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Le rôle du transfert d'argent dans la croissance économique du Rwanda. Cas de Western Union à  la Banque Populaire du Rwanda, s.a. branche kibungo (2006-2008)


par Christine UWIMBABAZI
Université d'Agriculture, de Technologie et d'Education de Kibungo(UNATEK) - Licence de 4 ans 2009
Dans la categorie: Economie et Finance
   
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UNIVERSITE D'AGRICULTURE, DE TECHNOLOGIE

ET D'EDUCATION DE KIBUNGO (UNATEK)

Faculté d'Education

Département d'Economie et de Gestion

Option d'Economie

Le rôle du transfert d'argent dans la croissance économique du Rwanda:

Cas de Western Union à la Banque Populaire du Rwanda, S.A. Branche KIBUNGO (2006-2008).

Mémoire présenté et défendu en vue de l'obtention du grade de licencié en Economie et Gestion. Option d'Economie

Par UWIMBABAZI CHRISTINE

Directeur : C.C A MAZURU Thomas

Ngoma, 31 décembre 2009

DEDICACE

A mon regretté père : KAREGEYA Jean- Baptiste ;

A ma mère : NYIRAKAMANA Patricie ;

A mon mari : NDAGIJIMANA Jean-Baptiste ;

A mes enfants :

- NDAGIJIMANA-NSHUTI Blaise

- NDAGIJIMANA-BERWA Kétia ;

REMERCIEMENTS

Tout travail de recherche scientifique exige la contribution de plusieurs personnes. Elle bénéficie de l'aide tant matérielle, financière, intellectuelle que morale des personnes auxquelles nous voulons exprimer notre profonde reconnaissance.

Nos remerciements s'adressent d'abord:

- À Monsieur MAZURU Thomas qui, par son accompagnement, sa disponibilité, son expérience et sa rigueur scientifique, nous a permis de mener à bien notre recherche.

- A Monsieur NDAGIJIMANA Jean Baptiste pour son soutien affectif et son consentement au niveau des dépenses financières de ces études. 

Nos remerciements s'adressent ensuite à ceux qui ont participé aux entretiens et répondu au questionnaire de recherche :

- Directeur de « Corporate Services Department »  à la BNR

- Branch Manager de la BPR S.A. Branche de Kibungo

- Bénéficiaires enquêtés de Western Union

Enfin, nous tenons également à remercier:

- L'administration académique et tous les professeurs de l'Université d'Agriculture, Technologie et d'Éducation de Kibungo pour leur encadrement pédagogique. Nous remercions en particulier, le Doyen de la Faculté d'Education et les Professeurs du Département d'Économie et Gestion

- L'administration de la BPR SA. Branch Ngoma dans laquelle nous travaillons.

- Toutes les personnes qui, d'une manière ou d'une autre, ont permis la réalisation de cette recherche.

SIGLES ET ABREVIATIONS

1. BCR : Banque Commerciale du Rwanda

2. BK : Banque de Kigali

3. BNR: Banque Nationale du Rwanda

4. BPR,SA : Banque Populaire du Rwanda, Société Anonyme

5. COGEBANQUE : Compagnie nérale de Banque

6. FCFA :Francs de la Communauté Financière Africaine (pour l'Afrique de l'Ouest)

Francs de la Coopération Financière en Afrique (pour l'Afrique Centrale)

7. FMI : Fonds Monétaire International

8. IMF: International Monetary Funds

9. MDGs : Millenium Development Goals

10. MINECOFIN : Ministère des Finances et de la Planification Economique

11. MTCN : Monetary Transaction Control Number

12. OI M :Organisation International  Migration

13. PIB : Produit Intérieur Brut

14. PNB : Produit National Brut

15. RWF : Rwandan Franc

16. TVA : Taxe sur la Valeur Ajoutée

17. UNATEK : Université d'Agriculture, de Technologie et d'Education de Kibungo

18. USD : United States Dollar

LISTE DES TABLEAUX

Tableau 1 : Transferts monétaires de migrants sénégalais, 2000-2003, en millions FCFA et selon le mode de transfert 16

Tableau 2 : Catégories des personnes ayant répondu aux questionnaires 28

Tableau 3 : Taux locaux et internationaux ( en USD) 30

Tableau 4 : Age des enquêtés 33

Tableau 5 : Niveau d'instruction des enquêtés 34

Tableau 6 : professions des enquêtés 34

Tableau 7: Etat civil des enquêtés et le nombre de personnes en charge 35

Tableau 8 : nombre des bénéficiaires de Western Union à la BPR, SA, Branche de Kibungo par année 36

Tableau 9 : la somme d'argent reçue par enquêtés à la BPR Kibungo en Frs et la provenance par pays 37

Tableau 10 : Les données de la banque populaire de Kibungo( la somme d'argent reçue en USD et en Frws) 37

Tableau 11 : activités d'utilisation de l'argent via le service de western union 39

TABLE DES MATIERES

DEDICACE i

REMERCIEMENTS iii

SIGLES ET ABREVIATIONS iv

INTRODUCTION GENERALE 1

1. Choix et intérêts du sujet 1

1.1. L'intérêt personnel 1

1.2. La pertinence scientifique 1

1.3. La pertinence socio-économique du sujet 2

2. Enonce du problème 2

3. Questions de recherche 3

3.1. Question principale 3

3.2. Questions spécifiques 3

4. Hypothèses de recherche 3

4.1. Hypothèse générale 3

4.2. Hypothèses spécifiques 3

5. Objectifs de la recherche 3

5.1 Objectif général 3

5.2 Objectifs spécifiques 3

6. Méthodologie de la recherche 4

7. Délimitation 4

8. Subdivision du travail 4

CHAP1: CADRE CONCEPTUEL ET THEORIQUE 5

1.1. Définition des concepts clés. 5

1.1.1. Western Union 5

1.1.2. Transferts des fonds : 5

1.1.2. 1. Types de transferts d'argent 5

1.1.2.1.1. Transferts internationaux formels 6

1.1.2.1.2. Transferts régionaux et domestiques 6

1.1.2.1.3. Transferts informels 7

1.1.3. Transfert des fonds par service de western union 7

1.1.4. Croissance économique 9

1.1.5. Développement économique 10

1.1.6. Economie nationale 10

1.1.7. Produit Intérieur Brut ( PIB ) 10

1.1.8. Monnaie 11

1.1.9.Risque de la monnaie 11

1.1.10. Liquidité 11

1.2. Cadre théorique 12

1.2.1. Croissance économique 12

1.2.2.Revenu national 14

1.2.3. L'augmentation du PIB 14

1.2.4. Inflation monétaire et Stabilité des prix 14

1.2.5. Contribution de western union à la croissance économique 15

1.2.5.1. Activités commerciales 17

1.2.5.2. Activités de consommation 18

1.2.5.3. Activités de production 18

1.2.5.4. Activités d'investissement 19

CHAP2 : CADRE METHODOLOGIQUE 21

2.1. Contexte d'étude, population et échantillon. 21

2.1.1. Présentation du contexte de l'étude 21

2.1.2. Population d'étude 22

2.1.3. Choix d'échantillon 22

2.1.3.1. Critères d'inclusion 23

2.1.3.2. Critères d'exclusion 23

2.2. Techniques de collecte des données 24

2.2.1. Technique de questionnaire 24

2.2.2. Technique d'interview 25

2.2.3. Technique documentaire 26

2. 3. Méthodes de traitement et analyse des données 26

2.3.1. Méthode comparative 26

2.3.2. Méthode analytique 27

2.3.3. Méthode Statistique. 27

CHAP 3 : PRESENTATION, ANALYSE ET INTERPRETATION DES RESULTATS. 28

3.1. Présentation et analyse des résultats 28

3.1. 1. Résultats de l'interview 28

3.1.1.1. L'entretien avec manager du service de Western Union 29

3.1.1.2. L'entretien avec le chef de département des statistiques à la BNR 31

3.1.2. Des resultats issus du questionnaire d'enquete 32

3.1.2.1. Tranches d'âges des bénéficiaires enquêtés 33

3.1.2.2. Niveau d'instruction et profession des enquêtes 33

3.1.2.3. Etats civils et personnes en charge des enquêtes 35

3.1.2.4. La somme d'argent reçue par les personnes enquêtées 36

3.1.2.5. Les activités d'utilisation de l'argent via du service de Western Union 38

3.1.2.6. Avantages d'argent via de service Western Union 40

3.2. Interprétation et vérification des hypothèses. 41

3.2.1. Synthèse des résultats 41

3.2.2. Interprétation et vérification des hypothèses. 42

3.2.2.1. Du transfert d'argent via du service de Western Union à la variation de masse monétaire. 42

3.2.2.2. Du transfert d'argent liquide via le Western Union à l'amélioration de la production nationale. 43

CONCLUSION ET SUGGESTIONS 45

Conclusion 45

Suggestions 46

REFERENCES BIBLIOGRAPHIES 48

ANNEXES 50

INTRODUCTION GENERALE

1. Choix et intérêts du sujet

Dans le domaine des sciences économiques, un sujet de recherche n'est jamais choisi au hasard sans être à la recherche de la solution d'un problème économique qui se pose au sein de la société.

Cette étude est orientée sur le rôle que joue les transferts de fonds au niveau macroéconomique du Rwanda. Il s'agit de voir son apport à l'économie nationale. La motivation de la présente étude est exprimée à travers trois catégories d'intérêts : l'intérêt personnel, la pertinence scientifique ainsi que la pertinence sociale.

1.1. L'intérêt personnel

Notre intérêt est né au moment où nous avons constaté que très peu de gens envoient de l'argent à l'extérieur et plusieurs personnes reçoivent de l'argent venant de l'extérieur du pays sans savoir son apport sur l'économie nationale. C'est dans ce sens que nous avons voulu analyser la contribution de transferts des fonds dans l'économie nationale.

1.2. La pertinence scientifique

Le transfert des fonds est un sujet intéresse des économistes, des banquiers et d'autres chercheurs en sciences économiques. Le service de transfert des fonds a fait l'objet de nombreux travaux (rapports de la banque mondiale, articles scientifiques, conférences, symposiums internationaux, mémoires, etc.). Bien que le capital humain est plus important que le capital financier, tous sont d'accord pour dire que les transferts des fonds ont un impact sur les conditions de vie de la population, voire même de l'économie nationale. C'est dans ce cadre que nous avons voulu apporter notre contribution en la matière tout en nous référant sur le cas du Rwanda.

Ce document servira comme outil de référence à tous chercheurs qui voudront s'orienter dans ce domaine ; de même les recommandations issues de ce document pourront aider les décideurs politiques dans la prise de décisions adéquates relatives à la bonne performance du secteur financier en général et du transfert de fonds en particulier.

1.3. La pertinence socio-économique du sujet

Ce sujet présente un intérêt socio-économique par le fait que les transferts des fonds aident à améliorer des conditions de vie de la population Rwandaise, ils permettent la création d'emplois, ce qui contribue à la réduction de la pauvreté ; Les transferts bancaires est un système plus avantageux par le fait même qu'il permet d'éviter tout risque de vol, de perte et de destruction de billets. Pour des raisons commerciales (ex : éviter de circuler avec l'argent sur soi), le système de transfert bancaire donne plus de sécurité en diminuant des risques entre les contractants nationaux (ordre de virement) et internationaux (crédit documentaire). C'est dans ce sens que ce transfert des fonds a une grande importance pour la société en général.

2. Enoncé du problème

Les transferts classiques internationaux des fonds utilisés sont : virements et mandats. Ces derniers sont souvent très longs et exigent plusieurs jours voire plusieurs semaines selon les pays. Ces genres de transferts de fond ne répondent pas aux besoins urgents et pourtant sont plus sécurisés contre la thésaurisation. Cela fait que les migrants de la diaspora souhaitent envoyer de l'argent par le service de western union pour répondre aux besoins urgents de membres de leurs familles vivant ailleurs à l'extérieur du Rwanda. Souvent sont de faibles montants (200 à 300 dollars en moyenne) mais opérés assez régulièrement. Ces transferts permettent de répondre à des besoins jugés impératifs et urgents par les bénéficiaires par conséquent, ils doivent être rapides.

Malgré le multiple avantage que présente le transfert d'argent de la part de bénéficiaires, il comporte néanmoins des inconvénients au niveau macroéconomique :

Dans un premier temps, le problème de transfert d'argent à travers les agences spécialisées, telle que le Western Union,   se pose par le fait que beaucoup de ces fonds entrent dans le pays sans qu'ils soient canalisés dans le système de la comptabilité nationale de sorte qu'ils sont ignorés dans le circuit économique.

Il est même difficile d'évaluer son rôle dans la croissance économique du pays.

En deuxième lieu, ces fonds ont plusieurs risques de la part de leurs bénéficiaires car le service de Western Union n'est pas un système bancaire (l'obligation de retirer la totalité de la somme reçue); ce qui fait que ces fonds peuvent entrer dans la thésaurisation.

Ce travail de recherche vise donc à répondre aux questions suivantes :

3. Questions de recherche

3.1. Question principale

Quelle est la contribution du service de western union sur la croissance économique du Rwanda?

