport d'azote de 50kg sous forme
d'urée
en début de croissance est très
bénéfique (CIRAD-GRET, 2002). Mais, cet apport est entrepris en
cas d'échec de l'inoculation c'est-à-dire que si la
végétation de la parcelle présente globalement un aspect
jaunâtre et si plus de 30 % des plants ne portent pas de nodosités
(CETIOM, 2008).
Quant aux autres éléments majeurs, le potassium
(K) et surtout le phosphore (P) dont la disponibilité est faible dans
les sols tropicaux (FAO, 2004 ; Miao et al., 2007 ; Nian, 2007), ils sont
apportés à la culture du soja en fumure de fond avant le semis.
En effet, cet épandage est nécessaire si le P disponible est
inférieur à 30 kg de P/ha (Javaheri et Baudoin, 2001). La dose
préconisée pour chacun des engrais P2O5 et K2O est de
45kg/ha pour une culture de soja avec un rendement de 2,5t/ha. A
l'opposé, Giller et Dashiell (2007) affirment qu'un apport de fond
d'engrais de 20-25 kg de P2O5 /ha est souvent nécessaire pour
une fixation symbiotique appropriée de N2 et pour la croissance
générale. D'autres doses de P valables (CETIOM, 2008) et des
utilisations encore plus récentes et très efficientes de la
fiente de volailles ont été également
évoquées (Elsheikh et al., 2008).
A cette variabilité de doses de P en fonction des
différentes zones d'étude s'ajoute le risque de stress
provoqué par des apports extrêmes en P pouvant entraîner sur
la culture la chute de 50% de la production de matière sèche et
des nodules (Tsvetkova et Georgiev, 2003). Ce qui nécessite de ce fait
que des précautions au niveau local soient prises.
2.6.2.5. Sarclage
Les rendements de soja ont tendance à
s'améliorer lorsque les champs sont exempts d'adventices jusqu'à
40 jours environ après semis, dans le cas où la croissance des
plantes est relativement lente (Javaheri et Baudoin, 2001). Dans la production
à petite échelle, 2 à 3 désherbages manuels sont
nécessaires au cours de cette période. Aussi, faut il qu'ils
soient entrepris précocement, dès que les plantes atteignent 5
à 10cm de hauteur (CIRAD-GRET, 2002).
Au Bénin, le premier sarclage est conseillé
entre 3 et 4 semaines après semis. Le second peut intervenir deux
semaines après le premier. Dans certaines zones (où les sols sont
hydromorphes), c'est le buttage qui est réalisé en lieu et place
du second sarclage. En général ces deux interventions sont
suffisantes si la densité de semis est optimale.
2.6.2.6. Défense des cultures
Elle est très importante en zone humide, surtout
contre les insectes (CIRAD-GRET, 2002). D'importants dégâts sont
ainsi occasionnés par les insectes défoliateurs, les perceurs de
tiges et les vecteurs de maladies virales (mosaïque, nanisme), les suceurs
de sève, les thrips et les jassides (Javaheri et Baudoin , 2001;
CIRAD-GRET,2002 ; Giller et Dashiell , 2007).
L'utilisation de pesticides au coup par coup doit être
organisée en fonction des produits et des moyens disponibles localement
(CIRAD-GRET, 2002). Mais, la recherche d'un démarrage rapide et
vigoureux de la culture semble être le meilleur remède
contre ravageurs et maladies du sol car les levées
lentes et difficiles sont particulièrement exposées aux ravageurs
souterrains (mouche des semis, limaces, etc.) et aux fontes de semis (pythium,
fusarium, rhizoctonie). Aussi, soigner la mise en place de la culture et
respecter les bonnes pratiques de semis suffit il généralement
à limiter les problèmes et à éviter le recours aux
produits phytosanitaires (CETIOM, 2008).
2.6.2.7. Récolte et conservation
La récolte à lieu lorsque la plante a perdu
à peu près 50% de ses feuilles et que 95% de celles qui restent
sont devenues jaunes, que les gousses inférieures sont sèches et
brunâtres et que les graines ont pris leur couleur définitive (Lof
et al., 1990 ; Javaheri et Baudoin ,2001 ; CIRAD-GRET, 2002). Giller et
Dashiell (2007) situent cette période à 65 jours après le
semis pour les cultivars de soja précoces et à plus de 150 jours
pour les cultivars tardifs.
Quant aux méthodes de récolte (récolte
à la moissonneuse-batteuse ou à la main), elles dépendent
de la surface du champ et du type de gestion de culture. Pour la récolte
manuelle, tous les auteurs sont unanimes sur le fait qu'il faut couper les
plants au ras du sol afin de permettre une amélioration du sol (azote et
structure du sol).
La conservation des semences représente une contrainte
majeure en raison de l'humidité et de la température ambiante
(CIRAD-GRET, 2002). Il faut en effet réduire la teneur en eau des
semences à 10% et les stocker à des températures de
15-20°C pour pouvoir les conserver d'une année à l'autre. En
outre, Nieuwenhuis et Nieuwelink (2005), rapportant les travaux de recherches
entrepris par un groupe de femmes au nord du Ghana sur l'efficacité des
méthodes de stockage traditionnel ont révélé que le
stockage du soja dans la cendre était la meilleure méthode de
conservation.
Une autre méthode de conservation similaire des
semences sur les exploitations en régions tropicales humides a
été également citée par CIRAD-GRET (2002). Aussi,
des
techniques de conservation beaucoup plus modernes existent-elles
en grande culture (CETIOM, 2008).
Au Bénin par ailleurs, la conservation des semences se
fait de manière traditionnelle dans des bidons hermétiquement
fermés placés à l'abri d'une forte humidité et
d'une chaleur élevée.
Chapitre 3. Sites d'étude, matériel et
méthodes
3.1. Sites d'études
La présente recherche est conduite en champs paysans
dans le Zou à Zado-Dovogon (commune de Zogbodomey) et dans les Collines
à Yawa (Glazoué). Cette étude avait été
précédée de deux essais classiques au sud. Un premier
réalisé sous serre sur la ferme expérimentale de la
FSA/UAC et un second sur le site du Lycée Agricole Mèdji de
Sékou.
3.1.1. Essais d'investigation
Ils ont été conduits dans le département
de l'Atlantique à la ferme de la Faculté des Sciences
Agronomiques de l'Université d'Abomey-Calavi (FSA/UAC) et sur le site
expérimental du Lycée Agricole Médji de Sékou
(LAMS). Cette zone est caractérisée par un régime
pluviométrique bimodal. La grande saison pluvieuse s'étend de
mi-Mars à mi-Juillet et la petite de Septembre à Novembre. La
pluviométrie annuelle moyenne est comprise entre 1000 et 1400mm.
~ Ferme d'Application et de Production de la FSA
C'est un site situé à une vingtaine de
kilomètres au Nord de Cotonou, où fut installé le premier
essai en pot du 27 février au 10 Avril 2007. Les coordonnées du
site relevées grâce au GPS sont : longitude E
002°34'082»et latitude N 06°41'645».
Les sols, de type ferralitique (de Sékou) et
ferrugineux (de Gbowèlè), ont servi de substrat. Les pots de
formes cylindriques (de 16,1cm et 12,1cm de base et 17,5cm de haut) ont par
ailleurs été placés sous une serre de 4,5m de long, 3,75m
de large et 3m de haut.
Les températures moyennes minimales et maximales
enregistrées sous la serre sont respectivement de l'ordre de 21°C
et 34°C.
~ Site du Lycée Agricole Médji de Sékou
Le second essai a été installé le 11
Septembre de la même année sur le site expérimental du
lycée agricole Médji de Sékou (LAMS). Ce site est
situé à environ 40 km de Cotonou et à une centaine de m de
la voie inter-Etat Bénin-Niger. Il est caractérisé par les
coordonnées géographiques suivantes : longitude E
002°14'308», latitude N 06°37'484» avec 175m d'altitude par
rapport au niveau de la mer. Les sols de la station sont des sols ferralitiques
dégradés ou terre de barre. La figure n° III présente
l'histogramme des précipitations enregistrées dans la zone
d'étude au cours de l'année d'essai. Comme défini ci haut,
on a un régime pluviométrique bimodal et la quantité d'eau
tombée durant les 4
derniers mois est de 121,3 mm. Cette quantité d'eau
recueillie est largement inférieure au besoin minimum en eau de 500 mm
du soja.

400
600
500
300
200
100
0
Pluviométrie (mm)
Figure n° III: Hauteurs de pluies
enregistrées au cours de l'année d'installation des essais
à Sékou.
Source : ASECNA, 2007
Ces essais préliminaires d'investigation ont
aidé à définir les quatre traitements qui ont
été retenus pour la mise en place des essais en champs paysans.
En effet, tandis que les essais en pots devraient permettre de dégager
les tendances générales des différents traitements sur les
paramètres de croissance du soja, celles en station à
Sékou devraient aboutir au choix des doses optimales de P devant
être testées en milieux paysans.
3.1.2. Essais en champs paysans
Ils ont été conduits dans deux régions
(Zogbodomey au sud et Glazoué au centre) qui sont localisées
respectivement dans la zone de terre de barre du sud Bénin (5) et dans
la zone cotonnière du Centre Bénin (6).
La zone 5 ou des terres de Barre au Sud représente
plutôt une zone avec un potentiel moyen de production
caractérisée par deux saisons de culture (Figure n° IV,
annexe 1) et une densité de population élevée atteignant
267 habitants au km2 (Van den Akker, 1998).

3000
2500
2000
1500
1000
500
0
Pluviométrie
Figure n° IV : Hauteurs de pluies
enregistrées au cours de l'année d'installation des essais
à Yawa.
Source : Station
météorologique de Savè, 2008.
Nous enregistrons ici un seul pic pluviométrique en
mi-juin d'une hauteur d'eau de 2455mm ; ce qui témoigne d'un
régime uni modal. La quantité totale d'eau enregistrée
durant toute la saison est de 3192mm ; ce qui est avéré suffisant
pour une bonne croissance de la culture même si l'on évoquait des
risques de pertes d'eau (par évaporation, drainage ou infiltration).
La zone 6 est caractérisée par des conditions
de production favorable caractérisée par une seule saison (Figure
n° V) de culture et une faible densité de population (28 habitants
au km2).

