PROVINCE DE LIEGE

Institut Provincial d'Enseignement
IPEPS Herstal
de Promotion Sociale de Herstal
Travail de Fin
d'Etudes
Titre du travail :
LES HABILETÉS
VISUELLES :
Les différents tests,
leurs principes et utilités
Présenté par :
ZORGATI Sami
Etudiant de la section : Optique
-Optométrie
Année académique :
2004-2005
E-mail : zorgati.sami@gmail.com
IPEPS Herstal
Rue de l'Ecole Technique, 34
B 4040 Herstal
Matricule : 6.188.035
Tél : +32 4 248.41.70
URL : http://www.prov-liege.be/ps_liege
REMERCIMENTS :
Je tiens d'abord à remercier mes parents,
ma soeur pour avoir toujours été présent dans les moments
les plus durs.
Ensuite, je remercie tout
particulièrement Mr Claude Vossaert pour l'honneur qu'il m'a
accordé en acceptant d'encadrer ce travail de recherche. Ses
précieux conseils m'ont été et me seront fort utiles.
Je tiens aussi à exprimer toute ma
gratitude à mes professeurs : Mme Lieve Dehaes, Mr Michel
Bierlier, Mr Marc Autmans, Mr Roger Genicot, Mr Jean François
Gérard et Mme Sophie Nicolay pour leur rigueur et la qualité de
leur enseignement.
Enfin, ma reconnaissance s'adresse
également à la direction et à tout le personnel
administratif de l'I.P.E.P.S Herstal pour son
dévouement.
Avant Propos :
6
Introduction :
7
Chapitre 1 : Habileté
Visuelle :
8
1.1. Définition :
8
1.2. Technique de mesure :
8
1.3. Buts des tests d'habiletés
visuelles :
8
1.4. La bonne vision :
9
1.4.1. Acuité visuelle :
9
1.4.2. Coordination binoculaire :
9
1.4.3. Le système de focalisation (ou
accommodation) :
9
1.4.4. Convergence
adéquate :
10
1.4.5. Les mouvements oculaires :
10
1.4.6. La composante perceptuelle :
11
1.5. Différentes habiletés
visuelles :
11
1.5.1. Directionnalité :
11
1.5.2. La latéralisation :
12
1.5.3. Perception de forme :
12
1.5.4. Envergure de perception :
13
1.5.5. Coordination oeil-main :
13
1.5.6. Visualisation :
13
1.6. Utilité des tests
d'habiletés visuelles dans un examen de la vue :
14
1.6.1. Utilité d'un examen visuel
complet :
14
1.6.2. Aspect Psychologique :
14
1.6.3. Les tests d'habiletés
visuelles reflètent mieux l'environnement :
15
1.6.4. Avantages des tests
d'habiletés visuelles :
15
1.7. Catégories de tests
d'habiletés visuelles :
15
1.8. Profil d'habiletés
visuelles :
16
Chapitre 2 : Tests non
stéréoscopiques :
16
2.1. Le point proche de convergence
(triangulation)
16
2.1.1. Procédure :
16
2.1.2. Instruction :
17
2.1.3. Utilité :
17
2.2. Amplitude d'accommodation (méthode de
Donders) :
17
2.2.1. Procédure :
17
2.2.2. Instruction :
18
2.2.3. Utilité :
18
2.3. Rotation monoculaire :
18
2.3.1. Procédure :
18
2.3.2. Instruction :
18
2.3.3. Utilité :
19
2.4. Fixation monoculaire :
19
2.4.1. Procédure :
19
2.4.2. Instruction :
19
2.4.3. Utilité :
19
2.5. Rotation binoculaire :
19
2.5.1. Procédure :
19
2.5.2. Instruction :
20
2.5.3. Utilité :
20
2.6. Test d'orientation de l'oeil et la
main :
20
2.6.1. Procédure :
20
2.6.2. Instruction :
21
2.6.3. Utilité :
21
2.7. Fixation alternée :
21
2.7.1. Procédure :
21
2.7.2. Instruction :
21
2.7.3. Utilité :
21
2.8. Les fixations Près/Loin et
Loin/Près :
22
2.8.1. Procédure :
22
2.8.2. Instruction :
22
2.8.3. Utilité :
22
2.9. Le test de la ficelle de
Brock :
23
2.9.1. Procédure :
23
2.9.2. Instruction :
23
2.9.3. Utilité :
24
2.10. La ficelle de Brock
(2ème méthode) :
24
2.10.1. Procédure :
24
2.10.2. Instruction :
24
2.10.3. Utilité :
25
2.11. Le test des reflets
cornéens :
25
2.11.1. Procédure :
25
2.11.2. Instruction :
26
2.11.3. Utilité :
26
2.12. Le test du masque :
27
2.12.1. Procédure :
27
2.12.2. Instruction :
27
2.12.3. Utilité :
28
2.13. Le test de l'écran
alternant :
28
2.13.1. Procédure :
28
2.13.2. Instruction :
29
2.13.3. Utilité :
29
2.14. Test de l'Allouette :
29
2.14.1. Procédure :
29
2.14.2. Instruction :
29
2.14.3. Utilité :
29
2.15. La carte de Mcdonald :
30
2.15.1. Procédure :
30
2.15.2. Instruction :
30
2.15.3. Utilité :
30
Chapitre 3 : Tests
stéréoscopiques :
30
3.1. Le test de la vision
stéréoscopique (test de la mouche):
30
3.1.1. Procédure :
30
3.1.2. Instruction :
31
3.1.3. Utilité :
31
3.2. TNO, test de la vision
stéréoscopique :
31
3.2.1. But des tests :
31
3.2.2. Instruction du test :
32
3.2.3. Les cartes du test :
32
3.2.4. Descriptif des cartes :
32
3.3. Test des ductions :
33
3.3.1. Procédure :
33
3.3.2. Instruction :
33
3.3.3. Utilité :
33
3.4. Test de suppression :
(tranaglyphes) :
33
3.4.1. Procédure :
33
3.4.2. Instruction :
34
3.4.3. Utilité :
34
Chapitre 4 : Partie
pratique:
34
4.1. Introduction :
34
4.2. Procédure et Fiche de
travail :
34
4.3. Résultat de
l'étude :
41
4.3.1. Classification des tests :
41
4.3.2. Classification des sujets :
41
4.3.3. Efficacité/Utilité des
tests d'habiletés visuelles :
42
4.3.4.1. Tests oculomoteurs :
42
4.3.4.2. Tests d'accommodation :
42
4.3.4.3. Tests de fixation :
43
4.3.4.4. Tests de dominance et de
suppression oculaire :
43
4.3.4. Précision des tests
d'habiletés visuelles :
44
4.3.4.1. Tests oculomoteurs :
44
4.3.4.2. Tests d'accommodation :
44
4.3.4.3. Tests de fixation :
44
4.3.4.4. Tests de dominance et de
suppression oculaire :
45
4.4. Tests d'habiletés visuelles
retenus :
45
4.5. Conclusion partielle :
45
Conclusion :
46
Avant Propos :
La vue est la capacité de voir quelque chose
clairement, le prétendu 20/20 (comme mesuré dans un examen de la
vue avec un diagramme de Snellen). Toutefois, la vision dépasse la vue
et peut mieux être définie comme une compréhension de ce
qui est vu. La vision implique la capacité de prendre l'information
visuelle entrante, la traiter et en obtenir la signification.
L'oeil humain atteint sa puissance maximale chez le jeune
adulte, autour de la fin de la vingtaine. Cette puissance fait entrer en jeu de
nombreuses habiletés qui ne sont pas mesurées par les
échelles d'acuité visuelle. La vision nocturne est l'une de ses
habiletés. La coordination entre l'oeil et la main est également
une habileté. La perception du mouvement et de la profondeur ainsi que
la discrimination des couleurs en sont d'autres.
Le cerveau et l'oeil travaillent ensemble et les deux
s'améliorent avec l'expérience visuelle.
Introduction :
Les tests d'habiletés visuelles sont un ensemble de
tests perceptivo-moteurs qui donne au praticien un profil qualitatif de la
performance d'un sujet, c'est-à-dire son développement visuel
ainsi que les adaptations ou concession de son pattern visuel.
Ils mettent en évidence les faiblesses de
discrimination visuelle (des difficultés à apprendre et
reconnaître des lettres, des chiffres et des similitudes ou
différences subtiles dans les mots ou images).
La stimulation de ces habiletés permet de prendre
conscience des éléments visuels à observer et permet de
développer des stratégies. Et particulièrement en ce qui
concerne les faiblesses importantes de la mémoire visuelle.
Des tests standardisés de copie de formes permettent
d'évaluer l'habileté à intégrer la vision avec le
système moteur en reproduisant une forme complexe.
Dans ce travail, je vais d'abord considérer les
différents tests d'habiletés visuels. J'essaierai d'expliquer le
principe sur lequel ils sont fondés et leurs utilités.
J'établirais un classement de ses différents tests selon certains
critères.
Chapitre 1 :
Habileté Visuelle :
1.1. Définition :
Une aptitude est une habileté acquise ou
développée qui permet de produire un acte donné
efficacement. Ainsi, un test d'habileté visuelle est une mesure de la
capacité du patient à exécuter efficacement un acte visuel
particulier.
Le processus visuel est extrêmement complexe. A partir
de ce complexe neurologique, un grand nombre de tests d'aptitude ont pu
être isolés. La plupart de ces tests ont reçu un nom
simple, comme par exemple la fusion, la stéréoscopie et la
perception des couleurs. Ces noms simples sont trompeurs, ils peuvent, dans
certains cas, donner plusieurs résultats, plusieurs affirmations...
La plupart des tests d'habiletés visuelles portent les
mêmes noms qui sont par ailleurs utilisés pour les tests de
routine que l'on effectue au moyen du phoroptor.
1.2. Technique de mesure :
Les Habiletés visuelles sont des mesures de la
coordination neuromusculaire, introduisant la convergence, les
mécanismes accommodatifs et le circuit essentiel de la
rétroaction. Se sont également des mesures des capacités
d'exécution du facteur d'intégration. Ces qualifications peuvent
être simples, comme suivre une cible mobile avec un
oeil ouvert, ou complexe, quand nous mesurons une compétence telle que
le taux de lecture efficace.
II est extrêmement difficile d'isoler une
habileté visuelle simple d'un acte visuel complexe. Le
stéréogramme habituel mesure en fait plusieurs aptitudes qui y
sont associées ou des portions de ces aptitudes. De ce fait, en
employant des tests d'habiletés, nous devons utiliser un groupe de tests
si nous voulons parvenir à isoler 1'individu inefficace et inefficient
des autres individus.
1.3. Buts des tests d'habiletés visuelles :
Les tests d'habiletés visuelles reproduisent des
conditions aussi proche que possible de la réalité, ces tests
donnent un tableau de la qualité de la performance visuelle. Ils
permettent de tirer un bilan qualitatif de la vision du sujet.
Un enfant peut avoir une acuité visuelle au loin de
20/20 et ne pas réussir en lecture et en écriture, soit parce
qu'il ne voit pas bien à sa distance de lecture ou à cause d'un
problème de coordination des deux yeux ou un problème de
focalisation au près qui l'empêche de soutenir, de façon
prolongée, une vision claire.
Les tests d'habiletés visuelles permettent d'effectuer
un bon dépistage de la vision.
1.4 La
bonne vision :
Pour affirmer qu'une vision est « bonne »,
il y'a des critères indispensables. On peut citer :
1.3.1.
Acuité visuelle :
Une des habiletés les plus importantes est
l'acuité visuelle (clarté, acuité). C'est le
prétendu 20/20, vue. Tout ce qui est signifié par la notation
20/20 est qu'une personne est capable de voir clairement à une certaine
distance. Malheureusement, le faite d'avoir une bonne acuité n'est pas
suffisant pour avoir un bon fonctionnement de sa vision. En effet, le diagramme
de Snellen ne permet pas de dire si la vision est bonne ou non. Ainsi, le test
d'acuité visuelle à distance ne détecte que certains
problèmes de réfraction (myopie, hypermétropie importante,
astigmatisme important) et l'amblyopie. Ce test ne rend pas du tout compte de
la fonction visuelle. Il y a beaucoup d'autres habiletés visuelles
importantes qui doivent être prises en considération.
1.3.2.
Coordination binoculaire :
Une autre qualification visuelle est la capacité de
coordonner les deux yeux ensemble. Un enfant est né avec deux yeux, mais
il doit apprendre à les utiliser ensemble. Certains enfants apprennent
à faire ceci correctement alors que d'autres pas.
Par exemple, quelques enfants développent un
problème connu sous le nom d'exophorie, qui est une tendance des yeux
à dévier dans une direction externe. D'autres développent
une esophorie, qui est une tendance des yeux à tourner vers
l'intérieur. L'implication éducative de ce problème
particulier est qu'un enfant esophore voit les choses plus petites qu'elles ne
sont réellement. Afin de voir un objet correctement, il est
nécessaire de le rendre plus grand. Le seul moyen à sa
disposition est de le rapprocher. C'est pour cela qu'on observe l'enfant avec
sa tête enterrée pour lire un livre.
Dans la vision binoculaire dite
« normale », la vision est nette et simple avec une
perception fusionnée pour de longues périodes, sans fatigue
excessive.
La fusion parfaite des deux images nous permet alors la
stéréoscopie (vision stéréoscopique)
c'est-à-dire la vision ou la perception des profondeurs
(communément appelée la vision "en trois dimensions"). Pour
pouvoir apprécier les profondeurs, les yeux doivent posséder les
3 degrés de fusion:
· le premier degré de fusion est lorsque les deux
yeux peuvent voir simultanément leur image respective;
· le deuxième degré de fusion est lorsque
les deux champs de vision peuvent se superposer l'un sur l'autre (sans vision
double);
· le troisième degré de fusion est
l'unification des images des deux champs de vision par le cerveau qui va
permettre la vision stéréoscopique.
1.3.3. Le système de focalisation (ou
accommodation) :
L'accommodation est une des fonctions du système visuel
qui nous permet de voir clair instantanément à toute distance.
Les muscles internes de l'oeil assurent une accommodation rapide et
précise.
Lorsque cette fonction est lente ou imprécise ou
qu'elle s'épuise, des plaintes d'embrouillement apparaissent.
Une personne qui a un problème d'accommodation se
plaindra souvent de voir embrouillé lorsqu'il lit ou écrit ou
après un travail prolongé. De plus, il pourra même voir
embrouillé en vision de loin après avoir forcé ses yeux
à lire ou à écrire.
La distance à laquelle une personne lit ou écrit
va souvent révéler la façon dont fonctionne son
système de focalisation.
Il existe donc une multitude d'habiletés visuelles qui
font partie intégrante de cette composante fonctionnelle.
1.3.4.
Convergence adéquate :
Pendant la lecture, les deux yeux tournent vers
l'intérieur de sorte qu'ils visent la tache de vision de près. Si
les yeux ont une tendance à dévier vers l'extérieur, le
sujet doit employer un effort et une énergie excessifs pour maintenir la
fixation sur la lecture. Plusieurs études ont prouvé que plus la
quantité d'effort impliquée dans la lecture est grande, plus la
compréhension et la performance seront mauvaises. Pendant la lecture,
les yeux ne se déplacent pas sans à-coup au-dessus d'une ligne
mais, ils font une série de fixations regardant d'un mot à un
autre. Quand il y'a une exophorie, à chaque fois que la fixation est
interrompue et qu'elle est déplacée au prochain mot, les yeux
vont tendre à dévier vers l'extérieur. Du coup, le sujet
doit fournir un effort supplémentaire pour les ramener vers
l'intérieur afin de regagner la fixation. La nature humaine étant
ce qu'elle est, et à cause de ce problème, l'enfant
généralement évite la tâche de lecture. Ceci est
causé par le fait que si l'enfant ne fait pas bien une certaine
tâche, il aura tendance à essayer de l'éviter. C'est
l'enfant qui regarde hors de la fenêtre plutôt que de prêter
une attention visuelle. Il est souvent accusé d'avoir une courte
envergure d'attention et d'essai. Généralement, il perd son
repère en lisant et/ou emploie son doigt ou un marqueur pour le
maintenir. En essayant de ramener sa fixation, l'enfant risque de ne pas tomber
sur le prochain mot à lire, mais plutôt sur quelques mots plus
loin. Par conséquence, il oublie des mots ou en confond d'autres.
Souvent, il additionne juste un mot ou deux pour faire une phrase
compréhensible. Si les deux yeux se dirigent au même point dans
l'espace, une personne verra l'objet fixé comme étant simple. Une
diplopie ou vision de recouvrement (figure 1) résulte si les deux yeux
ne se dirigent pas exactement au même point.