3.2. Questions spécifiques

- Le transfert d'argent via western union peut-il varier la masse monétaire ?

- Le transfert d'argent via Western Union peut-il contribuer à l'amélioration de la production nationale ?

4. Hypothèses de recherche

Tout au long de ce travail nous avons voulu vérifier les hypothèses ci-après :

4.1. Hypothèse générale

Pour atteindre l'objectif de la recherche, nous devons faire une supposition qui va nous servir à mener logiquement notre étude. Notre hypothèse générale est la suivante :

Le service de western union contribue positivement dans la croissance économique du pays, donc à l'augmentation du PIB.

4.2. Hypothèses spécifiques

- L'argent via le service de Western Union contribue à la variation de la masse monétaire

- L'argent via le service de Western Union influence favorablement la production nationale.

5. Objectifs de la recherche

5.1 Objectif général

L'objectif de ce travail est de montrer la contribution du service de Western Union à la croissance économique du Rwanda.

5.2 Objectifs spécifiques

- Identifier la somme d'argent transféré via le service de Western Union à travers la Banque Populaire du Rwanda, S.A. l'attention particulière étant attachée à la branche de Kibungo,

- Vérifier l'utilisation des fonds transférés via le service de western union dans la production nationale en se basant sur les bénéficiaires de ces services dans la branche de Kibungo.

6. Méthodologie de la recherche

Tout au long de ce travail nous avons utilisé les techniques et méthodes suivantes :

- Techniques d'analyse documentaire, d'interview individuelle, de questionnaire d'enquête.

- Méthodes analytique, statistique, comparative

Nous avons délibérément opté pour la présentation de l'utilité de chacune de ces méthodes et techniques dans un chapitre à part. (Chapitre 2 du présent travail)

7. Délimitation

Notre travail se limite uniquement sur les fonds qui passent par les services de western union. Bien que nous abordions le cadre microéconomique, nous resterons dans le cadre macroéconomique.

Notre cadre théorique sera basé dans le domaine bancaire et monétaire. Dans le temps, notre travail utilisera les données des fonds transférés dans la période de l'année 2006 - 2008 à la Banque Populaire du Rwanda, S.A., Branche de Kibungo. Nous avons choisi cette période car ce service n'a commencé qu'en 2006 avec l'informatisation des données de ladite banque.

8. Subdivision du travail

A part l'introduction et la conclusion générales, notre travail comporte trois chapitres suivants :

- Cadre théorique et conceptuel

- Cadre méthodologique

- Présentation, analyse et interprétation des résultats

CHAP1 : CADRE CONCEPTUEL ET THEORIQUE

Ce chapitre consiste à mettre en évidence les concepts clés utilisés dans ce travail de recherche. Nous avons sur tout insisté sur des concepts et des théories liés au rôle de transfert des fonds dans la croissance économique.

1.1. Définition des concepts clés

1.1.1. Western Union

Western Union est une entreprise financière de communication, spécialisée dans le transfert d'argent (cash to cash). Elle est basée aux États-Unis et est une filiale de First Data Corporation. Son siège social est situé à Greenwood Village, Colorado, ses activités commerciales et marketing à Montvale, New Jersey .

Western Union a plusieurs divisions proposant des produits comme le transfert d'argent de personne à personne, des mandats et des services commerciaux. En juin 2006, la compagnie disposait de plus de 270 000 points de présence (via notamment des partenaires) dans plus de 200 pays et territoires. ([] http://fr.wikipedia.org/wiki/Western_Union#cite_note-0. consulté le 13 avril 2009)

1.1.2. Transferts des fonds 

Il existe plusieurs sortes de transferts de fonds : transferts bancaires, transferts individuels, etc. Le secteur du transfert d'argent est très complexe, car il se compose d'une diversité d'acteurs formels et informels qui utilisent des technologies et infrastructures institutionnelles en constante évolution pour servir une clientèle diversifiée. Le marché peut être segmenté de différentes manières, par exemple par type de client (gouvernements, entreprises, individus), par lieu d'origine et de destination (transferts internationaux ou domestiques) ou par type de canal de transmission (formel ou informel).

1.1.2. 1. Types de transferts d'argent

Outre les transferts « individuels » (de personne à personne), il existe d'autres types de transferts d'argent, comme les transactions entre entreprises (par ex. paiement de factures), les flux d'entreprises à individus (par ex. versement de salaires) ou les transferts de gouvernement à individu (par ex. prestations sociales).

Bien qu'ils ne représentent qu'une infime part des transferts d'argent dans le monde, les transferts individuels représentent souvent la catégorie de transfert la plus importante pour la majorité des pauvres dans les pays en développement. C'est pourquoi notre travail de recherche se base sur le traitement des transferts individuels.

1.1.2.1.1. Transferts internationaux formels

D'après la base des données communiquées par le FMI(2000), la Banque mondiale estimait le volume global des transferts d'argent internationaux formels à 88,1 milliards de dollars en 2002 et à 93 milliards de dollars en 2003. Selon la même source, l'Amérique latine et les Caraïbes reçoivent la plus grande part des transferts internationaux avec 30 % des flux globaux, suivies de l'Asie du Sud (18%), le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord (13%), l'Europe et l'Asie centrale (10%) et l'Afrique subsaharienne (4%). L'Inde et le Mexique figurent parmi les premiers bénéficiaires, tandis que les Etats-Unis et l'Arabie saoudite sont les principaux pays d'origine des fonds

Le marché des transferts individuels est dominé par de grandes sociétés spécialisées, notamment Western Union, Money Gram. Le reste du marché formel des transferts est fragmenté entre les banques commerciales, les agences postales, les bureaux de change, les mutuelles de crédit et les sociétés de transfert. Les revenus du secteur s'élevaient selon les estimations à quelque 18 milliards de dollars en 2003, pour 320 millions de transactions environ.

Il est difficile d'estimer le nombre total de transferts formels effectués dans une année, car de nombreux acteurs du marché communiquent la valeur des transferts et non le nombre de transactions. Les bénéfices dégagés par les leaders du marché sont, eux, beaucoup plus clairs (Karin BARLET, 2005)

1.1.2.1.2. Transferts régionaux et domestiques

Bien que les études s'attachent aujourd'hui surtout aux transferts depuis les pays développés vers les pays en développement et vice versa, les migrations et flux financiers associés s'effectuent aussi souvent à l'intérieur d'un même continent. Près de la moitié des migrants déclarés vivent dans des pays en développement. Les transferts entre pays en développement représentent une réelle opportunité de marché, bien qu'ils nécessitent souvent l'évolution ou le développement d'une infrastructure de transfert appropriée. Les transferts à l'intérieur d'un même pays en développement représentent une opportunité et des contraintes similaires.

Le montant des transferts domestiques tend à être inférieurs à celui des transferts internationaux, mais les transferts domestiques sont plus nombreux et touchent

Davantage de ménages (Barlet K, 2005).

Des mécanismes de transfert sûrs et abordables sont essentiels pour le traitement des transferts à la fois domestiques et internationaux. Les services de transfert domestiques sont le canal ultime, la « dernière ligne droite », du processus de transfert international. Les marchés domestiques doivent donc fonctionner de manière efficiente pour que les transferts internationaux puissent toucher leurs destinataires. Cependant les réseaux de transfert d'argent dans les pays en développement sont souvent plus limités que les réseaux internationaux du fait du manque d'infrastructure. Il y a donc là une opportunité pour les prestataires de services financiers pour les pauvres, notamment dans les zones rurales ou reculées. (Karin BARLET, BIM n° - 20 septembre 2005).

1.1.2.1.3. Transferts informels

Par définition, les transferts informels ne sont pas déclarés. Les experts estiment la valeur totale des transferts d'argent effectués par voie informelle entre 40 et 100% du volume des transferts formels.

De récentes études montrent que plus de la moitié des transferts de la France vers le Mali sont effectués par voie informelle, 85 % dans le cas du Soudan.

Ces chiffres montrent que les systèmes informels concurrencent largement même les plus gros acteurs du marché formel des transferts. Quel que soit le mécanisme utilisé, les systèmes de transfert informel sont habituellement rapides, discrets et ne nécessitent qu'un minimum de formalités écrites. Ils sont généralement moins chers que les mécanismes formels soumis à réglementation et taxation, et souvent disponibles dans des zones où aucun prestataire formel n'existe. Pour les clients qui ne disposent pas de documents d'identité ou de résidence, le système informel est souvent un recours, a-t-il précisé DIENG, S.A (2001).

1.1.3. Transfert des fonds par service de western union

Il nous est important de donner les composantes d'un système de transfert d'argent avant de schématiser le transfert d'argent du service de western union. Ces composantes sont décomposées en trois éléments principaux :

Ø les institutions prestataires du service de transfert

Ø le mécanisme qui permet d'effectuer le transfert d'un point A à un point B

Ø l'interface client par laquelle l'argent est collecté et/ou décaissé

La diversité des solutions pour chacun des trois éléments permet une grande variété de combinaisons, d'autant plus que le secteur est en constante évolution et que de nouvelles combinaisons sont régulièrement créées. Cependant, ces combinaisons peuvent nécessiter des partenariats entre prestataires, car certains types de prestataires de services financiers sont limités par la loi à l'utilisation de mécanismes de transfert spécifiques (Isern, J., Deshpande, R. & van Doorn, J., 2005). En général le transfert de fonds par le service de western union se fait de la manière très rapide et immédiate au Rwanda selon le schéma suivant:

Pour envoyer de l'argent :

1. Dois-je avoir un compte en banque pour envoyer de l'argent ? Non, vous pouvez envoyer un transfert d'argent sans être titulaire d'un compte bancaire.

2. Quand l'argent est-il disponible pour le bénéficiaire ? Immédiatement après avoir effectué la transaction.

3. Le bénéficiaire doit-il payer des frais ? Non, tous les frais sont payés par l'expéditeur.

4. Quelles informations dois-je communiquer au bénéficiaire ?

- Nom de l'expéditeur

- Pays/Ville d'origine du transfert

- Montant envoyé dans la devise du pays d'envoi

- Numéro MTCN pour faciliter le paiement (facultatif)

5. Dois-je ajouter une Question-test ? Oui, tous les transferts vers l'Afrique nécessitent une Question-test pour des raisons de sécurité.

Pour recevoir de l'argent :

1. Faut-il fournir le numéro à 10 chiffres (aussi appelé MTCN) pour recevoir son argent ? Non, le MTCN est facultatif, mais ce numéro facilite et accélère la procédure de paiement

2. De quoi a-t-on besoin pour retirer son argent ?

- Nom de l'expéditeur

- Pays/Ville d'origine du transfert

- Montant attendu

- Pièce d'identité valide et réponse à la Question-test

3. Doit-on fournir une pièce d'identité valide pour retirer son argent ? Oui, normalement un passeport, une carte d'identité ou un permis de conduire.

4. Doit-on avoir un compte en banque pour recevoir l'argent ? Non, vous recevez directement l'argent en espèces.

5. Doit-on payer des frais pour recevoir son argent ? Non, tous les frais ont été payés par l'expéditeur.

6. Dans quelle unité monétaire l'argent est reçu? L'argent est reçu en dollars américains (USD) ou en francs Rwandais. 

1.1.4. Croissance économique

La croissance économique est l'augmentation de la production totale d'une période bien déterminée. CAZESIN (2001 : 98) dans son livre sur la théorie de la croissance économique précise qu'il s'agit « de la croissance de la masse des produits finis et des services fournis chaque année pour l'économie ».

Normalement la croissance économique se mesure par le taux de croissance du PIB généralement dans une période annuelle. Dans ce contexte, il ne s'agit pas du concept de développement qui est plus large par rapport à la croissance économique.

Selon la définition de François Perroux, la croissance économique correspond à « l'augmentation soutenue pendant une ou plusieurs périodes longues d'un indicateur de dimension, pour une nation, le produit global net en termes réels. » ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Croissance_%C3%A9conomique#cite_note-Perroux-2). À court terme, les économistes utilisent plutôt le terme d'« expansion », qui s'oppose à la «  récession », et qui indique une phase de croissance dans un cycle économique. La croissance potentielle estime l'écart entre la croissance mesurée et celle qui serait obtenue avec une pleine utilisation de tous les facteurs de production

Au sens strict, la croissance décrit un processus d'accroissement de l'économie nationale, elle ne renvoie donc pas directement à l'ensemble des mutations économiques et sociales propres à une économie en développement. Ces transformations au sens large sont, conventionnellement, désignées par le terme de «  développement économique ».

1.1.5. Développement économique

Le développement est un processus par lequel une société parvient à satisfaire les besoins qu'elle considère comme fondamentaux (Grellet 1986 : 29).

Selon François Perroux(1990), « le développement est la combinaison des changements mentaux et sociaux d'une population qui la rend apte à faire croître, cumulativement et durablement, son produit réel global. »[]

1.1.6. Economie nationale

Economie nationale comprend l'ensemble des personnes physiques et morales résidant, toutes celles qui ont une activité économique depuis plus d'un an sur le territoire économique y compris les ambassades, consulats, les bases militaires situés à l'étranger (KRUGMAN P. et OBSTFELD M. 2006 : 294).