Pluviométrie
150
100
50
0
250
200
Figure n° V : Hauteurs de pluies
enregistrées au cours de l'année d'installation des essais
à Dovogon.
Source : CECPA Zogbodomey, 2008
~ Village Dovogon
Localisé dans le département du Zou, commune de
Zogbodomey, il est peuplé d'environ 253 actifs agricoles et est
situé à 3km environ du centre ville de ladite commune et à
11 km environ de Bohicon.
La population, en majorité animiste est
constituée uniquement d'ethnie fon. Elle a pour activité
principale l'agriculture, l'élevage, les transformations artisanales et
le petit commerce.
Au compte des produits agricoles en vue, on peut citer
l'igname, l'arachide, le maïs, le riz, le soja, le niébé et
les produits maraîchers. Cette année, les superficies de soja
emblavées sont évaluées à 43 ha soit environ le
tiers des superficies totales des terres emblavées.
La localisation précise des sites d'étude de
Dovogon relevée grâce au GPS est consignée dans l'annexe
2.
~ Village Yawa
Yawa est un village de la commune de Glazoué, du
Département des Collines situé à 5Km environ du centre
ville de Glazoué. Les activités menées sont l'agriculture,
l'élevage, les transformations artisanales et le commerce qui
prospère dans la région en raison de la proximité du
marché de Glazoué.
La localisation précise des sites d'étude de Yawa
relevée grâce au GPS est consignée dans l'annexe 3.
~ Sols
Les types de sols examinés dans les deux
régions d'étude sont les sols ferralitiques (Dovogon) et
ferrugineux tropicaux (Yawa). Ce sont particulièrement des sols
faiblement dégradés qui ont été choisi lors de
l'installation des parcelles expérimentales.
3.2. Matériel
3.2.1. Matériel végétal
Deux variétés de soja TGX 1894 3F et TGX 1448
2E mises au point par l'Institut International d'Agriculture Tropicale (IITA)
ont été utilisées. Elles sont dites promiscuites et sont
à nodulation libre.
La variété TGX 1894 3F a un cycle moyen de 75
jours et un poids de 1000 graines qui est en moyenne de 117,45g. Par ailleurs,
le test de viabilité des semences a permis d'obtenir un taux de
germination de l'ordre de 73%.
La variété TGX 1448 2E a un bon comportement au
stockage, une résistance avérée à la cercosporiose
grise et à l'éclatement des gousses. Elle stimule la germination
du Striga et son cycle est de 120 jours environ. Le poids moyen de 1000 graines
est évalué à 121,02 g. Quant au taux de germination des
semences, il est de l'ordre de 80 %.
3.2.2. Matériel microbiologique
Il est entièrement fourni par le Laboratoire
d'Ecologie Microbienne de la Faculté des Sciences Agronomiques.
L'inoculum a été préparé à partir de la
souche IRAT FA3 de bactéries spécifique du genre
bradyrhizobium et a été fixé sur la tourbe
prélevée dans la région de Zinvié , commune
d'Abomey-Calavi.
3.2.3. Autres
Comme autre matériel ayant servi au cours de cette
étude, on peut citer :
· le matériel de laboratoire (verrerie, appareils et
produits chimiques)
· des pots en plastiques transparents de 3l de volume
à fond non perforé utilisés comme support du sol et du
matériel végétal ;
· de l'eau distillée pour l'arrosage des pots.
· des engrais Urée (46% N), TSP (45% P2O5), KCl (46%
K2O);
· des étiquettes pour l'identification de chaque
traitement.
3.3. Méthodes
3.3.1. Installation et suivi des essais
d'investigation
3.3.1.1. Installation des essais en pots
Prélevés au niveau de l'horizon
supérieur (0-20cm) respectivement au Lycée Agricole Médji
de Sékou (LAMS) et dans un champ paysan à Gbowèlè,
des échantillons de sols ayant servi de substrat ont été
ensuite séchés à l'air libre et tamisés à
2mm puis, quatre kilogrammes de sol ont été pesés dans
chacun des pots. Il s'agit ici de 56 x 2 pots (56 pots pour chaque type de sol)
disposés selon un dispositif de bloc complètement
aléatoire (BCA) de 14 traitements. Ces traitements ont été
répétés 4 fois. Deux facteurs sont étudiés ;
le phosphore issu de deux sources différentes : le Tri Super Phosphate
ou le phosphate artificiel (TSP) et le rock phosphate du Togo ou phosphate
naturel et l'inoculation (inoculé et non inoculé). Quatre niveaux
de P ont été utilisés : (0, 30, 60 et 90 kg P2O5/ha).
Les différentes doses d'engrais correspondant à
chaque pot ont été apportées en fumure de fond
(mélange effectué dans de gros sachets). Chaque pot a reçu
un apport uniforme de base de 20 kg N/ha sous forme d'urée et de 30 kg
K2O/ha sous forme KCl.
Le tableau n°2 résume la combinaison ayant conduits
aux différents traitements Tableau n°2 :
Différents traitements étudiés.
Inoculation
|
Sources de Phosphore et doses
|
Traitements
|
Non
|
-
|
-
|
témoin
|
Oui
|
-
|
0 Kg P2O5/ha
|
Ino
|
|
30 Kg P2O5/ha
|
30 Pn Ino
|
|
60 Pn Ino
|
|
90 Pn Ino
|
|
30 Kg P2O5 /ha
|
30 Pa Ino
|
|
60 Pa Ino
|
|
90 Pa Ino
|
Non
|
Phosphore naturel
|
30 Kg P2O5/ha
|
30 Pn
|
|
60 Pn
|
|
90 Pn
|
|
30 Kg P2O5 /ha
|
30 Pm
|
|
60 Pm
|
|
90 Pm
|
|
-Pm : Phosphore artificiel ou Phosphore minéral. -Pn :
Phosphore naturel
3.3.1.2. Installation des essais au niveau du site
expérimental de Sékou
Les résultats des essais en pots ont permis de
répondre à un certain nombre de questions permettant ainsi
d'écarter certains traitements pour la réalisation des essais en
station à Sékou. Pour cet essai, seulement 8 traitements ont
été retenus et répétés 4 fois en suivant un
dispositif de Bloc Aléatoire Complet (BAC). Chaque bloc est
constitué de 08 unités parcellaires de 16,8m2 chacune.
Chaque unité parcellaire comporte 4 billons de 7m de long et
séparés de 0,60m. Les blocs sont séparés les uns
des autres de 1,2m. Les huit traitements considérés sont les
suivants : 1.) 0P (0 kg P2O5/ha), 2.) 50P, 3.) 100P, 4.) 150P, 5.), Ino
(Inoculation), 6.) 50P + Ino, 7.) 100P +Ino, 8) 150P + Ino ; le phosphore
étant apporté sous la forme de TSP.
Tout comme l'essai en pots, des doses standard de 20 kg N/ha
et de 30 kg K2O/ha sont apportées respectivement sous la forme
d'urée et de KCl sur chaque unité parcellaire à la
levée.
Il faut noter que l'inoculation des semences de soja a
été faite au semis pour les traitements concernés par le
dépôt de 5 ml d'inoculum liquide à l'aide d'une seringue
sur les
graines au fond des poquets avant leur fermeture. Au semis, 4
graines de soja ont été ensuite déposées dans des
poquets d'environ 5 cm de profondeur.
Les apports de P ont été réalisés
sous forme de TSP juste à la levée des plants soit en moyenne
à 5 jours après semis.
3.3.1.3. Suivi et entretien des parcelles
Le suivi et l'entretien des parcelles d'essai ont
été effectués durant tout le temps qu'a duré
l'essai.
En ce qui concerne l'essai en pots, il a été
procédé à un suivi régulier des installations par
des arrosages copieux effectués tôt le matin ou tard le soir
suivant le stade d'évolution. En outre les pots ont été
maintenus propres durant tout le temps qu'a duré l'essai.
Quant à l'essai de Sékou, le suivi a
consisté aux observations et aux sarclages .Ainsi, deux sarclages ont
été effectués ; le premier à la
3ème semaine après semis et le second deux semaines
après le premier. Le premier échantillonnage des plants a
été effectué en début de floraison à 8
semaines après semis (8 SAS). Huit (8) plants de soja ont
été échantillonnés par unité
expérimentale avant d'être transportés au laboratoire pour
la détermination de la matière sèche et des
paramètres microbiologiques.
3.3.2. Essais en champs paysans
3.3.2.1. Choix des zones d'études.
Deux zones contrastées de culture du soja ont
été considérées. La première à
Zogbodomey est sur terre de barre ou sol ferralitique dégradé et
la seconde à Glazoué sur sol ferrugineux. Les ONG CEBEDIBA
(Centre Béninois de Développement des Initiatives de Bases)
à Bohicon et RABEMAR (Recherche Action pour le Bien Etre de la Masse
Rurale au centre) à Glazoué ont été
déterminantes dans le choix des sites et des producteurs.
3.3.2.2. Choix des producteurs
Le choix des producteurs s'est opéré sur la
base de la probité des individus et de leur volonté à
conduire ces essais. Mais l'approche genre a été aussi prise en
compte. Les producteurs ont été sélectionnés en se
basant principalement sur leurs engagements à respecter les termes des
contrats définis lors d'une réunion organisée dans chaque
village. En effet, sur les quinze producteurs retenus, nous avons 5 femmes
contre 10 hommes.
3.3.2.3. Dispositifs et traitements
expérimentaux
Le dispositif de blocs aléatoires complets (BAC)
à quatre traitements a été considéré dans
chacun des deux villages. Chaque champ paysan recevant les quatre traitements
étant considéré comme une répétition. A
Dovogon (Zogbodomey), il y a 7 champs paysans alors qu'à Yawa
(Glazoué), il y en a eu 8. Les quatre traitements appliqués sont
les suivants : Témoin (T), Inoculé (Ino), 100 kg P2O5/ha (100P)
puis Ino+100P. En outre, chaque dispositif (d'une superficie de
375m2) est constitué d'un nombre de 50 billons de 10m
à raison de 10 lignes par traitements. Des dix restants, six ont
été dégagés entre les blocs et 4 lignes ont
été retenues pour les deux extrémités.
3.3.2.4. Installation des essais
L'installation des essais en champs paysans est
réalisée suivant la même méthodologie que celle
adoptée pour l'essai en station de Sékou qui, a été
capitale dans le choix des traitements optimaux introduits en milieu paysan.
3.3.2.5. Suivi agronomiques et entretien des parcelles
de semis
Cette rubrique est très importante et s'est
réalisée de façon participative afin de permettre aux
bénéficiaires de relever les goulots d'étranglements qui
expliquent les faibles rendements souvent obtenus.
~ Labour et semis
Les labours effectués au niveau des différentes
parcelles d'essai ont été réalisés par les
producteurs eux-mêmes avec des écartements entre lignes de 0,75m
au lieu de 0,50m initialement prévue pour l'étude ; les
instruments de labour utilisés d'une part, la nature du terrain (cas des
sols hydromorphes de Yawa) étant les éléments de
justification. Le non respect de cet écartement entre ligne a conduit
à la restriction des écartements entre poquets qui sont
passés de 0,20 à 0,15m ; ce qui correspond à une
densité de 267.000 plants/ha .Pour ce faire, le semis a
été fait par la main suivant des fils de nylon installés
pour servir d'étalon.
Pour les parcelles inoculées, les semences ont
été d'abord enrobées avec de l'inoculum suivant la
démarche méthodologique suivante :
o Préparation d'un adhésif :
Cette étape est très importante car le simple mélange
d'inoculum et des semences sèches, ou même humidifiées ne
permet pas une bonne adhérence de l'inoculum (bactéries) sur les
graines. Ainsi, nous avons dissous (dans un récipient propre) dix
morceaux de sucre dans un volume d'eau correspondant environ au quart d'un
verre d'eau. Il faut remarquer que cette solution ainsi faite est
réalisée par producteur.
o Préparation de l'inoculum: la
quantité d'inoculum prévue par village (huit producteurs) est de
80g de tourbe humectée par 25ml de la solution de bactéries du
genre Rhizobium soit environ 10 grammes par producteur. Cette
quantité est ensuite renversée dans la solution d'adhésif
homogénéisée délicatement. Ensuite, nous avons
ajouté immédiatement les semences (0,80 kg environ) et le
mélange est fait jusqu'à ce que les semences soient totalement
enrobées et prennent la couleur noire de la tourbe (sans arracher les
téguments).
Pour des mesures de précaution, la manipulation a
été faite juste avant le semis dans un endroit frais à
l'abri du soleil afin d'éviter la mort des rhizobiums. Le semis a
été aussi réalisé en condition humide et parfois en
protégeant les semences avec les feuilles de teck en cas de soleil.
· Démariage /Resemis
Dans le but de réduire l'impact des pertes des jeunes
plants causées par les attaques de ravageurs à la levée,
nous avons auparavant procédé au semis de 4 à 5 graines
par poquets au lieu de 3. Ainsi, trois semaines après semis, nous avons
procédé au démariage à 3 plants par poquet. Mais,
pour des zones de faibles levées (présence de troués),
c'est plutôt un autre semis qui est réalisé.
· Sarclage
Deux sarclages ont été nécessaires tout
au long de l'essai ; le premier à un mois après semis et le
second à deux semaines après le premier. Il faut remarquer tout
de même qu'en lieu et place du second sarclage, c'est le buttage qui a
été réalisé à Yawa pour des raisons
préalablement évoquées.
· Epandage
Cette activité est opérée au niveau des
producteurs suivant la réussite de la levée des semences et des
perturbations d'ordre pluviométriques. Somme toutes, elle s'est
réalisée entre le 4ème et le
7ème jour après semis. Pour ce faire, nous avons
d'abord tracé sur les lits de semis des lignes dans lesquelles fut
ensuite apporté l'engrais TSP à la dose 100 kg/ha soit environ
3,26 kg d'engrais TSP pour une superficie de 150 m2 par
producteur.
· Observation et collecte de données
Les observations des parcelles d'essai ont été
échelonnées tout au long de l'expérimentation et un tour
était fait une fois par semaine dans les zones d'étude pour le
suivi et les relevées de données relatives à la croissance
et aux éventuels ennemis des cultures. Une fiche d'observation
établie à cet effet est présentée dans l'annexe
4.
A la 9ème semaine après semis (9
SAS), période de pleine floraison, nous avons procédé
à un échantillonnage de certaines plantes et au
prélèvement du sol correspondant à chaque traitement. En
effet, avant chaque prélèvement, nous procédons à
une observation minutieuse de la parcelle afin de repérer au niveau des
traitements, les zones plus ou moins homogènes et représentatives
(>50% de la surface réservée au traitement). Ensuite nous
posons un gabarie de 0,75 m2 (soit 1,5m x 0, 5m) à
l'intérieur duquel une moyenne de 18 plants est coupée (à
l'aide d'un sécateur) au ras du sol (collet des plants). Mais
auparavant, nous relevons au sein du gabarie la hauteur d'un échantillon
aléatoire de 10 plants et après nous prélevons
délicatement les racines de tous les plants coupés et un peu de
sol pour les analyses chimiques et microbiologiques.
Entre temps, des visites de supervision des sites d'essais
organisées par notre enseignant respectivement aux dates 02 et 03/09
pour la première descente et les 14-15/09 pour la seconde nous ont
été d'une grande utilité et nous ont permis de mieux
cerner certains aspects très importants de l'étude.
A quatre mois environ après semis, nous avons
procédé à un second échantillonnage des plants de
soja arrivés à maturité pour la détermination du
rendement grain. Elle a consisté d'abord au choix de trois lignes
intérieures au niveau desquelles est posé un gabarie de 2,25 m2
(soit 1m x 2,25m). Ensuite, à l'aide d'un sécateur, nous
procédons à la coupe des plants au collet, et au décompte
des échantillons de plants récoltés.
Enfin, au terme de l'essai, nous avons organisé des
entretiens avec des producteurs pour la synthèse des différentes
actions menées au cours de notre intervention et avons aussi recueilli
leur perception par rapport à l'innovation et son importance pour
l'épanouissement du monde paysan.
~ Traitement des échantillons
A la fin de chacun des ces exercices de collecte
d'échantillons, nous avons procédé à leur transport
au laboratoire des Sciences du sol de la FSA pour leur traitement.
D'abord, pour des échantillons de sols, nous avons
procédé à leur séchage suivi d'un tamisage à
2mm puis après à leur caractérisation physico-chimique.
En ce qui concerne la biomasse des plants
échantillonnés, nous avons procédé à leur
étuvage (passage à l'étuve à 65°C pendant 72
h) et à la détermination des masses de matière
sèche (MS) produite par hectare au niveau de chacun des traitements .A
cet effet, la formule ci-après à été
appliquée :
MS récolte (Kg/ha) = PF (kg) x [10.000
(m2 /ha) / surface récoltée (m2)] x [ PS
(kg) / PH (kg)
Avec MS , la masse de matière
sèche ; PF , le poids frais de biomasse
récoltée ; PS, le poids sec échantillon
et PH le poids humide de l'échantillon.
Par ailleurs, en ce qui concerne les paramètres
microbiologiques, nous avons procédé non seulement au
décompte et la prise du poids de toutes les nodosités racinaires
mais aussi à la détermination des taux d'infection des racines de
soja par les champignons mycorhiziens. Dans ce dernier cas, le traitement a
été effectué sur un échantillon de racine
fraîche suivant la méthode de Phillip et
Hayman et l'observation des structures mycorhiziennes grâce
à la méthode gradline
La méthode de philips et Hayman
consiste à :
· Prélever 1 gramme environ de racine fine
(radicelle ou poils absorbant) dans de petits flacons et ajouter 10 ml d'une
solution d'hydroxyde de potassium (KOH) à 10%
· Placer ensuite ces flacons au bain marie à
90° pendant 15min
· Enlever les flacons du bain marie après 15min et
rincer proprement les racines à l'eau de robinet.
· Ajouter 10 ml d'eau oxygénée
(H2O2 ) à 10% et laisser réagir pendant 10 min NB :
Ces traitements au KOH et à H2O2 ont pour rôle d'oxyder
la matière organique se trouvant sur la racine et de l'éclaircir
afin d'en favoriser la coloration.
· Rincer encore les racines à l'eau de robinet
puis ajouter 10ml de la solution de bleu trypan préparée en
utilisant 333 ml d'acide lactique, 333 ml de glycérol ,333 ml d'eau
distillée et 0,5g de la poudre de bleu trypan vendue dans le
commerce.
· Laisser séjourné les racines pendant au
moins 12 h dans le colorant avant de passer à l'observation. Le bleu
trypan colore les structures en bleu foncé, ce qui favorise leur
identification.
Quand à la méthode
gradline , elle consiste d'abord à identifier
au microscope photonique, à travers une préparation de racines
traitées, prélevée au hasard et placée dans une
boite de pétrie quadrillée ( figure n° VI ), des infections
mycorhiziennes observables à la figure n° VII .

