pubAchetez de l'or en Suisse en ligne avec Bullion Vault


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

L'analyse financière d'une entreprise via l'ESG et les Ratios (cas de la LESIEUR CRISTAL)


par Idriss HALIKI TIDEàĆ
Université Mohammed 1er d'Oujda, Maroc - Licence en sciences comptables et financières 2009
Dans la categorie: Economie et Finance
   
Télécharger le fichier original

Disponible en mode multipage

Université Mohammed premier

Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales Oujda

Projet de fin d'étude pour l'obtention du diplôme de licence en science comptables et financières

Thème:

L'analyse financière de l'activité d'une entreprise via L'ESG et les Ratios. (Cas de la LESIEUR CRISTAL)

Année universitaire 2008/2009

Encadré par : Mme. Samira RIFKI

Professeur de l'Enseignement Supérieur à la F.S.J.E.S Oujda

Réalisé par : IDRISS HALIKI

N° d'inscription : 40 648

DEDICACE

Je dédie ce modeste travail :

A

· Mes parents qui ont tant souffert pour m'éduquer et m'éclaircir le chemin de la réussite

· Mes frères et soeurs, symbole de complémentarité

· A tous mes amis sans exception

· A ma professeur Mme Samira RIFKI

· A tous ceux qui vivent pour la recherche et le savoir

· A tous ceux qui auront l'occasion de lire ce travail.

REMERCIEMENTS

Je tiens à présenter mes remerciements avec une profonde reconnaissance et gratitude à tous mes professeurs, spécialement Mme. Samira RIFKI pour avoir accepté de diriger ce travail malgré ses nombreuses occupations.

Ses conseils, ses remarques si pertinentes, et l'extrême richesse de son enseignement m'a guidés dans l'élaboration de ce travail.

SIGLES ET ABREVIATIONS

AC : Actif Circulant

BE : Besoin d'Exploitation

BFR : Besoin en Fonds de Roulement

CA : Chiffre d'affaire

CAF : Capacité d'Autofinancement

CP : Capitaux Propres

CPE : Capitaux Permanents

CT : Court Terme

DCT : Dettes à Court Terme

DLMT : Dettes à Long et Moyen Terme

EBE : Excèdent Brut d'Exploitation

ESG : Etat de Solde de Gestion

FRNG : Fonds de Roulement Net Global

MLT : Moyen et Long Terme

ONA : Omnium Nord Africain

RE : Ressources d'Exploitation

SNI : Société Nationale d'Investissement

VD : Valeur Disponible

VE : Valeur d'Exploitation

VI : Valeurs Immobilisées

VR : Valeur Réalisable

LISTE DES TABLEAUX

Tableau 1: Etat de Solde de Gestion (ESG)

Tableau 2: Calcul du taux de marge nette, de la rotation des actifs et de la rentabilité économique

Tableau 3: Ratio de la rentabilité financière

Tableau 4: Ratio de la rentabilité commerciale

Tableau 5 : CAF 2004 - 2006 :

Tableau 6: Ratios 1 : CAF/Chiffre d'affaires

Tableau 7: Ratio 2 : CAF/Total actif bilan

Tableau 8: Ratio 3

Tableau 9: Ratio 4

Sommaire

INTRODUCTION GENERALE....................................................................3

CHAPITRE I : CADRE THEORIQUE SUR LA GESTION ET PRESENTATION DE LA LESIEUR CRISTAL.................................................................................................................................10

I.1. DEFINITION DES CONCEPTS......................................................................................10

I.2. Cadre opérationnel de l'analyse financière........................................................................15

I.3.Présentation de la LESIEUR CRISTAL S.A....................................................................24

CHAPITRE II: ANALYSE DES COMPTES D'EXPLOITATION DE LA LESIEUR CRISTAL................................................................................................................................30

II.1. Présentation de l'Etat de Solde de Gestion (ESG)..........................................................30

II.2. Analyse de l'Etat de Solde de Gestion (ESG).................................................................31

II.3. Analyse des Ratios de rentabilité....................................................................................34

II.4. Etude de la capacité d'autofinancement de la LESIEUR CRISTAL..............................36

CONCLUSION GENERALE.................................................................................................40

BIBLIOGRAPHIE..................................................................................................................42

ANNEXE 1 ............................................................................................................................40

ANNEXE 2 ............................................................................................................................42

TABLE DES MATIERES......................................................................................................43

INTRODUCTION GENERALE

Dans cette introduction générale, nous allons présenter tour à tour le motif du choix et l'intérêt du sujet, la problématique, les hypothèses de recherche, les objectifs du travail, la délimitation du sujet, la méthodologie du travail et sa subdivision.

1. Choix et intérêt du sujet

Avant d'aborder le vif de notre sujet, il est nécessaire de préciser le motif du choix de celui-ci. Et puis après nous allons présenter successivement l'intérêt personnel de ce sujet, l'intérêt pour la LESIEUR CRISTAL ainsi que l'intérêt scientifique.

Le choix du sujet traité dans ce travail a été motivé par le fait que la LESIEUR CRISTAL contribue beaucoup dans la production et la distribution des huiles alimentaires et produits d'entretien ménager dans le Royaume.

Par conséquent, une entreprise oeuvrant dans ce domaine doit être financièrement équilibrée et rentable pour assurer régulièrement son activité.

Ainsi, nous avons voulu vérifier si la LESIEUR CRISTAL garde son équilibre financier et si elle est rentable pour atteindre sa mission. La seconde motivation a été celle de nous rassurer de la conformité de la théorie relative à la gestion financière apprise tout au long de notre formation académique à la pratique sur terrain. Ceci nous a permis de démontrer l'importance de l'analyse financière dans une entreprise.

1.1. Intérêt personnel

C'est pour nous un plaisir de traiter un sujet du domaine de l'analyse financière ; car nous estimons que les recherches sur le sujet contribueront à améliorer notre expérience surtout au travail.

A partir de ce sujet nous avons eu une occasion propice d'approfondir l'étude et la pratique de l'analyse financière d'une entreprise qui est un outil indispensable à sa pérennité.

1.2. Intérêt pour la LESIEUR CRISTAL et la collectivité

Cette étude pourra être bénéfique à la LESIEUR CRISTAL étant donné qu'elle va dégager sa santé financière. Elle pourra aussi intéresser les partenaires de cette institution qui suivent de près sa gestion. Enfin, l'étude présente de l'intérêt à toute entreprise commerciale soucieuse d'assurer sa pérennité car l'analyse financière est un instrument dynamique et indispensable à la gestion éclairée de toute entreprise par les renseignements qu'elle est susceptible de fournir.

1.3. Intérêt scientifique

Etant donné que notre travail est un travail de recherche orientée dans le domaine de gestion, il constitue un document qui met en évidence des données réelles, qualitatives et vérifiables pouvant servir à d'autres recherches ultérieures.

2. Problématique

Comme toutes les activités d'une entreprise se traduisent en flux financiers, leur bonne gestion est une nécessité si non elle se prête à la liquidation. Plus encore les finances se retrouvent dans toutes les activités de l'institution. Ainsi leur bonne gestion s'impose pour la survie de l'organisation. L'analyse financière reste un instrument de suivi, d'évaluation et de contrôle de gestion qui permet aux dirigeants de l'organisation de prendre des décisions à des moments opportuns.

La théorie financière d'une entreprise utilise conjointement le concept d'analyse financière et de diagnostic financier. L'analyse devient alors « un ensemble des travaux qui permettent d'étudier la situation de l'entreprise, d'interpréter les résultats et d'y prendre les décisions qui impliquent des flux monétaires. Son but est de porter un jugement destiné à éclairer les actionnaires, les dirigeants, les salariés et les tiers sur l'état de fonctionnement d'une firme, face aux risques auxquels elle est exposé en se servant d'informations et des sources externes»1(*).

Les activités de l'analyse financière englobent la collecte des données significatives et leur interprétation afin de tirer des conclusions sur la santé financière d'une entreprise, sa politique d'endettement et de refinancement. De ce qui précède nous avons entrepris notre analyse financière cas de la LESIEUR CRISTAL en vue de porter un jugement sur sa santé financière.

«L'analyse financière a souvent pour objectif l'étude du passé pour diagnostiquer le présent et prévoir l'avenir. »2(*). Pour le cas de la LESIEUR CRISTAL, une question mérite d'être posée dans le cadre de notre travail :

- La rentabilité de la LESIEUR CRISTAL est- elle suffisante pour assurer son autofinancement ?

3. Hypothèses de recherche

L'hypothèse se définit comme une proposition de réponse à une question posée3(*). Pour appréhender notre étude et répondre effectivement à nos questions de recherche nous avons formulé une hypothèse générale ayant deux volets.

L'hypothèse générale de notre recherche est que la LESIEUR CRISTAL présente une structure financière qui lui permet d'atteindre sa rentabilité et son autofinancement.

Hypothèse : La rentabilité de la LESIEUR CRISTAL est suffisante pour assurer son autofinancement.

4. Objectif du travail

L'objectif principal de notre travail est de vérifier si l'atteinte de la rentabilité et de l'autofinancement par la LESIEUR CRISTAL est obtenue grâce à sa bonne structure financière. Par ailleurs les objectifs spécifiques sont les suivants :

- Montrer comment l'atteinte de la rentabilité peut permettre à la LESIEUR CRISTAL d'atteindre son autofinancement, et par là sa pérennité.

5. Délimitation du travail

Pour éviter de traiter un sujet de recherche vague, nous avons délimité notre sujet dans le domaine, dans le temps et dans l'espace.

- Dans le domaine, le sujet se limite à l'analyse financière plus spécifiquement à l'analyse par l'ESG et les principaux ratios ainsi qu'à l'autofinancement ;

- Dans le temps, notre recherche porte sur une période de trois ans allant de 2004 à 2006 ;

- Dans l'espace, notre étude porte sur la LESIEUR CRISTAL et à toutes ses branches d'activité.