Nous pouvons ajouter que dans les pays du tiers monde, la diaspora participe à l'économie nationale par le fait qu'il envoi des fonds à leurs familles par les différents services de transfert d'argent (Western Union, Mony Gram, Virement, mandat, . ..)

1.1.7. Produit Intérieur Brut (PIB )

Le produit intérieur brut (PIB) est un indicateur économique utilisé pour mesure le niveau de production d'un pays. Il est défini comme la valeur totale de la production interne de biens et services dans un pays au cours d'une année par les agents résidant à l'intérieur du territoire national. C'est aussi la mesure du revenu provenant de la production dans un pays. On parle parfois de production économique annuelle ou simplement de production. (http://fr.wikipedia.org/wiki/Produit_int%C3%A9rieur_brut#column-one).

Le produit intérieur brut représente le résultat final de l'activité de production des unités productrices résidentes. C'est un agrégat des comptes nationaux, obtenu en additionnant des grandeurs mesurées par catégories d' agents économiques ( ménages, entreprises, administrations publiques).

Agrégat représentant le résultat final de l'activité de production des unités productrices résidentes. Il peut se définir de trois manières : 

· Le PIB est égal à la somme des valeurs ajoutées brutes des différents secteurs institutionnels ou des différentes branches d'activité, augmentée des impôts moins les subventions sur les produits (lesquels ne sont pas affectés aux secteurs et aux branches d'activité) ; 

· Le PIB est égal à la somme des emplois finaux intérieurs de biens et de services (consommation finale effective, formation brute de capital fixe, variations de stocks), plus les exportations, moins les importations ;

· Le PIB est égal à la somme des emplois des comptes d'exploitation des secteurs institutionnels : rémunération des salariés, impôts sur la production et les importations moins les subventions, excédent brut d'exploitation et revenu mixte. ( http://fr.Wikipedia.org/wiki/Produit_int%C3%A9rieur_brut#column-one).

1.1.8. Monnaie

La monnaie est un mode de paiement reconnu et accepté par tous. La monnaie joue un rôle important dans nos transactions quotidiennes. Elle est comme un acquis. Son importance consiste à imaginer ce que la vie économique serait sans elle. Sa fonction principale est de servir de moyen d'échange. Sa deuxième fonction est de permettre le transfert du pouvoir d'achat du présent vers le futur. Il s'agit d'un actif, une réserve de valeur.

Enfin l'offre de la monnaie est déterminée par la banque centrale (KRUGMAN P : 360-362)

1.1.9. Risque de la monnaie

L'augmentation de l'offre de monnaie cause une hausse imprévisible des prix des biens et services. Cette hausse des prix peut réduire la valeur de la monnaie en termes de pouvoir d'achat. La même hausse provoque une diminution de la valeur réelle des actifs placés. Toutes ces variations incitent donc les individus à augmenter la demande de la monnaie (liquidité) au lieu d'augmenter des actifs portants des intérêts.

1.1.10. Liquidité

Le principal avantage de la détention de la monnaie est d'avoir des liquidités. C'est le meilleur moyen pour financer les achats courants. KRUGMAN P. et OBSTFELD M.(2006: 364) précisent que « une hausse de la valeur moyenne des transactions courante effectuée par un ménage ou une entreprise entraine une hausse de la demande de monnaie ».

1.2. Cadre théorique

1.2.1. Croissance économique

L'objectif de la croissance économique concerne essentiellement l'avenir et plus précisément le bien-être futur de la nation. Il s'exprime le plus souvent en terme du taux de croissance réelle du produit national brut (PIB) par tête d'habitant et par an, que le pouvoir public souhaite voir se réaliser. Une façon sans doute plus réaliste de voir le rôle de l'Etat en matière de croissance économique est de concevoir celui-ci comme visant à protéger les initiatives porteuses d'avenir.

Pour de nombreux pays sous-développés dans lesquels l'accès à la croissance est impossible sans que les autorités ne canalisent les investissements et les activités nouvelles vers les secteurs les plus susceptibles d'assurer l'industrialisation et que son intérêt ne prend pas en compte ce bien collectif.

La croissance économique est inévitablement un des moyens de faire face au chômage dans un pays. En effet, plus des entreprises ont besoin de produire, plus elles ont besoin de la main d'oeuvre pour produire. Par ailleurs, il existe des conditions (richesses naturelles, environnement tant interne que externe, population, innovation, investissement, connaissance, cohérence du développement) pour que la croissance économique contribue à l'emploi.

On peut distinguer plusieurs types de déterminants à la croissance: richesse naturelle, environnement extérieur, population, innovation, investissement, connaissance, cohérence du développement. Les principales conclusions des travaux de Xavier Sala-i-Martin(2002), économiste espagnol spécialiste de la croissance, confirment qu'il n'y a pas qu'un seul déterminant simple de la croissance économique.

Xavier Sala-i-Martin(2002) avance par ailleurs que le niveau initial est la variable la plus importante et la plus robuste. C'est-à-dire que, dans la plupart des cas, plus un pays est riche, moins il croît vite. Cette hypothèse est connue sous le nom de «  convergence conditionnelle ». Il considère également que la taille du gouvernement (administration, secteur public) n'a que peu d'importance. L'intérêt personnel est le moteur de l'activité économique.

Par contre la qualité du gouvernement a beaucoup d'importance : les gouvernements qui causent l'hyperinflation, la distorsion des taux de change, des déficits excessifs ou une bureaucratie inefficace ont de très mauvais résultats.

Il ajoute également que les économies plus ouvertes tendent à croître plus vite. Enfin, l'efficience des institutions est très importante : des marchés efficients, la reconnaissance de la propriété privée et l' état de droit sont essentiels à la croissance économique. Il rejoint en cela les conclusions d' Hernando de Soto(2005).

Sur une plus longue période, l'expérience historique, notamment celle du XVIIIe siècle, suggère que l'extension des libertés économiques (liberté d'entreprendre, liberté de circulation des idées, des personnes et des biens) est une condition de la croissance. Au XXe siècle, il existe plusieurs cas où une population partageant les mêmes antécédents historiques, la même langue et les mêmes normes culturelles a été divisée entre deux systèmes, l'un étant une économie de marché et l'autre une économie planifiée : les deux Allemagnes, les deux Corées, la République populaire de Chine et Taïwan. Dans chaque cas, les zones ayant pratiqué l'économie de marché ont obtenu une croissance nettement supérieure sur le long terme. L'effondrement de l' URSS témoigne également des meilleurs résultats des économies de marché par rapports aux économies de type collectiviste.

A long terme, Angus Maddison (2001 :46) identifie trois processus interdépendants qui ont permis l'augmentation conjointe de la population et du revenu : la conquête ou la colonisation d'espaces fertiles et relativement peu peuplés, le commerce international et les mouvements de capitaux, l'innovation technologique et institutionnelle. 

La croissance engendre le progrès technique par trois grands mécanismes. Premièrement, le Learning by doing : plus on produit, plus on apprend à produire de manière efficace. En produisant, on acquiert en particulier de l'expérience, qui accroît la productivité. Deuxièmement, la croissance favorise l'accumulation du capital humain, c'est à dire les compétences possédées par la main d'oeuvre et dont dépend sa productivité.

En effet, plus la croissance est forte, plus il est possible d'accroître le niveau d'instruction de la main-d'oeuvre, en investissant notamment dans le système éducatif. D'une manière générale, la hausse du niveau d'éducation de la population - par des moyens publics ou privés - est bénéfique. Troisièmement, la croissance permet de financer des infrastructures (publiques ou privées) qui la stimulent.

La création des réseaux de communication efficaces favorise, par exemple, l'activité productive ont-ils précisé Dominique Guellece et Pierre Ralle (1995: 112).

1.2.2. Revenu national

Le revenu national est considéré comme un ensemble des produits nationaux. Autrement dit, le revenu national est le produit national. D'une façon simplifiée, le revenu national est représenté par Y qui est égal à la somme de la consommation nationale(C), de l'investissement national (I), des Dépenses du gouvernement (G) et des exportations nettes (les exportations (X) - les importations (M)),

Donc Y= C + I + G + X - M

1.2.3. L'augmentation du PIB

Le PIB peut augmenter en cas d'augmentation de la vitesse de la circulation de la monnaie qui est suivi de l'augmentation des achats entre plusieurs individus. Cela exige la stabilité de prix pour lutter contre l'inflation. La stabilisation de prix est une période de long terme où les prix sont stables. L'objectif de la stabilité des prix est essentiellement celui d'éviter tant d'inflation que la déflation (une politique visant à provoquer la baisser de prix). Cet objectif est assez unanimement reconnu comme important pour tous les responsables des politiques économiques.

1.2.4. Inflation monétaire et Stabilité des prix

Selon Milton Freidman (1991), l'inflation est un phénomène monétaire en ce sens qu'elle est générée par une augmentation de la quantité de monnaies plus rapide que celle de la production. L'inflation est la hausse généralisée des prix, la monnaie ne peut se gérer elle-même. La Banque Centrale doit décider sur la quantité de monnaie à mettre en circulation. Il y a aujourd'hui de nombreuses conceptions sur la manière de gérer les affaires monétaires.

Certains croient en une politique active qui consisterait à ralentir la croissance de la monnaie quand l'inflation se fait menaçante. D'autres sont pessimistes quant à la capacité des responsables de la politique économique d'utiliser les politiques monétaires pour réguler l'économie avec précision.

KRUGMAN P. et OBSTFELD M.(2006: 380) nous disent que « une augmentation permanente d' offre de monnaie provoque une augmentation proportionnelle de la valeur de long terme du niveau général des prix. En particulier, si l'économie est initialement dans une situation de plein emploi des facteurs de production, une hausse permanente de l'offre de monnaie sera finalement suivie par une hausse proportionnelle du niveau général des prix »

1.2.5. Contribution de Western Union à la croissance économique

Les bénéficiaires de Western Union utilisent leur argent dans les activités différentes et utiles dans l'économie nationale telles que les activités commerciales, de consommation, de production et des investissements. Ces activités sont des composantes du revenu national et contribuent à l'augmentation du nombre des transactions ; ce qui contribue à l'augmentation du PIB. Les transferts doivent être envisagés comme de véritables leviers, permettant aux pays bénéficiaires d'éradiquer la pauvreté des populations directement bénéficiaires de ces fonds, mais aussi comme des outils pouvant contribuer d'une manière plus large au développement économique du pays.

Les informations tirées du FMI Databases(2000) nous montrent des réalités pouvant contribuer à la croissance économique des pays bénéficiaires des transferts monétaires. Nous pouvons dire que les mouvements migratoires internationaux se traduisent en retour par des flux de transferts monétaires. On estime à plus de 100 milliards de dollars US les flux annuels de transferts financiers des travailleurs migrants résidant dans les pays industrialisés vers les pays en développement (World Bank, 2003). Selon le FMI, près de 60 milliards de FCFA (92,5 millions de dollars US) ont été rapatriés par les travailleurs sénégalais résidant à l'étranger en 1997 (Tall, 2002 : 563).

Ce montant s'augmentait à 242 milliard en 2003, un accroissement réalisé surtout par des transferts des réseaux rapides comme Western Union et Money Gram. Les données du Sénégal qui sont dans le tableau suivant prouvent comment Western Union peut être un outil pouvant contribuer au développement économique et à l'augmentation de PIB d'un pays en développement.

Tableau 1 : Transferts monétaires des migrants sénégalais, 2000-2003, en millions FCFA et selon le mode de transfert

 

2000

2001

2002

2003

Dépôts bancaires des émigrés

84695, 1

140,0

96737,0

127770,0

Transferts bancaires (approvisionnement net des

comptes des émigrés)

10471,0

5445,0

6597,0

31033,0

Transferts postaux (mandats et virements)

30553,0

25189,0

17034,0

n.d.

Transferts par réseaux rapides

Western Union

Money Gram

Ria Envia

Money Express

WorldWide Services

92900,0

91612,0

1288,5

142201,6

129233,6

12968,0

168843,6

144912,5

23480,0

451,1

211897,1

156841,4

39648,0

902,0

1301,0

13204,7

Total

133924,5

172835,6

192474,6

242930,1

Source : Tall S. M. 2005: 25

Cependant, plusieurs études s'accordent à dire que les estimations faites à partir du système bancaire international sous-évaluent considérablement l'ampleur de ces mouvements financiers, une part importante des envois de fonds des émigrés empruntant des voies non officielles (Babou, 2002 ; Ghosh, 2000 ; Simon, 1990 ; Tall, 1995). Tall (2005) estime que la moitié des transferts est envoyée d'une manière informelle. Les modes informels utilisés par les Sénégalais pour virer l'argent sont variés et ingénieux.

Souvent le migrant porte l'argent lui-même au moment de sa visite ou de son retour, ou le confie à une personne de sa connaissance. Mais à côté « Le dépôt téléphonique est une des méthodes les plus utilisées » (Ammassari 2004, p.22).