Figure 1
Ces rotations ou mouvements des yeux sont la convergence quand
les deux yeux se tournent vers l'intérieur, ce qui les rapproche l'un de
l'autre (quand on regarde de loin à près) et la divergence quand
les yeux font un mouvement vers l'extérieur, ce qui les éloignent
l'un de l'autre (quand on regarde de près à loin).
Ces mouvements sont nécessaires pour créer les
relations géométriques requises pour une vision simple (ne pas
voir double) où les images des deux yeux se fusionnent en une seule.
1.3.5. Les mouvements oculaires :
Les yeux ne restent jamais immobiles (micro fixations) sinon,
la vision serait supprimée totalement. De plus, nos yeux ne demeurent
jamais complètement droits. Ils doivent être capables de
mouvements conjugués et de mouvements simultanés vers
l'intérieur et l'extérieur.
Nos yeux doivent aussi posséder des latitudes dans le
fonctionnement, des capacités en réserve pour garder l'alignement
en vision de loin, de près, et dans toutes les directions du regard
malgré les exigences des tâches visuelles.
Il y'a des mouvements de vergence (la convergence et la
divergence), qui permettent l'alignement des deux yeux vers un même objet
et ce à différentes distances, il existe aussi des mouvements de
version où il y a rotation des deux yeux et au cours de laquelle les
axes visuelles tournent dans le même sens et sont du même angle.
Parmi les mouvements de version, on distingue notamment les mouvements de
saccades et de poursuites.
Les saccades sont des mouvements oculaires qui se font
rapidement d'un point à un autre dans le champ de vision afin de
replacer la nouvelle image sur la fovéa.
Les mouvements de poursuite servent à fixer un objet en
mouvement afin que celui-ci demeure constamment sur la fovéa.
1.3.6. La composante perceptuelle :
La composante visuelle (perception visuelle) qui nous permet
de reconnaître, de discriminer et finalement d'interpréter ce que
nous voyons afin de pouvoir tirer une signification de ce qui est vu. La
perception visuelle ne constitue pas une habileté unique mais un
ensemble d'habiletés dites perceptuelles. Ces habiletés
perceptuelles ne sont pas évidentes ou visibles (comme, par exemple, un
strabisme).
On a souvent tendance à délaisser ces
habiletés, surtout dans un dépistage visuel, puisqu'elles ne sont
pas faciles à mesurer ou à interpréter. Mais il faut
rappeler qu'on ne peut dissocier les habiletés perceptuelles des
habiletés visuelles surtout quand on est en présence d'enfants de
niveau scolaire primaire où l'importance de ces habiletés est
primordiale dans la performance de l'écriture, de la lecture, de
l'épellation et des mathématiques.
On peut évaluer ces habiletés une par une par
des tests appropriés pour voir si celles-ci ont été bien
intégrées ou apprises. Parmi ces habiletés, on compte
entre autres: la mémoire visuelle (essentielle en épellation et
mathématiques orales), la latéralisation (concept de la droite et
de la gauche), la perception des formes (par exemple, savoir reconnaître
qu'un carré est différent d'un triangle), l'organisation spatiale
et graphique (pour pouvoir écrire en ligne droite et de gauche à
droite de façon organisée), la coordination oeil-main
(importante, par exemple, pour recopier ce qui est au tableau dans un livre),
la comparaison visuelle (savoir reconnaître les différentes
dimensions d'un même objet), la visualisation (se former une image dans
notre tête).
1.5
Différentes habiletés visuelles :
1.3.7. Directionnalité :
La directionnalité est une importante habileté
visuelle. Un essai pour cette compétence est illustré dans la
figure 2.
Regarder la figure 2 et déterminer ce que vous voyez.
Si le réflexe visuel est de gauche à droite, un canard sera vu.
Cependant, si le réflexe visuel est de droite à gauche, un lapin
sera vu.

Figure 2
C'est juste un essai pour déterminer la
directionnalité du réflexe visuel.
Il est de convention dans notre culture française qu'on
lit de gauche à droite. D'autres langues procèdent de droite
à gauche et encore d'autres ont une orientation verticale. Beaucoup de
spécialistes estiment qu'il serait plus raisonnable si la langue
procédait comme illustré dans la figure 3.

Figure 3
1.3.8. La latéralisation :
La latéralisation est l'intégration par l'enfant
des concepts, entre autres, de droite et de gauche. S'il ne peut faire la
différence entre ces directions, il sera facile pour lui d'inverser les
lettres et chiffres qui sont semblables mais d'orientation inverse (b et d, p
et q, etc.). L'enfant doit aussi avoir intégré les concepts de
temps, de quantité, de position, de direction et de séquence.
1.3.9. Perception de forme :
La perception des formes est aussi une habileté
importante pour l'apprentissage de nombreuses choses: si l'enfant ne peut
reconnaître visuellement la différence entre un carré et un
triangle, par exemple, il aura bien de la difficulté à
différencier les lettres, les chiffres, etc.
Ceci peut mieux être illustré en se rapportant
à la figure 4. On montre au sujet ces formes une par une et on lui
demande simplement de les copier. Il est étonnant de voir certaines des
déformations qu'une personne fera en essayant de copier ces formes. S'il
ne peut pas percevoir et copier ces formes géométriques simples,
il est peu raisonnable de supposer qu'il pourra percevoir les lignes
ondulées qui composent les lettres qui composent à leur tour les
mots, qui composent à leur tour les phrases qui représentent des
idées abstraites.

Figure 4
1.3.10. Envergure de perception :
Certaines personnes, à chaque fixation d'oeil, voient
juste un mot à la fois. La vitesse de lecture peut être
améliorée par l'étude pour voir deux, trois mots ou plus
avec chaque fixation d'oeil. Ceci a pu être comparé à la
lecture à travers une paille. Ceci est illustré dans la figure 5.
Il est facile de voir la différence dans la lecture pour la
signification quand l'envergure de la perception est plus large.