6. Méthodologie du travail

En vue de valider nos hypothèses, nous avons fait recours aux techniques et méthodes suivantes :

6.1. Techniques

La technique est «un ensemble des moyens et des procédés qui permettent au chercheur de rassembler des données et des informations sur son sujet de recherche»4(*).

6.1.1. Technique documentaire

Elle nous a été très utile dans la définition des concepts de notre sujet et dans l'analyse du cas d'étude. Tout travail scientifique demande au moins un minimum de connaissances sur le thème à traiter. Cette technique nous a permis d'exploiter des différents documents de nos prédécesseurs en vue de faciliter notre recherche.

6.2. Méthodes

La méthode est l'ensemble des démarches qui suit l'esprit pour découvrir et démontrer la vérité. Pour atteindre notre objectif, plusieurs méthodes ont été utilisées. Il s'agit de

6.2.1. Méthode analytique

Cette méthode été utilisée dans l'analyse des données des états financiers et de divers documents de la LESIEUR CRISTAL. Elle nous a permis de traiter systématiquement toutes les informations et les données collectées en insistant beaucoup sur chaque cas.

6.2.2. Méthode comparative

Elle nous a été d'une grande importance car elle nous a permis de comparer les états financiers, présentés année par année, afin d'en apprécier la performance.

6.2.3. Méthode synthétique

Elle nous a permis de résumer les différentes théories développées par les auteurs en rapport avec notre sujet de recherche.

6.2.4. Méthode statistique

Elle nous a permis de quantifier et de faciliter la compréhension des résultats de la recherche en les présentant sous forme de tableaux et graphiques.

7. Subdivision du travail

A part une introduction générale au début et la conclusion générale à la fin du travail ; celui-ci est subdivisé en trois chapitres :

- Le premier chapitre porte sur le cadre théorique sur les entreprises, la gestion, et le cadre de l'analyse financière ; et se termine par la présentation de la LESIEUR CRISTAL et ses bilans financiers.

- Le deuxième chapitre traite de l'analyse des comptes d'exploitation de la LESIEUR CRISTAL. Il commence par la présentation de l'état des soldes de gestion (ESG), de l'étude des principaux ratios et se termine par l'analyse des rentabilités ainsi que sa capacité d'autofinancement.

CHAPITRE I : CADRE THEORIQUE SUR LA GESTION ET PRESENTATION DE LA LESIEUR CRISTAL

Avant d'entrer dans le vif de notre sujet, pour que nous soyons sur la même hauteur d'ondes à fin de mieux comprendre ce travail, nous avons jugé opportun de définir les concepts clés de l'intitulé de notre mémoire. Ce chapitre aura pour objectif d'éclaircir le lecteur sur le sujet de recherche.

I.1. DEFINITION DES CONCEPTS

I.1.1. L'Entreprise

En réalité le mot « entreprise » comporte plusieurs définitions selon les auteurs classés d'après les différents domaines de formation tels que les juristes, les spécialistes en sciences de gestion, en sciences humaines. D'une manière générale, l'entreprise est «une structure économique et sociale, financièrement indépendante, produisant des biens et des services destinés à un marché concurrentiel ou monopolistique. Elle constitue l'unité fondamentale de l'économie de marché5(*)».

Etymologiquement, le terme dérive de « entreprendre », daté d'environ 1430-1440 avec le sens de « prendre entre ses mains ». Aux environs de 1480, il prit l'acception actuelle de « prendre un risque, relever un défi, oser un objectif».

Trois aspects ressortent de cette définition :

- l'entreprise produit : elle crée ou transforme des biens ou des services susceptibles de satisfaire les besoins des individus, des autres entreprises ou des collectivités ;

- l'entreprise produit pour le marché, cela veut dire qu'elle vend les biens ou les services qu'elle produit ;

- l'entreprise est financièrement indépendante, c'est-à-dire qu'elle produit et vend de sa propre autorité, sous sa responsabilité, à ses risques et périls.

I.1.2. Classification des entreprises

Les entreprises peuvent être classées selon plusieurs critères :

· En fonction de leur activité :

- Entreprise artisanale : Elle n'emploie pas plus de dix salariés.

- Entreprise commerciale : Elle achète des biens qu'elle revend sans transformation.

- Entreprise industrielle : Elle transforme les matières premières et vend des produits finis (ou semi-finis), elle appartient au secteur secondaire, celui de la transformation.

- Société de services : Elle revend un travail sans fabrication d'objets physiques.

· En fonction de leur secteur économique (déterminé par leur activité principale) :

- Secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche, parfois mines),

- Secteur secondaire (industrie, bâtiment et travaux publics),

- Secteur tertiaire (services)

A part cette classification classique, des auteurs distinguent le secteur quaternaire (recherche, développement et information).

En fonction de leur taille et de leur impact économique

Selon la taille ou la dimension, on distingue la petite, la moyenne et la grande entreprise. Les critères de la taille retenus sont très nombreux : le chiffre d'affaire, l'effectif du personnel, le résultat net...

Cependant, plusieurs spécialistes intéressés par la question de taille de l'entreprise, retiennent les critères des effectifs salariés pour classer les entreprises.

Ainsi, est considérée comme :

- petite entreprise, celui qui emploi de 1 à 19 salariés ;

- moyenne entreprise, celle qui emploi un effectif de 20 à 499 salariés ;

- grande entreprise, celui qui emploie un effectif de 500 salariés et plus.

· En fonction de leur statut juridique :

- Les entreprises capitalistes,

- Les entreprises publiques : gérées par l'Etat.

Les sociétés coopératives : certains traits caractéristiques distinguent ces genres d'entreprises des autres. Ce sont entre autres les volontariats, la démocratie, la pérennité du capital, les associations à but non lucratif, entreprises privées dont les bénéfices doivent être intégralement réinvestis.

I.1.3. Mission de l'entreprise

La mission définit les activités ainsi que les grandes orientations d'une entreprise, elle répond à des questions telles que : « Quelles sont les valeurs auxquelles les employés s'identifient?»6(*), elle doit être clairement définie car elle constitue une fondation solide sur la quelle devrait se bâtir des réalistes objectifs, plans et activités. Il est donc important pour toute organisation (comprenons dans notre cadre une organisation à but lucratif) de se définir elle-même avant d'entamer quoique ce soit. Cela permettra de mobiliser toutes les forces vives de l'organisation en vue d'atteindre l'objectif commun.

I.1.4. Objectif de l'entreprise

Les objectifs ou visées stratégiques se définissent en terme de résultats que l'organisation tante d'atteindre par son action.

« La fonction première d'une entreprise est de servir le marché, en produisant et distribuant des biens et services correspondant à une demande solvable. C'est sa seule justification économique, aucune entreprise ne pouvant survivre sans en faire sa priorité, à moins d'être protégée et en dehors du champ de la concurrence (ex. : cas de certains services publics), ce qui, d'un point de vue purement économique, peut la conduire à consommer plus de ressources qu'elle ne présente d'utilité. »7(*)

I.1.5. Croissance d'une entreprise

La croissance de la firme est devenue depuis plusieurs années un sujet passionnant dans la littérature de la gestion des entreprises. Elle a été définie de plusieurs manières par plusieurs auteurs et doctrinaires. La formulation des stratégies consiste en un ensemble de dispositions que l'entreprise doit prendre en compte pour atteindre les objectifs qu'elle s'est fixé. Cette tache implique la prise en compte de tous les aspects de la situation interne et externe de l'organisation en vue de sortir un plan d'action permettant l'atteinte des objectifs de l'entreprise. Il s'agit concrètement de rechercher les moyens à utiliser pour prendre en compte les opportunités de l'environnement afin de minimiser les menaces pour atteindre les objectifs de l'entreprise.

I.1.6. Portefeuille d'une entreprise

Lorsque la direction a examiné les différentes opportunités de croissance de l'entreprise, elle est plus apte à prendre des décisions au sujet de ses lignes de produits existants.

La direction évalue ainsi tous les domaines de son activité afin de pouvoir décider lesquels maintenir, diminuer ou éliminer dans son portefeuille de produits. Son travail sera toujours de revoir le portefeuille d'activités en retirant les affaires peu intéressantes et en ajoutant de nouvelles qui s'annoncent fructueuses.

I.1.7. Gestion

Le concept de gestion à été défini par plusieurs auteurs de différentes manières. Pierre G. et Bergeron définissent la gestion comme étant « un processus par lequel on planifie, organise, dirige et contrôle les ressources d'une organisation afin d'atteindre les buts visés»8(*).

Pour P. LAUZER et R. TELLER, «gérer une entreprise, c'est la conduire vers les objectifs qui lui ont été assignés dans le cadre d'une politique concertée, par les responsables, en mettant en oeuvre les ressources qui leur sont confiées»9(*).

G.R. TERRY et S. FRANKLIN définissent la gestion comme « étant un processus spécifique consistant en activités de planification, d'organisation, d'impulsion et de contrôle visant à déterminer et à atteindre des objectifs définis grâce à l'emploi d'êtres humains et à la mise en oeuvre d'autres ressource »10(*).

Quant à J.P. SIMERAY, « gérer c'est conduire vers un objectif et d'abord le choisir. La finalité de l'entreprise étant économique, l'art de son gouvernement sera appelé «gestion». Son rôle sera d'assurer sa prospérité, c'est-à-dire l'expansion dans la rentabilité»11(*) La rentabilité étant définie comme la capacité d'un capital placé ou investi en vue de produire un revenu, exprimé en termes financiers.