En dépit de la difficulté de transferts informels, il est incontestable que les transferts effectués par les émigrés sont une source de devises substantielles pour les pays de départ et une manne financière importante pour les communautés d'origine (Appleyard, 1986 ; Banque mondiale, 2000 ; Simon,1990). Par ailleurs, les compétences et les expériences acquises par les migrants dans les pays d'accueil sont susceptibles d'être intégrées, à leur retour ou en migration, à l'effort de développement national, et d'accroître ainsi les capacités institutionnelles dans certains secteurs clés de l'économie (OIM, 2001). En somme, grâce à ces transferts d'argent et de savoir-faire, les migrants internationaux sont aptes à fournir un important appui financier et technique au développement de leur pays d'origine.

1.2.5.1. Activités commerciales

Dans les pays du Tiers Monde, certaines activités commerciales bénéficient des sommes d'argent provenant de Western Union. Des bénéficiaires de ce service utilisent ces fonds en achetant les biens de services afin de les revendre avec un gain. Ces fonds contribuent à l'augmentation de leurs capitaux afin de se lancer dans le commerce de grossistes. Ce qui augmente la fiscalité.

Les études disponibles sur la contribution de Western Union en développement se focalisent sur les cas du Sénégal et du Mali. Neu D., Daum C., Diakite M., Poulteau E. et Sène S. (2000) précisent que les actions de solidarité envers la communauté d'origine du migrant constituent un autre domaine de financement (Daum, 1993, 1998 ; Husson et Sall, 2001 ; Neu et col., 2000). L'entourage social du migrant absorbe une partie assez importante des envois de fonds par le service de Western Union (Ndione et Lombard, 2004 ; Ndione et Lalou, 2005). Regroupés en associations villageoises ou de quartier urbain, ou au sein d'organisations religieuses, les migrants mobilisent des fonds pour le développement de leurs terroirs et de leurs espaces de référence.

Il s'agit généralement d'investissements sociaux, culturels et symbolique (écoles, centres de santé, forages d'eau potable, lieux de culte), et plus rarement économique (réalisation de micro-projets). Ces formes de solidarité collective expriment souvent l'appartenance et l'attachement à un même groupe identitaire. Elles impulsent généralement aussi une réelle dynamique de changement social et de transformation de l'espace local.

Les dons des migrants constitueraient ainsi un palliatif à des investissements sociaux publics souvent insuffisants dans le pays d'origine ; l'impact économique de ces investissements demeurant pour sa part plutôt marginal (Ndione et Lombard, 2004).

1.2.5.2. Activités de consommation

Parfois, des gens de la diaspora envoient l'argent aux membres de famille pour améliorer leur niveau de vie ; par exemple des familles qui mangent une fois par jour, après ce financement, ils parviennent à manger deux fois par jour. Ces fonds peuvent améliorer les revenus du ménage car certains bénéficiaires reçoivent régulièrement ces fonds. Dans ce cas ces bénéficiaires peuvent répartir ces fonds au niveau des utilisations diverses : consommation, investissement et épargne.

La prise en charge des besoins de base de la famille d'origine (alimentation, cérémonies, santé, logement) par le migrant constitue une fonction primordiale des transferts d'argent et se justifie même par la nature collective de migration qui, selon plusieurs auteurs, répond à un arrangement économique tacite entre les membres du ménage (Gregory et Piché, 1981 ; Harbison, 1981 ; Ndione et Lalou, 2004 ; Root et De Jong, 1991 ; Stark, 1980, 1984). A cet égard, les dons réalisés par les migrants peuvent être analysés comme une réponse aux besoins de survie du ménage, traduisant la contrepartie proportionnelle et équilibrée d'un premier don : l'appui du ménage au départ du migrant. En ce sens, la migration est donc bien une stratégie familiale qui répond à la précarité économique du ménage (Ndione et Lalou, 2005).

1.2.5.3. Activités de production

Certains bénéficiaires de l'argent via le service de Western Union construisent des maisons de production. Ce qui crée les emplois et le financement des inputs dans les entreprises de matériel de construction (ciments, fers à béton, machines, .....).

Une fraction non moins importante des transferts des fonds émigrés est susceptible d'être affectée à des investissements économiquement productifs, notamment par la création de micro-projets générateurs d'emplois directs.

Toutefois, tout le monde s'accorde à reconnaître que les envois de fonds consacrés aux investissements économiquement productifs sont faibles, l'entretien de la famille et les investissements communautaires mobilisant l'essentiel de l'épargne des émigrés. Pour pallier à cette insuffisance, plusieurs stratégies sont initiées au Sénégal pour canaliser et orienter l'épargne des émigrés vers des activités génératrices de revenus (Ndione et Lombard, 2004).

1.2.5.4. Activités d'investissement

L'investissement est l'un des projets importants pour le développement du pays. Une nation sans investissement est comme un enfant qui ne grandit pas, ou une banque sans octroi des crédits. L'investissement signifie le fait d'engager des capitaux importants envie d'attendre un profit ultérieur. Investir est une nécessité car le présent n'est pas le futur, les activités ne sont pas éternelles et les positions ne sont jamais définitivement acquises. C'est dans ce sens que certains bénéficiaires de fonds provenant de Western Union acquièrent des maisons et payent la scolarité de leurs enfants. Ainsi, le service de Western Union donne une contribution importante au niveau national dans les pays du tiers monde.

Tout naturellement et de manière autonome, les émigrés ont toujours apporté un soutien financier à leur société d'origine et continuent d'assurer la prise en charge des familles restées sur place et la réalisation d'investissements communautaires considérables (construction de mosquées, d'écoles, de centres de santé, de points d'eau, de bureaux de poste, de projets d'électrification ...).

Ces actions constituent les signes manifestes d'une solidarité et d'une entraide cimentées autour d'une vision de la zone d'origine comme entité transcendante des appartenances individuelles et familiales. Ces modes d'intervention s'articulent autour du concept de "développement intégré" des localités de départ par les associations de migrantes mises en place dans les pays d'accueil et dans les régions d'origine.

Synthèse du 1er chapitre

Dans ce chapitre, nous avons voulu nous rendre compte, à partir des études faites ailleurs dans le monde, de l'importance que peut avoir le service de transfert d'argent dans l'économie nationale.

Nous avons commencé par expliquer les concepts de base en rapport avec notre sujet de recherche.

Les concepts suivants ont attiré notre attention : Western Union, transfert des fonds et ses types, croissance économique, développement économique, économie nationale, PIB, liquidité, monnaie et risque de la monnaie.

Pour avoir un travail scientifique et atteindre nos objectifs, nous avons abordé les théories liées au rôle de transfert des fonds dans la croissance économique qui nous semblait plus importantes pour notre sujet. Nous nous sommes basé sur la théorie de la croissance économique, revenu national et l'augmentation du PIB. Puisque le service de Western Union concerne l'argent liquide, nous avons voulu approfondir les théories sur l'inflation monétaire et stabilité des prix. Dans cette revue de littérature, nous avons eu l'exemple de la contribution de Western Union sur la croissance économique au Sénégal. Théoriquement l'argent venant du service de Western Union est affecté dans les activités suivantes : activités commerciales, activités de consommation, activités de production et d'investissement. C'est en confrontant ces théories avec nos résultats que nous pouvons interpréter nos résultats et vérifier nos hypothèses de recherche.

CHAP2 : CADRE METHODOLOGIQUE

L'objectif de ce chapitre est d'expliquer la méthodologie adoptée pour montrer le rôle de service de western union dans la croissance économique du Rwanda.

Ce chapitre présente les méthodes et techniques utilisées dans la collecte et analyse des données ainsi que la détermination de l'échantillon.

2.1. Contexte d'étude, population et échantillon.

2.1.1. Présentation du contexte de l'étude

Notre étude nous renvoie au milieu économique rwandais. Le Rwanda est un des pays le plus pauvres. C'est un petit pays enclavé, sa superficie est de 26340 km2, sa population est de plus de huit millions d'habitants avec une densité de 306 habitants/km2. Son taux de croissance annuelle est de 2,9%, l'espérance de vie est de 49ans.

Ce pays, composé de quatre Provinces avec la Ville de Kigali, est situé au sud de l'Équateur et au centre de l'Afrique. Il partage ses frontières avec la République Démocratique du Congo à l'Ouest, l'Ouganda au nord, la Tanzanie à l'Est, le Burundi au Sud( Dictionnaire Universel 1996, p. 584 et 1417).

Bien que le Gouvernement a pris récemment la décision d'utiliser l'anglais comme langue d'enseignement, la Constitution de la République rwandaise précise que le Rwanda utilise trois langues officielles : le Kinyarwanda, le Français et l'Anglais. Toute la population parle le Kinyarwanda comme langue nationale, plus de 74 % de la population est alphabétisée. Le Rwanda a très peu de ressources naturelles, il exporte essentiellement du thé et du café. Pendant la période de redressement, on constate la réalisation d'une croissance économique et un programme de libéralisation économique et politique (Ministère de l'éducation, Éducation pour tous : Plan d'action, Kigali, Gouvernement du Rwanda, 2003, p.13).

Pour faire face aux problèmes économiques, les Stratégies et actions de développement ont été élaborées et sont dans la phase d'exécution.

Ces stratégies sont la vision 2020, les objectifs du millénaire (MDGs) ainsi que la stratégie du développement de l'économie et de la réduction de la pauvreté (EDPRS), ces stratégies, combinées avec le programme du Gouvernement, visent à rendre le Rwanda un pays à revenu moyen d'ici 2020. Pour y arriver, le Rwanda doit réaliser les objectifs clés ci-dessous (MINECOFIN : 2002) :

- Bonne gouvernance économique et politique;

- Transformation économique rurale;

- Développement des ressources humaines;

- Développement et promotion du secteur privé;

- Intégration économique, régionale et internationale;

- Réduction de la pauvreté.

Les structures administratives et politiques décentralisent le pouvoir jusqu'au niveau local et encouragent la participation de la population.

2.1.2. Population d'étude

Paul N'DA (2002 : 65) défini la population comme une collection d'individus (humains ou non) c'est-à-dire un ensemble d'unités élémentaires (une personne, un groupe, une ville, un pays) qui partagent des caractéristiques communes précises selon des critères définis. Les critères peuvent concerner par exemple l'étendue, l'âge, le sexe, la scolarité, le revenu, etc.

Pour notre cas, la population d'étude est constituée de 117 personnes bénéficiaires du service de western union à la Banque Populaire du Rwanda, S.A, Branche de Kibungo.

Suite au contrainte de temps alloué à cette étude, il n'a pas été possible de contacter tous les bénéficiaires, ce qui nous a conduit à choisir un échantillon.

Comme Paul N'DA (2002 : 65) le souligner, il n'est pas toujours possible ni nécessaire d'étudier toute la population pour bien la connaitre. On peut recueillir les informations utiles sur une fraction (échantillon) de l'ensemble (population) pour procéder à des généralisations.

2.1.3. Choix d'échantillon

En rapport avec le sujet de la présente étude, le souhait était de mener une analyse sur toutes les personnes ayant bénéficié de l'argent venant de l'étranger via le service de Western union à travers la Banque Populaire du Rwanda, S.A., Branche de Kibungo.

Faute du temps, nous avons porté notre analyse sur un petit nombre de bénéficiaires en utilisant la formule 20% de Javeau (1985 :46) qui précise que « l'échantillon peut présenter 20% ou plus de population-mère, soit un cinquième ». Pour notre étude nous avons utilisé un échantillon de 30% de la population d'étude. La formule utilisée est la suivante :

n= Ni x ni

N

avec

n = la population de l'échantillon à déterminer

Ni = la proportion de la population

ni= l'échantillon pris

Ni= 117

N= 100%

ni= 30%

n= 35

soit

n= 117 x 30 = 35

100

Pour bien mener cette étude, nous avons déterminé les critères d'inclusion et d'exclusion pour nos enquêtés.

2.1.3.1. Critères d'inclusion

- Etre bénéficiaire régulier pendant au moins un an du service de western union à la Banque Populaire, S.A., Branche de Kibungo dans la période de 2006 - 2008;

- Bénéficier un montant plus de 50 dollars à 500 dollars au plus;

- Accepter de donner les informations sur l'utilisation de l'argent via du service de Western union.

2.1.3.2. Critères d'exclusion

- Etre bénéficiaire non régulier du service de western union à la Banque Populaire, S.A., Branche de Kibungo;

- Etre bénéficiaire régulier moins d'un an;

- Bénéficier un montant moins de 50 dollars;

- Bénéficiaires qui ne veulent pas qu'on sache l'utilisation de leur argent même en gardant l'anonymat.

C'est ainsi que nous avons identifié trente cinq personnes (35) remplissant notre critère d'inclusion. Le manager du service de western union à la Banque Populaire, S.A., Branche de Kibungo fait aussi partie de notre échantillon ainsi que le Directeur de « Corporate Services Department » à la BNR. Ce qui fait que le total de notre échantillon est égal 37 personnes.

2.2. Techniques de collecte des données

Pour collecter les données, nous avons utilisé des questionnaires d'enquête comme instrument de base.