Figure n° VI: Préparation de racines
traitées dans une boite de pétrie quadrillée
Figure n° VII: Aspect visible de la
préparation racinaire au microscope optique
Ensuite nous procédons à leur décompte au
niveau de chaque échantillon pour le calcul du taux de mycorhization
suivant la formule ci-après :
% de racines infectées = (Nombre de racine
infectées / nombre total de racines) x 100
Ce taux renseigne sur la disponibilité en phosphore
directement assimilable dans le sol et son évolution est fonction de
l'importance de la colonisation racinaire par les champignons.
Enfin, en ce qui concerne les rendements grain, nous avons
procédé au séchage au soleil, au battage des plants de
soja récoltés à maturité et à la
quantification de la récolte grain de soja par hectare.
3.3.3. Méthodes d'analyse des données
Plusieurs méthodes d'analyses de données tant
physico-chimiques que statistiques ont été utilisées au
cours de cette recherche.
· Analyses physico-chimiques
Les analyses physico-chimiques ont été
réalisées dans le laboratoire des Sciences du sol de la FSA aussi
bien pour les échantillons de sol que de biomasse prélevés
sur les sites d'essai suivant les méthodes standard d'analyses chimiques
(annexe 5).
· Analyses statistiques
Les données de cette étude ont
été saisies dans le logiciel Excel tandis que le programme
statistique SAS (Statistical Analysis System) a servi de base pour
établir les différences entre les moyennes (anova) et leur
ségrégation (au seuil de 5%). Pour le respect
des conditions de bases nécessaires à
l'utilisation du programme (normalité des résidus et
égalité des variances), Il a été
procédé à une transformation des variables discontinues;
notamment les transformations racine carrée (pour le nombre de nodule et
poids de 1000 graines) et arcsin (pour le taux de colonisation racinaire par
des mycorhizes).
Chapitre 4. Résultats et discussions
1ère Partie : Cas des essais
d'investigation
4.1.1. Caractéristiques physico- chimiques des
sols
Le tableau suivant présente les caractéristiques
physico-chimiques des sols de Sékou et de Gbowèlè
Tableau 3 : Caractéristiques
physico-chimiques des sols de Sékou et de Gbowèlè.
Paramètres physico-chimiques du sol
|
Echantillons de sol de :
|
|
Gbowèlè
|
Argile (%)
Texture
Limon (%)
Sable (%)
|
17,75 2,75 79,5
|
5 5.25 89,74
|
pH (eau)
pH
pH (KCl)
|
5,73 5,3
|
6,57 6, 05
|
C org (%)
|
0,69
|
0,65
|
M.O (%)
|
1,2
|
1,12
|
N tot (%)
|
0,058
|
0,034
|
C/N
|
11,96
|
19,2
|
P tot (ppm)
|
178,8
|
150,40
|
Phosphore
Pass (ppm)
( Bray I)
|
20,42
|
32,25
|
Ca 2+
|
0,84
|
1,99
|
Cations échangeables
Mg 2+
(mé/100g de sol)
|
1,03
|
0,95
|
K+
|
0,03
|
0,10
|
CEC (me/100g)
|
4
|
7
|
V (%)
|
47,42
|
43,38
|
|
Les analyses des sols résumées au sein du
tableau n°3 montrent des différences significatives entre ces sols
pour la plupart des variables physico-chimiques. Les substrats diffèrent
significativement par le pH, la granulométrie (argile, limon, sable), la
teneur en azote total, en phosphore et en bases échangeables.
Alors que le sol ferralitique de Sékou présente
une texture sablo-argileux avec un pH peu acide, celui de Gbowèlè
(sol ferrugineux) est plutôt neutre avec une texture sableuse
(Classification de Baize, 2000).
Quant aux valeurs de CEC et de C/N, Celles de
Gbowèlè avoisinent presque le double des valeurs du substrat de
Sékou. D'une part, il faut noter que ces valeurs du rapport C/N
témoignent dans les deux cas d'une faible humification mais surtout
d'une pauvreté en azote (car<1°/oo), ceci plus du
côté de Gbowèlè que de Sékou. Mais d'autre
part, la CEC positivement corrélée avec la teneur en
matière organique est au contraire plus élevé à
Gbowèlè qu'à Sékou. Toutefois, ces valeurs
confèrent aux deux sols un faible potentiel de rétention en
éléments nutritifs (CEC<100 mé/kg).
Par ailleurs, Malgré la différence très
marquée de la teneur en phosphore assimilable (Pass) entre ces deux
sols, ils se classent tous dans la catégorie des sols très
pauvres en P (car Pass <0,035°/oo ; caractéristique de la
plupart des sols tropicaux). Mais, il faut remarquer que le taux de
libération du Pass de Gbowèlè (20,42/178,8 soit 21%) est
très largement supérieur à celui de Sékou qui est
de 11%. On pourrait ainsi dire que le sol de Sékou tend vers une
très forte mobilisation du phosphore. Aussi, Faut-il noter que le
substrat de Sékou est hypermagnésique
(ca2+ / Mg2+ <2)
alors que le sol de Gbowèlè est calci-magnésique (Baize,
2000).
Il ressort enfin que sols ferrugineux ont une fertilité
chimique meilleure aux sols ferralitiques. Tous ces résultats
corroborent les conclusions auxquelles sont parvenus Youssouf et Lawani (1998)
; Javaheri et Baudoin (2001).
Bien que la culture du soja soit l'une des moins exigeantes en
matière d'éléments nutritifs dans le sol, la carence de
ces sols en azote (pouvant poser le problème du starter dose) et en
phosphore constitue une contrainte majeure pour la production rentable et
soutenue du soja en l'absence de tout apport extérieur d'engrais.
4.1.2. Essai en pots
4.1.2.1. Nodulation
Le nombre et poids des nodules sont deux critères
importants pour la détermination de la réponse à
l'inoculation.
L'effet des traitements sur le nombre de nodule est
révélé non significatif au seuil de 5% à l'analyse
des données de Sékou et de Gbowèlè (tableau 4, voir
page suivante).
Tableau n°4: Effet des traitements sur
le nombre et le poids des nodules des plants de soja cultivés en pot en
début de floraison sur sol ferralitique de Sékou et sur sol
ferrugineux de Gbowèlè en 2007.
Traitements
|
Nombre de Nodule (nombre/plant)
|
Poids des Nodules (g/plant)
|
|
Sékou
|
Gbowèlè
|
Sékou
|
Gbowèlè
|
Témoin
|
1 ( 0,17 ) cd
|
6 (0,55) ab
|
15 b
|
195 a
|
30Pn
|
0 ( 0 ) d
|
3 (0,48 ) b
|
0 b
|
94 a
|
60Pn
|
0 ( 0 ) d
|
7 (0,77) ab
|
0 b
|
120 a
|
90Pn
|
0 (0) d
|
5 (0,73) ab
|
0 b
|
249 a
|
30Pm
|
5 (0,44) c
|
5 (0,65) ab
|
57 b
|
180 a
|
60Pm
|
1 (0,15) cd
|
5 (0,73 ) ab
|
36 b
|
278 a
|
90Pm
|
0 (0) d
|
4 (0,64 ) ab
|
0 b
|
119 a
|
Ino
|
2 (0,34) cd
|
16 (1,19 ) ab
|
44 b
|
245 a
|
Ino30 Pn
|
17 (1,24) ab
|
12 (1,09 ) ab
|
153 ab
|
286 a
|
Ino60 Pn
|
15 (1,15) ab
|
16 (1,13 ) ab
|
108 b
|
292 a
|
Ino90 Pn
|
11 (0,76) bc
|
17 (1,23 ) a
|
75 b
|
293 a
|
Ino30 Pm
|
31 (1,47) a
|
25 (1,29 ) a
|
315 a
|
468 a
|
Ino60 Pm
|
18 (1,20) ab
|
18 (1,26 ) a
|
223 a
|
370 a
|
Ino90 Pm
|
28 (1,46) a
|
16 (1,02) ab
|
314 a
|
323 a
|
Pr < F CV
|
< ,0001*** 51,21
|
<0,0006***
33,151
|
<.0001*** 95,35
|
0,23ns 71,47
|
|
***très hautement significatif
Les valeurs entre parenthèses sont les valeurs
transformées, les valeurs suivies d'une même lettre ne sont pas
significativement différentes au seuil de 5%.
Tandis qu'à Gbowèlè, la formation des
nodules à été observée au niveau de tous les
traitements indépendamment de P (Pn ou Pm), à Sékou par
contre, il n'a pas été noté de nodule au niveau des
traitements non inoculé ayant reçu le Pn. Cette tendance est
renversée au niveau des traitements inoculés ayant reçus
le Pm, excepté le traitement 90 Pm. Par ailleurs, l'inoculation
accompagnée d'un apport de P (Pm ou Pn) a induit une augmentation du
nombre de nodule par rapport à la seule inoculation et par rapport aux
traitements non inoculés dans
les deux sites. Mais de façon générale,
en comparaison aux traitements ayant reçu le Pn, les traitements ayant
reçu le Pm ont eu un effet beaucoup plus marqué sur la formation
des nodules (figure n° VIII).
Traitements
!no
!no
Temoin
Ino9OP
Ino6OP
Ino3OP
90P
60P
30P
Temoin
Ino9OP
Ino6OP
Ino3OP
90P
60P
30P
Gbowèlè
Sekou
Nombre de nodule
35,0 30,0 25,0 20,0 15,0 10,0 5,0 0,0