D'après J. MEYER, «l'action de gestion apparaît comme l'utilisation optimale par un responsable des moyens à sa disposition pour atteindre les objectifs fixés. Cette action est intermédiaire entre l'action de direction qui a pouvoir sur les objectifs et sur les moyens et l'action d'exécution qui n'a pouvoir ni sur les objectifs ni sur les moyens. »12(*)

De ces définitions nous retiendrons que la gestion, consiste à :

- Choisir les objectifs à long terme de l'entreprise ;

- S'assurer de leur réalisation progressive en vue de rentabiliser le capital investi dans l'expansion de l'activité.

L'avant dernière définition semble attirer notre attention car elle converge avec notre travail.

I.1.7.1. Outils de gestion

Le pilotage d'une entreprise est une activité qui consiste à faire des multiples choix, à prendre des décisions dans le but d'atteindre des objectifs préfixés. L'objectif principal poursuivi par les entreprises est la réalisation d'un profit financier. La plupart des décisions sont des décisions opérationnelles qui engagent l'entreprise sur le court terme ; d'autres engagent l'entreprise sur le moyen et le long terme ; on parle alors de décisions stratégiques. L'ensemble de ces décisions constitue la gestion. Une gestion efficiente tient compte des contraintes économiques et juridiques propres à l'environnement de l'entreprise et s'appuie sur des outils d'aide à la décision. Les outils de gestion sont nombreux ; ils peuvent être classés en deux grandes catégories :

- Les outils de prévision ;

- Les outils d'analyse.

I.1.7.1.1 Outils de prévision

La gestion prévisionnelle est un système de gestion orienté vers le futur et qui permet au responsable de disposer d'une information préalable à la prise de décision. Cette démarche prévisionnelle a un ensemble d'outils qui sont généralement classés en trois catégories :

1) Le plan stratégique

Cette activité consiste à présenter les grandes lignes de l'entreprise en décrivant la phase qu'elle occupera dans l'environnement futur.

Cette présentation s'effectue d'une part par un diagnostic interne en déterminant les forces et faiblesses de l'organisation et d'autre part par un diagnostic externe en décrivant les menaces et les opportunités de l'environnement.

2) Le plan opérationnel

Ce plan permet de programmer les moyens nécessaires à la réalisation des objectifs après la détermination des choix stratégiques. Il conduit à envisager le futur proche de l'organisation sous différents aspects : investissement, financement, rentabilité.

3) Le plan à court terme ou le budget

« Un budget est un élément comptable dressant l'ensemble des recettes et des dépenses prévisionnelles d'un agent économique (un ménage, l'État, etc.) au cours d'un exercice comptable à venir. »13(*)

De ce fait, les budgets représentent le chiffrage, en unités monétaires, de la mise en oeuvre d'un plan opérationnel ; ils traduisent les objectifs stratégiques de l'entreprise sur un horizon de 12 mois.

I.1.7.1.2. Outils d'analyse

L'analyse financière est une méthode de traitement de l'information qui permet au comptable, au contrôleur, au gestionnaire, à l'analyste ... en fin d'établir un jugement sur la santé financière actuelle et future de l'entreprise dans laquelle il doit travailler. Afin de parvenir à cela, un certain nombre d'outils lui semblent essentiels. Parmi les outils figurent les outils comptables qui permettent de quantifier les flux de trésorerie prévisionnelle.

I.1.7.1.2.1. La comptabilité générale

La comptabilité Générale est définie comme une technique de suivi d'enregistrement, des variations en quantités ou en valeurs que les transactions et opérations effectuées impriment sur l'ensemble du patrimoine de l'entreprise ;

« C'est un système d'organisation de l'information financière permettant de saisir, classer, enregistrer des données de bases chiffrés et de fournir, après traitement approprié, un ensemble d'informations destinées aux différents utilisateurs. »14(*)

Elle constitue la première source d'information de l'analyse, elle présente, cependant, des limites si bien que d'autres outils modernes d'analyse de performance de l'entreprise sont venus la compléter ; ce sont notamment :

- la comptabilité analytique ;

- le contrôle budgétaire ;

- le tableau de bord.

Au cours de notre recherche nous avons pris en compte la comptabilité générale comme source principale des données utiles pour l'analyse financière.

Les données de base chiffrées et traitées en comptabilité

I.2. Cadre opérationnel de l'analyse financière

Le but de l'analyse financière est de réaliser une évaluation d'entreprise, selon le cas :

· Soit pour évaluer la solvabilité de l'entreprise (pour lui consentir un crédit par exemple, et plus généralement pour nouer des relations d'affaires avec elle) : analyse crédit ;

· Soit pour estimer la valeur de l'entreprise dans une optique de cession de participation d'achat ou de vente d'actions en bourse : évaluation d'actions boursières.

I.2.1. Définition de l'analyse financière

Selon Samira RIFKI, 2008, l'analyse financière est la discipline « qui englobe les méthodes permettant d'apprécier les équilibres et les performances des entreprises.»15(*)

L'analyse financière est une vision résolument intégrale de l'entreprise :

En effet, qu'il s'agisse d'une analyse financière interne ou externe, l'analyse doit s'efforcer d'étudier l'entreprise selon une approche systémique, afin d'élaborer un diagnostic des politiques suivies et de leurs résultats. L'analyste est amené à reconstituer les politiques menées par l'entreprise dans la mesure où sa situation financière est la sanction (positive ou négative) de son management et sa stratégie. 16(*)

I.2.2. Historique de l'analyse financière

A la veille de la crise de 1929, qui devrait introduire une profonde mutation des habitudes, le métier des banquiers consistait essentiellement à assurer les mouvements des comptes et à octroyer des facilités des caisses occasionnelles. Le problème était d'assurer le financement d'industries naissantes (charbon, textile, construction, mécanique,...). Des crédits d'exploitation étaient consentis moyennant des solides garanties destinées à éviter une confusion entre le risque du banquier et celui de l'entreprise. Les garanties permettent en effet au banquier de s'assurer du remboursement du sort de l'entreprise débitrice. Dès telles garanties reposaient sur des biens faisant partie du patrimoine de l'entreprise, mais non directement affectés par son exploitation ou tout simplement sur le patrimoine personnel du (des) propriétaire (s) de l'entreprise. Le patrimoine était essentiellement constitué aux yeux des gens de l'époque, comme depuis toujours en France, par des biens fonciers et immobiliers. Il en résulte que le risque du crédit bancaire était alors lié aux modalités juridiques de la prise de garantie. Encore fallait-il vérifier que le bien donné en garantie avait une valeur indépendante de l'évolution de l'entreprise, et en suite évaluer ce bien ainsi que les risques des moins values liées. L'incertitude quand à la valeur réelle de l'actif net en cas de liquidation, joint à la difficulté d'évaluer les biens donnés en garantie et à déterminer l'indépendance à l'égard de l'exploitation de l'entreprise, montreront aux banquiers que la simple optique de la recherche de la solvabilité était insuffisante pour déterminer rationnellement la décision d'octroi d'un crédit.

I.2.3. Quelques stratégies financières d'une entreprise

Comme vu précédemment, l'entreprise définit le plan de son devenir, de cela elle va procéder à un certain nombre des choix des moyens pour optimiser sa politique financière. De ce fait l'entreprise ne pourra pas compter sur ses fonds propres (capital et résultats), elle sera peut être dans ce cas contrainte de limiter une politique d'investissement que le marché aurait voulu plus large.

L'entreprise peut enfin se financer de façon externe, dans ce cas elle fait recours aux marchés financiers disponibles et accepter de perdre une partie de son autonomie financière pour accroître ses actifs. Elle pourra le faire de plusieurs manières : subvention d'équipement, appels à des organisations spécialisées en matières de crédit, émettre elle-même sur le marché financier des obligations, c'est-à-dire des titres des créances portant intérêts, fusion avec les entreprises similaires.

I.2.4. Méthodes d'appréciation des entreprises

L'analyse financière a un caractère rétrospectif. Elle porte sur l'évolution passée et les caractéristiques constantes au moment de l'analyse. Elle se distingue ainsi des travaux de gestion prévisionnelle ouverte vers l'action. L'analyse financière comporte cependant une phase de synthèse et d'interprétation dont l'objet est de déterminer l'évaluation probable de la situation financière de l'entreprise. La situation constatée à un moment donné contient potentiellement les éléments de transformation de cette situation. Le prolongement des tendances constatées au cours d'une période permet également d'anticiper l'évolution de la situation financière en tenant compte des éléments nouveaux susceptibles d'intervenir.

Ainsi il existe des méthodes permettant d'apprécier ou de suivre l'évolution de la situation financière d'une entreprise. Ces méthodes consistent à faire des rapports existants entre les postes du bilan ou groupe des postes du bilan ou encore entre ces postes et les résultats. Cette démarche regroupe les deux pôles de l'analyse financière. L'équilibre financier d'une part, la rentabilité et évaluation d'autre part.

Pour valider notre hypothèse, nous avons utilisé deux méthodes :

- L'analyse par l'ESG ;

- L'analyse par la méthode des ratios.

I.2.4.1. Principe de l'équilibre financier

La synthèse du bilan permet de rapprocher succinctement par grands blocs l'origine des capitaux et l'emploi qui en est fait, c'est-à-dire d'étudier la structure financière de l'entreprise. Les valeurs immobilisées ne peuvent pas être financées par les dettes à court terme sans caractère permanent. Ainsi, l'équilibre minimum est respecté si les capitaux utilisés pour financer les immobilisations restent à la disponibilité de l'entreprise pour une durée au moins correspondant à la durée de l'immobilisation.