En élaborant le questionnaire, nous avons mis l'accent sur le rôle de service de Western Union dans la croissance économique. Globalement, nous avons mis en évidence les aspects suivants :

- Somme d'argent via le service de Western Union, Banque Populaire, S.A., Branche de Kibungo qui entre en circulation.

- Utilisation des fonds via du service de Western Union dans la production.

Les techniques suivantes ont été utilisées dans la collecte des données :

2.2.1. Technique de questionnaire

Le questionnaire est considéré comme une démarche de recherche. Il permet au chercheur d'obtenir des informations auprès des personnes enquêtées. Cette technique peut être qualitative ou quantitative. Elle est qualitative dans la mesure où des personnes interrogées s'expriment librement dans un entretien ou interview avec le chercheur. Elle est quantitative quand elle utilise comme instrument de base un « questionnaire » adressé à un grand nombre de sujets. Les personnes interrogées constituent un échantillon représentatif de la population étudiée.

Pour notre étude, nous avons procédé par un questionnaire préparé autour de la contribution du service de Western Union sur la croissance économique du Rwanda. Ce questionnaire a été distribué à toutes les personnes constituant notre échantillon; 35 copies ont été distribuées et récupérées et nous ont servi dans l'analyse des données qui avez pour objectif la vérification de nos hypothèses. Pour notre travail, nous avons utilisé deux types de questions : des questions fermées et des questions ouvertes. Dans notre questionnaire adressé aux bénéficiaires du service de Western Union, nous avons ciblé le thème suivant :

- Utilisation des fonds provenant de Western Union  dans les activités bénéfiques : activités commerciales, activités de consommation, activités de production et des investissements.

La distribution du questionnaire était une occasion de nous entretenir avec la population concernée et choisie comme échantillon, et de cela, la technique d'interview nous a été indispensable.

2.2.2. Technique d'interview

L'interview est un entretien au cours duquel un enquêteur interroge une personne sur ses opinions, ses expériences et ses perceptions. Il s'agit d'un tête-à-tête oral entre deux personnes ou une personne et un groupe de personnes dont l'une transmet à l'autre les informations recherchées. C'est un dialogue dans lequel l'interviewé s'exprime librement, tandis que le chercheur facilite ce dialogue par ses questions ouvertes et ses réactions. Le chercheur oriente l'entretien pour éviter que l'interlocuteur s'éloigne des objectifs de la recherche (P. N'DA, 2002 : 86).

Il existe plusieurs types d'interviews, mais l'interview la plus utilisée en sciences sociales et économiques est celle de type semi-directif ou semi-dirigé. Pour Paul N'DA, l'entretien semi-directif est ni entièrement libre, ni entièrement dirigé par un grand nombre de questions précises structurées. Il s'agit tout simplement d'utiliser un guide d'entretien relativement ouvert qui permet au chercheur d'obtenir les informations nécessaires. Toutes les questions prévues ne sont pas nécessairement posées, le chercheur exerce une souplesse pour permettre à l'interviewé de s'exprimer, il suffit seulement de recentrer parfois l'entretien sur les objectifs de recherche.

Pour notre travail, nous avons utilisé l'interview individuelle. L'avantage de ce type d'interview est que la personne interrogée se retrouvait seule. Elle s'exprimait librement sans craindre les contradictions. La personne enquêtée avez le sentiment de dire la vérité parce que le chercheur l'a sollicité pour recueillir ses avis et ses sentiments sur le sujet étudié.

Notre entretien avec le manager du service de Western Union et le chef de département des statistiques à la BNR a été préparé par rapport aux objectifs poursuivis et aux hypothèses de recherche.

Bien que nous ayons choisi des thèmes abordés dans l'enquête écrite, cette interview nous a permis de compléter les informations recueillies par le questionnaire. Nous avons surtout ciblé les thèmes suivants :

Pour le manager nous avons parlé sur:

- Les principaux objectifs de Western Union

- L'historique de Western Union

- Frais de commission

- Agent reçu et envoyé

Pour le Directeur de « corporate services department » à la BNR :

- Le contrôle de la quantité des monnaies en circulation

- La quantité de monnaies à mettre en circulation

- Le montant qui entre au pays par le service de Western Union

- L'impact des sommes d'argent via western union sur la masse monétaire en circulation

- La contribution de western union dans la production nationale

2.2.3. Technique documentaire

Le terme « document » renvoie à toute source de renseignement déjà existante à laquelle le chercheur peut avoir accès. Ces documents peuvent donc être sonores, visuels, audio-visuel, écrits, ou des objets. L'attention portait sur les documents écrits, disponibles soit dans les différentes bibliothèques, soit sur internet.

Pour identifier les personnes remplissant les conditions d'inclusion telles que décrites ci-dessus, nous nous sommes servi du système informatique « Globus » qui nous a permis d'avoir toutes les données chiffrées surtout le montant du service de Western Union qui ont transité dans la Branche de Kibungo dans la période de 2006 -2008.

2.3. METHODES DE TRAITEMENT ET ANALYSE DES DONNEES

2.3.1. Méthode comparative

Pour savoir si le service de western union contribue positivement dans la croissance économique du pays, nous avons utilisé l'approche comparative.

Elle consiste à analyser les effets des variables indépendantes (transfert de fonds) sur la variable dépendante (croissance économique). Dans notre cas, il s'agit d'une comparaison synoptique de l'argent utilisé dans les différentes activités économiques: commerciales, consommation, production et d'investissement.

2.3.2. Méthode analytique

La méthode analytique nous a permis d'analyser systématiquement toutes les informations et les éléments récoltés. Ainsi nous avons pu analyser quelques éléments pouvant expliquer le rôle de western union dans la croissance économique.

2.3.3. Méthode Statistique.

La méthode statistique nous a permis de chiffrer les résultats de notre recherche et les présenter sous forme de tableaux ou graphiques. Cette présentation donne au lecteur une vision agréable et synthétique du travail.

Synthèse du 2ème chapitre

Dans ce chapitre nous avons expliqué la méthodologie adoptée pour montrer le rôle de western union dans la croissance économique du Rwanda. Nous avons déterminé notre population d'étude et l'échantillon. Dans les techniques de collecte des données, nous avons opté les techniques suivantes: questionnaire, interview et documentaire. Pour traiter et analyser les données, nous avons utilisé les méthodes comparative, analytique et statistique.

CHAP 3 : PRESENTATION, ANALYSE ET INTERPRETATION DES

RESULTATS.

3.1. Présentation et analyse des résultats

Les résultats présentés dans ce chapitre proviennent des faits observés au cours des enquêtes menées sur le terrain de recherche. Voici les catégories de personnes ayant répondu au questionnaire et à l'interview.

Tableau 2 : Catégories des personnes ayant répondu aux questionnaires

Catégories

Questionnaire

Interview

Total

Les bénéficiaires du service de western union
35
_
35
Manager du service de western union à la Banque Populaire du Rwanda, SA, Branche Kibungo
_
1
1
Agent de la BNR, Directeur de « Corporate Services Department »
_
1
1
Total
35
2
37

Source : notre enquête du 15 octobre 2009

Nos résultats sont surtout le fait de la recherche qualitative et quantitative fondée sur l'interview et les questions fermées d'abord, ensuite sur les questions ouvertes visant des cas précis (ex. amélioration des conditions de vie). De même avis que Paul N'DA, ne pouvant pas établir un lien causal entre des variables opérationnalisées, nous analysons tout simplement les données collectées et nous en tirons une description riche et détaillée. Ainsi, nous présentons en premier lieu les résultats de l'interview que nous avons eus avec le Manager de Western Union à la B.P.R.,S.A Branche de Kibungo et le Directeur de « Corporate Services Department » en second lieu, les résultats de l'enquête écrite.

3.1. 1. RÉSULTATS DE L'INTERVIEW

Ces informations nous ont permis de compléter les informations collectées par le questionnaire. Comme indiqué dans le chapitre du cadre méthodologique, pendant l'entretien que nous avons eu avec le manager du service de western union et le Directeur de « Corporate Services Department» à la BNR nous avons ciblé les thèmes bien précis suivants :

3.1.1.1. L'entretien avec le manager du service de Western Union

Selon l'ordre des thèmes ciblés, les résultats de notre entretien se résument dans des phases suivantes :

1. Principaux Objectifs de Service de Western Union

Selon le manager de Western Union les principaux objectifs sont:

 - assurer un service de qualité, très rapide pour répondre aux besoins urgents;

- satisfaire et aller au-delà des besoins et des attentes des clients;

- fournir des garantis à la sécurité et la confidentialité.

2. L'historique de Western Union

Au cours de notre entretien, nous avons abordé quelques questions concernant l'historique de ce service dans le monde et surtout à la banque populaire du Rwanda à Kibungo. Ce service est opérationnel dans 200 pays et territoires. Au Rwanda, il est opérationnel à: BCR, BK, BPR, COGEBANQUE, KCB, Agaseke, .. Ce service est devenu opérationnel à la banque populaire de Kibungo en 2006 avec le service d'informatisation.

3. Frais de commission demandés par Western Union.

Quand nous avons posé la question sur les frais des commissions appliqués par les banques commerciales du Rwanda y compris les banques populaires du Rwanda, Branche de Kibungo, le Manager nous a présenté le tableau suivant:

Tableau 3 : Taux domestiques et internationaux ( en USD)

Catégorie principale (tranches)

CHARGES

TVA

TOTAL CHARGES

1.00 - 100.00

15

1

16

100.01 - 200.00

22

1

23

200.01 - 300.00

29

1

30

300.01 - 400.00

34

2

36

400.01 - 500.00

42

2

44

500.01 - 750.00

47

2

49

750.01 - 1000.00

52

2

54

1000.01 - 1500.00

78

4

82

1500.01 - 1750.00

83

4

87

1750.01- 2000.00

93

4

97

2000.01 - 2500.00

113

5

118

2500.01 -3000.00

123

6

129

3000.01 -3500.00

143

6

149

3500.01 -4000.00

163

7

170

4000.01 -4500.00

183

8

191

4500.01- 5000.00

203

9

212

Source : les données de la BCR ( Effective date 07/12/2002)

NB : La TVA est de 18 pour cent (18%) sur la part de la BCR

Dans ce tableau nous avons remarqué que les commissions d'envois(le pourcentage) sont très élevées pour les individus qui envoient une petite somme. Mais pour ceux qui envoient une grosse somme les commissions (le pourcentage) sont raisonnables. Comme Western Union ne tient pas compte du nombre des transactions mais du montant total des envoies; il donne plus de facilités aux gens qui envoient une grosse somme d'argent car il tire beaucoup de profits et les clients se trouvent satisfaits en diminuant le pourcentage sur le montant envoyé.

Nous devons souligner que les charges sont les mêmes pour toute destination (dans tous les pays ayant ce service).

4. Argent reçu et envoyé via le service de Western Union à la BPR, S.A. branche de Kibungo 

A partir des rapports comptables, le manager nous a donné les chiffres suivants :

- La somme reçue est de 476740,06 USD pendant nos trois années d'étude. Voici les répartitions annuelles:

Année 2006 : 134 437,84 USD

Année 2007 : 107 275,02 USD

Année 2008 : 235 027,20 USD

Dans ces trois années, la somme de 23064 USD a été envoyé à l'extérieur du pays. les répartitions annuelles sont les suivantes :

Année 2006 : 533,00 USD

Année 2007 : 7,015,00 USD

Année 2008 : 15,516,00 USD

Nous constatons que la somme d'argent qui entre dans le pays est supérieure à la somme envoyée à l'extérieur du pays. Ce qui veut dire que la balance de transaction est négative mais favorise l'augmentation du Produit National ou Revenu National.

3.1.1.2. L'entretien avec le chef de département des statistiques à la BNR

Selon l'ordre des thèmes ciblés, les résultats de notre entretien avec le Directeur de « Corporate Services Department » à la BNR se résument dans des phases suivantes :

1. Le contrôle de la quantité de la monnaie en circulation

Il nous a précisé que la BNR a le contrôle de la monnaie nationale en circulation et les devises qui passent par les transactions bancaires( de banque à banque). Cependant, il nous a fait remarquer que la BNR ne contrôle pas le transfert d'argent liquide (effectué par les gens de la diaspora), par le biais de transfert d'argent comme Western Union et Money gram ou le transfert informel, à leurs parents et à leurs familles restés au Rwanda.

2. La quantité de monnaie à mettre en circulation

Le Directeur de « Corporate Services Department » nous a précisé que la quantité à mettre en circulation est déterminée à base de la production nationale de l'année écoulée,  et que cette quantité est déterminée de façon que la production nationale soit égale à la quantité de monnaie en circulation( MV=PQ)

3. Le montant qui entre au pays par le service de western union

Comme il nous a été dit, la BNR ne contrôle pas le transfert d'argent liquide, elle ne connaît pas aussi le montant exact qui entre au pays par ce service. A moins de vérifier les rapports des banques commerciales offrant ce service.

4. L'impact de l'argent via western union sur la masse monétaire en circulation

- augmentation de monnaie en circulation

- augmentation de devises.