Figure 5
1.3.11. Coordination
oeil-main :
La coordination oeil main est l'habileté à
transférer les informations qui proviennent des yeux, de les traiter au
niveau du cerveau puis de les retransmettre graphiquement à l'aide de la
main et des doigts (écrire). Les enfants qui n'ont pas une bonne
coordination ne peuvent recopier aisément les informations au tableau
dans leurs cahiers d'école.
1.3.12. Visualisation :
La visualisation est la capacité de pouvoir se
créer une image ou de recréer une image (lettres, chiffres, etc.)
dans notre tête. Une visualisation efficace est primordiale dans
certaines activités scolaires telles l'épellation, les
mathématiques orales.
La capacité de visualiser est très
étroitement liée à la capacité de penser. En
d'autres termes, la pensée est liée à la capacité
de soustraire des détails et la capacité de visualiser est
profondément impliquée dans ce processus.
La composante perceptuelle est donc la composante dont on est
le moins conscient puisque les habiletés qui la comprennent ne sont pas
aussi tangibles. Ce sont des habiletés dites supérieures: elles
sont la résultante plusieurs mécanismes visuels.
La composante perceptuelle est le processus visuel de la
pensée plus que l'oeil lui-même.
1.4. Utilité des tests d'habiletés visuelles dans un examen
de la vue :
Les tests d'habiletés visuelles peuvent avoir un
résultat plus précis par rapport au test habituel au phoroptor.
Ils peuvent aussi engendrer un meilleur confort pour le sujet. De plus, la
réponse du patient peut varier, dans un test d'habileté, on
s'intéresse aux variations de réponse du patient dans le
temps.
1.4.1. Utilité d'un examen visuel
complet :
Les examens oculo-visuels complets sont essentiels pour le
diagnostic et le traitement des problèmes visuels. Lors d'un examen
oculo-visuel complet, non seulement la vision de loin sera mesurée mais
aussi la vision de près et beaucoup d'autres tests seront
effectués pour être certain que les yeux fonctionnent de
façon optimale.
Le dépistage visuel n'identifie pas de problèmes
importants. Un simple dépistage de la vision (test d'acuité
visuelle à distance) n'identifie que 5% des problèmes de vision
chez les enfants selon le American Foundation for Visual Awareness.
La capacité de lire à toutes les distances, que
ce soit de près pour lire un livre, à la distance
intermédiaire pour regarder l'ordinateur ou la vision à distance
pour bien voir au tableau à l'école, sera mesurée lors de
cet examen.
On mesurera aussi la capacité de focalisation des yeux
d'une distance à une autre ou d'un objet à un autre ainsi que son
empan pour une certaine période de temps.
On pourra aussi mesurer l'alignement visuel et les mouvements
des yeux. Ces fonctions sont le résultat des muscles externes des yeux
qui permettent une bonne convergence sur l'objet regardé. Cette
coordination entre les deux yeux va aussi permettre une vision binoculaire
adéquate.
L'état de la réfraction des yeux (myopie,
hypermétropie, astigmatisme) sera aussi cerné.
Le système oculomoteur doit être testé
puisqu'il permet aux yeux de bouger dans tous les sens et ce, de façon
coordonnée. Le système d'alignement des yeux nous permet
évidemment de positionner nos yeux au même endroit sur un
même objet pour éviter de voir double (diplopie). Enfin, le
système de focalisation (accommodation) permet la mise à foyer
instantanée des images que l'on regarde et ce, à toute distance:
tant en vision de loin qu'en vision de près, sinon il y a
embrouillement constant ou intermittent.
Les habiletés de poursuite oculaire doivent être
mesurées pour s'assurer que les yeux peuvent bien suivre d'un mot
à l'autre sans saut de mots ou de lignes.
1.4.2. Aspect Psychologique :
Dans les tests psychologiques, il est reconnu qu'il est
préférable que le sujet ne connaisse pas la réponse
finale. De ce fait, et parce qu'il existe des facteurs
psychologiques, la connaissance de la réponse peut entraîner
quelque effort mental de la part du sujet pour arriver à aligner les
cibles dans un test de dissociation par exemple. Tandis que dans le test
d'habileté visuelle mesurant la phorie latérale, le patient doit
simplement lire le nombre vers lequel la flèche pointe.
1.4.3. Les tests d'habiletés visuelles reflètent
mieux l'environnement :
Dans les tests standard du phoroptor, on essaie de
contrôler l'accommodation et la convergence du sujet, or ceci ne
reflète pas la réalité (l'environnement naturel dans
lequel il évolue). Les résultats seront corrects mais
inadéquats. C'est pour cette raison que lors de tests d'habiletés
visuelles, on essaiera de laisser le sujet à son aise, de lui laisser
carte blanche afin que la situation dans laquelle il se trouve pendant le test
soit le plus proche de la réalité (son quotidien de tous les
jours).
1.4.4. Avantages des tests d'habiletés
visuelles :
Les résultats des tests d'habiletés visuelles ne
sont pas chiffrés quantitativement comme ceux de l'analyse visuelle
mais, mieux peut-être que ses derniers, ils répondent aux
questions que l'on peut se poser sur l'efficience visuelle du sujet.
Les tests d'habiletés visuelles démontrent au
sujet la nature exacte de son problème visuel. Il facilite de la sorte
le rôle éducatif de l'optométriste vis-à-vis du
public. Sinon comment faire comprendre à un patient que sa fusion est
mauvaise ou que la coordination entre les yeux et les mains laisse à
désirer ?
Les tests d'habiletés n'ont pas leur pareil pour faire
prendre conscience au patient de ses inaptitudes visuelles. Par exemple, le
patient peut ne pas comprendre ce que vous voulez dire quand vous lui dites
qu'il supprime d'un oeil. Cependant, quand vous montrez au patient le test du
second degré de fusion et qu'il indique la présence de 2 balles
seulement et qu'en lui cachant l'autre oeil il peut voir les deux autres
balles, qui disparaîtront en enlevant l'obturateur, il devient
évident pour lui qu'il n'utilise pas ses 2 yeux.
Les tests d'habiletés visuelles permettent d'estimer
l'habileté binoculaire du patient en même temps de loin et de
près.
1.5. Catégories de tests d'habiletés
visuelles :
Il existe un nombre important de tests dont l'utilisation
répond à des buts particuliers. On distingue les tests non
stéréoscopiques qui sont principalement des tests visuo-moteurs
des tests stéréoscopiques qui concernent principalement la fusion
de 2ème et du 3ème degré, la
flexibilité d'accommodation ainsi que la coordination spatiale
visuo-manuelle (cheiroscopie).
Il existe aussi d'autres tests qu'on peut qualifier de
spéciaux, citons notamment :
· les tests développementaux et psychomoteurs
(Getman, Bastien, Visiologiste)
· les tests pour amblyopes et strabiques
· les tests d'efficacité de la lecture
(tachistoscopie, tests de vitesse- compréhension)
· les tests d'éblouissement.
1.6. Profil d'habiletés visuelles :
Mis au point par Manas, il s'agit d'un ensemble de vingt tests
de base d'habiletés visuelles dont chacun est coté sur 5 points.
Cela nous donne, pour l'ensemble du profil, un maximum de 100 points.
Le score total obtenu sur 100 donne un aperçu global de
l'efficacité visuelle du sujet. L'âge a une influence sur le score
visuel global, dans la mesure où il reflète le niveau de
développement de l'individu.
Age
|
Score visuel minimum
|
5
|
66
|
10
|
75
|
15
|
80
|
20
|
85
|
Cependant, il y'a un minimum de tests qu'il est
recommandé de prendre dans tous les cas (Rotation et
fixation ; Punctum proximum de convergence ; Ficelles de Brock ;
Efficacité visuelle ; Coordination main-oeil).
Chapitre 2 : Tests non
stéréoscopiques :
2.1. Le
point proche de convergence (triangulation)
2.1.1. Procédure :
Le sujet est assis confortablement et on ramène
graduellement la cible de fixation (un crayon, une petite lampe) d'une position
correspondante à une longueur de bras vers le nez du sujet. La cible
doit se trouver dans le plan médian et se situer à peu
près de 20° à 30° en dessous du plan horizontal. Les
yeux doivent conserver une position dirigée vers le bas, puisque la
cible se rapproche du patient.
Observez le mouvement et la position des yeux du sujet.
Aussitôt que le patient dit qu'il voit double, ou que vous observez qu'un
oeil dévie de la cible de fixation, notez la distance qui sépare
la cible de la base du nez. La norme est de 7,5cm. La cible est ensuite
reculée pour déterminer quand la convergence est
récupérée.

Figure 6
2.1.2. Instruction :
On demande au sujet de suivre la cible qui se rapproche de ses
yeux, et de nous dire quand il voit double. Ensuite de nous dire quand elle
redevient simple.
Il faut s'assurer que de bien déplacer la cible
à partir d'une position basse afin de permettre aux yeux du sujet
d'être dirigés vers le bas.
Déplacez la cible de fixation à une vitesse
constante, ni trop lentement, ni trop rapidement.
Il faut s'assurer de la bonne compréhension du test par
le patient. Vérifier cela en répétant le test au moins
deux fois avant de noter le résultat.
Le PPC est noté comme la distance du bris et du
recouvrement.
2.1.3.
Utilité :
La réponse subjective (quand le patient déclare
voir 2 mires) et la réponse objective (quand nous voyons que l'oeil
dévie de la cible) devraient être à la même distance.
Quand, de manière objective, on observe que le patient ne fusionne plus
à
15 cm, mais que toutefois il ne rapporte jamais de diplopie
(absence de réponse subjective), alors nous pouvons conclure que le
patient fait de la suppression d'un oeil. L'oeil dominant est habituellement
l'oeil fixant, ce test permet aussi de déterminer la dominance oculaire.
N.B. Le point proche de convergence ne varie pas avec
l'âge ; sa valeur attendue est une constante.
2.2. Amplitude d'accommodation (méthode de
Donders) :
2.2.1. Procédure :
Le sujet est assis confortablement et on lui présente
la cible (les lettres réduites 20/20 de Snellen) à une longueur
de bras. On lui présente la cible dans le plan médian et
légèrement sous le méridien horizontal. Pendant qu'il lit
les lettres à haute voix, on rapproche lentement et constamment la cible
de lui jusqu'au moment où il déclare que les lettres sont
brouillées ou difficilement lisibles (on a alors atteint la distance
maximale à laquelle la focalisation peut être soutenue). On
convertit la distance exprimée en cm, séparant la base du nez du
plan de la cible, en dioptries d'accommodation (accommodation = 1/distance).

Figure 7
2.2.2. Instruction :
Le sujet porte sa correction habituelle au loin. On demande au
sujet de lire ces lettres à haute voix pendant qu'on rapproche la cible.
Le sujet devrait dire à quel moment les lettres deviennent trop floues
pour être lues, ou à quel moment elles deviennent difficiles
à lire.
Il faut s'assurer de bien déplacer la cible à
partir d'une position basse afin de permettre aux yeux du sujet d'être
dirigés vers le bas.
Déplacez la cible de fixation à une vitesse
constante, ni trop lentement, ni trop rapidement.
Faites lire au patient les lettres dès le début
du test et ce jusqu'à ce qu'il déclare que la cible est floue. On
fait lire le patient à haute voix jusqu'à ce qu'il hésite.
Vérifiez cela en répétant le test.
Si le sujet voit brouillé à une distance
supérieure à 15 cm, il pourra se plaindre de vision
brouillée au moins de façon intermittente lors de la lecture ou
de l'écriture. On peut faire le test un oeil à la fois (comme
dans la figure 7) ou le faire surtout avec les deux yeux ouverts.
2.2.3. Utilité :
L'amplitude d'accommodation de Donders diffère de
l'amplitude d'accommodation avec des lentilles concaves (méthode de
Sheard) relevée pendant l'examen analytique, principalement parce que,
dans la méthode de Donders, la convergence aide le réflexe
accommodatif. Donc, l'amplitude d'accommodation de Donders est l'amplitude
maximale disponible quand l'objet d'attention se rapproche de l'observateur.
C'est une mesure dynamique, complète de l'habileté
accommodative.
Il convient de comparer les amplitudes monoculaires entre
elles et avec la binoculaire.
2.3. Rotation monoculaire :
2.3.1. Procédure :
On cache l'oeil dominant du patient avec une carte (10cm x
20cm). On doit ajuster l'angle entre le cache et le visage de sorte que l'on
puisse observer non seulement l'oeil non caché mais également
l'oeil placé derrière le cache. On présente la cible
à environ 1 m de 1'oeil ouvert du patient. On la déplace sur une
circonférence dont le diamètre équivaut à environ
66 cm. Dès lors, on peut immédiatement juger si le
diamètre de rotation est trop petit ou trop grand en observant les
mouvements effectués par les yeux du patient. Ce que l'on désire,
c'est un mouvement de rotation presque maximal. La vitesse de rotation devrait
être à peu près d'une rotation toutes les trois secondes.
On effectue ce test dans les deux directions, dans le sens des aiguilles d'une
montre et dans le sens inverse. Avant de commencer les observations, on doit
effectuer plusieurs rotations durant une période de mise en train.
Après environ cinq rotations effectuées dans le sens des
aiguilles d'une montre, on répète cinq rotations dans le sens
contraire ; alors on place le cache devant l'autre oeil et on
répète les observations.
2.3.2. Instruction :
On demande au sujet de regarder droit devant lui et de suivre
des yeux la cible mobile. De ne pas bouger la tête, Suivre des yeux
seulement.
Il faut maintenir la vitesse de rotation constante et la
grandeur de la rotation dans les limites physiologiques de la rotation de
l'oeil.
La rotation normale ne devrait pas présenter de
tremblement, de saut ou avoir des irrégularités
saccadées.
Comparez le mouvement de l'oeil couvert à celui de
l'oeil ouvert.
Accordez au patient un temps de mise en train avant de
commencer les observations.
2.3.3. Utilité :
Le mouvement de rotation de la cible doit être
régulier et effectué à une vitesse constante. On doit
noter tout mouvement irrégulier de l'oeil du patient, et l'on devrait
soigneusement noter l'endroit exact du mouvement rotatoire où se sont
produites les irrégularités. Le système horaire est le
moyen le plus simple pour noter ces défauts, par exemple : un mouvement
irrégulier de l'O.D. se produit entre 3 h et 6 h. Les positions de
l'heure sont les positions du cadran de l'horloge vues par le patient.
Il faut noter toute substitution du mouvement de tête au
mouvement des yeux. Si ces mouvements de tête persistaient, nous devrions
demander au sujet de ne bouger que les yeux. S'il continuait encore à
bouger la tête plutôt que de bouger les yeux, il nous faudrait
placer sa tête contre un support spécifique pour la stabiliser et
noter le type de schéma du mouvement oculaire quand il essaye de suivre
la cible mobile On devrait noter la position de la tête.
2.4. Fixation monoculaire :
2.4.1. Procédure :
L'oeil dominant du patient est caché. On lui
présente la cible (pointe de crayon ou petite lampe) à environ 1
m de son oeil ouvert. On déplace la cible de fixation de manière
régulière et à une vitesse moyenne dans les directions
cardinales. L'étendue de ces mouvements devrait être d'à
peu près 66 cm. On peut facilement déterminer si le mouvement de
fixation est trop petit ou trop grand en regardant le mouvement de l'oeil. Le
mouvement doit rester à l'intérieur des limites physiologiques du
mouvement oculaire. Ce test est effectué sur les deux yeux.
2.4.2. Instruction :
On doit déplacer la cible à une vitesse
régulière et uniforme. Ne laissez pas le patient bouger la
tête. Accordez à votre sujet une période de mise en train
avant de commencer vos véritables observations.
Les mouvements verticaux n'ont pas l'amplitude des fixations
latérales ou obliques.
2.4.3. Utilité :
Les mouvements de fixation devraient être
réguliers et en suivant le trajet de la cible, sans arrêt en des
points intermédiaires. Aucune régression ou dépassement du
point limite ne devrait apparaître.
On devrait prendre note de tout mouvement irrégulier de
l'oeil. Le patient substitue-t-il des mouvements de tête aux mouvements
des yeux ? A-t-il plus de difficultés dans un méridien ou a-t-il
cette difficulté dans plusieurs méridiens ?
On notera la position de la tête du patient,
l'habileté de fixations de l'oeil droit et celle de l'oeil gauche.
2.5. Rotation binoculaire :
2.5.1. Procédure :
On présente au sujet une cible de fixation (petite
lampe) à une distance d'à peu près 1m. Elle commence
à suivre un petit cercle d'environ 30cm de diamètre qui augmente
graduellement jusqu'à ce que, après cinq rotations, le
diamètre du mouvement de la cible de fixation ait atteint 1m. Alors
inversez la direction du mouvement et répétez le
procédé. La vitesse de rotation doit être uniforme et
d'environ un tour toutes les trois secondes. A tout moment, il faut se
concentrer sur les mouvements de l'oeil du patient et observer la
présence de mouvements saccadés ou de régression.