C'est pourquoi, toute entreprise doit veiller à respecter cet équilibre financier minimum, c'est-à-dire que les valeurs immobilisées doivent être financées par les capitaux permanents et les de même durée. Par exemple on ne peut pas acheter un immeuble par un crédit à court terme valeurs circulantes par l'exigible à court terme, donc les ressources doivent être financées par les emplois. Toutefois l'entreprise ne doit pas se contenter de cet équilibre, elle doit essayer de trouver une marge de sécurité satisfaisante, c'est-à-dire qu'elle doit avoir un fonds de roulement positif pur couvrir des imprévus au lieu de recourir aux dettes si ainsi le cas l'entreprise se fait l'extension à éviter le gaspillage.

I.2.4.2. Notions de rentabilité

«  L'analyse de l'activité d'une entreprise est basée sur les principes simples suivants :

1. Produire ou vendre nécessite des moyens économiques

2. Les moyens économiques requièrent des moyens financiers

3. Tous ces moyens permettent d'atteindre un niveau d'activité (production, chiffre d'affaires, valeur ajoutée)

4. Ce niveau d'activité permet de dégager des résultats (EBE, RE...)

5. Ces résultats s'apprécient par rapport à ces moyens à travers :

- La rentabilité d'exploitation

- La rentabilité économique

- La rentabilité financière »17(*)

1. Rentabilité d'exploitation

Elle a trait à la politique de prix de l'entreprise et à la marge brute qu'elle prélève sur le prix de revient des produits vendus.

On considère généralement le ratio :

Excédent brut d'exploitation (EBE) / Chiffre d'affaires

2. Rentabilité financière

La finalité de l'entreprise est d'offrir une bonne rentabilité à ses actionnaires ; il convient d'évaluer cette rentabilité par rapport aux capitaux propres investis.

Résultat net / Capitaux propres

3. Rentabilité économique

L'entreprise a besoin de l'ensemble de ses actifs pour générer ses bénéfices. Il est donc important de mesurer la rentabilité qu'elle génère sur ses investissements, le ratio est :

Résultat net / Actif total

I.2.5. Analyse par l'Etat des Soldes de Gestion (ESG)

L'analyse du compte de résultat permet d'y distinguer des marges et des résultats intermédiaires. Le PCG présente un tableau récapitulatif de calcul des soldes de gestion. L'objectif est de montrer les étapes de la formation du résultat.  

Les soldes intermédiaires de gestion sont utilisés pour évaluer l'activité, la profitabilité et la rentabilité d'une entreprise.

L'état des soldes de gestion (ESG) est un tableau qui permet de présenter le calcul de ces soldes, il est composé de deux sous tableaux.

 

I.2.5.1- Le tableau de formation des résultats

Le résultat de l'exercice est obtenu en formant la différence entre tous les produits et toutes les charges de l'exercice. Pour mieux comprendre comment s'est formé ce résultat, il est utile de calculer les différences partielles entre certains produits et certaines charges seulement. Ce calcul conduit à la définition de soldes intermédiaires de gestion.

 

1-   La marge commerciale :

Les ressources d'exploitation des entreprises de distribution proviennent essentiellement de l'excédent des ventes de marchandises sur le coût d'achat des marchandises vendues, c'est à dire de leur marge commerciale.

 

Ventes de marchandises en l'état

Moins

Achats revendus de marchandises

=

Marge commerciale

 

Remarque : la marge commerciale est un indicateur fondamental pour les entreprises commerciales. Pour mesurer la performance de l'entreprise, il faut comparer sa marge avec celle des autres entreprises du même secteur. 

 

2-   La production de l'exercice :

La production de l'exercice mesure mieux que la seule production vendue (ou chiffre d'affaires), l'activité de l'entreprise, notamment quand la production immobilisée a une importance significative.

 

Production vendue

 

Production de l'exercice

+ Production stockée

=

+ Production immobilisée

 

     

 

3- La valeur ajoutée :

La valeur ajoutée correspond à l'apport que l'entreprise fait au monde économique extérieur. Elle mesure la richesse créée par l'entreprise. Cette richesse sera partagée par les différents acteurs participant à la vie de l'entreprise : personnel, banques, Etat, actionnaires, ...

La valeur ajoutée est le résultat de la différence entre les ventes (chiffre d'affaires) et les achats externes (achats de marchandises, matières premières, autres achats et charges externes).

Marge brute

 

Valeur ajoutée

+ production de l'exercice

=

- consommation de l'exercice

 

 

Consommation de l'exercice = achats consommés de matières et fournitures + autres charges externes.

 

4-   L'excédent brut d'exploitation (EBE) :

L'excédent brut d'exploitation est le solde généré par l'activité courante de l'entreprise sans prendre en compte sa politique d'investissement et sa gestion financière. Cet indicateur donne une vision objective de l'entreprise et permet de déterminer la rentabilité de son exploitation courante.

Dans le cas où cet indicateur est négatif, on parlera d'Insuffisance Brute d'Exploitation.

 

Valeur ajoutée

 

Excédent brut d'exploitation

+ subventions d'exploitation

 

- impôts et taxes

=

- charges de personnel

 

 

5-   Le résultat d'exploitation :

Il mesure la rentabilité économique de l'entreprise.

EBE

 

Résultat d'exploitation

+ autres produits d'exploitation

 

- autres charges d'exploitation

=

+reprises d'exploitation

 

- dotations d'exploitation

 

 

6-   Le résultat financier :

Produits financiers

 

Résultat financier

- charges financières

=

 

7-   Le résultat net :

Résultat d'exploitation

 

Résultat courant

+ résultat financier

=

 

Produits non courants

 

Résultat non courant

- charges non courantes

=

 

Résultat courant

 

Résultat net

+ résultat non courant

=

- impôt sur le résultat

 

I.2.5.2- La capacité d'autofinancement (CAF) 

La capacité d'autofinancement (CAF) quantifie au cours d'une période le potentiel de l'entreprise à dégager, par son activité, une ressource. Cette ressource interne pourra être utilisée notamment pour financer la croissance de l'activité, financer des nouveaux investissements, rembourser des Emprunts ou verser des dividendes aux propriétaires de l'entreprise.

La CAF se calcule à partir du (résultat net) auquel on ajoute les charges calculées (dotations aux amortissements et provisions et auquel on retranche les produits calculés, les reprises sur provisions et amortissement apparaissant dans le compte de résultat. Premièrement, il faut retrancher les quote- parts de subventions d'investissement virées au compte de résultat qui sont des produits. Deuxièmement il faut rajouter la valeur nette comptable des éléments d'actifs cédés et soustraire les produits de cession des éléments d'actifs.18(*) On y ajoute les charges d'amortissements parce que cet argent ne quitte pas l'entreprise. Il est juste gardé dans ses caisses pour constituer ce que l'on appelle charges non décaissées. Elles servent à rembourser les dettes, investir à nouveau, renforcer les stocks, etc.

I.2.6. Analyse par la méthode des ratios

Plusieurs auteurs du domaine de l'analyse financière restent unanimes à affirmer que seule l'analyse fondée sur le fonds de roulement ne suffit pas pour porter un jugement définitif sur la santé financière d'une entreprise, ainsi préconisent-ils le recours à la deuxième approche de l'analyse financière, celle des ratios.

I.2.6.1. Définitions et interprétations

Le ratio est le rapport expressif entre deux grandeurs caractéristiques (significatives) de la situation du potentiel de l'activité ou de rendement de l'entreprise19(*). Ce rapport est dit expressif car à partir de deux données, l'on peut établir une nouvelle information de nature différente.

Ce rapport permet à l'analyste de raisonner sur la situation financière d'une entreprise. Il peut être exprimé soit sous forme d'un quotient, soit sous forme d'un pourcentage. Les ratios peuvent servir à mesurer les relations qui existent entre les éléments de la structure de l'actif et du passif ou pour apprécier l'équilibre entre le degré de liquidité et le degré d'exigibilité20(*). En effet, si certains ratios peuvent être utilisés directement pour apprécier la santé financière d'une entreprise, ils comportent un certain nombre d'inconvénients parmi les quels nous pouvons citer :

- la méthode des ratios s'applique sur une analyse de l'évolution de plusieurs bilans successifs,

- le calcul des ratios ne permet pas de prédire l'avenir, c'est pourquoi doit-il être renforcé par d'autres outils permettant de convertir le passé au futur.

I.2.6.2. Ratios de solvabilité à long terme

La solvabilité est définie comme étant la capacité d'apurer l'exigible avec la réalisation de l'actif. Les ratios de solvabilité permettent de connaître la solvabilité générale de l'entreprise, pour en fin apprécier sa valeur du point de vue financier.

Les banquiers en général et les bailleurs de fonds en particuliers préfèrent ces ratios pour apprécier le degré de solvabilité de l'entreprise sous étude.

· Ratios de financement de l'actif immobilisé

Ce ratio peut être décomposé en plusieurs types des ratios :

- CP/VI

Ratio de financement des immobilisations aux fonds propres, et il est calculé comme suit :

Ce ratio nous indique la part des capitaux propres dans le financement de l'entreprise et il doit être supérieur ou égal à 1, et lorsqu'il est supérieur à 1, cela signifie que les capitaux propres financent non seulement les valeurs immobilisées mais financent aussi une partie des valeurs circulantes, c'est-à-dire que l'entreprise respecte le principe d'équilibre financier et par conséquent dispose d'un fonds de roulement propre.

- Ratio de financement des immobilisations aux capitaux permanents =

CPE/VI

Ce ratio est une expression du fonds de roulement et détermine son importance et son évolution dans le temps. Il permet d'apprécier la part des capitaux permanents d'une entreprise dans le financement des valeurs immobilisées. Ces deux ratios ci- haut cités indiquent dans quelle mesure les capitaux propres et permanents sont investis dans les constructions, machines et autres moyens de production.