5. La contribution de western union dans la production nationale.

le Directeur nous a fait remarquer que l'argent via ces services peut contribuer à la production nationale en créant des emplois et en stabilisant les prix. Bien que la BNR précise que « les envois de fonds sous formes d'investissements par la diaspora rwandaise dans différents secteurs de développement de l'économie s'élèvent à 80 millions de dollars par an » (François KANIMBA, Gouverneur de la BNR sur http://www.rwasta.net consulté le 15 juin 2009) , la BNR n'a pas de données chiffrées de ce service.

Nous devons souligner aussi que dans une interview exclusive accordée mercredi le 18 Août 2008 à APA à Kigali, M. Kanimba a loué ses compatriotes de la diaspora pour leur contribution, sous la forme d'investissements et de flux de trésorerie, à la croissance de l'économie rwandaise, qui se situe à quelque 6,9 % et devrait atteindre le taux impressionnant de 8,5 % durant l'année budgétaire 2008..

3.1.2. DES RESULTATS ISSUS DU QUESTIONNAIRE D'ENQUETE

Notre questionnaire était constitué par deux parties importantes : l'indentification de l'enquêté et les questions en rapport avec notre thème sur l'utilisation des fonds provenant de western union  dans les activités bénéfiques : activités commerciales, activités de consommation, activités de production et des investissements.

Dans l'identification nous avons considéré les variables suivantes : âge, niveau d'instruction, profession, état civil et le nombre de personnes en charge car ces variables influencent l'utilisation de fonds dans les différents secteurs de financement. Tous ces éléments sont à la base de la croissance économique.

3.1.2.1. Tranches d'âges des bénéficiaires enquêtés

Dans notre recherche nous avons constaté que l'âge du bénéficiaire influence l'utilisation de leurs revenus et les bienfaiteurs (voir le tableau 4 dans ce mémoire).

A titre d'exemple les personnes de tranche d'âge de 15 - 25 ans sont en majorité dans la formation scolaire et universitaire ; l'argent attribué à ces gens sert à financer les études et les besoins scolaires en général. Les gens de tranche d'âge de 25 - 50 ans sont en général très actifs pour effectuer les différents projets de production nécessitant le financement des gros montants. L'âge de 50 ans et plus, c'est le moment parfois de la préparation de la retraite. Il y a très peu de nouveaux projets d'investissement. Beaucoup d'argent reçu est orienté dans les différentes sortes de consommation.

Tableau 4 : Age des enquêtés

Age

15 - 25

25 - 50

50 et plus

Total

 

Nombre

%

Nombre

%

Nombre

%

Nombre

%

Nombre

2

5,7

26

74,3

7

20

35

100

Source : résultats de notre enquête du 07 août 2009

3.1.2.2. Niveau d'instruction et profession des enquêtes

Notre étude sur la croissance économique du pays considère les variables « niveau d'instruction et profession » comme des variables importantes dans le développement économique. Les deux tableaux suivants nous montrent les bénéficiaires du service de western union selon le niveau d'instruction et profession

Tableau 5 : Niveau d'instruction des enquêtés

Primaire non-achevé

Primaire

Tronc commun

Secondaire

Université

Total

Effectif

%

Effectif

%

Effectif

%

Effectif

%

Effectif

%

Effectif

%

6

17,2

5

14,3

6

17,2

8

22 ,8

10

28,5

35

100

Source : résultats de notre enquête du 07 août 2009

Ce tableau nous montre que ceux qui ont le niveau universitaire (28,5%), secondaire (22,8%) et du tronc commun (17,2%) occupent les trois premières places comme bénéficiaires du service de western union. Ceux qui n'ont pas terminé le cycle primaire(17,2%) dépasse ceux qui ont terminé le primaire (5%).

Ceci explique que le niveau d'instruction influence des bonnes relations avec les gens de l'extérieur du pays. Cette influence n'exclut pas certes des bonnes relations avec d'autres membres aidés de la famille sans niveau d'instruction. Le constat est plus clair au niveau de la profession, ce que nous observons dans le tableau suivant.

Tableau 6 : professions des enquêtés

Agri-éleveur

Commerçant

Fonctionnaire de l'Etat

Agent du secteur privé

Etudiant

Tailleur

Total

Effectif

%

Effectif

%

Effectif

%

Effectif

%

Effectif

%

Effectif

%

Effectif

%

11

31,14

7

20

8

22,85

5

14,28

3

8,57

1

2 ,85

35

100

Source : résultats de notre enquête du 07 août 2009

Ce tableau nous donne l'ordre de financement extérieur : les agri-éleveurs (31,14%), fonctionnaires de l'Etat (22,85%), les commerçants (20%), les agents du secteur privée (14,28%), étudiants (8,57%), tailleur (2,85%).

Si les agri-éleveurs occupent la première place(31,14%) c'est parce que la majorité de la population rwandaise exercent la profession d'agriculture et d'élevage. Les fonctionnaires de l'Etat (22,85%) occupent la deuxième place(les enseignants sont majoritaires) parce que les aides viennent pour compléter leurs revenus moyens et pour financer l'éducation scolaire(8,57). Les tailleurs occupent la dernière place car ce métier ne rapporte pas beaucoup de revenus. Les commerçants (20%) et les agents du secteur privé (14,28%) occupent une bonne place car les gens de la diaspora souhaitent soutenir les gens qui exercent les activités génératrices de revenu et ces derniers deviennent autonome économiquement.

3.1.2.3. Etat civil et personnes en charge des enquêtés

Dans cette étude, l'état civil et le nombre de personnes en charge sont des variables influençant les facteurs de financement. Dans le tableau 7 ci-dessous, il est à observer que les mariés et ceux de l'union libre sont plus nombreux et ils ont plusieurs personnes à leur charge (#177; 5 personnes par famille), les célibataires ont moins de chargé (moins de 2 personnes par célibataire) de même que les divorcés (2 par personne), un veuf ou une veuve a #177; 4 personnes à sa charge.

Tableau 7: Etat civil des enquêtés et le nombre de personnes en charge

 

Célibataire

Marié(e)

Union libre

Divorcé (e)

Veuf (ve)

Total

Etat civil

11

19

1

1

3

35

Personnes en charge

20

91

4

2

11

128

Source : résultats de notre enquête du 07 août 2009

Pendant notre enquête, nous avons constaté que les mariés bénéficient plus du service de western union car ils ont plus de personnes en charge dans le payement de minerval, du matériel scolaire et des aliments.

En plus de cela, ce sont des couples qui exercent l'activité d'agriculture et d'élevage parce qu'ils ont des champs.

3.1.2.4. La somme d'argent reçue par les personnes enquêtées

les personnes de notre échantillon nous ont révélé l'argent reçu par le service de western union. Le tableau 8 ci-dessous nous permet de visualiser le nombre de personnes pour chaque année de notre étude. Le tableau 9 à la page suivante nous montre l'argent reçu par mois et selon les pays.

Tableau 8 : nombre des bénéficiaires de Western Union à la BPR, SA, Branche de Kibungo par année

Année

2006

2007

2008

Nombre

15

24

35

Source résultats de notre enquête du 07 août 2009

N.B : Bien que tous les 35 enquêtés ont bénéficié du service de Western Union, elles n'ont pas commencé à la BPR,S.A Branche de Kibungo, ils bénéficiaient bien avant 2006 des banques : BCR, COGEBAC, BK nous ont-ils dit. Parmi les enquêtés, 15 bénéficiaires ont commencé à la BPR Kibungo, 10 bénéficiaires ont commencé à la BCR, 6 enquêtés à COGEBAC et 4 autres bénéficiaires à la BK.

Tableau 9 : la somme d'argent reçue par les enquêtés à la BPR Kibungo en Frws et la provenance par pays

PAYS

Somme par mois en Frs

Somme par année en Frs

Angleterre

202 500

2 430 000

Belgique

450 000

5 400 000

CAMEROUN

100 000

1 200 000

CANADA

51 000

612 000

France

330 333

3 964 000

Irlande

183 333

2 200 000

KENYA

50 000

600 000

MALAWI

16 667

200 000

NORVEGE

500 000

6 000 000

SUEDE

166 667

2 000 000

USA

1 261 833

15 142 000

ZAMBIA

40 000

480 000

 Total

3 352 333  

40 228 000,00

 
 
 

Source : résultats de notre enquête du 07 août 2009

Le tableau 9 ci-dessus nous montre que la diaspora des USA (United States of America) envoie une somme très élevée (15, 142,000 RWF) par rapport aux autres pays (le montant total déclaré par les 35 enquêtes est de 40 228 000 RWF). Le montant total passé par le service de western union à la Banque Populaire de Kibungo depuis 2006 jusqu'en 2008 est de 269, 834,873.96 francs Rwandais. Les détails sont dans le tableau 10 suivant.

Tableau 10 : Les données de la banque populaire de Kibungo( la somme d'argent reçue en USD et en Frws)

 

2006

2007

2008

 Total

USD

134 437,84

107 275,02

235 027,20

476 740,06

RWF

76 091 817,44

60 717 661,32

133 025 395,20

269 834 873,96

Source : résultats de notre enquête du 30 Novembre 2009

Ce tableau nous montre qu'en 2006 la BPR SA. Branche de Kibungo a reçu un montant qui est plus supérieur au montant reçu en 2007. Il faudrait souligner qu'en 2006 il n'y avait pas un problème de réseau internet et ce nouveau produit (Western Union) à la Banque populaire de Kibungo était en accélération et c'était aussi le début d'informatisation dans cette banque(les ordinateurs n'avaient aucun problème d'informatisation. En 2007, il y a une diminution considérable car ce service a connu un problème de réseau internet, la connexion a été interrompu pendant une longue durée; ce qui veut dire qu'il était difficile de servir plus de clients. Beaucoup de clients ont changé et sont allés dans d'autres banques ayant le service de Western Union. Bien qu'il y a eu la reprise de connexion, l'information était devenue asymétrique. En 2008; la somme a augmenté par rapport à l'an 2007 et l'an 2006 ; car le service du réseau internet est devenu plus performant et très rapide pour les clients.

3.1.2.5. Les activités d'utilisation de l'argent via le service de Western Union

Le tableau 11 suivant nous montre les différentes utilisations de l'argent reçu du service de Western Union. Les données de nos enquêtes nous donnent des détails de ces différentes utilisations : payement de minerval, construction des maisons de résidence, commerciales et des Eglises, commerce, achats de biens alimentaires, habillements, soins médicaux, achats des parcelles, achats de terre cultivable ou des forêts, activités d'agriculture et d'élevage.

Tableau 11 : activités d'utilisation de l'argent via le service de western union

UTILISATIONS

FREQUENCE

%

Payement du minerval des enfants

26

24,53

Construction des maisons de résidence

9

8,49

Construction des maisons commerciales

1

0,94

Construction de l'Eglise

1

0,94

Commerce

2

1,88

Achats des biens alimentaires

23

21,70

Habillements

17

16,04

soins médicaux

9

8,49

achats des parcelles

1

0,94

achats de terre cultivable ou des forêts

6

5,66

activités d'agriculture et d'élevage

9

8,49

Festivités

1

0,94

Commerce du matériel électronique

1

0,94

Source : résultats de notre enquête du 07 août 2009

Ce qui est remarquable dans le tableau 11, est qu'une bonne somme envoyée par la diaspora rwandaise à leurs parentés est pour répondre aux besoins d'urgence et aux besoins sociaux ainsi que dans les petits investissements à long, moyen et court termes. Un bon moyen est orienté dans le payement des scolarités (24,53 %) l'achat des biens alimentaires (21,7%) et dans l'habillement (16,04%) ainsi que le payement des soins médicaux (8,49%).

La construction des maisons de résidence (8,49%), les activités d'agriculture et de l'élevage (8,49%) et l'achat des terres cultivables ou des forêts (5,66%) prennent une grande importance pour les bénéficiaires du service de Western Union.

Ce qui explique bien le besoin d'avoir une belle résidence et la possibilité d'exercer une activité pour la survie de la famille. Bien que le pourcentage des activités commerciales ou connexes est minime (car elles sont exercés par 6 enquêtés), c'est un moyen de création des emplois et d'augmentation des revenus.

3.1.2.6. Avantages d'argent via le service de Western Union

Pour savoir que l'argent via le service de western union apporte plus d'avantages aux bénéficiaires, les enquêtés nous ont exprimé ce qui suit: bien qu'ils n'ont pas pu les quantifier:

- Satisfaction des besoins alimentaires

- Les enfants étudient aisément (minerval)

- Habillement

- Soins médicaux

- Se construire de maison de résidence

- Construire de maison commerciale (30% de profit)

- Construction d'une église

- Agri-élèvage(imbuto, guhinga, kworora)

- Commerce (Intérêt de 20000 par mois, commerce de matériel électronique avec intérêt de 30%(amasambu), 15% de chaque activité : achat de parcelle, achats de terre cultivable ou des forêts, agriculture et élevage)

- Achat du matériel des maisons

- Education des enfants orphelins

- Achat des terres cultivables

En gros, ils nous ont dit qu'il ya une grande amélioration de leurs conditions de vie.