Pm Pn
Figure n°VIII : Effet comparé
de deux sources de phosphore sur le nombre de nodules des plants de soja
cultivés sur deux types de sols sous serre en début de
floraison.
Pm=Phosphore minéral ; Pn=Phosphore naturel
En effet, à Sékou le nombre de nodule le plus
faible (0/plant) est obtenu avec les traitements non inoculés et le
nombre le plus élevé (31/plant) est obtenu avec le traitement
Ino30Pm. A Gbowèlè, le nombre de nodule le plus faible (3/plant)
est obtenu avec le traitement (30Pn) et le plus élevé (25/plant)
est obtenu avec le traitement Ino 30Pm. Par ailleurs, on note également
que l'apport des doses croissantes de P (Pm ou Pn) a entraîné une
diminution du nombre de nodule sur les deux sols.
En ce qui concerne le poids frais des nodules, l'analyse du
tableau 4 révèle la même tendance que celle observée
au niveau du nombre de nodules. Mais, sur le sol de Sékou, l'effet des
traitements est révélé très hautement significatif
au seuil de 1°/oo alors qu'à Gbowèlè, les traitements
n'ont pas eu d'effet notable sur le poids des nodules. A Sékou, pour un
même nombre de nodules obtenu avec le témoin et le traitement
60Pm, le poids frais de nodule est plus élevé pour le traitement
60Pm. De même, le traitement Ino+60Pm qui a présenté le
nombre de nodules le plus faible parmi les traitements inoculés et
fumés avec du phosphore, a enregistré le poids frais des nodules
le plus élevé (soit un poids moyen par nodule d'environ 18 mg)
alors que ce poids moyen n'est que de 10 mg pour le traitement Ino+30Pm.
4.1.2.2. Taux d'infection mycorhizienne des racines
Le tableau n°5 montre l'effet des différents
traitements sur le taux de mycorhization des racines des plants de soja
cultivés sur deux types de sols sous serre en début de floraison.
(moyenne de 4 répétitions).
Tableau n°5 : Effet des
traitements sur le taux de mycorhization des racines de plants de soja
semés en pot sur sol ferralitique à Sékou et ferrugineux
à Gbowèlè en début de
floraison (8 SAS)
|
|
|
Traitements
|
Taux d'infection des mycorhizes (%)
|
|
Gbowèlè
|
Témoin
|
42,61 a (0,83)
|
38,40 a (0,67)
|
30Pn
|
38,13 a (0,66 )
|
30,06 abc (0,58 )
|
60Pn
|
28,78 ab (0,56 )
|
26,24 abc (0,54 )
|
90Pn
|
19,04 b (0,45 )
|
19,04 c (0,45)
|
30Pm
|
29,49 b (0,57 )
|
27,74 abc (0,55)
|
60Pm
|
17,72 b (0,43 )
|
17,75 c (0,44)
|
90Pm
|
18,60 b (0,44 )
|
18,61 c (0,44)
|
Ino
|
32,94 ab (0,61 )
|
32,44 ab (0,60 )
|
Ino30 Pn
|
36,50 ab (0,645)
|
29,02 abc (0,57 )
|
Ino60 Pn
|
23,35 ab (0,50 )
|
23,35 bc (0,50 )
|
Ino90 Pn
|
24,11 ab (0,51 )
|
24,11 bc (0,50 )
|
Ino30 Pm
|
35,91 ab (0,64 )
|
25,31 bc (0,53 )
|
Ino60 Pm
|
28,46 ab (0,56 )
|
28,45 abc (0,56 )
|
Ino90 Pm
|
18,24 b (0,44 )
|
18,24 c (0,44)
|
Pr
|
0,0002***
|
< 0,0001***
|
CV
|
16,16
|
11,79
|
|
***très hautement significatif
Les valeurs réelles entre parenthèses ont subit
une transformation (2Arcsinvn). Les moyennes suivies d'une même lettre se
trouvant dans la même colonne ne sont pas significativement
différentes au seuil de 5% d'après le test de Student
Newman-Keuls.
Ces résultats montrent que l'infection mycorhizienne
est observée au niveau de tous les traitements indépendamment des
sols. D'après les résultats du test anova, l'effet des
traitements sur le paramètre étudié est
très hautement significatif au seuil de 1%o aussi bien sur sol
ferrugineux que sur sol ferralitique. Il faut aussi noter que ce sont les
traitements témoins qui ont présenté des taux de
mycorhization élevés. Par ailleurs, on note un taux d'infection
mycorhizienne est légèrement élevé au niveau des
traitements ayant reçu le P naturel que ceux fertilisés au P
artificiel.
4.1.2.3. Production de biomasse (des plants
coupés au collet) et rendement en N dans la biomasse en début de
floraison (8 SAS).
Le tableau n°6 donne des valeurs moyennes des rendements
en biomasse des plants de soja suivants les différents traitements
effectués en pot sur deux types de sols (moyenne sur 4
répétitions).
Tableau n°6: Effet des traitements
sur le rendement en biomasse et en azote (N) du soja en début de
floraison sur sol ferralitique à Sékou et sur sol ferrugineux
à Gbowèlè.
Traitements
|
Rendement en biomasse (g/plant)
|
Rendement en N dans la biomasse (mg N/plant)
|
|
Sékou
|
Gbowèlè
|
Sékou
|
Gbowèlè
|
Témoin
|
1,4 b
|
1,5 a
|
50 a
|
51a
|
30Pn
|
2a b
|
1,1 a
|
84 a
|
40 a
|
60Pn
|
2a b
|
1,1 a
|
88 a
|
40 a
|
90Pn
|
1,9 ab
|
1,2 a
|
90 a
|
50 a
|
30Pm
|
2,5 ab
|
1,2 a
|
82 a
|
54 a
|
60Pm
|
2,5 a
|
1,7 a
|
97 a
|
64 a
|
90Pm
|
2 ab
|
1,2 a
|
110 a
|
43 a
|
Ino
|
2 ab
|
1,2 a
|
82 a
|
43 a
|
Ino30Pn
|
2 ab
|
1,4 a
|
94 a
|
58 a
|
Ino60Pn
|
2 ab
|
1,5 a
|
78 a
|
41 a
|
Ino90Pn
|
1,6 ab
|
1,3 a
|
84 a
|
57 a
|
Ino30Pm
|
2,3 ab
|
2 a
|
88 a
|
76 a
|
Ino60Pm
|
2,3 ab
|
1,4 a
|
95 a
|
60 a
|
Ino90Pm
|
2,4 ab
|
1,2 a
|
93 a
|
50 a
|
Pr> F
|
0,02*
|
0,59 ns
|
0,28 ns
|
0,40 ns
|
CV
|
22, 04
|
38,80
|
28,57
|
38,66
|
|
ns : non significatif, *significatif au seuil de 5%
Excepté la production de biomasse enregistrée
à Sékou, l'analyse du tableau n°6 ne révèle
aucune différence significatif aussi bien sur le rendement en biomasse
que sur le rendement en N dans la biomasse sous l'effet des traitements. A
Sékou, nous notons une amélioration du rendement en biomasse au
niveau des traitements non inoculés et ayant reçu des doses
croissantes de P par rapport au témoin. En outre, l'effet des
traitements inoculés sur le rendement en biomasse des plants n'est pas
significativement différent des traitements non inoculés et ayant
reçu des doses croissantes de P. Toutefois, nous notons une
amélioration du rendement en biomasse des plants au niveau du traitement
60Pm en comparaison au témoin. Il est aussi noté une
amélioration du rendement en biomasse des traitements ayant reçu
du Pm par rapport à ceux comportant du Pn .Par ailleurs, nous notons une
légère amélioration du rendement en biomasse à
Sékou qu'à Gbowèlè.
En ce qui concerne le rendement en N, nous constatons que les
différents traitements n'ont pas eu un effet significatif au seuil de 5%
sur le rendement en N aussi bien à Sékou qu'à
Gbowèlè. A Sékou par contre, les traitements ayant
reçu les doses croissantes de P, inoculés ou non,
révèlent une légère amélioration du
rendement en N en comparaison au témoin.
D'autre part, le sol de Sékou présente, quelque
soit le traitement, des rendements en azote légèrement
supérieurs à ceux obtenus sur les sols de Gbowèlè.
A Sékou, le rendement en N le plus élevé (110 mg N/plante)
a été obtenu avec l'apport de phosphore artificiel (TSP) à
la dose de 90kg de P2O5/ha. Cependant, à Gbowèlè, le
rendement le plus élevé (76 mg N/plante) a été
obtenu avec l'apport de phosphore naturel à la dose de 30kg de P2O5/ha
combinée à l'inoculation.
4.1.2.4. Discussion des résultats en pots
L'analyse des différents résultats
révèle de l'importance de l'inoculation et de l'apport de P sur
les paramètres microbiologiques et agronomiques de production de soja.
Il ressort de cette rubrique que les sols d'essai sont faiblement fournis en
rhizobiums efficients. Cela s'explique par la quasi absence de nodules au
niveau des plants non inoculés .Mais, il faut noter que cette remarque
varie en fonction du type de sol et du précédent cultural de la
parcelle (Car on note une forte nodulation à Sékou qu'à
Gbowèlè). De l'autre coté, il semblerait que le P joue un
rôle important dans la mobilisation des bactéries présentes
dans le sol et ceci peut se traduire souvent par le développement
racinaire important (forte densité de poils absorbants par unité
de surface) des plants de soja fertilisé au P. La disponibilité
en phosphore assimilable dépendant à son tour du pH explique en
retour les résultats plus ou moins probants obtenus à
Gbowèlè en comparaison à ceux de Sékou.
Par ailleurs, de fortes doses en P ont entraîné
un effet dépressif sur l'activité des champignons mycorhiziens
(car évolue en sens contraire du taux d'infection des mycorhizes) comme
ce fut signalé par plusieurs auteurs (Boukcim et Mousain , 2000 ;
Tsvetkova et Georgiev ,2003). Ce constat est observé au niveau des
traitements fertilisés au P car la carence des sols de l'étude en
cet élément a été aussi noté et corrobore
ainsi la plupart des travaux portant sur la carence des sols tropicaux en
phosphore assimilable (Javaheri et Baudoin, 2001 ; Giller et Dashiell, 2007).
Un apport de Phosphore en cours de culture serait ainsi nécessaire pour
pallier ce problème. Mais, le problème de la disponibilité
de cet engrais aux plants durant leur cycle suivant la source d'apport se
trouve également posé ici. En effet, il a été ainsi
noté que le P naturel (Rock phosphate) se solubilise beaucoup moins et
ne serait pas disponible à la culture en cours. Cette remarque a
été faite grâce aux valeurs présentées par
les différents paramètres sous le Pn en comparaison aux valeurs
obtenues avec les traitements ayant reçu du phosphore artificiel (TSP).
Ces résultats sont similaires à ceux de Tossah (2000) qui signale
que l'effet du phosphore naturel équivalent à celui du TSP
fraîchement appliqué ne s'obtient qu'après trois ans de
culture chez le maïs. Ainsi, en matière de gestion durable des
écosystèmes cultivés, le phosphore naturel
paraîtrait le plus conseillé. Mais, compte tenu du temps qui nous
a été imparti, ce paramètre n'a pas été pris
en compte dans la suite des essais en station et en champs paysans.
Il est aussi important de noter l'action positive de
l'inoculation avec des souches efficientes de Bradyrhizobium d'une part mais
aussi de mettre l'accent sur la quantité à l'apport qui doit
être très élevée (comme le préconise
Boyeldieu, 1991) afin de minimiser d'éventuels compétitions entre
souches (illustration faite sur le substrat de Gbowèlè où
le traitement optimal à présenté une faible nodulation par
rapport à Sékou).
Enfin, des remarques concernant l'effet des rayonnements (car
pots transparents), les dimensions et les différences de densités
des substrats en pots sur la croissance racinaire, l'activité et la
survie des bactéries lors des expérimentations sont aussi des
facteurs à incriminer pour une compréhension plus pointue de
certaines différences observées.
Cette recherche a été de ce fait poursuivie en
station à Sékou (au niveau du site de prélèvement
initial de sol en se basant sur les tendances générales obtenues
auparavant. Mais, les apports du phosphore artificiel ont été
révisés pour déterminer le seuil maximal de nuisance de P
et la dose optimale à appliquer.
4.1.4. Essai en station expérimentale au
Lycée Agricole Médji de Sékou.
4.1.4.1. Nodulation
Le traitement des données des essais du site
expérimental de Sékou a permis d'obtenir la figure ci contre.

Nbre et Pds de nodules
40,0
35,0
30,0
25,0
20,0
15,0
10,0
5,0
0,0
Traitements
Série1
Série2
Figure n°IX : Effet des traitements
sur le nombre et le poids des nodules des plants de soja cultivés en
station sur sol ferralitique de Sékou en début de floraison
(Septembre, 2007). Légende : Série 1 : nombre de
nodules, Série 2 : Poids des nodules.
En ce qui concerne le nombre de nodules, seuls les
traitements inoculés présentent des nodosités et sont
significativement différents (au seuil de 5%) de ceux non
inoculés qui n'ont pas du tout nodulé. Même l'apport des
doses croissantes de P uniquement n'a pas permis d'amorcer la formation des
nodules.
Pour ce qui est des traitements inoculés, la
réponse varie suivant les doses de P. En effet, les traitements
inoculés et ayant reçu les différentes doses de P ne sont
pas significativement différents (au seuil de 5%) du traitement
inoculé excepté le traitement Ino+100P qui s'écarte de
tous les autres avec le plus grand nombre de nodule (33 nodules/plant) alors
que le plus petit (11 nodules/plant) a été enregistré au
niveau du traitement inoculé. L'apport des doses croissantes de P
doublé de l'inoculation a entraîné une augmentation
progressive du nombre de nodule qui est passé de 19 pour le 50P à
33 pour le 100P mais ce nombre chute à 21 nodules/plant lorsqu'on
apporte 150kg de P/ha.
Quant aux poids des nodules, c'est la même tendance qui
s'observe que pour le nombre de nodule à la seule différence que
le traitement inoculé (sans P) n'est pas significativement
différent de ceux non inoculés. Le poids de nodule le plus
élevé (1033 mg/plant) a été enregistré par
le traitement I+100P et le plus faible (202 mg/plant) est observé au
niveau du traitement inoculé.
4.1.4.2. Taux de mycorhization des racines
La poursuite des travaux en station de recherche du site de
Sékou a permis d'observer la tendance illustrée par la figure
suivante :
Témoin 50 P 100 P 150 P Ino 50 PIno 100 PIno 150 PIno
Traitements
50,0

Taux de mychorization et Pass
|
45,0
|
|
|
|
|
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|
Série1 Série2
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Figure n°X : Taux d'infection
mycorhizienne et disponibilité en phosphore assimilable (moyenne
effectué sur 4 répétitions) en fonction des
différents traitements appliqués en station d'essai de
Sékou en début de floraison (Septembre, 2007).

Série 1 : taux de mycorhization des racines
Série 2 : Phosphore assimilable
La mycorhization s'observe avec tous les traitements mais
varie selon les traitements. A des exceptions près, la figure X montre
une évolution en sens inverse des deux paramètres mesurés.
Même si aucun des traitements n'est significativement différent du
témoin, l'inoculation a engendré une diminution du taux de
mycorhization (24,4%) par rapport au témoin. Il en est de même
pour les traitements non inoculés qui, pour les mêmes doses de P,
présentent des taux de mycorhization inférieurs à ceux des
traitements inoculés. C'est le traitement 100P qui enregistre le
pourcentage le plus élevé (30,6%) alors que le plus faible
(15,6%) est obtenu avec le traitement inoculé et fertilisé avec
100kg P/ha.
Enfin, au niveau des traitements non inoculés, le
passage de 100 à 150kg P/ha a réduit sensiblement le taux
d'infection des mycorhizes de 30,6% à 20,3% ; ce taux d'infection est
inversement corrélé avec le nombre de nodule
(r2 = -0,70 ) (Annexe 6),
4.1.4.3. Production de biomasse en début de
floraison (à 8 SAS) et rendement grain à la récolte (13
SAS).
Les Figures ci-dessous donnent l'état de la
végétation en début de floraison (8 SAS) en fonction des
différents traitements à Sékou.

Biomasse observée avec le
traitement témoin
|
|
Biomasse observée avec le
traitement 100P
|
|

Biomasse observée avec le
traitement Inoculé
|
|
Biomasse observée avec le
traitement inoculé + 100P
|
|
Figure n° XI: Etat de la
végétation du soja en début de floraison en fonction des
traitements à Sékou en début de floraison (8 SAS).
Le tableau n°7, donne le rendement en biomasse et le
rendement grains obtenus dans
chaque cas de figure.
Tableau n° 7 : Effet de l'inoculation
et de l'apport de P sur le poids sec de la biomasse (plants
récoltés au collet) (8SAS) et le rendement en grain du soja
cultivé en champ à Sékou (Septembre, 2007).
Traitements
|
Poids sec biomasse 8 SAS (g/plant)
|
Rendement grain (kg/ha)
|
Témoin
|
2,3 c (0,52)
|
249,2 d (2,39)
|
50P
|
3,3 bc ( 0,63)
|
359 cd (2,55)
|
100P
|
4,3 bc ( 0,72)
|
564,8 cd (2,64)
|
150P
|
5,5 abc ( 0,77)
|
665,2 cd (2,805)
|
Ino
|
2,9 bc (0,58)
|
782,4 bc (2,85)
|
50PIno
|
6 abc (0,7)
|
1579,7 ab ( 3,18)
|
100PIno
|
8,7 a (0,97)
|
1961,4 a (3,28)
|
150PIno
|
6 ab (0,82)
|
2326,8 a (3,24)
|
P>F
|
0,0005***
|
0,0001***
|
CV (%)
|
15,99
|
7,55
|
|
***très hautement significatif au seul de 5%
Les moyennes suivies d'une même lettre se trouvant dans la
même colonne ne sont pas significativement différentes au seuil de
1°/oo d'après le test de Student Newman-Keuls.
1' Production de biomasse
En ce qui concerne le poids de la biomasse, il apparaît
une différence très hautement significative (au seuil de 1%o)
entre les traitements. L'application des doses croissantes de P a a permis une
légère augmentation de la quantité de biomasse qui est
passée de 3,3 g/plant pour le traitement 50P à 5,5 g/plant pour
150P. L'inoculation seule a améliorée significativement la
quantité de biomasse de 0,6 g/plant par rapport au témoin ;
tendance similaire pour les doses croissantes de P. Mais lorsque ces doses de P
sont doublées de l'inoculation, on constate des différences
significatives avec un maximum (8,7g /plant) obtenu avec le traitement
Ino+100P. Ainsi, les meilleurs résultats sont observés avec le
traitement Ino+100P (8,7 g/plant) et le plus faible avec le traitement
témoin (2,3 g/plant).
1' Rendement en Azote
Il est noté la même tendance au niveau du rendement
en azote que du rendement en biomasse. Le traitement Ino+100P apparaît
ici aussi comme le traitement le plus efficient (Figure n°XII).