Figure 8
2.5.2. Instruction :
On demande au sujet d'essayer de suivre cette cible sans
bouger la tête, on doit bouger la cible à une vitesse constante et
régulière sans pour autant dépasser le diamètre de
rotation au-delà des limites physiologiques de motilité.
2.5.3. Utilité :
Ce test permet de vérifier si le sujet a une rotation
régulière qui suit bien le mouvement de la cible.
On devrait noter et enregistrer soigneusement tout mouvement
oculaire irrégulier ou de correction. On peut utiliser le système
horaire pour désigner des secteurs où des mouvements
saccadés ou de régression se produisent. Il est bon
d'attirer l'attention du sujet sur une zone de difficultés et
de voir si, alors, il peut faire un progrès quand on
répète la rotation.
2.6.
Test d'orientation de l'oeil et la main :
2.6.1. Procédure :
On place la cible (crayon ou petite lampe) dans le plan
médian au niveau de l'oeil et à environ 40 cm du patient. Le
sujet obture un de ses yeux avec un cache
(10 cm x 20 cm). On lui demande de placer l'index de son autre
main juste à hauteur de l'oeil non caché. Par exemple, obturer
l'oeil gauche en tenant le cache avec la main gauche; utiliser l'index de la
main droite et l'oeil droit pour réaliser le test d'orientation. Il doit
viser la cible avec son index et sur votre ordre aller toucher la cible du
doigt. Répéter le test en déplaçant
légèrement la position de la cible.
Même test avec l'autre oeil et l'autre index.
2.6.2. Instruction :
On ne doit pas permettre au sujet de rapprocher son doigt
lentement de la cible. Le mouvement de la main doit être effectué
rapidement, aussitôt qu'il a aligné son doigt sur la cible. Des
mouvements lents permettent des corrections et c'est pourquoi il est difficile
de relever une mauvaise orientation. Faites-lui faire chaque fixation plusieurs
fois, mais chaque fois changez un peu la position de la cible. Faites utiliser
au patient la main correspondante à son oeil ouvert. Insistez sur le
fait que vous voulez un mouvement précis et rapide.
2.6.3. Utilité :
Le sujet utilise la main correspondante à l'oeil ouvert
pour ce test. Laissez le patient aligner son index avec la cible avant qu'il le
déplace. Le mouvement doit être fait rapidement. Si le patient
essaie de le faire lentement, faites-lui recommencer le test. Ceci est un test
monoculaire d'organisation spatiale-kinéthésique. Si le sujet
présente une amblyopie ou une fixation excentrique, il éprouvera
des difficultés à placer son index sur la cible. Si un doigt
passe à côté de la cible, cela indique une
désorganisation proprioceptive. S'il tombe précisément sur
la cible, il a une parfaite coordination oeil-main.
2.7. Fixation alternée :
2.7.1. Procédure :
Deux objets dissemblables. On peut utiliser un crayon rouge et
un crayon bleu ou un pointeur rouge et un pointeur bleu. Obturez l'oeil
dominant du patient. Les deux objets de fixation sont placés devant
l'oeil ouvert à une distance de 1m, et écartés
latéralement de 66 cm. Les deux objets sont dans le méridien
horizontal. On demande au patient de regarder d'un objet à l'autre
rapidement. A raison d'un mouvement par seconde, répétez "bleu",
"rouge", "bleu", etc... Donnez au patient l'occasion de faire plusieurs essais
avant de commencer vos observations. Encouragez-le à passer d'un objet
à l'autre en un seul mouvement et non en plusieurs petites fixations.
Placez alors les deux objets dans le méridien vertical et recommencez
vos observations. Placez l'obturateur devant l'oeil non dominant et recommencez
le test dans les méridiens horizontal et vertical.
2.7.2. Instruction :
Si le patient fait des mouvements de la tête, il faut
lui dire de bouger les yeux seulement. Dans certains cas, surtout chez les
enfants, il peut y avoir anticipation des fixations et le patient peut
commencer une fixation alternée avant qu'on ne le lui demande. Pour
éviter ceci il est important de donner les instructions à une
allure régulière et de demander au patient d'attendre votre
indication.
Il faut s'assurer que le patient comprenne qu'il doit passer
d'un objet à l'autre en un seul mouvement. La distance entre les 2
objets ne doit pas dépasser les limites physiologiques de la
motricité oculaire.
2.7.3. Utilité :
Une bonne habileté de fixation est importante pour tout
type de tâche visuelle. Veillez à ce qu'il n'arrête pas son
mouvement avant l'objet, ce qui nécessiterait deux fixations ou plus
pour passer d'un objet à l'autre. Il peut dépasser l'objet et par
conséquent, il devra faire un mouvement de régression. Il faut
observer très soigneusement afin de relever les patterns de fixation
anormale. La norme étant un passage régulier d'un objet à
l'autre sans mouvements de correction.
2.8. Les fixations Près/Loin et
Loin/Près :
2.8.1. Procédure :
La cible de fixation rapprochée est une
réduction du tableau de Snellen, et pour de loin le tableau normal de
Snellen.
On demande au patient de lire la cible de fixation
rapprochée qu'il tient en main à sa distance habituelle de
lecture. Pour le loin, la cible de Snellen doit être centrée en
face du patient à une distance de 5 m. Dans le but de voir le changement
exact de fixation, le patient doit être installé plus haut que
l'observateur. Le patient doit être capable de voir la cible de fixation
à distance au-dessus de la tête de celui-ci. L'observateur doit
être assis près du patient de manière à ce qu'en
regardant juste au-dessus du test de lecture rapprochée il soit capable
de voir le type du mouvement des yeux du patient. Le patient lira le tableau de
lecture rapproché dès le commandement "près". Il doit
relever les yeux et lire la cible éloignée dès le
commandement "loin". Vous répétez les commandements
"près", "loin", à la cadence d'environ un changement de fixation
par seconde et ainsi de suite jusqu'à ce que le patient ait fait une
période d'échauffement d'au moins cinq changements
complets de fixation. Vous observez alors soigneusement le mouvement des yeux
du patient pendant le changement de fixation à près/loin et
loin/près.
2.8.2. Instruction :
On demande au sujet de regarder au près, et qu'il
relève les yeux et lit les lettres du tableau situé en face de
lui quand on lui dit « loin ». Quand on lui dit
« près », il devra regarder en bas et lire la carte
que vous tenez en main. Je vous demanderai plusieurs fois de
répéter ce mouvement. Si possible, ne bougez pas la tète.
Placez-vous de façon à pouvoir suivre le
mouvement complet des yeux du patient. Observez aussi bien le mouvement des
deux yeux que les changements pupillaires.
2.8.3. Utilité :
Testez la qualité du déplacement de vos yeux en
surveillant tout mouvement irrégulier des yeux dès que le patient
passe d'une fixation à l'autre. Le patient fait-il ce changement de
fixation dans un mouvement continu et rapide ; ou plusieurs petites fixations
sont-elles nécessaires ?
Certains patients sont capables de réaliser cet
exercice d'habileté aisément, en passant du loin au près ;
mais ils peuvent avoir des difficultés en allant du près au loin.
Demandez au patient de répéter un nombre de cycles de fixation
avant de commencer vos observations. Un oeil semble-t-il en retard par rapport
à l'autre quand il réalise une fixation ? S'intéresser aux
changements pupillaires quand le sujet regarde de loin, il y a dilatation
pupillaire ; quand le sujet regarde au près, contraction pupillaire. Les
deux pupilles changent-elles en même temps ? Le changement de
diamètre des pupilles est-il le même pour les deux yeux ?
L'ouverture pupillaire est-elle constamment circulaire ?
On doit prendre note de la qualité du changement de
fixation dans les deux sens, loin vers le près et près vers le
loin. Et de la réponse pupillaire.
2.9. Le test de la ficelle de Brock :
2.9.1. Procédure :
On demande au patient de tenir un bout de la ficelle sur
l'extrémité de son nez et l'autre bout à la distance
normale de travail de près. Il doit tenir la ficelle continuellement. La
ficelle est donc tendue en ligne droite à partir du nez jusqu' à
la position habituelle de son travail de près. On demande au patient de
fixer le bout éloigné de la ficelle. On lui demande ensuite
combien de ficelles il voit. Il devrait indiquer la présence d'un "V"
avec deux ficelles se réunissant sur son doigt placé à la
distance de travail de près. La présence d'une ficelle simple ou
la rencontre de deux ficelles sous forme d'un "X" ou d'un "Y" sont des
réponses anormales. Puisque l'idée de voir deux ficelles alors
que le sujet n'en sent qu'une, est une étrange expérience. Il est
important d'aider le patient au moyen d'une occlusion
alternée des deux yeux pour montrer le déplacement de la position
de la ficelle. C'est ainsi qu'il se rendra compte de la présence de
deux ficelles. Le patient est psychologiquement amené à voir une
seule ficelle et, par conséquent, il peut
délibérément ignorer une des deux images. Cet
entraînement est important.
Si le patient indique qu'il voit deux ficelles se rejoignant
à son doigt, il est encore nécessaire de déterminer s'il
les voit toutes les deux également nettes, ou si une ficelle semble
être beaucoup plus floue. Cette dernière réponse indique
une suppression partielle de cet oeil.
2.9.2. Instruction :
Réponse du patient à la ficelle de
Brock :