- Ratio de financement des immobilisations par les dettes à L/M/T

Ce ratio indique la part de dettes à long et à moyen terme dans le financement des actifs fixes. Il est calculé comme suit :

DLMT/VI

Il est en effet intéressant de déterminer le rapport existant entre les valeurs immobilisées et l'ensemble de l'actif, car l'entreprise qui immobilise une trop grande partie de son actif résiste difficilement aux crises économiques.

D'où le ratio d'immobilisation =

TOTAL ACTIF/VI

En dehors de ces ratios ci- haut mentionnés, il est conseillé de calculer le ratio de couverture de l'actif circulant, ce ratio permet de connaître dans quelle mesure le fonds de roulement couvre les actifs circulants, il se calcule de la manière suivante :

FRNG/VC

I.2.6.3. Ratio d'autonomie financière

L'étude de cette catégorie de ratio permet d'éclaircir la mesure selon laquelle la répartition entre les capitaux propres et permanents s'effectue.

Trois principaux types de ratios sont classés dans cette catégorie :

Ratio d'endettement =

CP/D à L/M/T

Ce ratio permet de connaître l'importance des capitaux propres dans les dettes à long et à moyen terme.

- Ratio d'indépendance financière =

CP/CPE

Ce ratio permet de connaître la part qu'occupent les capitaux propres dans l'ensemble de capitaux permanents utilisés par l'entreprise.

- Ratio d'indépendance financière =

DLMT/CPE

Ce ratio permet de connaître l'importance de l'exigible par rapport aux capitaux permanents dont dispose l'entreprise.

I.2.6.4. Ratios de solvabilité à court terme

Le suivi de l'évolution de la situation financière d'une entreprise reste une préoccupation majeure de ses dirigeants, nous avons vu que l'entreprise doit faire suivi de sa politique de liquidité, pour pouvoir survivre, c'est pourquoi la gestion financière exige un suivi particulier de la liquidité dont dispose l'entreprise, ainsi pour ce faire divers ratios sont utilisés parmi eux nous pouvons citer :

- Ratio de liquidité générale =

CAP CIRCULANTS/DCT

Ce ratio montre la mesure selon la quelle les actifs circulants couvrent les dettes à court terme, en d'autres termes, il nous permet d'apprécier si l'entreprise dispose d'une marge de sécurité suffisante21(*)

- Ratio de liquidité immédiate ou de disponibilité =

DISPONIBLES/DCT

Ce ratio permet de voir dans quelle mesure les valeurs disponibles peuvent financer les dettes à court terme.

- Ratio de liquidité relative ou de trésorerie à échéance

- Valeurs réalisables + valeurs disponibles

Dettes à court terme

Ce ratio exprime la capacité de l'entreprise à honorer ses engagements à court terme. Ce ratio ne contient pas des stocks puis qu'ils sont moins liquides que les réalisables et les disponibles. Pour que ce ratio soit significatif, il faut que la durée de transformation de créances en liquides soit supérieure à celle des dettes à court terme.

Signalons que les ratios sont tirés du bilan et des comptes des résultats, cependant ces ratios n'ont pas un caractère de conformité pour toutes les entreprises, il est évident qu'une entreprise peut utiliser d'autres ratios non mentionnés ici. Il est parfaitement possible qu'elle peut utiliser une liste suivant ses besoins personnels.

Rappelons également qu'il est nécessaire d'examiner les variations du numérateur et le dénominateur car chacun peut varier différemment alors que le ratio reste constant. Ceci justifie le fondement de l'interprétation du résultat obtenu à partir d'un ratio quelconque.

Après cette revue sur les généralités qui apportent des éclaircissements sur les éléments clés de notre sujet de recherche, nous allons présenter la LESIEUR CRISTAL qui serait l'objet de notre travail dans le deuxième chapitre consacré à l'analyse.

I.3.Présentation de la LESIEUR CRISTAL S.A.

I.3.1.Renseignement a caractère générale

La société a pour objet social :

- La fabrication, le commerce, l'importation et l'exportation de tous corps gras, de tous produits destinés à l'alimentation humaine et animale, de tous produits chimiques et d'entretien, d'hygiène et de lavage, de tous emballages ainsi que des dérivés directs ou indirects de ces activités ;

- La fabrication et le commerce de toutes machines susceptibles de fabriquer tous corps gras (...) ;

- La création, l'installation, l'acquisition, l'exploitation de tous fonds de commerce, usines, comptoirs, agences, succursales, la prise à bail et l'achat de tous immeubles ; Le dépôt, l'acquisition ou la prise à bail de tous brevets, licences, (...) ;

- La participation directe ou indirecte de la société dans toutes opérations pouvant se rattacher à l'objet (...) ;

- Et, généralement, toutes opérations industrielles, commerciales, mobilières, immobilières et financières se rattachant directement ou indirectement, en totalité ou en partie, à l'objet ci-dessus ou pouvant en faciliter l'extension et le développement. »

I.3.2.Renseignement sur le capital de la LESIEUR CRISTAL

Situation actuelle au 31-12-2006

Le capital social de Lesieur Cristal s'établit à 276 315 100 DH et est intégralement liber. Il se compose de 2 763 151 actions d'une valeur nominale de 100 DH chacune.

Evolution du capital

Aucune opération sur le capital n'a été effectuée durant les cinq dernières années.

Répartition du capital

Au 31 décembre 2006, le capital de Lesieur Cristal est reparti comme suit :

Renseignements relatifs aux actionnaires

Pactes d'actionnaires :

A la connaissance du management de Lesieur Cristal, aucun pacte d'actionnaires n'a été signé entre les actionnaires de celle-ci.

I.3.3. Organes d'administration

Conseil d'Administration :

Conformément aux dispositions de l'article 14 des statuts, LESIEUR CRISTAL S.A. est administrée

par un Conseil d'Administration composé de 3 membres au moins et 15 au plus, nommés par l'Assemblée Générale Ordinaire.

La composition actuelle du Conseil d'Administration se présente comme suit :

I.3.4.Organes de direction

Organigramme :

I.3.5.Activité de la LESIEUR CRISTAL

Métiers :

Leader au Maroc dans le secteur des corps gras, Lesieur Cristal décline son savoir-faire autour de deux activités principales : La trituration des graines oléagineuses et le raffinage des huiles brutes. Fabriquées à base de tournesol, d'arachide, d'olive, de colza, de maïs, de soja et / ou de coton, ces huiles brutes issues de la trituration ou importées sont raffinées, et soit destinées au conditionnement pour la consommation, soit vendues en vrac aux industries de la conserve, margariniers, peinturiers, provendiers... etc.

Parallèlement, Lesieur Cristal produit, conditionne et commercialise une large gamme de produits d'entretien ménager (savons et détergents liquides) sous différentes marques. L'activité s'étend également à la production de tourteaux, produits destinés à l'alimentation animale.

Au cours des 5 dernières années, Lesieur Cristal a subi les conséquences d'une succession d'évènements :

L'accord de modération conclu avec l'Etat couvrant la période 2000-2002, contraignant Lesieur Cristal à stabiliser ses tarifs de vente des huiles «entrée de gamme» et ce malgré la libéralisation du secteur ;

La hausse des cours internationaux intervenue en 2003, entraînant des tensions sur les marges de l'opérateur ;

La survenance de SAVOLA (opérationnelle depuis 2004), dont la concurrence s'est matérialisée par une guerre des prix.

I.3.6. La place de l'analyse financière à la LESIEUR CRISTAL

L'analyse financière occupe une place non négligeable au sein de la LESIEUR CRISTAL, étant donné qu'elle joue un rôle important dans la préparation, le suivi, le contrôle, ainsi que l'exécution de certaines décisions de sa gestion. Pour prendre certaines décisions, la LESIEUR CRISTAL fait recours à des données de la comptabilité générale et à des outils d'analyses qui aident à détecter certains problèmes de gestion et de servir d'outils prévisionnels pouvant orienter ses décisions. Les données fournies par l'analyse financière interviennent dans le processus d'élaboration des décisions de gestion. C'est le cas notamment de l'établissement des tableaux de bord qui comportent un certain nombre des ratios financiers permettant de faire le rapprochement entre les réalisations et les objectifs prédéterminés par l'entreprise.

A la LESIEUR CRISTAL, le suivi d'exécution budgétaire se fait par le logiciel de gestion qui permet de constater à tout instant l'exécution des budgets alloués à chaque rubrique. Les informations fournies par cet outil permettent de bien suivre et contrôler la gestion, à partir de cette même information, la LESIEUR CRISTAL gère les écarts budgétaires et procède à la révision budgétaire au cas de besoin.

L'analyse financière joue également un double rôle dans le processus de communication interne et externe au sein de la LESIEUR CRISTAL. En effet, elle constitue d'une part, une source d'indications élaborées à partir de données économiques et comptables établies par l'entreprise, et d'autre part, elle facilite l'information et son intériorisation aux divers destinataires.

Etant donné que l'information financière, met en évidence les problèmes et ou les succès lesquels font face les organisations, la LESIEUR CRISTAL fait la diffusion de son information financière significative à ses salariés, ceci revient à l'initiative de la Direction générale et cela dans le cadre de la motivation et d'initier aux salariés et leur permettre de participer à la réalisation des objectifs fixés par la LESIEUR CRISTAL en général et leurs objectifs individuels en particulier.

A cela s'ajoute dans ce même cadre, une prime annuelle accordée aux agents de la LESIEUR CRISTAL, après évaluation de l'atteinte des objectifs.

Or même si l'analyse financière apparaît comme un instrument indispensable dans la prise des décisions à la LESIEUR CRISTAL, elle n'est pas exploitée à son entièreté, par ailleurs, la centrale se sert des données globales fournies par la comptabilité générale et d'outils permettant de prendre uniquement des décisions de courte période, alors que ces décisions à court terme ne permettent pas de résoudre des problèmes de gestion à temps et d'orienter les décisions stratégiques (Décisions à long terme).