Rendement en N2
0,2
0,2
0,1
0,1
0,0
Témoin 50P 100P 150P Ino 50PIno 100PIno 150PIno
Traitements
Figure n° XII : Rendement en azote
dans la biomasse à 8SAS des plants de soja installés à
Sékou.
4.1.4.4. Rendement grain
L'inoculation seule a entraîné une
différence significative par rapport au témoin. Au niveau des
traitements non inoculés, l'apport de doses croissantes de P n'a pas
entraîné une différence significative (au seuil de 5%) par
rapport au témoin mais a augmenté progressivement le rendement en
grain de 359 kg/ha pour le 50P à 665,2 kg/ha pour le 150P. Mais
lorsqu'on inocule ces traitements ayant reçu les différentes
doses de P, ils sont tous significativement différents du témoin.
Les traitements Ino+100P et Ino+150P sont significativement différents
non seulement du traitement inoculé sans P mais aussi de tous les
traitements non inoculés ; le plus for rendement ( 2326,8 kg/ha )
étant obtenu avec le traitement Ino+100P et le plus faible (249,2 kg/ha)
avec le témoin.
4.1.4.5. Discussion des résultats de
Sékou.
La mise en place de l'essai de Sékou à
été capitale pour la compréhension de bon nombre de
facteurs importants pour la production de soja notamment les paramètres
agronomiques (rendements en biomasse et en grains), microbiologiques (nombre et
poids des nodules, taux d'infection mycorhizienne) et chimiques (rendement en
azote, contraintes chimiques des sols). En plus des résultats
évoqués en pots, nous sommes parvenus à des conclusions
ci-après :
· l'inoculation est une des composantes clés de
l'amélioration des rendements du soja et doit être
renforcée par une nutrition phosphatée suffisante.
· La dose de 100 Kg de P205
à l'hectare apportée juste à la levée s'est
révélée optimale mais nous notons ici une
faible contribution à l'amélioration de la disponibilité
en phosphore du sol.
· Le semis tardif du soja compromet le rendement (cas de
Sékou où le semis a été
effectué en septembre).
· La variété de soja TGX 1894 3F dite
promiscuité répond bien à l'inoculation avec des
résultats significativement différents du
témoin.
2ème Partie : Cas des essais en champs
paysans
4.2.1. Caractéristiques physico-chimiques des
sols
Le tableau n° 8 suivant présente un condensé
des caractéristiques physico-chimiques des sols prélevés
au niveau de l'horizon 0-20 cm des sites d'essais.
Tableau n° 8 :
Caractéristiques physico-chimiques des sols des sites d'essais de
Dovogon (Zogbodomey) et de Yawa (Glazoué).
Sites
Paramètres physico-chimiques du sol Dovogon Yawa
Argile (%) 11 (7,5-15) 7,84 (7-9,25)
Texture Limon (%) 24,82 (22,5-28,5) 15,44 (7,25-25,5)
Sable (%) 64,18 (59-68,75) 76,49 (65,25-84,25)
pH
|
pH (eau) 6,74 (6,31-6,97) 6,35 (6,06-6,51)
pH (KCl) 6,18 (5,86-6,46) 5,78 (5,55-6,08)
|
|
C org (%)
1,13 (0,7-1,6) 0,61 (0,2-1,9)
M.O (%)
1,94 (1,2-2,8) 1,06 (0,3-3,3)
N tot (%) 0,10 (0,06-0,17) 0,04 (0,025-0,062)
C/N 12,62 (6,55-16,50) 13,4 (7,55-30,64)
0,97 (0,4-1,79) 0,47 (0,23-1,1)
Mg 2+ 2,79 (1,35-5,20) 3,02
(0,95-6,09)
K+ 0,18 (0,05-0,37) 0,19 (0,11-0,31)
Cations échangeables
(mé/100g de sol)
Ca 2+
P tot 133,2 (83,0-210,3) 59,45 (14,3-114)
Pass 15,73 (10,5-19,4) 15,56 (6,2-32,4)
Phosphore
(ppm)
CEC (me/100g) 26,71 (19-33) 35,88 (27-40)
V (%) 14,97 (6,62-23,98) 10,63 (3,73-20,91)
Source : LEM, 2008
Les valeurs entre parenthèses représentent
respectivement les valeurs maximales et minimales prises par les
paramètres au sein de chaque site.
Le tableau n° 8 présente de façon globale les
valeurs moyennes des paramètres quicaractérisent les
sols ferralitiques de Dovogon et ferrugineux de Yawa. Au sein de chacune
des zones nous notons des différences plus ou moins
importantes entre les deux sites pour la plupart des paramètres
physico-chimiques.
Alors que les deux sites sont caractérisés par des
sols à texture sablo-limoneux, les sols de Dovogon sont neutres tandis
que ceux de Yawa sont plutôt peu acide (Classification
de Baize, 2000). Cette faible acidité constitue un
préalable nécessaire à la vie dans les sols et à
une bonne nutrition minérale des plantes. Ce caractère
combiné aux très faibles teneurs en matières organiques
(M.O. < 3%) et à un type d'argile (kaolinite) confèrent tout
de même à ces sols un potentiel élevé en
éléments nutritifs (CEC>25) (Martin et Nolin, 1991). Mais,
l'examen de la disponibilité de tous les champs paysans en cations
échangeables relève d'une plus forte disponibilité en
Mg2+ par rapport au
Ca2+ qui est faible (sols hypermagnésique
car le rapport Ca2+
/Mg2+<2).
En outre, juste avant le semis, il a été
révélé que le taux de remplissage de la réserve
cationique (V%), un peu plus élevé à Dovogon qu'à
Yawa, se situe tout de même à un niveau inférieur au
cinquième de la réserve potentielle dans chacune des situations
(sols désaturés). Ceci caractérise le type d'agriculture,
le plus souvent à faible niveau d'intrants, pratiquée dans
lesdites zones qui conduirait à la dégradation des ressources en
sol.
Par ailleurs, nous notons une variabilité en phosphore
assimilable indépendamment de la réserve totale en phosphore avec
un pourcentage de libération variant de 12% (Dovogon) à 26%
(Yawa) en moyenne. Ceci corrobore également la thèse de la forte
rétention de cet élément dans la plupart des sols
tropicaux en général (Javaheri et Baudoin ,2001).
Enfin, il ressort aussi que les sols ferrugineux ont une
fertilité chimique meilleure aux sols ferralitiques et que la plupart
des sols de la zone d'étude sont carencés en azote et en
phosphore pourtant nécessaires à la production du soja.
4.2.2. Caractérisation et évolution de la
disponibilité en phosphore des sites d'étude.
La connaissance du statut de P ou de la disponibilité
en phosphore des différents sites d'essai est un des
éléments déterminants pour l'analyse et
l'interprétation des résultats puisque le phosphore est
considéré ici comme un facteur clé. A cet effet, nous
l'avons évalué à deux stades de notre intervention ;
d'abord avant la levée puis en pleine floraison (figures XIII et
XIV).
L'analyse du graphe révèle une
amélioration du statut en phosphore assimilable au niveau de toutes les
parcelles d'essai, quelque soit le traitement à 9 SAS en comparaison
à la période post-semis (situation initiale ou SI). En dehors du
gradian de fertilité un peu plus marqué au niveau des parcelles
1, 2 et 6 ( qui rend difficile les analyses) on note une amélioration
significative de la disponibilité en phosphore assimilable (Pass) des
parcelles fertilisées au P en comparaison aux parcelles non
fertilisées. Celle-ci a atteint une valeur maximale équivalente
à une augmentation de 92,14% de la réserve initiale en P
assimilable au niveau de la parcelle 7 (figure n ° XIII).

Phosphors assimilable
250
200
150
100
50
0
SI T P
Ino+P
SI
T P
!no
Ino+P SI T
P
Ino
Ino+P
SI T
P
Ino
Ino+P
SI T P
Ino
Ino+P
SI
T P
Ino
SI T
P
Ino
Ino+P
Ino
Ino+P
5
1
3 4
Traitements
2
6
7
1 SI 1 T 1 P 1 Ino
1 Ino+P
Figure n° XIII: Statut en phosphore
assimilable des unités parcellaires de Dovogon avant semis et en pleine
floraison (9 SAS).
Le même constat est également valable sur sol
ferrugineux à Yawa où l'on retrouve souvent sur certaines
parcelles des valeurs de P assimilable de l'avant semis souvent
supérieur aux réalités des unités parcellaires
ayant reçu des traitements (figure n° XIV)

120
100
80
60
40
20
0
Phosphore assimilable
1
8
2 3
6 7
4 5
Traitements
SI
P
Ino
Ino+P
SI T P
Ino
Ino+P
SI
P
Ino
Ino+P
SI
Ino
Ino+P
SI
P
Ino
Ino+P
SI
P
Ino
Ino+P
SI
Ino
Ino+13
SI
Ino Ino+P
1 SI
1 T 1 P 1 Ino
1 Ino+P
Figure n° XIV: Statut en phosphore
assimilable des unités parcellaires de Yawa avant semis et en pleine
floraison ( 9 SAS).
La contribution maximale en Pass est enregistrée ici au
niveau du champ 4 et est de l'ordre de 83,68% du Pass initial.
Il ressort de cette analyse l'idée d'une forte
hétérogénéité des milieux paysans souvent
responsable de grandes variabilités notées au cours des
expérimentations. Cette remarque a été également
notée par CTA et GTZ (1990). Il faut aussi noter la forte contribution
du phosphore minéral (TSP) à l'amélioration de la teneur
en phosphore des sols ; ce qui témoigne
de sa plus grande solubilité (Tossah, 2000). Mais, cette
solubilité semble être très variable au sein d'une
même zone et est révélée plus élevée
sur sol ferralitique que sur sol ferrugineux.
4.2.3. Précédent cultural des parcelles
La recherche et l'analyse des facteurs susceptibles
d'influencer les résultats sont capitales en milieux paysans pour
l'interprétation des données. Un des facteurs importants de la
variabilité se situe au niveau des pratiques culturales qui sont souvent
propres aux communautés locales. Les tableaux 9 et 10 présentent
les utilisations antérieures faites des parcelles d'essais (cinq
dernières années).
Tableau n° 9:
Précédents culturaux des sites de Dovogon/ Zogbodomey
Années
|
Sites d'essai
|
|
2
|
3
|
4
|
5
|
6
|
7
|
2008
|
PSP
|
-
|
-
|
-
|
-
|
-
|
-
|
-
|
|
M
|
A
|
M
|
A
|
J
|
J
|
J
|
2007
|
PSP
|
J
|
M
|
M
|
A
|
M
|
J
|
M
|
|
J
|
J
|
M
|
J
|
J
|
M
|
J
|
2006
|
PSP
|
Ma
|
J
|
J
|
MN
|
M
|
J
|
M
|
|
Ma
|
S
|
S
|
J
|
J
|
A
|
J
|
2005
|
PSP
|
J
|
J
|
N
|
M
|
A
|
J
|
M
|
|
C
|
J
|
N
|
J
|
J
|
N
|
J
|
2004
|
PSP
|
J
|
J
|
J
|
J
|
A
|
J
|
M
|
|
M
|
J
|
J
|
S
|
J
|
J
|
J
|
2003
|
PSP
|
J
|
J
|
Ma
|
J
|
MN
|
J
|
J
|
|
J
|
J
|
Ma
|
J
|
J
|
J
|
J
|
|
A=arachide ; C=Coton ; S=Soja ; M=maïs; Ma=Manioc ;
J=Jachère; N= Niébé; MN= association
Maïs-Niébé.
Le tableau n° 9 présente une diversité
d'utilisation des parcelles ayant abrité les sites d'essai. En effet, en
dehors de quelques rares cas de légumineuses intervenues au niveau des
successions culturales évoquées (soja, niébé et
arachide), un seul cas de culture de rente (coton) a été
signalé. Aussi, le soja considéré comme culture
améliorante intervient-il dans deux cas sur trois (soit 67 %) en
tête de rotation. Ce système se caractérise donc par une
forte pression sur les ressources en sol du fait de l'utilisation
prédominante de la céréale exigeante que constitue le
maïs. Ce qui conduirait à un bilan négatif en
élément nutritif. C'est la pratique culturale dominante dans la
zone sud du Bénin avec ici une période de jachère dont la
moyenne ne dépasse guère deux ans et un faible niveau
d'utilisation d'engrais. Beaucoup d'auteurs ont également abouti
à des conclusions similaires aussi bien au Bénin, en Afrique
au
Sud du Sahara et en Afrique tropicale en général
(Aho et Kossou, 1997 ; Houngnandan et al., 2005).
Ces remarques semblent être valables à Yawa
(tableau n° 10) où l'on note toutefois une diversification beaucoup
plus poussée de l'agriculture avec des successions culturales et des
jachères beaucoup plus fréquentes et longues.
Tableau n° 10: Précédents
culturaux des sites de Yawa/ Glazoué
Années
|
Sites d'essai
|
|
2
|
3
|
4
|
5
|
6
|
7
|
8
|
2008
|
PSP
|
-
|
-
|
-
|
-
|
-
|
-
|
-
|
-
|
|
N
|
J
|
J
|
N
|
J
|
J
|
J
|
J
|
2007
|
PSP
|
R
|
R
|
J
|
J
|
J
|
J
|
A
|
S
|
|
N
|
J
|
M
|
NA
|
M
|
J
|
J
|
J
|
2006
|
PSP
|
R
|
J
|
J
|
J
|
J
|
J
|
S
|
S
|
|
A
|
J
|
M
|
M
|
M
|
J
|
J
|
J
|
2005
|
PSP
|
R
|
J
|
J
|
J
|
J
|
J
|
J
|
M
|
|
J
|
J
|
M
|
M
|
M
|
J
|
M
|
J
|
2004
|
PSP
|
A
|
J
|
J
|
J
|
J
|
J
|
J
|
J
|
|
M
|
J
|
M
|
M
|
M
|
J
|
M
|
M
|
2003
|
PSP
|
A
|
J
|
J
|
J
|
J
|
J
|
J
|
A
|
|
M
|
J
|
M
|
M
|
M
|
J
|
M
|
J
|
|
A=arachide ;S=Soja ;M=maïs;Ma=Manioc;J=Jachere; N=
Niébé; MN= association Maïs-Niébé, R= Riz, NA=
Niébé-Arachide.
La pression contre les ressources en sol est plus faible que
précédemment ; ce qui témoigne d'une densité de
population plus faible et une disponibilité en terres plus grande comme
ce fut précisé par Van den Akker (1998).
4.2.4. Analyse du contexte social : une contrainte pour
l'extension du soja.
La valorisation de la filière soja au Bénin ne
pourrait se faire indépendamment des réalités
socio-économiques qui caractérisent chaque milieu rural. Au cours
de la période d'introduction des champs écoles au niveau des
villages retenus, nous nous sommes ainsi attelées à analyser
certaines pratiques endogènes qui entravent l'extension de la culture.
Il s'agit notamment du labour, du sarclage et de l'épandage d'engrais.
Ces opérations culturales ont été tout au long des essais
étudiées avec les producteurs afin de leur permettre de relever
les contre performances de leurs pratiques.
En ce qui concerne l'épandage d'engrais, il n'est pas
réalisé pour le soja et relève souvent de la rumeur selon
laquelle le soja n'aurait besoin d'aucun apport extérieur d'engrais.
La différence marquée entre les traitements
fertilisés et ceux qui ne le sont pas a démenti cette rumeur.
En ce qui concerne le labour, il est réalisé
non seulement par enfouissement d'une importante quantité d'adventices
(ce qui retarde souvent la croissance des plants juste après la
levée) mais aussi par le non respect des écartements entre lignes
(faible densité de culture qui traduit une utilisation non efficiente de
la terre comparée à l'effort énorme déployé
et les moyens colossaux investis). Il est à noter aussi que les grands
écartements entre lignes favorisent l'envahissement rapide des cultures
par les adventices et ainsi augmente le nombre de sarclages (figure n°
XV)