Réponse en
« V »
O.D
Réponse en « X »
Réponse en « Y » 
OG OD OG OD OG OD
Projection Projection esophorique Projection
esophorique
Esophorique Suppression périmaculaire
Suppression périmaculaire
OD OG
* * * *
OG OD OG OD OG OD
Suppression complète Suppression complète
Réponse ambiculaire
OG OD (une moitié sur chaque
oeil)
2.9.3. Utilité :
Ce test explore l'extériorisation spatiale du patient
et la manière dont il emploie ses yeux quand il regarde de près
dans un environnement normal. Certains points que nous pouvons explorer :
o Emploie-t-il les deux yeux en même temps et
projette-t-il au même point de 1'espace ? S'il le fait, il devrait voir
un "V" avec deux ficelles également nettes.
o Emploie-t-il un oeil seulement ? Si tel est le cas, il
devrait voir une seule ficelle.
o Voit-il une ficelle la plupart du temps et l'autre ficelle
le reste du temps ? Dans ce cas, ceci indique une suppression alternante d'un
oeil.
o Voit-il un "X" à la place d'un "V" ? Si oui, ceci
indique qu'il emploie les deux yeux, mais qu'il projette plus
près de lui que la situation réelle de l'objet.
o Voit-il un "Y" à la place d'un "V" ? Dans
l'affirmative, ceci indique une projection plus proche de l'objet. En
même temps, ceci indique la suppression d'un oeil dans l'espace compris
entre le point de rencontre et l'objet.
o Les ficelles semblent-elles partir du même niveau, ou
une ficelle est-elle plus haute que l'autre ? De quelle manière a-t-il
incliné la tête dans le but de voir les ficelles sur la même
ligne horizontale ? Ceci indique une position d'hyperphorie.
Ceci est un excellent test pour l'instruction du patient
puisqu'il mesure comment le patient voit de près dans des conditions
normales
2.10. La ficelle de Brock (2ème
méthode) :
Cet exercice permet de comprendre et de surveiller comment les
deux yeux travaillent ensemble pour voir une image.
2.10.1. Procédure :
L'outil est une corde de 50 cm de longueur avec 3 boules
amovibles qui peuvent être placées à différentes
distances.
Tenir une extrémité de la corde près du
nez, l'autre extrémité placée à bout de bras.
Placer la boule rouge sur la corde à une distance de 10 cm du nez, la
boule jaune à mi-distance et la boule verte à
l'extrémité lointaine.
Fixez la boule jaune et dites-moi si vous voyez 2 cordes et si
celles-ci se coupent au niveau de balle jaune. Ceci est normal et est connu
sous le nom de diplopie physiologique.
On demande au sujet de décaler la fixation vers la
boule rouge (la plus proche), la corde devrait avoir la forme d'un
« V » et les autres boules paraissent
dédoublées.
On demande au sujet de décaler la fixation vers la
boule verte (la plus éloignée), la corde devrait avoir la forme
d'un « A » et les autres boules paraissent
dédoublées.
Quand une boule est fixée, elle paraît simple et
agit comme un point de coïncidence. Loin de ce point la corde semblera
être double.
2.10.2. Instruction :
La boule rouge est placée en 1er lieu car
elle stimule l'accommodation, la boule verte la dernière et la boule
jaune au milieu.
On commence toujours par la boule jaune, si le sujet voit une
seule corde, il supprime un oeil. On cherche de quel côté.
On peut lui demander de cligner 2 ou 3 fois (anti-suppressif)
pour qu'il puisse faire un feedback et voir 2 cordes.
2.10.3. Utilité :
Si un oeil fait une suppression, la corde et/ou la boule
fixée ne sera pas vue double. Une autre possibilité est que la
corde semble sauter alternativement d'un côté à l'autre.
Si l'endroit où les cordes se croisent semble
être devant la boule fixée, il y'a un excès de convergence,
on demande au patient de fixer la boule avec plus d'effort. Il y'a un manque de
convergence quand la corde semble se croiser derrière la boule.
On peut constater qu'une diplopie physiologique apparaît
pour quelques positions des boules mais pas pour d'autres. La raison de ceci
peut être une faible association binoculaire avec des faibles
réserves fusionnelles et/ou la présence d'une esophorie ou d'une
exophorie.
Ce test permet un meilleur contrôle de la
précision de la fixation et de la vision simultanée, par rapport
aux fixations sautées sur des cibles distinctes. La longueur de la corde
permettra de traiter une suppression en vision de près, vision
intermédiaire ou vision de loin.
2.11. Le test des reflets cornéens :
2.11.1. Procédure :
Il s'agit de diriger une lampe de poche vers les yeux du sujet
à une distance d'environ 30 cm mais la distance du test n'est pas
vraiment critique; l'examinateur se place directement en arrière de la
source lumineuse pour bien observer les reflets de cette source de
lumière sur les cornées des deux yeux. Puisque la cornée
agit comme un miroir convexe, une image virtuelle de la lumière s'y
forme. Normalement, le reflet se situe un peu du côté nasal par
rapport au centre de la pupille.
Si les deux yeux sont droits, les reflets cornéens
seront placés au même endroit pour chaque oeil respectivement.
La plupart des articles sur ce test ont proposé que
chaque millimètre de déplacement du reflet de la cornée
représente une déviation d'environ 7 degrés. Cela veut
dire que pour chaque millimètre de déplacement du reflet de la
cornée dans l'oeil qui dévie, relativement à la
réflexion sur l'oeil qui regarde droit devant, il y a un angle de
déviation de 7 degrés. Plus récemment, on parle d'un ratio
de 12/1: chaque millimètre de déplacement de l'image de la source
lumineuse représente un angle de 12 degrés.

Figure 9
Dans les deux premières situations, l'important est
que les reflets cornéens soient placés au même endroit (les
deux reflets un peu vers l'intérieur, ou les deux reflets un peu vers
l'extérieur).
2.11.2. Instruction :
Le test des reflets cornéens ou le test d'Hirschberg
(du nom de celui qui a introduit le test au 19e siècle) est un test
d'observation directe. Il est très utile surtout dans le cas où
un enfant refuse l'application d'une occlusion devant ses yeux. Il sert
à quantifier de façon grossière l'angle de
déviation de l'oeil strabique.
Si le reflet cornéen se situe à mi-chemin entre
le centre et le bord de la pupille, on a un angle de déviation d'environ
12 degrés. Si le reflet se situe au bord de la pupille, on est en
présence d'un angle d'environ 22 degrés. Lorsque le reflet est
situé à l'intérieur de l'iris, on peut parler d'un angle
d'environ 44 degrés et si le reflet est au-delà de l'iris,
l'angle de déviation sera de plus de 50 degrés.
Il peut y avoir une marge d'erreur d'environ 1
millimètre à cause de l'angle kappa qui est l'angle qui existe
entre l'axe de la pupille et l'axe visuel. Si le reflet de la cornée est
situé exactement au centre de l'oeil qui regarde droit devant, alors
l'angle kappa est de 0. Si, par contre, l'angle kappa est différent de
0, on devrait en tenir compte pour mesurer de façon plus précise
l'angle de déviation, mais cela reste difficile à faire (voir
figure 10).

Figure 10
2.11.3. Utilité :
Dans les autres situations `C','D', et 'E' de la figure 6, il
est clair que les reflets étant placés en des localisations
différentes, il y a présence de strabisme.
Si le reflet se trouve au bord temporal, on est en
présence d'un strabisme interne. Si le reflet se trouve au bord nasal,
il s'agit d'un strabisme externe. Si le déplacement du reflet est vers
le bas: hypertropie, si vers le haut: hypotropie.
Le test des reflets cornéens peut aussi être
utile dans le cas où il y a un pseudo-strabisme, c'est-à-dire
dans le cas où les coins internes des yeux sont plus larges (comme c'est
souvent le cas avec les personnes d'origine orientale). Il peut y avoir
impression de strabisme, mais c'est la localisation des reflets sur la
cornée qui vont confirmer ou infirmer la présence d'une
déviation oculaire (voir figure 9).
2.12.
Le test du masque :
2.12.1. Procédure :
Si on assume que son oeil droit est constamment tourné
vers l'intérieur et que son oeil gauche est l'oeil fixateur : si on fait
l'occlusion de son oeil droit, que se passe-t-il? Il n'y a aucun mouvement
puisqu'on couvre l'oeil qui dévie et que le sujet continue de fixer avec
son oeil gauche sur la cible. L'oeil gauche demeure en position droit devant.
Si on enlève l'occlusion, aucun mouvement de redressement ne se fera
puisque l'oeil gauche fixe droit devant.
Le test unilatéral s'appelle en anglais le «cover
test», puisqu'on couvre un oeil afin d'analyser les mouvements qui se
passent. On doit aussi le faire sur l'autre oeil.
2.12.2. Instruction :
Figure 11
Voici les différentes positions de la figure 11 :
A : les yeux sont droits.
B : lors de l'occlusion de l'oeil gauche, si l'oeil droit
regarde droit devant, il n'y aura aucun mouvement de cet oeil.
C : de même, lors de l'occlusion de l'oeil droit,
il n'y aura aucun mouvement de l'oeil gauche. Donc, aucun strabisme.
D : à l'occlusion de l'oeil gauche, l'oeil droit
fait un mouvement vers l'intérieur: exotropie de l'oeil droit.
E : à l'occlusion de l'oeil gauche, l'oeil droit
fait un mouvement vers l'extérieur: esotropie de l'oeil droit.
F : à l'occlusion de l'oeil gauche, l'oeil droit
fait un mouvement vers le bas: hypertropie de l'oeil droit.
G : à l'occlusion de l'oeil gauche, l'oeil droit
fait un mouvement vers le haut: hypotropie de l'oeil droit.
Maintenant, on fait l'occlusion de l'oeil gauche: s'il n'y a
pas de strabisme et que les deux yeux sont droits, il n'y aura aucun mouvement
comme lorsque l'on fait l'occlusion de l'oeil droit.
S'il y a esotropie de l'oeil droit et puisque l'oeil droit est
tourné vers l'intérieur, quand on fera l'occlusion de l'oeil
gauche, l'oeil droit fera un mouvement vers l'extérieur pour prendre la
fixation (puisqu'il était auparavant tourné vers
l'intérieur).
2.12.3. Utilité :
Le test du masque unilatéral sert principalement
à détecter le strabisme. Il est effectué tant en vision de
loin qu'en vision de près. Supposons qu'un enfant a un strabisme interne
(esotropie) de l'oeil droit. On lui demande de fixer soit une cible au mur
(vision de loin), soit une cible placée à environ 40 cm de ses
yeux (vision de près).
Quand on fera l'occlusion de l'oeil fixateur (non strabique),
il y aura un mouvement vers l'extérieur s'il y a une esotropie
(strabisme interne), un mouvement vers l'intérieur s'il y a une
exotropie (strabisme externe), un mouvement vers le haut dans le cas d'une
hypotropie (strabisme vers le bas) et un mouvement vers le bas dans le cas
d'une hypertropie (strabisme vers le haut). Voir figure 11.
2.13. Le test de l'écran alternant :
2.13.1. Procédure :
Chaque oeil est couvert à son tour et est
observé tant lorsqu'il est couvert que découvert. Puisque la
phorie est une déviation latente compensée par la fusion des deux
yeux, lorsqu'on couvre un oeil et que l'on empêche la fusion, l'oeil qui
est couvert fera un mouvement (interne, externe, haut, bas) et se redressera
lorsque l'on enlève l'occlusion (mouvement contraire).
S'il n'y a pas de phorie importante, les yeux ne feront pas de
mouvement de redressement au moment où on enlèvera l'obturateur
(voir figure 12 A-B).