CHAPITRE II: ANALYSE DES COMPTES D'EXPLOITATION DE LA LESIEUR CRISTAL

Ce chapitre fait l'objet de l'étude de la rentabilité pour voir dans quelle mesure la LESIEUR CRISTAL dégage son profit ou pas et par là voir aussi si elle est capable de s'autofinancer. Cette partie va se situer :

- à l'étude de la rentabilité économique, financière et commerciale ;

- à l'étude de la capacité d'autofinancement et ;

- à l'étude des ratios de rotation de capitaux.

Avant d'analyser la rentabilité, nous allons d'abord présenter l'Etat de Solde de Gestion (ESG) car c'est à partir de ces derniers que nous allons mener les autres analyses.

II.1. Présentation de l'Etat de Solde de Gestion (ESG)

Le compte de résultat ou d'exploitation est un document dans lequel les produits et charges d'une entreprise intervenus au cours d'un exercice sont enregistrés. Il fait apparaître le bénéfice ou la perte de l'exercice sans description.

L'ESG, établis à partir des comptes du résultat, constituent un outil d'analyse de l'activité et de la rentabilité de l'entreprise. Le calcul des états de solde de gestion permet :

- d'apprécier la performance de l'entreprise et la création des richesses générées par son activité ;

- de décrire la répartition de la richesse créée par l'entreprise entre les salariés et les organismes sociaux, l'Etat, les apporteurs des capitaux et l'entreprise elle-même ;

- de comprendre la formation du résultat net en le décomposant.

Ainsi, le tableau suivant, nous présente ces différentes grandeurs pour le cas de la LESIEUR CRISTAL qui nous concerne dans ce présent travail durant la période de notre étude.

Tableau 1: Etat de Solde de Gestion (ESG)

Source : Nous - même, à partir des comptes d'exploitation de la LESIEUR CRISTAL en annexe

II.2. Analyse de l'Etat de Solde de Gestion (ESG)

II.2.1.Chiffre d'affaires

Revue analytique 2004-2005

Le chiffre d'affaires 2005 s'élève à 3 494 MDH en régression de 5,6% par rapport à 2004 sous l'effet principalement de la baisse des prix de vente de l'huile de table, activité maîtresse du groupe qui représente près 60% du chiffre d'affaires global.

Revue analytique 2005-2006

Le chiffre d'affaires de Lesieur Cristal progresse de 3% par rapport à l'année précédente, grâce notamment au bon comportement de l'huile de table et au développement de l'export de l'huile brute de colza.

II.2.2.Consommation

Revue analytique 2005-2006

La consommation de l'exercice s'est établie à 3 013 MDH, en retrait de 5,2%, redevable à la baisse des achats consommés de matières et fournitures de 5,2%, liée à la détente des prix d'achat de matières premières.

Revue analytique 2005-2006

La consommation de l'exercice s'est établie à 3 204 MDH, en hausse de 6%, redevable à la hausse des achats consommés de matières et fournitures de 6%, liée à une forte remontée des prix d'achat de matières premières.

II.2.3.Valeur Ajoutée

Revue analytique 2004-2005

Malgré la baisse des consommations de 5,25 %, la valeur ajoutée a chuté de 30,8%, marquant ainsi une rupture avec l'historique des tendances d'évolution des indicateurs de rentabilité de la société.

Suite à cette dépréciation soutenue de la valeur ajoutée, le taux de la valeur ajoutée ressort en 2005 à 10%, en repli de 4 points.

Revue analytique 2005-2006

Lesieur Cristal dégage une valeur ajoutée en hausse de 3% comparée à l'exercice écoulé. Cette progression s'explique principalement par l'augmentation du chiffre d'affaires sous l'effet de la bonne activité réalisée.

Le taux de valeur ajoutée s'établit à 10%, en stagnation par rapport à son niveau de 2005.

II.2.4.Excédent Brut d'Exploitation

Revue analytique 2004-2005

L'excédent brut d'exploitation de Lesieur Cristal s'est dégradé de 51,8%, s'établissant ainsi à 161 MDH. Suite à cette baisse, la marge brute d'exploitation a reculé de 4 points pour se fixer à 5% à fin 2005.

Revue analytique 2005-2006

L'excédent brut d'exploitation augmente de 4%, suite à la hausse de la valeur ajoutée. La marge brute d'exploitation ressort, pour sa part, au même niveau que l'année précédente tout en tenant compte d'un accroissement du chiffre d'affaires et de l'excédent brut d'exploitation.

II.2.5.Résultat d'exploitation

Revue analytique 2004-2005

Affecté par la diminution des marges tant sur l'activité huile de table que celle de trituration, le résultat d'exploitation a cédé 75,5% pour s'établir à 61 MDH. Par ailleurs, L'évolution du poste « Reprises d'exploitation » durant cette période est liée aux reprises sur provisions pour dépréciation des actifs circulants (stocks & Clients) constatées en 2005. Quant aux dotations d'exploitations, Il s'agit principalement de provisions pour dépréciation de comptes clients.

Eu égard à la dégradation du résultat d'exploitation de Lesieur Cristal, sa marge opérationnelle s'en trouve de ce fait réduite de 5 points, et ramenée à 2%.

Revue analytique 2005-2006

Le résultat d'exploitation s'élève à 86 MDH en progression de 40% par rapport à 2005 sous l'effet de :

- l'augmentation des volumes de ventes des huiles de table, notamment au niveau des ventes en vrac;

- les réajustements des prix de vente de l'huile de table, en vue de la reconstitution de la marge ;

II.2.6.Résultat financier

Revue analytique 2004-2005

Le résultat financier de Lesieur Cristal se hisse de plus du double pour se fixer à 49 MDH. Cette évolution est de l'ordre de 113,9% .La marge financière est restée stable autour de 1% sur toute la période d'étude.

Revue analytique 2005-2006

Le résultat financier déficitaire à fin décembre 2006 affiche une baisse par rapport à 2005, en raison l'augmentation des charges d'intérêt. Cette augmentation est du à une trésorerie passive en très forte augmentation qui est passée de 45 MDH à 252 MDH entre 2005 et 2006.

II.2.7.Résultat non courant

Revue analytique 2004-2005

Le résultat non courant 2005 s'élève à 18 MDH contre -10 MDH en 2004. Cette évolution s'explique essentiellement par la constatation de plus values de cession de terrains (+27 MDH).

Revue analytique 2005-2006

Le résultat non courant 2006 s'établit à 10 MDH contre 18 MDH en 2005.

II.2.8.Résultat net

Revue analytique 2004-2005

Au terme de l'exercice 2005, Lesieur Cristal laisse apparaître un résultat net de 113 MDH, en régression de 38,8% comparativement à l'exercice précédent. Cette situation tient compte de l'amenuisement de 75,5% du résultat exploitation à 61 MDH, atténué par l'amélioration des autres éléments constituant le résultat de la société.

Au final, la marge nette ressort ainsi en repli de 2 points à 3%.

Revue analytique 2005-2006

Au terme de l'exercice 2006, Lesieur Cristal laisse apparaître un résultat net de 70 MDH, en régression de 37,5%.

Au final, la marge nette ressort à 2%.

II.3. Analyse des Ratios de rentabilité

Comme la rentabilité pose parfois de délicats problèmes de mesure ; nous allons nous limiter dans le cadre de ce travail aux ratios de la rentabilité économique, financière et commerciale.

II.3.1. La rentabilité économique

«  La rentabilité économique mesure l'efficacité de l'outil économique utilisé par l'entreprise pour son exploitation courante. C'est un point fondamental de l'analyse financière qui tient compte des performances managériales, stratégiques, concurrentielles, et du degré d'adéquation des actifs économiques à l'activité de l'entreprise. »: 22(*)

Nous allons la décomposer en tenant compte des marges nettes en de rotation des actifs :

Rentabilité économique = (résultat économique /CA) x (CA /actif économique)

Rentabilité économique = taux de marge nette x taux de rotation de l'actif économique

Le tableau ci-après nous présente ces différents calculs :

Tableau 2: Calcul du taux de marge nette, de la rotation des actifs et de la rentabilité économique

Désignation

2004

2005

2006

Résultat net (1)

184 752

113 157

69 605

Chiffre d'affaires (2)

3702345

3494547

3597903

Actif total (3)

2 517 418

2 213 470

2 314 764

4) Taux de marge nette ½

0,0499

0,03238

0,01934

5) Rotation des actifs 2/3

1,47

1,578

1,554

6) Ratio de la rentabilité économique : (4) x (5)

0,073353

0,051095

0,03006

Source : Nous - même à partir des ESG et des bilans

De ce tableau nous constatons que :

- Le taux de la marge nette est positif mais faible pour chaque année, ceci prouve que la LESIEUR CRISTAL a des dépenses non négligeables car le taux de marge nette a été de 5%   ; en 2004, 3% en 2005 : et 2%. en 2006. Il est nécessaire d'augmenter la marge bénéficiaire dans le chiffre d'affaires pour pouvoir faire face à ses dépenses de fonctionnement ;

- La rotation des actifs présente de très bons résultats compte tenu des ratios calculés qui prouvent que les actifs utilisés dans cette entreprise ont permis de réaliser les chiffres d'affaires considérables. Chaque 100 dhs de l'actif total investi a produit 147 dhs de chiffre d'affaires en 2004 ; 157.8 dhs en 2005 et 155.4 dhs en 2006 ;

- Une fois multiplier ces deux ratios, nous obtenons la rentabilité économique qui présente des résultats positifs.

Ainsi, chaque 100 dhs investi en actif, la LESIEUR CRISTAL gagnait 7.33 dhs en 2004 ; 5.1 dhs en 2005 et 3 dhs en 2006. Ces chiffres sont non négligeables surtout pour une entreprise qui travaille dan un domaine purement commercial.