3.2. Interprétation et vérification des hypothèses.

Après avoir présenté et analysé des résultats d'enquête sur l'impact du transfert d'argent via Western Union dans la croissance économique du Rwanda, nous voulons apporter des tentatives d'interprétation ou d'explication. En général l'interprétation des résultats cherche à vérifier les hypothèses de notre étude pour voir si elles sont à confirmer ou infirmer.

3.2.1. Les résultats de l'étude

Les informations collectées nous donnent la possibilité d'affirmer le rôle du transfert d'argent dans la croissance économique du Rwanda. C'est avec une bonne utilisation de l'argent venant de l'extérieur qu'apparaît l'amélioration de la qualité de conditions de vie de la population dans le domaine de l'éducation, de l'habitation et de la consommation quotidienne. La croissance économique ne doit pas se limiter à la quantité; la qualité de condition de vie de la population doit être placée au centre des objectifs de la croissance économique. Si toute personne a droit de vivre, il a surtout droit aux conditions de vie acceptables. Comme Grellet (1986 :29) l'avait souligné, le développement n'est peut être qu'un processus par lequel une société parvient à satisfaire les besoins qu'elle considère comme fondamentaux.

Bien que le Rwanda se présente comme un pays qui réalise beaucoup de progrès dans l'amélioration des conditions de vie de sa population, le Produit Intérieur Brut (PIB) qui est un indicateur économique pour mesurer le niveau de production d'un pays n'est pas satisfaisant. La majorité de la population reste en dessous du seuil de la pauvreté. Les lacunes visibles au niveau de la qualité des conditions de vie de grande majorité de la population ne peuvent pas nous laisser dans l'indifférence. Nous pourrons approfondir cet aspect dans des discussions des résultats.

Le dépouillement et l'analyse des données issues des personnes interrogées nous amène à faire les constatations suivantes :

- Bien que la Banque Centrale du Rwanda contrôle les transferts de fonds de banque à banque, elle ne contrôle pas le transfert d'argent liquide par le biais des services comme Western Union qui constitue aussi une partie des envois de fonds sous forme d'investissement par la diaspora rwandaise dans différents secteurs de développement économique. Quelle est la conséquence sur l'influence de la masse monétaire?

- L'argent via Western Union influence favorablement la production nationale. Apres avoir analysé les réponses des enquêtés ; nous avons trouvé que la somme via Western Union contribue à l'augmentation de la production des bénéficiaires des clients de ce service. Certaines sommes reçues sont orientées dans les activités de production agricole et d'autres dans les activités du commerce qui auront un impact sur le revenu des bénéficiaires. Dans ce cas nous pouvons dire que la somme via Western Union influence la production au niveau microéconomique. Quelle est son impact alors au niveau macroéconomique?

En général, les résultats de notre recherche nous montrent que le service de western union contribue positivement dans la croissance économique du pays, donc à l'augmentation du PIB. Comme nous l'avons constaté avec les réponses données par les enquêtés, ce service fait qu'il y ait l'augmentation de revenu du ménage chez les bénéficiaires. L'utilisation de ces fonds dans les diverses activités porte des intérêts directs pour les bénéficiaires et indirects pour l'Etat et l'augmentation des impôts(TVA) qui provient aux montants envoyés. Cela tente de confirmer notre hypothèse principale ainsi que des hypothèses spécifiques. Mais nous devons le confirmer en interprétant les résultats.

3.2.2. Interprétation et vérification des hypothèses.

3.2.2.1. Du transfert d'argent via le service de Western Union à la variation de masse monétaire.

Le transfert d'argent liquide par le service de Western Union peut varier la masse monétaire? Autrement dit le transfert d'argent via Western Union peut influencer la masse monétaire?

Bien que la BNR ne contrôle pas l'entrée de ces fonds, ces derniers peuvent influencer la masse monétaire. Il y a certainement l'augmentation de la demande de l'argent non prévue par la BNR ainsi que l'augmentation des devises non contrôlés à l'intérieur du pays qui peut causer une fuite de la monnaie locale.

L'augmentation imprévue de la disponibilité monétaire cause une diminution du taux d'intérêt et quand le taux d'intérêt diminue, les investisseurs retirent leurs fonds en banque afin d'aller les placer à l'extérieur de banques. Ces résultats corroborent la théorie de Milton Friedman qui stipule que « l'augmentation de la monnaie plus rapide que celle de la production engendre l'inflation ».

Les résultats nous montrent que la diaspora précise bien l'utilisation de ces fonds envoyés à leurs familles, ceci soutient l'idée de KRUGMAN P. et OBSTFELD M. (2006 :364) selon laquelle « une hausse de la valeur moyenne des transactions courantes effectuées par un ménage ou une entreprise entraine une hausse de la demande de monnaie » ces deux auteurs continuent en disant que « une augmentation permanente d' offre de monnaie provoque une augmentation proportionnelle de la valeur de long terme du niveau général des prix ». de manière générale, si l'économie est initialement dans une situation de plein emploi des facteurs de production, une hausse permanente de l'offre de monnaie sera finalement suivie par une hausse proportionnelle du niveau général des prix». En considérant nos résultats ainsi que notre cadre théorique sur la monnaie des différents auteurs, notre hypothèse qui stipule que « l'argent via Western Union contribue à la variation de la masse monétaire » est confirmée.

3.2.2.2. Du transfert d'argent liquide via le service de Western Union à l'amélioration de la production nationale.

L'argent liquide via le service de transfert d'argent via western union peut-il contribuer à l'amélioration de la production nationale ? Autrement dit le transfert d'argent liquide par le biais du service de western union à la parente de la diaspora rwandaise peut-il contribuer à la croissance économique du Rwanda?

Les résultats de notre recherche nous ont montré que l'argent liquide via le service de western union contribue à l'amélioration des conditions de vie de la population dans leurs besoins quotidiens et les aide parfois à investir dans les activités d'agriculture et d'élevage, dans le commerce et dans la construction des maisons d'habitation et commerciale. Ce sont des investissements à court, moyen et long terme.

Nos résultats corroborent ceux de Grellet (1986 : 29) qui affirme que le « développement est un processus par lequel une société parvient à satisfaire les besoins qu'elle considère comme fondamentaux ». C'est dans ce contexte que nous avons constaté la contribution de la diaspora rwandaise à la croissance économique du Rwanda.

Nos résultats vont aussi dans le même sens que ceux de Ndione B. et Lalou R. (2005) sur « Transferts de revenus, investissements, obligation de dons.

Leurs constats sur l'usage économique et social de l'argent de la migration au Sénegal sont en ces termes : « la prise en charge des besoins de base de la famille d'origine (alimentation, cérémonies, santé, logement) par le migrant constitue une fonction primordiale des transferts d'argent et se justifie même par la nature collective de migration qui répond à un arrangement économique tacite entre les membres du ménage. A cet égard, les dons réalisés par les migrants peuvent être analysés comme une réponse aux besoins de survie du ménage traduisant la contrepartie proportionnelle et équilibrée d'un premier don : l'appui du ménage au départ du migrant. En ce sens, la migration est donc bien une stratégie familiale qui répond à la précarité économique du ménage ».

A part la satisfaction de besoins fondamentaux de leur parente, la diaspora rwandaise envoie l'argent pour le payement de la scolarité et pour l'investissement dans les petits projets générateurs de revenus. C'est dans ce sens que nos résultats vont dans le même sens que l'économiste espagnol spécialiste de la croissance PIERRE MAILLET(1976) qui en son sens affirme qu'on « peut distinguer plusieurs types de déterminants à la croissance: richesses naturelles, environnement extérieur, population, innovation, investissement, connaissance, cohérence du développement ». Nos résultats ont montré que 24,53% de l'argent reçu de la diaspora par le service de Western Union est orienté dans le payement du minerval. C'est dans ce sens que nos résultats corroborent avec ceux de Dominique Guellec et Pierre Ralle(1995) qui insistent dans leurs nouvelles théories de la croissance sur l'instruction de la population pour accroitre l'économie du pays en disant que « la croissance favorise l'accumulation du capital humain, c'est à dire les compétences possédées par la main d'oeuvre et dont dépend sa productivité. En effet, plus la croissance est forte, plus il est possible d'accroître le niveau d'instruction de la main-d'oeuvre, en investissant notamment dans le système éducatif ».

Nos résultats mettent en évidence la contribution de l'argent liquide via le service de Western Union parce que les bénéficiaires utilisent ces fonds dans les activités utiles suivantes de l'économie nationale : commerciales, de consommation, de production et des investissements. Ces derniers sont des composantes du revenu national et contribuent bien évidement à l'augmentation des transactions; et cela contribue sans doute à l'augmentation du PIB du Rwanda. C'est avec toutes ces constatations de notre recherche et du cadre théorique choisi que nous confirmons notre hypothèse : l'argent via Western Union influence favorablement la production nationale. Il va sans doute aussi que notre hypothèse générale est confirmée car le service de Western Union contribue positivement dans la croissance économique du pays, donc à l'augmentation du PIB.

CONCLUSION ET SUGGESTIONS

Conclusion

Au terme de ce travail, nous rappelons que l'objectif principal était de montrer la contribution de service de Western Union dans la croissance économique du Rwanda.

La problématique de ce travail est liée d'abord aux inconvénients macroéconomiques de ce service de Western Union. En premier lieu nous avons vu que ces fonds entrent dans le pays sans qu'ils soient canalisés dans le système de la comptabilité nationale et sont ignorés dans le circuit économique et cela pose un grand problème pour évaluer son rôle dans la croissance économique du pays. En deuxième lieu, la liquidité de Western Union a plusieurs risques de la part de leurs bénéficiaires parce que ces service n'est pas un système bancaire, ce qui conduit dans la thésaurisation.

Dans la recherche des causes et des solutions, nous avons avancé l'hypothèse générale que « Le service de Western Union contribue positivement dans la croissance économique du pays, donc à l'augmentation du PIB ».

Pour opérationnaliser notre hypothèse générale, nous avons formulé les hypothèses spécifiques suivantes :

- L'argent via Western Union contribue à la variation de la masse monétaire;

- L'argent via Western Union influence favorablement la production nationale.

Pour avoir suffisamment d'informations significatives, nous avons choisi de mener une enquête qualitative et quantitative auprès du Directeur de Corporate Services Department  à la BNR, du Manager du Western Union à la Banque Populaire du Rwanda, SA, Branche de Kibungo et de 35 bénéficiaires du service de Western Union à la BPR, S.A, Branche de Kibungo. Notre instrument de recherche était basé sur le questionnaire d'enquête et d'interview. L'analyse des résultats nous a permis d'atteindre les objectifs fixés au départ.

Nous avons constaté que l'argent liquide via Western union n'est pas comptabilisé par la banque centrale du Rwanda et pourtant contribue à la croissance économique à travers les activités commerciales, activités de consommation, activités de production et d'investissement qui créent l'augmentation des transactions dans la vie courante.

Ces activités influencent bien évidement la production nationale. Ceci répond à la politique nationale au niveau de la création des emplois, de l'habitation décente de la population.

Les résultats de notre recherche nous ont permis de constater qu'il y a plus des devises qui entrent au Rwanda sans être comptabilisés par la Banque Centrale et pourtant qui exigent plus de monnaie nationale en échange. Ce qui crée l'augmentation de demande de monnaie locale (transferts informels).

Enfin, l'analyse des résultats nous a prouvé que l'argent liquide via le service de western union peut contribuer au développement économique du pays en améliorant des conditions de vie de la population bénéficiaire et de l'éducation (payement du minerval) ainsi que la création des emplois par des petits projets générateurs de revenus. Les résultats de cette recherche nous montrent qu'il est important de considérer ces transferts de fonds dans la comptabilité nationale et dans leurs prévisions budgétaires et politique monétaire. Ce qui nous pousse à formuler des suggestions dans les paragraphes suivants :

SUGGESTIONS

Les suggestions de cette recherche sont adressées à : BNR, MINICOFIN et aux bénéficiaires du service de Western Union.

1. Banque Nationale du Rwanda

Les résultats de notre recherche nous ont poussé à suggérer la BNR ayant la politique monétaire dans ses attributions de :

- considérer le service de Western Union au moment de faire la prévision de la masse monétaire pour réduire le taux d'inflation nationale;

- tenir compte des transferts d'argent liquide par des réseaux rapides comme Western Union, Money Gram et d'autres dans la comptabilité;

- Considérer les moyens de transfert d'argent liquide et voir son influence au niveau de la production nationale et sur la masse monétaire pour éviter le risque de l'appréciation de la monnaie locale par rapport à la monnaie étrangère;

- Mettre en place les stratégies de contrôler toutes les entrées et sorties de devises en circulation.

2. MINECOFIN

Les résultats de cette recherche nous pousse à faire des suggestions suivantes au ministère des finances et de la planification économique:

- considérer ce service de Western Union comme un service utile dans l'économie nationale afin de montrer son apport dans la croissance économique;

- montrer l'apport de Western Union dans la production nationale en vue de motiver la diaspora rwandaise (en collaboration avec le Ministère des Affaires Etrangères) à continuer ces envois sous forme de financement 

- tenir la comptabilité qui montre la participation des transferts d'argent liquide via des transferts des réseaux rapides façon détaillée dans la production nationale.