Figure 12
2.13.2. Instruction :
Ce test s'effectue aussi en vision de loin et de près,
aux mêmes distances. Il sert à détecter les phories.
Si on procède au départ avec le test alternant,
on ne sait pas s'il y a tropie ou phorie. C'est pourquoi on tente
d'éliminer la présence d'un strabisme avant tout.
La phorie représente comment les yeux se projettent
dans l'espace (déviation non apparente).
2.13.3. Utilité :
En alternant l'occlusion d'un oeil à l'autre de
façon un peu rapide et en tentant d'observer le mouvement de chaque oeil
au moment où on enlève l'occlusion, si les yeux font un mouvement
de redressement vers l'extérieur, il y a esophorie (voir figure 11, C).
Si les yeux font un mouvement vers l'intérieur, il y'a une exophorie
(voir figure 11, D). Un mouvement d'un oeil vers le bas indique une hyperphorie
(voir figure 11, E), un mouvement vers le haut indique une hypophorie (voir
figure 12, F).
2.14.
Test de l'Allouette :
2.14.1. Procédure :
Placer devant l'enfant une feuille de protocole et lui
demander aussitôt de lire, et en même temps lui montrer, sans
la cacher avec la pointe d'un crayon, la première voyelle de la
série de voyelles et de syllabes qui est imprimée dans le bas de
la feuille.
Le temps accordée pour le déchiffrage est de 5
secondes, et si la lettre n'est pas lue (bien ou mal lue) en 5 secondes,
inviter l'enfant à lire la lettre suivante, en la lui montrant avec le
crayon.
Procéder de même pour chacune des lettres et des
syllabes de la série.
Toute la lecture est commandée par le crayon qui ne
quitte pas la feuille et qui retient pour chacun des signes, l'attention du
lecteur pendant tout le temps accorder pour le déchiffrage.
Lorsque la lecture est terminée, effectuer le total des
voyelles et syllabes bien lues. Si le sujet a lu correctement 14 ou 15 voyelles
et syllabes, on lui demande de lire le texte
« L'alouette ». S'il a lu correctement 13 voyelles et
syllabes, ou moins, l'épreuve est terminée.
2.14.2. Instruction :
«L'Alouette» est un texte, orné de dessins
qui ont leur importance, dont la typographie a aussi son importance. Il est
fait de syllabes faciles, à lire dès 7 ans, formant des mots de
compréhension souvent facile, parfois volontairement difficile,
groupé en phrases grammaticalement simples. L'agencement de ces
éléments est tel que les obstacles opposés aux
réflexes provoqués par les structures en rétention chez le
lecteur sont faibles ou nuls.
2.14.3. Utilité :
Cet instrument permet d'analyser la lecture du sujet et sa
dyslexie.
Une rééducation ne peut être
justifiée que par une analyse sûre et précise. Elle est
considérablement facilitée si les faits auxquels elle s'attaque
sont, dès le départ, mesurés et déjà
expliqués.
2.15. La carte de Macdonald :
2.15.1. Procédure :
On demande au sujet de tenir ou placer la carte (figure 13)
à distance de lecture sur un plan incliné. De fixer le point le
plus central de cette carte et ne pas déplacer le regard autour. Tout en
fixant le point central de cette carte, le sujet lira les lettres autour du
point central en commençant par les plus petites, puis plus grandes et
jusqu'à celles de l'extérieur. Le tout doit être lu sans
quitter des yeux le point central.
Ensuite, refaire de même au départ des plus
petites lettres mais uniquement celles des 4 coins.
2.15.2. Instruction :
Il faut veiller à tenir la carte convenablement :
sur un plan incliné et a distance de Harmon. Le sujet ne doit pas
détacher le regard de la lettre au milieu « v ».
Essayer de faire lire et d'identifier des lettres qu'on
pointe.

Figure 13
2.15.3. Utilité :
Ce test nous informe sur la vision périphérique
du sujet et sa capacité d'identification des informations reçues
par la partie périphérique du champ visuel.
Chapitre 3 : Tests
stéréoscopiques :
3.1. Le test
de la vision stéréoscopique (test de la mouche):
3.1.1. Procédure :
Le test consiste en l'image polarisée d'une mouche, de
trois rangées d'animaux dont un animal sera perçu comme
étant plus soulevé que les autres et enfin neuf tableaux
comprenant chacun 4 points (dit points de Wirt) dont un des points devrait
être perçu comme étant plus soulevé.
Le test est effectué alors que le sujet porte les
lunettes polarisées. Normalement, on devrait commencer par demander au
sujet s'il voit le «L» (gauche) et le «R» (droit) en
même temps ou si l'une des deux lettres est beaucoup plus pâle ou
disparaît carrément.
Si le sujet ne voit pas le «L», l'oeil gauche ne
participe pas, il y a suppression de cet oeil. S'il ne voit pas le
«R», l'oeil droit ne participe pas; il y a aussi suppression de cet
oeil. À ce moment, on peut terminer le test ici et noter que la
vision stéréoscopique est absente.
Si, par contre, le sujet voit les deux lettres en même
temps, on peut alors mesurer le degré de vision
stéréoscopique. On demande au sujet de pincer le bout des ailes
de la mouche entre le pouce et l'index. Normalement, le sujet devrait percevoir
le bout des ailes à environ 2-4 cm. Si le sujet ne fait que toucher
directement la page du test, il ne perçoit pas la mouche en trois
dimensions de façon périphérique.
|
Clé
|
Disparité à 40cm (seconde d'arc)
|
1
2
3
4
5
6
7
8
9
|
Bas
Gauche
Bas
Haut
Haut
Gauche
Droite
Gauche
Droite
|
800
400
200
140
100
80
60
50
40
|
A
B
C
Mouche
|
Chat
Lapin
Singe
4cm
|
400
200
100
3600
|

Figure 14
3.1.2. Instruction :
Pour mesurer une vision stéréoscopique plus
centrale, on effectue le test des animaux et des points de Wirt. On demande
alors au sujet de montrer quel animal dans chaque rangée semble plus
soulevé et quel point parmi les groupes de quatre semble aussi plus
soulevé.
Les trois rangées d'animaux sont utilisées avec
les jeunes enfants et présentent des disparités de 400
(rangée A) à 100secondes d'arc (rangée C), à 40cm.
Un des animaux est perçu plus près que les autres si la
stéréopsie est suffisante.
Les anneaux de Wirt présente des disparités
allant de 800 (carré N°1) à 40 secondes d'arc (carré
N°9) les anneaux de Wirt sont utilisés avec les adultes, et
utilisable avec les enfant à partir de 5ans.
3.1.3. Utilité :
Ce test sert à mesurer la vision binoculaire avec
appréciation de la profondeur, ou la vision
stéréoscopique. Il permet aussi de voir si les deux yeux
fonctionnent bien ensemble ou si un des deux yeux supprimera l'image (à
cause d'un strabisme ou d'une amblyopie).
Le test de vision stéréoscopique fournit
beaucoup d'informations sur la vision binoculaire: si on doute d'une amblyopie,
d'un strabisme ou d'une suppression d'un oeil, les «L» et
«R» du test nous renseigneront sur la participation possible
des deux yeux. Si une lettre est très pâle ou qu'elle
disparaît complètement, on n'a pas besoin d'aller plus loin dans
le test : un des deux yeux ne fonctionne pas. Et à ce moment, le sujet
peut être référé pour un problème de vision
binoculaire.
3.2. TNO, test
de la vision stéréoscopique :
3.2.1. But des tests :
Le stéréotest TNO comporte plusieurs planches de
stéréogrammes anaglyphes à points aléatoires. Ils
doivent être observés au travers de lunettes rouge-vert.
Ce test permet de déceler les défauts de la
vision binoculaire. Il est composé de 7 cartes qui portent des figures
qui ne peuvent être vu que si les deux yeux coopèrent pour donner
la vision stéréoscopique.
Beaucoup d'anomalies visuelles sont accompagné par un
sens altéré de profondeur. En conséquence, un essai pour
la vision stéréoscopique est une procédure
nécessaire pour diagnostiquer la vision.
Chacun des stéréogrammes de dépistage
comporte aussi une image sans disparité, visible par tous les sujets.
Ceci permet de s'assurer que le sujet a bien compris la tâche et lui
évite la déconvenue de ne rien voir s'il est stéranope.
3.2.2. Instruction du
test :
Les trois premières cartes permettent à
l'examinateur d'établir rapidement si la vision
stéréoscopique est présente ou non. Les cartes V à
VII peuvent alors être utilisé pour la détermination exacte
de la sensibilité stéréoscopique. En effet, ils
présentent des disparités allant de 480 à 15 secondes
d'arc, à 40cm.
Pendant le test, les cartes devraient être bien
illuminées et présentées à une distance de 40 cm.
Il est important que les cartes soient placées en face du sujet.
3.2.3. Les cartes du
test :

Carte n° I Carte n° II Carte
n° III

Carte n° IV

Carte n° V Carte n° VI Carte
n° VII
3.2.4. Descriptif des
cartes :
Dans la carte I, deux papillons peuvent être vu, mais
l'un d'entre eux est caché, c'est-à-dire, visible seulement quand
les deux yeux sont employés.
Dans la carte II, quatre disques qui diffèrent par la
taille sont présents, deux d'entre eux sont visibles et deux autres ne
sont visible que stéréoscopiquement. On demande au sujet de nous
indiquer le plus petit disque (celui-ci étant toujours évident)
puis le plus grand.
Dans la carte III, quatre objets sont cachés (un
carré, un triangle, un losange et un cercle). On demande au sujet de
nous les indiquer. Cette carte nous permet aussi d'évaluer la perception
des formes puisque le sujet devra différencier le carré, le
losange, le triangle, le cercle et la croix au milieu.
Dans la carte IV, c'est un test de suppression montrant un
petit disque entouré de deux grands disques. Si le sujet perçoit
deux disques, on lui demande de nous indiquer le plus grand. La position de ce
disque (gauche ou droite) indique l'oeil dominant. Si le sujet montre une
tendance à fusionner le petit disque avec un des plus grands, on devra
tourner le test de 90° afin de présenter les disques dans une
rangée verticale.
Dans les cartes V à VII, il y a quatre objets (disque
avec des secteurs manquants) cachés, un dans chaque carré. Ces
disques sont présentés à six différents niveaux de
profondeur (deux à chaque niveau). Les disparités
rétiniennes correspondantes d'étendent de 15 à 480 seconde
d'arc.
3.3. Test des ductions :
3.3.1. Procédure :
Placer les glissières à la position de
départ `zéro' ou près d'elle afin de permettre au sujet de
réaliser la fusion. Le sujet porte les filtres avec le rouge sur l'oeil
droit et du vert bleu sur le gauche.
Déplacer les glissières pour créer un
mouvement de divergence. Le sujet est encouragé à essayer de
maintenir la fusion aussi longtemps que possible.
Quand le sujet commence à voir le double, noter la
valeur indiquer par la petite main. Puis déplacer les glissières
lentement en arrière afin de regagner la fusion, noter la valeur
indiquer.