II.3.2. Rentabilité financière

La rentabilité financière mesure la rentabilité des capitaux propres de l'entreprise. Elle est égale au résultat net comptable / capitaux propres. Elle intéresse principalement les propriétaires de l'entreprise. Pour notre cas de la LESIEUR CRISTAL, le tableau suivant nous donne ce ratio durant la période de notre étude.

Tableau 3: Ratio de la rentabilité financière

Désignation

2004

2005

2006

Résultat net (1)

184 752

113 157

69 605

Capitaux propres (2)

1 549 273

1 220 326

1 207 037

Rentabilité financière ½

0.11925

0.09272

  0.05766

Source : nous - même à partir des ESG et des bilans

Ce tableau est éloquent et prouve que la rentabilité financière de la LESIEUR CRISTAL est suffisamment large. En d'autres termes, les capitaux propres investis à la LESIEUR CRISTAL ont rapporté 11.9 dhs pour chaque 100 dhs investi en 2004 ; 9.2 dhs en 2005 et 5.7 dhs en .2006. Cette situation est très bonne surtout qu'à la LESIEUR CRISTAL il existe la répartition des bénéfices ; donc cette rentabilité financière reste à la disposition de l'entreprise pour son autofinancement.

II.3.3. Rentabilité commerciale

Jusque là la rentabilité financière a montré l'évolution du rendement des seuls capitaux propres tandis que la rentabilité économique nous a montré l'évolution du rendement global de tous les actifs. La rentabilité commerciale ou la marge nette a trait quant à elle, à la politique des prix pratiquée par l'entreprise. Le tableau ci-dessous nous la calcule pour le cas de la LESIEUR CRSITAL.

Tableau 4: Ratio de la rentabilité commerciale

Désignation

2004

2005

2006

Résultat net (1)

184 752

113 157

69 605

Chiffre d'affaires (2)

3702345

3494547

3597903

Rentabilité commerciale ½

0,05

0,032

0,019

Source : Nous -même à partir des ESG

Les chiffres trouvés traduisent que dans chaque 100 dhs du chiffre d'affaires, LESIEUR CRISTAL gagnait 5 dhs en 2004 ; 3.2 dhs en 2005 et 2 dhs en 2006. C'est des résultats aussi encourageants pour une entreprise commerciale. Pour compléter notre analyse, passons à l'étude de la capacité d'autofinancement.

II.4. Etude de la capacité d'autofinancement de la LESIEUR CRISTAL

« La capacité d'autofinancement (CAF) représente le flux de trésorerie dégagée sur l'exercice, elle correspond à l'aptitude de l'entreprise à générer de la trésorerie pour faire face à ses charges et à ses engagements. »23(*)

Pour notre cas de la LESIEUR CRISTAL, le tableau suivant nous permet de déterminer cette CAF pour la période de notre étude.

Tableau 5 : CAF 2004 - 2006 :

Source : Nous- même à partir des ESG

Les résultats trouvés dans ce tableau ci- haut montrent que la LESIEUR CRSITAL n'était pas en mesure de s'autofinancer en 2004 et 2005 sauf en 2006 de 60 671 Dhs. Cette insuffisance d'autofinancement durant les 2 ans est due a un partage de bénéfice nettement supérieure a la CAF.

Toutefois, nous allons concrétiser notre analyse en calculant certains ratios issus de cette capacité d'auto- financement.

II.4.1. Ratios tirés de la capacité d'autofinancement

Dans cette étude, nous allons examiner trois ratios tirés de la capacité d'autofinancement.

· Ratio: CAF/ Chiffre d'affaires

Ce ratio indique le taux de la CAF en pourcentage de la production (chiffre d'affaires). Le tableau suivant nous indique ce ratio.

Tableau 6: Ratios 1 : CAF/Chiffre d'affaires

Désignation

2004

2005

2006

CAF (1)

258 116

158 813

143 565

Chiffre d'affaires (2)

3702345

3494547

3597903

Ratio 1 : ½ x100

6.97%

4.54%

3.99%

Source : Nous- même à partir des ESG et du tableau de la CAF

Pour 100 dhs du chiffre d'affaires, le montant qui est destiné à assurer à la fois le renouvellement des immobilisations et la croissance de l'entreprise est de 6.97 dhs en 2004 ; 4.54 dhs en 2005 et 3.99 dhs en 2006. Ce sont des chiffres considérables.

· Ratio: CAF/ Total actif Bilan

Ce ratio permet de comparer ce que l'entreprise a secrété et ce qui lui est nécessaire pour fonctionner. Le tableau suivant nous permet de calculer ce ratio.

Tableau 7: Ratio 2 : CAF/Total actif bilan

Désignation

2004

2005

2006

CAF (1)

258 116

158 813

143 565

Total actif bilan (2)

2 517 418

2 213 470

2 314 764

Ratio 2 : ½ x100

10.25%

7.17%

6.20%

Source : Nous- même à partir des ESG et des bilans

Toutes les années présentent un bon signe de ce ratio ; c'est-à-dire dans100 dhs de l'actif utilisé par la LESIEUR CRISTAL il y a 10.25 dhs en 2004 ; 7.17 dhs en 2005 et 6.20 dhs en 2006 de la CAF.

· Ratio3 = Dettes à long terme /CAF

Pour le cas de la LESIEUR CRISTAL ce ratio n'existe pas car les cette entreprise n'a pas des dettes. Ce ratio permet souvent de juger de la capacité d'emprunt à terme avec ce que secrète l'activité de l'entreprise et qui peut être utilisé pour assurer leur remboursement. La norme veut que l'endettement ne doit pas excéder quatre fois la CAF.

Pour appuyer notre analyse, il est nécessaire de déterminer certains ratios de rotation des capitaux et de les exprimer surtout en unité temps (la durée).

II.4.2. Ratios de rotation des capitaux

Ces ratios nous permettent de voir combien de fois les chiffres d'affaires ont atteint les capitaux propres durant une année et la durée de chaque rotation par an. Le tableau suivant nous permet de calculer cette rotation.

Tableau 8: Ratio 3

Désignation

2004

2005

2006

Capitaux propres (1)

1 549 273

1 220 326

1 207 037

Chiffre d'affaires (2)

3702345

3494547

3597903

Rotation : (2) / (1)

2.38 fois

2.86 fois

2.98 fois

Durée de rotation (1) / (2) x 360jrs

150.6 jrs

125.7 jrs

120.7 jrs

Source : nous - même à partir des ESG et des bilans

La rotation des capitaux propres est bonne car la LESIEUR CRISTAL a pu atteindre les capitaux propres avec ses chiffres d'affaires plus de deux fois l'an.

II.4.3. Ratios de liquidité

Tableau 9: Ratio 4

Désignation

2004

2005

2006

Stocks en jours de CA24(*)

58

58

63

Créances clients en jours du CA25(*)

33

38

38

Dettes fournisseurs en jours d'achats26(*)

45

35

35

Source : nous - même à partir des bilans

En 2004, la rotation des stocks s'élève à 58 jours du chiffre d'affaires. En 2006, la rotation des stocks s'élève à 63 jours du chiffre d'affaires contre 58 jours en 2005.

Pour leur part, les délais de règlement clients sont passés de 33 jours de chiffre d'affaires en 2004 à 38 jours en 2005 suite a un rallongement des délais des clients industriels. En 2006, les délais de règlement clients stagnent à 38 jours.

En revanche, les délais de règlement fournisseurs ont été réduits au cours de la période 2004-2006, se fixant à 35 jours d'achats en 2005, contre 45 jours en 2004, traduisant un niveau inférieur de recours au refinancement. Ces délais stagnent en 2006 à 35 jours.

CONCLUSION GENERALE

Au bout de notre travail de recherche, il importe de faire la revue des grandes lignes qui le composent et de présenter brièvement les résultats, auquel il a abouti.

Le choix de ce sujet a été motivé par le fait que la LESIEUR CRISTAL est un leader au Maroc dans le secteur des corps gras. En outre, la seconde motivation a été celle de confronter la théorie relative à la gestion financière, apprise tout au long de notre formation académique, à la pratique sur terrain. Pour arriver à cette fin deux questions ont été posées dans notre problématique :

- La rentabilité de la LESIEUR CRISTAL est suffisante pour son autofinancement ?

Pour appréhender notre étude et répondre effectivement à nos questions de recherche, nous avons formulé une hypothèse générale.

Hypothèse : La rentabilité de la LESIEUR CRISTAL est suffisante pour son autofinancement.

La vérification de cette hypothèse a nécessité l'utilisation des techniques et des méthodes. Ainsi, nous avons utilisé la technique documentaire.

Quant aux méthodes, il a été employé la méthode analytique, la méthode comparative, la méthode synthétique et la méthode statistique.

Nous avons délimité notre sujet dans le domaine, dans le temps et dans l'espace. Dans le domaine, le sujet se limite à l'analyse financière, plus spécifiquement l'analyse de l'ESG, l'étude de la rentabilité, l'autofinancement, et les ratios. Dans le temps, notre recherche s'étale sur une période de trois ans allant de 2004 à 2006. Dans l'espace, notre étude s'est focalisée sur la LESIEUR CRISTAL et à toutes ses branches d'activité.

En vue d'arriver à vérifier nos hypothèses, nous avons subdivisé notre travail en deux chapitres outre l'introduction générale et la conclusion générale.