Densité paysanne
|
|
Densité expérimentée
|
|
Figure n° XV: Etat comparée
de la végétation du soja entre la densité de semis
paysanne et celle expérimentée
Il a été ainsi difficile de faire adopter les
écartements proposés pour des raisons le plus souvent
attribués aux types de sols et aux dimensions de la daba traditionnelle.
L'analyse de ce dernier paramètre a permis de révéler que
les dimensions de la lame de daba (largeur et longueur) varient suivant les
zones d'étude. Ainsi, en comparaison à la daba de Yawa (Tableau
n°11), celles de Dovogon sont plus larges que longues. Ce qui explique
l'existence de grands écartements entre lignes (> 75cm)
observés à Yawa.
Tableau n°11: Valeurs moyennes des
dimensions de la lame (moyenne de 10 échantillons).
Daba de
|
Caractéristiques (cm)
|
|
Largueur maximale
|
Longueur de la lame
|
Dovogon
|
18
|
21
|
32
|
Yawa
|
23
|
24,5
|
25,8
|
|
Afin d'approcher les densités que nous proposons, nous
avons réduit les écartements entre poquets à 0,15m et
conservé les écartements entre lignes à 0,75m.
En ce qui concerne la période de sarclage, elle est
choisie dans les zones d'étude lorsque le champ est complètement
envahi de mauvaises herbes qui entrent en compétition avec les cultures
(figure n° XV) ; ce qui limiterait la production du soja.
4.2.5. Nodulation et Mycorhization
L'effet moyen des traitements sur les paramètres
microbiologiques de la production de soja dans les deux sites d'études
est résumé dans le tableau n° 12.
Tableau n°12: Effet de
l'inoculation avec Bradyrhizobium japonicum et de l'apport de P sur la
nodulation et la mycorhization du soja cultivé en champs paysans
à Zado-Dovogon (Zogbodomey) et à Yawa (Glazoué) en pleine
floraison ( 9 SAS)
Traite- ments
|
Nombre de nodule
|
Poids frais nodule
|
Taux de mycorhizes
|
|
Yawa
|
Dovogon
|
Yawa
|
Dovogon
|
Yawa
|
T
|
6 (2,3) c
|
8 (2,8) a
|
0,09 b
|
0,15 b
|
44 (0,7) a
|
48 (0,76) a
|
P
|
13 (3,6) b
|
12(3,4) a
|
0,24 b
|
0,33 a
|
35 (0,6) b
|
34 (0,62) b
|
Ino
|
15 (3,8) b
|
11 (3,2) a
|
0,21b
|
0,24 ab
|
39 (0,7) ab
|
46 (0,75) a
|
Ino+P
|
25 (4,9) a
|
13 (3,5) a
|
0,44 a
|
0,38 a
|
34 (0,62) b
|
35 (0,63) b
|
Pr
|
0,001***
|
0,266 ns
|
0,0003 ***
|
0,02*
|
0,01**
|
0,0003***
|
CV
|
24,97
|
24,94
|
49,15
|
49,79
|
8,73
|
9,94
|
|
ns= non significatif
* = différence significative au seuil de 5%
** = différence significative au seuil de 1%
*** = différence significative au seuil de 1%o
Les valeurs entre parenthèses sont des valeurs
transformées ; celles suivies d'une même lettre ne sont pas
significativement différentes l'une de l'autre au seuil de 5%.
Le tableau n°12 indique que des
nodosités sont observées dans tous les champs
paysans indépendamment des traitements et des sites, mais leur nombre
est variable. Pour le
nombre de nodule, une différence très hautement
significative (au seuil de 1%o) est observée entre les traitements
à Dovogon ; ce qui n'est pas le cas à Yawa. Le nombre de nodules
le plus faible est observé avec le témoin et le plus
élevé avec Ino+P au niveau des deux sites.
L'inoculation a amélioré significativement le
nombre de nodule à Dovogon, le portant de 6 nodules par plant
(témoin) à 15 nodules/plant (Ino), tendance similaire pour le
traitement P dans ce même site. Cette tendance a été
pratiquement observée dans tous les champs paysans à Dovogon
(figure n° XVI).

50
40
30
20
10
0
P
P
P
P
P
P
P
In°
Ino+P
T
In°
Ino+P
T
In°
Ino+P
T
In°
Ino+P
T
In°
Ino+P
T
In°
Ino+P
T
In°
Ino+P
T
Figure n° XVI : Effet de
l'inoculation et/ou de l'apport de P sur la formation des nodules à
Dovogon en pleine floraison ( 9 SAS).
Bien que l'inoculation n'ait pas été
significative à Yawa, une observation de la figure XVII indique pourtant
une réponse positive dans 6 champs sur les 8 concernés par cette
étude (soit 75% des cas).
traitem ents

nodule/plant
25
20
30
15
10
5
0
P
P
P
P
P
P
P
P
T
T
T
T
T
T
T
T
Ino+P
!no
Ino+P
Ino+P
!no
Ino+P
!no
Ino+P
!no
Ino+P
!no
Ino+P
!no
!no
!no
Ino+P
7
5
1 T
1 P
1 Ino
1 Ino+P
2 T
2 P
2 Ino
2 Ino+P
Figure n° XVII : Effet de
l'inoculation et/ou de l'apport de P sur la formation des nodules à Yawa
en pleine floraison ( 9 SAS).
Par ailleurs, une synergie a été observée
avec le traitement Ino+P qui a produit une moyenne de 25 nodules/plant contre
seulement 6 nodules/plant pour le témoin à Dovogon.
Pour le poids des nodules, les mêmes
tendances décrites plus loin ont été observées
à la différence que le traitement Ino+P a produit des poids
moyens de nodules significativement différents du témoin dans les
deux villages.
Quant à la mycorhization, elle a
été bien observée dans tous les traitements et dans tous
les sites. Bien qu'une différence significative (au seuil de 5%) soit
observée entre les traitements à Dovogon et à Yawa, ce
sont les traitements témoin qui ont présenté les taux de
mycorhization les plus élevés (44% à Dovogon et 48%
à Yawa) et les traitements contenant le P, les taux les plus faibles en
moyenne de 34% dans les deux sites. Par ailleurs, il est signalé
à Yawa une forte corrélation négative
(r2=-0,56) entre le taux de mycorhization et la disponibilité
en phosphore directement assimilable ; tel n'est pas le cas à Dovogon
(annexe.
L'interprétation des résultats d'analyse nous
révèle que la réponse à la nodulation est beaucoup
plus marquée sous l'effet combiné de la disponibilité du
phosphore assimilable et de la présence de souches rhizobiennes
efficientes (apportées par ici par l'inoculation de la culture). Ces
résultats sont semblables à ceux notés par Lof et al.,
1990 ; FAO, 2004 ; Miao et al., 2007. Ainsi, les faibles réponses
enregistrées par endroit traduiraient de la carence en P et de
l'inexistence quasi-totale de souches efficientes de rhizobium dans les sols
d'études. Ces observations sont similaires à celles de Javaheri
et Baudoin, 2001 ; FAO, 2004 ; Giller et Dashill, 2007). Mais, il faut
remarquer que cette réponse à l'inoculation est plus
marquée à Dovogon (plus de nodulation au niveau des traitements
inoculés) qu'à Yawa. Cela pourrait s'expliquer par le fait de la
nouvelle introduction du soja sur les terres à Dovogon alors qu'à
Yawa, l'intégration du soja au système de culture est une
tradition ancienne. Par ailleurs, les faibles teneurs en calcium des sols de
Yawa en comparaison aux sols de Dovogon (Tableau 14), constituent aussi des
contraintes majeures à l'activité rhizobienne dans cette zone
(Lof et al., 1990).
En ce qui concerne la mycorhization, les résultats
d'analyse suggèrent à Yawa de l'existence d'un effet antagoniste
entre la colonisation racinaire des plants de soja par les mycorhizes et la
disponibilité en phosphore. Plusieurs travaux ont déjà
rapporté que dans un sol riche en P, le taux de mycorhization des
plantes est faible (Boukcim et al., 2000 ; Houngnandan et al. 2000). Tel n'est
pas le cas à Dovogon où il à été
précédemment signalé une forte nodulation en comparaison
à Yawa. Par ailleurs, tandis que l'activité des champignons
mycorhiziens et celle des rhizobiums sont négativement
corrélées à Dovogon, aucune corrélation n'est
observé à Yawa (annexe 7 et 8). Ces
différentes remarques suggèrent
en outre de l'existence, de part et d'autre des zones
d'études, d'espèces différentes de champignons ayant des
modes de vie quelque peu différents. En effet, les espèces
retrouvées à Dovogon et les souches de rhizobiums ont
présenté un mode de vie antagoniste au contraire des formes
signalées à Yawa. Ces différentes observations corroborent
les conclusions auxquelles sont parvenus Abdelgadir (1998), Ben et al.
(2003).
4.2.6. Production de biomasse et rendement en Azote des
plants en pleine floraison (9
SAS)
4.2.6.1. Production de biomasse et rendement en azote
à 9 SAS
La hauteur des plants en pleine floraison, la quantité
de biomasse produite et le rendement en azote sont des paramètres
très fortement corrélés au seuil de 5% (annexe 7
et 8) aussi bien à Yawa qu'à Dovogon. La figure n°
XVII donne une illustration de l'effet des traitements sur la production de
biomasse des plants de soja.

Traitement P
Témoin
A- Traitements non inoculés

Ino+P
Ino
B- Traitements inoculés
Figure n° XVIII : (A et B) : Contraste
observée dans la production de biomasse avec chacun des traitements.
Le tableau 13 présente les valeurs moyennes des
paramètres de rendement en biomasse et en N suivant les deux zones
d'étude.
Tableau n°13: Effet de
l'inoculation avec et de l'apport de P sur la production de biomasse et le
rendement en azote du soja cultivé en champs paysans à
Zado-Dovogon (Zogbodomey) et à Yawa (Glazoué) en pleine floraison
( 9 SAS).
Hauteur des plants Biomasse produite Rendement en Azote
Traite-
|
(cm)
|
(kg MS/ha)
|
(kg/ha)
|
ments
|
Dovogon
|
Yawa
|
Dovogon
|
Yawa
|
Dovogon
|
Yawa
|
T
|
51 b
|
45 c
|
1124 b
|
1405,0 c
|
37,42 b
|
27,27 c
|
P
|
66 a
|
54 b
|
2325,9 a
|
1836,3 b
|
93,55 a
|
55,14 ab
|
Ino
|
51 b
|
52 b
|
1338,4 b
|
1664,9 bc
|
49,82 b
|
42,98 b
|
InoP
|
66 ab
|
63 a
|
2465,0 a
|
2374,7 a
|
102,41 a
|
65,13 a
|
Pr
|
0,001***
|
0,0001***
|
0,01**
|
0,0001***
|
0,01**
|
0,0001***
|
CV
|
16,5
|
11,91
|
43,17
|
17,96
|
48,50
|
26,06
|
|
ns= non significatif * = différence significative au
seuil de 5%
** = différence significative au seuil de 1% *** =
différence significative au seuil de 1%o
Les valeurs suivies d'une même lettre ne sont pas
significativement différents l'une de l'autre au seuil de 5%.
Le tableau n°13 révèle une
différence très hautement significative (au seuil de 1%o) entre
la hauteur des plants sous l'effet des traitements au niveau des deux sites.
Les plus faibles hauteurs de plants sont enregistrées avec le traitement
témoin tandis que les plants les plus hauts sont observés sous le
traitement Ino+P.
Tandis qu'à Dovogon aucune amélioration
significative de la hauteur des plants au niveau du traitement Ino en
comparaison au traitement témoin n'est notée, il est
révélé à Yawa une réponse positive à
l'inoculation. Celle-ci s'est traduite par une amélioration en hauteur
de près de 10 cm des plants ayant reçu le traitement «
inoculé » en comparaison au témoin ; tendance similaire
observée avec le traitement P dans ce site. En outre, Il a
été aussi noté à Yawa une synergie entre les deux
facteurs au niveau du traitement Ino+P qui a permis d'obtenir la hauteur
maximale de 63 cm contre seulement 45 cm pour le témoin. Cette tendance
est aussi signalée à Dovogon, mais avec un effet beaucoup moins
marqué (66 cm pour le traitement Ino+P contre 51 cm pour le
témoin).
Les tendances similaires observées entre les deux sites
pour la hauteur des plants est notée au niveau de la production de
biomasse. Il est révélé au sein des deux villages un effet
significatif des traitements sur la production de biomasse au seuil de 5%. La
production maximale de biomasse est observée sous le traitement Ino+P
tandis que les plus faibles rendements en biomasse sont notés au niveau
du traitement témoin. Il est ainsi noté des rendements de
biomasse respectivement à Dovogon et à Yawa de 2465 et 2374,7 Kg
MS/ha sous le traitement Ino+P contre 1124 et 1405 Kg MS/ha sous le traitement
témoin ; soit environ une augmentation correspondant pratiquement
à celle du témoin au sein des deux sites. Il importe aussi de
noter l'effet positif de l'inoculation en comparaison au témoin se
traduisant par une augmentation en biomasse respectivement de 214,4 et 256,9 Kg
de matière sèche par hectare à Yawa et à Dovogon.
Une amélioration similaire des rendements en biomasse est aussi
observée avec le traitement P.
Enfin, il est signalé la même tendance entre
l'évolution du rendement en azote dans la biomasse et celle
observée sur la production de biomasse des plants récoltés
à 9 SAS, à la différence que la synergie observée
au niveau du traitement Ino+P est plus importante. Il est ainsi noté un
niveau de rendement en azote du traitement Ino+P 3 fois supérieur
à celui du traitement témoin.
4.2.6.2. Production de matière sèche
(paille) à la récolte (120 JAS).
La production totale de biomasse (plants coupés au
collet) du soja évaluée en fin de cycle au cours de ces essais
est résumée dans le tableau ci-après.
Tableau n°14: Effet de
l'inoculation avec B. japonicum et de l'apport de P sur la production
de paille du soja cultivé en champs paysans à Zado-Dovogon
(Zogbodomey) et à
Yawa (Glazoué) à la récolte (120 JAS).
|
|
|
|
|
Paille (Kg/ha)
|
Traitements
|
Dovogon
|
Yawa
|
T
|
1551,3 b
|
2046,8 b
|
P
|
3201,1 a
|
3728,1 a
|
Ino
|
1728,7 b
|
1835,1 b
|
Ino+P
|
2849,7 a
|
4297,7 a
|
P
|
0,01**
|
0,0001***
|
CV
|
39,75
|
28,45
|
|
ns= non significatif
* = différence significative au seuil de 5%
** = différence significative au seuil de 1%
*** = différence significative au seuil de 1%o
Les valeurs suivies d'une même lettre ne sont pas
significativement différents l'une de l'autre au seuil
de 5%.
En ce qui concerne la production de matière
sèche relative à la production de soja en fin de cycle, il est
noté la même tendance que celle observée en pleine
floraison. Mais, il importe de relever une nette amélioration de la
quantité de paille totale produite non seulement au niveau de chacun des
traitements mais aussi au sein de chacun des villages. Il faut également
noter l'effet positif de l'inoculation et de P (mais beaucoup plus
marqué au niveau de P) qui à permis d'obtenir une production de
paille supérieure au témoin .Par ailleurs tandis que l'effet de
la synergie des deux traitements (Ino et P) est noté au niveau de Yawa,
ce constat n'est pas révélé à Dovogon (car le P
à lui seul donne un rendement supérieur à l'effet
combiné de Ino +P).
L'interprétation des résultats d'analyse
révèle une amélioration significative de la production de
biomasse et le rendement en azote au sein des deux villages sous l'effet des
traitements appliqués. Même si l'effet positif de l'inoculation et
du phosphore pris isolement ont été notés dans la plupart
des champs paysans, les meilleurs résultats ont été
généralement signalés sous l'effet combiné des deux
facteurs. Cela suggère que le phosphore et l'azote sont des
éléments nutritifs nécessaires à une bonne
production. Il ressort aussi que les sols ferralitiques et ferrugineux des
zones d'étude sont carencés en ces éléments. Ces
observations
corroborent les conclusions auxquelles sont parvenues
Javaheri et Baudoin, (2001), FAO (2004). Mais à Dovogon, l'effet un peu
plus marqué de P sur la production de biomasse et le rendement en azote
suggère que le P est l'élément le plus limitant de la
production agricole dans cette zone du Sud-Bénin et non l'azote. Ces
résultats sont confirmés par les caractéristiques
physico-chimiques de ces sols (Tableau n° 3).
4.2.6.3. Rendement grain de la culture du soja en fin
de cycle (120 jours après semis)
Le rendement est une fonction multiplicatrice de plusieurs
facteurs notamment le nombre de gousse et le poids des graines.
La figure ci-dessus présente une vue
générale d'un champ de soja arrivé à
maturité.