Le sujet porte les filtres avec le rouge sur l'oeil gauche et
vert bleu sur l'oeil droit. Puis refaire le même exercice.
Figure 15
3.3.2. Instruction :
La gamme prismatique sur ces cibles varie entre 30 dioptres
base IN et 30 dioptres base OUT.
Chaque nombre sur l'échelle représente 2
dioptries de prisme avec une séparation de 8mm entre chaque nombre pour
une distance de visionnement de 40cm. Les petites mains indiquent la
quantité de dioptres de prisme créés par la
séparation induite.
En plaçant les filtres avec le rouge sur l'oeil droit,
on créer un mouvement de vergence.
3.3.3. Utilité :
La position de départ pour cet exercice dépend
du problème binoculaire du sujet. Si le sujet présente un petit
degré d'hétérophorie, la fusion ne sera pas atteinte
à zéro, séparer alors les cibles dans la direction du
phorie jusqu'à ce que la fusion soit obtenue.
Ce test permet de diagnostiquer un problème musculaire
ou de phorie.
3.4. Test de suppression : (tranaglyphes) :
3.4.1. Procédure :

Placer une glissière dans le plexi support,
incliné sous un angle de 20° et à une distance de 40cm des
yeux. Le sujet porte sa correction habituelle et les lunettes de vision
stéréoscopique.
Figure 16
3.4.2. Instruction
Le sujet regarde chacun les animaux sur la glissière et
devrait se rendre compte des cibles à différentes profondeurs.
Demander au sujet de fixer les ellipses et dire s'il les voit simple ou double.
Ensuite, lui demander de fixer les animaux et lui demander s'il les voit en
trois dimensions.
3.4.3. Utilité
Les ellipses permettent de savoir s'il y'a suppression d'un
oeil et permettent de « mesurer » le degré de
fusion. Les animaux permettent de savoir si le sujet a une bonne vision des
profondeurs.
Chapitre 4 : Partie
pratique
4.1.
Introduction :
Ce travail consiste dans l'étude des tests
d'habiletés visuelles, essayer de voir s'ils peuvent nous donner un
diagnostique de la performance et du confort visuel du sujet. Si leur
utilisation est recommandée dans un examen de la vue ou dans des
dépistages en vue d'établir un diagnostic précoce avec des
outils parfois bien simple.
Dans ce but, j'ai effectué ces tests sur une vingtaine
de sujets, ainsi j'ai pu évaluer l'efficacité et l'utilité
de ces tests en question.
4.2. Procédure et Fiche de travail :
Une anamnèse a été réalisée
pour chaque sujet et pour tous les tests, les sujets portant leurs corrections
habituelles.
Au sujet, assis confortablement pour la plupart des tests,
j'ai présenté les tests simultanément dans un ordre
préétabli.
Avant de commencer les tests, j'essayais d'expliquer au sujet
sa procédure et la démarche à suivre pour l'effectuer, ce
qui m'a permis entre autres de classer la difficulté à le
comprendre et de savoir si on pouvait le considérait comme simple et par
conséquent le recommander à tous les utilisateurs ou d'en
restreindre l'utilisation à des cas particuliers.
D'un point de vue optométrique, j'ai tenu compte de
l'utilité des tests, de leurs précisions et des résultats
obtenus qui m'ont permis de diagnostiquer certains problèmes
oculaires.
La réaction du sujet au test m'a semblé aussi
intéressante à mentionner, son appréciation par rapport
à son aspect innovant et surtout au confort de sa pratique devant
être pris en compte.
Enfin, mon dernier critère de classification
était la pratique même du test, s'il devait être
pratiqué par un professionnel de la vision.
Ci-après se trouve un exemple de la fiche patient que
j'ai réalisée à cet effet.
Sami Zorgati
3ème année Optique
Optométrie
Fiche de travail
Nom, Prénom (facultatif) :
Date de naissance :
Date du dernier examen :
OEil directeur du sujet : Gauche Droit
A-t-il suivi une rééducation
visuelle : oui non
Porte t'il des lunettes : oui non
Si oui : pour voir de loin pour voir de
près en permanence
Porte t'il des lentilles :
Utilise t'il un ordinateur : nombre d'heures par
jour :
Quelles activités exercez-vous dans votre temps
libre : .............................................
..............................................................................................................................................................................................................................
jamais rarement fréquemment toujours
Ø vision trouble en vision rapprochée :
Ø voir deux images :
Ø Ø maux de têtes associés
à une activité en VP :
Ø à la lecture, les mots se
mélangent :
Ø les yeux chauffent, tirent ou
pleurent :
Ø plus mauvaise vision en fin de
journée :
Ø saute ou répète des lignes à
la lecture :
Ø nausées lors d'activités en
VP :
Ø Ø tête penchée ou ferme un
oeil en VP :
Ø difficulté de recopier du
tableau :
Ø évite la lecture et activités en
VP :
Ø « oublie » des mots à
la lecture :
Ø écriture montante /
descendante :
Ø difficultés dans les activités
sportives :
Ø se tient fort près du texte à
lire :
Ø Ø difficulté de
concentration :
Ø difficulté pour estimer les
distances :
Ø oublie rapidement, mémoire
faible :
Ø Point proche de convergence :
Compréhension du test par le sujet :
Bonne Moyenne Mauvaise
Utilité du test :
Bonne Moyenne Mauvaise
Résultats du test :
Réponse objective du sujet (voit double) :
Observation du praticien (l'oeil qui devie) :
Remarque et conclusion :
.......................................................................
......................................................................................................
Précision du test :
Bonne Moyenne Mauvaise
Appréciation du test par le
sujet : Bonne Moyenne Mauvaise
Le test doit être pratiqué par un
professionnel de la vision : oui non
Ø Amplitude d'accommodation :
Compréhension du test par le sujet :
Bonne Moyenne Mauvaise
Utilité du test :
Bonne Moyenne Mauvaise
Résultats du test :
Distance à laquelle le sujet voit flou (lettres
brouillées ou difficilement lisibles) :
Conversion de la distance (cm) en dioptrie
accommodative :
Remarque et conclusion :
........................................................................
.......................................................................................................
Précision du test :
Bonne Moyenne Mauvaise
Appréciation du test par le
sujet : Bonne Moyenne Mauvaise
Ce test ne peut être pratiqué par un
professionnel de la vision : oui non
Ø Rotation monoculaire :
Compréhension du test par le sujet :
Bonne Moyenne Mauvaise
Utilité du test :
Bonne Moyenne Mauvaise
Résultats du test :
§ L'oeil du sujet ne peut faire un mouvement de
rotation.
§ L'oeil du sujet suit la cible avec des mouvements
très irréguliers.
§ L'oeil du sujet suit la cible avec des mouvements
irréguliers dans un secteur.
§ L'oeil du sujet suit la cible mais avec petites
irrégularités
§ Habileté de rotation monoculaire parfaite.
Remarque et conclusion :
.........................................................................
........................................................................................................
Précision du test :
Bonne Moyenne Mauvaise
Appréciation du test par le
sujet : Bonne Moyenne Mauvaise
Ce test ne peut être pratiqué par un
professionnel de la vision : oui non
Ø Fixation monoculaire :
Compréhension du test par le sujet :
Bonne Moyenne Mauvaise
Utilité du test :
Bonne Moyenne Mauvaise
Résultats du test :
§ Le sujet ne peut changer de fixation qu'au prix d'un
effort extrême et avec un mouvement de la tête.
§ Une faible imprécision se fait lors des
changements de fixation.
§ Mouvement de fixation irrégulier dans un
méridien.
§ Mouvement de fixation régulier
§ Les changements de fixation sont parfaits.
Remarque et conclusion :
.........................................................................
........................................................................................................
Précision du test :
Bonne Moyenne Mauvaise
Appréciation du test par le
sujet : Bonne Moyenne Mauvaise
Le test ne peut être pratiqué par un
professionnel de la vision : oui non
Ø Rotation binoculaire :
Compréhension du test par le sujet :
Bonne Moyenne Mauvaise
Utilité du test :
Bonne Moyenne Mauvaise
Résultats du test :
§ Un oeil au moins ne peut faire un mouvement de
rotation
§ Les deux yeux suivent la cible avec des mouvements
extrêmement irréguliers
§ Deux yeux suivent la cible avec des mouvements
irréguliers dans un secteur
§ Les deux yeux suivent la cible avec des bons mouvements
mais avec petites irrégularités
§ Habileté de rotation binoculaire parfaite
Remarque et conclusion :
.........................................................................
........................................................................................................
Précision du test :
Bonne Moyenne Mauvaise
Appréciation du test par le
sujet : Bonne Moyenne Mauvaise
Le test ne peut être pratiqué par un
professionnel de la vision : oui non
Ø Test d'orientation de l'oeil et la main :
Compréhension du test par le sujet :
Bonne Moyenne Mauvaise
Utilité du test :
Bonne Moyenne Mauvaise
Résultats du test :
§ Le sujet a des difficultés à placer son
index sur la cible.
§ Son doigt tombe à côté de la
cible.
§ Son doigt tombe précisément sur la
cible.
Remarque et conclusion :
.........................................................................
.........................................................................................................
Précision du test :
Bonne Moyenne Mauvaise
Appréciation du test par le
sujet : Bonne Moyenne Mauvaise
Le test ne peut être pratiqué par un
professionnel de la vision : oui non
Ø Fixation alternée :
Compréhension du test par le sujet :
Bonne Moyenne Mauvaise
Utilité du test :
Bonne Moyenne Mauvaise
Résultats du test :
§ Le sujet ne peut changer de fixation qu'au prix d'un
effort extrême et avec un mouvement de la tête
§ Plusieurs erreurs grossières sont faites lors du
changement de fixation
§ Une faible imprécision se fait lors des
changements de fixation
§ Les changements de fixation sont parfaits
Remarques et conclusion :
........................................................................
........................................................................................................
Précision du test :
Bonne Moyenne Mauvaise
Appréciation du test par le
sujet : Bonne Moyenne Mauvaise
Le test ne peut être pratiqué par un
professionnel de la vision : oui non
Fixation Près/loin et loin/Près :
Compréhension du test par le sujet :
Bonne Moyenne Mauvaise
Utilité du test :
Bonne Moyenne Mauvaise
Résultats du test :
§ Le sujet ne peut changer de fixation qu'au prix d'un
effort extrême et avec un mouvement de la tête
§ Plusieurs erreurs grossières sont faites lors du
changement de fixation
§ Une faible imprécision se fait lors des
changements de fixation
§ Les changements de fixation sont parfaits
Remarques et conclusion :
........................................................................
........................................................................................................
Précision du test :
Bonne Moyenne Mauvaise
Appréciation du test par le
sujet : Bonne Moyenne Mauvaise
Le test ne peut être pratiqué par un
professionnel de la vision : oui non
Ø La ficelle de Brock :
Compréhension du test par le sujet :
Bonne Moyenne Mauvaise
Utilité du test :
Bonne Moyenne Mauvaise
Résultats du test :
§ Le sujet présente une suppression
complète OD OG
§ Le sujet présente une suppression
périmaculaire OD OG
§ Le sujet présente une réponse normale
§ Le sujet présente une réponse ambiculaire
Remarques et conclusion :
........................................................................
........................................................................................................
Précision du test :
Bonne Moyenne Mauvaise
Appréciation du test par le
sujet : Bonne Moyenne Mauvaise
Le test ne peut être pratiqué par un
professionnel de la vision : oui non
Ø La ficelle de Brock (2ème
méthode) :
Compréhension du test par le sujet :
Bonne Moyenne Mauvaise
Utilité du test :
Bonne Moyenne Mauvaise
Résultats du test :
§ Un oeil fait une suppression
§ Le sujet présente un excès de
convergence
§ Le sujet présente un manque de convergence
Remarques et conclusion :
........................................................................
........................................................................................................
Précision du test :
Bonne Moyenne Mauvaise
Appréciation du test par le
sujet : Bonne Moyenne Mauvaise
Le test ne peut être pratiqué par un
professionnel de la vision : oui non
Ø Test des reflets cornéens :
Compréhension du test par le sujet :
Bonne Moyenne Mauvaise
Utilité du test :
Bonne Moyenne Mauvaise
Résultats du test :
§ Le reflet cornéen se trouve au bord
temporal nasal
§ Le déplacement du reflet est vers le bas le
haut
§ les deux reflets cornéens se trouvent au
même endroit
Remarques et conclusion :
........................................................................
........................................................................................................
Précision du test :
Bonne Moyenne Mauvaise
Appréciation du test par le
sujet : Bonne Moyenne Mauvaise
Le test ne peut être pratiqué par un
professionnel de la vision : oui non
Ø Test du masque :
Compréhension du test par le sujet :
Bonne Moyenne Mauvaise
Utilité du test :
Bonne Moyenne Mauvaise
Résultats du test :
§ Lors de l'occlusion d'un oeil, il n'y a pas de
mouvement
§ Lors de l'occlusion d'un oeil, il y a un mouvement vers
l'intérieur
§ Lors de l'occlusion d'un oeil, il y a un mouvement vers
l'extérieur
§ Lors de l'occlusion d'un oeil, il y a un mouvement vers
le bas
§ Lors de l'occlusion d'un oeil, il y a un mouvement vers
le haut
Remarques et conclusion :
........................................................................
........................................................................................................
Précision du test :
Bonne Moyenne Mauvaise
Appréciation du test par le
sujet : Bonne Moyenne Mauvaise
Le test ne peut être pratiqué par un
professionnel de la vision : oui non
Ø Test de l'écran alternant :
Compréhension du test par le sujet :
Bonne Moyenne Mauvaise
Utilité du test :
Bonne Moyenne Mauvaise
Résultats du test :
§ En alternant l'occlusion, il n'y pas de mouvement quand
on enlève l'obturateur
§ En alternant l'occlusion, il y'a un mouvement vers
l'extérieur
§ En alternant l'occlusion, il y'a un mouvement vers
l'intérieur
§ En alternant l'occlusion, il y'a un mouvement vers le
bas
§ En alternant l'occlusion, il y'a un mouvement vers le
haut
Remarques et conclusion :
........................................................................
........................................................................................................
Précision du test :
Bonne Moyenne Mauvaise
Appréciation du test par le
sujet : Bonne Moyenne Mauvaise
Le test ne peut être pratiqué par un
professionnel de la vision : oui non
Ø Test de l'Alouette :
Compréhension du test par le sujet :
Bonne Moyenne Mauvaise
Utilité du test :
Bonne Moyenne Mauvaise
Résultats du test :
§ Le sujet présente des problèmes de
lecture
§ Le sujet présente une dyslexie
Précision du test :
Bonne Moyenne Mauvaise
Appréciation du test par le
sujet : Bonne Moyenne Mauvaise
Le test ne peut être pratiqué par un
professionnel de la vision : oui non
La carte de Macdonald :
Compréhension du test par le sujet :
Bonne Moyenne Mauvaise
Utilité du test :
Bonne Moyenne Mauvaise
Résultats du test :
§ Le sujet a une bonne vision
périphérique
§ Le sujet a une vision périphérique
moyenne
§ Le sujet a une mauvaise vision
périphérique
Précision du test :
Bonne Moyenne Mauvaise
Appréciation du test par le
sujet : Bonne Moyenne Mauvaise
Le test ne peut être pratiqué par un
professionnel de la vision : oui non
Ø Test de la vision
stéréoscopique :
Compréhension du test par le sujet :
Bonne Moyenne Mauvaise
Utilité du test :
Bonne Moyenne Mauvaise
Résultats du test :
§ Le sujet a une bonne vision
stéréoscopique
§ Le sujet a une vision stéréoscopique
moyenne
§ Le sujet a une mauvaise vision
stéréoscopique
Précision du test :
Bonne Moyenne Mauvaise
Appréciation du test par le
sujet : Bonne Moyenne Mauvaise
Le test ne peut être pratiqué par un
professionnel de la vision : oui non
Ø TNO Test :
Compréhension du test par le sujet :
Bonne Moyenne Mauvaise
Utilité du test :
Bonne Moyenne Mauvaise
Résultats du test :
§ La vision stéréoscopique du sujet est
normale
§ Le sujet présente une suppression d'un oeil
§ Le sujet présente une dominance d'un oeil par
rapport à l'autre
§ Le sujet a une bonne vision
stéréoscopique
§ Le sujet a une très bonne vision
stéréoscopique
Précision du test :
Bonne Moyenne Mauvaise
Appréciation du test par le
sujet : Bonne Moyenne Mauvaise
Le test ne peut être pratiqué par un
professionnel de la vision : oui non
Ø Test des ductions :
Compréhension du test par le sujet :
Bonne Moyenne Mauvaise
Utilité du test :
Bonne Moyenne Mauvaise
Résultats du test :
§ La valeur des ductions du sujet est normale
§ La valeur des ductions du sujet est trop forte
§ La valeur des ductions du sujet est faible
Précision du test :
Bonne Moyenne Mauvaise
Appréciation du test par le
sujet : Bonne Moyenne Mauvaise
Le test ne peut être pratiqué par un
professionnel de la vision : oui non
Ø Test de suppression :
Compréhension du test par le sujet :
Bonne Moyenne Mauvaise
Utilité du test :
Bonne Moyenne Mauvaise
Résultats du test :
§ Le sujet présente une suppression d'un oeil
§ Le sujet présente une bonne vision de profondeur
Précision du test :
Bonne Moyenne Mauvaise
Appréciation du test par le
sujet : Bonne Moyenne Mauvaise
Le test ne peut être pratiqué par un
professionnel de la vision : oui non
4.3.
Résultat de l'étude :
4.3.1. Classification des tests :