3. Bénéficiaires du Service de Western Union

À la fin de cette recherche, nous adressons des suggestions suivantes aux bénéficiaires de ce service :

- posséder des comptes en banque pour éviter les risques ou la mauvaise gestion de l'argent.

- utiliser l'argent reçu dans les activités qu'ils jugent nécessaires pour une économie durable.

Nous ne prétendons pas avoir tout étudié sur le rôle de Western Union dans la croissance économique du Rwanda, il convient donc de poursuivre la recherche sur une plus longue période avec une méthodologie plus rigoureuse. Par exemple, nous devrons nous intéresser au développement des stratégies de contribution de tous les services de transfert des réseaux rapides dans un processus économique qui permet à chacun des bénéficiaires de donner sa contribution.

Nous pouvons étudier aussi les stratégies à mettre en place pour pouvoir canaliser ces fonds dans la comptabilité nationale.

REFERENCES BIBLIOGRAPHIES

Ouvrages généraux

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2. DIENG, S.A (2001) Epargne eprojetschez les migrants maliens et sénégalais, Spécificité des comportements d'investissements chez les migrants maliens et sénégalais vivant en France, PUF

3. Dominique Guellec et Pierre Ralle (1995), Les Nouvelles Théories de la croissance, La Découverte.

4. François Perroux(1990), Dictionnaire économique et social, Hatier,

5. Friedman, Milton (1991), L'inflation et les systèmes monétaires, Ed. Pocket

6. Hernando de Soto (2005), Le Mystère du capital : pourquoi le capitalisme triomphe en Occident et échoue partout ailleurs, Flammarion

7. N'DA, P., (2002) Méthodologie de la recherche de la problématique à la discussion des résultats, Abidjan : EDUCI.

8. Pierre Maillet(1976), La Croissance économique, Presses Universitaires de France,

9. Xavier Sala-i-Martin(2002), 15 Years of New Growth Economics: What Have We Learnt?, Barcelone

Revue , rapports et autres documents

1. BARLET K., BIM n° - 20 septembre 2005

2. Barlet, K.(2004) in IMF et services de transfert d'argent : le cas de UMU en Ouganda (BIM) Évolution du rôle d'une petite IMF ougandaise dans le domaine des services de transfert d'argent. A partir d'un article de la publication Small Entreprise Development

3. IMF Databases(International Monetary Fund, Washington), 2000

4. Isern, J., Deshpande, R. & van Doorn, J., (March 2005) Crafting A Money Transfers Strategy: Guidance for Pro-poor Financial Service Providers, CGAP Occasional Paper N°10

5. Ministère de Finance et de Planification économique, Vision 2020, Kigali, Gouvernement du Rwanda, 2002.

6. Ministère de l'éducation, Éducation Pour Tous : Plan d'Action, Kigali, Gouvernement du Rwanda, 2003

7. Ndione B et Lombard J. (2004), « Diagnostic des projets de réinsertion économique des migrants de retours : étude de cas au Mali (Bamako, Kayes), Revue Européenne des Migrations Internationales, pp.169-195.

8. Ndione B. et Lalou R. (2005), « Transferts de revenus, investissements, obligation de dons ? Les usages économiques et sociaux de l'argent de la migration au Sénégal (Dakar, Touba, Kaolack) et au Mali (Bamako, Kayes) », XXVe Congrès International de la Population, Tours, France, 18-23 juillet.

9. Neu D., Daum C., Diakite M., Poulteau E. et Sène S. (2000), Évaluation du Programme Développement Local et Migration au Mali et au Sénégal. 1991 - 1998, Direction Générale de la Coopération Internationale et du Développement, 159p.

10. Tall S.M. (2005), « Kara International Exchange : une institution hybride pour le transfert de l'argent des migrants sénégalais aux États-Unis », RESOMIS, Chronique Migrations Internationales,n°4, juillet, IFAN-ORSTOM

References électroniques

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2. http://www.microfinancegateway.org/files/25944_file_OccasionalPaper_10.pdf consulté le 20 août 2009

3. François KANIMBA, Gouverneur de la BNR sur http://www.rwasta.net consulté le 15 juin 2009

4. ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Croissance_%C3%A9conomique#cite_note-Perroux-2 (consulté le 15 août 2009)

Annexes

Annexe 1 : Questionnaire adressé aux bénéficiaires de Western union

I. CONSIGNES

Dans le cadre du travail du cycle de Licence en économie, nous menons une étude sur le rôle du transfert d'argent dans la croissance économique du Rwanda. Cas de Western Union. Nous vous demandons de fournir librement des informations sincères puisque vos réponses ne seront utilisées qu'à des seules fins de recherche.

Trois catégories de questions vous sont proposées 

· Pour des questions fermées, cochez la réponse correspondante.

· Pour des questions semi-fermées, expliquez brièvement

· Pour des questions ouvertes, exprimez-vous brièvement.

III. Identification :

Age : 

q 15-25 ans

q 25 - 50 ans

q 50 ans et plus

Niveau d'instruction :

q Sans

q Primaire non achevé

q Primaire

q Tronc commun

q Secondaire

q Université

q Autre formation(préciser)  ....................

Profession :

q agri-éleveur,

q commerçant,

q fonctionnaire de l'Etat,

q autres (préciser).........................

Etat civil:

q Célibataire

q Marié(e)

q Union libre

q Divorcé(e)

q Veuf(ve)

q Séparé(e)

Nombre des personnes à charge: ................

IV. Questions :

1. Etes-vous bénéficiaires du services de western union ? Oui ....... Non .......

2. Si oui, depuis quand ?

3. A quelle Banque vous bénéficiez ce service de western union ?: .......

4. Depuis quand bénéficiez vous les services de western union à travers la Banque Populaire du Rwanda, S.A. Branche de NGOMA ?

5. Vous recevez combien de fois par mois ? ........... Par an ?..... ........

6. Qui vous envoie l'argent ?.................. De quel pays ? ......................

7. Voulez-vous nous dire les différentes utilisation de cet argent ?

q Payement du minerval des enfants

q Construction de maisons de résidence

q Construction de maisons commerciales

q commerce

q achats des biens alimentaires

q habillements

q soins médicaux

q achats des parcelles

q achats de terre cultivable ou des forets

q activités d'agriculture et d'élevage

q autres : précises ..............................

8. Bénéficiez-vous des avantages dans cette utilisation ? oui ou non

9. Si oui pouvez-vous les exprimer, les quantifier ou les qualifier ?

10. Il y a-t-il des frais de commission demandés par Western union ?

11. Si oui combien ? ................... ................................................

12. C'est un montant raisonnable ou exorbitant ? exprimez-vous brièvement

13. Y-a-t-il une amélioration de conditions de vie dans votre vie depuis que vous bénéficiez les services de western union et ses avantages? Expliquez brièvement ............................................................

Annexe 2: IBIBAZO BYAGENEWE ABAKIRIYA BA WESTERN UNION.

I.AMABWIRIZA.

Mu gusoza amashuri y'icyiciro cya kabiri cya Kaminuza mu ishami ry'ubukungu muri UNATEK,turi gukora ubushakashatsi mu byerekeye uruhare rw'amafaranga ava mu mahanga anyuze muri Western Union mu bwiyongera k'ubukungu bw'Urwanda.Twabasabaga ko mwaduha amakuru afatika nyayo kuberako ibisubizo byanyu byizakoreshwa mu nyungu z'ubu bushashatsi bwonyine.

II. TWABATEGANYIRIJE IBIBAZO BY'UBWOKO BUTATU 

· Kubibazo bihinnye, mwashyira akamenyetso ahari ngobwa.

· Kubibazo birambuye gahoro, mwasobanura mucamake.

· Kubibazo birambuye, mwasobanura bihagije .

III. umwirondoro :

a. Imyaka : 

q Hagati y'imyaka 15 kugeza kuri25

q Hagati y'imyaka 25 kugeza kuri 50

q Kuva kumyaka 50 no kurenzaho.

b. Amashuri bize :

q Abatarize

q Abacikirije amashuri abanza

q Abaragije amashuri abanza

q Abafite icyiciro rusange cy'ayisumbuye

q Abize ayisumbuye

q Abize kaminuza

q Abakurikiye andi mahugurwa(sobanura ayo ariyo)  ....................

c. Umwuga :

q Umuhinzi - mworozi,

q Umucuruzi,

q Umukozi wa Leta,

q Ukora mu mishinga

q Undi mwuga (wuvuge).........................

d. Iranga mimerere:

q Ingaragu

q Uwashatse

q Ababana bitemewe n'amategeko

q Abatandukanye byemewe n'amategeko

q Uwapfakaye

q Abatadukanye bitemewe n'amategeko

e. Umubare w'abantu witaho cg arera: ................

IV. Ibibazo:

14. Muri abakiriya ba western union ? yego....oya.....

15. Niba ari yego, guhera ryari ?

16. Ni muyihe banki mufatiramo amafaranga ya western union ?: ....................................................................

17. Mwahereye ryari mwakirira amafaranga nyanyu muri Banki y'Abaturage y'Urwanda S.A. ishami rya NGOMA ?.......................

18. Mwakira angahe mukwezi ?........... angahe mu mwaka ?..............

19. Uboherereza amafaranga mufitanye iyihe sano ?........ .................. atuye mukihe gihugu ? ..........................................................................

20. Mukurikije urutonde rukurikira rw'ibikorwa mu shobora kutubwira ubyo mukoresha ayo mafaranga:

q Kwishyura amafaranga yíshuri

q Kubaka amazu yo kubamo

q Kubaka amazu y'ubucuruzi

q Gukora ubucuruzi

q Kugura ibiribwa

q Kugura imyambaro

q Kwishyura amafaranga yo kwivuza

q Kugura ibibanza byo kubakamo

q Kugura amasambu yo guhinga cg amashyamba

q Kugura imbuto zoguhinga

q Kugura amatungo

q Ibindi uyakoresha (sobanura) :...............................................................

8. Imikoreshereze y'ayo mafaranga mubona hari inyungu mufitemo ? Yego ..... cyangwa Oya .............

9. Niba ari yego, mutubwire ireme n'umubare w'inyungu mugereranije : ......................................................................................................................
........................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................

10 Hari amafaranga yumufuragiro babaka iyo mwakira amafaranga kuri western union ?Yego ............Oya........Naho iyo muyohereza ? Niba ari yego ,

11 Ni angahe ?........................

12 Ni amafaranga ariganiye cyangwa arigeje urugero? .............................................. isobanure......................................... .... .................................................. .............................. ......................................................... ..................... ..................

13 Kuva mwatagira kohererezwa amafaranga kuri western Union murabona hari icyahindutse kumibereho yanyu? Musobanure muri make .......................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................

Annexe 3 : GUIDE D'ENTRETIEN AVEC MANAGER DU SERVICE DE WESTERN UNION

I. CONSIGNES

Dans le cadre du travail du cycle de Licence en économie, nous menons une étude sur le rôle du transfert d'argent dans la croissance économique du Rwanda. Cas de Western Union. Nous vous demandons de fournir librement des informations sincères puisque vos réponses ne seront utilisées qu'à des seules fins de recherche.

II) Questions

1. Depuis quand vous travaillez pour le Service de Western Union?

2. Depuis quand le Service de Western Union est opérationnel à la Banque Populaire, branche de Ngoma ?

3. Quels sont les objectifs principaux de Service de Western Union ?

4. Service de Western Union est opérationnel dans combien de pays ? depuis quand au Rwanda ? Il est opérationnel dans quelles banques ou autres services d'argent au Rwanda ?

5. Quels sont ces principaux services ? envoyer et recevoir l'argent de l'expéditeur et du receveur ?

6. Combien des frais de commission demandés par Western union ?

a. Le pourcentage ? ................... ...................................................

b. C'est un montant raisonnable ou exorbitant pour les clients? expliquez brièvement .......................................... .................. ..................

7. Quelle la somme d'argent reçue et envoyée par les clients du service de western union à travers la Banque Populaire du Rwanda, S.A. branche de Ngoma ?

a. Année 2006 :

b. Année 2007 :

c. Année 2008 :

Annexe 4 :

GUIDE D'ENTRETIEN AVEC LE DIRECTEUR DE « CORPORATE SERVICES DEPARTMENT

I. CONSIGNES

Dans le cadre du travail du cycle de Licence en économie, nous menons une étude sur le rôle du transfert d'argent dans la croissance économique du Rwanda. Cas de Western Union. Nous vous demandons de fournir librement des informations sincères puisque vos réponses ne seront utilisées qu'à des seules fins de recherche.

II) Questions

1. Qui contrôle la quantité des monnaies en circulation ?

2. Qui contrôle la masse monétaire ?

3. Comment vous fixez la quantité en mettre en circulation ?

4. Connaissez-vous le montant qui entre au Rwanda par le service de western union ?

5. Quel est l'impact des sommes via western union sur la masse monétaire en circulation ?

6. Quelle est la contribution de western union dans la production nationale ?