Figure n° XIX : Champ de soja de la
variété TGX 1442 2F à maturité Dovogon, commune de
Zogbodomey (120 jours après semis).
Les rendements obtenus avec la variété de soja TGX
1448 2E en fin de cycle (120 JAS) au sud et au Centre-Bénin sont
consignés dans le tableau n° 15 ci-après.
Tableau n° 15: Effet de
l'inoculation avec B. japonicum et de l'apport de P sur le rendement
grain du soja cultivé en champs paysans à Zado-Dovogon
(Zogbodomey) et à Yawa (Glazoué) à la récolte ( 120
JAS).
|
Nombre de gousse/
|
Poids frais de 1.000 graines
|
Rendement grain
|
Traite-
|
plant
|
(g)
|
(Kg/ha)
|
ments
|
Dovogon
|
Yawa
|
Dovogon
|
Yawa
|
Dovogon
|
Yawa
|
T
|
17 c (4,2)
|
28 b (5,2)
|
138,75 a
|
129,84 a
|
839,5 b
|
1302,5 b
|
P
|
31 ab (5,5)
|
46 a (6,7)
|
146,4 a
|
128,74 a
|
1762,9 a
|
1883,5 a
|
Ino
|
23 bc (4,8)
|
23 b (5,1)
|
143,2 a
|
125,68 a
|
1114,3 b
|
1172,4 b
|
Ino+P
|
37 a (6,1)
|
51a (7,1)
|
144,68 a
|
126,34 a
|
1772,4 a
|
2285,0 a
|
P
|
0,003**
|
0,0001***
|
0,462ns
|
0,649ns
|
0,001**
|
0,0001***
|
CV
|
16,56
|
13,78
|
6,4
|
5,83
|
31,59
|
25,21
|
|
ns= non significatif
** = différence significative au seuil de 1%
*** = différence significative au seuil de 1%o
Les valeurs entre parenthèses sont des valeurs
transformées des paramètres ; celles suivies d'une même
lettre ne sont pas significativement différentes l'une de l'autre au
seuil de 5%.
Excepté le poids de 1000 graines qui ne varie pas en
fonction des traitements, le tableau 15 révèle une
différence hautement significative de l'effet des traitements sur le
nombre et le rendement grain du soja dans les deux sites. Cependant, par
comparaison des effets de chacun des traitements d'un site à l'autre, le
tableau 15 révèle une légère amélioration
des effets de chaque traitement observé à Yawa en comparaison
à Dovogon. En effet, une moyenne générale effectuée
par site indique les poids de 1000 graines respectifs de 128 g et 143,25 g
à Dovogon et à Yawa.
Le tableau 15 révèle en outre un nombre
beaucoup plus important de gousse par plant au niveau des traitements
fertilisés au P en comparaison aux traitements n'ayant reçu
aucune dose de P. Mais dans les deux villages, c'est l'effet combiné des
deux facteurs qui a permis
d'obtenir le nombre de gousse par plant le plus
élevé. Contrairement à Yawa, il est noté à
Dovogon une nette amélioration du nombre de gousse par plant sous
l'effet de l'inoculation seule par rapport au témoin.
Quant à la production de graines de soja, il est
révélé la même tendance que celle observée au
niveau du nombre de gousses. Par ailleurs, il est noté une très
forte corrélation entre ces deux variables (r2>80%). Les
meilleurs rendements sont obtenus dans les deux villages sous l'effet
combiné des deux facteurs. Les rendements grains obtenus correspondent
en moyenne au double du témoin. Cette remarque est confirmée
à Yawa par les données relevées au niveau des
différents champs paysans (figure n° XIX).
Traitements

1 T 1 P 1 Ino
1 Ino+P
3000
2500
2000
1500
1000
500
0
Rendements grain (Kg/ha)
Ino+P
T
P
!no
Ino+P
T
P
!no
Ino+P
T
Ino+P
T
P
!no
Ino+P
T
P
!no
P
!no
Ino+P
T
P
!no
Ino+P
T
P
!no
4
2
5
6
3
7
1
Figure n° XX : Effet de
l'inoculation avec B. japonicum et de l'apport de P sur la production
de biomasse du soja cultivé en champs paysans à Dovogon en pleine
floraison ( 9 SAS).
A Yawa (figure n° XXI), l'action combinée de
l'inoculation et du phosphore est révélée dans 5 cas sur 8
(soit 62%) et prévaut ainsi pour la détermination du rendement
grain.
Par contre, l'analyse des résultats obtenus au niveau
des différents champs paysans tend à révéler un
effet beaucoup plus marqué de P (dans 57% des cas) que de la combinaison
des deux facteurs sur le rendement grain du soja à Dovogon (figure
n° XXI).
Traitements