- Le premier chapitre porte sur le cadre théorique sur la gestion et la présentation de la LESIEUR CRISTAL;

- Le deuxième chapitre concerne l'analyse des comptes d'exploitations de la LESIEUR CRISTAL. Il débute par l'analyse de l'ESG, ensuite l'analyse des rations de rentabilité et enfin l'étude la capacité d'autofinancement ainsi que certains ratios; cette partie pratique nous a aidé à vérifier notre hypothèse ;

Tous ces éléments nous ont permis de confirmer notre première hypothèse selon laquelle la structure financière de la LESIEUR CRISTAL est saine et lui permet d'atteindre son équilibre financier.

Tous ces éléments nous ont permis de constaté que cette entreprise présente des bonnes rentabilités économiques financières et commerciales. Néanmoins, avec ces rentabilités et quand nous avons calculé la CAF, l'analyse nous a montré que la LESIEUR CRISTAL, durant l'année 2004 et 2005, n'a pas été en mesure de s'autofinancer car la distribution des bénéfices étaient supérieurs. Mais durant 2006, suite a une baisse de partage des bénéfices l'entreprise a été capable de s'autofinancer. Quant a la CAF, elle a été très large et même les ratios calculés à ce sujet nous l'indiquent. Les ratios de rotation de capitaux ont témoigné que les activités de la LESIEUR CRISTAL sont en pleine croissance. Les chiffres d'affaires ont été à mesure de couvrir les capitaux propres plus de deux fois par an, la vitesse de rotation des stocks est rapide, le délai de rotation des créances- clients est très court tandis que le délai de rotation des dettes- fournisseurs est supérieur au délai de rotation des créances- clients.

Nous ne saurions terminer ce travail sans émettre quelques suggestions et recommandations à l`endroit des autorités de la LESIEUR CRISTAL. Au vu des données chiffrées de notre étude, l`entreprise est en pleine croissance depuis 2004. Vu certaines faiblesses rencontrées au cours de notre analyse, nous suggérons ce qui suit à la LESIEUR CRISTAL, si elle veut pérenniser ses activités :

- Définir clairement une politique de partage des bénéfices avant qu'elle puisse s'autofinancer.

- Augmenter sa liquidité générale et immédiate afin de faire face au payement des fournisseurs dans l'immédiat en faisant recourt au capital investissement;

- Augmenter le taux de la marge bénéficiaire dans le chiffre d'affaires afin de relever le taux de rentabilité ;

Nous estimons ne pas avoir fait un travail exhaustif. Bien de choses restent à analyser tels que l'analyse du tableau de financement, la gestion de stock, l'étude du marketing, la gestion des ressources humaines de la LESIEUR CRISTAL.

BIBLIOGRAPHIE

I. OUVRAGES

1. Mme. Samira RIFKI, M.Abdessadeq SADQI, Analyse Financière : Manuel pratique des fondements et méthodes, Oujda : CHEMS, 2007

2. Said YOUSSEF, Smail KABBAJ, comptabilité générale : les principes, les techniques et les outils, Casablanca : EDISOFT, 2005

3. REFAIT, M., L'analyse financière, que -sais-je, P.U.F, Paris, 1994

4. GRAWITZ, M., Méthodes des sciences sociales, 8ème édition, Dalloz, Paris, 1991

5. BERGERON, La gestion moderne théorique et cas, éd. Gaétan, Paris, 1984

6. P. LAUZER et R. TELLER, Contrôle de gestion et budget, 5e édition, Ed. SIREY, 1989

7. G.R. TERRY et S. FRANKLIN, Principe de management, éd. Economica, Paris, 1985

8. J. MEYER, Le contrôle de gestion, 3ème éd., PUF, Paris, 1969

9. BRUNO, S., Nouvelles trésorerie d'entreprises, 5ème éd. Dunod, Paris, 1977

10. CONSO, P. et COTTA, A., Gestion financière de l'entreprise, éd. Dunod, 1998

11. VERHULST. A, Economie de l'entreprise, Paris, 1981, p.78

II. NOTES DES COURS

1. RIFKI Samira, Analyse financière approfondie, UM1er, inédit, 2008

III. SITES INTERNET

http://fr.wikipedia.org/wiki/entreprise, consulté le 19/01/2009

http://www.systemic.ch/NewArticles/article008.htm, consulté le 26/04/09

http://fr.wikipedia.org/wiki/Entreprise, consulté le 25/01/09

http://fr.wikipedia.org/wiki/Budget, consulté le 26/04/09

http://fr.wikipedia.org/wiki/capacitéd'autofinacement, consulté le 15/01/09

IV. AUTRES DOCUMENTS

2. Statut de la LESIEUR CRISTAL

 
 

TABLE DES MATIERES

DEDICACES..................................................................................................................2

REMERCIEMENTS......................................................................................................3

SIGLES ET ABREVIATIONS...........................................................................................................4

LISTE DES TABLEAUX...................................................................................................................5

SOMMAIRE..................................................................................................................6

INTRODUCTION GENERALE.....................................................................................6

CHAPITRE I : CADRE THEORIQUE SUR LA GESTION ET PRESENTATION DE LA LESIEUR CRISTAL 10

I.1. DEFINITION DES CONCEPTS 10

I.1.1. L'Entreprise 10

I.1.2. Classification des entreprises 10

I.1.3. Mission de l'entreprise 12

I.1.5. Croissance d'une entreprise 12

I.1.6. Portefeuille d'une entreprise 12

I.1.7. Gestion 13

I.2. Cadre opérationnel de l'analyse financière 15

I.2.1. Définition de l'analyse financière 15

I.2.2. Historique de l'analyse financière 16

I.2.3. Quelques stratégies financières d'une entreprise 16

I.2.4. Méthodes d'appréciation des entreprises 16

I.2.5. Analyse par l'Etat des Soldes de Gestion (ESG) 18

I.2.6. Analyse par la méthode des ratios 21

I.3.Présentation de la LESIEUR CRISTAL S.A. 24

I.3.1.Renseignement a caractère générale 24

I.3.2.Renseignement sur le capital de la LESIEUR CRISTAL 25

I.3.3. Organes d'administration 26

I.3.4.Organes de direction 27

I.3.5.Activité de la LESIEUR CRISTAL 27

I.3.6. La place de l'analyse financière à la LESIEUR CRISTAL 28

CHAPITRE II: ANALYSE DES COMPTES D'EXPLOITATION DE LA LESIEUR CRISTAL 30

II.1. Présentation de l'Etat de Solde de Gestion (ESG) 30

II.2. Analyse de l'Etat de Solde de Gestion (ESG) 31

II.3. Analyse des Ratios de rentabilité 34

II.3.1. La rentabilité économique 34

II.3.2. Rentabilité financière 35

II.3.3. Rentabilité commerciale 36

II.4. Etude de la capacité d'autofinancement de la LESIEUR CRISTAL 36

II.4.1. Ratios tirés de la capacité d'autofinancement 37

II.4.2. Ratios de rotation des capitaux 38

II.4.3. Ratios de liquidité 39

CONCLUSION GENERALE 40

BIBLIOGRAPHIE 42

ANNEXE 1 ........................................................................................................................... 43

ANNEXE 2 ........................................................................................................................... 45

TABLE DES MATIERES...............................................................................46

* 1 REFAIT, M., L'analyse financière, que -sais-je, P.U.F, Paris, 1994, p.3

* 2 Mme. Samira RIFKI, M.Abdessadeq SADQI, Analyse Financière : Manuel pratique des fondements et méthodes, Oujda : CHEMS, 2007, p.14

* 3 GRAWITZ, M., Méthodes des sciences sociales, 8ème édition, Dalloz, Paris, 1991, p.443

* 4 GRAWITZ, M., op cit, p.344

* 5 Site : http://fr.wikipedia.org/wiki/entreprise, consulté le 19/01/2009

* 6Site : http://www.systemic.ch/NewArticles/article008.htm, consulté le 26/04/09

* 7 Site : http://fr.wikipedia.org/wiki/Entreprise, consulté le 25/01/09

* 8 BERGERON, La gestion moderne théorique et cas, éd. Gaétan, Paris, 1984, p.64

* 9 P. LAUZER et R. TELLER, Contrôle de gestion et budget, 5e édition, Ed. SIREY, 1989, p.9

* 10 G.R. TERRY et S. FRANKLIN, Principe de management, éd. Economica, Paris, 1985, p.4

* 11 J.P. SIMERAY, Le contrôle de gestion, 3ème éd., PUF, Paris, 1969, p.11

* 12 J. MEYER, Le contrôle de gestion, 3ème éd., PUF, Paris, 1969, p.11

* 13 Site : http://fr.wikipedia.org/wiki/Budget, consulté le 26/04/09

* 14 Said YOUSSEF Smail KABBAJ, comptabilité générale : les principes, les techniques et les outils, Casablanca : EDISOFT, 2005, P.7

* 15 Mme. Samira RIFKI, M.Abdessadeq SADQI, op cit, p.1

* 16 Mme. Samira RIFKI, M.Abdessadeq SADQI, op cit, p.3

* 17 Mme. Samira RIFKI, M.Abdessadeq SADQI, op cit, p.143, p.144

* 18 http://fr.wikipedia.org/wiki/capacitéd'autofinacement consulté le 15/01/09

* 19 BRUNO, S., Nouvelles trésorerie d'entreprises, 5ème éd. Dunod, Paris, 1977, p.38

* 20 CONSO, P. et COTTA, A., Gestion financière de l'entreprise, éd. Dunod, 1998, p.214

* 21 VERHULST. A, Economie de l'entreprise, Paris, 1981, p.78

* 22 Mme. Samira RIFKI, M.Abdessadeq SADQI, op cit, p.146

* 23 Mme. Samira RIFKI, M.Abdessadeq SADQI, op cit, p.104

* 24 (Stocks x 360) / CA HT.

* 25 (Créances clients nettes x 360) / (CA Export + CA Local TTC)

* 26 (Dettes fournisseurs nettes x 360) / Consommations HT.