Tests oculomoteurs : Rotation
monoculaire ; Rotation binoculaire ; fixation monoculaire; test des
ductions.
Tests d'accommodation : point proche de
convergence ; amplitude d'accommodation ; la carte de Macdonald.
Test de fixation : test d'orientation
oeil/main ; fixation alternée ; fixation
près/loin ; test des reflets cornéens ; test du
masque ; test de l'écran alternant.
Test de dominance et de suppression :
ficelle de Brock ; test stéréoscopique ; TNO
test ; test de suppression.
4.3.2. Classification des sujets :
J'ai effectué ces tests d'habileté visuelle sur
25 sujets dont la répartition est la suivante :

Enfant < 15 ans
Jeune entre 15 et 25 ans
Adulte > 25 ans
4.3.3. Efficacité/Utilité des tests
d'habiletés visuelles :
4.3.4.1. Tests
oculomoteurs :

Commentaire : Le test des ductions s'est avéré
le plus efficace avec 80%, ceci s'explique par la nécessité
d'estimer la balance musculaire du sujet lors d'un examen de la vue. Les tests
de fixations et de rotation monoculaire sont des tests primordiaux de la
motilité oculaire. Ils permettent de dépister et d'étudier
les déviations incomitantes. Pendant ces tests, la qualité des
poursuites oculaires est aussi évaluée. Un bilan du champ
d'action des muscles extra-oculaires peut ainsi être établi.
4.3.4.2. Tests
d'accommodation :

Commentaire : Le test de l'amplitude d'accommodation
s'est avéré le meilleur dans cette catégorie. Il nous
renseigne sur les réserves accommodatives du sujet. La carte de
Macdonald est un bon test de vision périphérique, mais son
utilité dans un examen de la vue est secondaire. Le test du point proche
de convergence est une procédure essentielle pour dépister
l'insuffisance de convergence, une condition relativement fréquente en
pratique. Ce qui peut entraîner divers symptômes plus ou moins
marqués et associés aux tâches visuelles en vision
rapprochée.
4.3.4.3. Tests de
fixation :

Commentaire : Les tests de l'écran alternant et du
masque (cover test) sont essentiels et incontournables dans tout examen de la
vision binoculaire. Ils permettent le dépistage et le diagnostic des
déviations oculaires manifestes ou latentes. Le test d'orientation
oeil/main est tout aussi intéressant puisqu'il nous renseigne aussi sur
l'habileté du sujet à estimer les distances. Il permettra de
cerner l'intégration visuo-motrice.
4.3.4.4. Tests de dominance et de
suppression oculaire :

Commentaire : Les TNO tests sont les plus efficaces. En
effet, ils permettent d'évaluer la vision stéréoscopique
du sujet, savoir s'il a une dominance oculaire et savoir s'il a une bonne
reconnaissance des formes.
Le test stéréoscopique (test de la mouche) a
pour principal inconvénient le fait qu'il ne teste que la
stéréopsie grossière et périphérique. De ce
fait, la perception du relief de la mouche ne garanti pas une
binocularité normale. Ce test possède aussi un autre
inconvénient : si un sujet possédant une vision monoculaire
regarde les points de Wirt, il pourra facilement identifier l'anneau
différent ans les 4 ou 5 premiers carré, en utilisant des indices
monoculaires.
Le test de suppression (tranaglyphes) ne permet qu'un simple
contrôle de la suppression. Il nécessite peu de supervision.
4.3.4. Précision des tests d'habiletés
visuelles :
4.3.4.1. Tests
oculomoteurs :

4.3.4.2. Tests
d'accommodation :

4.3.4.3. Tests de
fixation :

4.3.4.4. Tests de dominance et de
suppression oculaire :

4.4.
Tests d'habiletés visuelles retenus :
Pour être acceptable par la clientèle
visée, un test se doit d'être simple, rapide et peu douloureux. Il
se doit aussi d'être efficace, à savoir, fiable et valide.
Afin que les tests retenus soit des plus complets, j'ai
sélectionné les meilleurs et les plus utiles de chaque
catégorie. Les tests retenus sont donc les tests de rotation et de
fixation monoculaire, le test d'amplitude d'accommodation et le point proche de
convergence, le test d'orientation oeil/main et le test du masque, la ficelle
de Brock et le TNO test.
Lors de tout dépistage, certaines mises en garde
s'imposent quant à l'interprétation des résultats par la
clientèle. Un test négatif ne signifie pas l'absence de tout
problème de santé. Un résultat faussement négatif
peut faire croire à un individu qu'il est exempt de problèmes.
Par conséquent, le dépistage ne doit pas enlever la
responsabilité de chacun d'identifier précocement les signes
précurseurs d'un problème oculaire.
4.5. Conclusion partielle :
Cette étude m'a permis d'établir les aires de
performance qui devraient être examinées durant un
dépistage visuel.
Dans la vision binoculaire dite
« normale », la vision est nette et simple avec une
perception fusionnée pour de longues périodes, sans fatigue
excessive. La vision binoculaire devient anormale si l'une de ces
caractéristiques est absente.
On rencontre classiquement deux types de problèmes de
vision binoculaire : soit la vision binoculaire n'existe pas (strabisme,
amblyopie), soit elle existe, mais la présence d'une anomalie provoque
un inconfort. Il peut s'agir d'un trouble de la motricité, de
l'accommodation, ou des deux réunies.
Ainsi et grâce à ses tests d'habiletés
visuelles, l'optométriste pourra cerner l'origine réelle du
problème. Les tests de motilité oculaire permettront d'examiner
la coordination musculaire nécessaire à une bonne fixation
simultanée stable et précise.
L'amplitude d'accommodation et le PPC permettront d'examiner
la focalisation qui est l'habileté des yeux à faire la mise au
point de façon précise et instantanée, la capacité
à changer la focalisation selon les distances regardées.
Le test de la coordination oeil/main permettra de cerner
l'intégration visuo-motrice.
Le cover test permet de mettre en évidence la
présence d'une tropie ou d'une phorie en conditions habituelles de
vision.
Le TNO test permet un examen de la stéréopsie,
un contrôle de la fusion et de la dominance oculaire du sujet.
La ficelle de Brock permet de contrôler la suppression,
la convergence et la fixation du sujet, des conditions nécessaire pour
une bonne vision binoculaire.
Conclusion :
Un dépistage consiste à identifier
précocement, à l'aide de tests, les sujets atteints d'une maladie
ou d'une anomalie jusque-là inaperçue.
Le dépistage contribue à améliorer
l'état de santé d'une population en permettant de prévenir
l'apparition clinique d'un problème de santé.
Quand il est conçu convenablement, un tel programme a
de fortes chances de diminuer la fréquence et la gravité de
certains problèmes de santé.
Ainsi et grâce aux tests d'habiletés visuelles,
on pourra établir un diagnostic. L'optométriste devra cerner
l'alignement des yeux (phorie, strabisme), leur focalisation, il devra
contrôler la vision binoculaire et les mouvements des yeux (mouvements de
poursuite, balayage avec une cible en mouvement et/ou avec un texte de lecture
à cet effet).
Bibliographie :
Livres :
|
Titre
|
Auteur(s)
|
Editeur
|
ISBN
|
Analyse Visuelle
|
Léo Manas
|
Ste d'optométrie d'Europe
|
N/A
|
A guide to the optometric training program of myopia control
|
Sonja Collier
Vanhimbeeck
|
Optometric extension program foundation
|
N/A
|
Cours d'optométrie
|
Jean Charles Allary
|
Opto-Com
|
N/A
|
Manuel de l'opticien
|
E. Beaubert F. Pariguet S.
Taboulot
|
Maloine
|
2 224 02813 X
|
Le nouveau dictionnaire de la vision
|
Millodot Michel
|
CLM Editeur
|
2-9516993-3-6
|
Autres sources :
Ø Optométrique extension program foudation :
http://www.oep.org
Ø Association des optométristes du
Québec :
http://www.aoqnet.qc.ca
Ø Chroniques Info-Vision
Ø Magasine Science & Vie n°216 L'oeil et la
vision
Ø
http://www.children-special-needs.org/
Ø
http://perso.wanadoo.fr/francis.leplat/
Ø
http://cf.geocities.com/harfangdesneiges2001/animaux/face.html
Ø
http://www.cenopfl.com/dyslexie/vision.htm
Ø
http://www.visiontherapystories.com/
E-mail : zorgati.sami@gmail.com
|