Rendements grains (kg/ha)
4000
2000
5000
3000
1000
0
T
P
Ino
Ino+P
T
P
Ino
Ino+P
T
P
Ino
Ino+P
T
P
Ino
Ino+P
T
P
Ino
Ino+P
T
P
Ino
Ino+P
T
P
Ino
Ino+P
T
P
Ino
Ino+P
1 T 1 P 1 Ino
1 Ino+P
Figure n° XXI : Effet de
l'inoculation avec Bradyrhizobium japonicum et de l'apport de P sur la
production de biomasse du soja cultivé en champs paysans à Yawa
au cours de la pleine floraison ( 9 SAS).
Les réponses positives obtenues par l'effet des
différents traitements sur le rendement grain de soja
révèlent non seulement que le phosphore et l'azote sont des
facteurs de rendement du soja mais aussi que la plupart des sols de la zone
d'étude sont déficients en ces éléments. Ces
résultats sont corroborent les conclusions de Lof et al.(1990) ; Madimba
(1993) ; Javaheri et Baudoin (2001) ; FAO (2004) ; Giller et Dashiell (2007).
Aussi, il est révélé que le poids de 1000 graines est une
caractéristique propre à la variété et ne
dépend pas des traitements appliqués .Toutefois, il a
été noté une légère variation due à
l'effet du site.
Au vue de tous les résultats obtenus, en passant aussi
bien en pots qu'aux essais en champs paysans et en station expérimentale
du site de Sékou, il est révélé de façon
incontestable et répétée les mêmes tendances :
l'azote (testée à travers l'inoculation) et le phosphore sont des
facteurs clés de production du Soja. La valorisation des ces travaux
s'avère donc capitale, mais quel peut en être le coût
d'opportunité lié à l'adoption de l'innovation ?
4.2.7. Evaluation des coûts et avantages liés
aux différents traitements utilisés pour la production du soja
L'évaluation des avantages comparatifs liés aux
différents traitements est un préalable nécessaire pour le
succès de l'innovation et sa vulgarisation en milieu paysan. Les
tableaux 16 et 17 donnent un aperçu global des gains
supplémentaires obtenus dans chacun des villages par rapport au
témoin considéré comme étalon.
En matière de production de biomasse, il est
noté à Dovogon une nette amélioration de la production de
biomasse supplémentaire de tous les traitements en comparaison au
témoin (tableau n° 16). La plus grande production de biomasse
étant enregistrée au niveau des traitements fertilisés au
P et correspond à près de 10 fois celle obtenue avec le
traitement inoculé.
En considérant 137,6 FCFA comme coût de
production d'un kilogramme de soja dans un système de production manuel
signalé par une équipe de consultant de la société
fludor après des enquêtes de terrain, on peut établir le
tableau suivant :
Tableau n°16 : Avantage
comparé de l'effet des différents traitements sur la production
du soja à Dovogon
Traitements
|
Rendements (kg/ha)
|
Ecart par rapport à l'étalon
(témoin)
|
Gain potentiel
|
|
grain
|
biomasse
|
grain
|
biomasse
|
Grain (FCFA)
|
Témoin
|
1551,3
|
839,5
|
0
|
0
|
0
|
0
|
Phosphore
|
3201,1
|
1762,9
|
1649,8
|
923,4
|
1649,8 UF
|
127.060
|
Inoculation
|
1728,7
|
1114,3
|
177,4
|
274,8
|
177,4 UF
|
37.812
|
Inoculation + phosphore
|
2849,7
|
1772,4
|
1298,4
|
932,9
|
1298,4 UF
|
128.367
|
|
NB : le coût du Kg de P est
évalué à 250 FCFA soit 12.250 F le sac de 50kg UF=
unité fertilisante (Kg d'éléments majeurs N, P, K par Kg
de MS).
La même tendance est observée au niveau des
rendements en grain.
Quoiqu'il ne soit noté un effet positif lié au
traitement inoculé à Yawa, les gains supplémentaires
liés à la production de biomasse et de graines de soja sont
importants (Tableau 16). Les meilleurs résultats sont obtenus avec le
traitement inoculé et fertilisé au P qui avoisinent le double des
gains enregistrés par le traitement ayant reçu le P.
Considérant toute chose égale par tout
ailleurs, il apparaît de façon plausible un effet
améliorateur de la production de biomasse et de graines de soja
lié aux traitements appliqués
en comparaison au témoin. En considérant les
dépenses liées à l'utilisation de 100 kg de P2O5 (217,39
kg de TSP à 46% P2O5) évaluée à 54.348
FCFA et au plus 5.000 CFA environ par hectare comme frais pour l'achat du
fertilisant biologique (inoculum), il est possible d'obtenir des gains
financiers supérieur aux dépenses supplémentaires
liées à l'utilisation des intrants. Par ailleurs,
l'arrière effet des engrais et de l'inoculation combinée à
celui que produirait la quantité de biomasse produite est énorme.
Aussi, enregistrons-nous un gain beaucoup plus important au niveau de la
variété TGX 1442 2E par comparaison à la
variété Jupiter ou variété locale en raison de
l'éclatement de gousse et la perte importante de graines
observées chez cette dernière en fin de cycle.
Tableau n°17 : Avantages
comparés de l'effet des différents traitements sur la production
du soja à Yawa
Traitements
|
Rendements (kg/ha)
|
Ecart par rapport à l'étalon
(témoin)
|
Gain potentiel
|
|
grain
|
biomasse
|
grain
|
biomasse
|
Grain (FCFA)
|
Témoin
|
2046,8
|
1302,5
|
0
|
0
|
-
|
-
|
Phosphore
|
3728,1
|
1883,5
|
1681,3
|
581
|
1681UF
|
79.946
|
Inoculation
|
1835,1
|
1172,4
|
-211,7
|
-130
|
-
|
-
|
Inoculation + phosphore
|
4297,7
|
2285,0
|
2250
|
982,5
|
2250 UF
|
135.192
|
|
NB : le coût du Kg de P est
évalué à 250 FCFA soit 12.250F le sac de 50kg
UF=unité fertilisante.
Mais considérant les dépenses effectuées
tout au long de la culture et des effets dépressifs de P observés
dans certains champs paysans, dépenses et réalités
auxquelles le présent sujet n'est pas appeler à se prononcer, il
serait judicieux de réduire la dose d'engrais à un minimum de 50
kg/ha (soit environ 1sac) en attendant qu'un point de doute ne soit
complètement levé sur cet aspect.
CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS
La présente étude nous a permis
d'apprécier l'effet de l'inoculation, de différentes doses de P
et de leur combinaison sur la production du soja dans deux zones
agro-écologiques du Bénin. A travers les résultats
obtenus, nous constatons que :
· L'inoculation et l'apport de P ont contribué
à améliorer les différents paramètres
étudiés: les sols d'études sont donc déficients en
N et P ; ce qui constitue des contraintes majeures à l'extension du soja
au Bénin
· L'inoculation de la varieté TGX 1448 2E a
favorisé la nodulation aussi bien à Dovogon qu'à Yawa et a
aussi permis d'améliorer le rendement grain du soja à Dovogon en
le faisant passer de 839,5 pour le témoin à 1114,3 kg/ha
· La dose de 100 kg/ha P a réduit le taux
d'infection des mycorhizes de 20,45 % et de 29,15% respectivement à
Dovogon et à Yawa
· La production de biomasse et le rendement grains ont
été améliorés par un apport de 100 kg P/ha (soit un
rendement grain maximal de 1772,4 kg/ha à Dovogon contre 2285 kg/ha
à Yawa).
· Quelque soit le site de production, la culture de soja
est rentable et le coût des intrants est compensé par le surplus
de production ;
· Il a été observé un effet
antagoniste au niveau de l'activité de deux symbiotes
bactéries-champignons à Dovogon .
· la densité de semis 75 cm (entre ligne) x 15 cm
(entre poquet) x 3 (graines) soit 267.000 plants /ha s'est avérée
acceptable et productive
Eu égard à tout ce qui précède, nous
suggérons de :
· Entreprendre des recherches plus approfondies sur les
souches efficientes de rhizobium.
· Envisager des études approfondies sur la question
des mycorhizes en vue de rendre effective leur utilisation pour faire face aux
carences en P et autres éléments nutritifs du sol.
· Appliquer une densité de 267000 plants/ha pour
cette culture.
· Utiliser de façon systématique la technique
de l'inoculation et d'une fertilisation dose minimale de 50 Kg P/ha pour toute
nouvelle culture de soja .
· Evaluer l'arrière effet des traitements
appliqués pour étudier la rentabilité de l'innovation
· Sensibiliser et former les producteurs et intégrer
le soja dans les habitudes alimentaires des populations afin de lutter contre
la malnutrition au Bénin.
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ANNEXES
Annexe n° 1 : Hauteurs de pluies
enregistrées au cours des deux années d'installation des essais
à Sékou, Dovogon et à Yawa.
Source : ASECNA ,2007 ; CeCPA Zogbodomey, 2008 et
Météo Savè ,2008
Mois
|
Hauteur de pluies
|
Sékou 2007
|
Dovogon 2008
|
Yawa 2008
|
Janvier
|
31,7
|
0
|
0
|
Février
|
32,1
|
0
|
48,2
|
Mars
|
31,1
|
71
|
13,3
|
Avril
|
31,6
|
85,5
|
64,9
|
Mai
|
31,1
|
97
|
151
|
Juin
|
29,1
|
177,5
|
2455
|
Juillet
|
29,1
|
204,8
|
206,1
|
Aout
|
28,7
|
79,5
|
208,6
|
Septembre
|
28,9
|
148,8
|
213,7
|
Octobre
|
29,7
|
127,5
|
108,6
|
Novembre
|
31,2
|
-
|
-
|
décembre
|
31,5
|
-
|
-
|
Annexe n° 2 : Localisation des
parcelles d'essai à Dovogon /Zogbodomey
Données du GPS
|
Producteurs
|
I
|
II
|
III
|
IV
|
V
|
VI
|
VII
|
Latitude
|
N07°03.638'
|
N07°03.7484'
|
N07°04.818'
|
N07°04.402'
|
N07°04.061'
|
N07°04.402'
|
N07°04.176
|
Longitude
|
E002°09.188'
|
E002°09.087
|
E002°09.631'
|
E002°09.181'
|
E002°08.836'
|
E002°09.181'
|
E002°09.396'
|
Altitude
|
59m
|
53m
|
55m
|
64m
|
68m
|
76m
|
71m
|
Annexe n°3 : Localisation des parcelles d'essai
à Yawa / Glazoué
Données du GPS
|
Producteurs
|
1
|
2
|
3
|
4
|
5
|
6
|
7
|
8
|
Latitude
|
N07°56.856'
|
N07°56.934'
|
N07°56.785'
|
N07°57.223'
|
N07°56.378'
|
N07°56.0634'
|
N07°57.208'
|
N07°56.063'
|
Longitude
|
E002°12.396'
|
E002°12.262'
|
E002°12.160'
|
E002°13.137'
|
E002°12.312'
|
E002°12.808'
|
E002°12.446'
|
E002°12.958'
|
Altitude
|
173m
|
177m
|
174m
|
191m
|
171m
|
191m
|
165m
|
183m
|
Annexe 4 : fiche d'observation des parcelles
d'essai. Annexe n°4 a : cas de Dovogon
Périodes
|
Activités /Observations des champs paysans
|
16/07/08
|
|
au
|
Semis effectué (4 à 5 graines par poquet) au niveau
des différents champs paysans
|
17/07/08
|
|
|
Epandage d'engrais TSP à la levée au niveau de
toutes les parcelles d'essai. De façon générale, nous
avons
|
20/07/08
|
noté un bon taux de levée à cette date du
20/07/08.
|
04/08/08
|
Appariation dans les champs paysans de ravageurs (insectes
défoliateurs) mais de faible impact sur la culture. Nous avons par
ailleurs noté un jaunissement des feuilles au niveau des traitements
fertilisés au TSP dans 29% des champs soit 2champs sur 7.
|
06/08/08
|
Date de démariage à 3plants/poquets des champs
paysans
|
15/08/08
|
|
au
|
1er sarclage des champs expérimentaux ;
flétrissement (jaunissement) dans 62% des cas des feuilles au
|
17/08/08
|
niveau des parcelles fertilisées au TSP.
|
20/08/08
|
Contrôle régulier de croissance par des descentes
périodiques sur le terrain, entretien
(2ème sarclage le
|
au
|
27/09/08) et suivi des parcelles d'essai.
|
27/08/08
|
|
|
visites de supervision des sites d'essai par notre enseignant ;
prise en compte des remarques faites et
|
02/09 et 16/09
|
renforcement des suivi-observations.
|
10/09/08
|
Date de 1ere récolte :
récolte de la biomasse et prélèvement des
échantillons de sol
|
|
Date de la 2nde récolte :
récolte des grains et prélèvement des échantillons
des plants sur une surface de
|
10/11/08
|
2,25m2.
|
au
|
Organisation d'une séance d'échange avec les
producteurs sur tout l'itinéraire technique suivi et prise en
|
11/11/08
|
compte des doléances formulées par ces derniers.
|
Annexe n°4 b : cas de
Yawa/Glazoué
Périodes
|
Activités /Observations des champs paysans
|
21/07/08
|
Semis effectué (4 à 5 graines par poquet) au niveau
des différents champs paysans ; le décalage de deux jours
|
au
|
étant dû à des perturbations
pluviométriques.
|
23/07/08
|
|
|
Epandage d'engrais TSP entrepris suivant la réussite de la
levée au niveau des parcelles d'essai. De façon
|
25/07/08
|
générale, nous avons noté un bon taux de
germination (avoisinant 80%) à la date du 28/07/08. Nous avons
|
au
|
par ailleurs profité pour faire des ressemis à des
endroits où il y eu des pourritures de semences en raison de
|
28/07/08
|
la forte hydromorphie souvent notée.
|
11/08/08
|
Date de démariage à 3plants/poquets des champs
paysans
|
18/08/08
|
1er sarclage des champs expérimentaux ;
flétrissement (jaunissement) dans 62% des cas des feuilles au niveau des
parcelles fertilisées au TSP.
|
04/08/08
|
Appariation dans les champs paysans d'insectes
défoliateurs mais un faible pourcentage de dégâts est
enregistré.
|
18/08/08
|
Contrôle régulier de croissance, entretien (buttage
le 01/09/08) et suivi des parcelles d'essai.
|
au
|
|
01/09/08
|
|
|
visites de supervision des sites d'essai par notre enseignant ;
prise en compte des remarques faites et
|
03/09 et 15/09
|
renforcement des suivi-observations.
|
15/09/08
|
Date de 1ere récolte :
récolte de la biomasse et prélèvement des
échantillons de sol
|
|
Date de la 2nde récolte :
récolte des grains et prélèvement des échantillons
des plants sur une surface de
|
16/11/08
|
2,25m2.
|
au
|
Organisation d'une séance d'échange avec les
producteurs sur tout l'itinéraire technique suivi et prise en
|
17/11/08
|
compte des doléances formulées par ces derniers.
|
Annexe n° 5: méthodes
d'analyses de certains paramètres physico-chimiques
Les différentes caractéristiques physico-chimiques
du sol ont été déterminées par des méthodes
d'analyses bien précises. Ainsi nous avons :
*Les pH (eau et KCl) à l'aide d'un
pH-mètre et par la méthode potentiométrique
*Le phosphore assimilable par la méthode Bray
I :
Le phosphore assimilable est libéré du sol par
la méthode de Bray puis percolé après filtration. Le
filtrat est ensuite coloré par le molybdate d'ammonium en
présence d'acide ascorbique (5%) et d'acide borique (2%).Le
mélange est passé au bain marie et l'absorbance est lue par
calorimétrie à la longueur d'onde 660.
*La granulométrie par la méthode
internationale de la pipette de Robinson
Elle consiste à déterminer les taux d'argile, de
sable, de limon fin et grossier.
Un premier traitement assure la destruction de la
matière organique par l'eau oxygénée, ensuite une
agitation à l'eau en présence de
l'héxamétaphosphate de sodium permet de séparer les divers
constituants. Enfin on passe au pipetage où les divers constituants sont
recueillis séparément et pesés après étuvage
; les pourcentages sont obtenus en rapportant les poids de chaque constituants
au poids total de tous les constituants.
*Le carbone organique par la méthode de Walkley et
Black qui consiste à :
Oxyder la matière organique du sol avec le dichromate de
potassium en milieu acide dans le rapport sol/K2Cr2O7 de 0.25/10.
La teneur en carbone est déterminée par
calorimétrie à la longueur d'onde de 660nm.
* l'azote total par la méthode
KJEIDHAL
5g de sol ou 0.25 g de biomasse sont minéralisés
en présence de 10ml d'acide sulfurique et d'un comprimé de
catalyseur au sélénium. La distillation est faite par
entraînement de la vapeur en présence de 40ml de NaOH (30%).Le
distillat est recueilli dans un erlenmeyer contenant 20ml d'acide borique
à 0.25% puis 4 gouttes d'indicateur coloré (rouge de
méthyle + Bromocrésol + éthanol).enfin on va titrer avec
de l'acide sulfurique 0.1N puis on note le volume d'acide qu'on utilise pour
calculer le pourcentage d'azote.
*Le phosphore total par la méthode de
Duval
Le phosphore totale est extrait selon la méthode de
Duval .La prise d'essai est chauffée avec de l'acide nitrique HNO3
concentré jusqu'à évaporation complète et recueilli
par une solution d'acide sulfurique 1N.Le filtrat est coloré par le
molybdate d'ammonium en présence de l'acide ascorbique et
l'intensité de la coloration est déterminée par
calorimétrie à la longueur d'onde 660 nm
*Les bases échangeables (Ca, mg et K)
Les bases échangeables sont extraites par la
méthode d'extraction à l'acétate d'ammonium 1N à pH
=7 ; le principe consiste à déplacer ces ions par les ions NH4+
et à les doser ensuite par une solution EDTA (0.2N) en présence
de l'éxiochrome noir.
Annexe n° 6 : Coefficients de
corrélation entre les différents paramètres mesurés
sur du soja cultivé en champ à Sékou (2007).
|
Nombre de nodule (8 SAS)
|
Poids sec biomasse (8 SAS)
|
AMF (%)
|
Rendement en grain (kg/ha)
|
P assimilable à la récolte (ppm)
|
Nombre de nodule
(8 SAS)
|
-
|
0,76**
|
-0,70*
|
0,90***
|
0,63*
|
Poids sec biomasse (8 SAS)
|
0,76**
|
-
|
-0,76**
|
0,76**
|
0,75**
|
AMF (%)
|
-0,70**
|
-0,76***
|
-
|
-0,70*
|
-0,55*
|
Rendement en grain (kg/ha)
|
0,90***
|
0,76**
|
-0,70*
|
-
|
ns
|
P assimilable à la récolte (ppm)
|
0,63*
|
0,75**
|
-0,55*
|
ns
|
-
|
ns = non significatif * : Significatif au seuil de 0,05
** = Hautement significatif au seuil de 5% *** : Très
hautement significatif au seuil de
5%
Annexe n° 7 : Etude de
corrélation de quelques composantes clés du rendement du soja
à Dovogon.
Variable
|
Nombr e de nodule
|
Pds des nodules
|
Pds sec biomass e
|
AMF
|
Hauteu r des plants
|
Pass
|
Poids de
Rendt Rendt en 1000
Graines N2 graines
|
Nombre de
|
|
0,81**
|
|
-
|
|
|
|
|
|
nodule
|
-
|
*
|
0,07ns
|
0,44**
|
0,36*
|
-0,03ns
|
0,48**
|
0,06ns
|
0,04ns
|
Pds des
|
0,81**
|
|
|
-
|
|
|
|
|
|
nodules
|
*
|
-
|
0,18
|
0,51**
|
0,38*
|
0,01ns
|
0,48**
|
0,21ns
|
0,05ns
|
Pds sec biomass
|
|
|
|
|
0,61**
|
|
|
|
|
e
|
0,07ns
|
0,18ns
|
-
|
-0,32ns
|
*
|
0,26ns
|
0,55**
|
0,98***
|
0,52**
|
AMF
|
-0,44**
|
-0,51**
|
0,32ns
|
-
|
-0,5**
|
-0,3ns
|
-0,52**
|
-0,31ns
|
-0,15ns
|
Hauteur des
|
|
|
|
|
|
|
0,74**
|
|
|
plants
|
0,36*
|
0,38*
|
0,61**
|
-0,5**
|
-
|
0,17ns
|
*
|
0,61***
|
0,32ns
|
Pass
|
-0,03ns
|
0,01ns
|
0,26ns
|
-0,3ns
|
0,17ns
|
-
|
0,36*
|
0,28ns
|
0,08ns
|
Rendt
|
|
|
|
-
|
0,74**
|
|
|
|
|
Graines
|
0,48**
|
0,48**
|
0,55**
|
0,52**
|
*
|
0,36*
|
-
|
0,6**
|
0,43**
|
Rendt en
|
|
|
|
|
0,61**
|
|
|
|
|
N2
|
0,06ns
|
0,21ns
|
0,98***
|
-0,31ns
|
*
|
0,28ns
|
0,6**
|
-
|
0,53**
|
Poids de 1000 graines
|
0,04ns
|
0,05ns
|
0,52**
|
-0,15ns
|
0,32ns
|
0,08ns
|
0,43**
|
0,53**
|
-
|
ns= non significatif
* = différence significative au seuil de 5% ** =
différence significative au seuil de 1% *** = différence
significative au seuil de 1%o
Annexe n° 8 : Etude de
corrélation de quelques composantes clés du rendement du soja
à Yawa.
Variable
|
Nombr e de nodule
|
Pds des nodules
|
Pds sec biomass e
|
AMF
|
Hauteu r des plants
|
Pass
|
Rendt Graines
|
Rendt en N2
|
Poids de 1000 graines
|
Nombre de
|
|
0,89**
|
|
|
|
|
|
0,56**
|
|
nodule
|
-
|
*
|
0,46**
|
0,22ns
|
0,52**
|
-0,07ns
|
0,48**
|
*
|
-0,06ns
|
Pds des
|
0,89**
|
|
|
|
0,55**
|
|
0,64**
|
0,73**
|
|
nodule
|
*
|
-
|
0,46**
|
0,16ns
|
*
|
0,2ns
|
*
|
*
|
0,07ns
|
Pds sec biomass
|
|
|
|
|
0,71**
|
|
0,53**
|
0,64**
|
|
e
|
0,46**
|
0,46**
|
-
|
-0,13ns
|
*
|
0,45**
|
*
|
*
|
-0,03ns
|
|
|
|
|
|
|
-
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
0,56**
|
|
|
|
AMF
|
0,22ns
|
0,16ns
|
-0,13ns
|
-
|
-0,12ns
|
*
|
0,04ns
|
0,12ns
|
0,31ns
|
Hauteur des
|
|
0,55**
|
|
|
|
|
0,61**
|
0,55**
|
|
plants
|
0,52**
|
*
|
0,71***
|
-0,12ns
|
-
|
0,28ns
|
*
|
*
|
-0,28ns
|
|
|
|
|
-
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
0,56**
|
|
|
|
|
|
Pass
|
0,07ns
|
0,2ns
|
0,45***
|
*
|
0,28ns
|
-
|
0,17ns
|
0,16ns
|
0,07ns
|
Rendt
|
|
0,64**
|
|
|
0,61**
|
|
|
0,75**
|
|
Graines
|
0,48**
|
*
|
0,53***
|
0,04ns
|
*
|
0,17ns
|
-
|
*
|
-0,14ns
|
Rendt en
|
0,56**
|
0,73**
|
|
|
0,55**
|
|
0,75**
|
|
|
N2
|
*
|
*
|
0,64***
|
0,12ns
|
*
|
0,16ns
|
*
|
-
|
0,16ns
|
Poids de 1000 graines
|
-0,06ns
|
0,07ns
|
-0,03ns
|
0,31ns
|
-0,28ns
|
0,07ns
|
-0,14ns
|
0,16ns
|
-
|
ns= non significatif
* = différence significative au seuil de 5% ** =
différence significative au seuil de 1% *** = différence
significative au seuil de 1%o